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Cours RDM 014255

Le document présente un cours sur la Résistance des Matériaux (RDM) destiné aux étudiants de Licence 2 Mines à l'Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké. Il couvre les principes fondamentaux de la RDM, les types de sollicitations, ainsi que les méthodes de calcul des efforts internes dans les structures. L'objectif est de permettre aux étudiants de concevoir des pièces capables de résister aux forces extérieures sans déformation inadmissible.

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Le document présente un cours sur la Résistance des Matériaux (RDM) destiné aux étudiants de Licence 2 Mines à l'Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké. Il couvre les principes fondamentaux de la RDM, les types de sollicitations, ainsi que les méthodes de calcul des efforts internes dans les structures. L'objectif est de permettre aux étudiants de concevoir des pièces capables de résister aux forces extérieures sans déformation inadmissible.

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REPUBLIQUE DE GUINEE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT SUPERIEUR DES MINES ET GEOLOGIE DE BOKE

Niveau : Licence 2 Mines


PREMONS ET NOM DE L’ETUDIANT (E) :

Auteur : Dr. Alain GBILIMOU Professeur de l’ISMG


Email : alaingbilimou22@[Link]
Tél : +224 621965659 / 664 315 006
Cours & exercices résolus de la RDM /Licence 2 Mines

TABLE DES MATIERES


I-GENERALITES DE LA RDM .......................................................................... 4
I.1 Objet de la RDM ............................................................................................................... 4

I.2 Les Hypothèses fondamentales de la RDM, ..................................................................... 4

I.3 Classification des corps étudiés......................................................................................... 6

I.4 Forces extérieures .............................................................................................................. 6

I.5 Forces intérieures, Méthode des sections : ........................................................................ 7

I.6 Règles des signes des efforts intérieurs ............................................................................. 9

I.7 Sollicitations diverses d’une barre .................................................................................. 10

I.8 Notion de contrainte ........................................................................................................ 10

I.9 Déplacements et déformations ........................................................................................ 11

I.10 Principes généraux de calcul des éléments de construction .......................................... 11

CHAPITRE II : EXTENSION ou TRACTION – COMPRESSION.................. 13

A) EXTENSION ou TRACTION ....................................................................... 13


1. Définition : ........................................................................................................................ 13

2. Déformations élastiques : ................................................................................................. 13

3. Contrainte ......................................................................................................................... 14

4 Condition de résistance ...................................................................................................... 15

B) COMPRESSION ............................................................................................ 15
1. Définition : .................................................................................................................... 15

2. Déformations élastiques ................................................................................................... 17

[Link] ......................................................................................................................... 17

4. Condition de résistance ..................................................................................................... 17

CHAPITRE III : LE CISAILLEMENT .............................................................. 18


1. Définition : .................................................................................................................... 18

2. Déformations élastiques ................................................................................................ 18

3. Contraintes .................................................................................................................... 19

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4. Caractéristiques mécaniques d'un matériau................................................................... 19

CHAPITRE IV : LES MOMENTS QUADRATIQUES .................................... 20


1. Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe de son plan.................. 20

2. Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe normal. ....................... 20

3. Propriété des moments quadratiques : ........................................................................... 21

4. Moments quadratiques utiles :....................................................................................... 21

CHAPITRE V : TORSION ................................................................................. 22


1. Définition : .................................................................................................................... 22

2. Déformations élastiques ................................................................................................ 22

3. Contraintes : .................................................................................................................. 23

4. Conditions de résistance : .............................................................................................. 23

CHAPITRE VI : LA FLEXION.......................................................................... 24
1. Définition ...................................................................................................................... 24

2. Contraintes .................................................................................................................... 25

3. Conditions de résistance ................................................................................................ 25

4. Exercices d’applications :.............................................................................................. 26

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PLAN DU COURS
Cours : La Résistance Des Matériaux (RDM)

Titulaire : Ing Alain GBILIMOU Grade : Doctorant Diplôme : Master 2

Contact : alaingbilimou22@[Link] Tel : +224 621965659 ou +224 664315006


Nombres de crédits : Cinq (5), volume horaire : 50 heures dont 20h des TD
Niveau : 2eme année Tronc commun Semestre III
Supports du cours : Syllabus théorie, énoncés des exercices et corrigés téléchargeables.
Mode d'évaluation : Examen écrit à table (3h) et évaluation orale (3h)

I-Description du cours :
La RDM est un cours obligatoire inscrit dans le programme du Tronc commun à l'Institut
Supérieur de Mines et Géologie de Boké. Calcul des efforts internes dans les structures
isostatiques. Diagrammes de corps libre et réactions d'appuis. Etude de l'effort normal et des
déformations axiales : Contraintes normales ; loi de Hooke 1D, déformations axiales,
compatibilités des déformations et effets des variations de température. Efforts et déformations
de flexion : Contraintes normales, longitudinales et courbure, calcul des déformations des
poutres en flexion. Effort tranchant et contraintes de cisaillement. Torsion uniforme des pièces
à sections pleines et fermées. Lois de comportement des matériaux et modes de rupture.

II-Objectif général :

Ce cours vise à permettre aux étudiants de déterminer les meilleures formes et dimensions à
donner aux pièces pour leur permettre de résister aux sollicitations extérieures, sans rupture ni
déformation inadmissible.

III-Objectifs spécifiques :

Au terme de ce cours, les étudiants devraient être capables de :

 Définir les notions principales de la RDM


 Enoncer les hypothèses de la RDM &Connaitre les règles de signes des efforts intérieurs
 Etudier les différentes sollicitations simples.

IV-Méthodes et Matériels d'enseignement


Conférences (30 heures), Travaux Dirigés (20heurs).
manuels du cours.

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INTRODUCTION

I-GENERALITES DE LA RDM

I.1 Objet de la RDM

La RDM est la science qui étudie la résistance, la rigidité, et la stabilité des éléments d'une
construction.

Le but principal de la RDM est de déterminer les meilleures formes et dimensions à donner aux
pièces pour leur permettre de résister aux sollicitations extérieures, sans rupture ni déformation
inadmissible.

En utilisant les méthodes de la RDM, on peut résoudre trois types de problèmes d'ingénieurs :

 Déterminer les dimensions à donner à une pièce pour lui permettre de résister à l'action
des forces données.
 Déterminer les forces que l'on peut appliquer à pièce sans la détruire.
 Vérifier la résistance, la rigidité et la stabilité des constructions et leurs éléments sous
l'action des forces prévues.

La résistance des matériaux est liée à une série d'autres disciplines techniques telles que la
mécanique générale, la statique, théorie de l'élasticité et théorie des structures.

Les principes fondamentaux de la résistance des matériaux se basent sur des lois de la
mécanique et en premier lieu sur les lois de la statique. Mais contrairement à la mécanique la
RDM examine les corps solides réels qui s'opposent à l'action des forces extérieures mais se
déforment sous l'action de ces forces. C'est pourquoi ils sont nommés corps solides
déformables.

I.2 Les Hypothèses fondamentales de la RDM,

Hypothèse 1 : En RDM le matériau envisagé est un milieu homogène, continu, isotrope et


élastique.

Un corps est homogène, si en chacun de ses points il a la même constitution physique et la


même structure.

Un corps est continu, s’il ne contient ni fissures, ni cavités.

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Un corps est isotrope si en chacun de ses points il a les mêmes propriétés mécaniques dans
toutes les directions.

Hypothèse 2 : Schéma de calcul

Pour simplifier le calcul en RDM, on schématise et simplifie une construction réelle en la


remplaçant par une structure idéalisée. Cette idéalisation peut être effectuée dans la géométrie
de la construction réelle et dans le domaine des charges appliquées. Alors une construction
réelle délivrée de toutes ses particularités inessentielles est appelée schéma de calcul. La
figure1 représente le schéma de calcul d'une poutre de section rectangulaire chargée par des
forces extérieures.

Figure 1 : Schéma de calcul d’une structure

Hypothèse 3 : Invariabilité des dimensions initiales

D'après cette hypothèse les déformations des corps sous l'action des forces extérieures sont trop
petites par rapport aux dimensions initiales des corps.

On suppose que les forces extérieures sont appliquées aux corps non déformés, c’est-à-dire la
structure chargée a les mêmes dimensions géométriques et la même forme que sans aucune
charge.

Figure 2 : Illustration de l’hypothèse 3

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Hypothèse 4 : Proportionnalité des déformations aux forces.

Dans la plupart des cas les déformations des corps solides déformables sont proportionnelles
aux forces agissant sur les corps.

Hypothèse 5 : Principe de la supposition des effets de forces.

L'effet produit par plusieurs forces agissant simultanément sur un corps solide est égal à la
somme des effets produits par chacune des forces supposées agissant séparément.

Figure : illustration du principe des effets de forces

I.3 Classification des corps étudiés

Toutes les constructions réelles se composent d'éléments qui représentent les corps solides
déformables. En schématisant la géométrie des éléments de construction, on peut réduire les
formes géométriques de ces éléments aux trois types : Barres, massifs, enveloppes et plaques.

Les barres : La barre est solide déformable dont la longueur est grande par rapport aux
dimensions transversales, la section droite peut avoir une forme géométrique quelconque :
cercle, rectangle, couronne etc.…et peut varier le long de la barre. Selon la forme de son axe,
la barre peut être droite, courbe ou plan.

Les Massifs : Si toutes les trois dimensions du corps sont du même ordre de grandeur, ce corps
est appelé massif. Par exemple, les fondations, les murs de soutènement etc....

Enveloppes, Plaques : l'épaisseur de ces corps est petite par rapport à ses autres dimensions :
Capots d'une bicyclette, enveloppes cylindriques, sphériques etc...

I.4 Forces extérieures

Les différents éléments d'une construction sont soumis à l'action des forces de différentes
natures dites forces extérieures. Quelques-unes agissent de façon continue et invariable et
constituent les charges permanentes. Elles sont dues au poids propre des structures résistantes,

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au poids des autres constructions s'appuyant sur des constructions de base, c’est-à-dire plafonds,
planchers, matériaux de couverture, machines-outils. etc...

D'autres forces agissant de façon discontinue et avec une intensité variable et constituent les
surcharges d'exploitation. Celle-ci comprennent les charges utiles que la construction est
destinée à supporter c’est-à-dire personnes, meubles, machines, véhicules, pression des liquides
etc. L'ensemble de ses forces se regroupe en forces volumiques et superficielles, forces
concentrées et reparties.

Forces concentrées

Forces reparties :

Forces volumiques :

I.5 Forces intérieures, Méthode des sections :

 Forces intérieures

Tout corps réels se déforme sous l’action des forces extérieures, mais son matériau résiste à la
déformation, c’est-à-dire au changement de la disposition réciproque des particules
élémentaire.

Cette résistance engendre les forces d’interactives agissant entre les particules du corps chargé.
Ces forces sont appelées forces ou efforts intérieurs. Pour trouver les efforts intérieurs on utilise
la méthode des sections ‘voire fig. ci-dessous’

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 Méthodes des sections

Soit un corps solide déformable en équilibre sous l’action d’un système des forces extérieures

On coupe en deux parties à l’aide d’une section. Pour évaluer les forces intérieures agissant sur
la partie droite et considérons la partie gauche, l’action de la partie doit être remplacée par uns
système des forces, c’est-à-dire la partie gauche reste en équilibre sous l’action des forces
extérieures qui lui sont appliquées et des forces intérieures engendrées par la partie droite
supprimée.

Comme la loi de répartition des forces intérieures selon la section est inconnue, on peut
représenter l’ensemble de toutes les forces intérieures par une résultante et par un moment
résultant qui sont appliquées au centre de gravité de la section « S ».

Mais la direction de la force et celle du moment résultant sont aussi inconnues.

C’est pourquoi, il est plus commode de les décomposer suivant les trois axes de coordonnées.
De cette façon obtenir 6 composantes des efforts intérieurs agissant sur la section « S » trois
forces et trois moments.

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La force composante Nx étant perpendiculaire au plan de la section est appelée force normale.
Les forces Tx, Ty agissant dans le plan de la section sont appelées forces tranchantes ou forces
transversales.

Le couple Mfz agissant autour des axes X et Y sont appelés moments fléchissant ou moments
de flexion.

En pratique, la plupart des structures porteuses ont des éléments qui se trouvent dans un même
plan et se déforment aussi dans le même plan. Dans ce cas les trois efforts intérieurs
perpendiculaires au plan de déformation sont nuls et il reste à calculer le moment fléchissant,
la force normale, la force tranchante.

D’après les équations de la statique on trouve les efforts intérieurs. Le moment fléchissant M
dans une section « S », est égal à la somme algébrique des moments de toutes les forces situées
d’un côté de la section considérée par rapport au centre de gravité de la section.

L’effort tranchant T dans une section « S » est égal à la somme algébrique des projections sur
la section droite de toutes les forces situées à gauche ou à droite de la section considérée.

La force normale N dans la section « S » est égale à la somme algébrique des projections sur
l’axe longitudinal de toutes les forces situées d’un côté de la section considérée.

I.6 Règles des signes des efforts intérieurs

Par convention on admet que :

La force normale est considérée positive si elle provoque la traction et négative si elle provoque
la compression.

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La force tranchante est positive, si elle tend à tourner la section au sens des aiguilles d’une
montre par rapport à un point qui se trouve sur la partie de la section considérée immédiatement
près de la section.

Le moment fléchissant M est positif s’il courbe la poutre par la convexité en bas

I.7 Sollicitations diverses d’une barre

Pour étudier les déformations des barres il faut connaitre les diverses sollicitations. Dans le cas
général, on peut avoir simultanément six composantes des forces intérieures, mais en pratique
le nombre de sollicitations est souvent moindre que six.

En RDM, on divise toutes ces sollicitations, en deux groupes :

 Sollicitation simple
 Sollicitations composées

Si dans la section d’une barre agit une seule composante des forces intérieures cette barre subit
une sollicitation simple (Traction, compression, flexion, cisaillement, torsion)

Si dans une section d’une barre agissent à la fois plusieurs composant des efforts intérieurs cette
barre subit une sollicitation composée

I.8 Notion de contrainte

Pour caractériser la loi de la répartition des efforts intérieurs sur une section droite, on introduit
une grandeur définissant leurs intensités. Cette grandeur est appelée contrainte

Considérons la section « S » d’une certaine barre, dans le voisinage du point découpons un


élément d’aire ∆A auquel correspond la force intérieure ∆F.

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Par définition, une contrainte moyenne sur l’élément est égale au quotient de dF par dS

I.9 Déplacements et déformations

Tout corps réel se déforme sous l’action des forces extérieures, c’est-à-dire la position des
points du corps varie dans l’espace. On définit ces déformations linéaires et angulaires.
Considérons la position de deux points A et B avant et après la déformation d’une barre
sollicitée par des forces extérieures.

La distance entre ces deux points est désignée par L. Après la déformation de la barre ces deux
points se déplacent.

I.10 Principes généraux de calcul des éléments de construction

Dans la plupart des problèmes pratiques, on utilise la méthode de calcul des éléments de
construction basée sur la détermination des contraintes maximales.

Dans cette méthode les contraintes maximales subies par les éléments de la construction ne
doivent pas dépasser les valeurs des contraintes admissibles déterminées d’essais de laboratoire
pour chaque matériau concret.

Dans certains cas, on utilise la méthode de calcul d’après les charges de rupture. D’après cette
méthode on détermine la charge critique que peut supporter cette construction sans rupture ou
déformation sensible. Cette charge est fixée par un coefficient de sécurité. On utilise parfois la

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méthode des déformations admissibles d’après laquelle les déformations maximales ne doivent
pas dépasser les valeurs règlementées.

On utilise aussi les méthodes liées à des phénomènes différents, telle la stabilité, l’action de
charges dynamiques, l’effet de remarquer que la RDM, n’indique pas exactement où et quand
il faut employer telle ou telle méthode de calcul des constructions concrètes.

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CHAPITRE II : EXTENSION ou TRACTION – COMPRESSION

A) EXTENSION ou TRACTION

1. Définition : Une poutre est sollicitée à l'extension simple lorsqu'elle est soumise à deux
forces directement opposées, appliquées au centre de surface des sections extrêmes et qui
tendent à l'allonger.

Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion s'expriment par :

Essai d'extension Une éprouvette en acier est sollicitée à l'extension par une machine d'essai,
qui permet de déterminer l'allongement de l'éprouvette en fonction de l'effort qui lui est appliqué

2. Déformations élastiques :

La propriété constatée ci-dessus a permis pour différents matériaux d'établir la relation :

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E est une caractéristique du matériau appelée module d'élasticité longitudinal ou module de


Young.

Lors de cet essai, on met aussi en évidence une autre caractéristique de l’élasticité ; il existe
un rapport constant entre la contraction relative transversale (∆d / d) et l'allongement relatif
longitudinal (∆l / l) hors phénomène de striction.

3. Contrainte

Contraintes Soit (E1) le tronçon de la poutre (E) issu de sa coupure par un plan orthogonal à
sa ligne moyenne.

Le tronçon (E1) est en équilibre sous l'action de F et des efforts de cohésion dans la section

droite (S). Soit S l'aire de la section droite (S). On définit la contrainte σ dans la section droite
(S) par la relation :

Avec σ : contrainte normale d'extension (N/S> 0) en MPa. N : effort normal d'extension en


Newton. S : aire de la section droite (S) en mm2.

La contrainte permet de "neutraliser" la surface et par conséquent de comparer des


éprouvettes de sections différentes.

Loi de HOOKE

Nous avons déjà vu que S N et que l lE S F , on peut en déduire que :

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Caractéristiques mécaniques d'un matériau

 Contrainte limite élastique en extension σe C'est la valeur limite de la contrainte dans


le domaine élastique, appelée aussi limite d'élasticité Re.

 Contrainte limite de rupture en extension σr C'est la valeur limite de la contrainte


avant rupture de l'éprouvette, appelée aussi nommée résistance à la traction R.

 Allongement A% = × 100%, Avec : l0 : longueur initiale de l'éprouvette.

l : longueur de l'éprouvette à sa rupture. Pour l'acier, on constate des valeurs de A%


voisines de 20%.

4 Condition de résistance

Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale σ doit rester inférieure à une valeur limite

appelée contrainte pratique à l'extension σpe

On a :

S est un coefficient de sécurité qui varie de 1,1 à 10 selon les domaines d'application. La
condition de résistance traduit simplement le fait que la contrainte réelle ne doit pas dépasser

le seuil précédent, soit :

Influence des variations de section

Si le solide étudié présente de fortes variations de sections, les relations précédentes ne


s'appliquent plus. On dit qu'il y a concentration de contraintes. On doit alors pondérer nos

résultats à l’aide d’un coefficient k, en posant :

B) COMPRESSION

1. Définition : Une poutre est sollicitée à la compression simple lorsqu'elle est soumise à
deux forces directement opposées, appliquées au centre de surface des sections
extrêmes et qui tendent à la raccourcir.

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Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion s'expriment par :

Essai de compression Une éprouvette semblable à celle utilisée pour l'essai d'extension en
acier est sollicitée à la compression par une machine d'essai.

Analyse de la courbe obtenue :

 Zone OA : c'est la zone des déformations élastiques. Si l'on réduit la valeur de F


jusqu'à une valeur nulle, l'éprouvette retrouve sa longueur initiale. Dans cette zone,
l'allongement est proportionnel à l'effort de compression. Des essais effectués avec
des éprouvettes de dimensions différentes permettent de constater que pour un même
matériau, l'allongement unitaire (∆ l/l0) est proportionnel à l'effort unitaire (F/S0).
Les sections droites et planes restent droites et planes pendant l'essai.

 Zone AB : c'est la zone des déformations permanentes. Si l'on réduit la valeur de F


jusqu'à une valeur nulle, l'éprouvette ne retrouve pas sa longueur initiale.

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2. Déformations élastiques

La propriété constatée ci-dessus a permis pour différents matériaux d'établir la relation :

Pour les aciers, le module d'élasticité longitudinal E est le même en compression qu'en
extension.

[Link]

On définit la contrainte σ dans la section droite (S) par la relation :

Loi de HOOKE

∆l/l est le raccourcissement élastique unitaire suivant x, il généralement noté

4. Condition de résistance

Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale σ doit rester inférieure à une valeur limite
appelée contrainte pratique à l'extension σ pe. On a :

S est un coefficient de sécurité qui varie de 1,1 à 10 selon les domaines d'application. La
condition de résistance traduit simplement le fait que la contrainte réelle ne doit pas dépasser
le seuil précédent, soit :

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CHAPITRE III : LE CISAILLEMENT

1. Définition : Une poutre subit une sollicitation de cisaillement simple lorsqu'elle est
soumise à deux systèmes d'action de liaison qui se réduisent dans un plan (P)
perpendiculaire à la ligne moyenne à deux forces directement opposées.

Sous l'action de ces deux forces la poutre tend à se séparer en deux tronçons E1 et E2 glissant
l'un par rapport à l'autre dans le plan de section droite (P).

Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion s'expriment par :

Remarques :

On peut toujours remplacer les composantes d'effort tranchant (Ty et Tz) par une unique
composante T en réalisant un changement de repère.

2. Déformations élastiques
La modélisation ci-dessous d’une sollicitation de cisaillement permet d'établir la relation :

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G est une caractéristique appelée module d'élasticité transversal ou module de Coulomb.

3. Contraintes

On définit la contrainte τ dans une section droite (S) par la relation :

Avec : τ : contrainte tangentielle de cisaillement en MPa (valeur moyenne). T : effort


tranchant en Newton. S : aire de la section droite (S) en mm2.

Relation entre contrainte et déformation

Nous avons déjà vu que T S , que F S G y x et nous savons que F=T. On en


déduit que :

4. Caractéristiques mécaniques d'un matériau

 Contrainte tangentielle limite élastique τe C'est la valeur limite de la contrainte dans le


domaine élastique. Pour l'acier, cette valeur est comprise entre 250 MPa et 600 MPa.

 Contrainte tangentielle de rupture τr C'est la valeur limite de la contrainte avant


rupture de l'éprouvette.

S est un coefficient de sécurité qui varie de 1,1 à 10 selon les domaines d'application.

La condition de résistance traduit simplement le fait que la contrainte réelle ne doit pas
dépasser le seuil précédent, soit :

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CHAPITRE IV : LES MOMENTS QUADRATIQUES

1. Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe de son plan
Définition

Soit (S) une surface plane et un repère orthonormé (O, x, y) associé

Le moment quadratique élémentaire de dS par rapport à (O, x) , noté IOx est défini par :

Et pour l'ensemble de la surface (S) :

Remarques :

L'unité de moment quadratique est le mm4 (ou le m4) Iox Un moment quadratique est toujours
positif. Io Les moments quadratiques des surfaces "simples" sont donnés à la suite du cours.

2. Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe normal.


Moment quadratique polaire.

Définition

Soit (S) une surface plane et un repère orthonormé (O, x y z , , ) associé. Le moment
quadratique polaire élémentaire de dS par rapport à (O, z) perpendiculaire en O au plan de
la figure et noté IO est défini par :

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Et pour l’ensemble de la surface (S) :

3. Propriété des moments quadratiques :

Considérons le moment quadratique polaire IO de la surface (S) par rapport à (O, o z)


perpendiculaire en O à son plan.

Notons :

Soient x et y les coordonnées du point M. On a : ρ2 = x2 + y2

4. Moments quadratiques utiles :

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CHAPITRE V : TORSION

1. Définition :

Une poutre est sollicitée en torsion simple lorsqu'elle est soumise à ses deux extrémités à des
liaisons dont les torseurs associés se réduisent à deux torseurs couples opposés dont les
moments sont parallèles à l'axe du cylindre. (On suppose la poutre comme cylindrique et de
section circulaire constante). Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion
s'expriment par.

2. Déformations élastiques

Constatation sur la déformation d’une poutre en torsion : L'angle croit de façon linéaire
avec x, l'abscisse de la section droite étudiée : = k.x

La propriété constatée ci-dessus a permis d'établir la relation :

Mt moment de torsion en [Link] G module d'élasticité transversal en MPa en radian


Io moment quadratique polaire de la section (S) en mm4

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3. Contraintes :

Soit M un point de la section droite (S) de la poutre située à une distance du centre G de la
section (voir ci-dessus). On définit la contrainte de torsion τ en M par la relation :

Avec : contrainte tangentielle en MPa. Mt moment de torsion en [Link] Io moment


quadratique polaire de la section (S) en mm4

Contrairement aux phénomènes étudiés jusqu'à maintenant, la contrainte varie en fonction du


point choisi dans une section droite. Plus ce point est éloigné du centre de la section, plus la

contrainte y sera importante. La contrainte est maximale pour τ = τmaxi , soit :

4. Conditions de résistance :

Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale doit rester inférieure à une valeur limite
appelée contrainte pratique p (voisine de la contrainte pratique de cisaillement). On a :

La condition de résistance traduit simplement le fait que la contrainte réelle ne doit pas
dépasser le seuil précédent, soit :

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CHAPITRE VI : LA FLEXION

Il existe plusieurs types de flexions (pure, plane, déviée). Nous limiterons notre étude au cas
de la flexion plane simple.
Hypothèses :
En plus des hypothèses déjà énoncées au début du cours de RDM, la flexion plane simple nous
amène à supposer que :
 La ligne moyenne de la poutre est rectiligne.
 La section droite de la poutre est rectiligne.
 La poutre admet un plan de symétrie longitudinal.
 Toutes les forces appliquées à la poutre sont disposées perpendiculairement à la ligne
moyenne et dans le plan de symétrie longitudinal (ou symétriquement par rapport à
celui-ci).
Les forces appliquées sont soit concentrées en un point, soit réparties suivant une loi
déterminée.

1. Définition

Une portion de poutre est sollicitée en flexion simple suivant l’axe z (voir ci-contre).si pour
chacune des sections droites, le torseur de cohésion se réduit, dans le repère), (z yx) de
définition des sollicitations :

Les éléments de réduction en G du torseur des efforts de cohésion s'expriment par :

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Remarque : si Ty est nul, alors la sollicitation est appelée flexion pure. Relation entre l’effort
tranchant et le moment fléchissant :

2. Contraintes

Dans le cas de la flexion plane simple, les contraintes se réduisent essentiellement à des
contraintes normales δ. Les contraintes de cisaillement τ sont négligeables.

La contrainte normale s en un point M d'une section droite (s) est proportionnelle à la distance
y entre ce point et le plan moyen passant par G.

3. Conditions de résistance

Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale δ doit rester inférieure à une valeur limite
appelée contrainte pratique à l'extension σpe. On a :

s est un coefficient de sécurité La condition de résistance traduit simplement le fait que la


contrainte réelle ne doit pas dépasser le seuil précédent, soit :

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4. Exercices d’applications :

Exercice N°1
Pour la poutre suivante, tracer V(x) et M(x) et calculer le moment fléchissant maximum ainsi
que les positions d’inflexion.

Résolution Exercice N°1

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Calcul précis de Mmax


Le moment fléchissant atteint sa valeur maximale pour une des valeurs de x où V(x) = 0. Mmax
est donc la valeur de M(x) soit pour x = 0,1, 6, 8 ou 10 m. On a déjà calculé M(x) pour ces
valeurs de x dans le tableau précédent.
M(x = 0 ) = 0 M(x = 1 ) = –2,5 kN.m M(x = 6 ) = +5 kN.m M(x = 1 ) = –2 kN.m M(x = 10 ) = 0

⇒ Mmax = 5 kN.m à x = 6 m.

Exercice N°2
Pour la poutre suivante, tracer V(x) et M(x) et calculer le moment fléchissant maximum ainsi
que les positions d’inflexion.

Résolution

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Exercice N°3
Pour la poutre suivante, tracer V(x) et M(x) et calculer le moment fléchissant maximum ainsi
que les positions d’inflexion.

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