Arith
Arith
Marc SAGE
1er juillet 2008
8 Équation de Pythagore 9
11 Fibonacci 11
a2 +b2
14 Le carré parfait 1+ab (IMO 1988) 13
1
Les pgcd et ppcm de deux entiers a et b seront notés
a ^ b := pgcd (a; b)
.
a _ b := ppcm (a; b)
Pour un entier n 2 et p un nombre premier, on rappelle que la valuation p-adique, notée vp (n), est la
puissance de p qui apparaît dans la décomposition de n en facteurs premiers, de sorte que chaque entier s’écrit
Y
n= pvp (n) .
p prem ier
On rappelle également le principe de la descente in…nie, dû à Fermat : pour montrer qu’une équation n’a
pas de solutions, on associe à chaque solution s un certain entier n (s) 2 N, et on montre qu’à partir d’une
solution s l’on peut construire une solution s0 telle que n (s0 ) < n (s). On obtient ainsi par récurrence une suite
strictement décroissante d’entiers naturels, ce qui est impossible. On peut aussi considérer par l’absurde une
solution s minimisant n (s) et contredire la minimalité de n (s), ce qui revient exactement au même.
1 Mise en jambe
1. Soit n 2 un entier. Parmi n entiers, montrer que l’on peut toujours en choisir dont la somme est
multiple de n.
2. Soit un nombre entier x de six chi¤ res divisible par 13, mettons x = abcdef en base 10. Montrer que
bcdef a est aussi divisible par 13.
3. Montrer que la moyenne géométrique des diviseurs d’un entier n 1 vaut la racine carrée de cet
entier.
Solution proposée.
1. Il s’agit là d’une application du principe des tiroirs. Nous pouvons former n tiroirs correspondant
chacun à un reste possible modulo n. Identi…ons alors les sommes que l’on peut former à des chaussettes
et rangeons chaque chaussette dans le tiroir correspondant. Comme il y a 2n 1 > n sommes possibles,
un tiroir contient deux chaussettes, donc la di¤érence des deux sommes correspondantes est multiple de n.
Mais des coe¢ cients négatifs peuvent apparaître. Pour pallier ce problème, on ne regarde que les sommes
associées à des parties croissantes de notre ensemble fa1 ; :::; an g d’entiers. On peut en trouver n, par
exemple les a1 + + ak pour 1 k n. Si deux chaussettes sont dans un même tiroir, c’est …ni par ce
qui précède. Sinon, chacun des n tiroirs contient au plus une chaussette, mais comme il y a n chaussettes,
le tiroir numéro n en contient une, CQFD.
2. Notons y = bcdef a. Exprimons y en fonction de x modulo 13 (sachant que x 0 par hypothèse) :
2
3. En notant (n) le nombre de diviseurs de n, on demande de montrer l’égalité
Y p (n)
d= n .
djn
n
L’idée est de faire intervenir la bijection d 7! d de l’ensemble des diviseurs de n. On obtient
Y Yn n (n)
d= =Q , d’où le résultat.
d djn d
djn djn
Solution proposée.
1. Il s’agit de montrer que vp (d) vp (n) pour chaque premier p. Or, puisque vp k 2 = 2vp (k) pour
entier k, l’hypothèse se réécrit 2vp (d) 2vp (n), ce qui permet de conclure.
2. L’équation étant homogène en a; b; c et la conclusion cherchée invariante par multiplication de a; b; c
par un même entier (non nul), on peut supposer a; b; c premiers entre eux. Par symétrie de b et c, il s’agit
de montrer que abc et a c sont des carrés parfaits.
L’équation régissant a; b; c se transforme en bc = ac + ab. Isoler a c donne
ac = b (c a) .
On en déduit abc = b2 (c a), ce qui ramène le problème à montrer que c a est un carré parfait, i. e.
que ses valuations p-adiques sont chacune paires.
Soit p premier divisant c a. Il divise c (c a) = ca, donc divise a ou c, mais divisant la di¤érence
il les divise tous deux ; puisque a; b; c sont premiers entre eux, p ne peut pas diviser b. On en déduit la
valuation de c a :
vp (c a) = vp (b (c a)) = vp (c) + vp (a) = +
avec les notations évidentes. En particulier, vp (c a) = vp (a), donc la somme c = (c a) + a est de
valuation , ce qui s’écrit . Par symétrie, on a l’égalité, d’où vp (c a) = 2 pair, CQFD.
3. hypothèse et conclusion invariant par division par ppcm –> OPS premiers entre eux.
soit p diviseur a. Puisue p j abc j a2 b + b2 c + c2 a, on a p j b2 c, donc p j b ou p j c, à l’exclusion car
ppcm=1.
Ainsi, les factuer premier de abc divisent exacmten deux facteurs parmi a; b; c.
Soit p j a; b et mq v (b) = 2v (a) (chaque valuation est p adique) , ce quic conclura v (abc) = 3v (a).
Suppos abs v (b) < 2v (a). Alors v a2 b + b2 c + c2 a = v (b), absrde car v a2 b + b2 c + c2 a v (abc) >
v (b). On a donc v (b) 2v (a). Si stricte, alors 3v (a) < v a2 b + b2 c + c2 a = 2v (a), absurde.
Des exemples sont a = b = c ou encore (1; 2; 4),
3
3 Sur les nombres premiers
On se donne un partie P de l’ensemble P des nombres premiersQayant au moins trois éléments. On suppose
que, pour chaque partie …nie ; A P , es facteurs premiers de a2A a 1 restent dans P .
Solution proposée.
Q
1. Soit p impair dans P : le facteur premier 2 de l’entier pair p 1= a2fpg a 1 doit rester dans P .
Supposons par l’absurde que 3 2 = A. Soit p 2 A autre que 2. Alors p vaut à 1 modulo 3. Si p 1,
la même démonstration que celle pour 2 montre 3 2 A, ce qui est exclu. Si p 1, l’entier 2p 1 est
multiple de trois et l’on conclut de même 3 2 A.
Q
2. On s’inspire de la démonstration d’Euclide : supposant P …ni, fait alors sens l’entier := P p.
Puisque P contient au moins trois éléments, p contient deux facteurs premiers, donc est 2 3 = 6, donc
p 1 possède un facteur premier, lequel reste dans P par hypothèse et ne peut donc être que p.
Appliquant à p = 2 et p = 3, il vient
2 =2 +1
avec ; 1.
3 =3 +1
Pour n un entier 1, on note ' (n) le nombre d’entiers parmi f1; :::; ng qui sont premiers avec n. ' est
appelée indicatrice d’Euler. On rappelle que ' peut être dé…nie par2
8
< ' (1) = 1
' p =p p 1 si p est premier et 1 .
:
' (ab) = ' (a) ' (b) si a et b sont premiers entre eux
Solution proposée.
4
Qr
Cassons n = i=1 pi i en produit de facteurs premiers (avec r = 0 si n = 1). On calcule comme une brute
en utilisant les propriétés de ' rappelées plus haut :
r
! r r
X X X Y X Y Y X
' (d) = ' (d) = ' pi i
= ' pi =
i
' pi
djn Q 0 i=1 0 i=1 i=1 0
d= ri=1 pi i 1 1 1 1 i
0 1 1 0 r r 0 r r
0 r r
0 1
r
Y Xi r
Y r
Y
= @ pi pi 1
+ 1A = ((pi i 1) + 1) = pi i = n:
i=1 =1 i=1 i=1
Remarque (màj 27 08 19). Démysti…ons cette dernière solution pour qui la verrait un peu trop
"ploumesque". Regroupons les éléments du groupe additif Z n selon leur ordre, lequel doit diviser l’ordre n du
groupe. Pour chaque diviseur d j n, est d’ordre d l’élément nd , mais aussi l’élément e nd pour chaque entier e 2 [1; d]
Z
étranger à d (et il y a justement ' (d) tels entiers
n e) ; or chaque élément a 2 n peut s’écrire sous cette forme
a e e^d=1
(cela revient à disposer d’une égalité n = d où 1 e d et on retrouve nos fractions ci-dessus), donc il n’y a pas
d’autre élément d’ordre d : il y en a exactement ' (d).
En e¤açant toutes 8 les traces ci-dessus,
aon obtient une preuve condensée en une seule phrase : fait sens et est
e^d=1
> Z n g
> ! f(d; e)g1 e d
<
djn
bijective l’application n a , d’où l’égalité cardinale recherchée.
>
> a 7 ! a^n ; a^n
:
e nd j (d; e)
Montrer q’un pair est parfait ssi il est de la forme 2a p où p estun premier valant 2a+1 1.
5
vérif :
+1 +1
(2 p) = 2 1 (p + 1) = p2 = 2 (2 p) .
Soit n = 2 m parfait où m impair :
+1 +1
2 m = 2n = (n) = 2 1 (m) .
+1
En particulieu, p := 2 1 divise m, mettons m = kp. En réinjectant, on trouve
+1 +1
2 k= (kp) k (p) k (p + 1) = k2 ,
2. Montrer, en notant Sp (n) la somme des chi¤ res de n en base p, que cette quantité vaut également
n Sp (n)
vp (n!) = .
p 1
Solution proposée.
1. On regarde à p …xé la contribution en p de chaque entier compris entre 2 et n. Pour un entier v 1,
notons Mv les multiples de pv dans f1; :::; ng et mv = #Mv le nombre de tels multiples.
Il y a déjà les multiples de p qui apportent chacun une contribution de 1. Puis les multiples de p2
apportent chacun un facteur 2 dans le calcul de vp (n!), mais on a déjà compté en partie leur contribution
dans les multiples de p, de sorte que la contribution supplémentaire de M2 est en fait de 1 pour chacun
de ces multiples. Ainsi de suite, chaque multiple de pv+1 contribue de v + 1, mais la partie v a déjà été
comptée dans la contribution de Mv , ce qui donne au …nal une contribution de 1 pour tous les multiples.
Ainsi : X
vp (n!) = mv .
v 1
Si l’on n’P
est pas convaincu, en notant av le nombre d’entiers de f1; :::; ng de valuation v, il est clair
que vp (n!) = v 1 vav , ce que l’on peut réécrire sous la forme
6
2. Quant àjla seconde
k formule, plus anecdotique (il faut le dire), écrivons n = aN aN 1 :::a1 a0 en base p,
n
de sorte que pv = aN aN 1 :::av+1 av (raisonner comme en base dix où diviser par 10v revient à déplacer
la virgule de v places vers la gauche). Il en résulte
X n
vp (n!) = = a1 + a2 p + a3 p2 + a4 p3 + +
pv
v 1
a2 + a3 p + a4 p2 + +
(a3 + a4 p + )+
(a4 + )+
= a1 + a2 (p + 1) + a3 p2 + p + 1 + a4 p3 + p2 + p + 1 +
p 1 p2 1 p3 1 p4 1
= a1 + a2 + a3 + a4 +
p 1 p 1 p 1 p 1
a1 p + a2 p2 + a3 p3 + (a1 + a2 + a3 + )
=
p 1
(n a0 ) (Sp (n) a0 )
= , CQFD.
p 1
3. Le nombre de zéros est la puissance maximale de 10 qui apparaît dans le produit 100!. Puisque les 2
apparaissent plus souvent que les 5, on recherche la puissance maximale de 5 dans 100!, i. e. la valuation
5-adique de 100!. On applique Legendre :
100 100
v5 (100!) = + + 0 = 20 + 4 = 24.
5 25
2a 2b
a b (2a)! (2b)!
= ,
a+b a!b! (a + b)!
a
donc de montrer que la valuation p-adique du numérateur est plus grande que celle du dénominateur pour
chaque p premier, i. e. (en utilisant Legendre)
?
vp ((2a)!) + vp ((2b)!) vp (a!) + vp (b!) + vp ((a + b)!)
X 2a X 2a ? X a X b X a+b
() v
+ + +
p pv p v p v pv
v 1 v 1 v 1 v 1 v 1
X 2a 2a ? X a b a+b
() + v + + .
pv p pv pv pv
v 1 v 1
2a 2a ? a b a+b
+ v + + .
pv p pv pv pv
a = a0 pv +
Simpli…ons déjà en e¤ectuant une division euclidienne de a et b par pv : . On veut donc
b = b0 p v +
2 2 ? +
2a0 + + 2b0 + a0 + b0 + (a0 + b0 ) +
pv pv pv
2 2 ? +
() + .
pv pv pv
7
Si l’on montre que, pour tous réels positifs x; y,
b2xc + b2yc bx + yc ,
Solution proposée.
a = 1 =) 1b = b1 =) (a; b) = (1; 1)
a= ^ =1
qui est clairement solution. On se ramène à des entiers premiers entre eux en posant avec
b= =a^b
b b a a a b a b
et . On obtient = , ou encore = . Mais la condition ^ = 1 impose = 1 car chaque
facteur premier de divise les deux membres et doit donc apparaître dans , ce qui est impossible. On a donc
a j b et on peut écrire b = ka avec k 2 N . L’équation se réécrit
a
ba = ab = aka = ak () b = ak () ka = ak () k = ak 1
.
On voit que, pour k grand, la puissance à droite écrase le terme de gauche. Précisément, dès que k 2 on a
2k 2k, donc
k = ak 1 2k 1 k =) a = 2 et k = 2.
Les solutions sont donc les couples (a; a) pour a 1 (correspondant à k = 1), (2; 4) et (4; 2).
8
8 Équation de Pythagore
x2 + y 2 = z 2 .
Solution proposée.
Observer avant toute chose qu’on peut passer d’une équation à l’autre en divisant par l’entier z 2 ou en
multipliant par le ppcm de x et y.
x2 = (z y) (z + y) .
Si les deux termes de droite était premiers entre eux, on pourrait dire qu’ils sont tous deux des carrés et en
déduire la forme de y et z puis de x. Mais cela est faux en général (prendre z et y pairs).
On se souvient alors qu’un carré vaut toujours 1 ou 0 modulo 4, ce qui impose à x ou y d’être pair (sinon
z 2 = 2 modulo 4), disons x = 2t. On a donc
z yz+y
t2 = .
2 2
Maintenant, les termes de droites z 2 y et z+y
2 sont premiers entre eux : si d est un diviseur commun, d doit
diviser la somme z et la di¤érence y, donc vaudra 1, y et z étant premiers entre eux. On peut donc écrire
z+y
2 = u2
z y où u > v > 0 sont deux entiers premiers entre eux,
2 = v2
z = u2 + v 2
d’où et x = 2t = 2uv. En remultipliant par le pgcd n de x et y, on trouve les solutions générales :
y = u2 v 2
8 8
x < x = n2uv < n>0
si est pair, y = n u2 v 2 où u>v>0 .
x^y : :
z = n u2 + v 2 u^v =1
Quant à l’équation à inconnues rationnelles, quitte à la multiplier par un dénominateur commun, on peut
reprendre les solutions de la question précédentes et conclure : les solutions rationnelles de x2 + y 2 = 1 sont de
la forme ? ? ?
9
1. Le lecteur véri…era de lui-même que les valeurs ci-dessus donnent bien des points du cercle unité. C’est le
paramétrage rationnel du cercle unité :
(
2t
x = 1+t 2
2 où t décrit Q[ f1g .
y = 11+tt2
Remarque. En autorisant des égalités larges dans les conditions sur n; u; v, on rajoute les solutions
« évidentes » (0; n; n) et (n; 0; n) pour n décrivant N : faire v = 0 ou u = v. On obtient ainsi les solutions à
l’équation de Pythagore dans N3 .
Pour obtenir les solutions dans Z3 , il su¢ t de remarquer qu’en prenant les valeurs absolues on tombe dans
3
N et par là même dans ce qui précède : on rajoutera donc des signes devant chaque coordonnée pour couvrir
toutes les solutions.
p
Rq : on retrouve l’irrationalité de 2 : x = y impose 2uv = u2 v 2 et pb mod 4 ? ? ?
a4 + b4 = c2 .
Solution proposée.
Nous allons faire une descente in…nie en utilisant les résulats connus sur les solutions de l’équation de
Pythagore.
Soit (a; b; c) une solution minimisant c. Les entiers a; b; c sont donc deux à deux premiers entre eux (diviser
par leur pgcd abaisse c) et l’exercice précédent permet d’écrire (en supposant a pair)
8 2
< a = 2uv
b2 = u2 v 2 avec u ^ v = 1.
:
c = u2 + v 2
u2 = v 2 + b2 avec u ^ v = 1.
b étant impair (il est premier avec a), v doit être pair et l’on a alors
8
< v = 2U V
b = U 2 V 2 avec U ^ V = 1.
:
u = U2 + V 2
La première ligne exprimant la factorisation d’un carré, on a de bonnes chances d’en tirer de l’information.
Il est facile de voir que U est premier avec U 2 + V 2 : si p était un diviseur premier commun aux deux, p
diviserait U 2 + V 2 U U = V 2 , donc p diviserait V , et comme U ^ V = 1, p vaudrait 1, ce qui n’est pas
possible pour un premier. On montrerait de même que V ^ U 2 + V 2 = 1. Les trois nombres U , V et U 2 + V 2
a 2
sont par conséquent premiers entre eux et leur produit est un carré 2 , donc sont tous les trois des carrés :
8
< U= 2
V = 2 .
: 2
U +V2 = 2
10
On en tire une nouvelle solution ( ; ; ) à notre équation de départ. En remarquant que
2
= U 2 + V 2 = u < u2 + v 2 = c,
on peut appliquer le principe de descente in…nie sur la troisième coordonnée et conclure à la contradiction.
a4 + b4 = c4
3a 2b = 1.
Solution proposée.
Laissons déjà de côté la solution évidente (a; b) = (1; 1). On suppose donc a; b 2.
L’idée est de factoriser 2b = 3a 1 ou 3a = 2b + 1 ; en e¤et, le terme de gauche est à chaque fois la puissance
d’un nombe premier, ce qui forcera les termes factorisés à droite à être aussi des puissances de ce même nombre
premier.
Avant cela, réduisons modulo des petits nombres premiers pour avoir de l’information sur a et b. Modulo 3,
b doit être impair, donc, modulo 4, a doit aussi être pair (car b 2), mettons a = 2c. On a donc
Les deux termes de droite sont des puissances de 2 distantes de 2, donc valent 2 et 4, d’où 3c 1 = 2, c = 1 et
a = 2, puis 2b = 32 1 = 8 et b = 3.
Remarque. Ce résultat est un cas particulier de feu la conjecture de Catalan (prouvée par Preda
Mih¼
ailescu en avril 2002) qui a¢ rme que les seules puissances entières consécutives (non triviales) sont 8 et
9.
11 Fibonacci
mq Fa ^ Fb = Fa^b .
voir soulami et Engel pour plein d’identités analogues
montrre que chaque eniter est somme de …bo non consécutif (de manière unique)
trouver des f stt croissant de N dans N tq f (1) = 2, f (f (n)) = f (n) + n
????
f f 2 = f + id <=>Fn+2 = Fn+1 + Fn . COmment formaliser ?
On écrit un nombre comme somme de …bo, et on décale les indices.
unicité ? ? ?
11
12 Suites d’entiers spéciaux
Montrer qu’il y a des suites arbitrairement longues d’entiers qui chacun n’est ni une puissance parfaite (un
nk avec n; k 2) ni un premier.
Les deux exercices qui suivent mettent en valeur l’utilisation des trinômes de second degré pour la résolution
d’équation diophantiennes.
a3 +b3 a2 b2
13 Intégralité de (a+b)
2
a3 + b3 a2 b2
2
(a + b)
Solution proposée.
On commencer par simpli…er la fraction en faisant apparaître le dénominateur a + b au numérateur :
3
a3 + b3 a2 b2 (a + b) 3ab2 3a2 b a2 b2 ab
2 = 2 =a+b 2 (3 (a + b) + ab) .
(a + b) (a + b) (a + b)
s := a + b « somme » p p p
En notant , pour , il faut que s 3+ s soit entier, ce qui force s à être entier :
p := ab « produit »
p u
en e¤et, si s = v avec u ^ v = 1, on dispose de l’entier
p p u u 3uv + u2
3+ = 3+ = ,
s s v v v2
donc
v j v 2 j 3uv + u2 =) v j u2 =) v = 1.
Notons k l’entier ps . On sait que a et b sont les racines du trinôme X 2 sX + p. Le discriminant de ce dernier
doit donc être un carré 2 , ce qui s’écrit
2
= s2 4p = s2 4ks.
2
De même, s est racine de X 2 4kX , donc son discriminant réduit doit être un carré c2 :
2 2
c2 = (2k) + .
8
< = n u2 v 2
On reconnait là une équation de Pythagore, avec 2k pair. On en déduit 2k = n (2uv) où n et u v sont
:
c = n u2 + v 2
des entiers positifs, d’où
2
s = 2k + c = n 2uv + u2 + v 2 = n (u + v)
12
(la solution négative est à rejeter car s = a + b > 0). Il en résulte, en supposant a b par symétrie
8
< n(u+v)2 n(u2 v 2 ) 2
a = s2 = 2 = n2uv+2nv
2 = nv (u + v)
2 2 2 .
: b = s+ = n(u+v) +n(u v ) = n2u2 +2nuv = nu (u + v)
2 2 2
p p
Passons à la deuxième question : on veut à présent que s s 3+ s soit un entier positif. Remarquer que
nuv = ps > 0, donc n; u; v 1. Ceci implique
p p 2
s s 3+ s n (u + v) nuv (3 + nuv)
0 =
nuv nuv
u v
=) 0 +2+ 3 nuv u+v 1 uv = (u 1)(1 v) 0.
v u | {z }| {z }
0 0
On en déduit u = v = 1, et de plus le cas d’égalité dans l’inégalité utilisée nuv uv impose n = 1. Les
valeurs de a et b tombent alors d’elles-mêmes :
a = nv (u + v) = 2
.
b = nu (u + v) = 2
a3 + b3 a2 b2 8+8 4 4
2 = = 0 2 N.
(a + b) 42
Remarque. Pour expliciter deux entiers 1 dont la somme divise le produit, on peut également procéder
ab
de la manière suivante. Notons a et b nos deux entiers et k l’entier a+b . Cela se réécrit ak + bk = ab, d’où (en
rajoutant ce qu’il faut pour factoriser)
(a k) (b k) = ab ak bk + k 2 = k 2 .
:= a k
En notant , on obtient k 2 = . Devant une telle égalité, on doit avoir envie de montrer que
:= b k
et sont premiers entre eux. Or,
et on peut toujours supposer ces derniers égaux à 1 (quitte à diviser a; b; k par a ^ b ^ k), donc il n’y a pas de
diviseur premier commun à et (un tel diviseur devrait diviser = k 2 , donc k). On en déduit que et
2 2
sont des carrés, mettons ( ; ) = u ; v , d’où k = uv et
(a; b) = (k + ; k + ) = (u (u + v) ; v (u + v)) .
a2 +b2
14 Le carré parfait 1+ab (IMO 1988)
a2 +b2
Soient a et b des entiers 1. Montrer par une descente in…nie que, si 1+ab est entier, alors c’est un carré
parfait.
Solution proposée.
13
2 2
On raisonne comme le suggère l’énoncé : considérons par l’absurde un couple (a; b) 2 N 2 tel que a1+ab+b
soit
un entier k non carré, et cherchons à construire une solution plus « petite » . C’est la présence de carrés, donc
d’équation du second, qui permettra de descendre les marches vers l’enfer.
2a2 2
Il est déjà clair que k 6= 0, et si de plus a = b, alors k = 1+a 2 = 2 a2 +1 n’est entier que pour a = 1,
auquel cas k = 1 qui est un carré parfait, ce qui est exclu. Par symétrie, on peut imposer a > b.
2
+b2
L’équation k = a1+ab se réécrit sous la forme d’un trinôme en a :
a2 (kb) a + b2 k = 0.
Elle admet une autre solution en a, mettons a0 , qui est entière car a0 = kb a, et qui est positive : en e¤et, on
02
+b2
a clairement k = a1+a 0 0
0 b par dé…nition de a , donc k (1 + ba ) = a
02
+ b2 > 0, d’où 1 + ba0 > 0, ba0 0 et a0 0.
2 2
Si a0 était nul, on trouverait k = a1+0
+0
= a2 , cas que l’on a exclu. On peut donc supposer que (a0 ; b) est une
2
nouvelle solution dans N .
Il reste à trouver la quantité qui décroît lorsque l’on passe de (a; b) à (a0 ; b). C’est là que l’on va utiliser
l’hypothèse a > b. Cette dernière permet en e¤et d’écrire
b2 k b2 k
a0 = < < b,
a b
d’où max fa0 ; bg = b < a = max fa; bg. La quantité recherchée est donc max fa; bg.
Remarque. Cet exercice est *di¢ cile*, malgré la simplicité de la solution ci-dessus (dénomée parfois
"saut de Viète"). La lectrice intéresse pourra à ce sujet consulter la video https ://www.sciencealert.com/the-
legend-of-question-six-one-of-the-hardest-maths-problems-ever
14