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Le document présente l'histoire et la valorisation du patrimoine au Maroc, en mettant en lumière les différentes époques et évolutions des techniques de construction, ainsi que l'importance de la numérisation du patrimoine culturel. Il aborde également les énergies renouvelables et leur intégration dans les sites historiques, ainsi que les institutions impliquées dans la préservation et la promotion du patrimoine. Enfin, il souligne le rôle du patrimoine dans le développement économique local et la transmission des traditions aux générations futures.

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Le document présente l'histoire et la valorisation du patrimoine au Maroc, en mettant en lumière les différentes époques et évolutions des techniques de construction, ainsi que l'importance de la numérisation du patrimoine culturel. Il aborde également les énergies renouvelables et leur intégration dans les sites historiques, ainsi que les institutions impliquées dans la préservation et la promotion du patrimoine. Enfin, il souligne le rôle du patrimoine dans le développement économique local et la transmission des traditions aux générations futures.

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HISTOIRE & PATRIMOINE

présentation

MR BOUASRIA SALIM
CHEF DE SERVICE: DIRECTION REGIONALE DE L’ARTISANAT & ECO SOC & SOLIDAIRE
REFERENT REGIONAL RNA/DR ARTISANAT & ECO SOC ET SOLIDAIRE FES
DOCTORANT ERMOT: INTELLIGENCE TERRITORIALE ET VALORISATION TOURISTIQUE
CIVIL
ENGINEERING
HISTORIQUEÀ
TRAVERS LE TEMPS
01 Antiquité 02 Moyen Âge

Révolution
03 Renaissance 04 industrielle
(XVIIIe – XIXe
siècles)

05 06 XXIe siècle
XXe siècle
XXe siècle Le béton
Moyen Âge armé est devenu un
matériau clé, et les
Antiquité technologies de
construction ont XXIe siècle
considérablement
évolué.

le colisée

Égypte ancienne (vers Islam médiéval


Révolution industrielle
Avancées en hydraulique, en
3000 av. J.-C.) (XVIIIe – XIXe siècles)
construction de mosquées, et en
la Grande Pyramide de Gizeh conception de villes.
L’avènement de la machine à vapeur et
l’industrialisation ont révolutionné le génie
civil. Les matériaux comme le fer et l’acier
sont devenus essentiels. Des projets
d’envergure, comme la construction du pont
de Brooklyn ou du canal de Suez, sont
emblématiques de cette époque.

Les ziggourats Europe médiévale


vers 1800 av. J.-C la construction de châteaux forts,
cathédrales gothiques et ponts
de pierre
Années 2000-2015
Avènement du Web 2.0 et des
Technologies Immersives
(2015-Aujourd’hui)

Intelligence Artificielle et Blockchain

Années 1960-1980 IA et restauration d’œuvres d’art


Modélisation 3D et
Réalité augmentée (AR) et visites
Premiers Outils Numériques réalité virtuelle (VR)
interactives
SIG et cartographie
Base de données et Blockchain et NFT
numérique
catalogage numérique Reconnaissance et traduction
Partage collaboratif et
Premiers logiciels de CAO automatique
AP 2000 réseaux sociaux

AV 2000

Années 1990-2000

Ère du Multimédia et d’Internet


Numérisation des œuvres
CD-ROM et musées virtuels
Internet et bases de données en ligne
Années 2000-2015
Avènement du Web 2.0 et des
Technologies Immersives
(2015-Aujourd’hui)

Intelligence Artificielle et Blockchain

Années 1960-1980 IA et restauration d’œuvres d’art


Modélisation 3D et
Réalité augmentée (AR) et visites
Premiers Outils Numériques réalité virtuelle (VR)
interactives
SIG et cartographie
Base de données et Blockchain et NFT
numérique
catalogage numérique Reconnaissance et traduction
Partage collaboratif et
Premiers logiciels de CAO automatique
AP 2000 réseaux sociaux

AV 2000

Années 1990-2000

Ère du Multimédia et d’Internet


Numérisation des œuvres
CD-ROM et musées virtuels
Internet et bases de données en ligne
Énergies Renouvelables et
Systèmes Énergétiques

GENÈSE ET
ÉVOLUTION
Énergies Renouvelables et
Systèmes Énergétiques UTILE AU PATRIMOINE

1. Le Patrimoine Énergétique : Héritage et Innovations


Des moulins à eau et à vent aux barrages hydroélectriques historiques,
Exemples : les norias et les moulins à vent marocains ou les anciens systèmes
d’irrigation comme le khettara.

2. Les Pratiques Énergétiques Traditionnelles et la Durabilité


Les sociétés anciennes utilisaient des matériaux et des techniques adaptées pour
optimiser
Exemples : l’architecture vernaculaire des médinas, ksour et kasbahs, qui minimisent
la consommation d’énergie.
Énergies Renouvelables et
Systèmes Énergétiques UTILE AU PATRIMOINE

3. Valorisation du Patrimoine et Énergies Renouvelables


Le développement des énergies renouvelables dans des sites historiques doit
respecter les contraintes patrimoniales (exemple : intégrer des panneaux solaires sans
dénaturer un site classé).
Exemples : projets d’éclairage solaire dans des médinas ou sites touristiques
patrimoniaux.

4. Tourisme Durable et Énergies Renouvelables


Les sites patrimoniaux touristiques cherchent à réduire leur empreinte énergétique
(hôtels écologiques, musées alimentés par des énergies renouvelables).
Exemples : les écolodges dans des sites historiques, l’éclairage solaire des monuments.
Énergies Renouvelables et
Systèmes Énergétiques UTILE AU PATRIMOINE

5. Histoire des Transitions Énergétiques


Étudier l’évolution des systèmes énergétiques permet de comprendre les défis
actuels de la transition énergétique.
Exemples : passage du charbon au pétrole, puis aux énergies renouvelables.
Première Révolution Énergétique : L’Ère
du Charbon (XVIIIe - début XXe siècle)

Avec la Révolution industrielle Troisième Révolution


(XVIIIe siècle), le charbon Énergétique : L’Ère des
devient la principale source Énergies Renouvelables
d’énergie.
(XXIe siècle)
Il alimente les machines à
vapeur, les trains, et les usines. Face au changement climatique, la
Le charbon est abondant, mais transition vers des énergies propres et
son extraction est dangereuse durables s’accélère.
et polluante. Développement des énergies
renouvelables : solaire, éolien,
hydroélectricité, biomasse.
Objectif : réduire les émissions de CO₂ et
Deuxième Révolution Énergétique : L’Ère diversifier les sources d’énergie.
du Pétrole (XXe siècle)

Le développement du moteur à combustion interne


(fin XIXe siècle) favorise l’essor du pétrole.
Il devient essentiel pour les transports (voitures,
avions, navires).
L’industrialisation mondiale (XXe siècle) repose sur
le pétrole et le gaz.
présentation
HISTOIRE & PATRIMOINE
Le Maroc est l’un des berceaux de l’humanité puisqu’il abrite les plus anciens
restes de l’Homosapiens : l’homme de Jbel Irhoud ‫( جبل إيغود‬près de Safi),
daté d’environ 315.000 ans.
présentation
HISTOIRE & PATRIMOINE
S.M le Roi Mohammed 6 que Dieu l’assiste a par ailleurs insisté sur la nécessité
de numériser le patrimoine culturel dans toute sa richesse et le patrimoine
immatériel dans toute la diversité de ses composantes cette opération doit être
menée en totale synergie avec les évolutions de notre monde et à la lumière des
défis numériques et technologiques auxquelles il fait face.

Lundi 28 Novembre 2022, S.M le Roi Mohammed VI


que Dieu l’assiste annonce la création d’un Centre
national pour le patrimoine culturel Immatériel
1. Introduction
2. Qu'est-ce que le patrimoine ?

2ÈME PARTIE 3. Qu'est-ce que le Patrimoine culturel immatériel ?


4. Les Types de Patrimoine
PATRIMOINE 5. La Valorisation du Patrimoine
6. Exemples d’Institutions de préservation et
valorisation du Patrimoine
INTRODUCTION
INTRODUCTION

Ksar Ait Ben Haddou

le patrimoine naturel englobe


des paysages,
des écosystèmes
des espèces animales
des espèces végétales
INTRODUCTION

Le patrimoine culturel
matériel
des monuments,
des œuvres d'art,
INTRODUCTION

Le patrimoine culturel
Immatériel

des traditions,
des savoir-faire
ancestraux
Recettes
2. QU'EST-CE QUE LE PATRIMOINE ?
Le patrimoine est un ensemble de biens,
matériels et immatériels, qui ont une importance
historique, culturelle, artistique ou scientifique et
qui sont transmis de génération en génération. Il
peut inclure des monuments historiques, des
œuvres d'art, des traditions, des langues, des
savoir-faire et des paysages naturels.
2. QU'EST-CE QUE LE PATRIMOINE CULTUREL ?
Le patrimoine culturel désigne les artefacts, les
monuments, les groupes de bâtiments et sites, les
musées qui se distinguent par leurs valeurs diverses, y
compris leurs significations symboliques, historiques,
artistiques, esthétiques, ethnologiques ou
anthropologiques, scientifiques et sociales.
Il comprend le patrimoine matériel (mobilier,
immobilier et immergé), le patrimoine culturel
immatériel (PCI) intégré dans la culture et les
artefacts, sites ou monuments du patrimoine naturel.

Institut de statistique de l'UNESCO, Cadre de


l’UNESCO pour les statistiques culturelles, 2009.
2. QU'EST-CE QUE LE PATRIMOINE CULTUREL
IMMATÉRIEL ?
Patrimoine culturel immatériel

Pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments,


objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et,
le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce
patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence
par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de
leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité, contribuant ainsi à
promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.

UNESCO, Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, 2003.


3. LES TYPES DE PATRIMOINE

1. Patrimoine culturel matériel


2. Patrimoine culturel immatériel
3. Patrimoine industriel et scientifique
4. Patrimoine linguistique et documentaire
5. Patrimoine numérique
3. LES TYPES DE PATRIMOINE

1. Patrimoine culturel matériel


Patrimoine immobilier (bâti)
Patrimoine mobilier
Patrimoine naturel associé
2. Patrimoine culturel immatériel
Expressions orales et traditions
Arts du spectacle
Pratiques sociales et rituels
Savoir-faire artisanaux
Connaissances et pratiques liées à la nature
et à l’univers
3. Patrimoine industriel et scientifique
4. Patrimoine linguistique et documentaire
5. Patrimoine numérique
3. LES TYPES DE PATRIMOINE

1. Patrimoine culturel matériel


Patrimoine immobilier (bâti)
Patrimoine mobilier
Patrimoine naturel associé
2. Patrimoine culturel immatériel
Expressions orales et traditions
Arts du spectacle
Pratiques sociales et rituels
Savoir-faire artisanaux
Connaissances et pratiques liées à la nature
et à l’univers
3. Patrimoine industriel et scientifique
4. Patrimoine linguistique et documentaire
5. Patrimoine numérique
3. LES TYPES DE PATRIMOINE

1. Patrimoine culturel matériel


Patrimoine immobilier (bâti)
Patrimoine mobilier
Patrimoine naturel associé
2. Patrimoine culturel immatériel
Expressions orales et traditions
Arts du spectacle
Pratiques sociales et rituels
Savoir-faire artisanaux
Connaissances et pratiques liées à la nature
et à l’univers
3. Patrimoine industriel et scientifique
4. Patrimoine linguistique et documentaire
5. Patrimoine numérique
3. LES TYPES DE PATRIMOINE

1. Patrimoine culturel matériel


Patrimoine immobilier (bâti)
Patrimoine mobilier
Patrimoine naturel associé
2. Patrimoine culturel immatériel
Expressions orales et traditions
Arts du spectacle
Pratiques sociales et rituels
Savoir-faire artisanaux
Connaissances et pratiques liées à la nature
et à l’univers
3. Patrimoine industriel et scientifique
4. Patrimoine linguistique et documentaire
5. Patrimoine numérique
UNESCO
4. LA VALORISATION DU
PATRIMOINE
La valorisation du patrimoine est un processus essentiel pour préserver et
promouvoir les richesses culturelles et historiques d'une région ou d'un
pays.
la conservation physique des sites et objets patrimoniaux,
la mise en valeur à travers des initiatives éducatives et touristiques:
la restauration de monuments,
l'organisation d'expositions,
le développement de circuits touristiques

la Valorisation du Patrimoine--->
Développement économique local en attirant des touristes et en
créant des emplois.
le renforcement de l'identité culturelle et la transmission des
traditions aux générations futures
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.1. Ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication

Élaboration et mise en œuvre des politiques publiques en matière de


patrimoine.
Gestion des sites patrimoniaux et des musées nationaux.
Classement des sites et monuments historiques.
Promotion du patrimoine immatériel (arts traditionnels, musique, savoir-faire
artisanaux).
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.2. Ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et


Solidaire

Intégration du patrimoine dans les stratégies de développement touristique.


Promotion de l’artisanat en tant que composante essentielle du patrimoine
national.
Développement de circuits touristiques valorisant le patrimoine matériel et
immatériel.
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.3. Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de


Rabat

Initiative royale visant à préserver et restaurer le patrimoine de Rabat,


ville classée à l’UNESCO.
Actions de sensibilisation et mise en place de projets de réhabilitation.
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.4. Agence pour l'Aménagement du Site de Volubilis et des


Médinas
Gestion et restauration des médinas et sites archéologiques.
Développement d’une approche durable pour la conservation des
centres historiques.
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.5. Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine


(INSAP)
Formation des professionnels de l’archéologie et du patrimoine.
Recherche scientifique et archéologique sur le patrimoine
marocain.
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES
4.6. L’Agence de Développement et de Réhabilitation de la Ville de
Fès (ADER-Fès) est un acteur clé dans la préservation et la
valorisation du patrimoine urbain et architectural de la médina de
Fès, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981.
Restauration des monuments historiques (médersas, fondouks,
mosquées, palais, murailles, portes historiques).
Réhabilitation des habitations menaçant ruine, en partenariat
avec les propriétaires et l’État.
Sauvegarde des infrastructures traditionnelles comme les
fontaines, les bains maures et les foundouks.
LA VALORISATION DU PATRIMOINE :
INSTITUTIONS ET RÔLES

4.7. Collectivités Territoriales et Régions

Mise en œuvre de politiques locales de valorisation du patrimoine.


Intégration du patrimoine dans les plans d’aménagement du territoire.
Organisation d’événements culturels mettant en avant l’identité locale.
PATRIMOINE AU MAROC: UNESCO
Maroc
1. Médina de Fès
2. Médina de Marrakech
3. Ksar d'Aït-Ben-Haddou
4. Ville historique de Meknès
5. Médina de Tétouan (ancienne Titawin)
6. Site archéologique de Volubilis
7. Médina d’Essaouira (ancienne Mogador)
8. Ville portugaise de Mazagan (El Jadida)
9. Rabat, capitale moderne et ville historique : un
patrimoine en partage
5. DÉFIS
........Soucieux de la sauvegarde et de la valorisation de ce patrimoine
culturel, notre pays a lancé de nombreux projets et initiatives soutenus
par des instances internationales, ce qui lui a permis de faire reconnaitre,
à l’international, plusieurs éléments de son patrimoine culturel matériel
et immatériel et partant de renforcer l’attractivité de son tourisme
culturel.
Malgré ces avancées, le Maroc n’arrive toujours pas à transformer
valablement son patrimoine culturel en richesse matérielle pour en faire
un véritable levier de développement. En effet, le patrimoine et
l’héritage culturels matériel et immatériel demeurent insuffisamment
valorisés, et les moyens mobilisés pour leur développement très limités.
De surcroît, la question patrimoniale a toujours été adressée en silos et
selon une gouvernance éclatée............
5. DÉFIS
.........A cet égard, le Conseil propose, entre autres, les mesures suivantes:

1. Consolider et dynamiser les institutions et les outils opérationnels au


service du patrimoine culturel :
a. en dotant le département en charge du patrimoine culturel de
l’expertise et des moyens nécessaires lui permettant de
cartographier, d’inventorier, de sauvegarder et de mettre en
valeur le patrimoine culturel ;
.................
6. Systématiser le recours aux technologies les plus avancées lors de la
cartographie de l’inventaire et privilégier le recours aux services
d’archivage digital.

:
Systèmes embarqués et
conservation du patrimoine
Technologies Appliquées au Patrimoine

Axe 1 : Numérisation et Modélisation 3D


Lidar et photogrammétrie pour reconstruire des monuments en 3D (ex. : Notre-Dame de Paris après
l’incendie).la mise en place d’un Système d’Information Géographique (SIG) pour la gestion du patrimoine
culturel national et la réalisation d’une carte archéologique digitale du Maroc
Logiciels utilisés : Blender, Unity, Unreal Engine.
Axe 2 : Intelligence Artificielle et Big Data
IA pour restaurer des œuvres d’art, détecter les détériorations.
Analyse massive de données pour la gestion des flux touristiques.
Exemples d’outils : TensorFlow, OpenCV.
Axe 3 : Réalité Virtuelle et Augmentée
Applications de VR pour visiter des sites historiques depuis chez soi.
AR pour enrichir les visites avec des informations interactives.
Exemples : Google Arts & Culture, ARKit, Vuforia.
Axe 4 : Blockchain et Protection du Patrimoine
Certification numérique des œuvres et des sites patrimoniaux.
Prévention de la contrefaçon et des ventes illégales.
Le concept de l’Artisanat
Qu'est ce qu'un artisan?
3ÈME PARTIE Les métiers au Maroc ancien
1. Les métiers au Maroc préislamique
L’ARTISANAT 2. les métiers au Maroc post-islamique
Le concept de l’Artisanat

L’artisanat représente un symbole d’authenticité et de génie marocains. C’est aussi un


pilier fondamental de la civilisation et du patrimoine de la nation, qui se caractérise par sa
diversité culturelle et ses particularités intellectuelles.

Le terme “artisanat” ou en arabe sinâ’a taqlîdiyya a suscité nombre de questions chez les
chercheurs, que ce soit au Maroc ou dans d’autres pays arabes.

l’adjectif ‘traditionnel’ est ambigu

le mot taqlîd désigne l’imitation


sinâ’a taqâlîdiyya (=art traditionaliste).
l’écart le facteur de création et de créativité.
Le concept de l’Artisanat

La loi n° 50-17 relative à l'exercice des activités de l'artisanat au Maroc définit


l'artisanat comme l'ensemble des activités de production, de transformation, de
réparation ou de prestation de services, exercées par un artisan ou une entreprise
artisanale, caractérisées par un savoir-faire manuel et traditionnel. Ces activités
se distinguent par leur aspect authentique et culturel, reflétant le patrimoine
marocain.

En général, le terme sinâ’a taqlîdiyya revêt dans la


majorité des pays une signification culturelle, car ce
secteur est souvent associé à tout ce qui relève du
patrimoine, de l’authenticité, de la civilisation, de l’art, de
la création, et de la créativité…
Définition de l’Artisan
un artisan est défini comme toute personne physique exerçant une
activité artisanale de manière manuelle et traditionnelle, maîtrisant
un savoir-faire acquis par apprentissage, formation ou expérience,
et inscrite au Registre National de l’Artisanat (RNA).

Type d’artisans

Artisan diplômé Artisan par experience Artisan Mâalem Coopérative Entreprises

3ans d’expérience 10 ans d’expérience loi 12-112


AàZ
Former
ayant une unité de production
Les métiers au Maroc ancien
1. Les métiers au Maroc préislamique
L’âge de Pierre
L'ère phénicienne
L'ère carthaginoise
L'époque romaine
présentation
HISTOIRE & PATRIMOINE
Le Maroc s’est forgé une identité nationale plurielle, tolérante, et qui reconnait
la diversité et l’ouverture. En effet, notre pays a été tantôt terre d’accueil, tantôt
terre de passage de plusieurs civilisations humaines : amazighe, hébraïque,
phénicienne, romaine, byzantine, africaine subsaharienne, andalouse, hassanie
et arabo-musulmane. C’est de cette diversité culturelle, que résulte un
patrimoine culturel riche et diversifié.
Les métiers au Maroc ancien
1. Les métiers au Maroc préislamique
3ÈME PARTIE L’âge de Pierre
L'ère phénicienne
L’ARTISANAT L'ère carthaginoise
L'époque romaine
- L'âge de la pierre

Progrès comparable à l’Europe : L’Afrique du Nord, à l’âge de pierre, a


connu des avancées similaires à celles de l’Europe, notamment dans
l’utilisation des outils en pierre (Historien Ibrahim Harakât).
Migration et évolution : Durant le néolithique, les populations ont migré
vers les zones désertiques, où un développement relatif et fréquent a
été observé (Etudes de l’explorateur allemand Barth et le Français
Devreuil).
Artisanat et activités : La découverte de gravures rupestres, fossiles et
outils a permis d’identifier l’existence de métiers artisanaux et de
diverses activités professionnelles.
Transition vers la civilisation : Le néolithique marque un tournant avec
l’apparition de la poterie, de la céramique, du polissage des pierres et de
la fabrication d’armes rudimentaires.
- L'âge de la pierre

Début de l’agriculture et de l’élevage : La culture de la terre et la


domestication d’animaux (chevaux, vaches, moutons) apparaissent
comme moyens de subsistance.
Passage à l’âge du fer : Selon Henri Terrasse un archéologue et historien
français, les Marocains seraient passés directement des outils en pierre à
ceux en fer, bien que l’origine de cette évolution reste incertaine.
Influence romaine : Certains vêtements, comme le burnous, ont été
adoptés des Romains et sont encore portés aujourd’hui sous une forme
proche de l’originale.
Rôle clé de l’archéologie : L’étude des objets anciens (outils, ustensiles,
bijoux) permet de dater les périodes historiques de manière scientifique
et rigoureuse.
- L'âge de la pierre

Dans le domaine de l'archéologie, la plupart des chercheurs s'appuient


sur les outils de pêche, les ustensiles de cuisson, les couteaux, les
charrues, les embarcations et les bijoux ainsi trouvés dans les sites, pour
déterminer la période, objet d'étude. C'est une méthode scientifique,
précise et rigoureuse qui ne permet pas au chercheur de faire appel à la
fiction ni aux déductions non fondées. L'artisan de l'ère néolithique et de
la préhistoire a rendu un grand service aux historiens, aux archéologues,
aux ethnographes, aux chercheurs en histoire naturelleet même aux
géologues.
L'ère phénicienne

1. Organisation des métiers : En Afrique du Nord, du Maghreb extrême à la Libye, les métiers se
sont développés et structurés en groupes distincts, chacun portant un nom spécifique selon son
activité.
2. Essor sous les Phéniciens : Les Phéniciens, en s’associant aux Amazighs, ont contribué à une
civilisation florissante où les métiers ont connu un développement notable, notamment dans
l’architecture, l’ameublement et les moyens de transport primitifs.
3. Diversité des métiers : Parmi les métiers en essor figuraient la menuiserie, la ferronnerie, la
marbrerie, l’orfèvrerie, l’argenterie, la fabrication des roues en pierre puis en bois, des
embarcations, des rameaux, des filets de pêche, des charrettes manuelles et des charrettes tirées
par les chevaux.
4. Invention de l’écriture : L’écriture, introduite au Maroc à l’époque phénicienne, est une avancée
majeure qui a favorisé la transmission et l’expansion des connaissances.
5. Fondation de Tanger : Les Phéniciens ont érigé au Ve siècle av. J.-C. la colonie de Tanger, qui
existait auparavant sous forme de petites agglomérations, en en faisant un site clé de leur
civilisation.
- L'ère carthaginoise

1. Développement du mode de vie et commerce : À l’époque carthaginoise (814-146 av. J.-C.), le mode
de vie au Maroc s’est considérablement développé, avec une économie dominée par le commerce. Le
pays importait du marbre, du cuivre, des perles, du lin, du coton, des minerais, du bois précieux, des
pierres précieuses, de l’ivoire et des parfums.
2. Exportations et artisanat : Le Maroc exportait des tissus, des armes, des ustensiles en verre et des
métaux précieux. Des manufactures regroupaient de nombreux artisans spécialisés dans la confection
d’habits, le travail du verre, la teinturerie et la décoration textile.
3. Influence phénicienne et carthaginoise : Les Phéniciens et les Carthaginois ont laissé plusieurs sites
urbains importants, notamment Lixus, Tingis, Russadir, Meleta, Sala (Challah), Acra et Caricon
(Essaouira-Mogador).
4. Fondation de Ceuta : Ceuta fut construite avant Carthagène, marquant l’importance stratégique et
commerciale de la région.
5. Influence artistique : L’art carthaginois au Maroc s’inspire fortement des styles grec et égyptien,
notamment dans l’architecture et la fabrication d’objets utilitaires.
1. L'agriculture était l'activité principale, avec le développement
- L'époque romaine des mines, carrières, pressoirs à huile et artisanat.
2. Les Romains ont amélioré les infrastructures : canaux
d'irrigation, aqueducs, routes et citernes.
3. L'artisanat prospérait avec la fonderie, la ferronnerie, le
tissage, la fabrication de meubles et objets de luxe.
4. L'architecture romaine se distinguait par les fresques, statues
et matériaux variés (pierres, briques, mosaïques).
5. Sous les Vandales et Byzantins, l'influence romaine persistait,
avec de nouvelles fortifications à Ceuta.
2. les métiers au Maroc post-islamique
- La civilisation sous les Idrissides
- Développement des métiers sous les Almoravides
- La prospérité des métiers sous les Mérinides
- Les Wattassides
- Artisanat et architecture à l'époque des Saadiens
- Signes de l'épanouissement de l'artisanat sous les Alaouites
présentation
HISTOIRE & PATRIMOINE
De 789 à 978
DYNASTIE IDRISSIDE
La dynastie Idrisside, dont le fondateur était Idriss 1er qui a fait de Volubilis
(Walili) sa capitale, a été la première à conquérir le Maroc pour plus d’un siècle.
De 789 à 978, la dynastie Idrisside a dominé une bonne partie du Maghreb,
dont l’Afrique du Nord du Maroc actuel. Fondateur de la première dynastie
Royale au Maroc, les Idrissides ont pu à travers le temps, bâtir de nouvelles
villes dont celle de Fès, devenue capitale après Volubilis pendant le règne du
fils successeur Idriss II et de ses successeurs. Plusieurs monuments
témoignent jusqu’à présent des œuvres architecturales et religieuses de cette
dynastie comme : la mosquée Al-Qarawiyine qui est une des plus importantes
mosquées du Maroc et dont l’architecture est un réel chef d’œuvre artistique.
Après plusieurs années de règne, la dynastie a chuté laissant place aux
Almoravides.
De 789 à 978
DYNASTIE IDRISSIDE
Sous les Idrissides, le Maroc a connu un essor culturel
et économique marqué par l’apparition et le
développement de nouveaux métiers, notamment la
frappe de la monnaie.
Les premiers dirhams furent frappés sous Idriss II en
181 H, après des frappes précédentes sous Idriss Ier à
Toudra en 174 H.
L’architecture s’est enrichie avec la menuiserie, la
ferronnerie, la gravure sur pierre, le dallage et la
marbrerie.
De grandes villes furent bâties, comme Fès, Basra et
Jirawa, ainsi que des forteresses et des hammams
publics.
L’Université Al Qarawiyyine fut fondée par Fatima Al
Fihri en 245 H, devenant un centre majeur du savoir.
La construction de l’université mobilisa des artisans de
diverses origines : Arabes, Berbères, Juifs et Andalous.
De 789 à 978
DYNASTIE IDRISSIDE
• Université AlQarawiyyine
Cette université fut bâtie par Fatima Bent Mohammed Ibn Abdellah Al Fihri en 245 H. Les
artisans avaient extrait sur place les matériaux nécessaires pour les travaux de
construction et même l'eau fut puisée d'un ancien puits qui existait auparavant. Au
début, la mosquée était composée de quatre travées et de douze nefs (nef= surface
comprise entre quatre colonnes dans le sanctuaire d'une mosquée). A l'époque de
Abderrahman AnNaser, le minaret actuel fut construit avec des pierres taillées. Sous le
règne de Youssef Ibn Abdelhaq, la petite chambre des muezzins fut édifiée. On rapporte
que, lorsque Fatima AlFihriyya avait décidé d'entamer la construction de l'Université
AIQarawiyyine, elle a fait appel aux services des meilleurs artisans de l'époque, qui étaient
Arabes, Berbères, Juifs et Andalous.
1060-1147
DYNASTIE ALMORAVIDE
Après les Idrissides, une nouvelle dynastie a commencé à régner et se
procurer des parts du terroir Maghrébin: e les almoravides. Détruisant le
règne africain avant de s’attaquer au nord, les almoravides ont fondé
Marrakech en 1062. Ils sont parvenus à régner sur tout le Maghreb et sur
l’Al-Andalus et nommèrent Marrakech comme capitale. Après cet
exploit, la deuxième ville impériale devint le centre de commerce et le
trait d’union reliant l’Afrique subsaharienne et le Maghreb. Ils y ont édifié
plusieurs œuvres religieuses à savoir les mosquées comme celle de la
Koutoubia, dont ses constructions ont commencé pendant le règne
Almoravide, les médersas coraniques, les remparts et les palais. De plus,
ils ont aussi construit un centre d’irrigation pour servir d’eau à toute la
région.
1060-1147
DYNASTIE ALMORAVIDE
Sous les Almoravides, le sucre du Souss était un produit phare d’exportation vers l’Andalousie et le
Soudan, aux côtés du cuivre, des habits en laine, des parfums et des outils en fer.
L’artisanat prospéra, notamment dans la confection d’habits richement décorés et brodés, inspirés du
style abbasside.
L’architecture almoravide privilégiait la solidité des constructions plutôt que l’ornementation, avec une
forte influence andalouse.
Youssef Ibn Tâchfîne fit venir des artisans de Cordoue pour construire fondouks, hammams et
fontaines à Fès.
Marrakech, fondée par les Almoravides, devint leur centre politique et militaire, entourée de murailles
pour se défendre des Almohades.
Les Almoravides bâtirent de nombreuses mosquées, dont Ali Ibn Youssef à Marrakech et Achcha'ba à
Salé, et agrandirent Al Qarawiyyine.
Ils furent les premiers à édifier des médersas au Maroc, comme celle d’Aglou (aujourd’hui disparue).
De nombreuses forteresses furent construites, notamment à Meknès, Tlemcen et dans le Haut Atlas,
utilisant pierres taillées et pisé.
L’ingénierie almoravide excella aussi dans la construction de ponts, comme celui de Tensift, long de
400 mètres avec 21 arcades.
La dynastie fit appel aux meilleurs artisans locaux et andalous pour façonner une architecture
défensive et urbaine durable.
1060-1147
DYNASTIE ALMORAVIDE
PENDANT LA MÊME ÉPOQUE, IL Y AVAIT D'EXCELLENTS ARTISANS
POUR CONFECTIONNER DES HABITS BIEN DÉCORÉS ET
MERVEILLEUSEMENT BRODÉS. LES ALMORAVIDES IMITAIENT LES
ABBASSIDES DANS LEUR FAÇON DE S'HABILLER ; ILS COUVRAIENT
LEURS VISAGES AVEC DES VOILES, PORTAIENT DES TURBANS AVEC
DES TRESSES EN FIL. ILS PORTAIENT ÉGALEMENT DES ÉPÉES
DÉCORÉES ET INCRUSTÉES DE PIERRES FINES ET ORNEMENTALES.
LES SULTANS ALMORAVIDES AVAIENT PORTÉ UNE ATTENTION
PARTICULIÈRE À L'ÉDIFICATION DES MOSQUÉES, DES PORTS, DES
FORTERESSES ET DES PALAIS. LES ARTISANS ÉTAIENT TRÈS
COMPÉTENTS ET CONSTRUISAIENT DES ÉDIFICES SOLIDES, CE QUI
CONSTITUE UN SIGNE DISTINCTIF DE L'ARCHITECTURE DES
ALMORAVIDES DE FAÇON GÉNÉRALE, PUISQU'ELLE VALORISAIT LA
SOLIDITÉ DES CONSTRUCTIONS PLUTÔT QUE L'ORNEMENTATION.
1145-1248
DYNASTIE ALMOHADE
Les Almohades ont conquis le Maroc en renversant la dynastie
Almoravide. Guidés en premier temps par Îbn Toumert, les Almohades
déclarent la guerre contre les Almoravides sous prétexte religieux. Leur
nom arabe, impliquant l’unicité “Attawhid”, était l’objet de leur
proclamation. L’architecture et la culture qui ont fait deux piliers
phares de cette dynastie, sont toujours ancrées dans les monuments
emblématiques de la ville de Marrakech la capitale Almohade, à travers
le remaniement de la mosquée Koutoubia dont l’architecture est
calquée sur celle de Giralda à Séville. La dynastie almohade a régné
ainsi un demi-siècle et s’est affaiblit suite à une défaite contre les
chrétiens en 1212.
1145-1248
DYNASTIE ALMOHADE
1. Les Almohades ont reconnu l'importance des artisans et les ont intégrés à la cour du sultan en tant
que conseillers pour les grands projets architecturaux.
2. Sous Yacoub Al Mansour, d'importants monuments furent édifiés, comme la tour Hassan, la
Koutoubia, la Giralda, la grande mosquée de Marrakech et la muraille de Rabat.
3. La construction navale s’est développée avec une flotte de 400 navires et des arsenaux spécialisés,
comme Dâr Assinâ’a à Masmouda et près de Oued Fès.
4. L’exploitation des ressources minières s’intensifia : fer à Tlemcen, cuivre du Souss, mercure de
Cordoue et argent près de Meknès.
5. La papeterie se développa à Fès, Sebta et Kairouan, tandis que le textile connut un essor notable.
6. La métallurgie et la fabrication d’armes furent prioritaires : catapultes, épées, lances, boucliers et
navires de guerre équipés de lance-flammes.
7. L’activité économique prospéra, notamment à Fès, qui comptait 9082 boutiques, 86 tanneries, 12
ateliers de cuivre et 113 teintureries.
8. Des villes stratégiques comme Taza, Rabat et Mahdia furent édifiées ou agrandies, et des
infrastructures clés furent construites, comme la mosquée Tinmel et le pont reliant Rabat à Salé.
9. Les Almohades développèrent des réseaux d’approvisionnement en eau, construisant des khattarat
(canaux souterrains) et des fontaines.
10. Rabat et Salé furent reliées par un aqueduc, et Fès bénéficia d’un approvisionnement en eau à partir
de Bab Al Hadid pour le quartier Adouat Alandalous.
1248-1465
DYNASTIE MÉRINIDE
Fondée par le Chef Berbère Abou Yahia, ayant pour capitale Fès, la
dynastie mérinide a renversé les Almohades en les chassant du
Maghreb. Leur règne ne dura pas longtemps, les mérinides ont été
battus par les Portugais qui se sont attaqué au littoral en passant par
Ceuta et le détroit de Gilbraltar. Motivés par la transmission des valeurs
religieuses, les mérinides édifièrent plusieurs Zaouias, mosquées et
médersas coraniques comme celle de Salé. Plusieurs réalisations et
fondations caractérisent cette dynastie, les décors en bois et en stuc, les
toits avec des tuiles vernissées, la céramique émaillée, etc. La nécropole
de Chellah, se trouvant à Rabat, abrite en elle des vestiges qui
témoignent de la richesse de cette dynastie en termes de culture,
d’histoire, d’architecture et d’institutions religieuses.
1248-1465
DYNASTIE MÉRINIDE
1. Sous les Mérinides, le développement politique et économique était étroitement lié, avec Asila
comme centre économique prospère et des échanges commerciaux avec l'Europe.
2. Chaque région avait sa spécialisation Le développement politique et économique fut
concomitant sous le règne des Mérinides. Asila fut le centre économique le plus prospère à
cette époque; on y vendait le mlef (=tissu de bonne qualité d'origine italienne de la ville
d'Amelfi), le lin et les épices. Dans les régions avoisinantes de Salé, on cultivait le coton et on
fabriquait le lin. Quant à Anfa, elle s'est spécialisée dans les fruits et les céréales, et Marrakech
dans les huiles qui étaient pressées de façon traditionnelle. Sijilmâssa (ancienne ville dans le
sud marocain, inexistante aujourd'hui) était un grand centre de fabrication des bijoux et de
joaillerie traditionnelle, grâce à l'abondance de l'or qui provenait du Soudan.
3. L’artisanat s’ouvrit à l’international en développant des échanges avec Venise, Montpellier,
Gênes et Marseille pour les textiles, les armes, le cuir et la poterie.
4. La production du sucre et la fabrication des norias s’intensifièrent, notamment à Marrakech qui
comptait 40 unités de production.
5. Les Mérinides laissèrent un héritage architectural impressionnant, avec la construction de
villes, forteresses et monuments, dont Fès al-Jadid et al-Mansourah près de Tlemcen.
1248-1465
DYNASTIE MÉRINIDE
6- L’art mérinide se distinguait par sa finesse et sa richesse, avec des techniques
comme la sculpture sur bois et plâtre, le vernissage, le cuivre plaqué d’or et
l’ornementation des phares en zellige.
7- La construction des ponts, norias, tours et ports était soigneusement planifiée par
des architectes et exécutée avec précision et esthétisme.
8- De nombreuses medersas furent érigées à Fès, Salé et d’autres villes, notamment la
medersa al-Attarine, la medersa Bou Inania et la medersa as-Saffarine, admirée par Ibn
Khaldoun.
9- Les Mérinides contribuèrent aussi aux avancées technologiques avec l’invention des
premières horloges hydrauliques par Mohammed Ibn Elhabbak et Abderrahman El
Loujaï.
10- Les infrastructures publiques, comme les systèmes d’irrigation, les ponts, les ports
et les maristans (hôpitaux), témoignent du raffinement et de l’innovation de cette
dynastie.
1471-1554
DYNASTIE WATTASSIDES
1. Déclin économique : Sous les Wattassides, l’activité économique s’effondra, impactant l’architecture et
l’entretien des infrastructures.
2. Désertification urbaine : Marrakech perdit une grande partie de son architecture, Rabat fut presque
abandonnée et les fondouks de Fès se vidèrent.
3. Fès, centre artisanal résilient : Malgré la crise, Fès maintint son statut de pôle artisanal avec 400 moulins, 120
ateliers textiles et un souk pharmaceutique.
4. Spécialisation régionale : Haskûra excellait dans le cuir, Tadla dans la bijouterie et Jazoula dans la métallurgie.
5. Commerce international : Les Wattassides commerçaient avec l’Angleterre, échangeant textiles, armes et
métaux pour l’artisanat militaire.
6. Salé, carrefour artisanal : Ville cosmopolite avec artisans européens, son port était l’un des plus actifs du
Maroc.
7. Taroudant, ville prospère : Avec 80 000 habitants, elle produisait outils agricoles, ustensiles de cuisine et
articles en cuir.
8. Organisation artisanale : Les porteurs (zarzaya) formaient une corporation structurée sous la direction d’un
amine.
9. Développement urbain : Les Wattassides fortifièrent Chefchaouen, Tétouan et Debdou, et rénovèrent des
infrastructures clés.
10. Infrastructures éducatives et hydrauliques : Ils bâtirent des médersas et un barrage sur l’oued Fès, détruit
plus tard par les Saadiens.
1554-1659
DYNASTIE SAADIENS
La dynastie Saadienne avait renversé celle des mérinide en les chassant du pouvoir et
ont eu au départ Fès comme capitale puis l’ont transféré à Marrakech. Ils avaient
déclaré la guerre contre les Portugais et ont récupéré plusieurs villes notamment la ville
d’Agadir. Les Saadiens ont pris comme allié l’Espagne pour se protéger contre les
menaces turques. Durant tout le règne des Saadiens, le Maroc a connu des années de
gloire. Il fût à son apogée en termes de culture, de savoir et de richesse. Les Saadiens
s’étaient dotés de l’or du Soudan après avoir vaincus l’empire Africain de Songhaï. Ils
ont canalisé leurs exploits en construisant plusieurs œuvres artistiques. À Fès, ils
édifièrent les Borjs et offrirent une cure de jouvence à la mosquée Al Qarawiyine. À
Marrakech, ils édifièrent les tombeaux des Saadiens, la medersa Ben Youssef et le
Palais El Badiî.
1554-1659
DYNASTIE SAADIENS
1. Rôle clé des Andalous : Après leur exode, les Andalous ont contribué à la relance économique en
enseignant de nouvelles techniques agricoles et artisanales.
2. Amélioration de l'agriculture : Les ruraux andalous ont introduit des méthodes avancées d'irrigation,
installé des moulins hydrauliques et favorisé l'abondance des récoltes.
3. Impact sur l’artisanat : Les artisans andalous ont dépassé en nombre les locaux, formant ces derniers à
des techniques plus raffinées.
4. Suppression des restrictions commerciales : Al-Mansour a levé les taxes douanières aux ports et aux
portes des villes pour stimuler le commerce.
5. Relations commerciales avec l’Angleterre : Les Anglais ont obtenu des privilèges et monopolisé le
commerce extérieur, notamment celui du sucre.
6. Importation d’étoffes de qualité : Les tissus anglais comme le barnâta et le baryâ ont été utilisés pour
confectionner djellabas, caftans et burnous.
7. Introduction du mlef dans la mode marocaine : Al-Mansour a imposé un nouveau costume, l’al-
mansouriyya, toujours présent dans la culture vestimentaire marocaine.
8. Rôle des intermédiaires andalous et juifs : Dans les mellahs et fondouks, ils facilitaient les échanges avec
les commerçants étrangers.
9. Organisation économique ferme : Al-Mansour a mis en place un cadre économique solide, favorisant la
prospérité intérieure et extérieure.
10. Privilèges fiscaux pour les élites : Les notables et chourafa bénéficiaient d’exemptions d’impôts sur leurs
commerces et infrastructures économiques.
1666-PRESENT
DYNASTIE ALAOUITE
Les Saadiens ont été détrônés, par la dynastie Alaouite. Originaire de
Tafilalt, la dynastie alaouite chassa les Saadiens pour s’emparer du
pouvoir royal. Elle a eu au départ pour capitale Fès, puis a été déplacée à
Meknès sous le règne du sultan Moulay Ismail, pour enfin être transférée
à Rabat, qui est la capitale actuelle du Maroc depuis 1912. C’est grâce à
cette dynastie que la ville de Fès a eu une cure de jouvence, embellissant
ainsi toute la ville et créant des murailles protectrices comme la fameuse
porte de Bab El-Mansour. La dynastie poursuivit son règne jusqu'au jour
d’aujourd'hui. Mohammed VI est le vingt-troisième souverain de cette
succession, veillant ainsi à l’unification du Royaume et la transmission de
toutes les valeurs religieuses.
1666-PRESENT
DYNASTIE ALAOUITE
1. Origine de la dynastie alaouite
a. Moulay Mohammed Ibn ach-Charîf fut le premier sultan alaouite, descendant du prophète.
b. Les Alaouites sont issus des chourafâ du Hijâz, descendants d’Ali Ibn Abi Talib.
2. Lignée des Alaouites et implantation au Maroc
a. L’ancêtre direct des Alaouites est Moulay Ali ach-Charîf, dont les descendants ont pris le pouvoir
au Maroc.
b. Moulay Mohammed, Moulay Rachid et Moulay Ismail furent les premiers sultans Alaouites.
3. Moulay Ismail et la construction de Meknès
a. Il fit de Meknès sa capitale, supervisant personnellement sa restauration et son extension.
b. Construction de la mosquée verte et de nombreuses infrastructures défensives et militaires.
4. Infrastructures économiques sous Moulay Ismail
a. Création d’un énorme grenier pour le stockage des céréales et d’une grande étable pour 12 000
chevaux.
b. Construction du palais Al-Mansour, décoré par des artisans spécialisés.
5. Les avancées architecturales sous les sultans Alaouites
a. Bâb Mansour Laâlaj, les avenues rectangulaires et les portes monumentales de Meknès
témoignent de ce développement.
b. Les sultans successifs ont poursuivi les constructions dans plusieurs villes marocaines.
1666-PRESENT
DYNASTIE ALAOUITE
1. Économie marocaine aux XVIIe et XVIIIe siècles
a. Apparition des grandes compagnies étrangères et concurrence commerciale accrue.
b. La théorie économique du mercantilisme domine, prônant une balance commerciale
excédentaire.
2. Impact du développement industriel sur l’artisanat et l’agriculture
a. Blocage de ces secteurs face à la montée des grandes industries européennes.
b. Les idées d’Adam Smith sur la non-intervention de l’État commencent à se diffuser.
3. Les convoitises étrangères sur les richesses du Maroc
a. Les puissances européennes cherchent à obtenir l’autorisation de conquêtes militaires.
b. Objectif : contrôler le commerce maritime et les ressources naturelles du Maroc.
4. Les sultans réformateurs du XVIIIe et XIXe siècles
a. Moulay Abdellah, Sidi Mohammed Ben Abdellah et Moulay Suleyman ont restauré diverses
villes et industries.
b. Développement de l’architecture, du commerce et de l’artisanat.
5. Fès, centre de l’artisanat marocain
a. Production du haïk, des tarbouches rouges, des babouches, des ustensiles en cuivre et de
la poterie.
b. Fabrication de bijoux et tapis réputés dans tout le pays.
1666-PRESENT
1. Rôle économique de Larache et Sefrou
DYNASTIE ALAOUITE
a. Larache exporte la laine, le cuir et des denrées alimentaires.
b. Sefrou se spécialise dans la sériciculture (élevage des vers à soie et production
textile).
2. Tétouan, centre industriel et militaire
a. Approvisionnement du Makhzen en tentes et habits militaires.
b. Fabrication de tissus (kamkha), de fers à chevaux et de clous vendus dans tout le
Maroc.
3. Le commerce artisanal et les grandes routes commerciales
a. La ligne Tétouan-Fès-Tafilalt permet l’échange d’articles artisanaux contre or, ivoire
et gomme.
b. La route Tafilalet-Tombouctou favorise le commerce avec l’Afrique subsaharienne.
4. Les différents types d’artisanat à Tétouan au XIXe siècle
a. Production d’ustensiles en poterie, de zellige et de briques.
b. Expansion de la cordonnerie avec exportation de babouches vers l’Algérie et
l’Égypte.
5. Le rôle des corporations artisanales
a. Organisation des artisans en corporations (hinta) supervisées par un amine.
b. Transmission des savoir-faire de génération en génération.
1666-PRESENT
DYNASTIE ALAOUITE
1. La sériciculture et l’industrie textile
a. Élevage des vers à soie chez certaines tribus (Beni Arous, Beni Hassan, Ghomara).
b. Importation de fils d’or et d’argent de Barcelone pour la broderie et la confection textile.
2. L’orfèvrerie et la bijouterie
a. Les artisans juifs dominent la joaillerie et la fabrication d’ornements en argent et en or.
b. Les juifs marocains sont aussi actifs dans la frappe de la monnaie et le travail des métaux
précieux.
3. L’industrie du bois et des objets manufacturés
a. Fabrication de meubles, portes, fenêtres et accessoires en bois.
b. Fabrication et exportation de nattes et de tissus muraux décoratifs.
4. La fabrication des armes à Tétouan
a. Environ 200 artisans spécialisés dans la confection de fusils traditionnels.
b. Différentes catégories d’armuriers assurent la production locale d’armes à feu.
5. Le rôle des artisans juifs dans l’économie marocaine
a. Contribution majeure aux métiers du textile, de la bijouterie, du tissage et de la médecine
traditionnelle.
b. De nombreuses familles juives ont conservé le nom de leur métier, même après avoir migré.
Influence des civilisations ayant occupé le Maroc sur son patrimoine/
Urbanisme / Génie Civil
1. Les Phéniciens et les Carthaginois (XIIe - IIe siècle av. J.-C.)
Infrastructure portuaire : Création de comptoirs commerciaux comme Lixus,
Mogador et Chellah.
Matériaux et techniques : Utilisation de la pierre taillée pour la construction
de quais et d’entrepôts.
2. L'Empire Romain (Ier - Ve siècle apr. J.-C.)
Urbanisme et architecture : Fondations de villes comme Volubilis, avec des
forums, thermes et aqueducs.
Voirie : Construction de routes pavées facilitant le commerce et la
communication.
Techniques avancées : Usage du béton romain (opus caementicium) pour
renforcer les structures.
3. Les Dynasties Islamiques et Berbères (VIIIe - XIXe siècle)
Les Idrissides (VIIIe - Xe siècle) : Fondation de Fès avec un réseau complexe de
canalisations et de fontaines.
Les Almoravides et Almohades (XIe - XIIIe siècle) :
Développement des fortifications et kasbahs.
Techniques avancées en brique crue et pierre taillée.
Les Mérinides (XIIIe - XVe siècle) :
Conception de madrasas et hammams avec des systèmes hydrauliques
sophistiqués.
Les Saadiens (XVIe - XVIIe siècle) :
Apogée des jardins irrigués et des infrastructures hydrauliques comme les
khettaras.
Les Alaouites (XVIIe - XIXe siècle) :
Modernisation des infrastructures routières et aménagements hydrauliques.
4. La Colonisation Française et Espagnole (1912 - 1956)
Modernisation des infrastructures : Routes, ports et voies ferrées à grande
échelle.
Urbanisme réglementé : Création de la ville européenne avec une
architecture en béton armé.
Systèmes d'assainissement modernes : Construction de réseaux d'eau
potable et d'égouts.
5. Le Maroc Moderne (1956 - aujourd'hui)
Grands projets d'infrastructure : Autoroutes, barrages, ports (Tanger Med).
Urbanisation durable : Intégration de la durabilité et de la modernisation
dans le bâtiment et les transports.
Ce parcours historique montre que chaque civilisation a laissé une empreinte
durable sur le développement des infrastructures au Maroc, influençant son
évolution jusqu'à aujourd'hui.
6. ÉTUDE DE CAS: METIERS EN VOIX DE DISPARITION
6. ÉTUDE DE CAS: LABEL DU PATRIMOINE AU MAROC
Le Maroc dispose d’un patrimoine culturel
matériel et immatériel de très grande valeur.
De l'artisanat aux savoir-faire traditionnels en
passant par la gastronomie, la couture, les
arts, les traditions orales, l'inventaire du
patrimoine immatériel respire, depuis belle
lurette, la richesse et la diversité. Pour
protéger et promouvoir ce patrimoine, le
Maroc, sous l'impulsion de S.M. le Roi, a
entrepris de nombreuses initiatives qui ont
porté leurs fruits.
7. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Le patrimoine culturel et artistique marocain est
un élément fondamental de l’identité nationale et
un moteur du développement économique et
touristique.
Sa préservation passe par une reconnaissance
accrue, une éducation adaptée et une
modernisation maîtrisée. En favorisant
l’intelligence artistique chez les étudiants, nous
assurons la transmission et l’évolution de ce
patrimoine pour les générations futures.
Artisanat du Maroc, Marie
Pascale Rausier, Ed Herme, 2004
Histoire du Maroc, Bernard L'Artisanat au Maroc : Militantisme, Culture et Économie
Lugan, Ed Ellipses, 2023 Sociale" est un ouvrage bilingue (français-anglais) publié
en 2006 par Abdelilah Kabbaj
MERCI

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