Exposé sur l’eau
Exposants :
Ndeye Anta Gueye
Mohamed Ndiaye
El Hadj Malick Faye
Professeur :
Mr. Diop
Complexe Symbiose
Plan
Introduction
I/ Localisation de l’eau
1)Eau de surface
2)Eau souterraine
II/Trajet de l’eau dans la nature
1)Le cycle de l’eau
2)Perturbations du cycle de l’eau
III/Gestion de l’eau
1)Les sources de pollution de l’eau
2)Les conséquences de la pollution de l’eau
3) Facteurs qui déterminent la qualité d’une eau
Conclusion
Introduction : Définition, généralités et importance
L’eau est un liquide incolore, inodore, transparent et insipide qui existe sous trois états : sous l’état
liquide (l’eau que l’on retrouve dans les océans, mers, lacs…), sous l’état solide (elle se solidifie et
devient glace à partir de 0 degrés Celsius) et sous l’état gazeux (elle bout à 100 degrés Celsius et se
transforme en vapeur d’eau). Sa formule chimique est H2O. Depuis la création de la Terre, la quantité
d’eau est restée stable (volume estimé à 1,386 milliards de km cube). Encore plus vieille que notre
planète (elle a un âge canonique estimé entre 4,6 et 14 milliards d’années), elle est extrêmement
importante pour tous les êtres vivants et est l’une des ressources essentielles à la vie. En effet, en
étanchant la soif, l’eau hydrate le corps. Par ce biais, elle permet la régulation de la température du
corps, l’éradication des risques de déshydratation de l’organisme. L’eau permet aussi de mieux
oxygéner le corps, processus essentiel pour le bon fonctionnement d’organismes de beaucoup
d’animaux. L’eau est donc une ressource essentielle pour non seulement l’homme mais l’entièreté
des êtres vivants de notre planète. Elle doit être gérée avec précaution et soin afin de ne pas la
dégrader car il est en de notre intérêt.
I/Localisation de l’eau
1)Eau de surface
L’eau se trouve un peu partout sur notre planète. La planète terre est composée à 70% d’eau, c’est
pourquoi on la nomme la planète bleue. 91,17% de cette eau est salée et 2,83% (indispensable à la
vie de l’homme) est appelée eau douce. Les eaux de surface, également appelées eaux superficielles,
sont constituées, par opposition aux eaux souterraines, de l’ensemble des masses d’eau courantes ou
stagnantes, douces, saumâtres ou salées qui sont en contact direct avec l’atmosphère. Par
conséquent, l'eau de surface est l'eau qui se trouve à la surface ou proche de la surface du sol. Il s'agit
pour l'essentiel des cours d'eau, des océans, des mers, des lacs et des eaux de ruissellement. Sa
température varie en fonction du climat et de ses saisons. Ses matières en suspension sont variables
selon la pluviométrie et la nature et relief des terres à son voisinage. Sa composition en sels minéraux
est variable en fonction du terrain, de la pluviométrie et des rejets ; elle retient peu les nitrates. Une
eau de surface est ordinairement riche en oxygène et pauvre en dioxyde de carbone. Tôt ou tard,
éventuellement après avoir contribué à la vie physiologique de la flore ou de la faune, l'eau de
surface s'évapore ou rejoint le cours lent des eaux souterraines. Les zones humides comportent de
manière relativement constante une quantité d'eau de surface, celle-ci contribuant pour sa part à
l'intérêt de la zone pour la biodiversité, sous forme d'eau libre, d'humidité du sol ou d'eau imbibant la
base des formations végétales qui s'y reproduisent.
Le fleuve Sénégal, une eau de surface
Localisation de l'eau sur Terre
Répartition de l'eau sur Terre
Remarque : L’eau existe aussi au niveau des glaciers sous forme d’eau de fonte.
L'eau de fonte est de l'eau libérée par la fonte de la neige ou de la glace,
notamment celle des glaciers, des icebergs et des plates-formes de glace au-
dessus des océans. L'eau de fonte se trouve souvent dans la zone d'ablation des
glaciers, où le taux de couverture neigeuse diminue. L'eau de fonte peut être
produite lors d'éruptions volcaniques. Lorsque l'eau de fonte s'accumule à la
surface plutôt que de couler, elle forme des mares de fonte. Lorsque le temps se
refroidit, l'eau de fonte se recongèle souvent. L'eau de fonte peut s'accumuler ou
fondre sous la surface de la glace. Ces flaques d'eau, appelées lacs subglaciaires,
peuvent se former en raison de la chaleur géothermique et des frictions.
2)Eau souterraine
Les eaux souterraines sont toutes les eaux se trouvant sous la surface du sol, dans la zone de
saturation et en contact direct avec le sol ou le sous-sol. En tant que ressource naturelle vitale et plus
ou moins renouvelable, ces eaux sont très importantes notamment pour les villages qui en
dépendent souvent (comme l’eau des puits qui proviennent des nappes phréatiques). Les aquifères
souterrains sont la réserve majeure (98 à 99 %) de l'eau douce exploitable sur les terres émergées.
L’utilisation de l’eau souterraine se répartit de façon variable d’un pays à l’autre. Les pourcentages
d’utilisation, selon les trois catégories, sont les suivants :65 % (0 à 97 %) pour l’irrigation ; 25 % (0 à 93
%) pour l'eau potable ; 10 % (0 à 64 %) pour l'industrie. Il existe aussi des eaux fossiles non
renouvelables aux échelles humaines de temps et des aquifères profonds qui ne sont que très
lentement réalimentés. Nous avons trois formes d’eau souterraine : l’eau de constitution, l’eau libre
et l’eau de rétention
- L’eau de constitution
C'est l'eau qui rentre dans la structure cristalline des minéraux, par exemple le gypse. Cette eau ne
participe pas au cycle de l’eau, elle ne peut être extraite qu’à haute température (métamorphisme ou
fabrication du plâtre).
- L’eau de rétention
L'eau de rétention fait référence à l'eau maintenue contre l'effet de la gravité, dans le sol, et qui
adhère à des pores inférieurs à 10 µm en raison de la tension superficielle de l'eau. En gros, ce sont
les pores moyens et fins du sol. L'eau de rétention représente l'humidité du sol au sens le plus étroit.
L'eau de rétention comprend l'eau capillaire qui est retenue par les ménisques (surfaces d'eau
concaves) et l'eau d'adsorption qui se dépose à la surface des particules de sol sans former de
ménisques. L'eau dans les pores fins est si fortement liée que les plantes peuvent difficilement
l'absorber (eau morte). En revanche, l'eau dans les pores moyens est disponible pour les plantes et
représente la mesure de la disponibilité en eau d'un lieu (capacité utile au champ). Les plantes
utilisent l'eau de rétention pendant les périodes sèches pour leur approvisionnement jusqu'au «
point de flétrissement ».
- L’eau libre
C'est l'eau de gravité, l'eau disponible pour les nappes phréatiques et les aquifères, et qui est donc
disponible et exploitable, par un forage ou un puits.
II/Trajet de l’eau dans la nature
1)Le cycle de l’eau
Le trajet de l’eau dans la nature autrement dénommé cycle de l’eau est un processus très complexe
durant lequel l’eau circule sur terre sous différentes formes : nuages, pluie, rivières et océans. Elle va
passer de la mer à l'atmosphère, de l'atmosphère à la terre puis de la terre à la mer, en suivant un
cycle qui se répète indéfiniment, ce qui fait de l’eau une ressource renouvelable. Le cycle de l'eau, ou
cycle hydrologique correspond à l'ensemble des transferts d'eau (liquide, solide ou gazeuse) entre les
réservoirs d'eau sur Terre (les océans, l'atmosphère, les lacs, les cours d'eau, les nappes d'eau
souterraine et les glaciers). Le « moteur » de ce cycle est l'énergie solaire qui, en favorisant
l'évaporation de l'eau, entraîne tous les autres échanges. Ce cycle se fait en quatre étapes que sont :
-L’évaporation et l’évapotranspiration
Les enveloppes terrestres contiennent de l’eau en quantités variables : surtout dans les eaux de
surfaces, moins dans la lithosphère et en faible quantité dans l’atmosphère et la biosphère. Chauffées
par le rayonnement solaire, les eaux de surface, s’évaporent. L'eau rejoint alors l’atmosphère sous
forme de vapeur d’eau. L'évaporation dépend de la quantité d'eau disponible, du degré de saturation
en vapeur de l'air, du vent, de l'ensoleillement, de la température, etc. L'évapotranspiration
potentielle définit le flux d'eau qui peut être évaporé. Lorsque l'atmosphère n'est pas saturée en eau,
une partie des précipitations est immédiatement évaporée (Interception des précipitations). Cette
évaporation peut également continuer après l'épisode pluvieux si l'atmosphère n'est toujours pas
saturée. Cette évaporation est d'autant plus efficace qu'on est proche de la surface du sol. La reprise
évaporatoire apparaît ensuite s'il subsiste dans l'atmosphère une zone non saturée. Ensuite, la
transpiration des végétaux intervient, on parle d'évapotranspiration. Le cycle décrit ci-dessus est
essentiellement géochimique. En réalité, les êtres vivants, et plus particulièrement les végétaux, ont
une influence sur le cycle. Les racines des végétaux pompent l’eau du sol et en relâchent une partie
dans l’atmosphère. De même, une partie de l’eau est retenue dans les plantes.
-Condensation suivie de précipitations
Des nuages peuvent se former lorsque l'atmosphère est saturée en vapeur d'eau (qu'elle atteint le
point de rosée). Ils sont constitués de minuscules gouttes d’eau ou de particules de glace en
suspension. Lorsque les gouttes atteignent une taille importante, elles tombent sous forme de
précipitations : pluie, neige, grêle ou rosée. La totalité de la lame d'eau évaporée à l'échelle mondiale
retombe sous forme de précipitations, principalement sur les océans (pour 7/9) et en partie sur les
continents (pour 2/9).
-Ruissellement
L'eau précipitée sur les continents est en partie évaporée localement (recyclage des précipitations),
en partie drainée vers les océans par le ruissellement de surface et les nappes d'eau souterraines. Le
ruissellement désigne en hydrologie le phénomène d'écoulement des eaux à la surface des sols.
-Infiltration et percolation
L’eau s’infiltre dans le sol à travers les fissures naturelles des sols et des roches et migre lentement
vers ceux-ci. Plus le processus est lent, plus les eaux ont le temps d’interagir chimiquement avec le
milieu qu'elles traversent. Au contraire, plus le processus est rapide, plus les phénomènes d’érosion
seront marqués. Cela dépend aussi de la qualité du support rocheux et des interactions souterraines.
Par l’infiltration et la percolation dans le sol, l’eau alimente les nappes phréatiques. Elle traverse alors
la zone vadose, partie du sous-sol non saturée, entre la surface et les nappes phréatiques.
L'écoulement de l'eau dans les aquifères est relativement lent, souvent de l'ordre du centimètre par
an. L'eau des aquifères rejoint les cours d'eau par des sources, l'océan par des sources sous-marines,
ou l'atmosphère par l'évapotranspiration.
Schéma du cycle de l'eau
2)Perturbations du cycle de l’eau
Le cycle de l’eau est souvent perturbé par l’action de l’homme. En effet, la déforestation a pour effet
de diminuer l'évapotranspiration, comme l'urbanisation et toutes formes d'imperméabilisation des
sols. La déforestation, les pratiques agricoles dominantes et l'urbanisation ont pour effet d'augmenter
le ruissellement, car non seulement les racines ne retiennent plus les sols qui n'absorbent donc pas
les précipitations, mais les sols eux-mêmes qui absorbent aussi les eaux de pluie sont déstructurés
(humus). Cela peut avoir pour conséquence de rendre les inondations plus fréquentes. Aussi
l'irrigation par des canaux ou par recouvrement est une méthode qui utilise le détournement de l'eau
et l'apport d'eau en grande quantité sur une durée très courte. Cette méthode consomme beaucoup
d'eau, contrairement à des systèmes d'aspersion (pivots, enrouleurs, quadrillage, etc.) ou de goutte à
goutte qui apportent l'eau en plus faible quantité. Un exemple fort d'irrigation par canaux est celui
qui a entraîné la baisse du débit des fleuves et l'assèchement de la mer d'Aral. Lorsqu'on détourne
l'eau d'une mer intérieure par des canaux qui utilisent davantage d'eau que celle de la croissance
végétale, on fait évidemment baisser le niveau de la mer intérieure. Il faudrait donc que l’homme
apprenne à mieux gérer l’eau afin de pouvoir la préserver pour les générations à venir.
III/ Gestion de l’eau
1)Les sources de pollution de l’eau
L’eau de nos jours devient de plus en plus polluée par l’action de l’homme qui depuis la révolution
industrielle utilise et dégrade de plus en plus l’eau. Cette pollution de l’eau possède diverses sources :
- Les bactéries
Les micro-organismes pathogènes représentent un type possible de pollution dans les milieux
aquatiques. Ils servent d'indicateur de la qualité de l'eau, et peuvent être : indicateurs de
contamination fécale (FIB ou coliformes fécaux représentés par les bactéries du type E. Coli et
Entérocoques), germes aérobies mésophiles (se développe avec le temps dans l'eau stagnante) et
coliformes totaux (eaux de puits, à désinfecter si concentration>10 UFC/100 ml), virus, protozoaires,
parasites14.
La source de cette pollution dépend largement du niveau de développement du pays : dans les pays
développés, les trois principales sources de contamination sont les stations d’épuration (le traitement
des eaux usées n'est jamais efficace à 100%), les réseaux séparatifs, et les simples ruissellement,
infiltration, rejets directs. Mais c'est dans les pays les moins développés que cette pollution est la plus
préoccupante : en effet, ceux-ci disposent rarement de système de traitement des eaux usées et il
n'est pas rare que les réservoirs d'eau (ou même la contamination des nappes phréatiques où est
puisée ensuite l'eau) de consommation soient aussi utilisés comme latrines ; sans compter les
nombreuses autres sources possibles (agricoles, déchets domestiques) …
-Les nitrates
Présents à l'état naturel dans le sol par décomposition des végétaux, et par l'apport artificiel d'engrais
chimiques azotés, les nitrates peuvent atteindre les eaux souterraines lors de fortes précipitations sur
un sol pauvre en humus (terre polluée, érodée par des traitements chimiques comme les herbicides,
pesticides, fongicides ou engrais chimiques) et se déversent dans les cours d'eau. L'apport se fait
aussi éventuellement via les pluies (qui contribuent aussi à l'acidification des eaux douces (dans les
contextes karstiques notamment)). Les nitrates (formule chimique : NO3) sont l'une des causes de la
dégradation de la qualité de l'eau, et par là des écosystèmes par eutrophisation. Des systèmes de
mesure en continu de la teneur en nitrates existent mais sont peu utilisés. Si les nitrates sont présents
naturellement dans le corps, leur taux doit rester faible ; l'apport recommandé par l'OMS correspond
à la consommation de fruits et légumes nécessaire à la santé. L'absorption des nitrates est liée aux
cancers digestifs, elle compromet la santé des personnes les plus vulnérables (nourrissons, personnes
âgées, etc.) et peut conduire au décès par anoxie (méthémoglobinémie). Le problème
environnemental sur les écosystèmes se caractérise essentiellement par eutrophisation (asphyxie des
animaux, des plantes, prolifération d'algues vertes néfastes).
-Les métaux lourds
La pollution des océans par les métaux lourds (plomb, mercure, arsenic, cuivre, zinc et le cadmium)
due à des émissions provenant des activités humaines est diverse. Essentiellement, elle a pour
origine les fonderies de la métallurgie et les incinérateurs d'ordures, ainsi que les installations
minières abandonnées. Avec les pluies et le lessivage, ils se retrouvent dans les océans. La facilité
avec laquelle les polluants sont emportés par l'eau de lessivage dépend fortement de conditions
spécifiques (surface spécifique, forme, taille des grains…). La pollution par les métaux lourds,
notamment l'arsenic est un problème majeur au niveau mondial (notamment par l'extraction de
minerais rares comme le néodyme pour exemple).
-Les hydrocarbures
Ils contribuent aussi beaucoup à la pollution de l’eau. C’est l’exemple du dégazage ou encore des
marées noires. Une marée noire est une catastrophe industrielle et écologique se traduisant par
l'écoulement en zone côtière d'une nappe d'hydrocarbures. Cette nappe, qui résulte du déversement
volontaire ou accidentel d'une quantité importante de pétrole brut ou de produits pétroliers lourds à
la mer, est ensuite ramenée vers la côte par l'effet des marées, des vents ou de courants. Le dégazage
quant à lui désigne, dans le monde maritime, une opération qui consiste à ventiler les citernes d'un
pétrolier. Il est souvent utilisé à tort pour désigner un déballastage et tout déversement en mer
d'eaux souillées d'hydrocarbures souvent issues du nettoyage des cuves.
-Les déchets plastiques
Les déchets plastiques sont déversés en grandes quantités dans les océans. L’Ifremer a évoqué des
chiffres de plus de 50 millions de tonnes de déchets se trouvant entre 0 et 250 m de profondeur dans
le golfe de Gascogne, 15 000 tonnes de sacs plastiques y circulent entre deux eaux et 50 000 tonnes
de ces mêmes sacs reposent au fond du golfe. Le stade ultime de la fragmentation de ces déchets
consiste en ce que l'on appelle les larmes de sirène, granulés de plastiques omniprésents et
indestructibles de dimension variant de quelques millimètres à 20 microns et moins. Une partie de
ces déchets est visible à la surface de l'océan, on parle du continent plastique. La source de ces
déchets plastique est difficile à établir, bien qu'une étude de chercheurs américains s'accorde à dire
que le mauvais traitement des déchets plastiques alimente leur déversement dans l'océan
-Les déchets radioactifs
Les pollutions par contamination radioactive sont effectuées volontairement lors de guerre
(notamment les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki), de tests (essais nucléaires
notamment français), gestion des déchets radioactifs, et involontairement par inconséquence
(catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima), négligence (l'extraction d'uranium d'Orano
(précédemment Areva) notamment), etc. L'extension de cette contamination, dont les conséquences
dans le temps se mesurent jusqu'en milliard d'années, a fini par amener une certaine prise de
conscience et l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires.
-Les médicaments
Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une nouvelle forme de pollution : celle des
résidus médicamenteux. Une fois ingéré, le médicament se retrouve dans les selles et les urines, et
rejoint les stations d'épuration. Or, les stations d'épuration ne dégradent pas totalement les
médicaments et une partie se retrouve dans les rivières puis dans l'eau que nous buvons. Plusieurs
études scientifiques ont fait le lien entre la présence de résidus médicamenteux dans l'eau potable.
-Les activités agricoles et industrielles
80 % de la population mondiale serait concernée par des ressources en eau douce dégradées. Une
des principales menaces qui pèsent sur la sécurité hydrique est le rejet par l'agriculture intensive
d'importantes quantités de produits agrochimiques, notamment de pesticides qui se retrouvent sous
la forme de divers contaminants dans les eaux continentales de surface. Les pesticides peuvent en
effet agir synergiquement entre eux (dans le cas, fréquent, de cocktails de pesticides), mais aussi avec
certaines de leurs molécules de dégradation ou avec d'autres polluants (métaux lourds par exemple).
L’industrie joue aussi un rôle majeur dans la pollution de l’eau. Par exemple les accidents industriels
tels que les déversements de produits chimiques, la déforestation, les rejets des stations d’épuration
urbaines ou industrielles et une mauvaise gestion des terres contribuent à la pollution des eaux.
En somme nous pouvons distinguer 6 types de pollutions : la pollution physique de l’eau (déchets
plastiques…), la pollution chimique de l’eau (molécules chimiques, produits synthétiques et métaux),
la pollution biologique de l’eau (bactéries), la pollution radioactive de l’eau (accidents nucléaires), la
pollution industrielle et enfin la pollution agricole.
2) Les conséquences de la pollution de l’eau
L'une des questions que nous devons nous poser au sujet de l'eau et de son importance en tant que
ressource naturelle est que, bien qu'il y en ait apparemment beaucoup, elle n'est pas forcément
utilisable pour notre utilisation quotidienne. En ce sens, il est fondamental de distinguer l'eau salée
de l'eau douce, c'est-à-dire l'eau salée qui contient du sel dissous et l'eau douce qui n'en contient
pas. Les deux eaux ne pourront ainsi pas servir pour notre usage quotidien. Le problème, en ce qui
concerne l'importance de l'eau en tant que ressource naturelle, c'est que seulement un peu moins de
3% de l'eau sur notre planète est douce. De plus, ces 3 % comprennent l'eau gelée, sous forme de
neige et de glace dans les montagnes et dans tout l'Antarctique et l'océan Arctique. Ainsi, le
problème fondamental de l'obtention de l'eau n'est pas tant l'obtention de l'eau en elle-même mais
l'obtention d'eau douce qui sera utile pour les activités humaines et pour le bon état des écosystèmes
terrestres. Les conséquences de la pollution de l’eau sont nombreuses et désastreuses pour autant
les hommes que les êtres vivants.
-Le Manque d'eau potable
Il s'agit là du problème le plus urgent pour plusieurs endroits de la planète et, à l'avenir, cela pourrait
être un problème commun plus qu'on ne le croit. La pollution de l'eau s'explique par la destruction de
nombreuses sources d'eau douce d'où provient l'eau potable, comme les aquifères. Leur
contamination entraîne la perte de ces sources d'eau douce et, par conséquent, la création de zones
qui n'ont pas accès à l'eau potable malgré la présence d'eaux souterraines. Ce manque d’eau potable
peut provoquer des migrations, des famines, un manque d’assainissement, des maladies, de la
pauvreté…
-L'augmentation du prix des activités économiques
Une autre conséquence de la pollution de l'eau est l'augmentation du prix des activités économiques,
spécifiquement celles qui ont un rapport avec l'agriculture et l'élevage, mais aussi celles en rapport
avec l'industrie, puisque les activités industrielles consomment énormément d'eau pour l'utilisation
et le nettoyage de leurs machines. Comme il y a de plus grandes quantités d'eau polluée sur la
planète, l'utilisation de l'eau douce potable devient plus coûteuse et, par conséquent, toutes les
activités économiques qui dépendent de son utilisation deviennent plus coûteuses également.
-Les Maladies non infectieuses
Une autre conséquence de la pollution de l'eau est l'apparition de certaines maladies non
infectieuses sur les personnes ou les animaux dû à la présence de bactéries. Un bon exemple de ce
phénomène est la présence de métaux comme le mercure, le plomb ou l'aluminium qui sont présents
dans l'air puis dans l'eau et qui se retrouvent dans les océans. Ces métaux passent dans la chaîne
alimentaire pour se retrouver finalement au sein de nos corps et sont associés à des maladies
dégénératives ou des tumeurs.
-Les maladies infectieuses
Comme les maladies non infectieuses, de la même manière que l'eau est un moyen de transmettre
des métaux dans notre corps, l'eau est un moyen de distribuer des bactéries et autres germes lorsque
les eaux ne sont pas traitées ou ne sont pas traitées correctement. La conséquence directe est
l'apparition de maladies infectieuses au sein d'une population comme le choléra, des diarrhées qui
sont une cause majeure de décès dans des régions au niveau sanitaire faible.
-La mise en danger de plusieurs espèces
La pollution de l’eau peut augmenter la mortalité de certaines espèces animales ou végétales jusqu’à
parfois les faire disparaître ou encore altérer leurs capacités physiologiques. Le plastique par exemple
est très dangereux pour les animaux. L’ingestion de déchets plastiques et le piégeage de la faune peut
potentiellement conduire à leur mort. D'après une étude publiée en 2015, au moins 690 espèces ont
croisé des débris marins, dont 10 % ont ingéré des microplastiques. La consommation de ces animaux
par les humains peut présenter un risque pour la santé. Les plastiques ont aussi la propriété de
libérer des phtalates lorsqu'ils sont exposés à la lumière du soleil et ainsi de contaminer l'eau. De
plus, à mesure que notre climat change et que la planète se réchauffe, le plastique se décompose
plus facilement en méthane et éthylène, ce qui accroît le réchauffement climatique et perpétue le
cycle vicieux. Le transport et la potentielle prolifération d'espèces invasives sont accentués par la
présence de déchets d'origine anthropique, le plastique pouvant facilement parcourir de longues
distances, souvent impossible par l'organisme seul.
3)Facteurs qui déterminent la qualité d’une eau
La qualité de l’eau est un ensemble de paramètres qu’on mesure afin de déterminer si l’eau est
appropriée et sécuritaire pour une utilisation particulière. Une eau qui n’est pas considérée
appropriée dans une situation peut l’être dans une autre. L’eau peut être utilisée à des fins
domestiques, économiques, alimentaires, hygiéniques et récréatives. Les paramètres clés qui
permettent de mesurer la qualité de l’eau sont les suivants : pH (acidité et alcalinité) • Conductivité
(solides dissous) • Dureté • Température • Concentration de nitrates • Concentration de phosphates
• Oxygène dissous • Dioxyde de carbone dissous • Turbidité et le contrôle organoleptique
-Le pH
Le pH, abréviation de potentiel hydrogène, est une mesure qui permet de déterminer le degré
d’acidité ou de basicité d’une solution. Le pH n’a pas d’unité de mesure. L’échelle de pH permet de
comparer le caractère acide, neutre ou basique des solutions. L’échelle de pH varie généralement de
0 à 14. Sur l’échelle de pH, 0 est la valeur la plus acide, 7 est neutre et 14 est la valeur la plus basique.
Mesurer le pH est important car il permet de connaitre l’acidité et l’alcalinité d’une eau. Les plantes et
la faune aquatiques bénéficient de l’alcalinité parce que cela stabilise le pH de l’eau.
-Turbidité
La turbidité est une mesure qualitative de la clarté de l’eau. La turbidité est un des indicateurs clés de
la qualité de l’eau. Si la turbidité est mauvaise, c’est souvent signe qu’il y a d’autres paramètres qui ne
sont pas selon les normes.
-Oxygène dissous et température
L’oxygène dissous est la concentration d’oxygène contenu dans l’eau. Un OD (oxygène dissous) élevé
est bon pour la vie aquatique. Un OD bas peut être signe de polluants dans l’eau. L’OD est influencé
par la température
-Le dioxyde de carbone dissous
Le dioxyde de carbone se dissout dans l’eau et forme l’acide carbonique (réduction du pH). Trop de
dioxyde de carbone est toxique pour la vie aquatique. Cela peut également entrainer la corrosion des
pipes et réservoirs
-Conductivité
C’est la capacité d’une substance à conduire l’électricité (unité de mesure en microsiemens). La
conductivité augmente avec la présence de solides dissous dans l’eau. Les sels augmentent l’acidité
de l’eau tandis que les carbonates augmentent l’alcalinité de l’eau
-Dureté
C’est la concentration d’ions Ca²+ et Mg²+ dans l’eau. Un niveau élevé de dureté fait précipiter les
métaux lourds. Le calcium contribue au développement osseux des poissons tandis que le
magnésium contribue au développement des plantes.
-Concentration en nitrates et en phosphates
Les nitrates sont des ions NO3- qui stimulent la vie aquatique et les phosphates sont des ion PO4³-
qui stimulent la vie aquatique. Trop de nitrates et de phosphates mènent à l’eutrophisation
(L'eutrophisation est un phénomène chimique correspondant à l'enrichissement de l'eau en
substances comme l'azote, le phosphore et le carbone, qui proviennent des eaux usées et des
produits chimiques à l’image des pesticides et engrais utilisés en trop grande quantité. À cause de ces
substances, l'eau se couvre d'algues et de vase.)
-Le contrôle organoleptique
C’est la couleur, l’odeur et la saveur d’une eau.
Conclusion
L'eau, surnommée l'Or Bleue, est une ressource indispensable à toute vie donc à l'Homme. Elle est le
constituant le plus abondant de l'organisme humain (70% d’eau). Toute variation entraîne des risques
parfois irréversibles.
L'eau est également indispensable aux activités humaines comme la consommation domestique,
agricole et industrielle. A la surface de la planète, l'eau est répartie entre différents réservoirs très
inégaux. L'eau douce disponible constitue donc une ressource infime et inégalement répartie qu'il
convient de gérer avec précautions et à utiliser à bon escient car l'eau devient un bien rare et
menacé, qui nécessite une meilleure utilisation et un partage équitable (recyclage des eaux,
utilisation rationnelle et transition écologique...). Il vaudrait mieux mobiliser toutes les ressources de
notre bon sens plutôt que de la consommer sans modération. L'eau des océans est la ressource
d'avenir, mais cette ressource est intimement liée au problème de financement des usines de
désalinisation.