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Arith

Le document traite de divers concepts d'arithmétique, incluant les valuations, les nombres premiers, et l'indicatrice d'Euler. Il présente des démonstrations et des équations diophantiennes, ainsi que des applications de théorèmes mathématiques. Les solutions proposées illustrent des techniques de preuve et des propriétés des entiers.

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Arithmétique

Marc SAGE
1er juillet 2008

Table des matières


1 Mise en jambe 2

2 De l’art d’utiliser les valuations 3

3 Sur les nombres premiers 4

4 Une identité à connaître sur l’indicatrice d’Euler 4

5 Nombres pairs parfaits 5

6 Formule de Legendre et deux applications 6

7 Une équation diophantienne 8

8 Équation de Pythagore 9

9 Illustrer la descente in…nie 10

10 Une autre équation diophantienne 11

11 Fibonacci 11

12 Suites d’entiers spéciaux 12


a3 +b3 a2 b2
13 Intégralité de (a+b)2
12

a2 +b2
14 Le carré parfait 1+ab (IMO 1988) 13

1
Les pgcd et ppcm de deux entiers a et b seront notés

a ^ b := pgcd (a; b)
.
a _ b := ppcm (a; b)

Pour un entier n 2 et p un nombre premier, on rappelle que la valuation p-adique, notée vp (n), est la
puissance de p qui apparaît dans la décomposition de n en facteurs premiers, de sorte que chaque entier s’écrit
Y
n= pvp (n) .
p prem ier

Pour p premier, le corps1 à p éléments sera noté


Z
Fp := pZ .

On rappelle également le principe de la descente in…nie, dû à Fermat : pour montrer qu’une équation n’a
pas de solutions, on associe à chaque solution s un certain entier n (s) 2 N, et on montre qu’à partir d’une
solution s l’on peut construire une solution s0 telle que n (s0 ) < n (s). On obtient ainsi par récurrence une suite
strictement décroissante d’entiers naturels, ce qui est impossible. On peut aussi considérer par l’absurde une
solution s minimisant n (s) et contredire la minimalité de n (s), ce qui revient exactement au même.

1 Mise en jambe

1. Soit n 2 un entier. Parmi n entiers, montrer que l’on peut toujours en choisir dont la somme est
multiple de n.
2. Soit un nombre entier x de six chi¤ res divisible par 13, mettons x = abcdef en base 10. Montrer que
bcdef a est aussi divisible par 13.
3. Montrer que la moyenne géométrique des diviseurs d’un entier n 1 vaut la racine carrée de cet
entier.

Solution proposée.
1. Il s’agit là d’une application du principe des tiroirs. Nous pouvons former n tiroirs correspondant
chacun à un reste possible modulo n. Identi…ons alors les sommes que l’on peut former à des chaussettes
et rangeons chaque chaussette dans le tiroir correspondant. Comme il y a 2n 1 > n sommes possibles,
un tiroir contient deux chaussettes, donc la di¤érence des deux sommes correspondantes est multiple de n.
Mais des coe¢ cients négatifs peuvent apparaître. Pour pallier ce problème, on ne regarde que les sommes
associées à des parties croissantes de notre ensemble fa1 ; :::; an g d’entiers. On peut en trouver n, par
exemple les a1 + + ak pour 1 k n. Si deux chaussettes sont dans un même tiroir, c’est …ni par ce
qui précède. Sinon, chacun des n tiroirs contient au plus une chaussette, mais comme il y a n chaussettes,
le tiroir numéro n en contient une, CQFD.
2. Notons y = bcdef a. Exprimons y en fonction de x modulo 13 (sachant que x 0 par hypothèse) :

y = 10x 106 a + a 1 106 a.

Il su¢ t donc de montrer que 106 = 1 modulo 13 :


3 2 2
106 ( 3) = 33 = 272 12 = 1, CQFD.
1 Le terme mathématique « corps » se dit "f ield" en anglais, d’où la lettre F choisie pour Fp .

2
3. En notant (n) le nombre de diviseurs de n, on demande de montrer l’égalité
Y p (n)
d= n .
djn

n
L’idée est de faire intervenir la bijection d 7! d de l’ensemble des diviseurs de n. On obtient

Y Yn n (n)
d= =Q , d’où le résultat.
d djn d
djn djn

2 De l’art d’utiliser les valuations

1. Soit d et n deux entiers 1 tels que d2 j n2 . Montrer que d j n.


2. Soit a; b; c 1 trois entiers tels que
1 1 1
= + .
a b c
En notant d le pgcd des entiers a; b; c, montrer que les entiers abcd, d (a c) et d (a b) sont des carrés
parfaits.
a b c
3. Soient a; b; c 1 trois naturels tels que la somme b + c + a est entière. Montrer que le produit abc
est un cube.

Solution proposée.
1. Il s’agit de montrer que vp (d) vp (n) pour chaque premier p. Or, puisque vp k 2 = 2vp (k) pour
entier k, l’hypothèse se réécrit 2vp (d) 2vp (n), ce qui permet de conclure.
2. L’équation étant homogène en a; b; c et la conclusion cherchée invariante par multiplication de a; b; c
par un même entier (non nul), on peut supposer a; b; c premiers entre eux. Par symétrie de b et c, il s’agit
de montrer que abc et a c sont des carrés parfaits.
L’équation régissant a; b; c se transforme en bc = ac + ab. Isoler a c donne

ac = b (c a) .

On en déduit abc = b2 (c a), ce qui ramène le problème à montrer que c a est un carré parfait, i. e.
que ses valuations p-adiques sont chacune paires.
Soit p premier divisant c a. Il divise c (c a) = ca, donc divise a ou c, mais divisant la di¤érence
il les divise tous deux ; puisque a; b; c sont premiers entre eux, p ne peut pas diviser b. On en déduit la
valuation de c a :
vp (c a) = vp (b (c a)) = vp (c) + vp (a) = +
avec les notations évidentes. En particulier, vp (c a) = vp (a), donc la somme c = (c a) + a est de
valuation , ce qui s’écrit . Par symétrie, on a l’égalité, d’où vp (c a) = 2 pair, CQFD.
3. hypothèse et conclusion invariant par division par ppcm –> OPS premiers entre eux.
soit p diviseur a. Puisue p j abc j a2 b + b2 c + c2 a, on a p j b2 c, donc p j b ou p j c, à l’exclusion car
ppcm=1.
Ainsi, les factuer premier de abc divisent exacmten deux facteurs parmi a; b; c.
Soit p j a; b et mq v (b) = 2v (a) (chaque valuation est p adique) , ce quic conclura v (abc) = 3v (a).
Suppos abs v (b) < 2v (a). Alors v a2 b + b2 c + c2 a = v (b), absrde car v a2 b + b2 c + c2 a v (abc) >
v (b). On a donc v (b) 2v (a). Si stricte, alors 3v (a) < v a2 b + b2 c + c2 a = 2v (a), absurde.
Des exemples sont a = b = c ou encore (1; 2; 4),

3
3 Sur les nombres premiers

On se donne un partie P de l’ensemble P des nombres premiersQayant au moins trois éléments. On suppose
que, pour chaque partie …nie ; A P , es facteurs premiers de a2A a 1 restent dans P .

1. Montrer que 2 et 3 sont dans P


2. Montrer que P est in…ni
3. Conclure P = P.

Solution proposée.
Q
1. Soit p impair dans P : le facteur premier 2 de l’entier pair p 1= a2fpg a 1 doit rester dans P .
Supposons par l’absurde que 3 2 = A. Soit p 2 A autre que 2. Alors p vaut à 1 modulo 3. Si p 1,
la même démonstration que celle pour 2 montre 3 2 A, ce qui est exclu. Si p 1, l’entier 2p 1 est
multiple de trois et l’on conclut de même 3 2 A.
Q
2. On s’inspire de la démonstration d’Euclide : supposant P …ni, fait alors sens l’entier := P p.
Puisque P contient au moins trois éléments, p contient deux facteurs premiers, donc est 2 3 = 6, donc
p 1 possède un facteur premier, lequel reste dans P par hypothèse et ne peut donc être que p.
Appliquant à p = 2 et p = 3, il vient

2 =2 +1
avec ; 1.
3 =3 +1

Puisque 2 3 5 = 30, on a nécessairement 3, d’où 2 modulo 8. La seconde ligne donne


3 = 3 +1 , d’où 1 3 +1 modulo 8 ; or, les puissances de 3 valent 1 ou 3 modulo 8, d’où la
contradiction.
3. Fixons un premier p. Le principe des tiroirs nous dit qu’il y a une in…nité d’éléments p1 ; p2 ; ::: de P
ayant même reste r modulo p. Un tel r est non nul, sinon on aurait dans A plusieurs nombres premiers
divisibles par p. Pour k 1, le produit p1 pk vaut rk modulo p et tous les facteurs premiers de p1 pk 1
sont dans A. Pour conclure, il su¢ t de trouver un k tel que p divise p1 pk 1, ce qui sera le cas si
rk = 1 modulo p ; puisque r 6= 0, il su¢ t de prendre pour k l’ordre de r dans Fp .

4 Une identité à connaître sur l’indicatrice d’Euler

Pour n un entier 1, on note ' (n) le nombre d’entiers parmi f1; :::; ng qui sont premiers avec n. ' est
appelée indicatrice d’Euler. On rappelle que ' peut être dé…nie par2
8
< ' (1) = 1
' p =p p 1 si p est premier et 1 .
:
' (ab) = ' (a) ' (b) si a et b sont premiers entre eux

Montrer pour chaque entier n 1 l’égalité


X
' (d) = n.
djn

Solution proposée.

Première méthode (brutale).


2 En fait, la bonne dé…nition de ' (n) est le cardinal Z des inversibles de l’anneau Z
nZ nZ . Sa multiplicativité résulte
alors immédiatement du théorème chinois.

4
Qr
Cassons n = i=1 pi i en produit de facteurs premiers (avec r = 0 si n = 1). On calcule comme une brute
en utilisant les propriétés de ' rappelées plus haut :
r
! r r
X X X Y X Y Y X
' (d) = ' (d) = ' pi i
= ' pi =
i
' pi
djn Q 0 i=1 0 i=1 i=1 0
d= ri=1 pi i 1 1 1 1 i
0 1 1 0 r r 0 r r
0 r r
0 1
r
Y Xi r
Y r
Y
= @ pi pi 1
+ 1A = ((pi i 1) + 1) = pi i = n:
i=1 =1 i=1 i=1

Deuxième méthode (moins brutale).


Raisonnons par récurrence sur le nombre r de facteurs premiers de n.
Pour r = 1, on n = p , donc
X X X
1
' (d) = ' p = p p + 1 = (p 1) + 1 = n.
djn =0 =1

Pour la suite, soit n = pa m où p ^ m = 1. Alors


X X X X X
' (d) = ' (dd0 ) = ' (d) ' (d0 ) = ' (d) ' (d0 ) = mp = n
djn djm djm djm djp
d0 jp d0 jp

en appliquant les cas 1 et r 1.


En fait, on a fait le même calcul que lors de la méthode brutale, sauf que la récurrence nous a épargné les
signes et conditions multiples peu agréables à se coltiner.

Troisième méthode (dénombrement).


On observe qu’une fraction na où 1 a n se met sous forme irréductible de ssi e est premier avec d (et
bien sûr 1 e d). À d …xé, il y a donc exactement ' (d) fractions na dont la réduite a pour dénominateur d.
Comme il y a n telles fractions en tout, on en déduit le résultat. Ploum.

Remarque (màj 27 08 19). Démysti…ons cette dernière solution pour qui la verrait un peu trop
"ploumesque". Regroupons les éléments du groupe additif Z n selon leur ordre, lequel doit diviser l’ordre n du
groupe. Pour chaque diviseur d j n, est d’ordre d l’élément nd , mais aussi l’élément e nd pour chaque entier e 2 [1; d]
Z
étranger à d (et il y a justement ' (d) tels entiers
n e) ; or chaque élément a 2 n peut s’écrire sous cette forme
a e e^d=1
(cela revient à disposer d’une égalité n = d où 1 e d et on retrouve nos fractions ci-dessus), donc il n’y a pas
d’autre élément d’ordre d : il y en a exactement ' (d).
En e¤açant toutes 8 les traces ci-dessus,
aon obtient une preuve condensée en une seule phrase : fait sens et est
e^d=1
> Z n g
> ! f(d; e)g1 e d
<
djn
bijective l’application n a , d’où l’égalité cardinale recherchée.
>
> a 7 ! a^n ; a^n
:
e nd j (d; e)

5 Nombres pairs parfaits

Rappell sur (somme des diviseurs)


montrer que multiplicative (expliciter)
montrer (ab) Pa (b) avec P = ssi 0a = 1.
(dem : (ab) = djab d d0 jb ad = a (b) avec = ssi a a un seul divusuer, ie si a = 1)
Un nombre entier est parfait s’il vaut la somme de ses diviseurs stricts, ie si (n) = 2n.

Montrer q’un pair est parfait ssi il est de la forme 2a p où p estun premier valant 2a+1 1.

5
vérif :
+1 +1
(2 p) = 2 1 (p + 1) = p2 = 2 (2 p) .
Soit n = 2 m parfait où m impair :
+1 +1
2 m = 2n = (n) = 2 1 (m) .
+1
En particulieu, p := 2 1 divise m, mettons m = kp. En réinjectant, on trouve
+1 +1
2 k= (kp) k (p) k (p + 1) = k2 ,

donc égal partout, donck = 1 et (p) = p + 1 donc p = m premier

6 Formule de Legendre et deux applications

1. Démontrer la formule de Legendre3 , qui donne la valuation p-adique d’une factorielle :


X n
vp (n!) = .
pv
v 1

2. Montrer, en notant Sp (n) la somme des chi¤ res de n en base p, que cette quantité vaut également

n Sp (n)
vp (n!) = .
p 1

3. Par combien de zéros se termine 100! ?


a+b 2a 2b
4. Pour des entiers a; b 1, montrer que divise . ? ? ? ? genéralistion dans ENgel ?
a a b

Solution proposée.
1. On regarde à p …xé la contribution en p de chaque entier compris entre 2 et n. Pour un entier v 1,
notons Mv les multiples de pv dans f1; :::; ng et mv = #Mv le nombre de tels multiples.
Il y a déjà les multiples de p qui apportent chacun une contribution de 1. Puis les multiples de p2
apportent chacun un facteur 2 dans le calcul de vp (n!), mais on a déjà compté en partie leur contribution
dans les multiples de p, de sorte que la contribution supplémentaire de M2 est en fait de 1 pour chacun
de ces multiples. Ainsi de suite, chaque multiple de pv+1 contribue de v + 1, mais la partie v a déjà été
comptée dans la contribution de Mv , ce qui donne au …nal une contribution de 1 pour tous les multiples.
Ainsi : X
vp (n!) = mv .
v 1

Si l’on n’P
est pas convaincu, en notant av le nombre d’entiers de f1; :::; ng de valuation v, il est clair
que vp (n!) = v 1 vav , ce que l’on peut réécrire sous la forme

a1 + 2a2 + 3a3 + 4a4 + = (a1 + a2 + a3 + a4 + )+


(a2 + a3 + a4 + )+
(a3 + a4 + )+
(a4 + )+ .
P
Maintenant,
P i v ai compte les entiers de f1; :::; ng dont la valuation est v, i. e. les multiples de pv ,
d’où i v ai = mv .
Il reste à calculer mv . Or, ce dernier véri…e
n n
mv p v n < (mv + 1) pv () mv < mv + 1 () mv = v .
pv p
3 On a noté bxc la partie entière d’un réel x, qui rappelons-le est caractérisée par l’encadrement
bxc x < bxc + 1.

6
2. Quant àjla seconde
k formule, plus anecdotique (il faut le dire), écrivons n = aN aN 1 :::a1 a0 en base p,
n
de sorte que pv = aN aN 1 :::av+1 av (raisonner comme en base dix où diviser par 10v revient à déplacer
la virgule de v places vers la gauche). Il en résulte
X n
vp (n!) = = a1 + a2 p + a3 p2 + a4 p3 + +
pv
v 1

a2 + a3 p + a4 p2 + +
(a3 + a4 p + )+
(a4 + )+
= a1 + a2 (p + 1) + a3 p2 + p + 1 + a4 p3 + p2 + p + 1 +
p 1 p2 1 p3 1 p4 1
= a1 + a2 + a3 + a4 +
p 1 p 1 p 1 p 1
a1 p + a2 p2 + a3 p3 + (a1 + a2 + a3 + )
=
p 1
(n a0 ) (Sp (n) a0 )
= , CQFD.
p 1

3. Le nombre de zéros est la puissance maximale de 10 qui apparaît dans le produit 100!. Puisque les 2
apparaissent plus souvent que les 5, on recherche la puissance maximale de 5 dans 100!, i. e. la valuation
5-adique de 100!. On applique Legendre :

100 100
v5 (100!) = + + 0 = 20 + 4 = 24.
5 25

4. Il s’agit de montrer l’intégralité du quotient

2a 2b
a b (2a)! (2b)!
= ,
a+b a!b! (a + b)!
a

donc de montrer que la valuation p-adique du numérateur est plus grande que celle du dénominateur pour
chaque p premier, i. e. (en utilisant Legendre)
?
vp ((2a)!) + vp ((2b)!) vp (a!) + vp (b!) + vp ((a + b)!)
X 2a X 2a ? X a X b X a+b
() v
+ + +
p pv p v p v pv
v 1 v 1 v 1 v 1 v 1
X 2a 2a ? X a b a+b
() + v + + .
pv p pv pv pv
v 1 v 1

Il su¢ t donc de montrer que

2a 2a ? a b a+b
+ v + + .
pv p pv pv pv

a = a0 pv +
Simpli…ons déjà en e¤ectuant une division euclidienne de a et b par pv : . On veut donc
b = b0 p v +

2 2 ? +
2a0 + + 2b0 + a0 + b0 + (a0 + b0 ) +
pv pv pv
2 2 ? +
() + .
pv pv pv

7
Si l’on montre que, pour tous réels positifs x; y,

b2xc + b2yc bx + yc ,

on aura gagné. Or, si par exemple x y, on a 2x x + y, d’où b2xc bx + yc et le résultat vu que


b2yc 0.

7 Une équation diophantienne

Résoudre pour des entiers a; b 1 l’équation ab = ba .

Solution proposée.

Première méthode (arithmétique).


On peut supposer a b par symétrie, et même a 2 vu que

a = 1 =) 1b = b1 =) (a; b) = (1; 1)

a= ^ =1
qui est clairement solution. On se ramène à des entiers premiers entre eux en posant avec
b= =a^b
b b a a a b a b
et . On obtient = , ou encore = . Mais la condition ^ = 1 impose = 1 car chaque
facteur premier de divise les deux membres et doit donc apparaître dans , ce qui est impossible. On a donc
a j b et on peut écrire b = ka avec k 2 N . L’équation se réécrit
a
ba = ab = aka = ak () b = ak () ka = ak () k = ak 1
.

On voit que, pour k grand, la puissance à droite écrase le terme de gauche. Précisément, dès que k 2 on a
2k 2k, donc
k = ak 1 2k 1 k =) a = 2 et k = 2.
Les solutions sont donc les couples (a; a) pour a 1 (correspondant à k = 1), (2; 4) et (4; 2).

Seconde méthode (analytique).


En passant au logarithme, l’équation se réécrit
ln a ln b
= .
a b
[1; 1[ ! R
Il est donc judicieux d’étudier la fonction f : . On cherche les droites horizontales coupant
x 7 ! lnxx
le graphe de f en au moins deux points d’abscisses entières (les couples a = b étant trivialement solutions du
problème).
1
x ln x
Une dérivation donne f 0 (x) = x x2 qui est du signe de 1 ln x, i. e. de e x. On en déduit que f est
strictement croissante sur [1; e] et strictement décroissante sur [e; 1[.
u v
Ainsi, si une droite horizontale coupe le graphe de f en et avec u < v entiers, alors u
f (u) f (v)
est nécessairement plus petit que e, ce qui impose u = 1 ou 2 :
ln u ln v
u = 1 =) 0 = = =) v = 1 ;
u v
ln 2 ln v
u = 2 =) = =) 2v = v 2 =) v = 2 ou 4.
2 v
Finalement, les solutions sont les (a; a) pour a 1, (2; 4) et (4; 2).

8
8 Équation de Pythagore

On demande de résoudre l’équation en les entiers x; y; z 1:

x2 + y 2 = z 2 .

Même question pour x; y > 0 rationnels et z = 1.

Solution proposée.
Observer avant toute chose qu’on peut passer d’une équation à l’autre en divisant par l’entier z 2 ou en
multipliant par le ppcm de x et y.

Première méthode (arithmétique).


Commençons par quelques simpli…cations préliminaires.
Quitte à diviser par le pgcd x ^ y, dont le carré doit diviser la somme x2 + y 2 qui vaut z 2 par hypothèse, on
peut supposer que x et y sont premiers entre eux.
Ceci implique la primalité relative de x et z (ainsi que de y et z) : en e¤et, si d divise x et z, d divise z 2 et
x , donc la di¤érence z 2 x2 = y 2 , d’où d j x2 ^ y 2 ^ z 2 = 1. On montrerait de même que y ^ z = 1.
2

On réécrit alors l’équation sous la forme

x2 = (z y) (z + y) .

Si les deux termes de droite était premiers entre eux, on pourrait dire qu’ils sont tous deux des carrés et en
déduire la forme de y et z puis de x. Mais cela est faux en général (prendre z et y pairs).
On se souvient alors qu’un carré vaut toujours 1 ou 0 modulo 4, ce qui impose à x ou y d’être pair (sinon
z 2 = 2 modulo 4), disons x = 2t. On a donc
z yz+y
t2 = .
2 2
Maintenant, les termes de droites z 2 y et z+y
2 sont premiers entre eux : si d est un diviseur commun, d doit
diviser la somme z et la di¤érence y, donc vaudra 1, y et z étant premiers entre eux. On peut donc écrire
z+y
2 = u2
z y où u > v > 0 sont deux entiers premiers entre eux,
2 = v2

z = u2 + v 2
d’où et x = 2t = 2uv. En remultipliant par le pgcd n de x et y, on trouve les solutions générales :
y = u2 v 2
8 8
x < x = n2uv < n>0
si est pair, y = n u2 v 2 où u>v>0 .
x^y : :
z = n u2 + v 2 u^v =1

Réciproquement, on véri…e que


2 2 2
(2uv) + u2 v2 = 4u2 v 2 + u4 2u2 v 2 + v 4 = u4 + 2u2 v 2 + v 4 = u2 + v 2 .

Quant à l’équation à inconnues rationnelles, quitte à la multiplier par un dénominateur commun, on peut
reprendre les solutions de la question précédentes et conclure : les solutions rationnelles de x2 + y 2 = 1 sont de
la forme ? ? ?

Seconde méthode (analytique).


Nous proposons une méthode indépendante qui aurait pu s’utiliser pour le cas entier : il s’agit d’un repara-
métrage judicieux de nos inconnues qui fait se simpli…er l’équation de départ.
Posant pour x 6= 0 un rationnel tel que y = x 1, notre équation se réécrit
2 2
1 = x2 + ( x 1) = x2 1 + 2 x + 1,
2
2 1
d’où x = 2 et y = x 1= 2.
1+ 1+
Le cas x = 0 (forçant y = 1) étant obtenu pour = 0, le paramétrage ci-dessus recouvre bien chaque solution
de notre équation à l’exception du point (0; 1), lequel peut être vu comme le cas limite où j j ! 1

9
1. Le lecteur véri…era de lui-même que les valeurs ci-dessus donnent bien des points du cercle unité. C’est le
paramétrage rationnel du cercle unité :
(
2t
x = 1+t 2
2 où t décrit Q[ f1g .
y = 11+tt2

Remarque. En autorisant des égalités larges dans les conditions sur n; u; v, on rajoute les solutions
« évidentes » (0; n; n) et (n; 0; n) pour n décrivant N : faire v = 0 ou u = v. On obtient ainsi les solutions à
l’équation de Pythagore dans N3 .
Pour obtenir les solutions dans Z3 , il su¢ t de remarquer qu’en prenant les valeurs absolues on tombe dans
3
N et par là même dans ce qui précède : on rajoutera donc des signes devant chaque coordonnée pour couvrir
toutes les solutions.
p
Rq : on retrouve l’irrationalité de 2 : x = y impose 2uv = u2 v 2 et pb mod 4 ? ? ?

9 Illustrer la descente in…nie

Résoudre l’équation suivante en les entiers a; b; c 1:

a4 + b4 = c2 .

Solution proposée.
Nous allons faire une descente in…nie en utilisant les résulats connus sur les solutions de l’équation de
Pythagore.
Soit (a; b; c) une solution minimisant c. Les entiers a; b; c sont donc deux à deux premiers entre eux (diviser
par leur pgcd abaisse c) et l’exercice précédent permet d’écrire (en supposant a pair)
8 2
< a = 2uv
b2 = u2 v 2 avec u ^ v = 1.
:
c = u2 + v 2

La deuxième ligne est encore une équation de Pythagore :

u2 = v 2 + b2 avec u ^ v = 1.

b étant impair (il est premier avec a), v doit être pair et l’on a alors
8
< v = 2U V
b = U 2 V 2 avec U ^ V = 1.
:
u = U2 + V 2

On en déduit les trois inconnues à l’aide des paramètres U et V :


8 2 2 2
< a = 4 U + V UV
2 2
b=U V .
: 2
c = U 2 + V 2 + 4U 2 V 2

La première ligne exprimant la factorisation d’un carré, on a de bonnes chances d’en tirer de l’information.
Il est facile de voir que U est premier avec U 2 + V 2 : si p était un diviseur premier commun aux deux, p
diviserait U 2 + V 2 U U = V 2 , donc p diviserait V , et comme U ^ V = 1, p vaudrait 1, ce qui n’est pas
possible pour un premier. On montrerait de même que V ^ U 2 + V 2 = 1. Les trois nombres U , V et U 2 + V 2
a 2
sont par conséquent premiers entre eux et leur produit est un carré 2 , donc sont tous les trois des carrés :
8
< U= 2
V = 2 .
: 2
U +V2 = 2

10
On en tire une nouvelle solution ( ; ; ) à notre équation de départ. En remarquant que
2
= U 2 + V 2 = u < u2 + v 2 = c,

on peut appliquer le principe de descente in…nie sur la troisième coordonnée et conclure à la contradiction.

Remarque. On déduit de cet exercice le théorème de Fermat pour n = 4 : l’équation

a4 + b4 = c4

n’a pas de solution dans N 3 .

10 Une autre équation diophantienne

Résoudre en les entiers a; b 1 l’équation

3a 2b = 1.

Solution proposée.
Laissons déjà de côté la solution évidente (a; b) = (1; 1). On suppose donc a; b 2.
L’idée est de factoriser 2b = 3a 1 ou 3a = 2b + 1 ; en e¤et, le terme de gauche est à chaque fois la puissance
d’un nombe premier, ce qui forcera les termes factorisés à droite à être aussi des puissances de ce même nombre
premier.
Avant cela, réduisons modulo des petits nombres premiers pour avoir de l’information sur a et b. Modulo 3,
b doit être impair, donc, modulo 4, a doit aussi être pair (car b 2), mettons a = 2c. On a donc

2b = 32c 1 = (3c 1) (3c + 1)

Les deux termes de droite sont des puissances de 2 distantes de 2, donc valent 2 et 4, d’où 3c 1 = 2, c = 1 et
a = 2, puis 2b = 32 1 = 8 et b = 3.

Remarque. Ce résultat est un cas particulier de feu la conjecture de Catalan (prouvée par Preda
Mih¼
ailescu en avril 2002) qui a¢ rme que les seules puissances entières consécutives (non triviales) sont 8 et
9.

11 Fibonacci

mq Fa ^ Fb = Fa^b .
voir soulami et Engel pour plein d’identités analogues

montrre que chaque eniter est somme de …bo non consécutif (de manière unique)
trouver des f stt croissant de N dans N tq f (1) = 2, f (f (n)) = f (n) + n

????
f f 2 = f + id <=>Fn+2 = Fn+1 + Fn . COmment formaliser ?
On écrit un nombre comme somme de …bo, et on décale les indices.
unicité ? ? ?

11
12 Suites d’entiers spéciaux

Montrer qu’il y a des suites arbitrairement longues d’entiers qui chacun n’est ni une puissance parfaite (un
nk avec n; k 2) ni un premier.

contredire pusisance -> imposer une valuation 1, eg p p2


contredire premier-> imposer une divisibilité en plus, eg 0 [q]
Synthèse
pk k p2k
soit pq11 ::: pn
::: qn 2n premiers distaincts. Soit x pour chq k.
k [qk ]
Alors x + k = pk p2k donc n’est pas une puissane parfaite.
De plus x + k = 0 [qk ], donc x + k multiples de pk et qk , donc pas premier

Les deux exercices qui suivent mettent en valeur l’utilisation des trinômes de second degré pour la résolution
d’équation diophantiennes.

a3 +b3 a2 b2
13 Intégralité de (a+b)
2

Trouver tous les entiers a; b 1 tels que

a3 + b3 a2 b2
2
(a + b)

soit un entier relatif, puis naturel.

Solution proposée.
On commencer par simpli…er la fraction en faisant apparaître le dénominateur a + b au numérateur :
3
a3 + b3 a2 b2 (a + b) 3ab2 3a2 b a2 b2 ab
2 = 2 =a+b 2 (3 (a + b) + ab) .
(a + b) (a + b) (a + b)

s := a + b « somme » p p p
En notant , pour , il faut que s 3+ s soit entier, ce qui force s à être entier :
p := ab « produit »
p u
en e¤et, si s = v avec u ^ v = 1, on dispose de l’entier

p p u u 3uv + u2
3+ = 3+ = ,
s s v v v2
donc
v j v 2 j 3uv + u2 =) v j u2 =) v = 1.
Notons k l’entier ps . On sait que a et b sont les racines du trinôme X 2 sX + p. Le discriminant de ce dernier
doit donc être un carré 2 , ce qui s’écrit
2
= s2 4p = s2 4ks.
2
De même, s est racine de X 2 4kX , donc son discriminant réduit doit être un carré c2 :
2 2
c2 = (2k) + .
8
< = n u2 v 2
On reconnait là une équation de Pythagore, avec 2k pair. On en déduit 2k = n (2uv) où n et u v sont
:
c = n u2 + v 2
des entiers positifs, d’où
2
s = 2k + c = n 2uv + u2 + v 2 = n (u + v)

12
(la solution négative est à rejeter car s = a + b > 0). Il en résulte, en supposant a b par symétrie
8
< n(u+v)2 n(u2 v 2 ) 2
a = s2 = 2 = n2uv+2nv
2 = nv (u + v)
2 2 2 .
: b = s+ = n(u+v) +n(u v ) = n2u2 +2nuv = nu (u + v)
2 2 2

On véri…e réciproquement que


2
ab nv (u + v) nu (u + v) n2 uv (u + v)
= = = nuv 2 N.
a+b nv (u + v) + nu (u + v) n (u + v) (u + v)

p p
Passons à la deuxième question : on veut à présent que s s 3+ s soit un entier positif. Remarquer que
nuv = ps > 0, donc n; u; v 1. Ceci implique
p p 2
s s 3+ s n (u + v) nuv (3 + nuv)
0 =
nuv nuv
u v
=) 0 +2+ 3 nuv u+v 1 uv = (u 1)(1 v) 0.
v u | {z }| {z }
0 0

On en déduit u = v = 1, et de plus le cas d’égalité dans l’inégalité utilisée nuv uv impose n = 1. Les
valeurs de a et b tombent alors d’elles-mêmes :
a = nv (u + v) = 2
.
b = nu (u + v) = 2

Réciproquement, pour ces valeurs, on trouve

a3 + b3 a2 b2 8+8 4 4
2 = = 0 2 N.
(a + b) 42

Remarque. Pour expliciter deux entiers 1 dont la somme divise le produit, on peut également procéder
ab
de la manière suivante. Notons a et b nos deux entiers et k l’entier a+b . Cela se réécrit ak + bk = ab, d’où (en
rajoutant ce qu’il faut pour factoriser)

(a k) (b k) = ab ak bk + k 2 = k 2 .

:= a k
En notant , on obtient k 2 = . Devant une telle égalité, on doit avoir envie de montrer que
:= b k
et sont premiers entre eux. Or,

pgcd (a; b; k) = pgcd (k + ; k + ; k) = pgcd ( ; ; k) ,

et on peut toujours supposer ces derniers égaux à 1 (quitte à diviser a; b; k par a ^ b ^ k), donc il n’y a pas de
diviseur premier commun à et (un tel diviseur devrait diviser = k 2 , donc k). On en déduit que et
2 2
sont des carrés, mettons ( ; ) = u ; v , d’où k = uv et

(a; b) = (k + ; k + ) = (u (u + v) ; v (u + v)) .

On retrouve la forme trouvée plus haut.

a2 +b2
14 Le carré parfait 1+ab (IMO 1988)

a2 +b2
Soient a et b des entiers 1. Montrer par une descente in…nie que, si 1+ab est entier, alors c’est un carré
parfait.

Solution proposée.

13
2 2
On raisonne comme le suggère l’énoncé : considérons par l’absurde un couple (a; b) 2 N 2 tel que a1+ab+b
soit
un entier k non carré, et cherchons à construire une solution plus « petite » . C’est la présence de carrés, donc
d’équation du second, qui permettra de descendre les marches vers l’enfer.
2a2 2
Il est déjà clair que k 6= 0, et si de plus a = b, alors k = 1+a 2 = 2 a2 +1 n’est entier que pour a = 1,
auquel cas k = 1 qui est un carré parfait, ce qui est exclu. Par symétrie, on peut imposer a > b.
2
+b2
L’équation k = a1+ab se réécrit sous la forme d’un trinôme en a :

a2 (kb) a + b2 k = 0.

Elle admet une autre solution en a, mettons a0 , qui est entière car a0 = kb a, et qui est positive : en e¤et, on
02
+b2
a clairement k = a1+a 0 0
0 b par dé…nition de a , donc k (1 + ba ) = a
02
+ b2 > 0, d’où 1 + ba0 > 0, ba0 0 et a0 0.
2 2
Si a0 était nul, on trouverait k = a1+0
+0
= a2 , cas que l’on a exclu. On peut donc supposer que (a0 ; b) est une
2
nouvelle solution dans N .
Il reste à trouver la quantité qui décroît lorsque l’on passe de (a; b) à (a0 ; b). C’est là que l’on va utiliser
l’hypothèse a > b. Cette dernière permet en e¤et d’écrire

b2 k b2 k
a0 = < < b,
a b
d’où max fa0 ; bg = b < a = max fa; bg. La quantité recherchée est donc max fa; bg.

Remarque. Cet exercice est *di¢ cile*, malgré la simplicité de la solution ci-dessus (dénomée parfois
"saut de Viète"). La lectrice intéresse pourra à ce sujet consulter la video https ://www.sciencealert.com/the-
legend-of-question-six-one-of-the-hardest-maths-problems-ever

14

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