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Shiva : Dieu hindou et ses symboles

Shiva est un dieu hindou, membre de la Trimūrti avec Brahmā et Vishnou, souvent associé au yoga et à la connaissance universelle. Il incarne la création, la préservation et la destruction, et est vénéré sous diverses formes, notamment le Shiva linga. Sa symbolique complexe inclut des attributs comme le trident, le troisième œil et le cobra, représentant la sagesse, la puissance et l'énergie créatrice.
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Shiva : Dieu hindou et ses symboles

Shiva est un dieu hindou, membre de la Trimūrti avec Brahmā et Vishnou, souvent associé au yoga et à la connaissance universelle. Il incarne la création, la préservation et la destruction, et est vénéré sous diverses formes, notamment le Shiva linga. Sa symbolique complexe inclut des attributs comme le trident, le troisième œil et le cobra, représentant la sagesse, la puissance et l'énergie créatrice.
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Shiva

dieu hindou, l'un des trois dieux primordiaux, 3eme membre de la Trimūrti avec Brahmā et Vishnou

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Pour les articles homonymes, voir Shiva (homonymie).

Shiva (sanskrit IAST : Śiva ; devanagari : शिव ; transcrit parfois par Çiva, « le bon, celui qui porte
bonheur ») est un dieu hindou, l'un des trois dieux primordiaux, membre de la Trimūrti avec
Brahmā et Vishnou. Shiva est quelquefois considéré comme le dieu du yoga1, et il est représenté
en tant que yogi qui possède la connaissance universelle, suprême et absolue, voire dans un état
« au-delà de la connaissance ». Doté d'un grand pouvoir, il mène une vie de sage sur le mont
Kailash2,3,4,5.

Certaines informations figurant dans cet article ou cette section devraient être mieux
reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou
« Liens externes » (août 2017).
Shiva

Dieu de la mythologie hindoue

Statue de Shiva à Murdeshwar, Karnataka, Inde

Caractéristiques

Fonction
Dieu de la lune, de la création et de la destruction
principale
Fonction
Le préservateur, le dissimulateur et le révélateur
secondaire
Lieu d'origine Inde
Parèdre Parvati
Monture Nandi
Famille

Conjoint Parvati
• Enfant(s) Ganesh · Kârttikeya
Symboles

Attribut(s) le jata-mukuta, une peau de tigre, un trident (trishula), un tambour à boules


fouettantes (damaru), le troisième œil, le serpent, la hache, l'antilope
Pinaka
Animal Le taureau (Nandi)
modifier ([Link]

La tradition shivaïte de l'hindouisme est centrée sur Shiva, considéré dans cinq grandes
fonctions : il est le créateur, le préservateur, le transformateur, le dissimulateur et le révélateur
(par la bénédiction). Dans la tradition smārta, il est considéré comme l'une des cinq formes
primordiales du Dieu6,7. Les hindous qui vénèrent principalement Shiva sont appelés shivaïtes ou
shaïvas (sanskrit : Śaiva)8,9. Le shivaïsme est l'une des plus influentes variantes de l'hindouisme,
avec la tradition vishnouïte (vaiṣṇava), qui est centrée sur Vishnou, et la tradition shakta (śākta),
centrée sur la déesse Shakti.

Shiva est souvent vénéré sous la forme abstraite de Shiva linga. Il est aussi représenté plongé
dans une profonde méditation, ou bien dansant le tandava sous la forme Nataraja. Shiva est
aussi le père des divinités Ganesha, Murugan (Karttikeya) et Ayyappan (Dharma Sastha).

Cadre historique et origine

Shiva, le dieu des shivaïtes, assume les fonctions de Rudra10 le terrible, ancien dieu védique.
Cette transformation est considérée comme étant l'une des marques de la fin de l'Âge védique11.

En effet, le théonyme Shiva provient d'une épithète de Rudra, l'adjectif shiva (« gentil, aimable »),
utilisé par euphémisme pour ce dieu qui, dans le Rig-Véda, porte également l'épithète ghora
(« terrible »). L'utilisation de l'épithète a fini par dépasser le théonyme d'origine, et dans la période
post-védique (dans les épopées sanskrites), le nom de Rudra a fini par être considéré comme un
synonyme du dieu Shiva et les deux noms ont été utilisés de façon interchangeable.

Du point de vue des sources, Shiva est, selon Philippe Swennen, encore « inconnu dans la strate
archaïque de la poésie religieuse sanskrite, à savoir les hymnes du Rigvéda. Sa figure est
textuellement constituée dans la Śvetāśvatara Upaniṣad, donc dans la strate la plus tardive de la
littérature canonique védique. Elle est alors liée d'emblée à la pratique ascétique et au yoga12. ».

Shiva et Dionysos

Le dieu gaulois Cernunnos (le cornu) sur le


chaudron de Gundestrup. Daniélou voit dans ce
dieu cornu et phallique une similitude avec Shiva,
également appelé Shringin, « le cornu ».
Le sceau de Pashupati, seigneur des
animaux, trouvé à Mohenjo Daro, est pour
Daniélou une image du dieu-taureau ou du
dieu cornu à l'origine du culte de Shiva en
Inde et similaire à celles des traditions
préceltique et minoenne.

L'indianiste Alain Daniélou, après d'autres chercheurs, a rappelé les nombreux points communs
qui unissent Shiva et Dionysos. Selon lui, ces parallèles ont pour origine un culte commun dont la
croyance aurait décliné en Europe et se serait poursuivie en Inde.

Daniélou oppose deux types de religions (l'une agricole et l'autre urbaine) en se basant sur les
travaux de Mircea Eliade. Dans cette logique, il avance que le culte d'un dieu naturiste et
phallique, assimilé au taureau, serait un modèle universel mais que cette croyance aurait été
marginalisée par l'expansion de la culture urbaine monothéiste. D'après Daniélou toujours, non
seulement les deux divinités, grecque et indienne, partagent bien des mythes en commun, mais
en plus leur épithètes ont des significations comparables.

« [...] Dionysos est le Prôtogonos (le Premier-né) comme Shiva est


Prathamajâ (Premier-né), le « plus ancien des dieux », aussi appelé
Bhâskara (Lumineux) ou Phanès (Celui qui illumine) dans la tradition
orphique. Ce dieu qui enseigne l'unité fondamentale des choses est
appelé Shiva (Bienveillant) ou Meilichios (le Bienveillant). Il est Nisah
(la Béatitude), le dieu de Naxos ou de Nysa. »

— Alain Daniélou, Shiva et Dionysos13.

Ces deux dieux de la fureur rassemblent autour d'eux des fidèles qui les imitent. Ils sont à
l'origine du théâtre, qui est un rite avant d'être un spectacle14. Cependant, à l'inverse de Daniélou,
les auteurs plus récents ne voient pas dans ces concordances « un shivaïsme primitif, religion de
la Nature et de l'Eros », mais davantage un héritage indo-européen.
Ainsi, Pierre Lévêque constate également des similitudes entre les deux divinités, mais il
rappelle :

« Dionysos et Shiva représentent deux formes bien spécifiées


d'un même archétype, remontant sans doute au début du
Néolithique, quand les communautés humaines se sont
organisées en agglomérations villageoises et que ville et
territoire se sont donc séparés. »

— Pierre Lévêque, Dionysos dans l'Inde15.

Bernard Sergent confirme que Shiva et Dionysos représentent un héritage religieux indo-
européen car d'autres figures divines chez les Germains, les Baltes, les Anatoliens, les Thraces,
les Phrygiens, les Celtes se rattachent à ces divinités16.

Fonctions et attributs

Le symbolisme de Shiva est d'une grande complexité du fait des nombreux courants qui l'ont
vénéré au cours des siècles. Shiva est le dieu de la destruction, de l'illusion et de l'ignorance17. Il
représente la destruction, mais celle-ci a pour but la création d'un monde nouveau : Shiva
transforme et conduit la manifestation à travers le « courant des formes ». L'emblème de Shiva
est le lingam (représentation phallique), symbole de la création. Il a les yeux mi-clos, car il les
ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau
cycle.

Il est représenté avec un troisième œil (jñāna-cakṣus) au milieu du front, symbole d'éternité et de
sagesse, et avec un cobra autour du cou, symbole de puissance. Il porte un trident (trishula) et
tient un tambour à boules fouettantes (damaru). Il est assis sur une peau de tigre, symbole de
l'énergie potentielle. Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil. Sur sa chevelure18,
dans laquelle se trouve un croissant de Lune, symbole du cycle du temps, se déverse le Gange,
fleuve sacré de l'hindouisme, afin de protéger la Terre du choc induit par sa chute. Sa monture
est le taureau Nandi, qui fait lui-même l'objet d'un culte.

Shiva est représenté sous différentes formes (l'ascète, le yogi, le mendiant, etc.) et possède,
d'après les textes, 1 008 noms distincts (Shambhu, Shankara, Pashupati, etc.). L'une de ses
manifestations les plus célèbres est Shiva Nataraja, la danse cosmique qui rythme la destruction
et la création du monde.

Shiva est uni à Shakti, L'énergie matricielle. Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction
qu'elle occupe (Parvati, Durga, Kâlî). Il a deux fils avec Parvati : Ganesha et Skanda. Le premier a
la particularité d'avoir été conçu par Parvati seule, Shiva l'ayant seulement ramené à la vie en le
dotant d'une tête d'éléphant sur l'injonction de Parvati, après que, furieux que celui-ci ait osé lui
interdire l'entrée de son propre domicile, il l'a décapité. Quant au second, il est le fruit de la
volonté des dieux que Shiva fasse naître un fils décisif. La famille vit au sommet du mont Kailash
dans l'Himalaya.

Représentation ou mûrti

Parmi les attributs de Shiva, on trouve :

son chignon ─ jata-mukuta (jaṭāmukuṭa) ─ le siège du Gange, et de son pouvoir d'ascète ;


le trident, appelé Trishula (« trois pointes ») en sanskrit, qui symbolise la trinité ;
le croissant de lune accroché à sa chevelure ;

le troisième œil ou jnana chakshus, entrouvert, qui perçoit au-delà de la réalité matérielle19 ;

le cobra Kundalinî (kuṇḍalinī), l'énergie primordiale divine, comme collier. En sanskrit, Kundalini
signifie « celle qui est entourée sur elle-même », d'où le symbole du serpent. Elle représente le
principe féminin divin, Shiva étant le principe masculin ;

une peau de tigre symbolisant sa maîtrise de la Nature.

Comme ascète, mais aussi comme seigneur des lieux de crémation, il se couvre le corps de
cendre. Shiva protège la terre de la force de Gangâ, la déesse du Gange (Gangā) ; il calme
l'ardeur de ses flots en les filtrant dans les boucles de ses cheveux. Il possède un trident,
symbole qui concentre, pour ses adorateurs, les pouvoirs de la Trimūrti, c'est-à-dire création,
perpétuation et destruction.

D'après la légende, Shiva et Vishnou se rendirent dans une forêt pour combattre
10 000 hérétiques. Furieux, ceux-ci envoyèrent pour attaquer Shiva un tigre, un serpent et un nain
noir et féroce armé d'une massue. Shiva tua le tigre ─ il est traditionnellement assis sur une peau
de tigre, car maître de la nature Pashupati ─, apprivoisa le serpent qu'il mit autour de son cou en
guise de collier (symbole de la maîtrise des passions), posa son pied sur le nain et réalisa une
danse développant une telle puissance que le nain (voir illustration) et les hérétiques reconnurent
en lui leur seigneur.

Shiva est parfois représenté mêlé avec sa Shakti formant un être hermaphrodite,
Ardhanarishvara.
Le symbole du lingam

Le trident de Shiva.

Shiva en Tamoul, représenté deux fois


séparées par un symbole shivaïte. Sur un
mur à Tiruvannamalai.
Lingams et yonis sur les ghâts à Varanasi.

Shiva est habituellement représenté par un phallus, emblème du Feu divin dans le monde indo-
européen. Ce phallus stylisé, appelé shiva lingam (ou linga), symbole de création associé au yoni,
une dalle de pierre représentant l'organe féminin, la matrice du monde. Par l'union du linga et du
yoni, l'Absolu qui se déploie dans le monde prouve qu'il surmonte l'antagonisme mâle-femelle ou
spirituel-matériel.

Le linga représente également le cosmos, mais aussi le pouvoir de connaître, la conscience


comme axe de la réalité. Non plus orienté vers la finalité naturelle de force de vie et d'incarnation,
le phallus dressé vers le ciel représente le rassemblement des énergies du yogi sur le plan
sensible et leur conversion vers un niveau subtil.

Dans le shivaïsme brahmanique, les caractères phalliques fondamentaux du linga se retrouvent


toujours nettement, tant dans les légendes expliquant l'origine de ce culte que dans les qualités
corporelles occasionnellement attribuées au dieu. C'est ainsi que Shiva, ayant trouvé toutes les
créatures créées (par Brahma ?), s'irrita, arracha son organe génital et le cacha dans la terre pour
se vouer à une vie ascétique.

À l'origine, raconte pour sa part le Linga Purana, lorsque l'univers était envahi par les eaux,
Vishnou et Brahmâ se disputaient, affirmant chacun qu'il était le plus grand des dieux. Mais tout
à coup, surgit une immense colonne de feu entre les eaux. Elle était si haute qu'elle semblait
sans fin. Les deux dieux décidèrent de s'affronter en mesurant la hauteur de la colonne : Vishnou
se transforma en sanglier et plongea au fond des eaux tandis que Brahmâ prit la forme d'une oie
pour voler aussi haut que possible. Mais ni l'un, ni l'autre ne purent atteindre l'extrémité de la
colonne incandescente. Shiva, apparaissant alors, expliqua qu'il s'agissait du lingam, symbole de
son pouvoir mais aussi Shiva lui-même. Les dieux reconnurent alors la suprématie de Shiva, qui
leur adressa un discours censé instituer les principales règles de son culte (Nuit Sainte de Shiva,
processions, instaurations de statues, etc.)
Une autre légende raconte que Shiva apparut nu devant un groupe d'ascètes qui méditaient dans
la forêt sans comprendre sa vraie grandeur. Pour les punir, Shiva décida de séduire leurs
femmes. Pour se venger, les ascètes émasculèrent Shiva en invoquant un tigre, mais à l'instant
où son lingam tombe à terre, l'univers fut plongé dans les ténèbres. Les yogi, enfin conscients de
leur erreur, prièrent Shiva de restaurer la lumière dans le monde. Celui-ci accepta, à condition que
les ascètes l'adorent sous la forme du lingam.

Ainsi, le lingam est une représentation religieuse tout à fait commune en Inde, sans que le
caractère sexuel soit minimisé ou occulté. Pierres, galets ou fourmilières constituent les lieux
d'érection de lingams « spontanés ». Les lingams svayambhû (« automanifestés ») sont les plus
sacrés, à l'image de celui d'Amarnath, une formation de glace naturelle.

Le lingam est souvent oint de lait de buffle ou de lait de coco et de ghee (beurre clarifié) ou
entouré de fruits, de sucreries, de feuilles et de fleurs.

Shiva Nataraja

Shiva Nataraja (Natarāja), musée de


Chennai. Il ne faut pas oublier que la
danse est, pour un hindou, le plus beau
moyen de plaire à son dieu. En plus des
fleurs et offrandes, il honore la divinité en
figurant devant elle la part la plus noble et
la plus créative de son être : « Adorer Dieu
en dansant accomplit toute inspiration et
la voie de la délivrance s'ouvre à celui qui
danse », dit un texte ancien20.

Article détaillé : Nataraja.

Une forme particulière de représentation de Shiva est Naṭarāja (le danseur cosmique, seigneur de
la danse, de naṭa, danse et rāja, roi)21. Il est le plus souvent inscrit dans un cercle de flammes
(prabhāmaṇḍala) qui représente la succession des cycles cosmiques22. Dans cette forme, il
possède quatre bras tels que la main supérieure droite porte un tambour (ḍamaru) symbolisant
la pulsion rythmique de l'univers, la main inférieure droite fait le geste de protection (abhaya-
mudrā), la main supérieure gauche tient la flamme qui symbolise la destruction22,23, l'inférieure
gauche montre sa jambe levée qui représente « l'espoir de libération23 ».

Le pied droit prend un appui fort en écrasant le démon de l'ignorance ou des passions, le pied
gauche est levé en une posture de danse. Sa tête est encadrée par les flots du Gange dont son
chignon a calmé l'impétuosité et qui coule maintenant sans danger dans le monde.

Shiva dansant représente l'âme universelle et éternelle irradiant toute l'énergie (shakti),
notamment par le symbole du feu destructeur et créateur. Cette danse continue engendre la
succession des jours et des nuits, le cycle des saisons et celui de la naissance et de la mort. À
terme, son énergie provoquera la destruction de l'univers, puis le fera renaître. Cette danse de
création du monde symbolise le processus éternel.

Shiva Nataraja est une forme typique originaire du Sud de l'Inde, c'est la divinité tutélaire du
temple de Chidambaram où sont sculptées dans la pierre les postures du Bharata Natyam, la
danse classique sacrée de l'Inde méridionale. Il est, sous cette forme, vénéré par les artistes
scéniques (musiciens, danseurs, comédiens) indiens, les yogis et « les gens de bien »24.

Les épithètes de Shiva

Statue de Shiva à Bangalore.

Shiva porte de nombreuses épiclèses :

Ardhanarishvara (IAST Ardhanārīśvara) : le seigneur androgyne

Bhagavata : le Bienheureux

Bhairava : le Terrible

Chandrashkhara (IAST Candraśekhara) : la lune dans les cheveux

Dakshinamurti (IAST Dakṣiṇāmūrti)

Gangadhara (IAST Gangādhara) : porteur du Gange


Girisha (IAST Giriśa) : le seigneur de la montagne

Hara: le destructeur

Ishana (IAST īśāna) : Seigneur

Kâla : le noir

Kapâlamâlin : porteur de crânes

Mahakala (IAST Mahākāla) : le grand noir

Mahâyogi : grand yogi

Mahesha : grand seigneur

Maheshvara (IAST Maheśvara) : le favorable

Natarâja (IAST : Naṭarāja) : roi de la danse

Nîlakantha : au cou bleu

Pashupati (IAST Paśupati) : Maître des créatures

Rudra : le Hurleur (le Redoutable)

Shambhu (IAST Śambhu) : le Bienveillant

Shankara (IAST Śaṅkara): l'Auspicieux

Tryambaka : aux trois yeux

Tribhuvaneshvara (IAST Tribhuvaneśvara) : le Maître des trois mondes (le Ciel, la Terre et les
espaces intermédiaires)

Vishvanatha (IAST Viśvanātha) : le seigneur de Tout

Yogarâja : roi du yoga

etc.

Rapports entre Vishnou et Shiva

Depuis le début de l'ère chrétienne au moins, sinon plus tôt, la plupart des hindous lettrés sont
des adorateurs, soit de Vishnou, soit de Shiva — c'est-à-dire qu'ils considèrent soit Vishnou ou
Shiva, comme le premier des dieux, voire comme dieu unique identifié au brahman indifférencié,
tous les autres ne représentant à leurs yeux qu'une expression secondaire de la divinité.

Ainsi, les fidèles de Vishnou ne nient pas l'existence de Shiva, mais le placent sur un plan annexe,
le considérant comme une création ou une émanation de Vishnou ou de son démiurge Brahmâ.
D'une façon similaire, les shivaïtes voient en Vishnou une émanation du grand dieu Shiva. De
nombreux mythes, dans les purāṇa śivaites ou viṣṇuites, illustrent la suprématie d'un dieu sur
l'autre.

Ainsi la « lingodbhavamūrti », illustrée abondamment sur les temples, surtout en Inde du Sud,
raconte comment, alors que Vishnou et Brahmâ se disputaient la suprématie divine, Shiva
apparut sous la forme d'un lingam de feu infini. Pour se mettre au défi, Brahmā décida d'en
trouver le sommet sous la forme d'un hamsa (oie sauvage, véhicule de ce dieu) et Vishnou
décida d'en trouver la base en prenant la forme d'un sanglier fouisseur. Tous deux échouèrent
dans cette tâche et se prosternèrent devant le lingam de feu, reconnaissant sa suprématie. Shiva
se révéla alors en sortant du lingam et leur expliqua que tous deux étaient nés de lui-même.

Si ces différences de point de vue ont à l'occasion été la cause d'affrontements, dans l'ensemble,
ces deux branches de l'hindouisme sont parvenues à préserver entre elles une harmonie.

D'ailleurs, les textes contribuent à l'inclusion réciproque des deux dieux l'un par rapport à l'autre
et soulignent leur solidarité étroite :

« Le cœur de Vishnou est Shiva ; le cœur de Shiva est Vishnou » (Skanda Upanishad)

« Vishnou est la flèche de Shiva ; Shiva est la flûte de Vishnou » (Krishna Upanishad)

Dans l'iconographie, ce syncrétisme est illustré par la forme de Harihara, mi-Vishnou mi-Shiva.

Jeux vidéo

Dans plusieurs jeux vidéo de la série Final Fantasy, Shiva est une chimère utilisant la magie de
glace pouvant être invoqué contre les ennemis, mais est cependant représenté comme un
personnage féminin. L'origine du nom ne vient cependant pas du dieu Shiva, mais vient en fait
du mot anglais shiver qui veut dire « frisson » ou « frissonner », car il s'agit d'une invocation
contrôlant la glace25. Elle est souvent couplée avec Ifrit.

Dans le jeu uncharted : the lost legacy, dont l'histoire principale est de retrouver la défense de
Ganesh (fils de Shiva), Shiva fait l'objet de plusieurs apparitions. [réf. nécessaire]

Des statues de Shiva apparaissent dans le jeu Tomb Raider III : Adventures of Lara Croft.
[réf. nécessaire]
Dans la première partie du jeu, Lara voyage en Inde et se rend dans un temple
dédié à Shiva. Elle doit se battre contre les différentes statues qu'elle croise, statues
possédant six sabres et étant de forme féminine.

Dans le jeu Shin Megami Tensei : Imagine, Shiva est un boss puissant invoqué dans le TMG
Building de Shinjuku, grâce à l'objet Yantra of Destruction. Il est accompagné de Nandi, Parvati
et Ganesh. Shiva apparaîtra également dans d'autres jeux de la série après celui-ci. [réf. nécessaire]

Sheeva est un personnage féminin de la série des Mortal Kombat, visuellement inspiré de la
divinité. [réf. nécessaire]
Dans l'une des missions de Far Cry 4, le joueur doit désamorcer une bombe pour éviter
l'explosion d'une statue inspirée de Shiva. [réf. nécessaire]

Dans le jeu Dragon Quest Monsters - Joker, une sentinelle porte le nom de Shivattak et
possède plusieurs bras qui tiennent plusieurs armes. [réf. nécessaire]

Dans le MOBA Smite, Shiva est un personnage jouable de la classe des Guerriers. [réf. nécessaire]

On peut aussi suivre l'histoire du jeu Uncharted The Lost Legacy où 2 femmes tentent de
retrouver la défense de Ganesh fils de Shiva [pas clair].

Astronomie

(1170) Shiva, astéroïde nommé en son nom.

Bibliographie

Jan Gonda, Les religions de l'Inde, vol. 2, 3e partie Le çivaïsme, Payot, Paris 1965, p. 227–301.

Arthur L. Basham, La civilisation de l'Inde ancienne, Arthaud, Paris 1976, p. 229–333.

Jacques Scheuer, Śiva dans le Mahâbhârata (Presses Universitaires de France, 1982, dans la
collection de l’École Pratique des Hautes Études).

Alain Daniélou, Shiva et Dionysos, Fayard 1979.

Alain Porte, Shiva le Seigneur du Sommeil, éditions Sources, 1981 ; réédité en version bilingue
aux éditions du Seuil, points Sagesse, 1993.

Michel Delahoutre, Présentation de l'hindouisme in Philippe Gaudin (dir.), Les grandes religions,
Ellipses, Paris 1995, p. 153–170.

Ysé Tardan-Masquelier, « Le shivaïsme » in Frédéric Lenoir et Ysé Tardan-Masquelier (dir.),


Encyclopédie des religions, vol. 1 - Histoire, Bayard, Paris 2000, p. 908–927.

Marie-Luce Barazer-Billoret et Bruno Dagens, Shiva : Libérateur des âmes et Maître des dieux,
128 pages, Paris, Gallimard, 2004, (ISBN 2-07-030193-1).

Richard Waterstone, L'Inde éternelle, Sagesses du monde, Taschen, Köln 2001, p. 46–81.

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11. Jacques Dupuis, Histoire de l'Inde, Kailash, coll. « Civilisations & sociétés », 2005
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p. 326–329 (ISSN 0776-3824 ([Link]
DOI 10.4000/kernos.2515 ([Link] lire en ligne ([Link]

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13. Alain Danielou, Shiva et Dionysos : La Religion de la Nature et de l'Eros, De la préhistoire à


l'avenir, Fayard, 1979, 335 p. (ISBN 221301762X)

14. Alain Danielou, Shiva et Dionysos : La Religion de la Nature et de l'Eros, De la préhistoire à


l'avenir, Fayard, 1979, 335 p. (ISBN 221301762X), p. 251.

15. Pierre Lévêque, « Dionysos dans l'Inde », Collection de l'Institut des Sciences et Techniques
de l'Antiquité, vol. 576, no 1,‎1995, p. 125–138 (lire en ligne ([Link]
0_1995_act_576_1_2910) [archive], consulté le 14 mars 2024).
16. Bernard Sergent, Le dieu fou: essai sur les origines de Śiva et de Dionysos, les Belles lettres,
coll. « Vérité des mythes », 2016 (ISBN 978-2-251-38571-6).

17. Bruce M. Sullivan, The A to Z of Hinduism, Vision Books, 2003 (ISBN 978-81-7094-521-5), p. 205
et suiv.

18. N. Ramacandra Bhatt : La religion de Siva, p. 108 & suiv., 2000, Ed. Agama, (ISBN 2911166094)

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20. Les civilisations de l'Asie, Casterman (ISBN 2-203-15707-0)

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(ISBN 8170945216)

22. Alexandre Astier, L'hindouisme, Paris, Eyrolles, 2013 (ISBN 978-2-212-55213-3, lire en ligne ([Link]
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23. Gérard Huet, Dictionnaire Héritage du sanscrit (lire en ligne ([Link]


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24. Yoga-Sûtra de Patanjali, éditions Aquarius, (ISBN 2881650864).

25. « Shiva ([Link] [archive] » (consulté le 5 juillet 2015)

Voir aussi

Nandi (mythologie) monture de Shiva

Articles connexes

Glossaire de la mythologie et de l'iconographie hindoues

Shivaïsme

Shivaïsme du Cachemire

Lingayatisme

Nandi, la monture de Shiva

Mahashivaratri : fête religieuse

(1170) Shiva

Shiva Purana (en)

Tête de Shiva

Statue Adiyogi Shiva


Liens externes

Ressource relative à la bande dessinée : Comic Vine ([Link]


4005-30262/)

Ressource relative aux beaux-arts : British Museum ([Link]


ion/term/BIOG16395)

Ressource relative à la recherche : JSTOR ([Link]

Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]


[Link]/topic/Shiva) [archive] · Den Store Danske Encyklopædi ([Link]

dk//Shiva/) [archive] · Enciclopedia De Agostini ([Link]


a%2B%28religione%[Link]) [archive] · Gran Enciclopèdia Catalana ([Link]
cat/[Link]) [archive] · Internetowa encyklopedia PWN ([Link]

[Link]/haslo/;3983957) [archive] · Nationalencyklopedin ([Link]


opedi/l%C3%A5ng/shiva) [archive] · Store norske leksikon ([Link] [archive] ·

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