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GESTION DE STOCKS Cours

La gestion des stocks implique le suivi des biens depuis les fabricants jusqu'aux points de vente, en s'assurant de la disponibilité des articles pour répondre aux besoins en temps voulu. Elle inclut la planification, l'organisation et le contrôle des activités liées aux stocks, avec des objectifs tels que l'atteinte d'un taux de service de 95% et la garantie de la disponibilité des pièces de rechange. Les différents types de stocks, tels que le stock minimum, de sécurité et d'alerte, ainsi que les coûts associés à leur gestion, sont essentiels pour optimiser la rentabilité et éviter les ruptures de stock.

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GESTION DE STOCKS Cours

La gestion des stocks implique le suivi des biens depuis les fabricants jusqu'aux points de vente, en s'assurant de la disponibilité des articles pour répondre aux besoins en temps voulu. Elle inclut la planification, l'organisation et le contrôle des activités liées aux stocks, avec des objectifs tels que l'atteinte d'un taux de service de 95% et la garantie de la disponibilité des pièces de rechange. Les différents types de stocks, tels que le stock minimum, de sécurité et d'alerte, ainsi que les coûts associés à leur gestion, sont essentiels pour optimiser la rentabilité et éviter les ruptures de stock.

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GESTION DE STOCKS

I- DEFINITIONS

La gestion des stocks consiste à effectuer le suivi des stocks depuis les fabricants aux
entrepôts, puis jusqu'aux points de vente.
La gestion des stocks est le processus de gestion du flux des biens au sein d'une entreprise
dans un cycle continu de commandes, de stockage, de production, de vente et de biens de
restockage. La gestion des stocks s'effectue généralement à deux niveaux : gestion des stocks
agrégés et emplacement de stockage ou gestion des stocks par niveau d'articles.

II- Gestion de stock


La gestion des stocks ou encore l’ordonnancement des matières, c’est : planifier, organiser,
contrôler et suivre les activités relatives au stock. C’est décider de quand et combien
commander et approvisionner, C’est aussi, mettre en œuvre une méthode pour maximiser la
rentabilité.
• Son but est d’assurer la disponibilité des articles pour satisfaire les besoins en temps
voulu. Une bonne gestion de stock consiste à avoir la quantité nécessaire au bon
moment. Si le stock n’est pas assez important, on parle de rupture de stock, ce qui est
mauvais pour les activités qui risquent d’être interrompues.

III- GENERALITES SUR LES STOCKS

Le stock

C’est une quantité d’article non encore utilisé soit pour l’en-cours, soit pour la consommation
; à un endroit donné, en un moment donné

Gestion de stock

La gestion des stocks ou encore l’ordonnancement des matières, c’est : planifier, organiser,
contrôler et suivre les activités relatives au stock. C’est décider de quand et combien
commander et approvisionner, C’est aussi, mettre en œuvre une méthode pour maximiser la
rentabilité.

Son but est d’assurer la disponibilité des articles pour satisfaire les besoins en temps voulu.
Une bonne gestion de stock consiste à avoir la quantité nécessaire au bon moment. Si le stock
n’est pas assez important, on parle de rupture de stock, ce qui est mauvais pour les activités
qui risquent d’être interrompues.

Tenue d’un stock

Action d’effectuer les entrées, les sorties, les inventaires physiques des articles enregistrés sur
fiche ou informatiquement. Elle consiste aussi à valoriser les stocks, pour alimenter la
comptabilité de l’entreprise.

Pilotage d’un stock

C’est définir : une politique de stock et d’approvisionnement, leurs répercussions financières


ainsi que leurs niveaux de risques

Optimiser un stock

C’est obtenir le niveau de stock qui va correspondre au taux de service voulu. C’est disposer
de stock à tout moment et minimiser le cout du stock.

Pour ce faire, il faut :

 Travailler avec un logiciel de gestion des stocks


 Passer une commande au fournisseur lorsque le stock minimum est atteint,
 Ne pas faire de sur-stockage,
 Travailler avec la commande livrée jusqu’au seuil minimum, puis passer une nouvelle
commande.
 Stock virtuel (logiciel) et stock physique (stock réel) doivent être en phase de manière
à faire la gestion de stock à partir du logiciel.

Zone de stockage

Une zone de stockage est le lieu où sont stockés un ou plusieurs articles. Chaque article
répond à des règles de sécurité stricte.

Fournisseur

Le fournisseur est la personne ou l’entité qui fournit des biens et / ou des services à un client.
Les relations de l’entreprise avec ses fournisseurs sont étudiées d’un double point de vue :

Économique : l’entreprise a un pouvoir de négociation variable, elle peut être en


position de dépendance vis-à-vis d’un fournisseur qui détient un monopole pour un
produit ; elle peut au contraire être en position de domination en tant que donneur
d’ordre.
Juridique : les relations entreprise/fournisseurs sont variées en raison de :
 la nature des biens et des services proposés
 La nature des contrats conclus : contrat de location ou contrat de crédit
 Bail de matériel, contrat de sous-traitance, etc.

Client

Le client est la personne ou l’entité qui achète un bien ou un service à un commerçant, à une
société de services, à un fournisseur

Commande

Ordre par lequel est déclenché un processus de mise à disposition de celui dont il émane, de
certains produits, dans les conditions déterminées. La commande peut se faire par tout moyen
de communication : oralement, par téléphone, courrier, télécopie, minitel, internet. Toutefois,
pour pouvoir servir de preuve en cas de différents éventuels, la commande est passée par écrit.
Dans certains cas, des documents préétablis (Bon de commande, bulletin de commande) sont
utilisés.

Réception d’une commande

Acte par lequel le destinataire de la commande prend possession de cette dernière au moment
de sa livraison par le fournisseur ou le tiers désigné (transporteur). Elle est faite par un
réceptionnaire. La remise de la commande par le fournisseur est effectuée contre signature par

Livraison

Acte par lequel le fournisseur remet les articles (produits) commandés au donneur d’ordre. Le
fournisseur exécute là son obligation de délivrance.

Délai de livraison

C’est le nombre de jours séparant la commande de sa livraison

Processus

Un processus est un ensemble de moyens et d’activités interactives qui transforment les


éléments entrants en éléments sortants.
Un processus a pour objectif de donner, au produit ou à la personne, les caractéristiques de
l’état final à partir des caractéristiques de l’état initial.

C’est un ensemble d’opérations, d’actions, de procédés agissant sur un milieu extérieur


(matières premières, constituants, documents…) pour en changer les caractéristiques. Ces
caractéristiques peuvent être :

 physico-chimiques (processus de transformation…)


 psychologiques (processus de formation…)
 géographiques (processus de déplacement, de transport …).
La représentation graphique appliquée pour schématiser un processus est la suivante :
Contrôle du processus

Contrôle du processus

Entrée Ensemble des activités Sortie (Livrable)

Moyens

Matériel, humain

Économique, financier.

Schéma d’un processus

Description d’un produit géré en stock

Chaque article (Figure 3.2) est identifié par son étiquette code-barres qui comprend : le nom
du produit, l’identifiant, le numéro de lot et le nom du fournisseur, la date d’entrée en stock et
la zone de stockage.
Fournisseur

Zone de stockage Nom du produit Identifiant

Date d’entrée en
stock
Date de
péremption

IV- LES OBJECTIFS DE LA GESTION DES STOCKS

Ils ont été spécifiés comme suit :

 atteindre un taux de service de 95 %


 garantir la disponibilité des pièces de rechanges et un certain niveau de stocks
 avoir un bon système de suivi des commandes
 assurer la disponibilité des pièces de code défaillance
 un bon suivi des transactions
 assurer un taux de couverture d'un mois de stocks
 avoir un tableau de bord

V- LES DIFFERENTS TYPES DES STOCKS

Pour gérer les stocks, il faut d’abord rattacher des indicateurs à chaque
Produit suivi en stock.

Le rattachement d’indicateurs à chaque produit suivi en stock

 stock minimum
 stock maximum
 stock de sécurité
 stock alerte
 Stock moyen
Le Stock minimum

Le stock minimum est le stock qui correspond aux sorties d’articles pour consommation
pendant le délai de livraison
Exemple : Le délai de livraison d’un fournisseur est d’une semaine. Si la consommation d’un
article est de 15 unités par semaine, c’est le stock minimum. Si l’entreprise attend pour
commander lorsqu’il n’en reste que 10 unités, elle sera en rupture de stock avant la fin de
la semaine prévue pour la livraison.

Le Stock de sécurité ou stock tampon

Le stock de sécurité est une quantité de produit à avoir en stock en plus du stock minimum qui
permet de faire face à un retard éventuel de livraison.

Exemple : Pour un stock minimum de 15 articles, un stock de sécurité de 2 articles peut être
suffisant.

Le Stock alerte

Le stock alerte est le stock qui déclenche la commande. Il est égal à :

Stock minimum + Stock de sécurité.

Le Stock maximum

Le stock maximum est la quantité de stock correspondant à l’espace de stockage disponible.

Le Stock moyen

Le stock moyen est le stock de sécurité + la moyenne de série d’approvisionnement.

VI- LES DIFFERENTS ROLES D’UN STOCK

Rôle de régulation

Evite les attentes clients, les ruptures, Désynchronisation production/ demande.

Rôle économique

Profite des remises accordées par les fournisseurs sur les achats en grande quantités.

Rôle de sécurité
Permet à l’entreprise de se protéger contre les variations aléatoires de la demande et
l’allongement dans les délais de livraison.

Rôle d’anticipation

Permet d’anticiper sur les hausses de prix des matières ou de produits.

Rôle technique

Le stockage préalable de certains produits est parfois nécessaire pour satisfaire les exigences
techniques du processus de fabrication.

VII- PRINCIPES GENERAUX

La gestion des approvisionnements doit permettre :


 À l’entreprise commerciale de disposer des marchandises dont elle a besoin pour
répondre à la demande des clients,
 À l’entreprise industrielle de disposer des matières premières et fournitures
nécessaires à la fabrication de produits finis.
Par conséquent, c’est donc soit à partir des prévisions de ventes de marchandises soit à
partir des programmes de production qu’il faudra définir une politique d’approvisionnement.

Les politiques d'approvisionnement

La cadence des approvisionnements peut se faire selon différents rythmes :


• soit un approvisionnement unique pour l’ensemble d’un exercice (année),
• soit un approvisionnement par période, à intervalle de temps régulier (semaine, mois,
trimestre, semestre), pour des quantités variables en fonction des besoins.
• soit pour des quantités constantes selon des intervalles de temps irréguliers,
• soit selon les besoins ponctuels ou immédiats.
Cette politique d’approvisionnement induit un niveau de « stock zéro » car le
réapprovisionnement n’est effectué qu’au moment du besoin.
Elle est qualifiée de « flux tendus » ou de « juste à temps ». Cette solution est
actuellement utilisée par les entreprises du secteur « automobiles ». Elles doivent cependant
s’assurer de la capacité des fournisseurs et des transporteurs à livrer les éléments nécessaires
sans délai. Elles transfèrent la charge du stockage sur le sous-traitant qui devient très
dépendant des besoins de son client.
Qu’elle que soit la politique d’approvisionnement définie, la gestion des livraisons doit
être planifiée et organisée. Un suivi permanent est indispensable.
Les coûts liés aux approvisionnements

La gestion des commandes entraîne des charges variables selon le nombre de


commandes. Il s’agit du coût de passation ou coût de lancement de commandes : charges de
personnel, suivi administratif et logistique, charges de transport, charges de réception et de
manutention, .…
La détention d’un stock conduit à des charges liées au stockage. C’est le coût du
stockage ou coût de possession du stock : dépenses d’assurances, de surveillance,
d’amortissement des installations, location et entretien des locaux, charges liées à la
disparition et à la détérioration des éléments stockés, …
Le coût total annuel de gestion du stock est égal à la somme du coût de passation des
commandes de l’année et du coût de possession du stock de l’année.
Toute erreur de prévisions d’approvisionnements, tout retard de livraison risque
d’avoir pour conséquence un manque de marchandises ou de matières premières coûteux sur
le plan industriel et sur le plan commercial : coût de la rupture de stock ou coût de la pénurie.

LES DIFFERENTS NIVEAUX DE STOCKS

Différents niveaux de stocks peuvent être envisagés pour la gestion, selon l’activité de
l’entreprise : marchandises, matières premières, produits finis, produits en cours, emballages,
matières consommables, fournitures, ...

Les niveaux de stocks

• Stock minimum : niveau du stock correspondant au délai normal de livraison.


• Stock de sécurité : supplément au stock minimum nécessaire en cas de retard de
livraison ou d'accroissement de la demande.
• Stock d'alerte : niveau de stock entraînant le déclanchement de la commande :

Stock d'alerte = Stock minimum + Stock de sécurité

• Stock maximum : limite supérieure à ne pas dépasser.


• Stock outil : stock indispensable à l'activité commerciale ou industrielle, considéré
comme immobilisé.
Stock moyen : (Stock Initial + Stock Final) / 2

• Stock théorique : stock comptable déterminé d'après les mouvements :

Stock Initial + Entrées - Sorties = Stock Final


• Stock réel : stock physique évalué par inventaire.
• Stock disponible : Stock réel - Commandes client reçues
• Stock virtuel : Stock disponible + Commandes en cours auprès des fournisseurs

Exemple 01
Enoncé et travail à faire
Le responsable des approvisionnements en pièces détachées d’une concession
d’automobiles dispose au début du mois des informations suivantes :
• Stock initial : 300 unités ;
• Quantité prévue en entrée pour le mois : 70 unités ;
• Quantité prévue en sortie pour le mois : 150 unités.
Travail 1 : Quel devrait être le stock prévisionnel de pièces détachées en fin de mois ?
Pendant le mois, il est possible que 80 pièces soient nécessaires pour les ateliers d’une
unité de montage. Une commande en instance de livraison par le fournisseur porte sur 150
unités.
Travail 2 : A quel niveau de stock faut-il passer ou déclencher une commande ?

Travail 3 : Pour le mois quels seraient :


• le stock disponible,
• le stock virtuel.
Les sorties moyennes quotidiennes sont de : 20 unités. Le délai normal de livraison est
de 8 jours. Il arrive que le fournisseur livre avec 2 jours de retard.

Chapitre 3. ROTATION DES STOCKS ET DUREE DE STOCKAGE

Définition
La rotation des stocks correspond au nombre de renouvellement du stock au cours
d'une période d'une année commerciale de 360 jours.

Coefficient de rotation

Méthode de calcul :

Rappels :
 Stock Moyen = (Stock Initial + Stock Final) / 2
 Ou moyenne des stocks mensuels

Durée moyenne

3.3.1. Calcul à partir du coefficient de rotation

3.3.2. Calcul direct

3.3.3. Durée moyenne selon la nature du stock

a) Durée moyenne d’un stock de marchandises :


Coût d’Achat des Marchandises Vendues (CAMV) = Prix d'achat + Charges directes
+Charges indirectes +Stock Initial - Stock Final

Remarque : Stock Initial - Stock Final = Variation du stock de marchandises.

b) Durée moyenne du stock de matières premières :

Coût d’Achat des Matières Premières Utilisées (CMPU) ou Consommées (CMPC) = Prix
d'achat + Charges directes + Charges indirectes + Stock Initial - Stock Final
Remarque : Stock Initial - Stock Final = Variation du stock de matières premières.

c) Durée moyenne du stock de produits finis :

Coût de Production des Produits Finis Vendus (CPPFV) = CMPU + Charges directes +
Charges indirectes de production + Stock Initial - Stock Final

3.4. Exemple 02

3.4.1. Enoncé et travail à faire

Vous disposez des informations suivantes, à la fin d’une période de gestion :


TRAVAIL A FAIRE :

1°) Calculer les stocks moyens.


2°) Déterminer les coûts par nature d'éléments.
3°) pour chaque élément, évaluer le coefficient de rotation et la durée moyenne
du stockage.

DIFFERENTS COUTS D’UN STOCK

Maitriser les coûts relatifs au stock

L’une des étapes essentielles de l’optimisation de la gestion des stocks est la maitrise des
coûts des stocks.

6.2. Le coût des stocks

Le stock a un coût : le coût d’acquisition encore appelé coût de passation de commande, et le


coût de possession

6.3. Le coût d’acquisition du stock ou coût de passation de commande

C’est le prix d’achat des produits. Il se calcule en multipliant le coût d’achat unitaire par le
nombre d’unités commandés.
6.4. Le coût de possession du stock

Il est constitué de l’ensemble des frais se rapportant à la détention des stocks : primes
d’assurances, de nettoyage, de conservation, de gardiennage…

6.5. Maitrise des coûts de stock

A partir du logiciel

Tous les produits stockés font l’objet d’un traitement individuel.

Les délais d’approvisionnement et les stocks d’alerte sont connus pour chaque produit.

Le coût des produits en stock est connu.

Les frais engendrés par la passation d’une commande sont connus.

LA FONCTION STOCK

La fonction stock se compose de deux sous-fonctions :


• le suivi des stocks;
• la gestion des stocks.

Environnement de la fonction Stock


Le suivi des stocks

Cette fonction a pour objectif de connaître à tout moment les articles disponibles dans
l’entreprise. Pour cela, elle doit assurer une comptabilité physique et financière des articles.
Comptabilité physique

Elle doit prendre en compte les réceptions et les délivrances des articles (en nombre)
pour pouvoir fournir, à tout moment, un état des stocks à jour.

Comptabilité financière

Elle doit prendre en compte les entrées et les sorties du stock (en valeur) pour pouvoir
fournir, à tout moment, la valeur de l’immobilisation financière

La gestion des stocks

Selon le Larousse, la gestion est définie comme l'action et/ou la manière de gérer,
d'administrer, de diriger, d’exécuter, d'organiser quelque chose. Elle doit mener à des
actions qui s'appliquent à une activité courante de l'entreprise.

Arborescence de « Gérer »
TYPES DE GESTION DES STOCKS

Gestion mono magasin

Tous les produits de l’entreprise, quel que soit leur nature, sont gérés de manière unique en un
lieu unique avec une même structure de référence. La détermination du repérage des pièces
peut conduire à une codification complexe permettant de gérer des produits de natures très
différentes. Suivant le lieu de stockage, on parlera de :
• Gestion mono magasin/mono site
• Gestion mono magasin/multi sites

Gestion mono magasin/mono site

Les produits sont stockés en un lieu unique. Ce magasin, véritable cœur de l’entreprise, doit
être localisé le plus près des lieux d’utilisation des pièces. Dans ce cas, il est possible de noter
un besoin important en manutention de pièces.

Gestion mono magasin/multi sites


Permet de minimiser les manutentions des pièces car les lieux de magasinage peuvent être
répartis aux endroits les plus propices de l’entreprise. Une même pièce peut être stockée dans
plusieurs endroits mais la quantité en stock est connue au lieu de gestion.

Gestion multi magasins

Les pièces de natures différentes sont gérées spécifiquement à différents lieux de l’entreprise
avec des références de types différents. Ce type de gestion permet, à l’inverse de la gestion
mono-magasin, d’utiliser une codification adaptée à chaque regroupement de natures
depièces. Ce type de gestion permet de gérer séparément des produits de nature différente.
Suivant le lieu de stockage, on parlera de :
• Gestion multi magasins/mono site
• Gestion multi magasins/multi sites

Gestion multi magasins/mono site

Les produits d’une même nature sont stockés en un lieu unique

Gestion multi magasins/multi sites

Les produits d’une même nature sont stockés dans des lieux de magasinage répartis aux
endroits les plus propices de l’entreprise.

DEMARCHES DE MISE EN PLACE D’UNE GESTION DE STOCKS

 Choix des articles à stocker


 Analyse ABC
 Principe de base

Choix des articles à stocker


Une démarche d'analyse permet de mettre en place une gestion de stock optimale et adaptée à
l'entreprise. L'entreprise doit faire le choix des produits à stocker. Ce choix dépend de certains
critères comme la demande des clients, le délai d'obtention du produit ou encore le délai
d'intervention chez le client. On choisit d'établir une gestion de stock sur les produits de
consommation.
Ensuite, il faut réaliser une analyse des consommations (ou analyse de l'activité des produits)
et une classification des produits. Il s'agit d'analyser la composition du stock actuel c'est à dire
déterminer la quantité de chaque produit disponible sur l'aire de stockage. Ceci permettra
d'identifier le mode de gestion le plus approprié pour l'entreprise. On utilise pour cela la
méthode ABC.

Analyse ABC

La méthode ABC est la plus connue des méthodes de classification. Elle est également connue
sous le nom de loi 80-20 ou sous le nom de loi de Pareto. Cette méthode permet de déterminer
l’importance relative des éléments d’un ensemble dans un contexte donné en les répartissant
en trois classes d’importance :
• classe A : éléments de forte importance;
• classe B : éléments d’importance normale;
• classe C : éléments de faible importance.

Principe de base

Afin de déterminer la classification des éléments d’un ensemble, la méthode ABC


propose la démarche suivante :
• identification du problème à résoudre et identification de la classification
désirée;
• recherche du critère d’analyse correspondant à la classification désirée.
Ce critère peut exister en tant que valeur connue, ou doit être calculé à
partir de valeurs connues;
• classification des articles par valeur décroissante du critère d’analyse;
• calcul des valeurs de classification (pourcentages cumulés du critère
d’analyse);
• tracé de la courbe des pourcentages cumulés du critère d’analyse où :
• les abscisses représentent les éléments à classifier;
• les ordonnées représentent les pourcentages cumulés du critère d’analyse;
• interprétation de la courbe et détermination des classes d’importance.

Courbe des pourcentages cumulés

L’adressage
• L’adressage une méthode pour repérer facilement vos produits dans un magasin ou un
entrepôt
• L’adressage, au-delà de la localisation géographique des articles et de leurs quantités,
doit être défini de façon simple, efficace et logique afin de comprendre le circuit des
flux.
• Définition : L’adressage est la méthode d’affectation des marchandises aux
emplacements de stockage, c’est une codification constitué d’une suite de caractères
alphanumériques.
• L’adressage consiste à positionner ses produits stratégiquement, à les référencer
clairement pour pouvoir les collecter au bon moment et au bon endroit. Un défi
compliqué qui requiert son lot d’analyses pour organiser efficacement les produits et
leurs emplacements.

Les objectifs de l’adressage :

• Comme objectifs, nous pouvons citer :


• Optimiser les accès et les circulations des opérateurs afin d’éviter tous trajets inutiles
• Faciliter la formation aux opérateurs entrants et l’orientation sur le terrain,
• Eviter tous mouvements de produits inutiles,
• Supprimer les ruptures de charges,
• Supprimer des risques d’erreurs de rangements, de préparations de commandes et
d’aiguillages afin d’éviter d’éventuelles risques de perte ou de mélange de produit.

De la réception au stockage de marchandises


Qu’entend-t-on par emplacement fixe et emplacement variable ?

• Emplacement fixe et invariable : C’est une méthode de rangement qui consiste à


affecter des marchandises ou articles à un emplacement à un emplacement unique.
Dans cette méthode, chaque article à une place dédiée.

• Avantages
• – Repérage facile (les trouver physiquement)
• – Faible possibilité d’oubli (il est assez difficile d’oublier un article qui a un
emplacement dédié car l rangement est généralement assez clair)
• Inconvénients
• – Système de stockage lourd
• – Nécessite de grand espace
Emplacement variable en fonction des espaces disponibles (stockage banalisé) :

• C’est une méthode de stockage, de rangement ou d’organisation d’un magasin selon


laquelle, après chaque réception, les articles, au lieu de bénéficier d’emplacements
réservés comme dans le premier cas, peuvent être reçus et conservés à n’importe quel
endroit libre au moment de leur entrée dans le stock physique.
• Avantages
• – Meilleure exploitation des surfaces et volumes de stockage de l’entrepôt
• Inconvénients
• – Rangement au hasard
• – Nécessité des moyens spéciaux (fiches, ordinateurs) pour localiser facilement
l’emplacement d’un article ou d’un lot d’article déterminé
• – risque de retrouver la même pièce à différents endroits,
• – Mieux indiquée pour des stocks unitaires en transit ou de projets.
• – Elle nécessite beaucoup d’écritures car à chaque fois, il faut mettre à jour le
nouvel emplacement sur les documents et le logiciel de gestion des stocks.

• Dans la gestion courante des entrepôts, la méthode d’emplacements fixes est la plus
utilisée. On utilise généralement la méthode d’emplacements variable lorsqu’il y a
insuffisance d’espace.
• Exemple : La capacité de stockage limitée.

Comment choisir un emplacement pour le rangement ?

• Pour mieux stoker, il faut bien ranger. Il est donc important de bien définir le choix
des emplacements en fonction des caractéristiques du produit

Que faut-il alors faire ?


• Il est question de prendre en compte un certain nombre d’éléments à savoir :
• La nature de l’article : Matière solide, matière liquide, matière gazeuse.
• Le conditionnement, nous pouvons avoir :
• caisse,
• Palette
• fût,
• bidon.
• Les formes et les caractéristiques du produit telles que :
• poids,
• dimensions (Longueur, largeur, hauteur)
• volume.

• A ces différents éléments, nous pouvons également ajouter les conditions


environnementales qui peuvent avoir un impact sur les marchandises stockées.
• Pour éviter d’abimer le stock, les responsables chargés du rangement et du stockage
des produits doivent prendre en considération :
• L’humidité, la chaleur,
• la poussière, la lumière ;
• Dégagement d’odeurs, les vibrations.
• Il faut toutefois reconnaitre que pratiquement, la capacité de stockage joue un rôle
important pour définir l’emplacement de stockage.

Critères de choix des emplacements

• Le choix de l’emplacement dans un magasin est fonction des caractéristiques de


l’article. Dans un premier temps, cette opération est influencée par :
• La nature de l’article :(Pièce solide, vrac solide, vrac liquide, vrac gaz) ou encore des
unités logistiques (fût, caisse, bidon, marchandise palettisée…) ;
• Les formes et dimensions de l’article (poids, volume, encombrement, possibilité
d’empilage ou de gerbage …)
• L’influence de l’environnement sur l’article (humidité, chaleur, poussières, lumière du
soleil, confinement ou dégagement des odeurs …)
• Il est bien entendu que la capacité d’accueil du magasin est une contrainte
supplémentaire au rangement. Les quantités d’un article ne seront affectées qu’à un
emplacement qui peut les contenir en totalité.
Systèmes d’entreposage des marchandises

• Le système d’entreposage est lui aussi fonction de la nature des marchandises


stockées. La description faite ci-dessous est loin d’être exhaustive. Elle correspond
aux systèmes les moins complexes et dans lesquels les opérations de stockage et de
prélèvement ne sont presque pas du tout automatisées.

Rangement de petites pièces

• Les petites pièces sont généralement rangées et stockées dans les rayonnages à casiers
ou à tiroirs. Leur petite taille et leur encombrement peu contraignant permet
d’effectuer des faibles investissements pour la construction des salles car il faut
signaler que le stockage de petites pièces nécessitées peu d’espace pour un grand
nombre de pièces stockées.
• Chaque tiroir ou alvéole d’un rayonnage (casier) a une adresse fixe, unique et
invariable.

Rangement de matières unitaires

• Dans ce paragraphe, nous parlons des unités logistiques permettant de faciliter la


manutention et le transport. Nous pouvons citer :
• Les marchandises palettisées ;
• Les marchandises conditionnées en bidon, fût ;
• Les marchandises conditionnées en rouleaux,
• La tuyauterie ;
• Les caisses, casiers de boissons ;
• Etc.

• Ces marchandises peuvent-être stockées soit dans les entrepôts ouverts ou fermés.
Elles peuvent faire l’objet d’un stockage de masse (casiers, caisses, ou toutes autres
unités superposables). Les unités non superposables requièrent quant à elles
l’utilisation de rayonnages pour une exploitation optimale des aires de stockage. Pour
un suivi ordonné, il est impératif que l’adressage de ces marchandises obéisse à un
système d’emplacements fixes et invariables.

Rangement du vrac solide


• Le vrac solide se décompose en matières sensibles aux intempéries (produit
alimentaires pour la plupart des cas) et les matières inertes (sables, gravier, minerais
divers). L’utilisation d’emplacements variables en fonction des espaces disponibles est
moins contraignante pour cette catégorie d’articles.
Les matières non sensibles aux intempéries sont généralement stockées dans des yards
(formes de dépôts ouverts qui ne nécessitent en réalité aucune construction d’un
bâtiment. Seul le balisage de la zone par une barrière s’avère cependant nécessaire
pour la sécurisation des lieux).
Les matières sensibles aux intempéries nécessitent outre la construction d’au moins un
hangar couvert, mais quelques fois l’utilisation de dispositifs de contenance divers
(caisses, silos …).

Rangement du vrac liquide

• Le vrac liquide rassemble l’ensemble des produits liquides de grande masse. Les
petites quantités déjà conditionnées en fûts ou bidons obéissent aux règles de
rangement des matières unitaires, tel que nous les avons énoncées plus haut. Lorsque
nous parlons de vrac, il s’agit donc de quantités très importantes et non emballées.

Le vrac liquide nécessite les conditions suivantes :

• Stockage dans des bassins ouverts ou couverts par une toiture. C’est une méthode
adaptée pour des produits non combustibles ainsi que ceux qui n’émettent pas de gaz
toxiques (eau potable, eau salée …)
• Stockage dans des réservoirs ouverts ou fermés (citernes, tanks). Cette méthode est
plus adaptée pour les produits qui dégagent des gaz toxiques, les produits
combustibles, mais aussi des produits alimentaires (lait, huile de palme, bière …).
L’utilisation des réservoirs pour le stockage des produits alimentaires ou des produits
dangereux est régie par une réglementation particulière. Celle-ci exige outre un
contrôle de conformité des dispositifs de stockage (bassins, citernes) par rapport aux
normes, mais aussi la formation du personnel sur les risques, les dangers, les mesures
d’hygiène et de sécurité.
Rangement du vrac gazeux

• Les produits gazeux sont stockés dans des réservoirs particulièrement adaptés pour
supporter des pressions élevées. Leur manipulation demandant le respect de règles
strictes de sécurité, les zones dans lesquelles sont placés ces réservoirs sont qualifiées
de « zone classée ».
Une zone classé est une zone dont l’accès est limité strictement à une personnel
qualifié, ayant suivi avec succès toutes les formations sur les normes de sécurité pour
la classe de danger que présente la zone. Elle est généralement matérialisée par une
signalisation de sécurité (bandes de couleurs au sol, plaque de signalisation verticale,
signaux lumineux et sonores).

Exemple de codification (d’emplacement)

Décodage

• Les 2 premiers caractères sont des chiffres qui désignent la zone.


• Le 3e caractère est une lettre qui désigne la position de l’allée dans la zone.
• Les 3 caractères suivants est le numéro de la colonne dans l’allée.
• Le dernier caractère est une lettre qui désigne le niveau dans la colonne.
• 18C035 B correspond à la Zone 18, Rangée C, Colonne N° 035 et le niveau B
(2e niveau à partir du sol)
Les types de codification

• Il existe plusieurs types de codification. Mais les plus connues et les plus utilisées
sont :
• – Numérique
• – Alphanumérique
• – Alphabétique
• La codification numérique
• On entend par numérique tout ce qui a trait au chiffre. Ainsi, l’action de donner à un
article un code constitué uniquement de chiffre est une codification numérique.
• Exemple : 13428
• La codification alphanumérique
• L’attribution d’un code constitué de lettres et de nombre est donc appelé codification
alphanumérique.
• Exemple : CE 218 AN
• La codification alphabétique
• Le fait d’attribuer à un article un code constitué uniquement de lettre est une
codification alphabétique.
• Exemple : CAFS

INVENTAIRE

DEFINITION

• L'inventaire physique des stocks répond à la fois à un besoin stratégique et legal pour
l’entreprise. A des périodes bien planifiées, et obligatoirement à la clôture d’un
exercice, chaque entreprise est tenue d’effectuer un inventaire de ses stocks. Le but
étant de s’assurer que ces derniers reflètent les quantités et les valeurs fournies par le
logiciel de gestion.
• L’inventaire est le décompte manuel des quantités de marchandises stockées. Le but
principal de ce décompte est de faire une comparaison entre le stock théorique (celui
fourni par le logiciel) et le stock physique, afin de desceller les différences de
quantités ; les erreurs d’adressage ; les stocks dormants …
• Les opérations d’inventaire sont généralement effectuées sous la supervision du
supply chain manager,
• du responsable de production ou du responsable de distribution.
• Les magasiniers,
• associés à des personnes formées pour la circonstance accomplissent le décompte
physique des quantités.
• Le contrôle des écarts, la régularisation et la validation des données sont faits par des
contrôleurs de gestion (internes et/ou externes à l’entreprise)

• Le décompte des quantités en stock porte sur l’ensemble des éléments constitutifs du
stock faisant partie du patrimoine de l'entreprise quels que soient leur nature ou leur
état dans la chaîne de fabrication :
• Les stocks de production (matières premières, encours de fabrication, produits
semiouvrés, produits finis) ;
• Les stocks hors production (pièces de rechange, consommables autres, emballages
• …);
• Les stocks externes placés chez les partenaires.

Différents types d’inventaire

• Afin d’assurer une bonne gestion des stocks et de garantir la fiabilité permanente des
fiches articles, il faut faire :
• Un bon référencement des articles ;
• Une bonne organisation des familles et sous-famille des articles ;
• Un adressage juste dans les zones de stockage ; Un tableau de bord de suivi des
stocks,
• Un planning et une procédure d’inventaire.
• L’inventaire peut être effectué sur la totalité des articles stockés, ou sur des catégories
ou des classes d’articles sélectionnées sur la base de critères propres à chaque
gestionnaire.
• Selon la fréquence de décompte,
• on distingue plusieurs types d’inventaires :
• l’inventaire permanent,
• l’inventaire tournant
• l’inventaire annuel et enfin
• L’inventaire intermittent

Inventaire permanent

• L’inventaire permanent est le décompte des quantités disponibles en stock


immédiatement après chaque entrée marchandise et chaque sortie marchandise.
• C’est une méthode d’inventaire adaptée particulièrement pour les stocks dont les
quantités par référence sont petites et les unités stockées faciles à dénombrer. Les
logiciels qui offrent la possibilité d’effectuer de telles écritures donnent lieu à deux
opérations de saisie à chaque occasion :
• Lors d’une entrée marchandise : saisie des quantités entrées et saisie du stock final
• Lors d’une sortie marchandise : saisie des quantités sorties et saisie du stock restant,
• Des listes regroupant les écarts (écarts positifs et écarts négatifs) sont
automatiquement générées. Après vérification, les stocks sont régularisés.
• Il est ici bien entendu que les documents utilisés pour les entrées marchandises (bon
de réception) et ceux utilisés pour les sorties marchandises (Listes de prélèvement, bon
de sortie …) soient adaptés pour permettre l’enregistrement manuel de ces écritures
(une colonne pour les quantités reçues ou sorties et une colonne pour les stocks
disponibles après opération).
• L’inventaire permanent présente l’avantage d’assurer en permanence des écritures
justes. Chaque écart constaté est immédiatement corrigé. Son point faible réside
cependant sur sa lourdeur. En effet, lorsque le nombre de référence est élevé, où
simplement l’activité du magasin haute, la quantité de travail de saisie que cela
représente est énorme.

Inventaire annuel

• L’inventaire annuel est le comptage de toutes les quantités en stock et dans tous les
magasins à la fin de chaque exercice comptable. Il est réclamé par les contrôleurs
financiers lors du calcul des soldes de gestion. Nombreuses entreprises l’exécutent au
courant de chaque mois de décembre.
• Compter les quantités de toutes les références enregistrées est un travail fastidieux, qui
nécessite une bonne organisation des équipes, une bonne préparation du personnel de
comptage et une célérité dans l’analyse des écarts. L’inventaire physique annuel
s’entend parfois sur plusieurs jours. Au delà de trois jours de comptage, la fatigue
commence s’installer.
• C’est sur ce point que réside la faiblesse d’un inventaire général annuel. Il nécessite le
renfort des équipes par des personnes parfois n’ayant aucune conscience des
conséquences que peuvent apporter les erreurs de comptage. Si ce personnel n’est pas
suffisamment bien formé, assez motivé, la fiabilité de l’inventaire devient incertaine et
la proportion des anomalies à étudier risque d’être élevée. L’inventaire annuel exige
parfois l’arrêt des opérations durant toute la période de comptage. C’est une situation
coûteuse pour l’entreprise.

Inventaire tournant

• L’inventaire tournant est le comptage périodique et planifié des stocks sur l’année.
• Dans la pratique, il se révèle comme une meilleure alternative aux inventaires
permanent et annuel. Avec un inventaire tournant, des listes d’articles classés sont
fournies à des périodes bien définies et le décompte des quantités disponibles pour
chacune des listes se fait plusieurs fois durant l’année.
• Les inventaires tournant permettent particulièrement de :
• Alléger, voire supprimer la pratique d’un inventaire annuel (trop lourd, pénible et très
coûteux lorsque l’arrêt des opérations s’avère indispensable durant cette période) ;
• Eviter la rupture des stocks critiques. Ce sont des articles dont le manque engendre des
conséquences graves sur les opérations (arrêt de la production, goulets d’étranglement,
pertes des ventes, annulation de commandes…) ;
• Eviter de conserver trop longtemps les erreurs d’écritures.
• La périodicité de l'inventaire tournant est déterminée en fonction de l’importance des
stocks concernés et de la technique de découpage utilisée.

L’inventaire intermittent

• Cet inventaire des stocks s’effectue uniquement en début d’exercice et en fin


d’exercice comptable. Il permet de déterminer les variations de stocks en supprimant
le stock initial en fin d’exercice afin de le faire apparaître sur le stock final.
Les marchandises ne sont donc pas comptées à échéances régulières. Cette
méthode de gestion des stocks occasionnelle est simple à mettre en place. Elle est
également abordable puisqu’elle ne nécessite pas d’investissement particulier.
• Cependant, l’inventaire intermittent présente des désavantages :
• Cette méthode de comptage est moins précise que celles évoquées précédemment
• Souvent réaliser manuellement, l’inventaire intermittent engendre plus d’erreurs

Principe de l’inventaire

• Déclenchement : l’inventaire peut être déclenché par une demande formelle du


décompte des articles suivant des listes fournies à des périodes définies, ou
simplement après constat d’une anomalie dans les stocks.

• Déroulement : comptage des quantités exactes disponibles ; analyse


• des écarts (écarts sur le nombre de références et écarts de quantités) ; vérification et
validation des nouvelles valeurs ;

• Fin : mise à jour des quantités dans le logiciel de gestion des stocks. Ces mises à jour
font l’objet de mouvements d’entrée ou de sortie marchandise selon la nature de
l’écart. La régularisation de ces écritures est effectuée par le service financier et
comptable, après valorisation des stocks.

Méthodologie d’un inventaire

• Préparation des inventaires


• 2- Exécution des inventaires et gestion des écarts

Préparation des inventaires

• La préparation d’un inventaire doit être fait sur la base d’une procédure écrite.
• La procédure d'inventaire a pour but de recenser toutes les difficultés susceptibles
d'être rencontrées pendant l’exécution de l’inventaire et de prévoir pour chacune
d’elles des solutions immédiates et appropriées. Cette procédure doit entre autre
expliquer :

• Buts de l’inventaire (régularisation totale des stocks, inventaire partiel pour


optimisation des coûts, contrôle de routine…) ;
• Le programme d’exécution de l’inventaire (date, horaires, périodicité). Pour un
inventaire tournant par exemple il faut définir la régularité des comptages (articles de
classe A : 1 fois par trimestre, articles de classe B : 2 fois par an, articles de classe C :
uniquement en fin d’exercice …) ;
• Le plan du site de stockage avec un découpage dont chaque zone correspond à un
nombre de référence précis. C'est-à-dire calibré pour une équipe de comptage et pour
un délai fixé ;

• Le nombre de personnes par équipe de comptage (il convient de mettre en place un


nombre de personnes suffisant pour réaliser l'inventaire dans les délais impartis pour
une zone) ;
• Le nombre de zones par équipe de comptage;
• Le formulaire utilisé pour le relevé des quantités. Le stock théorique ne doit en aucun
cas figurer sur ce document. Ce document doit présenter les articles par emplacement.
En effet, les inventaires par emplacement plus simple à mettre en oeuvre sont
généralement préférés à d’autres procédés. Ils facilitent aussi la responsabilisation des
acteurs par zone ;

• Les règles de gestion des écarts ;


• Les règles de validation et de saisie des données

• L'organisation des inventaires varie d’une entreprise à l’autre et reste influencée par la
taille
• mais aussi de la nature des stocks à inventorier. Toutefois, les règles suivantes doivent
être examinées afin d’assurer la fiabilité des relevés de comptage :

Avoir des lieux de stockage clean


• Ce qui demande une préparation avant le passage des équipes de comptage. Il faut au
préalable s’assurer que les articles sont bien rangés et facilement identifiables par des
étiquettes ou un marquage lisible et compris. En faisant précéder les inventaires par
une campagne 5S, on limite la tâche aux seuls articles essentiels. En présence d’un
entrepôt mixte, il faut bien sûr prévoir la séparation des stocks faisant partie du
patrimoine de l’entreprise et les stocks appartenant à des tiers.

Faire une mise en forme appropriée du formulaire de comptage.

• Pour le cas particulier d’un inventaire par emplacement, il est toujours préférable,
même si ce dernier est partiel (Classe A, B ou C), de faire figurer sur la feuille de
relevé tous les articles d’un emplacement donné. Ceci permettra de gérer à la fois les
écarts de référence et les écarts de quantité, sans qu’il y ait besoin de prendre des notes
sur un second document. Si le stock est tenu de façon informatisée, il est recommandé
d’établir des listes par emplacement et sur lesquels sont déjà indiquées les références
des articles en stock et les unités de comptage (car les erreurs découlant d'une
imprécision à ce niveau peuvent être très significatives). Il faut absolument omettre de
cette liste les quantités théoriques.

Former les équipes.

• Pour des raisons de fiabilité, l'inventaire ne doit pas être réalisé par les seules
personnes ayant la charge du magasinage. il est utile de faire participer des
collaborateurs d'autres services, notamment, les comptables, les acheteurs, les
vendeurs et les techniciens de maintenance pour la connaissance qu’ils ont des articles.
La procédure d’inventaire doit d'être communiquée et expliquée aux équipes, avec un
accent particulier porté sur la prise de note lors du comptage. Il faut préciser tous les
éléments à rapporter, notamment, ceux liés aux caractéristiques des articles (couleur,
unité stockée, poids, volume, emplacement, état physique …).

Exécution des inventaires et gestion des écarts

• Durant toute la période couvrant le déroulement de l’inventaire, les exigences


suivantes sont à suivre :
• Suspension de toute activité de production durant l’inventaire des en-cours et des
stocks de produits semi ouvrés ;
• Arrêt de toutes les expéditions ou réceptions dans les magasins de produits finis et de
matières premières;
• Marquage des références comptées ou des emplacements visités. Cette action a pour
but d’éviter un double comptage des articles, et de faciliter l’identification de ceux qui
n’auraient pas été pris en compte durant l’opération d’inventaire ;
• Numérotation des fiches ou liste de comptage. Les feuilles de comptage ainsi
numérotées sont imprimées à l’unité (pas de photocopies) ;
• Répartition claire des listes par équipe. Il faut surtout éviter que des personnes d’une
même équipe ne se retrouvent en train de compter deux fois les mêmes pièces. D’autre
part, il est important de pouvoir identifier la personne qui a rempli une liste donnée ;
Recomptage des références ayant présenté des écarts significatifs avant validation des
quantités comptées.

CONSEILLE

• Dans un processus d’amélioration de la gestion des stocks, il convient de rechercher


les raisons des écarts constatés, et de proposer des solutions adaptées pour éviter un
renouvellement de la situation.

La gestion de stock par le modèle


de Wilson

1) INTRODUCTION

Pour survivre et se développer dans le contexte économique actuel, toute


entreprise se doit améliorer la qualité du service rendu à sa clientèle et
simultanément de réduire les coûts de revient. La maîtrise des coûts
constitue l'un des éléments essentiels pour atteindre ces deux objectifs,
souvent antagonistes.
En effet, le stock et l’approvisionnement pèsent encore trop sur les
finances des entreprises, surtout celle du secteur de l’industrie. D'où la
nécessité de réduire les stocks sans, toutefois, dépasser les seuils au
niveau desquels, il ne serait possible, pour l’entreprise de satisfaire la
demande.

Nous exposerons un modèle de gestion de stocks en avenir certain


permettant d’aboutir chacun à la mise en place d’un système de gestion
de stock qui est le modèle de WILSON.

2) LE MODELE DE WILSON

2.1. Définition
C’est le modèle de gestion de stocks qui s’applique aux situations sûres et
certaines. Le modèle de WILSON est une méthode théorique qui permet de
déterminer la quantité économique ( ou le nombre optimale de commande
ou la période d’approvisionnement) qui est la quantité de produits que doit
commander une entreprise sur la période pour pouvoir minimiser le coût
total de gestion de stocks.

Le modèle de Wilson (1934), appelé également "Modèle du lot


économique", permet de déterminer la fréquence optimale de
réapprovisionnement pour un magasin, une usine... Elle est couramment
employée par les services logistiques. Elle a en fait été introduite dès
1913...

Cette formule est basée sur un modèle mathématique


simplificateur dans lequel on considère que la demande est stable sans
tenir compte des évolutions de prix, des risques de ruptures et des
variations dans le temps des coûts de commande et de lancement (on dit
aussi «en avenir certain »).

2.2. Terminologie

2.2.1. Le lot économique

Est une quantité fixe et invariable d’un article que le gestionnaire des
stocks demande à chaque émission du besoin de cet article. Cette
quantité résulte d’une étude d’optimisation du coût de stockage. Elle
permet à la fois de faire le minimum de commandes pour un article donné
et d’obtenir le coût de stockage optimal pour ce même article. L’utilisation
de ce modèle est donc purement économique.

2.2.2. Le cout de possession

Il est constitué de l'ensemble des frais se rapportant à la détention des


stocks :

primes d'assurances, location ou amortissement du local servant de


magasin ou d'entrepôt, frais de garde, de chauffage, de nettoyage, de
manutention en cours de stockage ou pour la mise à disposition des
services demandeurs... et perte due à l'immobilisation des capitaux dans
le stock qui pourraient être placés ailleurs.

Dans la pratique, le coût de possession des stocks est souvent imputé aux
sorties de chaque période et vient donc majorer les coûts de production ou
de revient concerné.

2.2.3. Le cout de lancement

Ou cout de passation des commandes représente tous les frais liés au fait
de passer une commande et est supposée être proportionnel au nombre
de commandes passées dans l’année, ces couts sont déterminés à l’aide
de la comptabilité analytique.

2.2.4. La fonction approvisionnement

Elle assure la gestion des flux de biens et des services qui entrent dans
l’entreprise. Le service achat de l’entreprise est chargé de
l’approvisionnement en matières et en composantes. Il peut comporter
plusieurs sections : recherche de fournisseur, commandes, livraison avec
le magasin. Le travail est effectué par des acheteurs et du personnel
administratif.
La stratégie de l’approvisionnement détermine les normes à suivre en ce
qui concerne les achats et la gestion des stocks. Cette fonction joue un
rôle fondamental dans les entreprises industrielles et de distribution ou les
couts.

2.2.4. La quantité économique de la commande


Est, comme je le disais plus haut, une méthode visant à optimiser le coût
de gestion de stock en trouvant un juste milieu entre les frais de gestion
du stock et les frais de passation de commande.
Ce calcul se réalise grâce à 4 données majeures:
 Le coût de passation de commande (CL)
 La consommation totale sur la période (N)
 Le prix unitaire d’achat de la matière (PU)
 Le taux de possession de stock (Tx)
La quantité économique de commande se calculera donc de la
manière suivante:

LA LOGIQUE DE LA METHODE DE WILSON

Constituer et entretenir un stock est une activité génératrice de


nombreuses charges. Outre les charges immobilisées (coûts des stocks
disponibles, coûts des bâtiments, coûts des terrains …) on y trouve des
charges variables, associées aux diverses opérations d’entretien et de
réapprovisionnement des stocks. Gérer l’équilibre d’un magasin passe
d’abord par une maîtrise de ces différentes charges. Car une optimisation
ratée provoque incontestablement un déséquilibre, qui d’une manière ou
d’une autre génère soit des coûts supplémentaires liés aux ruptures des
stocks, soit une croissance des immobilisations financières due au sur
stockage.

Cout de la gestion des stocks =cout de lancement +cout de possession+ cout de pénurie
5.1. Le cout de lancement ou cout de passation

Ce cout correspond aux charges liées à la commande. Il regroupe


les frais directs et indirects du service achat tel que les frais postaux et de
télécommunications, les frais de transports, les frais de manutention, frais
de contrôle des achats…

Le cout de lancement pour une période (année) correspond aux


couts de lancement d’une commande (Cl) fois le nombre de commande
(N).

Cout de lancement = Cl*N

 Par ailleurs sachant que le nombre de commande (N) est égal aux
quantités consommées sur une période (Q) divisé par les quantités
économiques (Q*)
 Si nous remplaçons N par Q/Q*, le cout de lancement et le suivant :
Cout de lancement = CL× q/q*

5.2. Le cout de possession

Le cout de possession s’exprime en fonction du stock moyen détenu qui


correspond à Q/2 (Q représentant les quantités consommées pour la
période) pour une commande annuelle.

Si plusieurs commandes le stock moyen est Q/2N

Prenons l’exemple de 2 commandes annuelles :

Figure 4.2 : représentation graphique de la relation entre le cout


de possession et le stock moyen.
 Le stock moyen est q/ (2×2) = q/4
 Ce cout intègre les frais d’entretien du stock, les frais d’entretien du
lieu de stockage, les frais d’assurance du stock, les frais de location, le
cout de manutention, le cout de l’immobilisation des capitaux investis
qui finance la possession du stock ainsi que le cout de la dépréciation
du stock.
 Ces frais peuvent être exprimés soit en fonction de la valeur du stock
détenu, il s’agit du taux de possession (T), soit en fonction d’une unité
détenue en stock, le cout unitaire de possession (CP).
 Q= quantité consommée
 N = nombre de commande
 P = tarif fournisseur
 T = taux de possession

Cout de possession (sur une période) = Q/2N × P × T

 Le cout de possession unitaire (Cp) pour une unité de quantité


possédée en stock est égal au tarif fournisseur (P) fois le taux de
possession (T).

Cout de possession = q/2n× Cp

 Si nous remplaçons n par q/q*, le cout de possession est le suivant :

Cout de possession = q*/2 × Cp

5.3. Les coûts de pénurie


Ces derniers sont différents lors qu’il s’agit d’une pénurie interne et d’une
pénurie externe à l’entreprise. En prenant l’exemple d’une entreprise de
fabrication dont les produits finis sont en pénurie dans le marché :

 Le coût de pénurie externe englobe les pertes de commandes, le


recours à la sous-traitance afin de satisfaire dans un délai
raisonnable un maximum de clients, l’augmentation des charges de
production (heures supplémentaires, maintenance des
équipements…). En plus, une situation de pénurie externe a
forcément un impact sur le client (insatisfaction, changement de
fournisseur, appel à des concurrents…)
 Le coût de pénurie interne (absence de matière pour la
fabrication des produits finis, ruptures de stocks) est surtout liés à la
désorganisation de l’unité de production et aux pertes engendrées
par cette pénurie. Ces dernières se justifient essentiellement par la
main d’œuvre inoccupée mais payée, l’arrêt des machines, la
production basse, la formation des goulets d’étranglement …
 Des stocks trop bas sont la cause de pénurie et rupture de stocks
avec toutes les conséquences, le nombre de commande de
réapprovisionnement plus élevé, donc une augmentation du coût de
commande ; des retards de livraison en aval, des pertes de ventes
et de clients …
Fiche d’inventaire de stock

Numéro de la feuille : Date :

Comptage effectué par :

Code produit Désignation du produit Quantité Quantité réelle


théorique

Signature du responsable :

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