Introduction.
Un système d’information est un ensemble d’éléments (matériels,
logiciels, humains et de méthode) agissant en coopération, dans un
premier temps pour collecter les informations depuis « des sources
internes et externes d’une organisation »1, ensuite pour les conserver dans
un stockage stable et durable.
Ces informations seront par la suite, traiter, sélectionner, les mettre à jour
ou les supprimer. Après traitement, ces données traitées seront alors
communiquées aux utilisateurs de l’informations. C’est l’ensemble de ces
étapes que l’on appelle le système de l’information comptable. Pour
d’auteurs le système d’information comptable peut se définir autrement.
RIEX (1934-2006), aborde le concept de système d’information comptable
comme étant, un ensemble organisé des ressources (matériels,
personnels, logiciels, données) permettant d’acquérir, de traiter, de
stocker, et de communiquer des informations sous différentes formes dans
une organisation. Selon DEYRIEUX (2003) un SIC est une combinaison
d’outils technologiques, de procédures et de personnes. Il ajoute à cela
que ce système a pour objectif premier de fournir aux décideurs les
éléments nécessaires, pour faire des choix éclairais au moment opportun.
Sa fiabilité dépend aujourd’hui de la performance de ses applications
informatiques. Dereux (2021) mentionne que le système d’information
comptable sert à collecter, divulguer l’information. Il vise à soutenir les
procédures décisionnelles ainsi que stratégiques. Laudon (2006) de
manière élargie, un SIC peut être compris comme une partie du système
d’information en général, focalisée sur la collecte, le traitement, le
stockage et la diffusion des données financières et comptables en temps
réel.
D'après SIMON (1955) le Système d'Information Comptable désigne
l'ensemble des procédés, outils technologiques et données comptables
1
Source externe (étude de marché) source intérieur (données opérationnelle, stockage).
permettant de recueillir, traiter et fournir des données cruciales pour la
prise de décisions dans un contexte de rationalité limitée.
Dans une approche systémique des organisations 2 en évolution, il est
crucial de comprendre que chaque élément d'un système est
interdépendant et interagit avec les autres pour atteindre un objectif
commun. Cette vision holistique permet de prendre en compte l'ensemble
des interactions et des dynamiques à l'œuvre au sein d'une organisation.
Une organisation est semblable à un système complexe, cet dernier est
constitué d’une multitude de système notamment (système de décision,
système de contrôle et le système d’information comptable).
Plusieurs auteurs renommés tels que Reix (1934-2006), Eris (2003) et
Haussaire (2004) se penchent sur le rôle essentiel du système
d'information comptable sous un angle similaire. En effet, ce système a
pour mission primordiale, d’améliorer la performance organisationnelle
(automatisation de processus), de communiquer avec les parties
prenantes (facilite la transmission des informations) et il sert d’aide à la
décision (il fournit les états financiers).
Le système d’information comptable partage les mêmes fonctionnalités
essentielles que les autres systèmes d’information. Il permet de collecter,
traiter, stocker et communiquer des données financières cruciales pour la
prise de décisions au sein d'une organisation. Ce système est spécialisé
dans la collecte des informations financières qui est une partie intégrante
du SIC sur lequel nous allons mettre un accent.
Bouquin (2008), « décrit la collecte de l’information comptable comme un
processus structuré permettant de capter les flux financiers en temps
réels, assurant ainsi l’exactitude des enregistrements comptable. »3
C’est sur l’analyse de l’efficacité du système d’information comptable de
la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor que porte
notre travail de recherche. Notre objectif est de mettre en évidence les
2
L’approche systémique des organisations est un cadre théorique qui considère l’organisation comme un système ouvert, en
interaction constante avec son environnement qui repose sur les principes de la théorie générale des systèmes développées par
Von Bertalanffy dans les années 1950.
3
Bouquin dans l’ouvrage comptabilité de gestion 5ieme édition paris 2008 p128.
contributions de ce système dans la prise de décision et comment il
influence la performance financière. Ce qui nous mène à poser la question
fondamentale suivante, dans quels mesure l’efficacité du système
d’information comptable influence-t-elle la performance financière et
contribue-t-elle à la prise des décisions de la Direction Générale de la
Comptabilité Publique et du trésor ?
L’intérêt de cette étude vise plusieurs cibles, pour l’État les résultats de
cette étude pourront contribuer à améliorer la gestion des finances
publique en identifiant, les pistes d’améliorations des SIC de la DGCPT tel
que (la formation et l’accompagnement des utilisateurs, la modernisation
technologique, l’intégration des systèmes pour une meilleure accessibilité)
en favorisant la prise de décision plus fiable et éclairé. En suite pour la
Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, les
recommandations issues de cette étude pourront aider la DGCPT à
optimiser ses processus comptables et améliorer la qualité des services
rendus, par ailleurs cette recherche professionnelle pour l’Université OMAR
BONGO cela peut s’inscrire, dans le cadre d’une recherche plus large sur
les systèmes d’informations comptables dans le secteur de systèmes
d’informations pour renchérir les connaissances dans ce domaine. De plus,
notre étude offre une opportunité d’approfondir des connaissances en
matière de SIC et de méthodologie de recherche et d’analyse des données
pour les étudiants. Enfin, pour ma propre connaissance ce travail,
représente une occasion de consolider nos connaissances sur les différents
aspects de l’efficacité du système d’information comptable de manière
générale.
Pour enrichir notre réflexion, nous allons approfondir notre sujet de
la manière suivante. Tout d'abord, il est essentiel de présenter l'analyse
conceptuelle du système d'information comptable. Nous examinerons les
différentes approches des organisations dans le premier chapitre, puis
nous ferons le système d'information comptable dans le second chapitre.
Ensuite, nous aborderons le cadre empirique de l'analyse de l'efficacité du
système d'information comptable dans la deuxième partie. Enfin, nous
présenterons le cadre de notre travail et notre méthodologie dans le
chapitre 3.
Chapitre.1 la théorie des organisations.
Ce chapitre se divise en deux sections principales. Tout d'abord,
nous aborderons l'approche systémique des organisations, Ensuite, nous
explorerons la théorie de la contingence.
Section 1. L’approche systémique des organisations.
Dans cette section il sera question d’aborder le concept de l’analyse
systémique sur plusieurs angles afin de mieux comprendre son
fonctionnement.
I- L ’analyse systémique.
« L’analyse systémique a été introduite en économie dans les
années 1950 par [Link] et en gestion par [Link] qui décrit une
organisation comme un système à partir de l’intégration des flux
( information, et monnaie) qui circulent. Le fonctionnement d’une
organisation est l’ensemble des décisions traduites en action qui
s’affichent dans le temps en fonction de plusieurs facteurs. »4
L’étude d’une entité comme un système demande des connaissances
préalables sur les concepts de l’analyse systémique de savoir faire la
différence qu’il y a entre la démarche analytique et l’approche systémique.
a) La démarche analytique.
Bien qu’il soit basé sur le principe de décomposition, il s’agit d’étudier
séparément les divers éléments d’un ensemble (organisation) pour rendre
compte de leur fonctionnement. Cette démarche montrera des limites en
raison des interactions multiples qu’il y a dans un système.
b) L’approche systémique.
4
Cours d’économie d’entreprise Dr LEUBOU 2021-2022
C'est à Bertalanffy (1901-1972)5 que l'on attribue la théorie des
systèmes. Cette théorie assimile l'organisation à un système (ensemble
des parties interdépendantes agencées en fonction d'un but) complexe,
finalisé, commandé et ouvert sur son environnement que l'on définit
comme l'ensemble des éléments extérieurs à l'entreprise ayant une
influence sur elle et qu'elle peut influencer en retour. En outre, l'analyse
systémique repose sur l'idée que pour bien comprendre le fonctionnement
d'un système, il faut examiner les relations existant entre les parties de ce
système. Il est important d’étudier les variables de sortie et d’entrées.
Les principaux concepts associés à la théorie des systèmes sont ceux
de système ouvert et de système fermé, et le sous-système
Le système ouvert et le système fermé : Selon Bertalanffy, un
système peut être de type fermé ou ouvert. Un système fermé ne
subit pas l’influence de son environnement extérieur, en revanche
un système ouvert reste en constante relation avec son
environnement extérieur. Or toutes les organisations fonctionnent à
l’intérieur d’un système ouvert puisqu’elles ont besoin des
ressources qu’elles transforment pour produire des biens et services.
Les sous-systèmes : font parties permanentes d’une organisation le
système d’information par exemple présente divers sous-systèmes,
dont le système de gestion, le système de contrôle et le système
d’information comptable.
I.1. Les caractéristiques de l’approche systémique.
Selon forrester (1961)6 une organisation est un système, qui peut se
définir comme un ensemble d’éléments en interaction. Ceux qui
composent un système et ceux qui sont en externe jouent un rôle bien
spécifique et différents dans une organisation.
Les composants une entité est constitué de plusieurs composant
varié quant à leur nature, structure, fonctionnement (matériels,
personnels). Lorsqu’une organisation a davantage d’élément, plus sa
5
Von Bertalanffy théorie générale des systèmes dunod paris 1991 1iere édition bordas 1973 p 312
6
Jay w Forrester industrial dynamics édition M.I.T press 1961 p464
variété de comportement est grande ce qui augmente sa capacité
d’évolution. En retour, la complexité engendre des difficultés de
régularisation et nécessite des systèmes de gestion (système de contrôle,
système d’information, et le système d’information comptable) efficace
pour piloter des autres systèmes (physique et financiers).
Dans tous systèmes il y’a des liaisons :
Les flux de l’informations, ces flux se manifestent lors de la prise de
décisions ou de communication.
Variable de commande, régularisation, prise de décision,
licenciement.
L’ouverture, comme tout système, une organisation a des frontières.
Il est ouvert c’est-à-dire qu’elle entretient des relations avec son
environnement ce qui explique les variables d’entrés et de sortie.
I.2. La régulation.
I.2.1 Définition.
Selon WEINER (1948), la régulation est un processus de rétroaction
qui permet à un système de s’adapter et de corriger ses erreurs pour
atteindre un état d’équilibre.
I.2.2 Les modes de régulation.
Une organisation est étant considéré comme un système, nous
distinguons plusieurs mode régulation que nous allons développer ci-
après.
La régulation par alerte : les perturbations ont affecté le
fonctionnement interne de l’entreprise a des résultats d’où des
mesures correctives. L’organisation y a recours lorsqu’elle n’a pas su
ou pas pu anticiper les perturbations.
La régulation par anticipation : c’est une régulation de long terme et
stratégique. Par anticipation on va éviter que le système soit
inadapté, il s’agit de traiter les perturbations de l’environnement
avant qu’elles n’affectent le système. Il est indispensable de
disposer des informations qui ont été collecter afin de prévoir des
éventuelles perturbations.
L’autorégulation : le système automatisé, le système va se retrouver
en équilibre permanent ou avoir un fonctionnement régulier. Chaque
élément de ce système ne peut avoir qu’un nombre limité de
comportements. Le nombre de relation entre ces systèmes est
réduit.
L’intérêt de considérer l’organisation comme un système montre que
l’entité est plus importante que la somme des parties. Le concept de
système rend de la diversité des organisations. Elle est influencée par son
environnement et réciproquement.
Section 2 la théorie de la contingence.
Dans cette section ; il sera question d’aborder cette théorie sur
plusieurs angles. La structure d’une organisation est conditionnée par les
traits qui caractérisent la situation dans laquelle elle opère. Or le SIC est
une partie importante de la structure de vie de l’organisation de sa
conception et doit être observé en tenant compte de l’effet des variables
organisationnelles.
II.1. Définition de la contingence
D’après le dictionnaire Larousse (2024) la contingence est une
expression qui signifie qu’une chose peut arriver ou, ne pas arriver, qu’elle
est fortuite, occasionnelle, accidentelle ou incertaine. Il s’agit de
l’éventualité ou de la possibilité qu’un événement se produise ou non.
II.1.1 Facteur de contingence structurelle.
Les facteurs de contingence structurelle selon Chapelier (1994) 7, de
façon simple dans un contexte d’une entreprise, dans sa recherche il
retient la taille et l’âge de l’entreprise, le degré d’information de la gestion
et la nature de l’activité. Toute fois les résultats ne confirment que
l’association entre la taille et les pratiques comptable. Pour sa Lavigne 8
7
Éric chapellier fait une thèse intitulé les facteurs de contingence des pratiques comptable en 1994
8
Membre du GRECO (centre de recherche en gestion des organisation) et professeur en comptabilité financier, Université du
Québec
montre que la taille des organisations influence l’efficacité du SIC, ainsi les
entreprises de taille moyenne disposent d’un SIC plus efficace que celle de
petite taille et encore plus de celle de très petite taille.
L’accroissement de la taille d’une organisation offre, en général une
meilleure disponibilité des ressources technologique et des compétences
humaines. Ceci permet une plus grande précision dans la préparation des
données comptables et une grande différentiation des modèles
informationnels pouvant satisfaire les besoins des dirigeants et permettre
une meilleure utilité de l’information comptable dans la prise de décisions.
II.2.1 Facteur de contingence comportemental.
De nombreux auteurs insistent sur le rôle central du dirigeant dans
une l’organisation, Chapelier (1994) pense qu’il convient d’élargir
l’approche contingence en intégrant, l’analyse des facteurs d’ordre
comportemental relatif au profil de chacun des acteurs comptables de
l’entité.
Le dirigeant occupe un rôle unique, car il est le seul à avoir à la fois
une fonction de producteur et d’utilisateur. Ainsi, ce sont les dirigeants qui
ont une formation en comptabilité ou en gestion qui disposent d’un SIC
plus efficace. Cela peut s’expliquer selon deux contextes bien définit,
d’abord certains items utilisés pour mesurer l’efficacité du SIC portent sur
la clarté de l’information comptable et facilite l’utilisation du SIC. Dans ce
sens, les dirigeants ayant une formation en comptabilité ou en gestion ont
plus la facilité à manipuler le SIC que d’autre. Ensuite, dans le contexte de
l’organisation, le dirigeant est dominant et c’est lui qui définit la mission
du comptable interne.
Ainsi les dirigeants en fonction d leur formation peuvent fixer les
objectifs de production des données comptables pour une meilleure
adaptation des informations fournies par les comptables.
II.2.2 Facteurs de contingence technologique.
Pour Woodward, Perrow et Thompson, trois chercheurs qui ont mis
en avant, la technologie comme facteur clé influençant l’organisation et
son efficacité, ils considèrent la technologie comme la contingence la plus
importante pour plusieurs raisons.
Selon Woodward (1958-1965)9, la technologie détermine la structure
organisationnelle et influence la performance. L’efficacité d’une
organisation varie selon la technologie utilisée. Elle met en évidence que
les entités les plus performante sont celle dont la structure
organisationnelle est adaptée à leur technologie.
D’après Perrow (1972)10, base sa réflexion sur la variabilité et
l’analyse des tâches pour montres, comment la technologie influence les
structures et les systèmes d’informations. Il distingue deux types de
technologie à savoir :
1. La technologie routinière, désigne un type de technologie
caractérisé par des tâches prévisibles, répétitives et bien avec peu
d’incertitude, les technologies routinières se situent dans la
catégorie des faibles variabilités et forte analycité ce qui veut dire
que, les problèmes sont rares et facilement solvables. L’organisation
favorise une bureaucratie stricte, avec des règles précises.
2. La technologie non routinière, se caractérise par une forte variabilité
des tâches et une faible analycité, c’est-à-dire les activités
complexes, imprévisibles et difficiles à structurer avec des règles
fixes. La structure organisationnelle est flexible et plus adaptable et
décentralisé.
Pour Thompson (1967)11, il examine l’impact de la technologie sur la
coordination et la gestion des incertitudes, il met en évidence trois types
d’interdépendance technologie à savoir :
9
Joan Woodward, 1965 technologie et structure organisationnelle édition Oxford p276
10
Charles Perrow 1972 complexité des technologies et gestion édition scott p224
11
James D Thompson 1967 technologie et interdépendance organisationnelle édition Mcgraw-hill p192
1. L’interdépendance de regroupement, chaque unité fonctionne
indépendamment.
2. L’interdépendance séquentielle, stipule tout simplement que les
tâches réalisées par une unité dépendent directement du travail
réalisé par une autre unité avant elle. La sortie d’une unité devient
l’entrée de la suivante.
3. L’interdépendance réciproque veut tout simplement dire que deux
ou plusieurs unités dépendent mutuellement l’une de l’autre pour
réaliser leurs tâches.
Nous pouvons dire, que l’efficacité d’un SIC dépend de sa capacité à
s’adapter aux technologies utilisées par une organisation pour produire
des informations fiable, pertinente, et en temps opportun. En effet plus la
technologie d’une organisation est complexe, automatisé, alors le système
d’information comptable doit être performant pour collecter efficacement
les informations comptables, une technologie avancée nécessite des
informations comptables plus précises et en temps réel pour soutenir le
processus de décision.
Chapitre 2 Le système d’information comptable.
Dans ce chapitre nous aborderons l’introduction à la nation du
système d’information comptable dans la première section et suivi de la
discussion sur ce concept.
Section 1 Introduction à la notion de système d’information
comptable.
Le système d’information comptable est une partie intégrante dans
l’ensemble organisé des systèmes d’une entité comme tout système
d’information. Il a pour fonction essentielle de collecter les informations
entrants en les transformant en données comptable.
I.1.Définitions
Le système d’information comptable peut être défini comme étant
un ensemble organisé de ressource qui permet de ressembler, de traiter,
de stocker, de transmettre et de communiquer ses informations
comptables sous différentes formes.
Selon [Link] (2003) le système d’information comptable est un
système central alimenté par les systèmes en amont, collecteurs des
données de chaque cycle d’exploitation. Et en aval, le système de pilotage
qui communique avec le système d’information pour canaliser les données
entrantes dans le processus de prise de décision.
Le système d’information comptable peut être identifier comme une
partie intégrante de l’organisation. Il aide à la prise de décision des
dirigeants grâce aux informations recueillies, traitées, et transmises. Les
SIC aident à la préparation des états financiers.
Le système d’information comptable est un composant du système
d’information global d’une organisation et qui est spécialisé dans le
traitement d’une information spécifique pour laquelle le qualificatif
« comptable » et nécessaire.
Selon Bigand.M et Camus.H (2006, p357)
Ils définissent le système d’information comptable, comme un
ensemble de système composé de trois systèmes à savoir le système de
pilotage, le système d’information, le système opérant ils mettent en
lumière l’interaction entre les trois systèmes.
Les domaines du système d’information comptable.
Nous retrouvons dans le domaine du SIC plusieurs penseurs qui
définissent et pensent que le SIC est un système de trois système à
savoir :
1. Le système de pilotage.
Bigang.M et Camus.H, définissent le système de pilotage comme
l’ensemble des dispositifs permettant à une organisation de prendre des
décisions stratégiques.
Pour Le Moigne, (1990) le système de pilotage est l’ensemble des
mécanismes permettant à une organisation de prendre des décisions,
d’orienter ses actions et d’ajuster son fonctionnement en fonction des
objectifs et de son environnement.
R. Reix (1934-2006) son approche est plus centrée sur l’information
alors il définit le système de pilotage comme étant un sous-système du
système d’information globale d’une organisation, il repose sur les flux
d’information qui permettent d’orienter et de contrôler le système
opérant.
2. Le système d’information.
Pour Bigang.M et Camus.H, ils définissent le système d’information
comme une interface entre le système de pilotage et le système opérant
qu’il joue le rôle de recueillir et de préserver les données.
Pour Le Moigne, le système d’information est un sous-système est élément
clé qui assure la communication interne et externe, et soutient la prise de
décision à tous les niveaux.
Quand a R. Riex le système d’information est l’ensemble des
mécanismes organisés permettant de collecter les informations, stocker,
afin de soutenir la gestion et la prise de décision.
3. Le système opérant.
Le Moigne définit le système opérant comme l’ensemble des processus
et des activités directement impliquées dans la production des biens et
services de l’organisation. Il représente la partie active du système, celle
qui est en relation directe avec l’exécution des tâches quotidiennes.
Pour Bigang.M et Camus. H le système opérant regroupe l’ensemble
des ressources et d’activités liés à l’organisation. Ce système exécute les
tâches et génère des informations sur son fonctionnement.
Aide à la décision.
Rivard et Talbot (2001 p280) le système d’information est un ensemble
d’activité qui stock, traite, collecte et diffuse l’information sous un
ensemble de contrainte appelé l’environnement des systèmes
interconnecté. Pour nos penseurs le SI est conçus dans l’objectifs de
soutenir les activités de prise de décision. Les auteurs découpent le
processus de décision en trois grandes phase.
La phase d’identification : cette première étape consiste à
analyser la situation et à identifier le problème ou
l’opportunité qui nécessite une décision. Elle repose sur la
collecte d’information.
La phase d’évaluation : une fois le problème identifier ou
défini, cette étape est basée sur le fait d’analyser et de
comparer plusieurs solutions possibles.
La phase de choix : cette dernière étape vise à aboutir à la
sélection de la meilleure option parmi celles évaluées.
(Comparaison des solutions, la prise de décision).
Dereux et Poullard (2021 p375) le SI est ensemble de ressource dont la
fonction principale est de collecter les données et transmettre
l’information au de toute l’organisation. Le système d’information vise à
soutenir les procédures de décisionnels, opérationnel et stratégique en
assurant la disponibilité, la qualité et la sécurité des informations
nécessaires et la performance de l’organisation.
Pour Herber.S prix Nobel de l’économie 1978 conçoit le SI comme un
mécanisme complexe de traitement de l’information qui soutient la prise
de décision au sein d’une organisation, il introduit le concept de rationalité
limité pour décrire la manière dont les individus prennent des décisions
dans des situations complexes. Selon lui, les individus ne disposent pas
des informations nécessaires pour prendre une décision rationnelle. Ils
doivent donc se contenter des solutions satisfaisantes plutôt que
optimales, c’est là où le SI joue un rôle crucial dans ce contexte en
permettant aux décideurs, de réduire les incertitudes et d’améliorer la
qualité de l’information.
Pour Simon (2000 p44).
Il définit le système d’information comme un outil essentiel permettant
aux entités de concevoir, mesurer et de contrôler les performances, il
décrit aussi le SI comme un moyen de s’assurer que les objectifs d’une
organisation sont alignés avec les performances des employés. Il insiste
sur le rôle des SI pour transmettre des données fiables, pertinentes, et en
temps réels a cela Simon ajoute que le SI est outil d’aide à la décision car,
il permet au manager de détecter les écarts par rapport aux objectifs et de
prendre une décision éclairée. Il termine dans son article en disant que les
SI doivent permettre une transparence des données à tous les niveaux
d’une organisation pour garantir la responsabilité et l’efficacité.
II.1 Les qualités attendues de l’information comptable.
Pour qu’une information soit utile et bien analysée ou interprétée, il
faut qu’elle puisse remplir plusieurs critères. Nous allons énumérer ces
qualités attendues de l’information comptable.
La pertinence : dans le cadre de la préparation et l’élaboration
des états financiers, la pertinence de l’information comptable
collectée est requise car, cette dernière permet à l’utilisateur
d’évaluer les évènements antérieurs, présent, ou à venir en
leur permettant de confirmer ou corriger des évaluations
passées. Cette qualité favorise la prise de décisions au sein
d’une quelconque organisation.
La fiabilité : l’information est fiable quand les utilisateurs
compétents et indépendants ont la certitude qu’elle décrit de
manière fidèle la réalité, à ce moment-là on dit que
l’information est fiable, vérifiable et sans erreurs.
La comparabilité : l’information financière fournie est
comparable, elle permet aux utilisateurs de relever les
différences entre les informations présentées, elle aide ainsi à
la compréhension les résultats précédemment réalisés.
III.1 Les caractéristiques du système d’information comptable.
Le système d’information comptable est l’ensemble des ressources
et de procédures auxquelles une organisation doit se référer pour rendre
compte aux différents organes chargés du contrôle ou du suivi des
réalisations. Nous citerons ci-après les multiples caractéristiques du
système d’information comptable.
III.1.1 L’utilisation de l’information comptables et des
connaissances comptables.
Les pratiques comptables se caractérisent par la production des
données comptables et leurs utilisations. Les informations financières sont
des données de gestion interne disponible dans les organisations et les
informations comptable qui contribuent aux processus de prise de
décision. Dans cette perspective la donnée est comme brute nécessaire à
la production de l’information.
Les principales activités comptables sont désormais connues :
L’identification des faits économiques et juridiques susceptibles
d’être retenu en comptabilité, la réalisation des traitements qui
permettent de mémoriser agréger synthétiser et communiquer les
données. Les postulats et principes à partir desquels sont construits les
représentations comptables depuis les événements élémentaires
jusqu’aux documents synthèse normatives.
III.1.2 L’architecture des systèmes d’informations comptables.
Le système d’information comptable se caractérise par les
différentes architectures citées ci-après.
Architecture du système d’information comptable = Architecture
informatique + Organisation comptable.
Par ailleurs le SIC se caractérise par les différentes architectures
comme il ressort dans le tableau suivant :
Tableau des différentes architectures du SIC.
Type du SIC. Architecture Organisation Taille de
informatique. comptable. l’organisation.
Micro-ordinateur Saisie manuelle Petite.
autonome,progiciel centralisée axe
Comptabilité
comptable. réglementé.
autonome.
Mini-ordinateur, Génération Moyenne à
réseau local, automatique des grande.
Comptabilité semi-
applications écritures comptable
intégrée.
fonctionnelles. axe réglementaire et
axe de gestion.
Architecture client- Saisie unique des Grande à très
serveur, applications événements. grande.
Comptabilité intégrée
« intégrés »
Source : Jean BONNEBOUCHE ? CLAUDE GRENIER, « système d’information
comptable » Edition Foucher, paris 2001, p103.
Il en ressort du tableau ci-dessus que :
La comptabilité générale autonome ; qui concerne les petites
organisations se caractérise par des données qui proviennent des autres
applications sous forme de documents ou des supports magnétiques. Les
autres opérations sont saisies directement à partir des pièces comptables,
le service comptable exerce ainsi un contrôle direct sur toutes les données
saisies.
La comptabilité semi-intégrée, la saisie ne s’effectue plus
uniquement sur les pièces de base, mais se fait à partir des événements
réels soit automatique, soit par des personnes qui en général ne sont pas
comptables. Elle concerne les moyennes et grandes entité. L’organisation
comptable dans ce cas, génère automatiquement des écritures
comptables.
La comptabilité intégrée, les modules comptables sont difficiles à
distinguer des modules opérationnels, les écritures comptables sont un
sous-produit des opérations traités en amont. La pièce justificative et
l’enregistrement comptable correspondant sont séparés un processus long
et parfois difficile à comprendre.
III.1.3 La saisie et l’utilisation du matériel informatique.
« L’élaboration des travaux comptables ont connus une modification
majeure avec l’avenue de l’informatique. Toutefois, les concepts de base
demeurent et la connaissance des méthodes traditionnelles d’organisation
comptable sont nécessaire à la bonne compréhension des systèmes
comptables automatisés. Actuellement presque toutes les comptabilités
sont tenues avec les moyens informatiques.
Au départ, les méthodes de traitement se sont limitées à une simple
transposition des méthodes manuelles, mais au fil des années des
changements profonds ont eu lieu. Ces changements sont dus à la
rencontre d’une offre technologie aux immenses potentialités, avec
l’accroissement des informations destinées à faciliter la maîtrise de la
performance globale de l’entité. »
IV.1-L’interaction entre le système d’information comptable et les
sous-systèmes du système d’information globale dans une
organisation.
Le système d’information comptable dans une organisation est
constamment en interaction avec d’autre sous-système ou encore
interconnecté. Nous n’allons pas développer toutes les interactions entre
sous-système du SI mais en cité quelqu’un et développé deux interactions
selon certains auteurs.
Le système de contrôle.
Le système de gestion.
Le système de décision.
Le système informatique.
D’après Bachel et Abrahamsen (1993), dans le connexionnisme les
systèmes ne fonctionnent pas de manière isolée. L’interaction repose sur
des mécanismes de rétroaction qui permettent aux sous-systèmes de
s’influencer mutuellement, ce qui est crucial pour l’adaptation et le bon
fonctionnement d’une organisation.
IV.1.2-L’interaction entre le système d’information comptable et le
système de gestion.
Le système de gestion peut se définir de la manière suivante c’est
un ensemble structuré de politique, de processus et de procédures mise
en place pour planifier, organiser, diriger et de contrôler les activités d’une
organisation afin d’atteindre ses objectifs.
Pour Haussaire et Pujol(2004 p450).
Le SIC et le SG joue un rôle dans le système d’une organisation car, ils
consistent de collecter, de traiter, les données financières tandis que, le
SG vise à soutenir le pilotage opérationnel de l’organisation.
L’auteur met un accent sur l’intégration.
Collier (2003, p512) vient rejoindre Haussaire et pujol sur l’intégration
entre le SIC et le SG car, pour les auteurs une intégration des systèmes
permet une circulation plus fluide de l’information financière et non
financière, essentielle pour la prise de décision.
La cohérence entre les systèmes.
Les auteurs se rejoignent en ce qui concerne la cohérence des
systèmes car, cela permet d’assurer l’efficacité et la pertinence des
informations fournies aux différents niveaux de management.
Données financières
Le système comptable OHADA de l’acte uniforme relatif au droit
comptable et à l’information financière, révisé en 2017, impose aux
organisations des États membres de l’OHADA d’adopter une comptabilité
normalisée, assurant la transparence et la comparabilité des états
financiers. L’obligation de la transparence et la fiabilité des données
financières, l’ohada insiste sur la fiabilité des informations financières pour
garantir la protection des investisseurs, des créanciers, et des partenaires
économiques. Toute falsification ou omission peut entraîner des sentions.
IV.1.3-L’interaction entre le système d’information comptable et le
système de décision.
Le système de décision : est processus de technique, d’outils et
d’information utilisé pour prendre des décisions de manière structurée.
Pour Marshall et Paul (2020 p848).
Les auteurs abordent plusieurs points important sur l’interaction du SIC et
SC, l’information pertinente ils soulignent que pour prendre des décisions
éclairées, les gestionnaires ont besoins d’information comptable qu’ils
soient pertinents et fiables. Le SIC doit donc être conçu pour répondre au
besoin d’information spécifique.
. SECTION 2: Discussion du concept du système
d’information comptable.
II-1. Définition d’un système :
Un système, un ensemble d'éléments interconnectés qui interagissent
entre eux pour un but précis, à direction générale de la comptabilité
publique et du trésor, un système comptable regroupe « les machines,
logiciels et du personnel qui contribuent à l’enregistrement des
évènements économique de la DGCPT et à la production des états
financiers » selon cette conception, un système d’information dans un
organisme comprend d’une façon non exhaustive, les sous-systèmes
suivant :
Achats (commande, paiement ; etc.).
Gestion de production.
Le personnel.
La comptabilité.
Prévision, planification, contrôle.
II.1.2 concept de l’information.
Le concept ‘information peut être abordé sous plusieurs définitions qui
varient d’un domaine à l’autre et il n’est pas important de présenter, dans
un cadre de notre sujet, une théorie de l’information mais de voir quelles
sont les conséquences de ces théories dans le domaine delà gestion des
organismes. L’information peut être définie de la manière suivante.
« Comme étant la transformation des données sous une forme
significative pour la personne qui reçoit ; elle a une valeur réelle pour ses
décisions et ses données ».
Il s’avère peut-être vrai que les manager reçoivent une masse des
informations alors que l’information dont ils ont besoin doit être
synthétique, assez focalisez sur toute l’activité de la DGCPT. Ils nous
semblent important de donner de l’information qui sera directement liée
à:
Son format :
L’information si elle est présentée selon les souhaits du récepteur, pourra
être plus courte et meilleure en qualité. C’est la notion de la valeur de
l’information
Au temps.
L’information n’aura de valeur surprise que si elle est transmise à
temps et d’une autre part elle n’aura de valeur tout court que si elle est
reçue avant la prise de décision qu’elle pourrait orienter.
II.2. Aspect d’un système d’information d’un point de vue
comptable.
La notion de système d’information comptable peut être appréhendée
au sein d’un environnement plus large, qu’est le contrôle de gestion. La
mise en place d’un système de gestion repose sur la coexistence de trois
facteurs : la structure d’organisation, un état d’esprit et un système
d’information. Il s’en suit alors que toute aide de décision nécessite une
information fiable et pertinente sur :
L’environnement de l’entité, son état présent et ses évolutions
possibles favorables ou défavorables.
L’entité, ses forces, ses faiblesses, face à l’instabilité et à la
complexité du monde économique. Prise dans le système
d’information, la comptabilité peut alors être définie comme un
ensemble d’état, de délais et de procédures auquel une entité doit
se conformer pour rendre compte aux organes chargés ou du suivi
des réalisations comme le montre la figure 1
Système d’information pour la gestion
Système d’information
comptable
État d’esprit
Structure -culture
d’organisation Comptabilité d’entreprise
-définition de la -motivation
de gestion
délégation, du
pouvoir
Règle et procédure
rr Contrôle de gestion
Décision Décision
Décision budgétaire.
stratégique. opérationnelles.
Source : richard Milk off des informations pour la maitrise des décisions et du contrôle Nathan, p80
Les relations qui existent entre le système d’information des gestions,
comptabilité de gestion et le contrôle peuvent être comprise dans ce sens
que le système d’information est le centre de toute l’organisation,
englobes-en son sien plusieurs sous-système dont le système
d’information comptable. Le système d’information influe à son tour sur la
comptabilité de gestion et le contrôle de gestion, puisque les informations
issues de la comptabilité ont un rôle prépondérant dans la gestion de toute
l’organisation. Contrôle de gestion de gestion ; qui dépend par ailleurs de
la structure et l’état d’esprit ; assure la sécurité et la fiabilité de
l’information, comptable, détecte et corrige en temps les erreurs de
dysfonctionnement de l’organisation.
II.2.1. Fondements du système d’information comptable.
L’utilisation de la théorie des systèmes permets d’appréhender la
comptabilité comme étant un système d’information. Il semble pourtant
réaliste de différencier dans tous les systèmes ouvert deux sous-
systèmes : le système opérant et le système de pilote, le système opérant
est l’organisme que l’on veut gérer et qui réalise les tâches constituant, la
finalité de l’organisation, il assure l’exercice proprement le dit des
transactions avec son environnement. Le système de pilotage, comme son
nom l’indique permet d’orienter l’action du système opérant en fonction
des finalités du système, de l’évolution de l’environnement. Les deux
sous-systèmes communiquent entre eux par l’intermédiaire d’un système
découplage que l’on appelle système d’information.
Vu le rôle que joue le système d’information cette représentation d’un
système général en trois système composants :
Le système de pilotage
Le système d’information
Le système opérant
Permet de faire apparaitre la quasi-totalité des mécanismes qui
caractérisent le fonctionnement d’une organisation.
Figure 2: schéma d’une organisation et des systèmes
composants.
Système de Pilotage
Système d’information
Système opérant
Source : le Moigne j.f l’informatique d’organisation, amplificateur du système
d’information, France (paris) 1972. P58
D’après ce schéma le système d’information (SI) assure le couplage
de la réciproque du système de pilote (SP) sur le système opérant se
compose comme l’ensemble des ressources relatives à l’activité d’une
entité. Le système de pilotage englobe les éléments responsables de la
gestion et la conduite a de la DGCPT et de ses moyens. Le système
d’information est un outil de communication entre le système opérant et le
système pilote. Le but crucial du SI, dans cette optique, est de fournir à
chaque acteur de la DGCPT toutes les informations actuelle ou passé ;
c’est à dire que, un agent peut se retrouver soit au niveau de pilotage ou
au niveau opérant.
II.2.2. Particularités structurelles du système d’information
comptable.
Parmi l’ensemble des systèmes composant d’une organisation, c’est le
système comptable qui, présent le plus de particularités en étant
considéré comme « le plus ancien des systèmes d’information dans les
organisations »
Le système comptable est présent dans toutes les organisations
désireuses de connaitre la valeur de leurs patrimoines la comptabilité,
envisage sous son acception la plus élargie présente en effet, les
caractéristiques d’un système d’information. Les données enregistrées lors
de la transactions d’une organisation avec son environnement, sont
mémorisées et traitées par le système comptable, selon les modalités
particulières qui tiennent au choix des principes que l’on retrouve dans les
ouvrages de la théorie comptable et de l’équation comptable. Que nous
connaissons Ressource = Emploi.
Cela veut dire l’origine des ressources doit être égale à l’usage fait de ces
mêmes ressources. Nous allons développer quelques principes
comptables.
Le postulat de continuité de l’exploitation, dont les deux principes
sont la période et la conformité
Le principe de permanence des méthodes et principe de prudence.
Quant à l’existence et à l’utilité de ces règles appelés ici principe
comptable, le principe de permanence des méthodes apparaît
fondamental car il empêche les producteurs de l’information d’occulter
d’éventuels détournement des richesses. Ces principes énoncés ci haut
sont même le fondement et la spécificité du modèle comptable.
II.2.3 Schématisation du processus comptable.
Le système comptable est souvent présenté comme un système de
traitement de l’information ou l’accent est mis sur le traitement au
détriment de la saisie.
La présentation courante ne permet pas de mettre en évidence non
plus la phase essentielle de la démarche comptable, le classement des
informations. Cette fonction que certains auteurs rattachent à la saisie et
d’autre au traitement des informations comptables, ces observations
conduisent à distinguer trois fonctions traditionnelles : la collecte, le
classement, et le traitement de l’informations comptables.
L’information, comme nous l’avons déjà vu dans les pages
précédentes, doit si possible posséder un certain nombre de qualité. Ces
qualités résultent elle-même des caractéristiques du système
d’information, de sa capacité à saisir, traiter, et diffuser de l’information
prise, décisive, actuelle, et permettant d’ajouter de la valeur à une
décision.
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE.
Dans ce chapitre nous ferons une présentation de la méthode de
collecte des données, puis nous présenterons la méthodologie utilisée
pour faire notre analyse suivie d’une présentation générale de la Direction
Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor.
Section 1 : Présentation générale de la Direction Générale de la
Comptabilité Publique et du Trésor et justification du
thème.
Dans cette section, nous allons vous présenter la Direction Générale
de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT), une institution
incontournable qui nous a offert l'opportunité d'effectuer un stage
pratique. Ce stage a été une véritable aubaine pour approfondir nos
connaissances théoriques dans le domaine de notre travail.
1.1. Historique, Missions et organisation de la DGCPT.
1.1.1-Historique.
Le Trésor public gabonais, créé par décret n°295 du 25/09/1965 et
aujourd’hui organisé au sein de la Direction Générale de la Comptabilité et
du Trésor (DGCPT) ; depuis l’adoption de décret n°280/PR du 22/08/2014,
est l’administration centrale du dispositif financier de l’État gabonais.
Ayant pour 9ième Directeur Générale Monsieur Luther Steeven ABOUNA
YANGUI, promu au conseil des ministres du 28 Septembre 2023, la DGCPT
est en effet chargée de traiter les questions relatives à la comptabilité
publique, à l’exécution du budget de l’ETAT, des collectivités locales et des
établissements publics et à la gestion de la trésorerie de l’ETAT.
Pour la réalisation de ses missions ; la DGCPT s’appuie sur un effectif
de 1622 agents, réparti en plusieurs catégories, dont les Inspecteurs
principaux du trésor (IP) ; des Inspecteurs centraux du trésor (ICT) ; des
Inspecteurs ; des contrôleurs ; et Huissier du trésor (C.H.T) et des Agents
de recouvrement(AR).
Ce personnel exerce aussi bien au sein de la Direction Générale, que
dans les 128 postes comptables qui composent le réseau du trésor. À
travers celui-ci, le trésor couvre non seulement la quasi-totalité du
territoire national avec la présence de Trésoreries provinciales, de recettes
perception, mais diplomatique avec 13 paieries
Le pilotage et la coordination des activités de ce magnifique réseau
sont assurés par des organes de gestion mis en place au sein de la
Direction Générale notamment pour garantir la réalisation des objectifs
contenus dans son plan stratégique.
1.1.2 Les missions de la DGCPT.
La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor a pour
mission :
La tenue de la comptabilité publique.
La Direction de la comptabilité Publique et du Trésor, en relation avec
les autres administrations, a en charge toutes les questions relatives à
l’élaborations et à la mise en d’un cadre conceptuel relatif à l’organisation
de la comptabilité des entités publiques d’une part, et la conception de
processus permettant de présenter une image fidèle de la situation
financière de ces entités.
Outre les nomenclatures et les nouvelles spécifications comptables,
les reformes en matière de la comptabilité publique ont abouti à de
nouveaux référentiels comptables en l’occurrence la production des états
de synthèse composé du bilan, du compte de résultat et du tableau de flux
de trésorerie qui, avec la balance générale des comptes, constituent le
compte général des comptables de l’État.
De plus, avec les administrations compétentes, la DGCPT définit dans
quel contexte les opérations de recette et de dépense doivent être
exécutées par les comptables publics, tout en participant à l’élaboration
des projets de texte à caractère financier, et en assurant la diffusion et le
suivie l’application des normes comptables.
Entre autres, la DGCPT est chargé de la, garde, de la conservation des
fonds et valeurs confiés aux organismes publics et des pièces justificatives
de toutes les opérations en vue de la tenue de la comptabilité. Elle doit
nécessairement effectuer une intégration des opérations de tout le réseau
comptable afin de produire le compte gé6néral des comptables de l’État
Gestion de la trésorerie.
La DGCPT a entre autre mission, d’assurer la gestion de la trésorerie
de l’État en deniers et valeurs.
La mise en œuvre de cette mission se heurte au quotidien au
caractère asynchrone du rythme d’encaissement des recettes et de
paiement. Afin de garantir la crédibilité de l’État. Le trésor doit
quotidiennement réconcilier ces deux paramètres et assurer le respect de
toutes les échéances.
Au Gabon, la gestion de la trésorerie a connu de nombreuses
mutations pour s’adapter à l’évolution de l’environnement des finances
publiques. Au titre des principales innovations nous notons :
La création d’un Compte Unique du Trésor.
La dématérialisation des moyens de paiement.
La modernisation des instruments de financement de la trésorerie,
avec une préférence accrue des instruments de marché (BTA, OTA).
L’exécution du budget.
Le budget de l’État défini comme l’ensemble des documents, votés
par le parlement, qui prévoient et autorisent les ressources et les charges
de l’État pour chaque année fait intervenir plusieurs acteurs dans son
exécution. Dans ce cas, la DGCPT est chargée notamment.
De prendre en charge, de recouvrer les ordres de recette et
d’effectuer l’encaissement des droits au comptant et des produits de
toute nature dont la perception a été régulièrement autorisé au
profit de l’ETAT, des comptes spéciaux du trésor, des collectivités
locales et des établissements publics dont elle assure le service
financier.
D’exécuter, par elle-même ou par un tiers, pour son compte
l’ensembles des opérations de recette et de dépense du budget
général de l’État, des budgets annexes et des comptes spéciaux du
trésor dont elle est assignataire.
D’exercer avant paiement, le contrôle de la régularité des dépenses
mises à la disposition de l’État et des autres organismes publics.
De définir, en concertation avec les autres administrations
compétentes, les stratégies de mobilisations des ressources ou de
maîtrise des dépenses de l’État et des autres organismes publics.
De produire, concurremment avec les autres administrations
compétentes, les données financières nécessaires à l’élaboration à
l’exécution et au contrôle des lois de finances.
De suivre l’évolution des ressources et des emplois budgétaires.
D’assurer la fonction de conseil financier et l’assistance aux
ordonnateurs.
Pilotage et animation des services.
En matière de pilotage et d’animation des services, la Direction
Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor assure la coordination et
le suivi des activités e son réseau.
Dans son rôle d’appui aux services, qui vise notamment à permettre
aux différents postes comptables d’accomplir au mieux les missions qui
leurs sont dévolues par le décret n°280, la Direction Générale met en
œuvre la politique de gestion des ressources humaines, définit et ventile
les moyens mis à dispositions.
1.1.3.L’ organisation de la DGCPT.
La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor est
placée sous l’autorité d’un directeur générale, nommé par décret en
conseil de ministre sous proposition du ministre responsable, parmi les
inspecteurs principaux ou centraux du trésor, les inspecteurs de finance
ou de tout autre agent publique permanant de la première catégorie du
secteur économique et financier, tous justifiant d’une ancienneté de dix
ans (10ans,). Dans les services d’une administration financière publique.
Le Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor impulse,
coordonne, contrôle les activités des directions et services ainsi que le
réseau comptable du trésor.
La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor
comprend.
Service d’appui :
L’inspection des services.
La Direction des Ressources Humaines.
La Direction du Patrimoine et des Moyens.
La Direction des Opérations Monétaire et Financière.
La Direction des Études et de la Règlementation.
La Direction des Système d’Information.
Le Service courrier.
Le Service Accueil et Relation Publique.
Le Service Sécurité.
Les services centraux
Les services centraux sont organisés en deux pôles :
La Trésorerie Centrale
L’Agence Comptable Centrale.
Les services déconcentrés.
Les services déconcentrés comprennent.
Les Servies Territoriaux.
Les postes Comptables à compétence Générale.
Les Recettes-Perceptions Provinciales.
Les Recettes-perceptions.
Les Perceptions.
Dans le cadre de notre stage ; nous mettrons un accent particulier sur
la Direction de la Centralisation et de la Production Comptable. (DCPC)
En effet, la Direction de la Centralisation et de la Production
Comptable compte un Directeur de la DCPC est nommé par décret lors
d’un conseil de ministre, et il est assisté par deux adjoints. La DCPC est
essentiellement constituer de quatre services à savoir
Le service poste comptable extérieur.
Le service poste comptable intérieur.
Le service poste comptable des collectivités locales et des
établissements publics.
Le service poste comptable qualité et production comptable.
1.2. Description des services et Organigramme.
Comme nous avons si bien énuméré plus haut la DCPC compte quatre
services pour assurer son bon fonctionnement
1.2.1-Dscription des services.
La direction de la centralisation et de la production comptable
comporte quatre service de poste comptable.
1. Le service poste comptable intérieur et le service poste comptable
extérieur.
Visé par l’article 96 chacun des services dans sa sphère de compétence
notamment ont pour missions :
De veiller à l’apurement manuel des comptabilités à centraliser ;
De donner la réponse en tant qu’interface fonctionnelle aux besoins
et sollicitations des postes comptables,
De procéder à l’intégration comptables des opérations effectuées
par l’ensemble des postes comptables.
Du suivi de la collecte, sur support magnétique, des comptabilités
des postes comptables non connecté au système centrale.
2. Le service poste comptable des collectivités locales et établissements
publics a pour missions :
De suivre l’exécution des budgets des collectivités et des
établissements publics,
De la fixation des plafonds budgétaires en collaboration avec les
administrations compétentes.
De suivre les comptes des collectivités locales et des
établissements. Etc.
[Link] service poste comptable qualité et production comptable, a pour
mission :
De la régularisation des anomalies comptables en liaison avec les
postes concernés.
De suivre la performance comptable des services.
De la saisie des écritures correctives au travers des opérations
d’ordre et de contrepartie.
1.2.2- Organigramme
Directeur
Générale
Directeur
Général
adjoint
Agent Comptable Central du Trésor
DCPC
DA.1 DA.2
DCPC DCPC
C.S.P.I C.S.Q.P.C C.S.P.E C.S.C.L.E.P
Source : guide de procédure de la DGCPT.
1.2.3 Le déroulement du stage.
Tout au long de notre stage nous avons bénéficier de nombreuses
connaissance et effectuer une pratique en qualité d’apurement des
comptes et de régularisation des écritures comptables et de la
comparaison des soldes d’entrés et de fin des comptes a des périodes
différentes. Ce fut un stage riche en émotion, savoir et en expérience
professionnelle dans le domaine de la comptabilité.
Nous avons effectué des séances de travail avec des délégués
spéciaux sur les débats d’orientation budgétaire organisé par la DGCPT et
un séminaire avec les trésoriers provinciaux.
Cependant il ne manque point de nombreuses critiques observées
durant notre période de stage, notamment celle lié au non-respect des
clôtures des journées comptables par les agents comptables au poste et le
retard de récupération des journées comptable par la DSI.
Nous avons rencontré des difficultés avec l’application ASTER qui
sert notamment à effectuer des fiches de comptes, des balances et
manque de matériels de bureau pour les agents comptables qui viennent
à la DGCPT pour utiliser l’application IG avec leurs identifiants.
.1.2.4 Justification du choix du thème
Pendant ces mois de stage riche en activité professionnelle nous
avons eu la possibilité d’effectuer plusieurs tâches au sein de la Direction
Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, plus précisément à la
Direction de la Centralisation et de la Production Comptable qui est
composé de quatre postes comptables.
Nous avons été confronter à une forte requête notamment des
agents comptables qui se plaignaient du faite que Aster ne traduisait pas
fidèlement les opérations qu’ils avaient eu a faire sur leurs différents
poste. C’est dire qu’il y a une différence entre les informations comptables
qui sont sur IG contrairement aux informations qui apparaissent sur Aster.
À cet effet nous avons jugé utile de porter une réflexion sur l’analyse de
l’efficacité du système d’information comptable cas de la DGCPT.
Section.2 : Les caractéristiques d’une organisation.
Dans cette section, nous mettrons un accent sur les éléments qui
distinguent cette organisation publique (DGCPT) à des entités privées.
2.1.-Définition et type d’organisations selon leurs missions.
2.1.1-Définition.
Selon l’auteur « [Link] 1970 il définit une organisation comme
une coordination rationnelle des activités d'un certain nombre de
personnes pour l'atteinte d'un but explicite commun, via une division du
travail et une hiérarchie de l'autorité et des responsabilités »
Pour « Drucker, une organisation est une machine à maximiser les
forces humains ».
Une organisation publique se définir de la manière suivante c’est une
entité qui assure la production et la gestion des services publics, financée
principalement par des fonds publics.
2.1.2 Les types d’organisations selon leurs missions.
Nous distinguons plusieurs types d’organisations et différentes
missions :
Organisations marchandes : qui ont comme mission de réaliser des
bénéfices (à but lucratif) en produisant des biens et services, des
objectifs économiques (croissances du chiffre d’affaire, parts de
marché profit) les entreprises.
Organisation non marchandes : qui ont comme mission des services
à une population en tant que services publics avec des objectifs non
directement économique (emploi, la formation, rémunération)
La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor en tant
qu’institution publique, elle est au service de l’intérêt général et a pour
mission de fournir des services en comptabilité publique en terme de
transparence, d’intégrité et d’éthique et de veiller à la transparence des
opérations financières. Dont la mission principale est de gérer et contrôler
les finances publiques et a pour objectif de garantir la transparence et la
responsabilité dans la gestion des fonds publics.
2.2- La structure organisationnelle et organisation selon
Mintzberg.
2.2.1 Division du travail.
Une organisation est un système parce qu’elle est un ensemble de
plus ou moins structuré d’éléments interdépendants, la structure doit
assures à la fois la différenciation, basé sur la division du travail et la
spécialisation des tâches, dans le but d’atteindre une grande efficacité. Et
l’intégration d’où l’existence de règles et des procédures officielles, d’un
minimum de hiérarchie, d’une supervision et d’un contrôle.
2.2 2-L’exercice du pouvoir
Nous pouvons distinguer plusieurs types d’exercice de pouvoir que
nous allons citer quelques-uns.
Le modèle linéaire : le commandement est formellement exercé par
le biais d’ordres d’un supérieur adressés à tous les domaines de
l’entité et sans possibilité qu’un autre domaine intervienne dans la
prise de décisions.
Le modèle fonctionnel : c’est le modèle basé sur la division et la
spécialisation des tâches, dans le but d’atteindre une plus grande
efficacité.
Modèle de ligne : combine à la fois l’aspect verticale et fonctionnel
qui le commande est centralisé dans une seule directive, bien que
certains départements jouissent de la liberté et ont la responsabilité
de prendre des décisions qui concernent les tâches de leur
domaine.
La DGCPT est caractérisée par son organisation hiérarchique, elle est
dirigée par un Directeur Général, assisté de directeurs et des chefs de
département spécialisés. Cette structure organisationnelle permet une
répartition claire des tâches et des responsabilités, ainsi qu’une
coordination efficace entre les différentes unités.
2.2.3- L’organisation selon Mintzberg.
Pour l’universitaire canadien il distingue six parties de base pour une
organisation que nous allons citer :
Le sommet stratégique : c’est l’organe de direction d’une
organisation ou est suspendu le plus haut niveau de décision.
Le centre opérationnel :il constitue la base de toute organisation au
sein de laquelle on trouve ceux qui effectuent le directement
productif.
La ligne hiérarchique : c’est ne hiérarchie d’autorité composée de
cadre opérationnels, chargés d’animer les équipes de travail
directement productive. Interaction entre le sommet stratégique et
le centre opérationnel.
La technostructure : elle est composée d’analystes et d’experts qui
réalisent des activités appelés indirectement productives.
La fonction de support logistique : des unités variées (Rh, accueil,
etc.) assurent des prestations qui ne sont pas liées à l’activité de
l’organisation mais ; qui sont nécessaires à son fonctionnement
général.
Idéologie des organisations : elle se fonde sur les, normes, d’une
entité
2.3. L’environnement externe.
Une organisation est un système ouvert sur son environnement : son
fonctionnement est inévitablement lié aux caractéristiques et à la
dynamique de cet environnement.
Son statut juridique
Les règlementations.
L’organisation cherche à assurer sa pérennité et son développement en
tenant compte des contraintes que l’environnement lui impose, d’où la
nécessité dun système d’information. Car une organisation est une unité
de décisions
La Direction Générale de la comptabilité Publique et du Trésor est
soumise à un statut juridique et une règlementation strict qui définit ses
missions, ses procédures et ses attributions. Notamment le code général
de comptabilité publique, le code général des collectivités locales, le code
du trésor public et le décret n°280/PR du 22/08/2014 qui encadre son
fonctionnement. Ces réglementations garantissent la conformité aux
normes comptables, aux principes de transparence et d’intégrité et aux
exigences de la comptabilité publique.
2.4-Le processus de système.
2.4.1-Le processus de système.
Un système d’information doit également jouer un rôle important dans
le système d’une organisation, il doit fournir des outils d’analyse et de
reporting qui permettent d’évaluer la performance financière et détecter
les anomalies éventuelles. Une utilisation optimale du système
d’information comptable permettra à la DGCPT d’améliorer sa capacité à
anticiper et résoudre les problèmes financiers et de prendre une meilleure
décision. Une organisation est un système en interaction.