Royaume du Maroc ﺍﻟﻣﻣﻠﻛﺔ ﺍﻟﻣﻐﺭﺑﻳﺔ
Université Mohammed Ier ﺟـﺎﻣـﻌـﺔ ﻣﺣـﻣﺩ ﺍﻷﻭﻝ
Faculté des Sciences ﻛـﻠـﻳـﺔ ﺍﻟـﻌﻠــﻭﻡ
Oujda ﻭﺟـــﺩﺓ
Cours de Physique de l’atmosphère
Professeur: M.A. Moussaoui
Master
Section : S3
Année universitaire : 2024--2025
Chapitre 4
Rayonnement et atmosphére
M.A. Moussaoui 2
I- Introduction
Observations
1 Développement des sciences a été et est toujours lié à l’observation du ciel
Œil humain, dispositif optique, télescopes, satellites, MIR, SSI
2 Les relations astronomiques ne nécessitent pas la connaissance du
Rayonnement solaire
Unité astronomique: 1AU = 1,496 108Km
Distance moyenne soleil terre (orbite elliptique)
1 AU = 149597890 ± 500Km
Distance minimale: 0,983 AU
Distance maximale: 1,017 AU
Spectre Electromagnétique: Tableau du visible, UV, IR, SW et LW
Spectre du soleil: spectre du corps noir à 5777°K et spectre réel
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MIR: Paix » et « Monde:
station russe
Mise en orbite 19 février 1986 et
détruite volontairement
le 23 mars 2001,
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SSI: Station spatiale internationale
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Composition du soleil
Pourcentage par nombre
Elément Pourcentage par masse
d'atomes
Hydrogène 92,0 73,4
Hélium 7,8 25,0
Carbone 0,02 0,20
azote 0,008 0,09
L'oxygène 0,06 0,80
Néon 0,01 0,16
magnésium 0,003 0,06
silicone 0,004 0,09
Soufre 0,002 0,05
Fer 0,003 0,14
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Distribution interne :
■ Le Soleil se divise en plusieurs couches, chacune ayant une
composition et des conditions spécifiques :
Noyau : Où se produit la fusion de l'hydrogène en hélium.
Zone radiative : Énergie transférée par radiation.
Zone convective : Énergie transférée par convection.
Photosphère : Couche visible de la surface solaire.
Chromosphère et Couronne : Couches externes, observables
durant une éclipse solaire, riches en phénomènes comme les
éruptions solaires et les vents solaires.
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M.A. Moussaoui 8
Réactions de Fusion thermonucléaires solaires
Les réactions de fusion thermonucléaires
Atmosphère, solaires se produisent
dans le noyau du Soleil, où lesAuteur
températures et les pressions
échelle : 7,7 Km
Epaisseur:
sont si élevées (environ 15 millions 800km et 200 milliards de
de kelvins
Masse: 5,148. 1018Kg
fois la pression atmosphérique terrestre) que les noyaux
Terre, Rayon moyen : 6371 Km
d'hydrogène peuvent surmonter leurs répulsions
électrostatiques pour fusionner.
Ces réactions de fusion libèrent l'énergie qui alimente le Soleil
sous forme de lumière et de chaleur.
Le processus principal de fusion dans le Soleil est la chaîne
proton-proton (chaîne pp), qui convertit l'hydrogène en hélium.
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Étape 1 : Formation du deutérium
Deux protons (hydrogène-1) se combinent pour former du
deutérium (hydrogène-2), émettant un positron et un neutrino :
Atmosphère,
Auteur échelle : 7,7 Km
Epaisseur: 800km
Cette réaction est relativement lente,
Masse:ce5,148.
qui contribue
1018Kg à la stabilité
de la production d’énergie solaire.
Terre, Rayon moyen : 6371 Km
Étape 2 : Formation de l'hélium-3
Le deutérium produit fusionne avec un autre proton pour former
de l'hélium-3, émettant un photon gamma :
Étape 3 : Formation de l'hélium-4
Deux noyaux d'hélium-3 se combinent pour former un noyau
d'hélium-4, libérant deux protons :
Ce processus produit l'hélium-4 (noyau d'hélium stable) et libère de
l'énergie sous forme de rayonnement et de particules.
M.A. Moussaoui 10
Défaut de masse solaire
Atmosphère,
Le défaut de masse solaire se réfère
Auteur à la différence
échelle : 7,7 Km de masse
entre les protons initiaux et le Epaisseur:
noyau 800km
d'hélium final produit
Masse: 5,148. 1018Kg
dans les réactions de fusion du Soleil.
Terre, Rayon
En d'autres termes, lors de la fusion moyen : 6371 Kmdans le
thermonucléaire
noyau solaire, une petite partie de la masse des protons est
convertie en énergie, conformément à la célèbre équation
d'Einstein :
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Dans le Soleil, quatre protons fusionnent pour former un
noyau d'hélium-4, mais la masse du noyau d'hélium-4 est
légèrement inférieure à la somme des masses des quatre
Atmosphère,
protons initiaux. Auteur échelle : 7,7 Km
Epaisseur: 800km
Masse: 5,148. 10 18Kg
Cette différence de masse (ou "défaut de masse") est convertie
Terre, Rayon moyen : 6371 Km
en énergie qui est ensuite émise sous forme de rayonnement
solaire.
Pour chaque cycle complet de la chaîne proton-proton, environ
0,7 % de la masse des protons initiaux est convertie en
énergie.
En termes absolus :Chaque réaction de fusion libère environ
26,7 MeV, soit environ 4,3 x 10⁻¹² joules par noyau d'hélium
produit.
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Sur des milliards d'années, ce processus entraîne une perte de
masse significative pour le Soleil, même si elle est faible par
rapport à sa masse totale. Atmosphère,
Auteur échelle : 7,7 Km
Environ 4 millions de tonnes de masse
Epaisseur: sont converties en
800km
Masse: 5,148. 10 18Kg
énergie chaque seconde dans le noyau solaire.
Terre, Rayon moyen : 6371 Km
Bien que le Soleil contient une quantité gigantesque
d’hydrogène, cette perte de masse est l’une des raisons pour
lesquelles le Soleil a une durée de vie finie d'environ 10
milliards d'années.
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Chaque seconde, le Soleil émet une énergie d'environ 3,8x 10²⁶
joules sous forme de rayonnement.
Atmosphère,
Auteur échelle : 7,7 Km
En utilisant la formule d'Einstein: =Δ ⋅800km
Epaisseur: 2, où est la vitesse
18
de la lumière (environ 3×108 m/s), nous
Masse: 5,[Link]
10 Kg calculer le
défaut de masse par seconde, Δ Terre,
: Rayon moyen : 6371 Km
M.A. Moussaoui 14
Rappel sur le rayonnement électromagnétique
Nature du rayonnement électromagnétique
■ Le rayonnement électromagnétique est une forme de transport
d'énergie par des ondes électromagnétiques.
■ Il comprend plusieurs types de rayonnements, classés selon leur
longueur d'onde : des ondes radio aux rayons gamma, en passant
par la lumière visible, les rayons ultraviolets, et les infrarouges.
■ En climatologie, les rayonnements solaire (principalement dans
l'ultraviolet et le visible) et infrarouge (émis par la Terre) sont les
plus importants.
M.A. Moussaoui 15
■ La quasi-totalité du transfert d'énergie entre la terre et le reste
de l'univers s'effectue par le biais d'un processus radiatif.
■ La Terre et son atmosphère absorbent le rayonnement solaire à
ondes courtes et émettent un rayonnement infrarouge à ondes
longues vers l'espace.
■ Les taux moyens d'absorption et d'émission sont pratiquement
égaux, ce qui permet de conclure que le système terre-
atmosphère est pratiquement en équilibre radiatif.
■ Le rayonnement électromagnétique est une source primordiale
d'énergie dans l'atmosphère.
M.A. Moussaoui 16
Le rayonnement est décrit comme des ondes
électromagnétiques qui se propagent dans l’espace à la
vitesse de la lumière.
Il est défini par sa longueur d’onde et sa fréquence , reliées
par la relation = , où est la vitesse de la lumière.
La quantité d'énergie associée à un photon est égale à hv.
Un photon faisant partie du rayonnement solaire entrant peut
interagir avec les molécules de gaz à certaines fréquences
discrètes, ce qui entraîne l'absorption du photon et
l'excitation de la molécule de gaz.
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Spectre du rayonnement
Le spectre du rayonnement désigne la distribution de
l'énergie d'un rayonnement électromagnétique en fonction de
la longueur d'onde ou de la fréquence.
Chaque source de rayonnement (comme le Soleil, la Terre, ou
des corps noirs) émet une quantité d'énergie qui varie selon
les différentes longueurs d'onde, formant un spectre.
Le spectre électromagnétique couvre une large gamme de
longueurs d'onde, allant des ondes radio (longues) aux
rayons gamma (courtes).
M.A. Moussaoui 18
Voici un aperçu des principales catégories dans le spectre
électromagnétique en fonction de la longueur d'onde :
M.A. Moussaoui 19
Longueurs d’ondes UV, V et IR
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Spectre du rayonnement solaire
Le Soleil est la principale source d'énergie pour la Terre.
Le spectre du rayonnement solaire ressemble à celui d'un
corps noir à une température d'environ 5800K, bien que
l'atmosphère solaire modifie quelque peu ce spectre.
La majeure partie de l'énergie émise par le Soleil se trouve
dans les longueurs d'onde suivantes :
Lumière visible (environ 44 % du rayonnement total),
Infrarouge (environ 49 % du rayonnement total),
Ultraviolet (environ 7 % du rayonnement total).
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Spectre solaire à l'extérieur de l'atmosphère (AM0)
Le spectre du rayonnement solaire au-dessus de
l’atmosphère est souvent appelé spectre AM0 (Air Mass Zero).
Il représente la distribution spectrale avant que l'atmosphère
n'interagisse avec le rayonnement solaire.
Spectre solaire à l'extérieur de l'atmosphère (AM1,5)
Le spectre du rayonnement solaire qui atteint la surface
terrestre est différent de celui observé dans l'espace en
raison des interactions avec les gaz atmosphériques
(absorption, diffusion). Par exemple :
Les rayons UV sont partiellement absorbés par l’ozone dans la
stratosphère.
Les longueurs d'onde IR peuvent être absorbées par la vapeur d'eau
et le dioxyde de carbone.
L'AM1.5 est un standard souvent utilisé pour représenter le spectre du rayonnement solaire à la
surface de la Terre sous un angle zénithal correspondant à une masse d'air de 1,5, ce qui signifie que
le soleil n’est pas directement au zénith mais légèrement incliné
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Spectre du rayonnement terrestre
Le rayonnement terrestre, également appelé rayonnement
infrarouge thermique, est émis par la surface de la Terre et
l’atmosphère elle-même.
Il correspond principalement à de l'infrarouge lointain, avec
des longueurs d'onde comprises entre 4 et 100 µm, car la
température moyenne de la Terre est d’environ 288 K.
M.A. Moussaoui 25
Loi de Wien
La loi du déplacement de Wien aide à comprendre pourquoi le
spectre du rayonnement terrestre est centré dans
l'infrarouge:
Pour la Terre (T≈288 K), la longueur d'onde maximale est d'environ 10 µm,
soit dans l'infrarouge.
Pour le Soleil, (T≈ 5800 K), la loi de Wien donne une longueur d'onde de pic
d'environ 500 nm, ce qui correspond à la lumière visible
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Spectre du rayonnement atmosphérique
Les principaux gaz présents dans l’atmosphère et qui
absorbent le rayonnement infrarouge sont la vapeur d’eau, le
dioxyde de carbone, le méthane et l’ozone.
Une fois absorbé, ce rayonnement est émis par l’atmosphère
sous forme de rayonnement infrarouge.
L’atmosphère émet également sous cette forme le
rayonnement solaire qu’elle a absorbé.
Une partie est envoyée dans l’espace (195 W·m–2) et une autre
vers la surface de la Terre qui l’absorbe (222 W·m–2).
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Le Bilan Radiatif Terrestre
■ Le bilan radiatif est essentiel pour comprendre le système
climatique de la Terre. L’atmosphère absorbe une partie du
rayonnement solaire incident et réémet de la chaleur sous forme
de rayonnement infrarouge.
■ Radiation solaire incidente : Environ 30% du rayonnement
solaire est réfléchi vers l’espace par les nuages, les aérosols et
la surface de la Terre. Le reste est absorbé et contribue à
chauffer la surface terrestre et l’atmosphère.
■ Rayonnement terrestre sortant : La Terre émet principalement
du rayonnement infrarouge. Le flux net de rayonnement à la
surface dépend du forçage radiatif (effet de serre, nuages,
aérosols), qui détermine si la Terre se réchauffe ou se refroidit.
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Notions sur le corps noir
■ La notion de corps noir est en même temps simple et complexe.
Simple: Le corps noir représente un état d'équilibre
thermodynamique entre la matière et son rayonnement
l'Univers, les étoiles sont de bons corps noirs.
Complexe : implications en physique quantique, applications
pratiques, interaction entre le rayonnement et la matière,….
■ l'examen du spectre visible, qui ne comporte aucune partie noire et
brillante, rappelle que le noir est, plutôt qu'une couleur, une
absence de couleur.
■ Un corps absorbant apparaît noir
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■ Un corps noir est un objet idéal qui absorbe totalement tout le
rayonnement électromagnétique qui l’atteint, sans en réfléchir ou
en transmettre aucune partie.
■ En d'autres termes, il est à la fois un parfait absorbeur et un parfait
émetteur de rayonnement.
■ Le rayonnement émis par un corps noir dépend uniquement de sa
température, indépendamment de sa composition ou de sa
surface.
■ C'est pourquoi les lois décrivant ce type de rayonnement sont
cruciales pour modéliser et comprendre l'émission d'énergie des
surfaces terrestres et des objets célestes.
M.A. Moussaoui 33
■ Cependant, dans la nature, aucun objet réel ne se comporte
comme un corps noir idéal, mais certains objets, comme la surface
de la Terre ou le Soleil, s’en rapprochent dans certaines
conditions.
■ Un exemple de corps noir consiste en une enceinte isotherme
munie d'une toute petite ouverture
■ Les détecteurs optiques ont pour fonction de rendre compte de
l'information lumineuse. Cette opération nécessite l'absorption des
photons. Les détecteurs, dont la pupille de l'oeil humain
apparaissent noirs.
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Qu'est-ce qu'un corps "pas noir" ?
■ Un corps "pas noir", souvent appelé corps gris, est un objet
qui n'absorbe pas toutes les longueurs d'onde du rayonnement
électromagnétique de manière uniforme.
■ Un miroir est par définition très réfléchissant, et ne peut donc
pas être absorbant.
■ Il n'y a aucun équilibre entre un miroir et le flux lumineux qu'il
réfléchit.
■ Le rayonnement émis par une lampe à vapeur spectrale obéit à
des règles de quantification énergétique fixées par la nature du
gaz qui émet le rayonnement.
■ Les corps gris sont plus représentatifs des matériaux réels,
comme les métaux ou les surfaces peintes, qui n'absorbent
pas toutes les longueurs d'onde de manière égale.
M.A. Moussaoui 35
Emission du corps noir et du corps réel
■ Un corps noir présente une symétrie sphérique d’émission
uniforme,
■ Un corps réel, présente une asymétrie sphérique des émissions
qui se traduit par leur non uniformité.
M.A. Moussaoui 36
Quantités radiométriques
■ Les quantités radiométriques sont des grandeurs utilisées
pour décrire et quantifier le rayonnement électromagnétique,
notamment en termes d'énergie, de puissance, et de
distribution spatiale.
■ Elles sont essentielles pour l’étude des processus de transfert
radiatif dans l’atmosphère, les interactions du rayonnement
avec les surfaces terrestres, et les phénomènes climatiques.
■ Voici les principales quantités radiométriques:
■ Puissance Radiante ou Flux Radiatif (Φ)
■ Irradiance ou Eclairement énergétique ( )
■ Émittance énergétique ( ) ou Exitance
■ Brillance énergétique ou Intensité Radiante ( )
■ Radiance ( )
■ Densité d'énergie radiante ( )
■ Angle solide (Ω)
■ Quantités spectrales
■ Albédo
M.A. Moussaoui 37
Puissance Radiante ou Flux Radiatif (Φ)
■ Le flux énergétique Φ d'une source de rayonnement est la
quantité d'énergie rayonnée par une source pendant une
seconde dans tout l'espace.
■ C'est donc une puissance exprimée en watt.
■ C'est la puissance totale émise, transmise ou reçue sous forme
de rayonnement électromagnétique, quelle que soit la direction
ou la longueur d'onde.
■ Unité : Watt (W), où 1 Watt=1 Joule/sec
Où E est l'énergie (en Joules), et t est le temps (en secondes).
M.A. Moussaoui 38
Brillance énergétique ou Intensité Radiante ( )
■ C’est le flux radiant émis, transmis ou reçu par une source
ponctuelle dans une direction donnée par unité d’angle solide.
■ L’intensité lumineuse (ou intensité énergétique) I d'une source
ponctuelle est le flux Φ rayonné dans l'unité d'angle solide
centré autour d'une direction d'émission.
■ Watt par stéradian (W/sr)
Φ est le flux radiant,
Ω est l'angle solide (en stéradians).
Le rayonnement d'une source lumineuse est souvent quantifié
par son intensité radiante dans une direction donnée.
Si l’ intensité ne varie pas avec la direction d’observation: source
isotrope.
Si I varie avec la direction d’observation: source anisotrope.
M.A. Moussaoui 39
Conservation de l’énergie
■ Tout corps irradié par une source voit le flux énergétique
incident se répartir selon trois termes
ρ, τ et α dépendent de la longueur d'onde λ de la lumière incidente et
de la température du corps récepteur.
α+τ+ρ=1 Loi de Kirchhoff
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Décomposition spectrale :
Cas particuliers:
■ L’atmosphère est transparente pour certaines longueurs d’onde
qui sont réfléchis à la surface de la terre.
■ La terre est considérée comme opaque, car elle arrête la
propagation du rayonnement solaire arrivant à sa surface, on a
ρλ + αλ = 1.
■ Par contre, la terre est transparente aux neutrinos ( = 1).
■ La plupart des gaz simples (O2, H2, N2) sont des milieux presque
parfaitement transparents
M.A. Moussaoui 41
■ Les gaz composés (CO2,H2O,N2O,CH4,CO…), sont
partiellement transparents à une grande partie du
rayonnement solaire.
■ Ils absorbent plus le rayonnement (celui émit par la Terre).
■ L’absorption d’énergie par les gaz tend à accroître leur énergie
interne.
Cas des nuages
M.A. Moussaoui 42
Eclairement ou irradiance ( )
■ C’est le flux radiant reçu par unité de surface perpendiculaire au
flux.
■ Watt par mètre carré (W/m²).
dΦ est le flux radiant incident,
dA est l’aire de la surface qui reçoit ce flux.
Exemple: L'irradiance solaire au sommet de l'atmosphère
(la constante solaire) est d'environ 1361 W/m².
Unité: Wm-2 ou photons.s-1m-2 (Lux ou Lx)
M.A. Moussaoui 43
Émittance énergétique ( ) ou Exitance
■ C’est le flux radiant émis par unité de surface d’un objet.
L’émittance quantifie l'énergie rayonnée par une surface.
■ Watt par mètre carré (W/m²).
C'est une grandeur similaire à l'irradiance, mais elle décrit le
rayonnement émis par une surface plutôt que reçu.
La surface de la Terre émet environ 390 W/m² sous forme de
rayonnement infrarouge.
M.A. Moussaoui 44
Luminance ou Radiance ( )
■ C'est le flux radiant émis, transmis ou reçu par unité de surface
et par unité d'angle solide dans une direction donnée. La
radiance est une mesure locale, qui prend en compte à la fois la
direction du rayonnement et la surface d’émission ou de
réception.
■ Watt par mètre carré par stéradian (W/m²/sr).
La radiance solaire mesure la quantité de rayonnement solaire émise
dans une direction donnée par unité de surface de la surface solaire.
M.A. Moussaoui 45
Luminance monochromatique du corps noir, pour des températures
correspondant à divers types stellaires
M.A. Moussaoui 46
Densité d'énergie radiante ( )
■ C’est la quantité d'énergie radiante présente par unité de volume
à un point dans l'espace.
■ Joules par mètre cube (J/m³).
Où est l’énergie radiante et est le volume.
La densité d'énergie radiante dans l’atmosphère dépend de la
température et de la quantité de rayonnement en circulation à un
moment donné.
M.A. Moussaoui 47
Angle solide (Ω)
■ L'angle solide est une mesure de la portion d'espace
tridimensionnelle sur laquelle un rayonnement est émis ou reçu.
Il est souvent utilisé dans le contexte de la radiance et de
l'intensité radiante.
■ Stéradian (sr).
Où est la surface projetée sur une sphère de rayon .
M.A. Moussaoui 48
Loi de Planck
La loi de Planck décrit la distribution spectrale du
rayonnement émis par un corps noir, c'est-à-dire un objet
idéal qui absorbe toutes les radiations qu'il reçoit sans en
réfléchir ni en transmettre.
Unité : W m−2 m−1 sr−1
M.A. Moussaoui 49
Loi de Stefan-Boltzmann
La loi de Stefan-Boltzmann donne la puissance totale émise
par un corps noir en fonction de sa température :
Cette loi est cruciale pour estimer la quantité d’énergie
rayonnée par la Terre et le Soleil.
Où est la puissance émise par unité de surface, est la constante
de Stefan-Boltzmann, et la température absolue du corps.
M.A. Moussaoui 50
Emissivité
■ L'émissivité est une propriété radiative essentielle qui décrit la
capacité d'une surface ou d'un gaz à émettre de l'énergie sous
forme de rayonnement thermique par rapport à celle d'un corps
noir à la même température.
■ En atmosphère, l'émissivité joue un rôle central dans les
processus de transfert radiatif et dans le bilan énergétique
terrestre.
■ Elle est particulièrement importante pour modéliser l'absorption
et l'émission de rayonnement infrarouge par les gaz
atmosphériques, qui influencent directement l'effet de serre et
les températures à la surface de la Terre.
M.A. Moussaoui 51
■ L’émissivité (ϵ) est un rapport sans unité qui varie entre 0 et 1 et
qui représente la fraction de l’énergie émise par un objet
comparée à celle d'un corps noir, lequel est un émetteur parfait.
Où :
réel est l'émittance énergétique (flux radiant émis) de l'objet réel.
corps noir est l'émittance énergétique du corps noir à la même
température.
■ Un corps noir a une émissivité égale à 1, c’est-à-dire qu’il émet
le maximum de rayonnement possible pour une température
donnée selon la loi de Planck.
■ Une émissivité de 0 correspondrait à un objet qui n’émet aucun
rayonnement.
M.A. Moussaoui 52
■ L’émissivité intervient dans la loi de Stefan-Boltzmann, qui relie
la puissance totale émise par une surface à sa température.
■ Ainsi, pour une surface ou un gaz atmosphérique ayant une
émissivité inférieure à 1, le flux émis sera proportionnellement
réduit par rapport à celui d’un corps noir à la même température.
M.A. Moussaoui 53
Emission d’un corps réel
■ Un corps naturel est assimilé à un corps gris.
■ Un corps gris n’absorbe pas tout le rayonnement reçu, une
partie est réfléchie ou transmise.
■ L’émissivité des substances dépend de leur nature physico-
chimique, de leur état de surface; elle varie avec la longueur
d’onde, la direction d’émission et la température de surface.
■ Il existe deux grandes classes de comportements radiatifs :
Les matériaux conducteurs de l’électricité (métaux)
Les isolants électriques (diélectriques).
M.A. Moussaoui 54
■ Les matériaux conducteurs de l’électricité (métaux):
L’émissivité est faible sauf dans les directions rasantes à la
surface où elle est plus importante. L’émissivité
monochromatique décroît lorsque λ augmente et croît
lentement avec la température.
■ Les isolants électriques (diélectriques):
L’émissivité est forte. Elle augmente avec λ, elle suit
relativement bien la loi de Lambert sauf pour les directions
rasantes à la surface où elle diminue notablement.
M.A. Moussaoui 55
Equation de Transfert Radiatif ETR
■ L'équation du transfert radiatif (ETR) est une équation
fondamentale qui décrit comment le rayonnement est
absorbé, émis, et diffusé en se propageant dans un milieu,
comme l'atmosphère.
■ Cette équation joue un rôle clé dans l'étude des processus
radiatifs qui déterminent le climat et l'énergie de la Terre.
■ L'ETR exprime la variation de l'intensité radiative en
fonction de la distance parcourue dans le milieu (par exemple,
un gaz dans l'atmosphère) en tenant compte de l'absorption,
de l'émission et de la diffusion du rayonnement.
M.A. Moussaoui 56
Formulation générale de l'équation du transfert radiatif
■ L’ETR:
■ L'ETR représente donc trois processus fondamentaux :
■ Absorption du rayonnement par le milieu (le terme − ).
■ Émission de rayonnement par le milieu (le terme ).
■ Diffusion du rayonnement, qui redistribue l'intensité entre différentes
directions (le terme d'intégrale).
M.A. Moussaoui 57
Cas simplifié sans diffusion
■ Dans certaines situations, notamment en négligeant la
diffusion ou dans un milieu où seule l'absorption et l'émission
sont importantes, l'ETR se simplifie en :
■ Cette forme simplifiée est souvent utilisée dans l'étude du
transfert radiatif dans des gaz peu diffusants ou dans des
situations où la diffusion peut être approximativement
ignorée.
M.A. Moussaoui 58
Optical Depth (épaisseur optique)
■ Un concept clé associé à l'ETR est celui de l’épaisseur
optique , qui décrit l'extinction totale (absorption + diffusion)
du rayonnement sur une distance donnée.
■ L’épaisseur optique τλ à une longueur d'onde donnée est
définie comme :
dτ λ = α λ ds
■L’équation du transfert radiatif peut alors être réécrite en termes
d’épaisseur optique :
dI λ (τ λ )
= − I λ (τ λ ) + Sλ
dτ λ
jλ
■Où Sλ est la source fonction, définie par: Sλ =
kλ
■Dans un milieu en équilibre thermodynamique local, la source
fonction est simplement donnée par la loi de Planck:
Sλ = I λ (T )
M.A. Moussaoui 59
■ Dans l’atmosphère terrestre, pour des conditions d’air clair et
dans le visible, l’épaisseur optique est souvent autour de 0,1 à
0,3
■ Pour des conditions de pollution ou en présence de nuages
épais, elle peut atteindre des valeurs de 1 à 10, voire
davantage.
■ Dans des matériaux très absorbants (par exemple, dans
certains liquides opaques), τ peut atteindre plusieurs
centaines sur une courte distance.
M.A. Moussaoui 60
Solution formelle de l’ETR:
■Dans le cas où seule l’absorption et l’émission sont considérée, I peut
s’écrire:
τλ
I λ (τ λ ) = I λ ( 0 ) e + Sλ (τ ')e
−τ λ −(τ λ −τ ')
dτ '
0
■ Cette équation décrit l’intensité du rayonnement à une
profondeur optique τλ en fonction de la source initiale Iλ(0) est
de la source fonction Sλ
■ Elle montre comment le rayonnement se propage; il est
atténué par absorption (via le facteur exponentiel) est
augmenté par l’émission locale (via l’intégrale),
M.A. Moussaoui 61
Atténuation du rayonnement
■ L’atténuation du rayonnement est un concept clé en optique de
l'atmosphère, qui décrit la réduction de l'intensité du
rayonnement électromagnétique lorsqu'il traverse un milieu.
Cela peut résulter de plusieurs processus, tels que l'absorption,
la diffusion, et la réflexion.
■ Dans le cas du rayonnement solaire traversant l'atmosphère,
une partie est absorbée par l'ozone et les autres gaz, une partie
est diffusée par les molécules d'air et les particules, et une
autre partie est réfléchie par les nuages.
■ Cette combinaison d'effets explique pourquoi la quantité de
rayonnement atteignant la surface terrestre est bien inférieure à
celle entrant dans l'atmosphère au sommet.
M.A. Moussaoui 62
M.A. Moussaoui 63
Loi de Beer-Lambert-Bouguer
■ L'atténuation du rayonnement peut être décrite
mathématiquement par la loi de Beer-Lambert, qui relie
l'intensité du rayonnement après passage à travers un milieu
absorbant à la concentration des absorbeurs et à la distance
parcourue :
−τ
I = I0 ⋅ e
I0 est l'intensité initiale du rayonnement,
I est l'intensité après atténuation,
τ est l'épaisseur optique, qui dépend de la concentration des
absorbeurs et de la distance parcourue.
M.A. Moussaoui 64
■ Un exemple concret d'application de la loi de Beer-Lambert
serait l'atténuation de la lumière à travers un milieu brumeux :
■ Supposons que = 0.1 m−1 pour la brume et que la lumière
traverse une distance de 100 m dans cette brume.
■ L'épaisseur optique τ serait :
τ = α ( s ) ⋅ds
L
S position le long du chemin
0 dans l'atmosphère.
Le coefficient d'absorption α est constant sur le trajet, alors
l'expression de τ se simplifie en :
τ = α × L = 0.1× 100 = 10
L'intensité du rayonnement serait alors fortement réduite selon :
−10
I = I ⋅e
0
Cela montre que l'intensité du rayonnement après traversée de la brume
est presque nulle, indiquant un milieu très opaque.
M.A. Moussaoui 65
Atténuation du spectre solaire par l’atmosphère
M.A. Moussaoui 66
Atténuation du spectre solaire par l’atmosphère
■ Le rayonnement solaire subit une importante atténuation au
cours de son transport à travers l’atmosphère. Cette atténuation
est différente en fonction de la latitude et de la charge
atmosphérique (aérosol, nuages et vapeur d’eau). En moyenne
on passe de 340W/m2 au TOP de l’atmosphère à 161W/m2 à la
surface terrestre, niveau de surface marine.
■ La couche d’ozone stratosphérique absorbe plus de 80% des
rayons UV incidents. Les molécules d’air absorbent et diffusent
le rayonnement solaire, elles contribuent à l’atténuation de près
de 15% principalement à cause de la diffusion de Rayleigh sur
l’azote N2 et l’Oxygène O2
■ L’Aérosol Atmosphérique diffuse et absorbe le rayonnement
solaire. Globalement on observe une contribution de l’ordre de
15% d’atténuation du rayonnement solaire incident.
M.A. Moussaoui 67
■ Les nuages et la vapeur d’eau réfléchissent, diffusent et
absorbent le rayonnement solaire. On attribue globalement 15%
d’atténuation pour la vapeur d’eau.
■ La situation est plus complexe pour les nuages qui sont très
variables, de formes et de densités importantes.
■ La contribution à l’atténuation par les nuages reste encore une
source d’incertitude au niveau des modèles climatiques.
■ Le flux d’énergie solaire enregistré au TOP de l’atmosphère se
trouve globalement atténué par les composantes de
l’atmosphère en moyenne de plus de 47%.
M.A. Moussaoui 68
■ Le surplus et déficit radiatif correspondent aux différences de
bilan radiatif selon la latitude :
■ Surplus radiatif : Entre les tropiques (environ 35° de latitude
nord et sud), la Terre reçoit plus d'énergie solaire qu'elle n'en
émet. Ce surplus chauffe ces régions, favorisant des
températures plus élevées.
■ Déficit radiatif : Aux hautes latitudes (environ 35° vers les pôles),
la perte de chaleur par rayonnement infrarouge est supérieure à
l'apport solaire, créant un déficit. Ce déficit contribue au
refroidissement des régions polaires.
■ Ces variations entraînent des échanges d’énergie par les
courants atmosphériques et océaniques, redistribuant la chaleur
pour équilibrer le climat global.
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M.A. Moussaoui 70
Le Forçage Radiatif de l'Atmosphère
Définitions
■ Le forçage radiatif est une mesure de l'impact des
perturbations dans le bilan énergétique de la Terre.
■ Il représente la différence entre l’énergie radiative entrant
(rayonnement solaire) et l’énergie radiative sortante
(rayonnement infrarouge) au sommet de l’atmosphère.
■ Souvent exprimée en watts par mètre carré (W/m²).
∆F = Fentrant − Fsortant
■ Un forçage radiatif positif tend à réchauffer la surface de la
Terre, tandis qu’un forçage négatif a tendance à la refroidir.
M.A. Moussaoui 71
Les Sources de Forçage Radiatif
Forçage Radiatif des Gaz à Effet de Serre
■ Les gaz à effet de serre jouent un rôle crucial dans le maintien
de la température terrestre en absorbant et réémettant une
partie du rayonnement infrarouge émis par la surface de la
Terre. Lorsque la concentration de ces gaz augmente, une plus
grande partie de ce rayonnement est retenue dans
l’atmosphère, créant un forçage radiatif positif.
**Exemple : Le dioxyde de carbone (CO₂)
■ Le CO₂ est le principal contributeur au forçage radiatif. Une
augmentation de la concentration en CO₂ conduit à un excès
d'énergie stockée dans l’atmosphère, provoquant une
augmentation de la température.
M.A. Moussaoui 72
Forçage Radiatif des Aérosols
■ Les aérosols atmosphériques peuvent soit augmenter, soit
diminuer le forçage radiatif, en fonction de leurs propriétés
optiques :
■ Aérosols réfléchissants (ex: les sulfates) : ces particules réfléchissent
le rayonnement solaire vers l'espace, entraînant un forçage radiatif
négatif, donc un refroidissement.
■ Aérosols absorbants (ex: la suie ou le carbone noir) : ces particules
absorbent la lumière solaire et réchauffent l'atmosphère, créant un
forçage radiatif positif.
Exemple : Éruptions volcaniques
■ Lors d'une éruption volcanique, de grandes quantités de
sulfates sont libérées dans la stratosphère, augmentant la
réflexion du rayonnement solaire et provoquant un
refroidissement temporaire.
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Calcul du Forçage Radiatif
■ Le forçage radiatif est calculé à partir de la différence entre le
flux radiatif entrant et sortant.
■ Plusieurs modèles sont utilisés pour calculer cette valeur,
prenant en compte la composition atmosphérique, les
propriétés des aérosols, et les variations de l'albédo.
∆F = σ T − Fsolaire ⋅ (1 − α )
4
eff
- σ est la constante de Stefan-Boltzmann.
- Teff est la température effective de la Terre.
-Fsolaire est le flux solaire entrant.
- α est l'albédo planétaire.
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Exemples et Observations
Le Forçage Radiatif Naturel
■ Éruptions volcaniques : Lors de l’éruption du mont Pinatubo en
1991, l’injection massive d’aérosols dans la stratosphère a
provoqué un forçage radiatif négatif, entraînant un
refroidissement global temporaire de 0,5°C.
Le Forçage Radiatif Anthropique
■ CO₂ anthropique : Depuis le début de l'ère industrielle, la
combustion de combustibles fossiles a conduit à une
augmentation rapide de la concentration de CO₂ dans
l'atmosphère. Le forçage radiatif lié au CO₂ a été estimé à 1,68
W/m² en 2011 (source : IPCC).
■ Effet des aérosols industriels : Certains aérosols produits par
les activités humaines, comme les sulfates, entraînent un
refroidissement en réfléchissant la lumière solaire.
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Composantes du forçage radiatif terrestre
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Fin
de la SEANCE
M.A. Moussaoui