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Partie 2

Le document traite du droit spécial des sociétés, en se concentrant sur les sociétés sans personnalité juridique, telles que la société en participation et la société créée de fait. Il explique la création, le fonctionnement, les droits et obligations des associés, ainsi que les responsabilités du gérant dans une société en participation. Enfin, il aborde les causes de dissolution de cette forme sociale et les implications pour les associés.

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Partie 2

Le document traite du droit spécial des sociétés, en se concentrant sur les sociétés sans personnalité juridique, telles que la société en participation et la société créée de fait. Il explique la création, le fonctionnement, les droits et obligations des associés, ainsi que les responsabilités du gérant dans une société en participation. Enfin, il aborde les causes de dissolution de cette forme sociale et les implications pour les associés.

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Droit spécial des sociétés

Prendre le Code de commerce. Demander si c’est un vrai mandat : ça peut en être un, notamment
dans les SEP qui ont pas la personnalité juridique. demander si associé d’un CDI de SCP si l’un
résilie le contrat s’arrête ? Oui les autres restent. Demander s’il y a pas des conditions pour
invoquer pour le tiers la théorie de l’apparence faire référence de l’arrêt de mars 2022. Les
conditions s’appliquent toujours. Dans une SNC c’est la qualité d’associé qui donne la qualité de
commerçant.
On part du droit général et on compare avec le droit spécial. Si un point de ce dernier régit une
situation, c’est lui qui s’appliquera en priorité sur le général. A toutes les formes de sociétés un
droit différent peut s’appliquer. On abordera pas les GEI, la SE. On va étudier l’ensemble des
règles qui s’appliquent en fonction de la forme sociale choisie. C’est dans ces règles qu’on va
voir la spécificité de chaque formes sociales.

Introduction

Les sociétés en tant que personnalité morale peut être distinguer en fonction de la
responsabilité qui pèse sur les associés.
➔ On va observer dans une partie 1 : les sociétés sans personnalité
➔ On va dans une partie 2 : étudier les sociétés à risque illimités.
➔ Puis dans la partie 3 : les sociétés à risque limités
Partie 1 : Les sociétés sans personnalité
Lorsqu’on parle de société sans personnalité on fait référence à une société qui reste au niveau
de simple contrat. La société est donc un simple contrat. Celui conclu entre les associés. Qui dit
pas de personnalité juridique dit pas de possibilité pour la société de conclure des contrats.
Il existe deux formes de sociétés sans personnalité :
➔ il y a la société en participation
➔ la société créée de fait
➢ Celle en participation : est celle créée sciemment par les associés et faite pour qu’elle
fonctionne, mais pour X raisons ils ne veulent pas l’immatriculer.
➢ Au contraire de la société créée de faits, elle va être reconnue par le juge car il va
étudier la situation dans les faits. Elle correspond donc on a celle ou plusieurs personnes,
au minimum deux, œuvres ensembles sans avoir conscience d’être entré en société et
pourtant ils adoptent un comportement qui est celui d’associé. La société créée de fait est
toujours découverte après coup. En règle général c’est à l’occasion d’un conflit.

Chapitre 1 : La société en participation


La société en participation est un mode de collaboration économique par création d’une
société sans personnalité morale, non soumise à publicité et pouvant demeurer occulte.
L’article 1871 du Code civil, précise que les associés peuvent convenir que la société sera point
immatriculée.
« Les associés peuvent convenir que la société ne sera point immatriculée. La société est dite alors "
société en participation ". Elle n'est pas une personne morale et n'est pas soumise à publicité. Elle
peut être prouvée par tout moyen. »
L’article 1871-1 ajoute donc que les rapports entre les associés sont régis soit :
➔ Par les dispositions relatives aux sociétés civiles quand la société en participation a un
objet civil
➔ Par les dispositions relatives aux SNC quand la société a un objet commercial. Pour
savoir le corps de règle il faut regarder l’objet social, s’il est civil on applique le Code civil
si commercial Code du commerce.
Dans les ouvrages, cette société est qualifiée d’occulte pourquoi ? Car elle est ignorée par les
tiers. Comme toutes les sociétés elle se forme par le biais de l’article 1128 du Code civil :
capacité consentement contenu licite et certain etc.. ainsi que celui de l’article 1832 du Code
civil : nombre d’associé, apports, vocation aux bénéfices et aux pertes, affectio societatis.
➔ Par une Loi de 1978 le législateur a expliqué que même si la SEP venait à être révélée
aux tiers elle pouvait encore exister. Avant ce n’était pas le cas. Si on la connaissait elle
était dissoute. Aujourd’hui les tiers peuvent avoir connaissance de celle ci ça ne l’affectera
pas.
§1. la création de la société en participation
Il ne faut avoir aucun doute à l’esprit : création de société = 2 corps d’articles.
➔ 1128 Code civil

➔ 1832 Code civil

A) La particularité des apports


Puisqu’elle n’a pas de personnalité juridique, elle ne peut pas être propriétaire des biens
apportés, donc il y a 3 modalités qui sont envisageables, elles sont listées à l’article 1872 du
Code civil :
1. Chaque associé demeure propriétaire de ses biens. Dans cette hypothèse il va
simplement affecter les biens à l’activité du groupement. Il les met à la disposition du
groupement.
2. La propriété des biens est rattachée à 1 un associé qui les affectera à la poursuite de
l’intérêt social. Cet associé c’est en général le gérant : on lui donne la propriété de ces
biens et il les utilisera aux fins de la société.
3. Les associés décident de mettre en indivision les biens apportés

B) La particularité des droits sociaux


Les droits sociaux qui sont émis par la société ne représentent pas une quote part du capital
social. Pas une quote part du capital puisqu’il n’y a pas de patrimoine social. C’est quoi ces
droits sociaux ? Une créance entre les associés sur des résultats espérés sur l’exploitation
commune. Il faut donc un apport réalisé par les associés mais ces apports une fois réalisé on ne
peut pas les mettre dans le patrimoine de la société puisqu’il n’existe pas, donc on utilise les 3
technique vues au dessus.

§2. Le fonctionnement de la société en participation


➔ Il n’y a pas de personnalité juridique donc la société n’a pas de capacité juridique
➔ elle ne peut pas agir en justice, elle ne peut pas être attraire devant les juridictions
➔ elle ne peut ni passer des contrats ni reprendre des actes.
La réglementation de la société se caractérise par sa souplesse : c’est donc la liberté
contractuelle qui gouverne sous réserve des dispositions d’ordre publics et des bonnes mœurs
mais également des dispositions impératives en matière de société : on est dans un droit
spécial qui se combine avec celles de droit général. Il faut donc appliquer le régime des SNC
lorsque l’objet est commercial et celui de la société civile lorsqu’il est civil. Ces effets sont
visibles par deux organes.

A) Le gérant de la société en participation


C’est le mandataire des membres de ce groupement. Mais attention puisque la société en
participation est occulte ce mandat l’est aussi à l’égard des autres. Les règles du mandat
s’appliquent dans l’ordre interne, mais pas dans les rapports externes, dans celui-ci le gérant
agit en son personnel avec les tiers.
1. La qualité du gérant

Les statuts, ils peuvent être écrits, mais puisqu’elle peut exister sous forme orale il
n’y a pas forcément de papier (et donc de preuve). Les statuts peuvent très bien,
s’ils existent, désigner un ou plusieurs gérants parmi les associés ou les tiers, dans
le silence des statuts tous les associés sont gérants. Au moins quand la société a un
objet commercial, un caractère commercial. Pourquoi ? Parce que quand elle a un
tel objet on va faire un revoit vers les règles de la SNC et dans ces règles on
explique que s’il y pas de précisions contraires tous les associés sont gérants.

Ils sont responsables ad nutum. S’il est nommé dans les statuts : Il ne peut pas
quitter ses fonctions sans une décision unanime de ses associés. C’est logique s’il est
nommé dans les statuts sa révocation est une modification statutaire, donc il
faudra l’unanimité sauf stipulations contraires : article 1836 al1 Code civil.

« Les statuts ne peuvent être modifiés, à défaut de clause contraire, que par accord
unanime des associés. »

2. Les pouvoirs du gérant

A l’égard des tiers le gérant intervient en son nom personnel donc qui est tenu ? Lui. Il
contracte en son propre nom c’est l’article 1872. Il n’y a pas de personnalité
juridique de la société, c’est donc le gérant sur qui la responsabilité repose.
!
A l’égard des tiers il dispose des pouvoirs les plus larges puisque dans cette forme
sociale

➔ ni le pouvoir des autres organes

➔ ni l’objet social ne constitue des limites à sa capacité de contracter avec des tiers

➔ A l’égard des membres de la société la situation est différente, dans l’hypothèse ou il


n’y a pas de clauses statutaires qui régiraient ces points précis et si la société a un objet
commercial le gérant a le pouvoir de faire tous les actes de gestions dans l’intérêt de la
société et toutes les décisions qui excèdent ce pouvoir doivent être adoptées à
l’unanimité des associés.

Il y a donc les règles qui s’appliquent entre les associés qui sont régies par la liberté
contractuelle et la force obligatoire de celui ci. Ils doivent donc respecter entre eux les clauses
contractuelles mais à l’égard des tiers, du fait de l’effet relatif du contrat, ils ne sont pas impactés.
3. La responsabilité du gérant à l’égard des tiers

Il ne bénéficie pas de la théorie de la faute séparable des fonctions. En principe,


pour engager la responsabilité du gérant il faut que sa faute soit détachable de la
société. Il faut que les tiers démontrent une faute séparable des fonctions. Dans la SEP
il n’y a pas ce principe à l’égard des tiers.

➔ Donc toute faute commise à l’égard du gérant est de nature a engager sa responsabilité
personnelle : donc il suffit de réunir les 3 conditions de la RESP et on peut l’engager. V.
Cass, com : 4 février 2014 n° 13-13386.
4. La responsabilité du gérant à l’égard des membres

Il est responsable de ses fautes comme le serait tout mandataire, sa responsabilité


est fondée sur l’article 1992 du Code civil. V. Cass, com 6 mai 2008 n°07-12251

« Le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu'il commet dans sa
gestion. »

B) Les associés de la SEP


1. L’obligation aux dettes : le principe

➔ Le principe est donné par l’article 1872-1 al 1 du Code civil à savoir : chaque associé
contracte en son nom personnel et est seul engagé à l’égard des tiers. Donc toutes les
dettes sociales sont directement imputées sur son patrimoine personnel.

➔ Ça veut dire qu’en cas d’impayé les tiers ne peuvent pas agir contre les autres associés
mais qu’avec celui qu’ils ont conclu.

➔ Réciproquement, les co-associés de celui qui a contracté, sont également des tiers par
rapport à ce contrat (conclu par l’un d’eux) puisqu’ils sont tiers ils ne peuvent pas en
demander l’exécution forcée et ne peuvent pas engager la responsabilité contractuelle
de celui fautif : sauf hypothèse arrêt Bootshop : un tiers subit un dommage du fait de
l’inexécution (revoir) et avoir en tête la nouvelle jurisprudence expliquant qu’une partie au
contrat put se prévaloir de la clause limitative de responsabilité au profit du tiers victime de
l’inexécution : Com. 3 juill. 2024, FS-B, n° 21-14.947

2. Les exceptions

Il y a 3 exceptions :

- Le comportement ostensible des associés

Cette hypothèse est visée par l’article 1872-1 al2 du Code civil Toutefois, si les
participants agissent en qualité d'associés au vu et au su des tiers, chacun d'eux est tenu
à l'égard de ceux-ci des obligations nées des actes accomplis en cette qualité par l'un des
autres, avec solidarité, si la société est commerciale, sans solidarité dans les autres cas.

C’est l’hypothèse ou le groupement n’est plus occulte mais devient ostensible.


L’hypothèse ou un ou plusieurs associés font connaître leur qualité d’associé en
SEP à l’égard des tiers. Donc puisque les tiers sont au courant, ils sont donc fondés
à les poursuivre, cependant pour ça il faut deux conditions cumulatives :

1. Un acte positif et personnel de révélation. Ça suppose donc une participation


effective à l’activité sociale. Par exemple la conclusion d’un acte. On va demander un
prêt. Ça suppose aussi que cet acte de révélation soit personnel, c’est-à-dire
volontairement réalisé par l’associé. Ce qui veut dire que si l’un des co-associés
révèle l’existence de la SEP et donne mon nom, ce n’est pas moi qui est fait un acte
volontaire, donc dans ce cas là je ne suis pas impacté. Il faut vraiment que l’acte de
volonté soit personnel : volontaire. Donc si on révèle l’existence de l’associé sans sa
permission ça ne fonctionnera pas, on ne peut pas l’engager. Voir Cass,com, 15 juillet
1987 n°86-10.787.

2. Un acte accomplit en qualité d’associé. Celui qui agit, doit le faire en qualité
d’associé. C’est pas juste j’ai besoin d’un prêt pour acheter ma voiture
personnelle. Et ça, ça a été précisé dans un arrêt Cass,com 13 janvier 1998 n°95-
19.198.

➔ On vient de voir la première exception

- L’immixtion dans la gestion

C’est l’al 3 de l’article 1872-1 du Code civil. Il en est de même de l'associé qui, par
son immixtion, a laissé croire au cocontractant qu'il entendait s'engager à son égard, ou
dont il est prouvé que l'engagement a tourné à son profit. Un associé sera tenu à
l’égard des tiers lorsqu’il a par son immixtion laissé croire au cocontractant qu’il
entendait s’engager à son égard. Par exemple : j’ai été désigné gérant de la SEP et on
ma chargé de négocier un prêt car l’activité de la société la demande sauf que les
banque ça me fait peur, je demande a mes cocontractants m’accompagner à négocier à
ma place. Par leur immixtion on laisse croire qu’ils vont être engagés dans ce contrat de
prêt, montrant qu’il y a deux débiteurs, on créer une apparence à l’égard du tiers, ça
constitue aussi une exception à celle ou seul celui qui contracte est engagé. Donc ils
sont vraiment engagés. C’est comme la possession d’état on se dit père et fils et ça
créer des effets juridiques.

- L’enrichissement injustifié

Cette hypothèse a été découvert par l’article 1872 al3. Il précise qu’un co associé
est également engagé à l’égard des tiers lorsqu’il est prouvé que l’engagement a
tourné à son profit. Cette hypothèse n’a pas encore donné lieux à des contentieux
devant la Cour de cassation.

« Il en est de même de l'associé qui, par son immixtion, a laissé croire au cocontractant
qu'il entendait s'engager à son égard, ou dont il est prouvé que l'engagement a tourné à
son profit. »

§3. La dissolution de la SEP


Quelque soit la cause qui entraîne la dissolution de la SEP celle-ci entraîne la dissolution du contrat
de société mais sans liquidation (réelle) parce que la société n’a pas de patrimoine donc le gérant
rend les comptes définitifs de la société. Il paie les créanciers sociaux, s’il reste de l’argent, les
associés reprennent leurs apports (suivant les modalités) s’il reste de l’argent, il se le partage
selon le montant des apports et les stipulations, le boni de liquidation.
Si on entre dans le détail on s’aperçoit qu’il existe deux cause de dissolution de la SEP.
A) Les causes communes
Même si on ne trouver pas dans le Code civil de renvoi à l’article 1844-7, il s’applique quand
même aux SEP. Ce sont les causes communes de dissolution de la société, elles s’appliquent
aussi aux SEP :
• donc l’arrivée du terme

• la réalisation ou l’extinction de l’objet social

• une décision des associés (dissolution anticipée) ça peut être aussi une dissolution judiciaire
prononcée pour juste motif ou pour tout autre cause prévue dans les statuts.

➔ Toutes ces causes sont des causes communes de dissolutions des sociétés.

B) Les causes spécifiques


Normalement le point de départ de la durée de la société se fait à l’instant de son
immatriculation, or, il n’y en a pas dans cette société. Donc si on ne prévoit pas de durée, c’est
un contrat à durée indéterminée qui prend fin par une rupture unilatérale.
C’est un CDI, sa résiliation peut opérer à tout moment d’une notification faite par un associé
et adressé aux autres. La dissolution peut résulter d’un associé adressé aux autres. Donc
comme tout contrat, elle peut être unilatéralement dissoute par l’un des participants au
groupement, cette résiliation unilatérale doit respecter des conditions.
1. Elle doit être adressée à tous les associés. On est tous engagé dans les liens d’un contrat :
si on veut rompre ceci il faut prévenir tous les co-associés.
2. Elle doit aussi être réalisée de bonne foi
3. Elle doit surtout ne pas être fait à contre temps. En général, la notification à contre
temps c’est celle qui intervient dans un moment particulièrement délicat pour la
société. V. Cass,com, 10 avril 2019 n°17-28834.
La notification n’est faite à contre temps en général, lorsque l’intérêt commun des associés
commende de différer cette dissolution.
➔ A cette cause spécifique s’ajoute toutes les causes spécifiques au SNC si l’objet est
! commercial soit civil si l’objet est civil.

Chapitre 2 : La société créée de fait


L’article 1873 du Code civil qui s’applique à la SEP, s’applique aussi à la société créée de fait.
✗ A la différence de la société en participation les associés n’ont pas eu l’intention
d’entrer en société

✔ mais ils se sont comportés de la même façon que des associés.


➔ S’il faut retenir quelque chose : c’est qu’au même moment ou on la reconnaît (par le
juge) elle meurt. La société créée de fait ne survit pas à sa reconnaissance par le juge.
Elle est donc exclusivement tournée vers le passé puisqu’il n’y a pas d’avenir.

Deux hypothèses :
1. Soit elle est reconnue parce que l’un des associés ou l’un des prétendus associés veut
obtenir une part du boni de liquidation
2. Soit parce que l’un des associés veut avoir un autre patrimoine sur lequel saisir ses
suretés. Exemple : ma concubine se lance dans un projet de faire un bar à chat, moi
amoureux je l’aide, donc dès que j’ai du temps libre je vais l’aider : je passe des contrats je
négocie, ça marche. Bcp de clients, donc il embauche des serveurs et des serveuses. Elle me
trompe avec l’un des serveurs. Je me dis que cette réussite elle me le doit. Donc je vais
devant le juge pour faire reconnaître l’existence de la société créée de fait. Donc pas que
lui qui doit recevoir les fruits, moi aussi j’ai sacrifié ma vie j’ai fait des apports (en industrie
dans ce cas) sauf que je suis plus associé et j’ai rien. On ne respecte pas mes droits
d’associés. Donc en faisant je cherche quoi ? Récupérer le boni de liquidation.
Aujourd’hui le juge accepte rarement cette hypothèse, il explique qu’il y a un défaut
d’affectio societatis car en réalité seule la volonté d’aider existait et pas de réellement
s’associer en vue de l’exercice d’une entreprise commune.

§1. La reconnaissance de la société créée de faits


La Cour explique qu’il faut en plus l’existence d’un contrat soit caractérisé
1. Affectio societatis
2. Volonté de partager les bénéfices et les pertes
3. Les apports
➔ Attention, tous les éléments constitutifs d’une société doivent être établis séparément ils
! ne peuvent pas se déduire les uns des autres. Cass,com, 3 avril 2012 n°11-15671

En revanche même s’il s’agit d’un acte juridique la société créée de fait peut être
prouvée par tout moyen. Aujourd’hui, ce qui fait défaut c’est l’affectio societatis, il
faudrait prouver autre chose que la simple cohabitation qui entraîne une forme
d’entraide. Sauf que pour la Cour de cassation le fait que l’un des concubins exerce a plein
temps un métier ne permet pas d’établir l’affectio societatis, l’envie de collaborer sur un
projet commun sur un pied d’égalité. Elle la notamment affirmé dans un arrêt de la Cass,1er
civ, 20 janvier 2010 08-16.105.
Cependant cette difficulté de la preuve se produit que pour ceux qui prétendent être
associés d’une société créée de faits.
➔ En effet dès que la preuve repose sur un tiers le phare d’eau probatoire est allégé. Le
tiers semble encore à l’heure actuelle pouvoir se prévaloir de la théorie de l’apparence
et donc d’invoquer l’apparence extérieure et globale de la société. Ce qu’il ne veut dire
qu’il n’a pas lui a prouver séparément chaque éléments, constitutifs de la société. Il
peut en prouver certains et dire il y a cela aussi.Il peut en prouver certains et dire s’il y
ceux là je peux déduire ceux là aussi. La preuve par un tiers : Un créancier peut
chercher à prouver l’existence de cette société car la qualification en société créée de
fait lui permettra de poursuivre chacun des associés ( et non le seul débiteur initial). La
Cour de cassation les autorise à invoquer la simple apparence de la société créée de fait
(car la preuve est difficile à apporter). « Cette apparence s’apprécie globalement,
indépendamment de l’existence apparente de chacun des éléments » (Cass. Com 8 juillet
2003 v n de pourvoi). La personne qui créée à l’égard d’un tiers l’apparence d’une
société dont elle serait l’un des associés est tenue d’une obligation envers ce tiers.

§2. Le régime juridique de la société créée de fait


➔ Quel est son régime ? Il dépendra de son objet. La société créée de faits est régie de la
même façon que la société en participation. La société en participation son régime
dépend de son objet. Du coup, la société créée de fait à un régime qui différa en
fonction de si l’objet est civil ou commercial.

➔ La société créée de fait n’accède à la vie juridique que pour mourir aussi tôt . En même
temps qu’elle est reconnue elle sera dissoute et liquidée. Pourquoi on parle de
liquidation ? Car même si elle n’a pas de personnalité juridique, elle a tous les éléments
constitutifs de la société. La liquidation va permettre le remboursement des apports. Si
! je veux faire reconnaître cette société, je fais reconnaître mon apport en industrie le
problème, c’est qu’un tel apport ne contribue pas à la formation du capital social, IL
NE PEUT DONC ETRE REPRIT. Donc lors de la liquidation, il ne me pourra pas être
restitué. S’il reste de l’argent ça sera un boni de liquidation qui sera partagé. Et c’est
exactement ça qu’on veut. On peut pas parler de liquidation a proprement parlé car il n’y a
pas de personnalité juridique mais les effets de la dissolution sont proches d’elle. Donc si
dans cet exemple je veux la part de boni de liquidation, et le créancier de mon ex vient
m’assigner en m’expliquant que j’étais associé, donc je devais aussi contribuer aux
bénéfices et aux pertes, comme ça lui il pourra avoir un deuxième patrimoine sur
lequel se saisir. Et là dans ce cas précis, lorsque c’est un tiers qu’il l’invoque pour se
faire payer, le juge reconnaît beaucoup plus souvent l’existence d’une société créée de
fait.
Demande de reconnaissance d’une société créée Société
de fait par l’un des associés pour demander boni Créée
Associé De
faits
Refusé depuis quelques années par le juge au motif qu’il
résulte plus de la volonté d’aider son concubin dans une
relation de couple que la manifestation réelle d’un
affection societatis

Société
Créée de Tiers créancier
faits

Invocation de la société créée de faits par le


Associé tiers afin qu’un
responsable Patrimoine en plus, plus lui être à
disposition afin de le satisfaire. Souvent
reconnu par le juge. Il y a une sorte de
faveur faite au tiers pour invoquer
l’existence d’une t’elle société et donc pour
qu’il puisse non pas que saisir celui de son
cocontractant mais celui de tiers qui sont des
associés tenus responsables soit
conjointement car l’objet de la société est
civil soit solidairement car il est
commercial. Ça permet donc d’avoir un plus
gros droit de gage pour le créancier.

La théorie de l’apparence peut être utilisée


par le créancier v JP du dessus.

➔ Pour le régime il suffit de calquer celui de la société en participation :

s’il est commercial le régime applicable est celui de la société en nom collectif. Dans ce
cas la responsabilité est solidaire et indéfinie. Le risque d’impayé ne pèse pas sur le
créancier mais sur les débiteurs.
S’il est civil, celui de la société civile. Dans ces sociétés la responsabilités est indéfinie
mais elle est conjointe. Conjointe ça veut dire que le créancier va supporter le risque de
défaillance de l’associé car il va devoir diviser ses poursuites. Mais la responsabilité est
indéfinie, dans le sens qu’il vont devoir payer plus lourdement que ce qu’ils ont apporté.
Il faut donc bien regarder l’objet social et ensuite observer le régime applicable. Donc
si une personne est insolvable, lui trouver une société créée de fait pour lui trouver un
associé sur qui on pourra se saisir pour qu’on nous paie soit conjointement soit
solidairement. Les participants de la société créée de fait, les prétendus associés qui
! veulent la reconnaissance de cette société doit rapporter la preuve des éléments
constitutifs de la société : comme d’hab ceux de 1128 Code civil et 1835 du Code civil : 2
associés, apports, volonté de partager les bénéfices et les pertes, affectio societatis. La Cour
de cassation est rigide sur ces preuves, elle attend des parties de prouver chaque élément
séparément. Les tiers bénéficient d’un allégement probatoire, lorsqu’il veut reconnaître
l’existence d’une telle société, il peut se contenter de rapporter seulement l’apparence de la
société créée de faits : il peut donc juste prouver certains éléments et en déduire d’autres, on
lui demande pas de tout prouver, juste de rapporter l’apparence.
➔ Est-ce qu’on peut retrouver des statuts dans une telle société ? En principe non car elle
résulte de faits et non d’acte. Ils se sont comportés comme des associés mais il n’y a pas de
contrat.

Une société de fait n’est pas une société créée de fait. La société de fait est celle qui a perdue
un élément constitutif.

Partie 2. Les sociétés à risque illimités


Ce sont des sociétés dans lesquels les associés risquent de perdre plus que le montant de leurs
apports. Leur responsabilité est indéfinie. Dans cette partie on va voir la SNC (titre 1). On va voir
ensuite les sociétés en commandite, avec ses deux formes (titre 2). Enfin la société civile (titre 3).

Titre 1 : Les sociétés en nom collectif


La SNC est définie à l’article 221-1 al 1 du Code de commerce suivant cet article la SNC est la
société dans laquelle les associés ont tous la qualité de commerçant et qui répondent
indéfiniment et solidairement des dettes sociales. Elle est régie par les articles L.221-1 à L.221-
17 ainsi que par les articles R 221-1 à R 221-10 du Code de commerce. Cette société est
toujours commerciale par la forme, donc quelque soit son objet. C’est l’article L.210-1 al2 du
Code de commerce.
➔ Elle fait partie des sociétés de personnes, c’est-à-dire des sociétés fondées sur l’intuitu
personae, c’est-à-dire que ce qui compte c’est la personne même de l’associé. Donc dans
toutes ces sociétés, la personne de chaque associés joue un rôle déterminent pour les
associés. C’est une forme sociale très dangereuse pour les associés notamment car leur
responsabilité est énorme. Cette forme convient à un nombre réduit d’associés,
l’avantage de la SNC par rapport à la SARL c’est que les règles qui l’encadrent sont
plus souples et moins couteuses. Il y a un autre avantage c’est qu’il y a une possibilité
de limiter l’entrée de personnes étrangères dans la société (comme dans toutes les
sociétés de personne d’ailleurs).

➔ Dans ces sociétés, il faudra donc suivre des procédures particulières de cessions. Si les
cessions de parts dans les SARL ou les cessions d’actions dans les SAS sont soumises à
un contrôle des associés il y a une énorme différence avec les SNC. Dans les SNC, les
cessions qui ont lieux, mêmes celles qui ont lieux entre les associés doivent être
autorisées à l’unanimité. Tout le monde doit être d’accord. Pas seulement ceux présents
le jour du vote : c’est l’article L 221-13 al 2 du Code du commerce qui le prévoit.
L’alinéa 3 de cet article prévoit que toute clause contraire est non écrite . Dans
les SAS, ou dans les SARL les autres associés devront obligatoirement racheter ou faire
racheter les parts ou les actions du cédant.
➔ Le gérant dans une SNC dispose d’une plus grande stabilité parce que la règle de
principe qui est inscrite dans l’article L.221-12 du Code commerce prévoit qu’il faut
recueillir l’unanimité pour le révoquer (qu’il soit statutaire ou non sauf s’il est tiers à la
société). Donc on a une plus grande stabilité puisqu’il ne peut pas être renvoyé comme
ça. C’est pour ces avantages que la SNC est choisit même si les risques sont encourus.

Section 1 : La constitution d’une SNC


Elle répond à des conditions de fond, de formes, de publicités.

§1. Les conditions de fond

A. Consentement, capacité et affectio societatis


➔ Il doit être réel et exempté de vice, c’est un contrat. Il est évident aussi qu’il doit exister
un affectio societatis.

1. Mais ce qui est le plus important ici a vérifier c’est la capacité des associés. Ils ont tous
la qualité de commerçant quand bien même s’ils n’exercent pas une activité une
commerciale au sens de l’article L 121-1 du Code de commerce. Cette qualité entraîne
d’importantes conséquences, l’une d’entre elle est que les associés de la SNC ne
peuvent pas être salariés de cette société. Voir Cass,soc, 14 octobre 2015 n°14-10960.
2. La seconde conséquence c’est que les associés de la SNC doivent avoir la capacité de
commerce et ce dès la création de la société. Ils doivent avoir la capacité commerciale qui
est différente de la capacité civile. Un mineur ne peut donc pas être associé d’une SNC. Les
mineurs émancipés : ils peuvent sous certaines conditions être associé d’une SNC. Ils
peuvent : il faudra donc demander cette capacité commerciale en plus de l’émancipation. Ça
ne veut pas dire qu’on est émancipé qu’on a la capacité commerciale. Le principe de
l’émancipation c’est d’attribuer la capacité civile mais il faut demander en plus la capacité
commerciale. Toute les personnes qui passent des actes de commerces ne peuvent pas
être associés d’une SNC. Il y a aussi des incompatibilités. C’est-à-dire que les notaires
et les avocats, les fonctionnaires, les parlementaires ne peuvent pas être associés.
Pour les majeurs protégés il faut faire des distinctions : les majeurs sous sauvegarde de
justice ou ceux qui sont sous mandats de protection futur peuvent être associés d’une SNC.
⇒ Sauvegarde de justice ⇒ curatelle (ils doivent être assistés) ⇒ tutelles (ils doivent être
représentés) c’est dans cet ordre que le niveau de protection gradue.
Du mois au plus
Contraignant

Sauvegarde de justice

curatelle (ils doivent être assistés)

tutelles (ils doivent être représentés)


Donc celui sous sauvegarde de justice le peut, mais les deux autres ne peuvent pas être
commerçants, donc ils ne peuvent pas être associés d’une SNC. Le juge des tutelles
pourraient donner son accord. Mais c’est un principe d’école.
Les personnes morales peuvent être associés d’une SNC. Mais pas toutes. Donc une
société peut être associée d’une SNC si elle est commerciale par sa forme ou son objet.
Alors dans ce cas une société civile ne peut pas être associée d’une SNC.
En revanche une personne physique ou morale, autre que les sociétés civiles peuvent
être associés de plusieurs SNC. C’est dangereux mais c’est possible.

B. L’objet
Une SNC est nécessairement commerciale quelque soit son objet. Ça veut dire que son objet
peut être civil, la forme sera néanmoins commerciale car ce sont des sociétés commerciales par
la forme. Cet objet, la rédaction de celui-ci doit être particulièrement soignée. Pourquoi ? Car
ça conditionne par exemple la compétence des gérants.
Le législateur doit faire des choix sur des intérêts antagonistes pour protéger :
➔ Soit les intérêts de la société, soit ceux des tiers qui contractent avec la société : le
législateur ne peut pas protéger les deux à la fois car ils sont antagonistes, il se dit lorsqu’ils
sont déjà protégés par la forme sociale : SARL par exemple, les associés sont déjà
protégés par cette forme donc la protection du législateur va vers les tiers. Donc
puisqu’ils protègent plus les tiers : la règle c’est que la société reste engagée même s’il
dépasse l’objet social.

➔ En revanche, lorsque les associés peuvent tout perdre, type SNC le législateur va
protéger les associés. De ce fait, la société sera engagée par les actes du dirigeants que si
l’acte entre dans l’objet social. Ce qui veut dire que quand on est un tiers et qu’on
contracte avec la société : c’est d’aller lire les statuts pour savoir quelle est la forme et
l’objet social. C’est la base. La société est engagée par les actes du gérant que s’il entre
dans l’objet social : c’est l’article L. 221-5 alinéa 1 du Code du commerce. D’ou la
nécessité de bien rédiger les statuts.

➔ Interdiction d’utiliser la forme sociale de la SNC pour certaines professions comme les
! professions libérales : avocats notaires etc.. les officines de pharmacie peuvent a condition
d’obtenir une qualification professionnelle.

C. Dénomination sociale et durée de la société


• Comme toutes les sociétés, sa durée est de 99 ans à compté de son immatriculation au
RCS.

• Pour la dénomination sociale. Comme toutes les sociétés immatriculées, il en faut une. On
peut même inclure le nom d’un ou plusieurs associés, ou on peut en inventer un.
➔ En tout état de cause, elle doit être suivie ou précédée de sa forme de : société en nom
collectif ou SNC. SNC Jean Baptiste X.

D. Associé capital social et apports


• Pour les SNC au moins deux associés, pas de maximum. Pas de capital social minimum
à réunir. On peut avoir un capital à 1 euro, les tiers s’en foutent puisqu’ils sont indéfiniment
responsables.

• Toutes les formes d’apports sont possibles dans cette forme sociale, ce qui n’est pas le
cas de toutes les sociétés mais dans celle ci elle peut. A noter que les parts d’industries
sont incessibles. Pourquoi ? Car ce ne représente pas une fraction du capital social mais
ça reste des associés normaux : droits de vote etc..

E. Les parts sociales et la participation aux résultats de l’exploitation


• Le législateur n’a pas imposé de valeur minimale. Il n’y a pas de capital social
minimum donc les associés doivent libérer leur apport en principe tout de suite mais on
peut prévoir un délai pour la libération de ceux-ci. Si on a fait un apport en numéraire,
on est pas obligé de tout libérer tout de suite. Il y a une différence entre la souscription
et la libération, elle ne doit pas excéder 5 ans.

➔ Ce droit, ce n’est pas un droit pour l’associé, c’est une possibilité pour le gérant :
l’associé ne peut donc pas dire j’ai 5 ans. L’associé dès qu’il a souscrit ses parts sociales il
s’engage à avoir la provision. Quand on a un chèque, on s’est obligé d’avoir cette somme
sur le compte, si on souscrit les parts sociales sur telle somme on peut nous demander de
libérer toute la somme ou dans un délai qui ne peut pas excéder de 5 ans mais c’est pas un
droit personnel auquel l’associé peut se prévaloir.

La participation aux résultats


• Ils ont vocation a partager les bénéfices et les pertes, le législateur n’a pas a imposer une
répartition proportionnelle aux apports mais on ne doit pas entrer dans les clauses
léonines.

§2. Les conditions de formes


• Les statuts doivent être écrits sous peine de nullité . Après ils peuvent très bien être établis
sous seing privé ou par acte authentique, ça n’a pas d’importance.

➔ Attention, lorsqu’on fait un apport de nature immobilière : un droit au bail sur un


immeuble supérieur à 12 ans, il faudra là forcément que les statuts soient écrits sous
forme d’acte authentique pour avoir une publicité foncière. Oui la règle c’est qu’on peut
faire des statuts écrits par acte authentique ou seing privé mais ce choix n’existe plus dès
lors qu’on veut faire un apport d’immeuble puisqu’il devra faire l’office d’une publicité
foncière, donc les statuts doivent être fait sous forme d’acte authentiques.
§3. Les conditions de publicité
• Il est nécessaire de procéder à l’insertion d’un avis de constitution de la société dans un
journal d’annonce légal. Un JAD. Il faut ensuite déposer au CFE le dossier
d’immatriculation de la société et il y aura aussi une insertion au BODACC.

➔ Si j’ai oublié de faire ça ma société peut faire des contrats ? Non. Si j’ai pas fait toutes
les formes nécessaires et que je passe des contrats au nom de la société, il se passe quoi ? La
sanction c’est la nullité mais on peut empêcher le prononcer la nullité si on régule ça
avant que le juge ne statue : c’est une nullité facultative : le juge peut ou non la
prononcer.

Section 2 : Le fonctionnement de la SNC


On va examiner 1. la gérance et dans un 2. le mode de consultation des associés.

§1. La gérance dans la SNC


Le dirigeant prend différentes appellations selon la forme sociale. Le gérant c’est l’organe de la
société par lequel la société agit et s’exprime et agit : il faut voir 5 temps :
A) La désignation du gérant
B) Sa révocation
C) Ses pouvoirs
D) Sa rémunération
E) Sa responsabilité (Dès lors qu’on a un texte de droit spécial il s’applique à la place du
générale, donc oui de base c’est 1240 qui s’applique en revanche, il faut regarder le
texte spécial et celui-ci doit être cité sinon c’est faux.)

A. La désignation
• Aux termes de l’article L.221-3 al 1 du Code de commerce : tous les associés sont
gérants sauf stipulations contraires des statuts qui peuvent désigner un ou plusie urs
gérants associés ou non ou en prévoir la désignation par un acte ultérieur. Ça signifie
quoi ? Que dans le silence des statuts que chaque associés disposent de la signature
sociale et donc du titre de gérant. Ce qui veut dire qu’ils peuvent séparément effectuer
tous les actes de gestion dans l’intérêt de la société.

• C’est également le cas si par exemple dans notre SNC on a désigné des gérants qui
démissionnent tous : dans ce cas là il se passe quoi ? Tous les associés deviennent
gérants. Ça a été affirmé par la chambre sociale de la Cour de cassation le 24 octobre
1997. (demander pourvoi) :
• Le gérant peut être au choix c’est une personne physique soit morale choisie par les
associés ou non. Les associés peuvent même désignés des personnes de nationalité
étrangère comme gérant de leur société. En revanche si cette personne n’est pas
ressortissante de l’UE : il lui faudra une autorisation préfectorale d’exercice de l’activité
apposée sur le titre de séjour.
Lorsque le gérant est désigné par un acte ultérieur aux statuts les associés peuvent
librement décider des conditions de majorité nécessaires à la désignation de ce ou ces
! gérants.
➔ Si rien n’est précisée c’est l’unanimité qui est la règle . Donc c’est l’unanimité de tous
les associés, celles qui prend en compte ceux qui ne sont pas présents, c’est tout le
monde pas celle de ceux qui sont présents aux votes : donc si on dit c’est bon regarde
on a renvoyé notre gérant avec l’unanimité et qu’on constate que certains n’étaient pas
présents alors ce n’est pas bon. Donc attention au quorum.

➔ Lorsque les associés désignent comme gérant une personne non associée de la SNC,
celle ci n’a pas besoin d’être commerçant, pourquoi ? Car elle n’est pas associée de la
SNC elle est gérante : en revanche elle doit posséder la capacité civile. Peut on avoir donc
un associé mineur non émancipé ? Il lui faut la capacité civile donc oui il peut le mineur l’a,
s’il est émancipé. Toute personne physique la. C’est pour être associé qu’il faut la capacité
commerciale.
• Dans cette forme sociale la qualité de gérant associé est incompatible avec la qualité de
salarié : dans le même sens la qualité d’associé d’une SNC et de salarié sont
impossibles : gérant ou pas gérant. Pourquoi car la Cour de cassation considère que
quand on est commerçant il faut avoir la capacité commerciale de toute indépendance
ce qui s’oppose au lien de subordination qu’un salarié a. Ces deux notions sont
antinomiques. Donc impossible d’être gérant associé d’être salariée de cette même société.
C’est un principe qui ne s’applique pas tout le temps, dans d’autres sociétés ils peuvent
mais pas dans celle-ci. Chambre sociale, 14 octobre 2015 n°14-10.960.

• La nomination du gérant doit être publiée au RCS . C’est après celle-ci qu’elle sera
opposable aux tiers mais par rapport aux associés c’est imposable tout de suite.

B. La révocation du gérant
En principe ce sont les statuts qui fixent la durée des fonctions du gérant : l’arrivée du terme
met fin aux fonctions du gérant. J’ai été nommé 5 ans, je ne suis plus gérant : mais si les statuts ne
précisent rien, de combien est la durée ? Toute la durée de la société, donc en théorie 99 ans. Ce
qui veut dire qu’en réalité c’est un empêchement personnel qui mettra fin aux fonctions :
mort, démission etc..
➔ Si le gérant démissionne sans juste motif, il peut s’exposer à des DI a condition qu’il y ait
un préjudice subit. Il faudra donc un fait générateur un préjudice et un lien de causalité.
La démission prendra effet dès lors qu’elle aura été notifiée aux autres associés mais
attention elle n’a pas a être acceptée par eux et elle ne peut pas aussi faire l’objet d’une
rétractation du gérant en admettant que le gérant soit statutaire : son nom est écrit
dans les statuts et qu’il démissionne la mention de son nom est caduque.
➔ Le gérant ne peut pas quitter la SNC si la situation de la société est mauvaise : il a des
devoirs de loyautés.

En ce qui concerne la révocation du gérant si les statuts sont muets il faut appliquer les
dispositions légales qui sont prévues à l’article L.221-12 du Code de commerce : cet article
distingue suivant que le gérant est associé ou non et d’autres part est statutaire ou non. Dans la
SNC ce qu’il faut retenir que si on veut révoquer un gérant il faut bien connaître son statut : il
est-ce qu’il statutaire ou non et on regarde la procédure à suivre, elles changent. On regarde le
statut et ensuite on applique le corps de règle applicable. Donc bien qualifier pour voir quel régime
s’applique.
➔ Statutaire ou non statutaire, il y a une règle commune à tous les gérants d’une SNC qui
s’appliquent en cas de révocation intervenue en cas de juste motif. Au terme de l’alinéa
4 de l’article L. 221-12 cette révocation doit intervenir pour juste motif. Si ce n’est pas
le cas ça donnera lieu à l’allocation du dommage et intérêts.
Il est possible dans les statuts de prévoir par avance, le montant d’une indemnité
qui serait liée à cette révocation sans juste motif . Dans ce cas là quelle est la
! qualification qui s’applique : clause pénale et elles peuvent être modifiées par le
juge à condition qu’elles soit dérisoires ou manifestement excessives. C’est l’article
1231-5 du Code civil.
Voir le Code de commerce et lire cet article : elles sont importants voir L 121-12 tout lire : soit le
gérant est pas un associé, soit la gérance est faite par un gérance non statutaire ou statutaire soit tout
les associés gèrent.
• Les révocations judiciaires : j’ai constitué une société avec mes frères, on est tous associé
dans les mêmes proportions. On est 3 donc souvent majorité mais le plus jeune de mes frères
décide de quitter la société et on termine associé 50 % 50 % avec le dernier frère. Je gère
bien la société jusqu’au moment je me mets à mal la gérer. Mon frère veut me révoquer. Il
peut ? Oui. Mais que s’il demande au juge de me révoquer, car sinon il faudrait un vote de
l’assemblée. Il ne votera pas contre lui. 50 50 jamais bonne répartition. Il faut donc
demander la révocation judiciaire à condition de justifier d’un motif légitime.

C. Les pouvoirs du gérant de la SNC


Il faut les distinguer à l’égard des associés 1. et des tiers. 2.

1. A l’égard des associés


L’article L 221-4 al 1 du Code de commerce . Il prévoit que les associés déterminent librement
les pouvoirs du gérant dans les statuts. Ce qui veut dire que les associés peuvent prévoir des
clauses limitatives de pouvoir, voir subordonner la possibilité pour le gérant de passer certains
actes à condition de recueillir l’autorisation préalable des associés. On peut dire par exemple : le
gérant peut faire tous les actes qui entrent dans l’objet de la société mais tous les actes inférieurs à
10 000 euros il peut les faire seul, pour les actes supérieur à 10 000 il faudra un accord de l’AG.
L’article L221-6 al 1 du Code de commerce : subordonne les décisions qui excèdent les
pouvoirs du gérant à l’obtention de l’unanimité des associés. Ce même alinéa prévoit aussi
que les statuts peuvent prévoir une majorité différente. Dans l’hypothèse ou le gérant viendra a
violer une clause limitative de pouvoir : les associés pourraient lui demander une réparation à
condition de justifier d’un préjudice. Dans cette hypothèse le gérant s’expose aussi à sa
révocation fondée sur la violation des statuts.
Le gérant a donc le pouvoir d’engager la société qu’il représente mais ce pouvoir de représentation
n’est pas illimité, en effet il y a des bornes plus ou moins efficaces mais elles existent
1. la première c’est qu’il est interdit au gérant d’empiéter sur les organes sociaux, c’est-à-dire
que si une décision relève de la collectivité des associés, il ne peut pas. Par exemple il ne
! peut pas prendre une décision qui relève de l’AGE, comme celle de modifier les statuts.
2. Il peut passer outre la décision d’un co gérant : ça a une efficacité variable : l’opposition
formée par un gérant, aux actes faits par un autre gérant est sans effet à l’égard des tiers
à moins qu’il ne soit établit qu’ils en aient eu connaissance. C’est pour ça que c’est
variable cette limite. Cette opposition est inopposable aux tiers à moins de prouver que
le tiers savait qu’on s’y opposait. Donc lorsqu’on est co gérant dans une SNC et qu’on
s’oppose à un acte fait par un co gérant, il faut prouver que le tiers avait connaissance.
3. Le dépassement de l’objet social. L’article L 221-5 du Code de commerce affirme que
dans les rapports avec les tiers le gérant engage la société par les actes entrent dans
l’objet social. Ce qu’il veut dire qu’à contrario la société n’est pas engagée quand le gérant
fait des actes qui dépassent l’objet social. Lorsqu’on est tiers et que l’on contracte avec une
SNC il faut nécessairement aller consulter les statuts pour savoir si l’acte entre bien dans
l’objet social.
4. La contrariété à l’intérêt social. C’est une autre borne. Pour elle son efficacité est
variable l’article L 221-24 du Code de commerce précise que dans les rapports entre
associés et en l’absence de la détermination de ses pouvoirs par les statuts le gérant
peut faire tout acte de gestion dans l’intérêt de la société. Ce qui veut dire qu’à contrario,
l’intérêt social n’est pas une limite à l’égard des tiers.
5. Une dernière borne ce sont les clauses statutaires limitatives de pouvoir. L’article L
221-5 al3 du Code de commerce affirme que les clauses statutaires limitant les pouvoirs
du gérant sont inopposables aux tiers donc l’un des associés ou co-gérant aller voir le
tiers et dire qu’il connaissait l’existence limitative de pouvoir : lui il s’en moque. A
l’égard des tiers c’est inopposable mais à l’égard des associés il commet une faute qui
engage sa responsabilité.

D) Sa rémunération
Elle peut être prévue mais elle n’est pas obligatoire. Les parachutes dorés ce sont des sommes
que l’on donne puisque le gérant a perdu ses fonctions. C’est gouverné par le principe de la
liberté contractuelle néanmoins si la somme est trop forte, trop élevée ça peut constituer un frein à
la décision de révoquer. Si on le révoque, on doit lui donner cette somme. C’est quand ça met un
frein à la libre révocation qu’ils ne passent pas très bien. C’est un principe qui s’applique à toutes
les révocations de toutes les sociétés. Faire recherche. Golden parachute.
E) La responsabilité du gérant
Aucun texte de droit spécial encadre la responsabilité du gérant de la SNC. Aucun texte
spécial c’est donc vers le droit général des sociétés qu’il faut se tourner : l’article 1843-5 du
Code civil. A ce droit général, il ne faut pas oublier le droit commun tout court et donc
l’article 1240 du Code civil. Il faudra donc montrer une faute un dommage et un lien de
causalité.
La faute à l’égard des tiers en droit des sociétés se colore d’une façon particulière. Lorsqu’on
est gérant d’une société qui a la personnalité morale, on est protégé par la bulle de la personnalité
morale, si on commet une faute à leur égard ils ne peuvent pas engager notre responsabilité du fait
de la bulle, cependant elle peut protéger que lorsqu’on s’est comporté comme un bon gérant,
lorsqu’en tant que gérant on a commit des fautes à l’égard des tiers il faut qu’il fasse éclater cette
bulle en prouvant une faute détachable de ses fonctions. Pour que le tiers engage la
responsabilité individuelle, ils devront prouver une faute détachable, plus un préjudice et un
lien de causalité.
La définition jurisprudentielle de la faute détachable a été donné dans un arrêt du 20 mai
2003 : la faute commise intentionnellement d’une particulière gravité incompatible avec
l’exercice normal des fonctions de dirigeant. Lorsqu’il y a une infraction pénale intentionnelle, ce
caractère est forcément prouvé (voir) arrêt Cousin askip. Pour une infraction non intentionnelle
c’est pas pareil.
A l’égard de la société le dirigeant n’engagera sa responsabilité que s’il commet une faute qui
résulte soit de la violation de la loi, soit de la violation des statuts, soit s’il commet une faute de
gestion, ou s’il viole l’intérêt social, en sachant que cette action sociale qui tend donc a réparer
un préjudice social. C’est-à-dire subit par la société ne peut être intenté que par un autre gérant :
c’est l’action ut universi, ou lorsque le gérant fautif est toujours en place, par tout associé :
c’est l’action ut singuli.
Attention à l’égard des associés le dirigeant peut faire une faute pour l’associé en sa personne.
Il faut nécessairement que ce préjudice soit distinct de celui subit par la société. Ça peut être une
! atteinte à l’honneur à la réputation. Mais est-ce que moi en tant qu’associé je peux dire le gérant a
commit une faute et à cause de sa, mes actions valent moins chère ? Non. C’est la société qui a
perdu de la valeur, c’est commun à la société pas à un seul associé donc pas d’action ut singuli
dessus.
➔ Puisqu’il n’y a pas de texte spéciaux qui gèrent cet aspect, c’est donc le délai de
prescription de 5 ans de droit commun qui s’applique.

§2. Les associés


A. Le droit des associés
Avant toute chose il faut préciser que l’article L 221-1 du Code commerce prévoit que tous les
associés en nom ont la qualité de commerçant et ce dès l’immatriculation de la société, cette
qualité est attribuée de plein droit. Cette qualité de commerçant emport de lourdes conséquences.
1. Elle entraîne l’exigence de la capacité commerciale : les mineurs même émancipés ne
peuvent pas être associés sauf si on a pensé a demandé leurs émancipation
commerciale.
Les majeurs sous tutelle ou curatelle ne peuvent pas l’être, les personnes morales
civiles aussi, pourquoi ? Car elles ne peuvent pas faire d’actes de commerce.
Ainsi que les personnes frappées d’incompatibilité : avocats, officiers ministériels.. c’est
interdit pour eux. Si un des associés meurt, a deux héritiers qui n’ont pas la capacité
commerciale, le seul vrai moyen est de changer la forme de la société. La qualité de
salarié est incompatible avec celle d’associé. La Cour de cassation a en effet déclaré dans
un arrêt du 5 décembre 2013 n°11-28092 elle a affirmé que les associés qui ont la
qualité de droit de commerçant sont réputés exercer une activité commerciale au sens
des articles L 631-2 et L 640-2 du Code de commerce ce qui veut dire que cet associé sera
soumit aux procédures collectives et non aux procédure de sur endettement. Précisons
quand même que la Cour de cassation vise ici les associés gérant d’une société en nom
collectif. Les simples associés non gérants ne relèveraient pas des procédures collectives
ipso facto, en cette seule qualité, de façon automatique. Attention. Un associé peut perdre
cette qualité d’associé, par exemple : il peut être frappé d’une interdiction de faire une
certaine activité commerciale, à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire ou
d’un plan de cession total. Dans ce cas là, le principe c’est que la société est dissoute.
➔ L’exception réside dans le fait d’avoir inclut dans les statuts une clause de continuation
ou la décision à l’unanimité des associés mais qui précéderait la cause de dissolution.
Sinon c’est trop tard, la société est morte. Le principe c’est que la société se dissout sauf si
on a une clause de continuation ou soit parce que tous les associés sont unanimes pour
qu’elle continue, mais cette décision doit être prise avant la fin de la société.

L’associé exclu, va devoir être remboursé de la valeur de ses parts et celle-ci sera
appréciée conformément à l’article 1843-4 du Code civil. V convention de croupier. Donc
le seul mécanisme pour contourner l’interdiction de quitter la société c’est la convention de
croupier. Ou on reste mais in fine c’est mon cocontractant qui sera responsable.
B) Les parts sociales
➔ La cession des parts sociales. Elles peuvent soit être faite entre vif ou soit entre morts.
Lorsque la cession est faite entre vif, le caractère fermé de la société en nom collectif
(intuitu personae) rend difficile la cession puisqu’elle requiert l’agrément de tous les
associés. Ça veut dire qu’on aura besoin du consentement unanime des associés. Pas le
consentement de tout ceux qui sont présent mais le consentement de tous les associés.
Toutes clauses contraires sont réputées non écrites article L221-13 du Code de
commerce. En cas de refus d’agrément, la loi n’impose ni à la société, ni aux associés de
racheter les parts. Ce qui veut dire que cette associé peut rester prisonnier de cette
société. Dans un arrêt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16
mai 2018, n°16-16498, la cour de cassation a précisé que la cession de parts sociales non
agrée est inopposable à la société et aux autres associés. Dans un autre arrêt la Cour a
précisé que le défaut d’agrément ne peut être invoqué que par la société ou les associés,
donc ce défaut d’agrément ne peut pas être invoqué par les parties à l’acte de cession, c’est
un arrêt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation le 24 novembre 2009 n°08-
17708.

➔ La cession doit être constatée par écrit et qu’il y aura des formalités de publicité.
Il y a une autre cession, celle pour cause de mort. Alors qu’en principe le décès d’un des
associés devrait entraîner la transmission de ses droits sociaux à ses héritiers, ce transfert est
dans les SNC conditionné par l’agrément en des associés survivants. L’article L 221-15 du
Code de commerce tente d’équilibrer les droits entre les membres de la société en nom
collectif et les héritiers de l’associé décédé. Il en ressort deux choses. Tout d’abord que la
société prend fin au décès de l’un des associés. Mais il y a des exceptions qui doivent être
prévues dans les statuts : la clause de continuation de la société stipulée dans les
statuts. Cette clause de continuation peut prévoir par exemple que la société continuera avec
les seuls associés survivant, donc sans les associés héritiers ou que la société continuera
avec le conjoint ou l’héritier, ou qu’elle continue avec l’héritier ou le conjoint survivant sous
réserve d’agrément des associés. Si on a prévu une clause de continuation sauf qu’on ne
vote pas l’agrément de l’héritier, qu’est-ce qui se passe : on peut lui dire tu ne fais pas
partie de la société car t’as pas eu l’agrément ? Non il faudra lui rembourser la valeur des
droits qu’ils ne va pas toucher. La valeur des droits sociaux est apprécie au jour du décès des
associés et ce en fonction des règles prévues par l’article 1843-4 du Code civil. En
admettant que l’héritier de l’ancien associé s’il n’obtient pas l’agrément, il doit obtenir
remboursement des ses parts.

C) L’obligation aux dettes sociales


Il faut bien garder en tête que la SNC a un patrimoine propre mais les associés sont garants
du passif social. Ils pourront être poursuivis par les créanciers sociaux sur leur patrimoine
personnel. L’article L 221-1 du Code de commerce dispose que les associés ont tous la qualité
de commerçant et qu’ils répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

L’obligation indéfinie
Elle signifie que les créanciers qui n’ont pas été payés par les associés pourront saisir les biens
personnels des associés et ce jusqu’à ce qu’ils aient été totalement désintéressés. Cette
responsabilité est liée à la qualité d’associé d’une SNC. Ce qui veut dire que la personne qui
devient associé est tenue de toutes les dettes sociales y compris celles qui sont nées avant son
entrée dans la société. En ce sens on peut lire un arrêt de la chambre commerciale de la Cour
de cassation le 21 octobre 2008 n°07-16.301. Ça signifie aussi que l’associé qui se retire de la
société sera tenu également des dettes mais seulement celles qui sont nées avant son départ. En
revanche les dettes nées après son départ ne l’engage pas. La date à prendre en considération est
la date de publication de sa perte de qualité d’associé. Tant qu’une personne est inscrit dans les
Rcs en tant qu’associé est tenue responsable à l’égard des tiers. Ce qui compte donc ce n’est pas la
date de la cession mais la date de modification du RCS.

L’obligation solidaire et indéfinie


Indéfiniment mais aussi solidairement : ça veut dire qu’un seul associé peut être demandé à
payer l’intégralité de la dette sociale et au-delà de ses apports.. C’est ça l’obligation à la dette,
à charge pour lui de se retourner contre ses co associés et c’est ça la contribution à la dette.
➔ Quand on dit que les associés sont responsables solidairement et indéfiniment des
! dettes sociales, ça veut dire qu’il va falloir prouver que la dette soit une dette sociale
née de l’activité de la société. A cet égard on peut lire un arrêt de la chambre
commerciale de la Cour de cassation du 20 mars 2012 n°10-27340.
1. Premier réflexe en présence d’une dette contractuelle : s’assurer que cette dette provient
d’un acte conclue par la gérance prit dans les limites sociales et après avoir vérifié ça qu’on
pourra s’intéresser à la poursuite des membres de la SNC. Si on est un créancier qui
contractait avec le gérant d’une SNC et qu’on ne fait pas attention à l’objet social de la SNC
en pensait qu’ils sont solidaire et indéfiniment responsable et qu’au final on nous dit que le
gérant à dépassé l’objet social donc nous on est pas engagé. On ne pourra pas en tant que
créancier social poursuivre les associés pour se faire payer notre créance car ce n’est pas une
créance sociale : On doit vérifier l’objet social quand on contracte avec la SNC.
2. Une fois que ce caractère est établit, si la société ne peut pas nous payer ce n’est pas
grave, on peut se retourner contre les associés.
L’obligation aux dettes est subsidiaire : le créancier social doit d’abord solliciter la SNC
pour le paiement de sa dette ce n’est qu’en suite qu’il pourra se retourner contre ses
membres. L’article L 221-1 du Code de commerce exige à cet égard, que le créancier est
! d’abord vainement mis en demeure la société par acte extra judiciaire . En gros, il faut
aller voir un commissaire de justice et si cette mise en demeure donnée par le commissaire de
justice reste infructueuse pendant 8 jours on peut poursuivre les associés. L’article parle de vaine
mise en demeure, pas de vaine poursuite mais de vaine mise en demeure. Les vaines poursuites
ne s’appliquent que pour les sociétés civiles. Ceci- a été réaffirmé par la chambre commerciale
de la cour de cassation le 10 février 2015 14-10612.
Une fois cette étape passée : l’associé qui a payé plus que ce qu’il devait dispose d’un recours
contre la SNC qui est totalement illusoire, pourquoi ? Car c’est précisément, pour la raison qu’elle
ne paie pas qu’on la poursuis. Mais on bénéficie surtout d’un recours contre les co-associés.
➔ Dans le silence des statuts la contribution à la dette entre tous les associés est
déterminée en proportion de la part de chacun dans le capital social. En d’autres termes
j’ai contribué à 20 % du capital social je serai à 20 % de la dette. Ça peut être plus que
l’apport car on est indéfiniment responsable, mais ça sera 20 % de la dette. Les statuts
peuvent en prévoir des cas différents.

Le créancier qui veut être payé par les associés doit démontrer qu’il est un créancier social. Il ne
faut pas que le gérant n’est pas dépassé l’objet car sinon ce n’est pas une dette sociale.

§3. La dissolution de la SNC


On a dit qu’il y avait des causes communes à toutes les sociétés en matière de dissolution. En
plus de celles-ci il en existe 3 causes propres à la SNC.
1. Le décès de l’un des associés sauf clause contraire statutaire : c’est prévu à l’article L.
221-15 du Code de commerce.
2. L’incapacité, l’interdiction d’effectuer une profession commerciale, la liquidation
judiciaire ou le plan de cession totale de l’un des associés sauf clause contraire ou décision
unanime contraire. Article L 221-16 du Code de commerce.
3. La révocation du gérant associé statutaire ou non statutaire lorsque tous les associés
sont par ailleurs gérants. Et ceci-sauf décision unanime contraire des associés : c’est
l’article L221-12 al1 du Code de commerce.
Chapitre 2 : La société en commandite
Il y a deux formes. Mais il y a un point commun. Elle réunit deux catégories d’associés sur une
même forme sociale.
➔ D’une part il y a les commandités : ils sont dans la même situation que les associés d’une
SNC. Ils sont commerçants et qu’ils répondent des dettes sociales. Ce sont les articles
L222-1 et L226-1. Les commandités gèrent la société. Ce qui veut dire que seuls les
commandités peuvent être gérants.

➔ D’autre part il y a les commanditaires : ils ne sont pas des commerçants, ils ne répondent
pas des dettes sociales sur leur patrimoine personnel. Ils vont simplement supporter un
risque de pertes, ils vont perdre leur valeur de leurs apports. Il faut les voir comme des
investisseurs alors que les commandités ont un statut plus lourd plus grave.

1. La société en commandite simple


Les disposions relatives au SNC s’appliquent aux sociétés en commandite simple dans la mesure ou
elles ne sont pas contredites par les dispositions spécifiques prévues aux articles L. 222-1 à
L.222-12 du Code de commerce.
Seuls les commandités sont obligés aux dettes sociales. Les commanditaires contribuent seulement
aux pertes sociales.

A) Les dirigeants de la société en commandite simple


La direction de la société en commandite simple est confiée à un ou plusieurs gérants. Sauf
stipulations contraires des statuts tous les associés commandités sont gérants comme dans la
SNC. Comme en matière de SNC la SCS n’est tenue à l’égard des tiers que par des actes fait
par leur gérant dans le respect de ce qui entre dans son objet social.
Seul les commandités ont le pouvoir de représenter la société. Quelles conséquences ? L’acte
qui serait conclu par un commanditaire, donc il n’a pas le droit, au nom et pour le compte de
! la société est néanmoins valable. Mais l’associé commanditaire, qui se serait immiscé dans
la gestion de la société en disant ça sera alors tenu solidairement responsable avec les associés
commandités, c’est l’article L 222-6 du Code du commerce.
Les commanditaires peuvent être des personnes physiques ou morales

B) Les associés de la société en commandite simple


Les commanditaires, ne peuvent faire que des actes de gestion interne, pas externe, que
interne. Ils peuvent contrôler par exemple la gestion faite par les commandités.Ils peuvent
intervenir dans la nomination ou dans la révocation des gérants. Ils peuvent approuver les comptes
annuels. Mais ils ne peuvent pas faire des actes de gestion externes.
➔ Les associés commanditaires, eux ne peuvent perdre que ce qu’ils ont apporté, en tant
qu’associé.
➔ Qu’ils soient commandités ou commanditaires : ils n’ont que des droits politiques, les
décisions collectives sont prises suivant une forme définie par les statuts : vote par
correspondance ou autre.

➔ Attention la tenue d’une assemblée générale est obligatoire lorsqu’elle est demandée
par un commandité ou par le quart en nombre et en capital des commanditaires c’est
l’article L 222-5 du Code de commerce. La tenue d’une assemblée générale est
obligatoire pour l’approbation des comptes annuels.La société en sommeil est pas celle
qui est dissoute mais est celle qui n’est pas active une AGO doit se faire chaque année.

La cession de parts
➔ Il y a une particularité concernant la cession des parts. La cession des parts peut
d’abord être fait entre vifs c’est l’article L 222-8 du Code de commerce. En principe la
cession des parts sociales requiert l’unanimité : c’est-à-dire l’unanimité des associés
commandités et commanditaires : par exception les statuts peuvent prévoir d’autres
modalités.

➔ La transmission des parts pour cause de mort. En principe le décès d’un commandité
met fin à la société, comme le décès d’un associé en SNC, sauf clause de continuation
prévue dans les statuts. Un commandité est soumit au régime des SNC : donc si l’un
décède et que la société continue et qu’il y a un héritier c’est comme on a vue. Pour les
commanditaires, un mineur peut l’être, il suffit qu’il soit représenté.

C) Les causes de dissolution de la SCS


En plus de toutes les causes commune à toute les sociétés, il existe des causes de dissolution
propre à cette forme sociale.
➔ Tout d’abord le décès d’un associé commandité sauf clause contraire. Le décès d’un
commanditaire aucune importance sur la vie de la société.

➔ Deuxième cause l’incapacité, interdiction de faire une activité commerciale, redressement


ou liquidation judiciaire d’un frappant un commandité sauf clause contraire des statuts.

2. La société en commandite par action


Elle est rarement adoptée. Il y a les deux types d’associés. Les commanditaires ou actionnaires.
C’est une société par action sont dans une situation assez proche des actionnaires d’une société
anonyme et c’est à ce point similaire que le régime juridique de la société en commandite par action
s’inspire très largement de la société anonyme : il est même calqué à celui de la SA.

A) Les dirigeants de la société en commandite par actions

§1. Le gérant
• La gérance peut être confiée à un ou plusieurs gérants. Personnes physique ou
personne morale. Le gérant peut être associé ou non.
➔ Petite particularité il existe une limite d’âge qui est fixée à 65 ans. C’est l’article L226-3
du Code commerce. Dans la mesure ou les commanditaires ont l’intention de
s’immiscer dans la gestion externe ils ne peuvent pas être désigné comme gérant. Le
gérant peut être nommé dans les statuts à la création de la société et est ensuite désigné à
l’unanimité des commandités et à la majorité des commanditaires sauf clause contraire. Ces
modalités on les retrouves aux articles L226-2 du Code de commerce. Il est un gérant
statutaire puis il est ensuite désigné à l’unanimité des commandités et majorité des
commanditaires.

• La rémunération des gérants ne posent pas de problème.

➔ On peut très bien le rémunérer mais il faut le prévoir dans les statuts.

➔ Pour toute autre rémunération, celle pas inscrite dans les statuts : elle devra être décidée
par la majorité des commanditaires et l’accord unanime des commandités, c’est
l’article L226-8 du Code de commerce. Le gérant peut être révoqué dans les conditions
! prévues aux statuts. Mais il est également révocable par le tribunal de commerce : pour
cause légitime à la demande de tout associé ou de la société.

• Attention ce droit est d’ordre public on ne peut pas le supprimer dans les statuts.
Réputé non écrit ou statuts nuls ? Le gérant est investi de tous les pouvoirs étendus
pour agir en toute circonstance au nom des associés : c’est l’article L 226-7 du Code de
commerce. Ce même article prévoit que la société est engagée même par les actes du gérant
qui ne relèvent pas de l’objet social à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que
l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances.
Ce même article précise que la seule publication des statuts ne suffit pas à constituer
cette preuve. Les clauses limitatives de pouvoir qui sont donc nécessaires statutaires :
sont inopposables aux tiers en cas de pluralité de gérant l’opposition formée par un gérant
aux actes d’un autre gérant est sans effet à l’égard des tiers à moins qu’il ne soit établir que
les tiers en avait connaissance (de cette opposition). Par renvoi opéré à l’article L 226-10
du Code de commerce les conventions conclues entre la société et son gérant sont
soumises à la procédure de contrôle des conventions réglementés : procédures prévues
aux articles L 225-38 à L225-43 du Code de commerce . La procédure des conventions
réglementés s’applique.

§2. Le conseil de surveillance


L’AGO des actionnaires nomme dans les conditions fixées par les statuts , un conseil de
surveillance composée d’au moins 3 actionnaires à peine de nullité de la nomination un associé
commandité ne peut pas être membre du conseil de surveillance . Ce conseil de surveillance
a pour mission, le contrôle permanent de la gestion de la société. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire
qu’il va contrôler l’opportunité de la gestion et il va rédiger un rapport qu’il présentera à
l’assemblée générale annuelle. Ce Conseil de surveillance dispose des mêmes pouvoirs que le
commissaire aux comptes. (rattraper le commissaire aux comptes). Quant à la responsabilité qui
pèse sur le conseil de surveillance, les membres de son conseil peuvent être déclaré civilement
responsable des délits commit par les gérants si en ayant eu connaissance de ces actes : ils ne
l’ont pas révélés à l’AG. Evidemment les membres du conseil de surveillance sont responsables
des fautes personnelles dans l’exécution de leur mandat.
B) Les associés de la société en commandite par actions
Là encore cette société se caractérise par une dualité d’associés.

Les associés commandités


Les commandités ont le statut d’associés en nom collectif en d’autres termes, les commandités sont
commerçants et indéfiniment et solidairement tenus au passif social. Ils sont soumis à une
obligation d’apport : puisque c’est l’un des éléments constitutif de la création d’une société.
Attention l’apport fait par un commandité donne lieu à l’attribution de parts sociales qui
sont totalement distinctes des actions émises au profit des commanditaires.
➔ Les commandités peuvent cumuler les qualités de commandités et de commanditaires.
C’est l’article L 226-4 al3 du Code de commerce. Dans ce cas ils conservent aux
prérogatives attachées à la qualité de commandité mais ils n’ont pas les mêmes droits
que les commanditaires. Ainsi, ils ne peuvent pas désigner des membres du conseil de
surveillance ni en faire partie et ils sont soumis en revanche, comme les actionnaires, au
contrôle des conventions réglementés (on y reviendra). Sauf clause contraire des statuts :
l’unanimité des commandité est requise dans 3 cas :
1. Pour la nomination du gérant.
2. La modification des statuts (Sauf clause contraire)
3. Pour la cession des parts des commandités : unanimité.

Les associés commanditaires


Eux, ils ne sont pas commerçants : ils ne sont pas tenus au passif social : juste aux pertes.
➔ Au minimum ils sont au nombre de 3.

➔ Ils sont gouvernés par le principe de non immixtion dans la gestion.

➔ Ils sont soumis au contrôle des conventions non réglementés.

➔ En tant qu’actionnaire. Les commanditaires bénéficient des mêmes droits : que les
actionnaires d’une société anonyme. Par exemple : tout ce qui est droit à l’information :
droit de critique : droit de vote : tout ça est calqué sur la SA et surtout : ils peuvent exercer
leur droit de contrôle par l’intermédiaire du conseil de surveillance : dont ils désignent les
membres.

➔ Tout ces associés participent aux décisions collectives , le régime des décisions
collectives est assez complexe : tout simplement parce que comme il y a deux types
d’associés il faut une double consultation.

1. La consultation des commandités répond aux règles des SNC. Donc en principe c’est
l’unanimité sauf clause contraire.
2. La consultation des commanditaires répond aux règles prévues par les règles des SA
! notamment en matière de convocation, quorum, majorité, compositions.
Si jamais on a un cas pratique avec une décision qui nécessite la collectivité des associés il faut bien
faire attention en regarder la qualité des associés convoqués, il faut les convoquer chacun de leur
côté par rapport à leur qualité et appliquer aux assemblées le quorum et les conditions de votes qui
correspondent à leur qualité

C) les causes de dissolution des sociétés en commandites par action


➔ En plus des causes communes, il y a des causes de dissolution propres à la SA qui lui sont
applicables. Par exemple la perte de la moitié du capital social : dissolution.

➔ Plus il faut ajouter les causes de dissolution des SNC qui sont propres à la SNCA.

Chapitre 3 : Les sociétés civiles


➔ Une société civile par définition a un objet civil. Il y a donc des choses interdites à la
société civile. Je ne peux donc pas faire de la location d’immeubles meublés puisque ça
reviendrait à faire un acte de commerce.

Attention, si je loue 10 immeubles non meublés mais il est meublé c’est possible car
c’est une activité accessoire. Ça deviendra une société commerciale de fait si ça dépasse
l’accessoire : elle a perdu un élément de sa constitution.
➔ On considère ce type de société comme résiduelle pourquoi ? Parce qu’on met toutes
les sociétés qui ne sont pas commerciales : ni en raison de leur forme, ni en raison de
leur nature, ni en raison de leur objet: c’est l’article 1845 al 2 du Code civil. Donc une
société civile ne peut pas exercer une activité commerciale c’est interdit. Elle ne peut
pas être associé commandité d’une SNC donc.

➔ La société civile a un représentant permanent.

➔ La société civile peut accomplir accessoirement des opérations commerciales utiles à


son activité civile. Dans l’hypothèse ou une société civile exercerait en réalité une
activité commerciale cette société civile devrait être requalifiée en société
commerciale de fait et donc soumise aux dispositions de la SNC. Dans ce cas la notre
société de faits, qui est une société immatriculée qui a perdu un des éléments de validité
exerce quand même une activité commerciale donc entre les associés de notre société
initiale civile avec son activité commerciale ça devient même une société créée de fait avec
un objet commercial donc soumise au SNC. Donc nos associés à la base des associés d’une
société civile qui sont indéfiniment responsable mais conjointement deviennent une société
ou les associés possèdent donc la qualité de commerçant et deviennent indéfiniment mais
surtout solidairement tenue.

➔ Est-ce qu’une société civile doit avoir des statuts ? Oui. Pour qu’elle soit immatriculée.
Si on veut immatriculer notre société il faut des statuts.
1. La constitution de la société civile
Il faut au minimum deux associés mais aucune condition de capacité n’est exigée donc un
mineur ou un majeur protégé peuvent être associé d’une SC. On peut avoir un majeur sous
curatelle dans la SC. Attention, cette société doit avoir un objet civil même si elle peut avoir
activité commerciale qui ne doit pas être son activité principale.
➔ La loi ne demande aucun capital social minimum. Ni même d’ailleurs de délai pour la
libération parce que dans certaines formes, on peut souscrire des parts et ne libérer qu’une
fraction, et ensuite sous appel de la gérance, on doit délivrer tout ça dans un délai de 5 ans.
➔ Dans cette société toute sorte d’apports sont possibles : capitaux, nature etc.. Attention
la constitution de la société doit répondre à des règles de forme :

il faut faire un enregistrement et une immatriculation au RCS : parce que la société a


vocation a avoir une personnalité morale donc un patrimoine propre, de plus toutes les
conditions de validité à un contrat doivent être appliquée. L’article 1845-1 du Code
civil prévoit que le capital est divisé en parts égales. Mais ce sont les associés qui fixent
la valeur des parts.
➔ Est-ce que les associés en industrie on des parts ? Oui mais elles ne forment pas le
capital social, ils ne peuvent pas les vendre. Si un associé en industrie vend ses parts il
faut les annuler.

2. La gérance dans la société civile


L’article 1846 al1 prévoit que la société est dirigée par un ou plusieurs gérants nommés par les
associés représentant plus de la moitié des parts sociales . Article 1846 al3 qui prévoit les
conditions de majorité.
➢ Ces conditions de majorité pour la nomination sont les mêmes pour la révocation.

➔ Dans l’hypothèse ou la SC serait dépourvue de gérant. Tout associé pourra demander


au Président du tribunal, de nommer un mandataire. Qui aurait pour mission de
convoquer les associés afin qu’ils nomment un ou plusieurs gérants : dans l’hypothèse
ou la situation n’est pas régularisée : l’article 1846-1 du Code civil, prévoit que tout
intéressé peut prononcer la dissolution anticipée de la société. Tout intéressé ça veut dire
tout le monde ? Non, seuls ceux qui justifient d’un intérêt à agir peuvent agir.

A) Le statut du gérant
La société peut être gérée par un ou plusieurs gérant.
➔ Le nombre est fixé par les associés dans les statuts ou dans un acte séparé : voir par une
décision de justice en cas de saisine du juge.

➔ Ceux ou ces gérants peuvent être des personnes physiques ou morales. Mais dans cette
dernière hypothèse l’article 1847 du Code civil prévoit que les dirigeants de la personne
morale, sont soumis aux mêmes conditions et aux mêmes obligations et encours les
mêmes responsabilités : civiles et pénales que s’ils étaient gérant en leur propre nom.
➔ Dans les sociétés civiles les gérants ne sont pas tenus à une limite d’âge : à contrario de
certaines société ou 65 ans on est plus dirigeant.

➔ Dans les SC on peut aussi avoir un nombre de mandats illimités sauf clause contraire
des statuts. Si rien n’a été prévu par les statuts, le gérant nommé est gérant à durée
indéterminée. Il va arriver à un moment ou il va soit mourir, démissionner.

Concernant la révocation des gérants


Elle est prévue par l’article 1851 du Code civil.
➔ Le gérant est révocable à la majorité des associés sauf clause contraire et il est
également révocable pour cause légitime à la demande de tout associé. Lorsqu’on est
gérant et gérant associé majorité qui peut nous révoquer ? Personne sauf le juge.
➔ Le point important à comprendre, c’est qu’on ne peut pas le révoquer comme ça, il
doit y avoir un juste motif. Sinon il aura le droit à des DI. On peut le prévoir dans les
statuts, c’est une clause pénale. Le juge pourra la modifier si elle est manifestement
excessive ou dérisoire. Le juge peut réduire au montant du préjudice subit. Qu’est-ce qu’un
clause pénale qui serait dérisoire ? Une clause limitative de responsabilité.
➔ Contrairement à d’autres sociétés, la révocation du gérant ne supprime pas la SC.
Mais il faudra en nommer un : la SC ne peut pas rester sans gérant. L’article 1851 al3
offre au gérant associé révoqué, un droit de retrait sauf clause contraire des statuts. On
est dans l’hypothèse ou on a été révoqué de notre statut de gérant et la loi nous permet
de partir de la société de ce fait.

➔ La révocation comme la nomination doit faire l’objet d’une publicité. La publicité


conditionne l’opposabilité de la nomination et de la cessation des fonctions du gérant au
regard des tiers.

B) Les pouvoirs du gérants de la société civile


Le gérant représente la personne morale à l’égard des tiers et anime la société, il l’a dirige. Le
législateur détermine le pouvoir du gérant en distinguant les pouvoirs avec les associés et avec
les tiers.
1. La gestion externe qui met en lien la société avec des tiers
2. La gestion interne qui met en lien le gérant avec les associés.

1. Les pouvoirs entre le gérant et les associés


Dans ce cas, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion dans l’intérêt la société. C’est
l’article 1848 al1 du Code civil. Evidemment les associés peuvent aménager ce principe al3 du
même article.
Plusieurs organisations sont donc possibles :
1. Le gérant est unique et ses pouvoirs sont fixés par les statuts.
➔ Les statuts peuvent déterminer les pouvoirs soit par une énumération des actes qui
incombent au gérant, c’est rare, car il faut tout prévoir.
➔ Soit par une clause qui d’une part fixe le principe des pouvoirs les plus étendus pour
accomplir l’objet social et d’autres part énumère des actes qui sont interdits ou des
actes qui sont soumis à l’obtention d’une autorisation préalable donnée par la
collectivité des associés.

Attention, face aux limitations des pouvoirs du gérant, l’article 1849al 3 du Code civil
est très clair : il explique que ces limitations sont inopposables aux tiers. Donc si le
gérant le respecte pas une clause des statuts qui limitent ses pouvoirs, les associés
pourront lui demander de réparer le préjudice subit à cause de ça. Et les associés
peuvent même le révoquer sur ce fondement. Parce que si le gérant n’a pas respecté
une clause limitative de ses pouvoirs il viole les statuts : ce qui constituera un juste
motif qui le priverait des DI.
2. Le gérant est unique et les statuts ne fixent pas ses pouvoirs. Attention ici le gérant
peut accomplir tout acte de gestion qui sont commandés par l’intérêt de la société, il
doit donc agir dans l’intérêt social. Dont cet intérêt social constitue une limite aux
pouvoirs du gérant. Mais l’intérêt social est une notion qui est difficile de définir avec
précision. Ce qui est sur c’est que l’intérêt social n’est pas l’intérêt personnel des
associés ou du gérant.
3. La société a plusieurs gérants. Dans cette hypothèse les associés peuvent prévoir et
organiser cette pluralité de gérant.
➔ Soit les statuts déterminent les compétences de chacun des gérants

➔ Soit ils créent ce qu’on appelle un conseil, un comité


➔ Soit les statuts n’organisent pas du tout les fonctions.

Ça peut poser un problème mais dans ce dernier cas, lorsqu’ils sont muets sur la multiplicité
des gérants : chacun peut agir comme s’il était le seul gérant mais l’un des gérant peut faire
connaître aux autres son opposition. Il a ce qu’on appelle un droit de véto.
➔ C’est un droit qui doit être exercé avant que l’acte ne soit conclu, il s’oppose à la
conclusion. Cette opposition est efficace puisqu’elle interdit la réalisation du projet
sauf si les autres associés lèvent le véto. Chaque gérant est censé être l’unique gérant mais
les autres ont un droit de véto, il est efficace puisqu’il empêche la réalisation de l’acte
projeté : on peut toujours lever ce véto soit à la majorité soit à l’unanimité des associés.
Donc les associés peuvent lever un véto, c’est un moyen pour débloquer la situation de
bloquage.

2. Les pouvoirs du gérant à l’égard des tiers


L’article 1849 al1 du Code civil fait référence à l’objet social. Cet article 1849 fixe deux règles
impératives aux pouvoir du gérant à l’égard des tiers. La première règle c’est dans les
rapports avec les tiers : le gérant engage la société, par des actes qui entrent dans l’objet
social. C’est l’al 1 de l’article 1849.
➔ La société civile, c’est une société à risque illimité : la protection du législateur
bénéficie aux associés puisqu’ils ne sont pas protégés par la forme sociale, donc les
actes qui n’entrent pas dans la SC n’engagera pas cette dernière. Il faut donc bien
regarder les statuts et l’objet social.
Seconde règle impérative, les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant sont
inopposables aux tiers comme l’explique l’article 1849al3 du Code civil. On peut
creuser la question et distinguer suivant que le gérant soit unique ou non :
1. Lorsque le gérant est unique il faut comprendre de l’alinéa 1 de l’article 1849 du Code
civil que le gérant engage la responsabilité de la société vis-à-vis des tiers par des actes
qui entrent dans l’objet social alors même qu’en vertu de l’article
2. 1848 al1 du même code prévoit qu’à l’égard des associés, le gérant peut faire tout acte
de gestion dans l’intérêt de la société.
Concernant les clauses limitatives de pouvoir elles sont inopposables aux tiers. Les tiers
doivent donc faire attention qu’à la formulation de l’objet social dans les statuts
L’alinéa 3 de l’article 1849 du Code civil précise que la connaissance par les tiers du
! dépassement de ces pouvoirs par le gérant ne prive pas ces tiers du droit d’agir contre
cette société.
➔ Il en va différemment dans une seule hypothèse : lorsqu’il y a connivence frauduleuse
entre le gérant et le tiers, qui seraient avertis du caractère irrégulier de l’acte : la
fraude corrompt tout « Fraus omnia corrumpit »

Les tiers doivent garder à l’esprit que dans cette forme sociale le gérant ne peut pas
modifier seul les statuts de la société. Exemple : si je suis un gérant d’une SC, j’ai un
immeuble, exploité par ma SC ; il contient 10 logements ils sont tous loués en location non
meublés, je décide de vendre cet immeuble entièrement. C’est dans l’intérêt de la société car
la société va se faire de l’argent. Si je vends l’immeuble qui contient les 10 appartements, si
je vends, je supprime mon objet social, je modifie donc les statuts de la société. Très
important ça. Immeuble seul qui appartient la société, c’est son statut, donc il faut
modifier les statuts, chose que le gérant ne peut pas faire seul, ça revient à la
collectivité de la société.
Les actes accomplis par le gérant et qui n’entrent pas dans l’objet social sont
susceptibles d’annulation. L’acte ainsi formé par le gérant forme une disposition
impérative celle de l’article 1849 al1 du Code civil. Ce qui par voie de conséquence
justifie la nullité de cet acte sur le fondement de l’article 1844-10 al3 du Code civil.
Encore faut il que les associés saisissent le juge et qu’ils n’aient pas renoncés la nullité
en autorisant le gérant a avoir fait cet acte ou en régularisant l’acte créé sans
autorisation.
3. En cas de pluralité de gérants. Dans les rapports avec les tiers, si plusieurs gérants soit
désignés chacun d’eux engagent la société comme s’il était gérant unique.
➔ Attention, le tiers qui a eu connaissance de la non observation de la répartition des
pouvoirs entre les gérants sera considérée comme étant de mauvaise foi , la charge de
cette preuve appartient à la société.

Attention, parce qu’il y a une limite, la publicité légale des statuts qui montrent
l’existence d’un conseil de gérance ne suffisent pas à établir cette connaissance par le
tiers. Les actes effectués au nom d’une personne qui n’a pas la qualité de gérant,
n’engage pas la société, qui pourraient demander la nullité.
En revanche la société serait quand même engagée par un mandataire apparent
comme peut l’être un gérant de fait.

Les conséquences d’un excès de pouvoir commit par le gérant

➔ Le gérant qui aurait outrepassé ses pouvoirs légaux ou statutaires, pourrait être
condamné à indemniser le préjudice subit à la suite de ce dépassement de pouvoir et
soit par un associé ou par la société elle même. Ce que la société chercherait ça serait
d’annuler l’acte passé par le gérant elle pourrait le faire sur le fondement des articles
1844-10 al3 du Code civil pour violation des dispositions impératives celles de l’article
1849al1 et ce dès lors que l’acte passé par le gérant n’entre pas dans l’objet social.

➔ L’hypothèse ou les sociétés civiles ont une activité économique. La loi NRE a créé un
article : L 612-5 du Code de commerce : le mettre. Sauf qu’il n’a pas définit ce qu’était
une personne morale non commerçant qui ont une activité économique. Ce qu’il faut retenir
c’est qu’il existe : la procédure des conventions réglementés. Une convention qui aurait du
passer par la procédure des conventions réglementés mais qui n’a pas passé ce filtre ne
produit pas ses effets. Les conséquences préjudiciables de ces conventions peuvent être mise
à la charge de ceux passés.

➔ La délégation de pouvoirs dans la société civile. Même en l’absence de dispositions


statutaires, la délégation de pouvoir reste possible, sauf que puisqu’elle a un caractère
intuitu personae la délégation ne peut pas être générale et illimité. Attention les statuts
peuvent interdire de faire une délégation de pouvoir, mais dans tous les cas il ne faut
pas confondre délégation de pouvoir et de signature car sinon : même si le gérant qui a
! consenti cette délégation de pouvoir cesse ses fonctions, quelque soit la cause, la
délégation de pouvoir reste valable. Ce qui veut dire que le nouveau gérant n’a pas
besoin de la renouveler. Tant qu’il n’y met pas fin : la personne investie de ses pouvoirs, les
possèdent toujours ce qui veut dire qu’à l’égard des tiers, la personne délégue engage la
société puisqu’elle dispose de cette délégation : le gérant répondra à l’égard des associés des
fautes de son délégué ou de son absence de surveillance ou de la violation de l’interdiction
qui a été faite de violer ses pouvoirs. En revanche, le gérant pourrait s’exonérer de sa
responsabilité pénale pour les infractions inhérentes à l’exploitation sociale, s’il a
délégué ses pouvoirs à un préposé pourvu de la compétence des moyens et de l’autorité
nécessaire pour assurer le respect des mesures réglementaires. Si on est un nouveau
gérant, il faut forcément vérifier toutes les délégations qui ont été faites. Surtout les
délégations de pouvoirs qui survies au changement de dirigeant, si on ne les révoquent
pas, la société sera tenu donc il faut faire attention de ce que ça peut créer.

C) La responsabilité des gérants de la société civile


Il ressort de l’article 1850 du Code civil, que la responsabilité du gérant est engagé sur le
fondement de la faute.
➔ Attention : faute délictuelle envers les tiers et contractuelle envers les associés.

Pour engager la responsabilité d’un gérant vis-à-vis des tiers. Il faut que ce gérant ait commit
une faute détachable de ses fonctions et qu’il lui soit imputable personnellement. Mais dans le
cadre des rapports du gérant avec la société qu’il dirige ou ses associés la responsabilité du
gérant n’est pas subordonnée à la preuve d’une faute détachable de ses fonctions : v arrêt 1er
chambre civile 15 mai 2007 n°0612317.
A l’égard des associés le gérant engage sa responsabilité au terme de l’article 1850 al 1 du
Code civil pour 3 choses :
1. Les infractions aux lois et règlements
2. la violation des statuts
3. les fautes commises dans sa gestion
Même s’il existe plusieurs gérants, ils restent individuellement responsables. Néanmoins
l’article 1850 al2 du Code civil, précise que si plusieurs gérants ont participé aux mêmes faits.
➔ Leur responsabilité est solidaire à l’égard des tiers et des associés et il ne faut pas perdre
de vue qu’un tribunal peut déclarer un gérant responsable même si celui ci n’a pas
participé à un fait fautif de l’un des cogérant en considérant que de toute façon les
gérants ont une obligation de surveillance réciproque.
➔ La règle de solidarité prévue par ce texte permet à la victime de demander à
chacun des gérants réparation pour le tout . L’article 1850 précise que dans leurs
rapports entre eux, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la
répartition du dommage.
➔ La responsabilité du gérant peut aussi être engagée soit pour réparer un préjudice
social soit pour réparer un préjudice individuel.

Donc soit ut universi soit ut singuli. Voir droit général des sociétés.
➔ Pour les sociétés civiles il n’y a pas de textes spéciaux qui prévoient un délai spécial.
Donc c’est 5 ans.

3. La collectivité des associés


Comme dans toutes les sociétés, les associés doivent participer à la vie sociale à la collectivité.
Aux termes des articles 1853 et 1854 cette collectivité des associés peut prendre la forme d’une
assemblée ou d’un acte. C’est-à-dire que l’expression de leur volonté peut se voir par un acte
soit par le biais d’une assemblée générale. Là on va voir les règles générales qui ne valent que
pour les sociétés civiles de droit commun : parce qu’ils existent des sociétés civiles qui ont une
activité réglementés et qui sont soumises à des dispositions spécifiques. Là, on va voir le droit
commun des SC voir le droit spé des SC : le partiel ne portera pas sur elles.
Dans les sociétés civiles comme dans toutes, il y a un domaine des associés il est au terme de
l’article 1852 du Code civil. Lorsque une décision excède les pouvoirs du gérant il y a un vote
de ces décisions est soit prise conformément aux dispositions statutaires soit prise à
l’unanimité. En règle général il y a des domaines qui sont réservés aux associés et qui sont
des dispositions légales.
➔ Ainsi l’article 1844-6 du Code civil précise que ce sont les associés qui doivent décider
de la prorogation de la société un an avant la date d’expiration de celle-ci.

➔ Ce sont les associés qui nomment et révoquent les gérants aux termes des articles 1846
et 1851.
➔ Ce sont eux qui autorisent le retrait d’un associé : article 1869.

➔ Ce sont eux qui donnent leur agrément quand au décès de l’un d’eux associé, la
succession est dévolue à une personne morale.

➔ Ils peuvent aussi couvrir une nullité : on l’a dit la confirmation en droit des sociétés est
beaucoup utilisée mais elle ne peut pas l’être sur les objects illicites.
➔ Ce sont eux qui peuvent modifier les statuts. L’article 1836 prévoit l’unanimité pour
cette décision sauf dispositions statutaire contraire.

V. les autres.
• Ces associés peuvent être consultés suivant différentes formes : on va s’intéresser
seulement aux réunions. Aux termes de l’article 1853 du Code civil, le principe c’est que
la collectivité des associés prend la forme d’une assemblée, c’est-à-dire la réunion physique
de tous les associés dans un même lieu. C’est le principe mais les statuts peuvent prévoir
une autre forme dans les statuts. Les décisions sont prises par principe à l’unanimité
par les associés sauf clause contraire. Les éventuelles irrégularités sont sanctionnées
par la nullité de la décision. A condition évidemment qu’elle entre dans le champ
déterminé par l’article 1844-10 du Code civil.

• Qui convoque les associés ? Le gérant. Ce sont eux qui les convoquent et en admettant
qu’il y ait une pluralité de gérant et que les statuts prévoient des modes de
convocation : il convient là de respecter ces règles à défaut c’est la nullité de la
délibération qui est encourue. Les associés doivent être convoqués par LRAR : lettre
recommandée par avis de réception c’est un décret de 1978 qui le prévoit : à défaut la
sanction est la nullité.
Le délai minimal à respecter entre la convocation et la tenue de celle ci est de 15 jours.
Ce délai ne commence à courir qu’à compter de l’envoi de la convocation et non à compté
du jour de sa réception par l’associé.
• Plusieurs arrêts, 16 décembre 2005 n°04-10986

➔ Un délai trop court est sanctionné par la nullité : la règle des 15 jours est primordiale.
Ce sont des jours calendaires par ouvrables. En admettant que les associés n’ont pas été
convoqués dans la forme et qu’ils sont tous présent le jour de l’assemblée, est-ce qu’on
peut annuler la décision prise. Dans l’hypothèse ou la convocation est irrégulière mais
que les associés sont tous présents quand même à l’AG la nullité est couverte. Si je suis
gérant ? Je loue mon appartement je dois le récupérer. Si le locataire ne va pas récupérer la
lettre recommandée on est reparti sur un bail de 3 ans. C’est injuste. Donc la seule chose
pour éviter ça il faut faire un acte de commissaire, sa parole a une force
supplémentaire, il est assermenté, même si la personne refuse de lire ou de recevoir il
sera réputé l’avoir reçu.
Important, si je convoque les associés par LRAR et que l’une d’entre elle me revient ? Est-ce
que c’est valide ou pas ? Oui. Pourquoi ? Car c’est l’associé qui nous a donné son adresse. Donc
s’il nous a donné son adresse mais qu’il n’y ait plus c’est réputé comme il l’a reçu. Les formalités
liés aux associés sont importantes car toute irrégularité est frappée de nullité, en plus elle peut être
invoqué par un associé qui a été régulièrement convoqué. Les seuls moyens de pallier ça c’est soit
qu’ils soient tous présents, soit qu’ils soient tous représentés.
➔ En revanche ni les associés ni la société ne peuvent se prévaloir de cette nullité à
l’encontre des tiers de bonne foi.

Il appartient aux statuts de déterminer le lieu des AG et en l’absence de telles dispositions : ça


sera le siège social qui sera retenu. Sinon, il appartient au gérant de déterminer le lieu de
convocation, ce lieu déterminé par le gérant doit être facilement accessible par tous les associés. On
ne peut pas se servir de cette faculté pour faire en sorte de choisir un lieu difficilement
accessible pour l’un des associés : du style local avec des marches et un des associés est en
fauteuil roulant.
Il est rare de trouver des dispositions légales qui retirent ponctuellement le droit de vote dont
bénéfice un associé. Mais dans les articles applicables aux sociétés civiles certains prévoient que
les décisions sont prises par les autres associés. Ce qui veut dire que l’associé intéressé ne peut
pas voter. C’est notamment le cas de l’article 1851 du Code civil : « Sauf disposition contraire des
statuts le gérant est révocable par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts
sociales. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts.Le
gérant est également révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout
associé.Sauf clause contraire, la révocation d'un gérant, qu'il soit associé ou non, n'entraîne pas la
dissolution de la société. Si le gérant révoqué est un associé, il peut, à moins qu'il n'en soit
autrement convenu dans les statuts, ou que les autres associés ne décident la dissolution anticipée de
la société, se retirer de celle-ci dans les conditions prévues à l'article 1869 (2ème alinéa) »
En dehors de ça les statuts peuvent prévoir qu’il y a un vote par tête ou alors un vote par part.
Dans ce cas là il faut bien inclure les associés en industrie. On peut même attribuer à certaines
parts à un vote plurale : voix compte double, triple. Attention le droit de vote doit être représenté
par son associé ou son mandataire mais par personne d’autre. Quant aux conditions de majorité,
l’adoption des décisions collectives n’est soumises qu’à aucune règles impératives dans les sociétés
civiles. La société civile est une société de personne avec un fort intuitu personae et l’article
1852 propose d’adopter les délibérations à l’unanimité de tous les associés pas seulement de
ceux qui sont présents mais cette règle est supplétive de volonté. Cette règle peut être
problématique, pourquoi ? Car justement elle requiert l’unanimité et que c’est pas toujours facile
d’avoir l’unanimité d’eux surtout si la société devient importante avec plus d’associés.
B) Cession de part d’un associé dans une société civile
Un associé en industrie ne peut pas faire son activité d’apport qu’il apporte à une autre
société. Sinon il est considéré comme n’apportant plus son apport. De plus ces parts sont ni
cessibles ni transmissibles.
Il ne faut jamais oublier que la société civile est une forme de société à risques illimités. Si
j’apporte 30 % on peut me poursuivre à payer 30 % de la dette totale. Dans une société civile
c’est conjoint le régime. Ma quote part sera de 30 % dans ce cas.
Les associés ne sont tenus des dettes qu’à la date de l’exigibilité de la créance ou au jour de la
cession des paiements : c’est lorsqu’on a plus assez d’argent pour payer les dettes.
➔ La date d’exigibilité de la créance c’est la mise en demeure adressée à la société.

➔ Lorsqu’il y a cession de parts sociales, il va falloir s’intéresser à cette date d’exigibilité


pour déterminer qu’elles sont les dettes

postérieurs au changement
intérieur à ce changement
En raison du caractère d’ordre public de l’article 1857 du Code civil, il ne parait
possible d’admettre que l’associé qui quitte la société, puisse être déchargé de sa
responsabilité à l’égard des tiers pour les dettes antérieurs. Que ce soit pas une clause du
contrat avec laquelle le créancier serait d’accord ou a plus forte raison, par une clause
statutaire. Attention, il est parfaitement possible au cédant et au cessionnaire de
s’entendre entre eux et de prévoir dans l’acte de cession que la charge du passif social
antérieur reposera sur le cessionnaire. Dans cette hypothèse le prix de cession sera prix
en compte. Cette clause n’est pas opposable aux tiers. En sens inverse et concernant les
dettes postérieures l’associé qui se retire de la société se trouve donc logiquement déchargé
des dettes sociales qui sont exigibles après son départ.
➔ Toutes ces règles ne valent que si la cession a été publiée. Dans le cas contraire la
cession est inopposable aux tiers : article 1865 du Code civil. Donc il ne faut pas
confondre la date du contrat qui a fait naître la créance et la date d’exigibilité de
l’article 1857 du Code civil (cad la date de la mise en demeure de la société).

➔ Il n’y pas de solidarité dans une SC ça signifie que le créancier devra diviser ses
poursuites sauf stipulation contraire des statuts
L’hypothèse d’une clause de solidarité qui serait dans le contrat conclu avec le tiers.
➔ Attention, s’il est possible de prévoir une solidarité entre les associés à l’égard des tiers.
Il est en revanche interdit de prévoir que la responsabilité des associés sera limité au
montant de leurs apports à l’égard des tiers. Parce qu’apriori rien ne semble interdire une
telle clause entre les associés à condition que celle ci soit limité aux rapports entre les
associés. C’est en tout cas la solution adopté par les juges de la Cour d’appel de Paris dans
un arrêt du 5 mars 2003.

Il y a deux possibilités ou la situation d’un associé peut changer :


1. Lorsqu’il vend ses parts soit on est exclu de la société : c’est une cession de parts
forcée.
2. Dans l’hypothèse ou l’associé veut vendre les parts sociales, il veut les céder : Il pourra
les céder si elles ne sont pas des parts d’industrie. La société civile est une société de
personne donc elle a un caractère fermé. Ça veut dire qu’il y a forcément une procédure
d’agrément. La cession de parts sociales est subordonnée par l’obtention d’un
agrément donné par les autres associés. L’article 1861 al 1 prévoit que l’agrément est
obtenu à la majorité déterminée dans les statuts ou accordé par les gérants et à défaut
l’agrément doit être obtenu à l’unanimité.
➔ Il y a toutefois des règles particulières qui s’appliquent à la cession de parts sociales
qui à lieu entre l’associé et ses ascendants ou descendants. En effet l’alinéa 2 de
l’article 1861 du Code civil affirme que sauf dispositions contraires des statuts ne sont
pas soumises à agrément les cessions consenties à des ascendants ou descendants du
cédant sauf dispositions contraires des statuts. Donc si on prévoit rien on peut
parfaitement et de façon libre céder nos parts à nos ascendants ou descendants, mais si on
veut les céder à des étrangers à la société, il faut par principe un agrément. Dans les statuts
on peut parfaitement prévoir de verrouiller la SC et demander un agrément à toute
forme de cession.

➔ On peut aussi prévoit que la cession entre associé est libre.

Hormis ces cas : l’agrément comme le refus d’agrément sera notifié à l’associé par lettre
recommandée. Le cédant, peut renoncer dans le mois de l’information à son projet de cession.

Qu’est-ce que l’information de cession ? C’est le principe par lequel, que tout cédant doit prévenir
les autres associés de son agissement. Un décret règle les délais à respecter. Si pendant ce mois
d’information on peut parfaitement renoncer et dire enfaite je cède pas je garde mes parts. L’associé
peut renoncer à son projet de cession tout comme il peut demander le rachat de ses parts.

La cession doit se faire par un acte écrit de plus pour une faire une cession régulière il faut
respecter les formalités de l’articles 1690 du Code civil relatif aux cessions de créance. Il faut
donc qu’on avertis le débiteur céder et qui est il ? La société. C’est elle qui dans ses comptes à
une créance envers l’associé. Lorsque la société est dissoute, la première chose à faire c’est de
payer les créanciers sociaux et de rembourser les apports, c’est pour ça que la société est
débiteur de la société. L’information du débiteur cédé, il faut le faire quand bien même c’est le
gérant qui a donné l’autorisation de cédé les parts, et donc qu’il est au courant de celle ci.
L’information quand même s’effectuer dans l’hypothèse ou c’est le gérant même qui a donné
l’autorisation de céder les parts. Est-ce que je peux voter contre mon propre cessionnaire ? Non je
ne peux pas perturber la position de notre acheteur on doit apporter la garantie de notre propre fait.
C) Le retrait et l’exclusion d’un associé
➔ Dans cette société l’exclusion d’un associé est possible c’est l’article 1860 du Code civil
qui le prévoit. Les causes d’exclusion sont possibles.
➔ A côté de ces cas légaux il existe des cas d’exclusion statutaire : elle ne sera possible qu’à
la condition de déterminer les motifs susceptibles d’entraîner cette exclusion et ça suppose
aussi de déterminer les modalités du prononcé de la mesure d’exclusion. Par exemple une
décision prise en AG. Ainsi que les conditions de l’indemnisation de l’associé évincé.
➔ La décision d’exclusion, qui prive les associés de leurs parts, sans indemnité est nulle.
Cette décision est nulle mais ça n’entraîne pas la nullité de l’assemblée générale qui
avait été convoquée à cette fin. En d’autres termes si les statuts prévoient l’exclusion d’un
associé, les statuts doivent également prévoir les modalités concernant l’évaluation des
droits de l’associé.

➔ Lorsque les statuts subordonnent l’exclusion d’un associé à une décision collective des
associés, l’associé dont l’exclusion est proposée ne peut pas être privée de son droit de
participer à la décision et donc de voter sur la proposition. Lire un arrêt rendu par la
chambre commerciale de la Cour de cassation le 23 octobre 2007 n°06-16537.

➔ Le retrait d’un associé est un acte strictement personnel, la Cour de cassation l’a rendu
par un arrêt du 4 décembre 2012, n°11-14592. Donc impossible de faire une action
oblique dessus. Le créancier d’un associé ne peut pas exercer le droit de retrait par la
voie de l’action oblique. Parce que c’est un acte strictement personnel.

Les conséquences du droit de retrait de l’associé


Les conséquences de l’exercice du droit de retrait c’est la réduction du capital social. Parce
qu’on rembourse la valeur des titres sociaux et donc le cédant perd sa qualité d’associé sur le
fondement de l’article 1869 du Code civil qu’après le remboursement de la valeur de ses droits
sociaux : précisé dans un arrêt de la chambre commercial le 17 juin 2008 n°06-15045. Tant qu’on
a pas remboursé les droits sociaux il a le droit au partage des bénéfices mais attention il est
aussi responsables des dettes sociales tant qu’on ne lui a pas remboursé la valeur de ses droits.
L’associé à le droit au remboursement de la valeur de ses droits sociaux fixé à défaut d’accord
amiable sur les bases de la procédure d’expertise telle qu’elle est envisagée à l’article 1843-4 du
Code civil.
➔ En l’absence de dispositions statutaire, la valeur des droits sociaux de l’associé qui se
retire doit être déterminée à la date la plus proche de celle du remboursement de la valeur de
ses droits. Ça a été affirmé dans un arrêt de la chambre commerciale du 4 mai 2010 n°08-20693.
Remarque : l’associé d’une SC bénéficie du droit à l’information et donc du droit de participer aux
décisions collectives, de partager les bénéfices et les dettes. L’associé bénéfice aussi d’un droit de
communication. L’associé de la SC une fois par an à le droit de communiquer les livres et les
documents sociaux pour être informé de l’état de la société et il a le droit aussi de poser des
questions écrites au gérant.
Les assemblées générales. L’associé peut demander au gérant qu’on lui communique ces
documents et il a le droit de demander aussi une copie de ceux ci. Est-ce que ces copies peuvent être
facturées à l’associé qui les demande ? Oui. Pourquoi ? Car le principe c’est que la consultation de
ces documents se fait au siège. S’il veut les recevoir on peut lui facturer.
L’ordre du jour aux assemblées générales est fixé par le gérant. Est-ce qu’un associé à le droit de
poser des questions qui sont inscrites à l’ordre du jour : quelle est la procédure ? Le délai ? Oui il y
en a une et il y a des délais. Si on respecte pas ces délais les questions écrites ne sont pas à l’ordre
du jour. Or, les assemblées ne peuvent se prononcer que sur les questions inscrites à l’ordre du jour.

Suivant la nature de l’assemblée AGO : assemblée générale ordinaire. AGE : assemblée générale
extraordinaire il y a des modalités de quorum et de majorité qui sont totalement différentes.
➔ Lorsqu’on souhaite modifier des dispositions statutaires c’est la compétence de l’AGE : les
conditions de quorum et de majorité seront plus fortes, plus lourdes que pour les AGO.
Ces règles changent suivant la forme sociale. Le principe ne changera pas dans tous les cas
il faut une AGE pour modifier des dispositions statutaires pour le reste AGO mais les
règles sur les conditions de majorité etc.. ça change. Le quorum c’est le nombre d’associé
minimum exigé pour prendre une décision.

➔ Il faut atteindre le quorum (il est par tête pas par parts) ensuite on peut voter.

C. La dissolution de la société civile


Comme toute les sociétés sont dissoutes pour l’une des causes prévues à l’article 1844-7 du
Code civil. A ces causes, il faut ajouter l’article 1846-1 du Code civil.
➔ qui prévoit que lorsque la société est dépourvue de gérant depuis plus d’un an , tout
intéressé peu demander au tribunal de prononcer la dissolution de cette société.
Attention, ce n’est qu’une faculté pour le tribunal, ça veut dire que le juge peut très bien
décider de nommer un mandataire de justice qui sera chargé de réunir les associés pour qu’il
désigne un gérant.

➔ Dans tous les cas, la dissolution peut aussi résulter d’une sanction pénale, lorsque
certaines infractions sont commises telles que le trafic de stupéfiant.

➔ A ces causes il faut en ajouter d’autres : celles prévues dans les statuts. Telles que le
décès d’un associés, ou la révocation d’un gérant ou on peut même prévoir que l’une des
causes de l’article 1860 du Code civil, aura aussi cette conséquence.

Dans tous les cas la dissolution quelque soit sa cause, devra faire l’objet d’une publicité.
Cause commune + cause spécifiques + causes prévues dans les statuts.
Titre 2 : Les sociétés à risque limité
Chapitre 1 : La société à risque limité
C’est une forme qui est hybride : elle a les caractères à la fois de la société de capitaux et de
personne. Cette société est choisie de façon très large. Attention, quand on dit ça, il faut entendre
société de personne et donc intuitu personae qui est quand même présent, donc il faut des
agréments. On retrouve des aspects de la société de capitaux mais et c’est son avantage, elle est
à risque limité. C’est d’ailleurs ce dernier point qui est très intéressant : la responsabilité est limité
et on peut avoir dans cette forme de société : qu’un seul associé avec l’EURL. Seule société qui
possède une forme unipersonnelle avec la SAS et sa SASU. C’est dans ces deux formes de société,
que l’on peut donc retrouver un acte unilatéral au lieu d’un contrat pour créer la société.

Section 1 : les particularités de la constitution de la SARL


§1. Les associés et leurs apports

A) Les associés
Dans les SARL pluri-personnels le nombre est limité : 100 associés max. Le nombre va
obligatoirement de 100 à 2, si on a un seul associé on passe eu EURL. Dans l’hypothèse ou on
dépasse les 100 associés aux termes d’un délai d’un an, à moins que la cause de dissolution ait
disparue. On peut la transformer en SAS.
Les associés de la SARL ne sont pas commerçants quand bien même la société est
commerciale.
L’objet social doit être réel licite et possible. Il y a des activités qui sont interdites à la SARL.
Exemple : les entreprises d’assurance de capitalisation et d’épargne ne peuvent pas adopter cette
forme sociale, en revanche les professions libérales elles peuvent, on parlera de : SELARL société
d’exercice libéral à responsabilité limité.

B) Les apports
Dans ce type de société tous les types d’apports sont possibles : nature, industrie.. Il y a une
particularité : dans cette forme les apports en numéraires doivent être libéré tout de suite à hauteur
1/5ème et le solde devra être libéré dans un délai de 5 ans sous appel de la gérance. Ce n’est pas un
droit pour l’associé c’est une possibilité pour le gérant. Quoiqu’il en soit, le capital social doit
être intégralement libéré avant toute souscription de nouvelles parts en numéraires.
Dans cette société, les statuts doivent posséder l’évaluation des apports établit par un
commissaire aux apports proposé par le juge ou les associés, ce rapport doit être
obligatoirement annexé aux statuts. Si les associés retiennent la valeur qui a été décidé,
déterminé par le commissaire aux apports les associés n’encourent aucune responsabilité,
puisqu’il adopte simplement ce qu’a observé le commissaire. Si cependant, il retienne une
valeur différente de celle retenue par le commissaire aux apports, ils seront solidairement
responsable de la valeur des apports à l’égard des tiers pour une durée de 5 ans. Ça évite que
les associés surévaluent la nature des apports pour faire croire aux tiers que la société a plus
de fond qu’elle n’en possède réellement.
Si la valeur des apports en nature prit individuellement n’excède pas 30 000 euros et si la
valeur total des apports en nature n’excède pas la moitié du capital les associés peuvent
décider à l’unanimité de ne pas recourir à un commissaire aux apports, ils détermineront
librement la valeur des apports en nature et dans ce cas là aussi ils seront responsables
solidairement à l’égard des tiers pendant 5 ans.
Dans les SARL les apports en industrie sont possibles mais ils ne forment toujours pas le
capital social. De la même façon, les parts en industrie sont incessibles, elles ne peuvent pas
être remboursées : à la dissolution de la société quand tous les autres associés ont reprit leur
apports, eux n’auront rien. Attention, l’apporteur en industrie est un véritable associé : il peut
participer aux décisions collectives et il a le droit a une proportion des bénéfices et il doit
contribuer aux pertes. Cette proportion est déterminée dans les statuts, à défaut, sa part d’apport
sera considéré à hauteur de celui qui a le moins apporté.
Le capital social, n’a pas de seuil minimum à satisfaire, on peut parfaitement constituer une
SARL avec un euro. Dans ce cas, si on a besoin d’un prêt à la banque, il va regarder le capital
social en observant qu’on a 1 euro, il va nous demander de nous porter caution de la société , ce
qui fait qu’on ouvre au créancier, la porte de notre patrimoine personnel perdant donc tout
avantage de la SARL et de sa responsabilité limité.

§2. L’objet social


Il peut être de nature civile ou commercial. S’il est civil, ça n’aura aucune impacte sur la
nature commerciale de la SARL. On la vue en droit commercial, il y a des sociétés
commerciales par la forme qui quelque soit son objet sera commercial, la SARL en fait parti.

Si dans un cas pratique, on a un objet civil dans la SARL, on ne va pas regarder dans le Code civil
mais dans le code de commerce.

§3. Le gérant
L’essentiel des pouvoirs est dévolu aux gérants. Donc ils assurent la direction de la société et
sa gestion quotidienne voir 20 mai 2003, chambre commerciale Cour de cassation « la
responsabilité personnelle d'un dirigeant à l'égard des tiers ne peut être retenue que s'il a commis
une faute séparable de ses fonctions ; qu'il en est ainsi lorsque le dirigeant commet
intentionnellement une faute d'une particulière gravité incompatible avec l'exercice normal des
fonctions sociales ; ». Donc : faute séparable = faute intentionnelle du dirigeant + incompatible
avec l’exercice normal de ses fonctions.
Aparté : Un arrêt a admis qu’il était possible d’agir conttre un associé prit individuellement a
condition de prouver que sa faute est détachable de sa qualité d’associé : ça a été reconnu dans le
cas ou un tiers avait subit les conséquences d’une décision prit par les associés, le tiers a réussi a
prouver que l’associé avait par son comportement cherché à nuire et qu’il avait donc commit une
faute détachable de celle d’associé.
A. La désignation du gérant
Les conditions de nomination dans la SARL sont souples, en effet la loi exige seulement que les
gérant soient des personnes physiques, c’est l’article L 223-18 du Code de commerce en
revanche il n’y a ni conditions de nombre, ni conditions de limite d’âge, et le gérant peut
même être choisis par les associés ou par les tiers.
Il peut être nommé dans les statuts, on parle d’un gérant statutaire, il doit être désigné donc à
l’unanimité puisque tous les associés les signent, soit sa nomination procède d’une décision
ultérieure des associés et dans ce cas là :
➔ le gérant est élu par une décision ordinaire des associés représentants plus de la moitié
des parts sociales sur première convocation et la moitié des voies exprimées sur seconde
convocation.

➔ La nomination est opposable aux tiers à compté de sa publication.

B. La révocation du gérant
En principe le gérant est nommé pour toute la durée de la société mais on peut prévoir une clause
contraire en prévoyant une durée. Dans tous les cas le gérant peut être soit révoqué par les
associés soit par le juge.

1. Les associés qui décident de révoquer le gérant


La révocation par les associés il va falloir distinguer la validité de la légitimé de la révocation.
Concernant la validité de la révocation, il faut appliquer L 223-25 du Code de
commerce. La révocation par les associés est décidée en assemblée générale à la
majorité des parts sociales à moins que les statuts ne prévoient une majorité plus
forte. Attention en l’absence de dispositions contraires, le gérant associé que l’on
veut révoquer participe au vote de l’assemblée, c’est l’article 1844 du Code civil.
Ça veut dire quoi ? Que lorsqu’on est gérant associé majoritaire et que nos co-associés
décident de nous révoquer et de convoquer l’AG à cet égard et qu’une clause nous
empêche de nous prononcer, ça entraîne qu’on ne vote pas, donc pas à l’unanimité pas
recevable.

La légitimité. Le gérant est librement révocable. On parle du principe de libre


révocabilité du gérant. Ça implique que le gérant peut être révoque sans préavis ni
indemnité. Attention, ce principe de libre révocabilité est d’ordre public.
Donc si par une clause on porte atteinte à ce principe de libre révocabilité, les juges
vont l’écarter. La théorie des parachutes dorés : j’ai pu inclure dans les statuts une
telle clause, si je suis révoqué la société devra me payer une indemnité. On est une
petite SARL familiale, on vend des vélos électriques, étant le gérant, cette société
fonctionne mais sans plus, la clause que j’ai inclus elle est de 500k : si l’AGO me
révoque elle est de 500k, est-ce que la clause est valable ? Non, car si le montant
dissuade l’AGO de révoquer le gérant du fait du trop haut montant elle n’est pas
valide car ça porte atteinte au principe de libre révocation d’ordre public. La
sanction est prévue par la Cour de cassation : il supprime toutes les clauses qui
portent atteinte à ce droit d’ordre public : v Cass,com n°11-20582 important.

La révocation du gérant doit être fondée sur un juste motif, c’est l’article L 223-25 du Code de
commerce.
Mais quelle est la conséquence d’une révocation du juste motif ? On réintègre le gérant ? Non
c’est juste des DI. Donc la société devra indemniser le gérant car sa révocation est intervenue
sans justes motifs, ce qui veut dire que la révocation est efficace mais illicite.
➔ Le juste motif de révocation peut être constitué par une faute du gérant par exemple la
violation des statuts, une négligence, une faute de gestion, une inaptitude à gérer la société :
incapacité physique mentale : tout ça peut être un juste motif.

➔ Mais le juste motif peut résulter de considérations liées à l’intérêt social. La Cour de
cassation a admis dans un arrêt du Cass, com 4 mai 1999 n°96-19503 : dans cet arrêt la
Cour a admit qu’une mésentente avec le gérant de nature à compromettre l’intérêt de
la société est de nature a constituer un juste motif de révocation même si la mésentente
n’est pas imputable au gérant. Les juges ont admis cette hypothèse dans des situations
de mésententes entre gérant, c’est illustré dans un arrêt du 7 janvier 2014 n°13-11866.

➔ Dans le même sens constitue un juste motif de révocation la perte de confiance dans la
personne du gérant et qu’elle est de nature a compromettre l’intérêt social ou le
fonctionnement de la société.

En plus de ce juste motif les circonstances entourant cette révocation ne doivent pas être
abusives. En d’autres termes, même si on a un juste motif valable mais que les circonstances de la
révocation sont abusives on sera condamné à indemniser le gréant. Par exemple : la violation
du principe de contradictoire, c’est un abus dans la révocation : Il faut toujours laisser au
gérant la possibilité de s’exprimer, c’est ça le respect du principe du contradictoire. On ne
peut pas provoquer la révocation du gérant dans des conditions injurieuses brutales ou
vexatoires.
➔ Lorsque la révocation du gérant par les associés n’est pas possible car le gérant est
majoritaire il faut se tourner vers la révocation prononçable par le juge. Cette
révocation judiciaire est prévue à l’article L 223-25 du Code de commerce et cette
révocation aussi requière une cause légitime. Cette dernière est plus exigeante que le
juste motif. Pourquoi ? Car l’absence de cause légitime empêchera la révocation ce que ne
permet pas de faire le juste motif : lui si on n’en invoque pas un le gérant est quand
même révoquer, il faut juste payer des DI. Alors que si on ne prouve pas une cause
légitime il ne sera pas révoquer dans ce cas.

➔ Ce degré de gravité ne conduit pas à exiger l’existence d’une faute séparable,


détachable des fonctions : v Cass, civ 3, 12 mars 2014 n° 13-14374. Ce mécanisme de
révocation judiciaire est important est valable lorsque le gérant est associé majoritaire et
peut voter contre sa révocation.

C. La révocation du gérant
Il n’y a aucune réglementation qui s’applique à propos de la rémunération du gérant. Mais les
juges ont affirmé dans un arrêt rendu par la chambre commerciale de la Cour de cassation le 25
septembre 2012, n°11-22754 : que la rémunération du gérant était soit déterminée par les
statuts, soit par une décision collective postérieure des associés. Ce qui veut dire par
conséquent, que le gérant ne peut pas s’allouer unilatéralement cette rémunération. Soit les
statuts soit la collectivité des associés par le gérant tout seul, solution confirmée dans un arrêt qui a
été rendu s’agissant de la question des procédures réglementés.
La rémunération décidée par le gérant n’est pas une convention réglementée puisqu’il s’agit
d’une décision de l’assemblée générale : lorsque cette délibération n’est pas une clause
statutaire. Puisque ce n’est pas une procédure réglementée: Le gérant associé peut donc
prendre par au vote de sa propre rémunération confirmé le Cass, com, 4 mai 2010 n°09-13205 :
➔ les juges de la cour de cassation considèrent que la rémunération a un caractère
institutionnel donc ce n’est pas une convention donc ce n’est pas soumit à la procédure
des conventions réglementés.
➔ cette solution a même été confirmé à propos du gérant associé majoritaire qui dans
cette situation aura le poids pour décider de sa propre rémunération v Cass,com 4
octobre 2011 n°10-23398.

➔ Puisque ce n’est pas un acte contractuel, un acte juridique, ça veut dire que la société
peut modifier unilatéralement cette rémunération. Un contrat doit avoir l’accord de
toutes les parties pour être modifié, or ici ce ça n’en n’est pas un, donc il faut pas
nécessairement le consentement du gérant pour modifier. Oui mais si le gérant associé est
toujours majoritaire ? Il va forcément voter pour ne jamais diminuer sa rémunération ?
Surtout dans une période ou la société doit faire des économies, et que le gérant vote contre
cette économie. On peut le révoquer en prouvant un abus de majorité. Si on prouve qu’il
commet un abus de majorité on a dans ce cas là une parade à ses refus, mais attention,
il faut le prouver. Exemple : v Cass,20 février 2019, n°17-12050.

Attention, les juges de la chambre commerciale de la Cour de cassation ont précisé dans un
! arrêt du 31 mars 2019 n°08-11860 que le juge ne peut pas se substituer aux organes
sociaux pour déterminer la rémunération du gérant.

Dans une société le gérant peut faire des actes internes et externes et qu’il représente la société . A Ce
titre il peut engager la société envers des tiers pour conclure des contrats. Pour éviter qu’il tire parti de da
position et qu’il tire des contrats avec des personnes genre sa fille, sa femme, le législateur a prévu une
procédure particulière : celle des procédures réglementés. Le législateur dit il y a des conventions qui sont
interdites : le gérant ne peut pas conclure tel ou tel convention. D’autres sont réglementés par interdites
par principe mais dans la mesure ou elles peuvent être dommageable pour la société elle est régie par
une procédure particulière, si cette procédure n’est pas suivit la convention est toujours valable, mais les
conséquences seront mises à la garage de celui qu’il la conclu, le gérant souvent. D’autres conventions sont
autorisées car elles ont été faites dans des conditions normales, on le verra plus tard : mais c’est par exemple
une convention habituellement conclu par la société de façon naturelle : j’ai un garage, je change de pneus,
ma fille, a une voiture avec des pneus pour les changer, la société change les pneus de ma fille et lui fait un
rabais de 15 % est-ce que cette convention conclu avec le rabais est une convention considérée comme
habituelle conclue dans des conditions normales ? Oui car il est possible de conclure ce genre de rabais avec
n’importe quel client. Attention, si on vient d’ouvrir le garage, que la fille vient et on lui fait un rabais de
10 % il n’y aura pas le caractère normal et habituel puisqu’on a pas encore fait de rabais.
D) Les pouvoirs du gérant
On va voir le principe 1. l’encadrement de ses pouvoirs 2.

1. Le principe
Il est issu de l’article L.223-18 al5 du Code de commerce. Le principe c’est que le gérant est
investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom et pour le compte de la
société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue aux autres organes ça c’est le principe.

2. Encadrement des pouvoirs


1. La première limite du pouvoir des gérants qui est très efficace car citée dans le
principe : c’est l’empiètement du pouvoir dévolue aux autres organes sociaux. Cette
limite est ultra efficace, le gérant ne peut pas faire seule des actes que la loi réserve à
l’assemblée générale. Il ne peut pas ainsi réaliser un acte qui impliquerait une
modification des statuts. Pourquoi ? Puisqu’il faut une assemblée générale extra-
ordinaire, le gérant seul ne peut pas faire un acte qui a pour objet de modifier les
statuts v Cass,com 31 janvier 2012 n°10-15489.
2. Deuxième limite : les actes qui sont interdits ou encadrés par la loi en raison de leur
dangerosité . En raison de la dangerosité de certains actes la loi interdit aux gérants de
conclure certaines conventions article L 223-21 du Code de commerce. Ça ne concerne
pas toutes les conventions et n’importe quel contractant non plus. Les contrats concernés
sont le gérant, l’associé personne physique, personne morale ne sont pas concernés. Les
représentants légaux des personnes morales associées. Le conjoint. Les ascendants et
descendants des personnes physiques, visées précédemment, ainsi que toutes personnes
interposées. Pour éviter les gérants, qui sont mariés, qu’est-ce que je fais ? Je fais
conclure une convention entre la société et mon conjoint. C’est pas moi c’est mon
conjoint, non c’est une personne interposée.
3. Il y a une troisième limite dont l’efficacité est variable. C’est lorsque l’un des cogérants
passe outre l’opposition qui a été faite par un autre cogérant. Quelle est la règle en cas
de cogérance ? Chacun détient le même pouvoir comme s’il était associé unique : L
223-18 al 7 du Code de commerce : en cas de pluralité chacun des cogérants est censé
tenir seul le pouvoir. L’opposition formée par un co gérant est sans effet à l’égard des tiers
sauf s’il est établit qu’ils en ont eu connaissance. C’est pour ça que l’efficacité est variable
de passer outre l’opposition. A l’égard des tiers, l’acte passé malgré l’opposition de l’associé
est opposable, sauf si le tiers en avait connaissance. Est-ce que le dépassement de l’objet
social est une borne efficace contre l’excès de pouvoir du gérant ?
4. La quatrième borne c’est celle qui est composée par les limites mêmes de l’objet social.
Or, comme pour toutes les sociétés à risque limité l’objet social dans la SARL ne
constitue pas une limite au pouvoir du gérant. C’est l’article L 223-18 al5. Est-ce
qu’on peut dire au tiers non tu savais l’objet est publique tu aurais pu en avoir
connaissance ? Non ça ne fonctionne pas. Le seul fait que l’objet social soit mentionné
ne constitue pas la connaissance suffisante par le tiers. Donc on ne peut pas, dire, au tiers
qu’il ne pouvait ignorer ce dépassement parce que les statuts sont publiés. C’est une limite
inefficace. Est-ce que la contrariété à l’intérêt social peut être une borne efficace. La
contrariété d’une décision par rapport à l’intérêt social est inopposable aux tiers.
5. Autre borne à laquelle on peut penser ce sont les clauses statutaires qui liment ses
pouvoirs ? Efficace ? Non. Les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant sont
inopposables aux tiers, quand bien même ils avaient connaissance de ces clauses. Deux
fondements : les pouvoirs du gérant en SARL, il faut voir ces bornes qui sont plus ou moins
! efficaces.
L’article L223-18 al6 du Code de commerce. Et v Cass, Com, 2 juin 1992, n°90-18313.
Ne pas oublier ça pour cas pratique. Sinon on est cuit.

Rappel que les nouveaux entrants sont soumis à un agrément.


La SARL peut avoir un objet civil mais elle reste commerciale : c’est une société commerciale par
la forme dont l’objet peut être civil.

E. La responsabilité du gérant dans la SARL


La responsabilité du gérant relève dans les SARL des règles générales applicables à toutes les
sociétés. Article L 223-22 du Code de commerce. Il faut voir donc la responsabilité du gérant à
l’égard du tiers et des associés.
1. A l’égard des tiers il faut revoir ce qu’on a déjà vu. Seule une faute séparable de ses
fonctions pourra engager la responsabilité du gérant à l’égard des tiers. Faire sauter la
bulle de protection de la personnalité morale.
2. A l’égard de la société : toutes les limitations : l’objet social, les clauses statutaires,
mêmes celles inefficaces à l’égard des tiers, forment des bornes en interne, ultra
efficaces. En d’autres termes, toute violation des bornes qu’on a posé au pouvoir du
gérant. Soit dans les statuts soit dans la loi, chaque dépassement va constituer un juste motif
de révocation du gérant ainsi qu’une faute susceptible d’engager sa responsabilité : donc soit
action sociale : ut singuli ut universi : attention on tend a faire réparer le préjudice subit par
la société.
Quid de la responsabilité à l’égard de l’associé ?
Toute faute du gérant est susceptible d’engager sa responsabilité à l’égard des associés, à
condition que ceux-ci rapportent l’existence d’un préjudice personnel distinct de celui subit
par la société. Est-ce que la baisse de la valeur des actions est un préjudice personnel ? Non. C’est
un préjudice subit par l’ensemble des associés il sera réparé sur l’action sociale et pas sur
l’action personnelle.

F. La question du cumule des fonctions


La question du cumule est a condition de respecter certaines conditions, mais le principe c’est
que c’est possible. Le gérant doit effectivement exercer un emploi effectif. Ici, il doit être réel,
distinct de ses fonctions sociales, on ne peut pas faire payer deux fois pour la même chose.
Il faut autre condition, un lien de subordination, être placé sous l’autorité sous l’ordre d’une
autre personne. Donc en général, les juges sont réticents à reconnaître l’existence de ce lien de
subordination, lorsque le gérant est par ailleurs associé majoritaire. Prenons l’hypothèse ou
un gérant devient salarié d’une société : comme ça il a deux sources de revenus. Est-ce que
c’est possible ? C’est dangereux, il y a des risques que ça dérape. Donc c’est une
convention réglementé. Lorsque le gérant devient salarié, le contrat de travail qui devra
être conclu va devoir s’analyser comme une convention réglementée, donc elle sera soumise à
la procédure de contrôle prévu à l’article L 223-19 al 1 du Code de commerce.
Lorsque le cumul entre fonctions sociales et salarial est réalisé, il va entraîner des
conséquences :
➔ Il y aura des rémunérations distinctes : il faudra distinguer les sommes alloués du fait
de son statut de gérant et celles allouées pour le contrat de travail. Il sera soumit à la
société. Mais les juges y sont réticents surtout quand l’associé salarié est majoritaire
! car finalement il est sous sa propre autorité. Il l’accepte plus lorsque l’associé n’est pas
majoritaire comme ça il est sous l’autorité des autres.
On a un gérant et un contrat de travail ? On le révoque. Il reste salarié. Si on révoque le
gérant le contrat de travail survit.

§2. Les associés


A. La consultation des associés
➔ Ils ont une responsabilité limités, donc ils ne peuvent pas perdre plus que ce qu’ils ont
apporté. Ils ne sont pas tenus à une obligation aux dettes sociales. En revanche ils
devront contribuer aux pertes sociales.

➔ Ils ont comme tout associé le droit à l’information. D’ailleurs ils ont même un
droit permanent à la consultation de certains documents. Les bilans, les
comptes, les comptes de résultats, les inventaires. Je suis associé d’une SARL je sais que
j’ai le droit de prendre connaissance de ces documents je suis loin de la société : est-ce
que je peux demander une copie ? Oui mais si c’est prévu ça peut être à ses frais. Ce
droit emporte celui de nous faire délivrer copie. Ce droit doit être exercer
personnellement par l’associé. Mais il peut évidemment se faire assister d’un expert.
Dans cette forme sociale l’associé peut au moins deux fois par an par exercice poser des
questions écrites au gérant : sur tous les actes de nature à compromettre la continuité
de l’exploitation. C’est l’article L 223-36 du Code de commerce.
➔ En plus de cette information permanente, les associés ont le droit à une information
périodique. En effet 15 jours avant l’AGO annuelle, le gérant doit
communiquer aux associés plusieurs documents, qui concernent tous les
exercices écoulés. Un associé à le droit de poser des questions au gérant qui sera
tenu d’y répondre à la prochaine assemblée, c’est l’article L 223-26 al 3 du Code de
commerce.
Avant toute assemblée, le texte des résolutions devra être transmis aux associés.
➔ Il y a une autre information mais qui est exceptionnelle : c’est l’exercice de gestion.
Cette information a une nature exceptionnelle. Elle est prévue par l’article L 223-37 du
Code de commerce. Cette expertise de gestion permet à un ou plusieurs associés

! représentant au moins le 10ème du capital de demander une expertise de


gestion. Ça veut dire qu’on va demander à un expert de se prononcer au regard d’une
ou plusieurs opérations déterminé. Le but c’est de dire que l’expert à eu un problème pour
engager la responsabilité du gérant. Attention, si on a une SARL ou les associés ont 1 %,
il faudra combien d’associé pour avoir une expertise de gestion ? 10 pour arriver à
atteindre les 10 % de ce capital.

Dans toutes les assemblées, la convocation, l’ordre, le contenu de l’ordre de convocation est
important. Peut on révoquer le gérant, car c’est le gérant qui fait les convocations ? Le gérant doit
envoyer cette convocation 15 jours avant la date mais nous on peut demander à être averti en
avance pour provoquer des questions, pour poser notre propres questions. Pour qu’elles
soient mises à l’ordre du jour, il faut que ma question arrive 25 jours avant au moins la
date prévue. En d’autres termes : on est associé dans une SARL on veut poser des questions
dans la prochaine assemblée, mais il y a un ordre du jour à respecter, il faut donc l’inscrire,
pour ça il faut demander au gérant d’être prévenu à l’avance, et plus de 15 jours car sinon
c’est trop court, il faut qu’il nous laisse un délai suffisant entre le moment ou on est prévenu
et la deadline pour poser des questions . Il n’y a pas de JP, il faut que ça soit 3 semaines avant
par exemples. Il faut que la question arrive au moins 25 jours avant la tenue de la réunion, si
elle arrive 23 jours avant c’est pas bon. Si c’est avant 25, 26 par exemple c’est bon.

La révocation du gérant peut être cependant, implicitement incluse dans l’ordre du jour. V.
! Cass,com, 22 octobre 2013, n°12-24162.
Quelles sont les sanctions en cas de non respect de ces obligations ? La nullité. Attention elle
peut être encourue, elle n’est pas automatique. Cette assemblée irrégulièrement tenue peut
être annulée, mais elle peut ne pas l’être si tous les associés étaient présents ou représentés
malgré l’irrégularité touchant la convocation c’est l’article L.223-27 al 9 du Code de
commerce. Chaque associé a le droit de participer aux décisions, et chaque associé dispose
d’un nombre de voies égales, à celui des parts sociales qui possède. Toute clause contraire
est réputée non écrite. C’est l’article L223-28 al 1 du Code de commerce.
Pour toutes les autres formes de convocation : v. livre.
Une fois que tous les associés sont convoqués il faut voir comment elles sont validées.

B. Les règles de majorité


➔ Les conditions de majorité requises varient selon la nature de l’assemblée, pour les
décisions ordinaires, c’est-à-dire celles qui excèdent les pouvoirs du gérant, sans
entraîner les modifications des statuts. Ces décisions ordinaires, sont régies par
l’article L 223-29 du Code de commerce, pour ces décisions aucun quorum n’est exigé.

➔ Sur première convocation les décisions seront adoptées si un ou plusieurs associés


représentant plus de la moitié des parts sociales votent pour. C’est-ce qu’on appelle
une majorité absolue. La moitié plus une voix. En admettant qu’on a peu le quorum ou
autre il faut une deuxième décision : là il suffit d’avoir la majorité des votes émis, quelque
soit le nombre de votant, en sachant que les statuts peuvent écarter cette deuxième
convocation. Lorsque l’assemblée est convoquée pour une décision extra-ordinaire.
Parce qu’on peut modifier les statuts, il faudra appliquer l’article L223-30 du Code de
commerce. Petite particularité, dans cet article, il y a des règles constituées avant le 3
aout 2005 et des règles qui s’appliquent pour les sociétés créent après le 3 aout 2005.
Pour celles avant il n’y a aucun quorum requis mais les décisions sont adoptées par les
associés représentant les 3 quarts des parts sociales . Toutes clauses qui exigeraient une
majorité plus élevée seraient réputées non écrites.
Pour celles constituées après cette date, ou pour celles constituées avant, il y a
l’exigence, d’un quorum, c’est un minimum de participant à avoir, requis. Il faut le
quart des parts sociales sur première convocation et le 5ième des parts sociales sur
deuxième convocation. Ce n’est qu’une fois vérifié qu’on peut passer au vote . Les
décisions sont adoptées à la majorité des deux tiers des parts des associés présents ou
représentés. Donc une fois qu’on a le quorum, il suffit qu’il y ait les deux tiers pour
qu’elle soit adoptée.
Il peut y avoir des conditions plus strictes : un quorum et une majorité plus élevée mais il y a
une limite. Les statuts ne peuvent pas prévoir l’unanimité.
Si on veut changer la nationalité, si on veut changer la forme de la société, il faut l’unanimité,
celle de tous les associés : notamment car on aggrave leurs engagements. Que se passe t’il si les
règles de qui concerne le vote d’une AGE ne sont pas respectées ? Nullité. Les délibérations
prisent en violation des articles L 223-30 applicable pour les AGE c’est la nullité qui peut être
demandé.

C. La cession des parts


On est dans une société hybride, donc société de personne, donc agrément. La cession des
parts dans une SARL est subordonnée à un agrément.
Deux possibilités : soit on cède nos parts à un étranger à la société. Soit à un associé.

La cession des parts à un tiers étranger à la SARL


Cette cession à des tiers est obligatoirement soumise à une cession d’agrément. C’est l’article
L223-14 du Code commerce. Les parts ne seront cédés qu’a des tiers qu’avec le consentement
de la majorité des associés représentant au moins la majorité des parts sociales. Les statuts
peuvent prévoir une majorité plus forte.
Attention, dans ce qu’on vient de dire il y a une double conditions :
!
➔ il faut que les associés présents représentent au moins la moitié des parts et que dans
celle ci

➔ la moitié vote pour l’agrément.

Donc si on a moins de la moitié mais qu’ils votent tous à l’unanimité à l’agrément ça n’est pas
voté, car ils sont moins de la moitié. Si on cède nos parts à quelqu’un de notre famille mais qui
par définition n’est pas associé dans la SARL : le principe c’est que les parts sociales sont
librement cessibles entre conjoint ou entre ascendant ou descendant sauf si les statuts ont
prévu une clause d’agrément pour ces cessions.

Cession des parts à un associé


En principe, les parts sociales sont librement cessibles entre associé, à moins que les statuts
n’aient prévu une clause d’agrément. Les conditions de l’agréments sont celles qui sont
prévues à l’article L 223-14 du Code de commerce : on ne peut céder les parts sociales
qu’avec le consentement de la moitié des associés qui représentent la moitié des parts
sociales.
La procédure d’agrément se déroule :
1. Le cédant notifie le projet de cession à ses associés et à ses co-associés. En principe,
cette notification, cette exigence repose sur les épaules du cédant mais la JP admet que
le cessionnaire puisse le faire. Cette notification a lieu soit par LARL soit par
l’intermédiaire d’un commissaire de justice.
2. Le gérant doit organiser la consultation des associés pour qu’il se prononce sur notre
projet de cession. Le gérant doit convoquer les associés dans un délai de 8 jours à
compté de la notification adressée à la société. C’est l’article R 223-12 du Code de
commerce. La décision concernant l’agrément est prise à la majorité des associés,
représentant au moins la moitié des parts sociales sauf si une clause contraire prévoit
une majorité différente. Donc on a bien une double majorité requise à savoir par tête et
en voix. Donc double majorité. Le cédant peut en principe participer à cette décision , la
décision de la société sera ensuite notifiée au cédant par lettre recommandée , dans un
délai de 3 mois, à compté de la dernière notification intervenue à la société ou aux
associés. On prend le dernier et on compte 3 mois. A défaut, l’agrément est réputé
acquis : donc même si les associés ont été réunis à temps et ont voté contre mais qu’ils
n’ont pas été notifié à temps l’agrément est réputé acquis comme si ils avaient votés
pour. Donc si le gérant n’a communiqué l’agrément dans les temps c’est une faute, on
peut engager sa responsabilité.

! En cas de refus d’agrément, le cédant, peut bénéficier d’un droit au rachat de ses parts. En
effet, il y a une exception prévue à l’article L 223-14 al6, en faveur du cédant qui détient ses
parts depuis plus de 2 ans, pourquoi l’exception car en principe il devrait rester prisonnier.
Mais si le cédant a acquis ses parts depuis plus de 2 ans il bénéficiera « au droit de rachat ».
Par ce droit, les associés peuvent acquérir ou faire acquérir par un tiers les parts du cédant ou
la société elle même peut reprendre ses parts. Attention on parle bien d’un droit au rachat,
comme c’est un droit, le cédant peut le conserver et garder sa qualité, on parle aussi de droit
de se repentir.
Si à l’expiration d’un délai, aucune solution n’a été proposée au cédant : soit faire racheté par
un tiers ou co associé ou société, l’associé pourra pourra réaliser la cession initialement prévue
dans ce cas il retrouve son entière liberté et pourra céder à qui il veut. La cession des parts
sociales est très réglementée à chaque étape. Si on loupe une étape, le cédant qui refuse de
concéder un agrément il peut revendre a qu’il veut.
Quelle est la sanction d’une cession irrégulière ? J’ai pas eu l’agrément
mais je fais quand même ?
Pendant longtemps on estimait qu’elle se situait dans le prononcé d’une nullité sauf dans les
SA ou les SAS ou le législateur s’est prononcé contre. Mais il y a eu un arrêt prononcé par la
chambre commerciale de la Cour de cassation le 16 mai 2018 n§16-16498 : rendu sur une SCN
mais applicable pour les SARL, dans cet arrêt la chambre a considéré qu’une cession
de parts sociales non agréée n’était pas nulle en revanche elle était inopposable
aux associés et aux associés. Ce qui veut dire que si on est gérant de la société on doit
convoquer quand même l’associé. Ensuite, dans le rapport entre cédant et cessionnaire, là elle
est valable, mais le cessionnaire pourra se retourner contre nous.

Il y a une autre hypothèse : la cession de parts sociales pour cause de


mort.
Dans cette hypothèse, le principe c’est que les parts sociales sont librement transmissibles par
voies de succession. C’est l’article L223-13 al1. Néanmoins on peut dans les statuts prévoir des
limitations. En effet, les statuts peuvent subordonner l’entrée de l’héritier à une procédure
d’agrément ou les statuts peuvent toujours évincer par avance, les héritiers de l’associé décédé
au profit de l’associé survivant : toujours même article mais al3.
Petite particularité l’exigence d’agrément ne peut pas se faire sur l’associé qui l’était déjà
avant le décès de son auteur : les parents ont des enfants associés, les parents meurent, mais
puisqu’ils sont déjà associés pas de procédure d’agrément.

§3. La réduction du capital social de la SARL


Dans les SARL la modification du capital social est très importante, elle peut être faite à la
hausse ou à la baisse, modifier c’est modifier. L’augmentation du capital social ne pose pas
réellement de problème, en revanche la réduction du capital social si. En effet, cette hypothèse
est régie par les articles L 223-34 et L223-42 du Code de commerce. La réduction du capital
social qui sera une décision extra-ordinaire, est une opération très encadrée. On peut avoir
envi de réduire le capital social pour deux choses.
1. Soit parce qu’il y a des pertes qu’on veut apurer, dans ce cas la cette réduction du
capital est motivé par l’apurement des pertes.
2. Soit car on a tout simplement envie de le faire, pour exclure des actionnaires par
exemple, c’est le coup de l’accordéon. On réduit le capital social pour ensuite l’ouvrir,
en réduisant le capital social on va forcément mettre à la porte des actionnaires,
puisque la part dans le capital social se réduit. Puisqu’on réduit le capital social, ceux
qui ont le moins de parts vont voir leurs actions se réduire à 0. Donc ils partent.

La réduction motivée par les pertes sociales : réduire le capital social pour
apurer les pertes
Cette réduction peut être volontaire ou être obligée forcée par le législateur.
La réduction libre
La réduction du capital peut être librement décidé par les associés pour épurer les pertes. La
société va réduire son capital social parce qu’elle impute sur ce capital social les pertes constatées.
Il ne s’agit que d’une opération purement comptable. Ça veut dire que la société n’est ni
appauvrit ni enrichie. En revanche les associés vont par se biais contribuer aux pertes
sociales. Pourquoi ? Car ils vont voir la valeur de leur parts directement diminuer et c’est
quelque chose qu’ils vont perdre, qu’ils ne reviendront jamais.
Lorsqu’on réduit le capital social, les actionnaires, les associés, tu avais 5 parts mais
puisqu’on réduit le capital tu en as plus que 3. Mais nous on a payé pour 5 parts ce qui veut dire
que si la dissolution de la société prononcée on ne peut pas nous faire rembourser 5 parts on peut se
faire rembourser que les 5 parts. La contribution aux pertes se fait tout de suite, car on a perdu
de l’argent , on a acheté deux parts qui n’existent plus. Ça c’est la réduction libre.

Parfois la réduction du capital social est forcée par le législateur lui même
En effet, elle s’impose lorsque les capitaux propres deviennent inférieur à la moité du capital
social. C’est l’article L223-42 du Code de commerce. Les capitaux propres, sont constitués du
capital social, la mise de départ de tous les associés, des réserves et des primes d’émissions, les
bénéfices non distribués ainsi que les pertes. Il est donc possible que le capital propre soit
moins important que la moitié du capital social : dans ce cas le législateur dit qu’il faut faire
une réduction du capital social ou prononcer la dissolution de la dissolution de la société.

§4. La dissolution de la SARL


Toutes les causes communes à l’ensemble des sociétés, plus 2 qui sont propres aux SARL et on en a
déjà parlé :
1. Lorsque le nombre d’associé est supérieur à 100. La elle sera dissoute au bout du délai
d’un an s’il n’y a pas eu de régularisation.
2. Lorsque les capitaux propres sont devenus inférieur à la moitié du montant capital
social

Section 2 : L’EURL
La société est créée avec un contrat sauf deux exceptions qui touchent l’EURL et la SASU car dans
ces formes sociales il est possible de constituer une société avec un seul associé. On parle alors
d’un acte unilatéral. Le passage de la SARL à l’EURL, ou de la SAS à la SASU, se fait
automatiquement, si on a une SARL ou on était deux ou trois et qu’on devient seul ça bascule en
EURL. Cette société qui veut dire : entreprise unilatérale à responsabilité limité est une société. Il
faudra donc respecter quand bien même seul, certaines formalités. L’associé unique, peut être soit
une personne physique, soit une personne morale. Une même personne peut même créer
plusieurs EURL. Certaines personnes confondent EURL et EIRL, l’entrepreneur individuel à
responsabilité limité qui n’est pas une société. Depuis une loi de 2014, une EURL peut avoir pour
associé unique, une autre EURL. Cette société est également géré par un gérant : il peut soit être
l’associé unique soit un tiers. Le gérant peut être une personne morale. Lorsque la gérance, est
assumée par l’associé unique, il est alors le seul maître à bord : ce qu’il veut dire qu’il va gérer
sa propre nomination et sa rémunération mais attention même dans ce cas là, l’associé doit
respecter la séparation des patrimoines. Car la personne morale a son patrimoine distinct.
L’associé unique va exercer aussi les pouvoirs qui sont donnés par la loi à certains organes et
notamment ceux de l’assemblée. Dans cette hypothèse le gérant devra répertorier
dans un registre toutes les décisions unilatérales qu’il prend. Ce registre est très
important. Quand bien même ils sont seuls la carte bleue de l’associé n’est pas la leur, ils ne
peuvent pas faire leur courses avec, et il faut répertorier dans un registre toutes les décisions : c’est
une question de traçabilité permettant de prouver la dissociation.
Le législateur se méfie toujours de ceux qui ont les pleins pouvoirs dans une société, c’est pour ça
que le législateur a mit en place la procédure des conventions réglementées. Ici elle s’applique aux
EURL comme elle s’applique aux SARL. Donc l’EURL doit respecter la procédure des conventions
réglementées. Cette procédure doit être respectée, dans sa forme classique, lorsqu’il y a des
conventions qui sont conclues entre, la société et le gérant non associé. En revanche lorsque les
conventions sont faites entre la société et l’associé unique on doit seulement faire mention de
cette convention au registre des décisions. C’est une simplification de la procédure. La qualité
de gérant associé et de salarié ne posait pas problème, ça n’en n’avait pas soulevé. Sauf que
depuis un arrêt rendu par le chambre sociale de la Cour de cassation le 16 janvier 2019 n°17-
12.479 la qualité de salarié semble incompatible, avec celle d’associé unique. Même si par
ailleurs cet associé unique n’est pas gérant. Dans cette hypothèse l’existence d’un lien de
subordination paraît difficilement envisageable. Pour les causes de dissolutions même
possibilités.
Conformément au droit commun si l’associé unique est une personne morale, la dissolution de
la société ne donne pas à liquidation mais entraîne : la transmission universelle du patrimoine
de la société à l’associé unique. Article 1844-5 al 3 du Code civil.

Titre 1 – Les sociétés par actions


Sous titre I – La société anonyme
Titre I – La constitution de la société anonyme
La société anonyme est une société dont le capital est divisé en action. Dans cette société, les
actionnaires, ne supportent les pertes, qu’à concurrence de leurs apports. Elle est donc à
forme responsabilité limité, c’est l’article L 225-1 al1 du Code commerce. En cas pratique bien
regarder que l’article est celui de la bonne société. Les articles de la SC ne sont pas ceux du droit
commun.
De façon générale la SA est une forme qui s’adapte très bien aux très grosses entreprises.
Pourquoi ? Car elle peut faire des offres au public de titre financier. Elle peut aussi avoir un
nombre illimité d’actionnaire. Alors que la SARL est limité à 100. Les actions sont des titres
négociables, sur le marché réglementé, si la société est côtée. Depuis une ordonnance du 16
septembre 2020, a été créé dans le Code de commerce, un chapitre aux sociétés dont les titres
sont admis aux négociations sur un marché réglementé. On parlera souvent de sociétés côtées,
même si cette expression n’est plus exacte on l’utilise toujours pour plus de commodité. Elle
signifie simplement sociétés admises aux négociations sur un marché réglementé.
On va regarder que les non côtés.
§1. Le nombre d’associés
Le minimum c’est deux il n’y a aucun maximum. Société anonyme qui n’est pas constituée
avec deux associés elle encourt : la dissolution. Si on a pas au moins deux actionnaires : au
moment de la constitution c’est une cause de nullité. Si c’est au cours de la vie de la société ce
n’est plus une nullité car on est dans l’exécution, ça sera de la dissolution. C’est l’article 1844-5
du Code civil.

§2. Les apports


Dans cette forme sociale les apports en industrie, sont interdits, c’est l’article L 225-3 al 4 du
Code de commerce. Puisque les apports en industrie sont interdits. On va regarder le régime
juridique des apports en numéraire et en nature.

Les apports en numéraires


Les apports en numéraire, doivent être libérés, d’au moins de la moitié de leur valeur
nominale lors de leur souscription. Si je souscris 1000 euros je dois libérer au moins 500 euros
lors de la souscription. Il ne faut pas confondre souscription et libération. Souscription je te promets
de donner 1000 euros. Libération : je te les donne. La souscription se fait à la signature des
statuts. Le reste de la libération se fait sous 5 ans, sur appel de la direction : c’est l’article L
225-3 al3 du Code de commerce. Ce délai de 5 ans n’est pas un droit pour les associés.
Si on a un actionnaire qui a souscrit 1000 euros il se libère valablement avec 500 euros qui
nous donne tout de suite : en disant j’ai le temps de mettre de côté car j’ai 5 ans pour le faire,
la gérance vient, on est à plus 3 mois de la création de la société, donc loin des 5 ans,
l’actionnaire ne peut pas refuser et dire qu’il a encore 5 ans. C’est 5 ans pour la gérance de la
société pour le demander. C’est la force obligatoire du contrat.
Qu’est-ce qu’il se passe si l’actionnaire ne paie pas le reste. Dans ce cas il sera poursuivit en
payement : c’est l’article L 228-28 du Code de commerce. Un moins après une mise en demeure
restée sans effet. La société pourra poursuivre la vente des actions non libérées. C’est l’article L
228-27 du Code de commerce. Donc en gros : on a un actionnaire qui a libéré la moitié, le gérant
lui demande de payer le solde, il refuse, le gérant met en demeure qu’il paie, un mois après cette
mise en demeure sans effet, on peut attaquer la mise en vente des actions non libérées.
Si le gérant ne demande pas sous 5 ans = responsabilité personnelle du gérant : on fait
éclater la bulle. En attendant les droits attachés aux actions sont suspendus. Voir les articles
L225-11-1 L225-16-1 et L 228-29 du Code de commerce.

Les apports en nature


Contrairement aux apports en numéraire : les apports en nature doivent être intégralement
libérés dès l’émission des actions d’apports. C’est l’article L 225-3 du Code de commerce. Si
on a promit un apport en nature c’est tout l’apport en nature pas la moitié.
L’évaluation de cet apport en nature est réalisé par un commissaire aux apports et c’est
obligatoire. Ceci est prévu à l’article L 225-14 du Code de commerce. Par cette évaluation, le
législateur entend éviter, les problèmes de sous évaluations ou les problèmes de sur évaluation
de l’apport. Oui il faut une évaluation des apports mais les actionnaires ne sont pas liés par cette
évaluation. Ils n’encourent pas de responsabilité civile particulière, contrairement aux associés
d’une SARL. En revanche, ils encourent une responsabilité pénale. Pour une surévaluation
frauduleuse de l’apport. C’est l’article L 242-2 du Code de commerce.

§3. Le capital social


Tous les apports concours à la formation du capital, parce qu’il n’y a pas les apports en
industrie. Dans les SA le capital social doit être au minimum de 37 000 euros, L 224-2. La
réduction de ce capital social en dessous du minimum légal est une dissolution du groupement.
Il y a une exception. La décision de réduire le capital social en dessous du minimum est
permise mais seulement à la condition, d’être sous condition suspensive soit de la
transformation de la société en une autre forme sociale, soit d’une augmentation qui aura
pour effet de porter le capital à un montant au moins égal au minimum légal. On diminue en
dessous du minimum et on réaugmente. C’est l’article L224-2al2 du Code du commerce. Ce
montant de 37 000 euros est très important et il y a aussi dans le capital social la
distinction qu’il faut faire avec les capitaux propres . Capital propre : capital social +
bénéfice non distribué + pertes.
Le capital social est divisé en action, dont la valeur nominal peut être fixée par les statuts.
C’est l’article L228-8 du Code de commerce. Le minimum c’est 37 000. Pour certaines
forme le législateur impose de faire certaines réserves. Il y a le capital, et le législateur impose
de faire des réserves.
➔ On a des actionnaires qui ont fait leur apport plus ils contribuent à constituer les
réserves légales que le législateur impose : ce montant se fait avec les dividendes non
distribués, donc de l’argent non distribués.

➔ S’il y a d’autres actionnaires qui arrivent, après la constitution de la société et après la


constitution des réserves : eux si on ne met pas des primes d’émission ils vont
entrer dans l’actionnariat et partager le boni de liquidation alors qu’ils ont pas
participé. Ils vont gagné plus. Exemple : si moi mon argent que j’ai gagné au début on me
le prend pour remplir les réserves. Si une personne entre après qu’elles aient été remplies, si
la société est dissoute il se partagera le boni de liquidation, donc les réserves, alors qu’il n’a
pas participé à celles ci. C’est pour ça qu’existe les primes d’émissions, c’est pour
compenser la non émission aux réserves des nouveaux entrants. Si l’action a une valeur
nominal de 100, ils vont payer 100 + 300, qui aurait du correspondre à leur part de
réserve. Ces 300 ne sont pas des actions en plus , c’est une prime d’émission.
La valeur nominale des actions est soit fixée dans les statuts, dans ce cas là il n’est pas possible
d’émettre des actions aussi du pair : le montant inférieur à la valeur nominal. Quand on créer des
actions. On ne peut d’abord pas en créer tout le temps. On ne peut le faire que lorsque tout le capital
a été souscrit et libéré. Une fois que c’est fait il y a un montant sur ces actions, on ne peut pas
émettre des actions en dessous du pair, on ne peut pas émettre de nouvelles actions pour un montant
inférieur à la valeur nominale sans modifier les statuts. Mais on peut émettre de nouvelles actions.
Au dessus du pair. Comment en créant une action avec une prime d’émission. Pourquoi ? Car le
plus souvent la valeur nominal d’une action ne correspond pas avec la valeur réelle. On a une action
de 100 : si je veux une action je paie 100. Sauf que cette valeur nominal ne prend pas en compte la
participation au réserve. Du coup on met une valeur qui est au dessus du pair : 100 + 50. On paie
150 on a pas un part et demie mais une part et payé 50 pour contribuer à la réserve.

➔ Si la valeur nominale de l’action n’a pas été déterminée dans les statuts , l’action va
représenter une fraction du capital social. Donc, en théorie la valeur de l’action, est
égale au montant obtenu, en divisant, le capital par le nombre d’action.

Titre II – le fonctionnement de la société anonyme


Il faut être rigoureux dans notre utilisation du Code. La SA peut être créée sous deux formes
➔ monistes

➔ dualistes
! Et elles n’obéissent pas aux mêmes règles.

Chapitre 1. La direction de la société anonyme


Pour l’organisation dans la direction des sociétés anonymes il y a deux modes possibles.

1. La première organisation possible c’est la société anonyme avec conseil


d’administration, on appelle ces sociétés, des SA classiques ou monistes.
2. La deuxième forme possible d’organisation c’est la SA à directoire ou conseil de
surveillance : cette forme on l’appelle les SA duale.
On a donc deux corps d’articles différents. Il y a des différences mais des dispositions
communes.

Section 1. La société à conseil d’administration (moniste ou classique)


Il y a deux modes qui peuvent être envisageables. C’est l’article L225-51-1 du Code de
commerce. Qui prévoit qu’il est possible de dissocier les fonctions de président et de directeur
général. Ou bien de réunir sous la même personne les deux fonctions. Les fonctions de
directeur général et président du Conseil d’administration sont différents. Ce ne sont pas les
mêmes fonctions. Une personne peuvent les cumuler : c’est le PDG.
Comment s’opère ce choix de PDG ou DG plus Président : c’est le conseil d’administration
qui est compétent pour décider si les compétences de DG seront exercées par le président du
Conseil d’administration ou par un tiers, c’est l’article L 225-51-1 al2 du Code de commerce.

§1. Le conseil d’administration


C’est un organe, et c’est un organe collégiale qui donc est composé d’administrateurs dont la
désignation, la révocation, la rémunération, les pouvoirs et la responsabilité, présentent des
particularités.

A. Les administrateurs
On va voir leur nomination, leur révocation et leur rémunération.

1. Leur nomination
Le Conseil d’Administration doit comporter au minimum 3 membres. Et au maximum 18.
C’est l’article L 225-17 du Code de commerce. Il y a une exception en cas de fusion c’est 24
pendant un certain temps. A l’intérieur de ces limites, le nombre des administrateurs est
déterminé par les statuts. Cet administrateur peut être
• une personne physique
• ou une personne morale

1. Dans l’hypothèse ou l’administrateur est une personne morale , un représentant


permanent, personne physique, doit être désigné. La personne morale sera
! responsable solidairement, avec le représentent permanent, dans l’exercice des
fonctions.
2. Attention, il n’est pas nécessaire d’avoir la qualité d’actionnaire pour être désigné
administrateur. Mais les statuts peuvent prévoir le contraire.
➔ Disposition misse France : L’article L 225-17 al 2 du Code de commerce dispose que le
CA est constituée en recherchant une représentation « équilibrée des femmes et des
hommes », pourquoi ce terme ? Car aucune sanction.

➔ Les statuts déterminent librement la limite d’âge des administrateurs . A défaut de


règles, le tiers, des administrateurs, ne doit pas avoir plus de 70 ans . Le plus âgé
sera réputé démissionnaire d’office. Je tire à la courte paille.
En cas de dépassement de la limite du tiers on prend le plus vieux et on l’écarte. Les
administrateurs sont nommés par l’AG ordinaire des actionnaires. Il y a une
procédure normale et exceptionnelle.
Dans la normale: l’assemblée statue aux conditions de quorum et de majorité, qui lui
sont propres à l’article L225-18 du Code de commerce.
Lors de la procédure exceptionnelle. Celle ci intervient pour éviter de convoquer l’AG
en cas de décès d’un administrateur ou en cas de démission. Cette procédure
exceptionnelle c’est ce qu’on appelle la procédure de cooptation. C’est
l’article L225-24 du Code de commerce.
Sauf qu’il y a trois situations à distinguer :
1. Le nombre d’administrateur devient inférieur au minimum légal : on est en dessous
de 3. Si un meurt, les 2 administrateurs restants doivent obligatoirement convoquer
l’AG, parce qu’ils ne peuvent pas valablement délibérer puisqu’ils sont en dessous du
minimum. S’ils sont tous morts ou démissionnaires s’il n’y a plus aucun
administrateur dans ce cas là tout intéressé pourra demander au juge, la nomination
d’un mandataire ad hoc pour qu’il convoque l’AG qui élira l’administrateur.
2. Le nombre d’administrateur devient inférieur : non pas au minimum légal mais au
minimum statutaire : on est au dessus de 3 mais en dessous du nombre prévu par les
statuts. Le conseil devra obligatoirement faire des nominations provisoires dans un
délai de 3 mois : à compté de la vacance.
3. Le nombre d’administrateurs ne devient pas inférieur au minimum statutaire : on est
toujours au dessus mais un a démissionné : le CA peut nommer des remplaçants à titre
provisoire.
Toutes les cooptations (dans une assemblée, nomination d'un membre nouveau par ceux qui en
font déjà partie.) sont faites à titre provisoire et devront être ratifiées par l’AGO suivante. Dans
! l’hypothèse ou l’AGO refuse, de ratifier la nomination des administrateurs provisoires, dans
ce cas là, les administrateurs cooptés cessent leur fonction. Mais les délibérations qu’ils
ont prises lorsqu’ils étaient en poste à titre provisoire demeurent valables c’est
l’alinéa 4 de l’article L225-24 du Code de commerce.
La nomination des administrateurs doit être publiée dans un journal d’annonce légale et doit
être mentionné au RCS. Registre du commerce et des sociétés. Elle est également publiée au
BODACC une fois que la nomination des administrateurs a été, régulièrement publiée. Ni la
société, ni les tiers, ne peuvent se prévaloir d’une irrégularité dans la nomination : pour se
soustraire à leur engagement. C’est l’article L210-9 al1 du Code de commerce.

Ni la société ni les
Publication de la Publication de la Tiers ne peuvent se
Nomination de Nomination de Prévaloir d’une
L’administrateur PUIS L’administrateur Irrégularité dans la
Dans un JAL Au BODACC Nomination pour se
Soustraire à leurs
Engagements

2. La révocation des administrateurs


➔ De façon classique les fonctions d’un administrateur prennent fin en cas d’arrivée du
terme ou de démission. Alors attention, la démission peut être volontaire mais elle peut
aussi être forcée : quand on est le plus vieux du CA et qu’on dépasse le tiers des
membres on est réputé démissionnaire. Les 70 ans sont une limite légale. On peut
prévoir en dessous mais pas au dessus. A cet âge on ne peut plus rejoindre de SA.
➔ Attention, les administrateurs sont révocables ad nutum d’un simple signe de tête. C’est
l’article L 225-18 al2. Attention, cette révocation est sans préavis, sans juste
motif et sans indemnité.
➔ Attention encore, cette révocation ne doit pas dégénérer en abus. On doit respecter le
! principe du contradictoire : on doit lui permettre de s’expliquer. Et il ne faut pas que
ça se déroule dans des conditions vexatoires sinon c’est un abus.

➔ Attention encore une fois, cette disposition est d’ordre public , toute clause des
statuts, ou toute convention ayant pour objet ou pour effet, de porter atteinte, à la
révocabilité ad nutum des administrateurs est nulle. On ne peut pas prévoir dans les
statuts un préavis en cas de révocation, c’est interdit. Pareil on ne peut pas mentionner
l’obligation d’indemniser à un montant beaucoup trop élevé, sinon ça dissuaderait de
révoquer. Mais on peut en prévoir une, du moment que ce n’est pas trop élevé. Ce sont
les parachutes dorés.
Les actionnaires peuvent toujours prononcer la révocation d’un administrateur à une AG
quand bien même ce point n’est pas inscrit à l’ordre du jour c’est l’article L 225-105 al 3 du
Code de commerce.

3. La rémunération des administrateurs


➔ Suivant les ouvrages, on pourra parler aussi des jetons de présence pour les
administrateurs. C’est une rémunération.

➔ Elle est fixée par l’AGO

➔ Les actionnaires fixent le montant global de cette rémunération qui est en suite
répartie par les conseils d’administrations, entre donc, les différents administrateurs.
Attention, la répartition n’est pas nécessairement égalitaire . C’est l’article L
225-45 du Code de commerce.

➔ On peut avoir en plus, des rémunérations exceptionnelles. Elles sont prévues à l’article
L 225-46 et qui correspondent à des missions exceptionnelles, spéciales. Donc
ponctuelles qui sont demandées à des administrateurs.

Ces rémunérations de missions spéciales, sont décidées par le Conseil d’Administration, elles
sont soumises à la procédure des conventions réglementées que l’on va voir.
!
Aucune autre rémunération n’est possible. C’est l’article L 225-44 du Code de
commerce.
➢ Sauf, l’hypothèse du cumule qui lui est licite : entre les qualités administrateurs et de
salariés.
➢ Si jamais l’administrateur perçoit des missions autres, ou perçu indument des
rémunérations (un indu classique) l’administrateur doit nécessairement rembourser
les sommes qu’il a perçu, sinon on pourrait lui reprocher un abus de biens sociaux.

B. Le pouvoir des administrateurs


Il faut avoir à l’idée pour comprendre cette partie, que le conseil d’administration est un
organe collégial.
Il se réunit de façon périodique, en fonction d’un ordre du jour déterminé. Donc toutes les
décisions de ce conseil d’administration, sont prises par délibérations .

Les délibérations du Conseil d’administration


Toutes les décisions du CA se prennent en principe lors de la réunion des administrateurs.
C’est l’article L225-37 al 1 du Code de commerce.
➔ Mais les statuts peuvent prévoir aussi une consultation écrite : alinéa 3 du même
article.

➔ Le règlement intérieur de la société peut même prévoir : l’organisation de réunion en


visioconférence, même alinéa. Normalement il devrait plus se faire car c’était pour le
covid.

Les membres du CA doivent donc se réunir mais pour cela ils doivent être convoqués.
➔ Les modalités sont fixées par les statuts . Le plus souvent ils sont convoqués par le
président.

➔ Il a également la tâche de fixer l’ordre du jour . Cette convocation, n’obéit pas à un


régime stricte. Puisqu’aucune forme n’a été imposée elle peut être orale, verbale :
problème de preuve donc.

➔ Dans l’hypothèse ou le président ne convoque pas le CA , l’article L 225-36-1 du Code de


commerce prévoit deux remèdes.

1. S’il n’y a pas eu de réunion depuis plus de deux mois : le tiers des administrateurs,
peut demander au président. De convoquer, le CA sur un ordre du jour déterminé.
C’est très régulé.
2. Si la direction de la SA est dissociée. Les fonctions de dirigeant et de président sont
dissociées, alors le directeur général peut faire la même demande. Attention, le
président est lié par ces demandes. C’est l’article L 225-36-1 al 4 du Code de
commerce.
Une fois les administrateurs réunis, ils peuvent prendre des décisions dont la validité suppose
le respect de certaines règles.
1. La première concerne l’information. Elle est essentielle1. En effet, les administrateurs
doivent pouvoir exercer efficacement leur mission de contrôle de la gestion. L’article L
225-35 al3 du Code de commerce, prévoit que le président du Conseil
d’Administration, ou le directeur général est tenu de communiquer à chaque
administrateurs les documents et informations nécessaires, à l’accomplissement de sa
mission. Cette règle est importante puisque sa violation entraîne la nullité
de la délibération.
2. La deuxième règle concerne le quorum : le CA ne délibère valablement que si la moitié
au moins de ses membres sont présents. Cette règle est d’ordre public puisque
toute clause contraire est réputée non écrite . C’est l’article L225-37 al 1 du
Code de commerce.
Une fois qu’on a le quorum il faut s’intéresser à la majorité.
➔ Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés en sachant
que les statuts peuvent prévoir plus forte. C’est l’article L 225-37 al2. Sauf dispositions
contraires des statuts, la voix du président de séance se prépondérante en cas de
partage : al 4.

➔ Les délibérations du CA doivent être constatées par un PV de séance. C’est très


important si on a pas ça : la sanction est la nullité. C’est l’article L 235-14 al 1.

➢ La nullité des délibérations est encourue en cas de violation des dispositions


impératives régissant la tenue du Conseil d’Administration. S’il y a une règle
impérative que ne l’ont respecte pas = nullité.

Les décisions du CA
Il détermine en premier lieux les orientations stratégiques de la société. Il peut demander à la
direction, de lui rendre des comptes sur les décisions prises et sur les résultats obtenus dans la
mise en œuvre de la politique définie. Il a aussi un rôle plus actif puisqu’il peut se saisir de
toutes questions intéressant la bonne marche de la société et il peut régler par ces
délibérations les affaires qui l’a concerne. C’est ultra important, car par cette règle le CA
possède un pouvoir concurrent par rapport à celui du DG. Il peut prendre la décision de
conclure un contrat ou d’en rompre un. A charge alors pour le DG d’exécuter cette décision.
Pourquoi c’est quand même à sa charge d’exécuter ? Car il reste le représentant légal de la
société. C’est en effet une sorte d’ingérence mais elle est limitée car le CA n’a aucun pouvoir
de représentation à l’égard des tiers, de plus il ne siège pas en permanence.
Les décisions du CA peuvent aussi intéresser le contrôler de la gestion, en effet, l’une de ses
mission est de procéder à celui ci et aux vérifications qu’il juge opportun. C’est l’article L 225-
35 al 3 du Code de commerce.

➔ Le rôle du CA peut aussi autoriser les cautions d’aval et de garantie. Une caution
c’est une personne. La somme s’appelle le dépôt de garantie.
➔ Sont aussi contrôlées les conventions réglementées.

➔ Son rôle est également de nommer révoquer et déterminer la rémunération de son


président, du DG et des éventuels directeurs généraux délégués s’il y en a.
➔ Il convoque aussi les AG et d’en définir l’ordre du jour. Le droit de convoquer l’Ag fait
parti de ses prérogatives, mais ce pouvoir de convocation ne lui est pas exclusif : article
L 225-103 du Code de commerce.

➔ Dans le cadre de l’AGO, le CA établit les comptes annuels et procède à l’affectation des
bénéfices. Soit on distribue - soit on met en réserve.

➔ Le CA rédige un rapport annuel qui est appelé le rapport de gestion ainsi qu’un
rapport sur le gouvernement d’entreprise. C’est l’article L 225-37 dernier alinéa.

➔ Il faut savoir aussi que le CA ait le pouvoir de déplacer le siège social sur le territoire
français, sous réserve d’une ratification faite par la prochaine AGO.

C. Responsabilité des administrateurs

1. La responsabilité envers les tiers


L’article L 225-251 du Code de commerce, l’administrateur peut voir sa responsabilité
engagée par les tiers mais seulement s’il commet une faute séparable de ses fonctions. V.
Cass,com, 10 février, 2009 n°07-20.445. Pour savoir quand on doit la prouver : C’est à partir
du moment qu’on doit faire éclater la bulle de la personnalité morale. Si on est un
tiers on ne peut donc pas le faire. On ne peut le faire que si on arrive a fait éclater la bulle de
protection : on fait ça en prouvant la faute détachable des fonctions.

2. La responsabilité envers la société


Selon l’article L 225-251 du Code de commerce, les administrateurs et le directeur général,
sont responsables individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers
les tiers :
1. soit des infractions aux dispositions législatives réglementaires applicables aux sociétés
anonymes,
2. soit des violations des statuts
3. soit des fautes commises dans leur gestion
4. le devoir de loyauté ajouté par le jurisprudence
A propos de la faute de gestion, la Cour de cassation estime que l’Administrateur est soumit à
une surveillance et à un contrôle sérieux de l’administration de la société. Si on va
jusqu’au bout du raisonnement, dès lors qu’un administrateur est inactif ou qu’il se
désintéresse de la mission il commet une faute : permettant d’engager sa responsabilité.
Cass,com, 31 janvier 1995, n°92-21548.

A ces trois causes classiques, la jurisprudence a ajouté un devoir de loyauté. Ce qui veut
dire que pour la Cour les administrateurs sont tenus de respecter les décisions collectives qui
ont été prises régulièrement par la société et qui ne sont pas entachées par un abus de droit .
On peut voir l’attendu de principe rendu par la chambre commercial du 22 mai 2019 n°17-
13.565.
• Attendu, que le conseil d'administration de la société Safa, composé notamment de M. O...
et Mme O... (les consorts O...), a décidé à la majorité de ses membres, lors de sa séance du
27 juin 2014, que MM. Y... et V... B... se porteraient respectivement candidats à la
présidence ou à la direction générale des sociétés CSA et CESA ainsi qu'à la direction
générale de la société Dordognaise ; que lors des conseils d'administration des filiales, les
consorts O... se sont opposés à la nomination de MM. B... aux organes de direction des
filiales et ont été élus à ces postes ; qu'invoquant un manquement des consorts O... à leur
devoir de loyauté en leur qualité d'administrateurs de la société Safa, cette dernière les a
assignés en paiement de dommages-intérêts ;

Attendu que pour dire que le vote des consorts O... lors des conseils d'administration des
filiales de la société Safa constitue un manquement à leur devoir de loyauté à l'égard de
cette dernière, l'arrêt retient que les administrateurs sont tenus au respect des décisions
collectives prises régulièrement et non entachées d'abus de droit ;

On a donc le CA de la société mère qui se prononce dans un sens : elle prend la décision A, le
CA d’une société filiale doit voter dans le même sens, elle doit prendre la décision A. Du fait du
devoir de loyauté qui fait qu’elle doit prendre les mêmes décisions que la société mère :
normal elles forment un groupe.
➔ La responsabilité des administrateurs est solidaire lorsque la faute est imputable non
pas à un ou des administrateurs déterminés, mais au Conseil d’administration de façon
général. C’est la conséquence logique du caractère collégial de cet organe.

La jurisprudence a affirmé qu’il y avait une présomption simple de faute sur


tous les administrateurs qui avaient participé par leur action ou leur abstention
à une décision fautive du CA. Donc on ne peut pas dire j’étais administrateurs du CA qui
a prit une mauvaise décision (fautive) mais je me suis abstenu. Non même dans ce cas, la
responsabilité est solidaire. C’est une présomption simple. Chacun des administrateurs est
présumé à avoir individuellement commit la faute, même en cas d’absence. Mais c’est une
présomption simple : on peut donc la renverser, cette présomption de responsabilité solidaire peut
être écartée renversée lorsque l’administrateur n’ayant pas prit par au vote, peut établir, peut
prouver, qu’il a été prudent et diligent dans l’exercice de sa mission. Comment peut il prouver ça ?
Il peut le faire ne prenant acte de son refus de vote au cours de la réunion du CA ou
précédemment à la réunion s’il est absent pour une cause légitime : il est hospitalisé il est opéré,
il est convoqué il sait qu’il va devoir refuser de voter, il doit le dire, il fait prendre acte . Sur ce
point il faut aller voir l’arrêt Cass,com, 30 mars 2010 n°08-17841.
L’action sociale, elle tend a réparer au préjudice social :
➔ elle peut être menée ut universi par le DG ou ut singuli par les actionnaires. Attention,
l’action ut singuli ne peut être amenée à être faite que de façon subsidiaire par les
administrateurs. C’est l’article L 225-252 du Code de commerce. C’est une disposition
de droit commun.

3. La responsabilité envers les associés


Ils peuvent engager la responsabilité de dirigeant, pour réparer un préjudice qu’il leur est
propre, sans avoir à rapporter l’existence, d’une faute séparable des fonctions. Néanmoins, il
faut alors nécessairement, que les associés établissent l’existence, d’un préjudice individuel,
donc distinct, de celui subit par la société. Peut on, donc, dire, au titre de cette action individuelle,
que je fais réparer le préjudice subit du fait de la perte de valeur des actions ? Non, ça c’est un
préjudice social, que tout le monde subit.

D. Le cumul des qualités d’administrateur et de salarié


Ce cumul n’est pas interdit lorsqu’on permet à des cadres salariés de devenir dirigeant.
D’abord salarié puis salarié dirigeant. Toutefois ce cumul est encadré pour éviter, des cumuls
fictifs, donnant lieux à une double rémunération. Donc deux hypothèses à distinguer :
1. soit un administrateur déjà en fonction, qui lui ne peut pas devenir salarié.
2. un salarié qui peut devenir administrateur.

1. Un administrateur ne peut pas devenir salarié


Par principe, il y a une impossibilité pour un administrateur déjà en fonction, de devenir
salarié de cette société. On déduit cette interdiction de plusieurs articles, il faut juste retenir le
principe. La sanction de cette sanction est la nullité absolue du contrat de travail . Je suis
administrateurs dans une Sa et je cumule ma qualité d’AD avec un contrat de travail. J’ai pas le
droit de le faire je viens de le dire. Nullité absolue. Donc rétroactivité. Les salaires perçus je
dois les redonner, mais du coup, les tâches que j’ai effectué en tant que salarié ne sont pas
rémunérées, est-ce que j’ai le droit d’être dédommagé ? Non. Bien que j’ai effectué un travail
je ne serais pas rémunéré pour cela. Voir : arrêt Cass,soc, 5 novembre 2009 : n°08-43.177. Dans
cet arrêt la Cour de cassation dit qu’il n’y a pas d’enrichissement sans cause, car le cumul des
rémunérations est interdit. Donc pas de rémunération à cause d’un obstacle juridique, le
cumul est interdit. Le voir il est important.
On vient de voir le principe mais il y a une grosse exception. Elle se fait en faveur des PME.
Des petites et moyennes entreprises. Cette exception est à l’article L225-21-1 du Code de
! commerce. Elle autorise ce cumul si la société ne dépasse pas à la clôture d’un exercice social,
certains seuils :
1. A savoir, moins de 250 salariés et un chiffre d’affaire annuel hors taxes inférieur à 50
millions d’euros, ou un total du bilan annuel, inférieur à 43 millions d’euros.
2. Seconde condition cumulative un travail, un emploi effectif.
Attention. Le contrat de travail conclu avec l’administrateur, est une convention qui est donc
conclue avec la société et l’un de ses administrateurs. En raison du caractère, risqué
dangereux, conflits d’intérêts : cette convention doit suivre la procédure des conventions
réglementées. Cette procédure est prévue à l’article L 225-38 et suivant.

2. Un salarié peut devenir administrateur


Un salarié peut devenir administrateur, si les trois conditions citées à l’article L 225-22 du
Code de commerce, sont remplies.
1. Il faut une antériorité du contrat de travail.
2. Un emploi effectif et distinct des fonctions sociales. Ce qui inclus l’existence d’un lien
de subordination etc..
Le nombre de salarié administrateur ne doit pas dépasser le tiers des administrateurs.
Toutefois cette limite est écartée, s’agissant des administrateurs salariés élus par le personnel,
ou représenté les salariés, ou les salariés actionnaires. Lorsque le cumul est licite, à la fois les
fonctions d’administrateurs et salarié : l’administrateur exerce ces deux fonctions. Et la
révocation de cette personne en tant qu’administrateur n’affecte pas son contrat de travail.
➔ Lorsque le cumul est illicite. Il faut distinguer plusieurs hypothèses : si un
administrateur est déjà en fonction - qu’il devient salarié, alors que c’était interdit.
Alors le contrat de travail est nul.

➔ Deuxième possibilité. Si un salarié devient administrateur mais que sa nomination est


illicite parce que le seuil, du tiers des administrateurs est déjà atteint. Alors c’est la
nomination au poste d’administrateur qui est nul. Si un salarié devient administrateur
mais que son contrat de travail. Ne remplit plus les conditions, parce que le lien de
subordination a disparu : alors le contrat de travail sera suspendu pendant la durée du
mandat.

La modification du contrat de travail qui est conclue avec un administrateur relève du régime
des conventions réglementées. Ça a été précisé par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de
cassation le 12 juillet 1990, n° 80-17.144.

II. Le président du Conseil d’administration


La dissociation des fonctions entre président du CA, et directeur général, n’est pas obligatoire.
Ce qui veut dire que le président du CA, peut aussi être, le directeur général. C’est donc
l’hypothèse du PDG.

A. La désignation du Président du Conseil d’administration


Ce président est élu par le CA lui même. Il est nécessairement un administrateur personne
physique. C’est l’article L 225-47 du Code de commerce.
➔ Ce président est élu aux conditions de quorum et de majorité actuelle. A priori on peut
penser, que la désignation d’un PR par un autre organe, serait nul, par exemple l’AG,
mais ce n’est pas elle de désigner le président du CA, c’est au CA lui même de le faire.

➔ La durée du mandat, du Président du CA, ne peut pas excéder celle de son mandat
d’administrateur. C’est l’article L225-47 al2 du Code de commerce. Il est néanmoins
rééligible. Mais jusqu’à un certain point, il ne doit pas être trop vieux. La limite est
fixée par les statuts ou à défaut à 65 ans : c’est l’article L 225-48 du Code de commerce.

Il peut cumuler les mandats sociaux dans les mêmes conditions qu’un administrateur.

B. La révocation du Président du conseil d’administration


Le président du CA est révocable ad nutum par le CA. Sur un simple geste de tête. C’est
l’article L 225-47 al 3 du Code de commerce. Attention, pas d’abus dans la révocation, il ne
faut pas de circonstance vexatoire lors de la révocation, et on doit respecter le principe du
contradictoire.
➔ On doit donc lui permettre de s’expliquer.
Il peut être révoqué par l’AG en tant qu’administrateur qui là aussi est une révocation ad
nutum. S’il est révoqué par l’AG de sa fonction d’administrateur, il perd alors son mandat de
président ipso facto. Pourquoi ? Car le Président du CA doit avoir nécessairement la qualité
d’administrateur, c’est l’article L225-47 al1. Si l’assemblée générale, révoque cette personne
là en tant qu’administrateur il perd tout de suite sa qualité, sa fonction, de président du CA
car il est plus administrateur.
Lorsque les deux fonctions de DG et de président sont liées. La qualité de DG est liée à celle de
président. Donc, la perte, de la qualité de PR du CA, entraîne nécessairement la perte de la
qualité de directeur général, sinon la direction ne serait plus assumée par le Président. Ce qui
veut dire que si le CA, révoque le mandat de Président du PDG, celui-ci perd également son
mandat de DG. Ça sera exactement la même chose si l’AG révoque le mandat
d’administrateur du PDG.
Dans ce cas là il perd les 3 mandats d’impôts : administrateur - président - DG.

C. La rémunération du président du CA
C’est l’article L225-47 al1. Il perçoit sa rémunération en tant qu’administrateur et une
supplémentaire pour son rôle de président. Le caractère institutionnel de la révocation lui fait
échapper au régime des conventions réglementées.

D. Les pouvoirs du Président du conseil d’administration


Il a pour tâche d’organiser et de diriger les travaux du Conseil. C’est l’article L225-51 du
Code de commerce.
➔ Il convoque le CA.

➔ Fixe son ordre du jour

➔ Dirige les débats

➔ Il possède une voie prépondérante en cas de partage.

➔ Il doit rendre compte de cette organisation à l’AG.

➔ Il veille au bon fonctionnement des organes sociaux. Ça veut dire qu’il veille au bon
fonctionne des AG : il doit contrôler, faire attention aux convocations etc.

➔ Il s’assure également que les administrateurs sont capables de remplir leur mission et qu’ils
aient reçu toutes les informations nécessaires à leur mission de contrôle et de surveillance.

III. Le directeur général


Le statut du directeur général est encadré par la loi aux articles L 225-51-1 du Code de
commerce à L225-55 du Code de commerce. Oui on peut cumuler et avoir un PDG mais là on va
étudier ça de façon distincte.
A. La désignation du DG
Ce directeur général est nommé par le conseil d’administration. C’est l’article L 225-51-1 al 1
du Code de commerce. Il ne peut en avoir qu’un seul. C’est une personne physique qui peut
être actionnaire ou non qui peut être administrateur ou non.

Le DG peut donc être une personne extérieure à la société : un tiers.

B. La révocation du directeur général


Il est révocable à tout moment par le conseil d’administration : c’est l’article L 225-55 al1.
Attention, oui il est révocable à tout moment mais sur juste motif. Donc pas révocable ad
nutum. L’absence de juste motif entraîne l’absence de dommages et intérêts. Dans le même
sens lorsque les circonstances de la révocations sont abusives, ou que l’on ne respecte pas le
principe du contradictoire, alors la société peut être condamnée à lui verser des DI. Lorsque le
directeur général assume les fonctions de Président du conseil d’administration (PDG) il est
révocable ad nutum, donc sans juste motif. Le DG se fait révoquer sans juste motif. Mais s’il
est en plus président, c’est avec un juste motif.

C. La rémunération du DG
C’est l’article L 225-53 al3, qui réglemente cette question, il est rémunéré en tant qu’organe
de direction par le CA. Si le directeur général est également administrateur alors sa
rémunération s’ajoute à celle qui l’a en tant qu’administrateur.

D – L’encadrement des pouvoirs du directeur général


Le DG détient la direction générale de la société. Article L225-51-1 alinéa 1er du code de
commerce. Ça veut dire que dans la pratique, le DG est le chef d’entreprise. C’est lui qui
quotidiennement exerce la direction générale de l’entreprise. C’est-à-dire qu’il représente la
société dans tous ses rapports avec les tiers : article L225-56 du Code de commerce. L’alinéa
1er de cet article dispose que « le DG est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes
circonstances au nom de la société ». Cet alinéa ajoute que « il exerce ses pouvoirs dans la limite
de l’objet social, et sous réserve de ce que la loi attribut expressément aux assemblées
d’actionnaires et au conseil d’administration ». Il représente donc la société dans tous se
rapports avec les tiers mais surtout, la société est engagée même par les actes du DG qui ne
relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait
cet objet, ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances étant exclut que la seule
publication des statuts suffise à démontrer cette preuve.
Dans la mission qui lui est confiée, le DG voit ses pouvoirs construits sur le même modèle que
ceux du gérant de la SARL. Même si il existe quelques particularités à la SA. Le DG dans les
SA peut se faire assister par un ou plusieurs directeurs généraux délégués (DGD). Attention :
ces DGD, dans l’ordre externe ils ont les mêmes pouvoirs que le DG donc engagent aussi la
société, mais dans l’ordre interne, c’est différents. Dans l’ordre interne, c’est le conseil
d’administration qui va déterminer leurs pouvoirs en accord avec le DG. Article L225-53
alinéa 1er et l’article L225-55 alinéa 1er précise que « les directeurs généraux délégués sont
nommés, révoqués, et rémunérés par le conseil d’administration ».
Bornes du pouvoir du DG : plusieurs bornes mais dont l’efficacité est
variable :
1. La première des bornes ultra efficace : empiètement sur le pouvoir d’autres organes
sociaux. L’article L225-56 du code de commerce investi le DG des pouvoirs les plus
étendus, mais dans le respect/ limite de ceux que la loi attribut expressément à un autre
organe. Ces autres organes sont : l’assemblée des actionnaires et le conseil
d’administration. Donc, les pouvoirs propres à l’AG (toutes confondues) sont la
modifications des statuts donc AGE ; l’approbation des comptes et l’affectation des
résultats ; la nomination des commissaires aux comptés ; la nomination ou la révocation des
administrateurs ainsi que la fixation de leur rémunération ; l’approbation des conventions
qui sont conclues entre les dirigeants et la société, ou entre la société et un administrateur ou
un actionnaire disposant de plus de 10 % des droits de vote. C’est pour les pouvoirs
propres aux AG et le DG qui ne peut pas empiéter.
Les pouvoirs propres au CA dont le DG ne peut pas empiéter : sont la convocation des
AG ; fixation de l’ordre du jour des AG ; établir l’inventaire, les comptes annuels et le
rapport de gestion ; autorisation des conventions passées entre la société et l’un de ses
dirigeants, ou administrateur ou actionnaire disposant de plus de 10 % des droits de vote ;
nomination et révocation du président du conseil d’administration, le DG, les DGD ; aussi la
charge de fixer leur rémunération. Le CA doit aussi répartir la rémunération globale
versée aux administrateurs au titre de leur fonction. Cette répartition peut ou pas être
réalisée de manière égalitaire. C’est au CA qu’il revient d’établir la politique de
rémunération des mandataires sociaux dont les actions sont admises aux négociations
sur un marché réglementé. Cette première borne est très efficace donc le DG est investi
des pouvoirs les plus étendus sous réserve de la loi qui attribut ces pouvoirs
expressément à un autre organe.
2. Deuxième borne : très efficace aussi : les actes interdits ou qui sont encadrés d’une
manière spécifique par la loi. Comme en matière de SARL, il y a certains actes qui sont
interdits ou qui sont controlés.
➔ Ces actes sont inefficaces mêmes à l’égard des tiers. Il s’agit des conventions
interdites : les cautions, les avals, et les garanties, ainsi que les conventions
réglementées. Pourquoi il a cette réglementation pour les conventions ? De quoi le
législateur avait peur et donc interdit ou contrôler certaines conventions ? Parce que il a eu
peur du fait de leur position, le dirigeant impose la conclusion de convention par la
société qui les favorisent eux sans prendre en compte l’intérêt de la société qui devrait
à la base guidée leur actions.

Le directeur général
Il peut voir ses fonction cesser notamment du fait d’une révocation. Aux termes de l’article L 225-
55 al1 du Code de commerce, le DG est révocable à tout moment, par le CA. Il faut faire néanmoins
attention à une chose : lorsque le DG est aussi présidence du CA (PDG) il est révocable ad nutum
c’est-à-dire sans motif, sans préavis et sans indemnité. Il faut néanmoins toujours des droits de la
défense et lui permettre de s’expliquer. Si les deux fonctions sont séparées.
Le DG est révocable à tout moment mais sur juste motif, sinon DI. Même avec un juste motifs.
C’est lui qui représente la société envers les tiers. C’est l’article L225-56. Il faut comprendre que
dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du DG, qui excéderait
l’objet social, à moins qu’elle ne prouve la mauvaise foi du tiers. Il est possible de limiter ses
pouvoirs mais celles-ci sont inopposables aux tiers. Ça veut dire quoi ? Que si le législateur viole la
clause limitative de pouvoir, la société est quand même engagée envers les tiers. Un arrêt rendu sur
une SARL mais transmissible aux SA, a disposé que l’inopposabilité aux tiers pouvait même
invoqué par des tiers de mauvaise foi. C’est un arrêt rendu par la chambre commerciale le 2 juin
1992.
Bien que les pouvoirs du DG peuvent être limités, on ne peut cependant le priver de diriger la
société. Ici si on prive le DG de tous ses pouvoirs de direction ce n’est plus un DG.
Le directeur général engage sa responsabilité civile individuellement ou solidairement, avec les
administrateurs, s’il commet une infraction aux dispositions législatives et réglementaires. S’il viole
les statuts ou s’il commet une faute de gestion. L’action se prescrit par 3 ans et elle obéit au régime
applicable aux administrateurs. Ce sont les articles L225-252 à L225-254 : il faut absolument les
lire.

Précisions sur les conventions interdites


Les conventions interdites sont prévues à l’article L225-43 du code de commerce dispose que
« à peine de nullité du contrat, il est interdit aux administrateurs personnes physiques, (personnes
morales c’est possible), aux représentants permanents des personnes morales administrateurs (dans
le CA on a des administrateurs qui sont dirigés par un président du CA qui peut aussi avoir ou pas
les PVRS du DG ». On a différents administrateurs qui peuvent être soit personnes physiques
ou morales. Pour les personnes physiques, interdit de conclure sous quelque forme que ce soit
des emprunt, découverts en compte courant. Pour les personnes morales c’est interdit au
représentant permanent de ces personnes morales ; aux DG, aux DGD, ainsi que leur conjoint,
ascendants et descendants, ainsi qu’à toutes personnes interposées de faire consentir par la société à
leur profit un crédit (peut importe sa forme : prêt, découvert en compte courant, avance, ou
autre), un cautionnement ou un aval envers les tiers. Tout ça c’est interdit et la sanction
c’est la nullité absolue qui ne peut pas être confirmée c’est-à-dire que l’AG ne
peut pas couvrir cette irrégularité. Pourquoi est ce que ces choses sont interdites ? Parce
que ce sont des actes dangereux. En principe, ils sont même en dehors de l’objet social. Il y a
une procédure à suivre : on a des actes qui sont dangereux donc interdits et des actes interdits
mais qui sont controlés. Les cautions, avals et garanties sont des actes dangereux mais
controlés. Le découvert de compte courant est interdit parce que ça veut dire que c’est la
société qui nous prête de l’argent. Pour constituer une SA, est ce qu’on peut différer les apports
(sur appel de la gérance) ? On a une AG qui vote la distribution des bénéfices donc on va avoir
des dividendes, est ce qu’on peut dire à la société qu’on fait une compensation (ne me donne
pas les dividendes et prend sur cette somme là pour couvrir ma dette) ?
CONSIGNES : elle va mettre un cas pratique et/ou un commentaire d’arrêt sur lequel réfléchir pdt
les vacances et le 14 mars on le corrige : il faut avoir relu tout le cours et savoir répondre sinon elle
va nous démarrer. Commentaire d’arrêt : tout sauf une disserte : je ne recopie pas l’arrêt.
Introduction : fiche d’arrêt. + rajt des trucs. On fait une entame+ faits+ procédure+ thèse en
présence+ prblm de droit+ solution+ annonce de plan (seulement grand 1 et 2). l’entame au début
de la fiche d’arrêt : on dit au correcteur le sujet/ thème qui va être abordé. Si convention conclue
entre un administrateur et la SA, on dit que du fait du risque de la conclusion de certaines
conventions, le législateur a préféré encadré celle ci, notamment procédure qui fait l’objet de l’arrêt
telle date et on met ensuite les faits : on dit qu’on va parler de ça. On introduit l’arrêt en disant que
c’est justement sur ce point que porte l’arrêt du temps, rendue par telle juridiction et en l’espèce.
But= faire comprendre la solution donnée par la cour ou le tribunal. Si arrêt de la CDC, on
commente arrêt de la CDC et interdit de faire I)CA et II)CDC. La solution de la CDC c’est soit
j’approuve ou désapprouve la CA. On s’aide des moyens au pourvoi etc mais on fait pas tout
dessus. Il ne faut pas confondre ce que dit la CA ou le demandeur au pourvoi. Une fois qu’on la
solution de la CDC, on doit l’expliquer/ comprendre les implications de cette solution et comment
cette solution se situe dans l’histoire juridique. Il faut connaître le cours pour savoir si arrêt
d’espèce qui confirme les décisions antérieures, ou revirement qui change tout ce qui a été fait
avant. On doit dans un commentaire commenter la solution donnée : qu’est ce qui est important. Si
elle casse et annule une décision d’appel, sur quels points elle a cassé, et sur quoi les juges de la CA
se sont trompés.

Il y a des conventions qui doivent suivre une procédure spéciale : article R225-28 du code de
commerce : Le conseil d'administration peut, dans la limite d'un montant total qu'il fixe, autoriser le
directeur général à donner des cautions, avals ou garanties au nom de la société. Le problème : cet
article n’est plus en vigueur mais règles au sein de cet article sont toujours valables. Il y a une
autorisation préalable donnée par le conseil d’administration pour certains actes. Elle peut
être donnée soit pour chaque acte, soit de façon globale. Il faut savoir que l’autorisation
globale a une durée d’un an et elle est donnée dans la m-limite d’un montant total ou plafond
global. Ça veut dire que les organes de direction de la SA, donc le DG et les DGD qui ont pour
les tiers les mêmes pouvoirs que le DG, pourront donc consentir des garanties mais seulement
jusqu’à ce que le plafond global soit atteint. Dans la pratique, c’est rarement cette méthode qui
est suivie pcq les sociétés dans la pratique adoptent la méthode du double plafond. Ainsi, le conseil
d’administration va fixer un plafond global pour la masse de tous les actes et un plafond
individuel pour chaque acte. Donc on a le montant global, et à l’intérieur de ce montant pour
chaque acte un montant limite. Tout dépassement du plafond, qu’il s’agisse du montant global
ou du montant maximum pour chaque opération, doit être analysé comme une absence
d’autorisation. Toutefois, depuis la loi du 19 juillet 2019, la loi de simplification et clarification
et d’actualisation du droit des sociétés, le CA peut donner son autorisation de façon globale et
annuelle sans limite de montant mais attention seulement lorsqu’il s’agit de garantir les
engagements pris par les filiales controlées au sens de l’article L233-16 du code de commerce.
Quelle est la sanction qui serait attachée à l’irrégularité qui touche l’acte ? Une loi de mai
2024 qui délègue un décret pris en CE le choix des sanctions qui s’applique sur ces
conventions. Toutes les sanctions sur les irrégularités sont fixé sur un décret du CE dans la
partie règlementaire du code. L’irrégularité de l’acte a des conséquences très importantes. En
effet, l’idée derrière cette procédure est que le créancier bénéficiaire de la garantie aurait du
vérifier que le dirigeant avait bien les pouvoirs pour le faire et donc l’autorisation du CA pour
conclure l’acte. La sanction de l’inopposabilité est une sanction particulière. En effet, l’acte
inopposable ne peut pas être opposé à la société. Mais cet acte ne lie pas non plus le dirigeant
qui l’aurait accordé. On aurait une garantie valable mais sans garant pcq inopposable. Mais
qu’à actionné la responsabilité personnelle du dirigeant ? C’est possible mais quand on est
tiers on doit casser la bulle de la personnalité morale mais prouver une faute détachable des
fonctions mais pour la CDC ça c’est pas une faute détachable des fonctions. Arrêt chambre
commerciale de la CDC, le 8 novembre 2017, n°16-10.626. Donc pas engager la
responsabilité personnelle du dirigeant donc devra essayer d’engager la
responsabilité civile de la société. Sauf que, la responsabilité civile de la société auquel
l’acte est inopposable ne peut pas non plus être recherché. Arrêt chambre commerciale CDC, le
15 janvier 2013, n°11-27.648. En revanche, le dépassement de l’autorisation globale
ne peut pas être opposée aux tiers qui n’en avaient pas connaissance, sauf si le
montant de la garantie excède à lui seul l’une des limites fixée par la décision du
CA. Quand on est tiers et qu’on contracte avec une société il faut vérifier que la personne qui
conclue cet acte avec nous a le pouvoir de le faire, sinon on nous le pardonne pas . Mais théorie
du dirigeant de fait avec l’apparence faisant croire légitimement qu’il s’agissait du dirigeant
de la société. Sauf que sur ce plan là, ça ne nous sauvera pas. Il faut toujours vérifier les
pouvoirs. Il y a donc a coté des conventions interdites : conventions strictement réglementées.

Les conventions réglementés


Conventions réglementées : le code de commerce encadre ces conventions règlementées.
Article l225-38 du code de commerce qui a été modifié par une ordonnance du 31 juillet 2014 .
Les conventions règlementées sont des conventions conclues entre la SA et certaines personne
dont la position peut faire craindre un abus de pouvoir. Dans ces personnes figurent les
dirigeants de la société. Ces conventions réglementées ont un champ d’application qui est bien
cadré, recouvre un critère matériel et un critère personnel.
Critère matériel : l’article L225-38 précise qu’il s’agit de toute convention certes, mais une
convention quand même donc les actes unilatéraux sont exclus. Donc la rémunération est
exclue. De même que toutes les décisions prises en AG. En outre, cette procédure des
conventions règlementées ne s’appliquent pas du tout aux conventions libres qui sont « les
conventions portant sur des opérations courantes concluent à des conditions normales ». attention,
pour qu’une convention puisse être qualifiée de libre, il faut absolument la réunion de
plusieurs éléments :
➔ qu’elle soit donc « courante » c’est-à-dire effectuée de manière habituelle par la société
dans le cadre de son activité (subjectif) fixée par l’objet social ; et être conclue à des
conditions normales. Ça veut qu’il faut que la convention soit conclue à des conditions
qui sont habituellement suivies dans la société, dans ses rapports avec les tiers, ou avec
d’autres sociétés :

➔ conditions du marché, prix, réduction éventuelle. Ces conventions libres sont excluent
de la procédure des conventions réglementées. Mais aussi excluent toutes les
conventions interdites.

Situation particulière : celle qui regroupent les conventions conclues par la société avec
une filiale détenue à 100 % par la société mère. Ça échappe pcq il y a pas de risque de
conflit d’intérêt pcq si la société mère déteint sa filiale a 100 % et qu’elle conclue avec cette
filiale une convention lésionnaire c’est la société mère qui subit directement
l’appauvrissement donc pas une convention que le législateur peut vouloir règlementer pcq
c’est elle qui aura le problème subit par l’appauvrissement de sa filiale. Quels sont les types
de conventions ?
➔ Critère personnel: avec qui la convention est conclue ? Convention dangereuse pcq
conclue par la société avec certaines personne qui pourraient abuser de leur influence.
Attention : société qui conclue avec ces personnes, soit directement ou indirectement.

1. Première hypothèse : les conventions concluent directement avec certaines personnes:


les dirigeants : toutes conventions concluent entre SA et son DG ou administrateur ou DGD
sont dangereuses ; aussi les actionnaires mais seulement si l’actionnaire en question a un
poids suffisant pour être considéré comme dangereux donc ceux qui dispose d’une fraction
des droits de vote supérieure à 10 %. Aussi les conventions intervenues indirectement
avec certaines personne:
recouvre 2 choses : la notion de personne interposée, ou de prs indirectement
intéressée. Une personne peut être qualifiée de personne indirectement intéressée : arrêt
chambre commerciale de la CDC le 16 mai 2018 qui a expliqué cette notion : n°16-18.183.
Dans cet arrêt, il apparait que l’intérêt indirect se caractérise par la réunion de 2
éléments cumulatifs :
Il faut un profit personnel : c’est-à-dire que le dirigeant ou l’actionnaire qui dispose de
plus de 10 % des droits de vote doit tirer un profit personnel de l’opération . Et il faut
que cette personne ait un pouvoir d’influence : profiter grâce a sa position indument de
qqchose. Cette personne doit détenir dans la société considérée qui contracte, un
pouvoir suffisant pour lui avoir permis d’obtenir que le contrat considéré ait été conclu
avec des conditions déséquilibrées. Pourquoi il faut la marque des conditions
déséquilibrées ? Parce que sinon c’est une convention normale, conclue à des
conditions habituelles.
• Exemple : je suis dirigeant d’une société qui change des pneus, j’ai ma voiture, je fais
changer mes pneus par la société, c’est pas interdit sauf si j’essaye d’avoir un rabais de
80 %. exclut de la procédure des conventions réglementées pcq elles sont normales.
1. e
2. Sont également rattaché a ce régime des convention, toutes les conventions concluent
entre la société avec une autre société dès lors qu’ils ont des dirigeants communs. Donc
si on a MR A qui est DG de la SA A et ce même MR DG de la SA B, qui conclue des
conventions ensemble, c’est aussi une convention qui va être soumise à une procédure pcq
je suis dirigeant de la Société A et B et le contrat conclu entre les deux. Même raison.
La société anonyme peut être organisée de deux façons, la SA de type moniste ou celle de type
dualiste. Soit un fonctionnement avec un Conseil d’Administration, soit un directoire et un conseil
de surveillance. La SA a des règles communes, notamment sur le nombre d’associé etc.. et ensuite
pour l’organisation on a le choix avec les deux formes.
Le Conseil d’Administration est composé d’administrateur, leur nombre doit nécessairement être
compris, entre 3 et 18 c’est l’article L225-17 du Code de commerce. Ce n’est que dans le cas d’une
fusion, que le nombre d’administrateur peut aller jusqu’à 24. Mais seulement de façon provisoire.
Ça ne peut aller jusqu’à 24 que pendant un délai de 3 ans. Depuis la loi du 4 août 2008, la loi
n’impose plus la qualité d’actionnaire pour être administrateur, en revanche, les statuts peuvent
toujours prévoir, que la qualité d’administrateur est réservée aux actionnaires de la société, c’est
l’article L225-25 du Code de commerce. Lorsqu’une personne morale est administrateur, c’est bien
la personne morale qui doit posséder les actions, et non son représentant permanent.
Lorsqu’un administrateur doit être propriétaire d’actions, ou d’un certain nombre nombre d’actions
pour être administrateur, il doit véritablement posséder un droit de propriété sur ses actions. Ça veut
! dire que cette condition ne serait pas rempli s’il était nue propriétaire, copropriétaire, ou usufruitier.

Si la personne perd la propriété de ces titres, au cours de son mandat d’administrateur, il sera réputé
démissionnaire, l’administrateur peut être une personne physique, ou une personne morale, et dans
ce dernier cas, elle est tenue de nommer un représentant permanent. Ce représentant, est à la fois un
organe de cette société, et le mandataire, de cette même société, a une limite d’âge. L’article L225-
19 du Code de commerce, impose que le nombre d’administrateur, ayant dépassé l’âge de 70 ans, ne
peut pas être supérieur, aux tiers des administrateurs en fonction. Donc toutes nominations qui
interviendrait en violation de cette disposition sera sanctionnée par une nullité. Mais pour éviter le
prononcer de nullité en cascade, la nullité de la nomination, n’entraîne pas la nullité de délibération.
C’est le même article L 225-19 in fine.
Le Conseil d’administration peut également comprendre des administrateurs salariés, lors de la
constitution de la société les premiers administrateurs sont désignés dans les statuts. C’est l’article
L225-16 du Code de commerce. Il faut savoir que la durée des fonctions ne peut pas excéder 6 ans.
Au cours de la vie sociale, c’est le rôle de l’AGO, de nommer les administrateurs, mais la durée de
leur fonction n’ont plus dépassé 6 ans, c’est l’article L 225-18.
La nullité sera encourue pour toute intervention en nullité de ces dispositions. Les administrateurs
peuvent être réélus sauf dispositions contraires dans les statuts. Ça c’est quand tout se passe bien.
Mais certains éléments peuvent complexifier les hypothèses.
1. Si le nombre d’administrateur, devient inférieur au minimum statutaire, sans être inférieur
au minimum légal qui est de 3, dans ce cas le Conseil d’Administration devra procéder à des
nominations provisoires dans un délai de 3 ans. Donc là on est dans l’hypothèse ou les
statuts ont fixé un minimum au dessus de ceux légaux. Dans ce cas la ce qu’on appelle la
cooptation est obligatoire, c’est l’article L 225-24 al 3. Cette cooptation fera l’objet d’une
ratification par la plus prochaine, des AGO.
2. Le nombre d’administrateurs devient inférieur au minimum légal, donc en dessous de 3. La
cooptation est donc impossible. Les administrateurs restants, doivent immédiatement
convoquer l’AGO afin qu’elle complète l’effectif. On retrouve ces règles à l’article L225-24
al2.
3. Si le nombre d’administrateur est égal ou supérieur au minimum statutaire, la cooptation est
soumise à ratification, mais elle ne sera possible qu’en cas de vacances par décès ou par
démission. Cette ratification, peut être faite par la prochaine assemblée générale ordinaire,
c’est l’article L225-24 toujours. Le CA n’est pas obligé de convoquer à la prochaine AGO.
4. Si tous les administrateurs disparaissent en même temps. S’ils démissionnent tous par
exemple. Dans ce cas là, il faudra demander rapidement en justice, la nomination d’un
administrateur provisoire pour éviter la paralysie de la société. Attention, à partir du moment
ou la nomination a été régulièrement publiée ni la société ni les tiers ne peuvent se
prévaloir d’une irrégularité dans la nomination d’un administrateur pour se soustraire
à leur engagement. C?est l’article L210-9 al 1 et 2. Attention la démission est un acte
unilatéral, elle n’a pas du tout besoin d’être acceptée pour être efficace. Ce qui veut dire
aussi c’est qu’elle ne peut pas être rétractée. Même si la démission est un acte unilatéral, si
elle est donnée à contre temps ou dans l’intention de nuire, elle pourra donner lieu à des DI.
Une autre cause dans la cessation des administrateurs, qui repose dans la révocation. En
effet, les administrateurs peuvent être révoqués à tout moment par l’AGO. C’est l’article L
225-18 al2 et ce sans préavis, sans indemnité et sans avoir besoin de justifier d’un motif.
Néanmoins l’administrateur doit avoir connaissance des motifs de sa révocation avant le
vote. La révocation ad nutum est d’ordre public. Elle ne peut pas être entravée ni
directement ni indirectement par une clause contraire.
Les administrateurs sont chargés de gérer collectivement la société mais ils n’ont pas le pouvoir de
la représenter, ce ne sont pas des dirigeants de la SA et ils ne sont pas non plus commerçant.
C’est la société qui fait des actes de commerce, pas les administrateurs, la responsabilité de ceux-ci
est limité aux montants de leurs apports. Ils pourraient dans le cadre d’une procédure collective, être
condamné à supporter tout ou partie des dettes de la SA en cas de faute de la gestion.
A connaître par coeur : un administrateur en fonction ne peut pas en principe conclure de
contrat de travail avec la société mais, un salarié peut devenir administrateur et ce sans
perdre le bénéfice de son contrat de travail à condition que le contrat soit effectif et que le
nombre des administrateurs liés à la société ne dépasse pas le tiers des administrateurs en
fonction.
Depuis la loi du 22 mars 2012, laquelle a insérée l’article L2525-21-1 du Code de commerce, un
administrateur peut, si la société anonyme dans laquelle est une PME, au sens du droit européen,
devenir salarié si son emploi est effectif. Une PME au sens du droit européen, est celle qui respecte
des seuils : ceux de l’annexe de la commission du 6 mai 2003.
Pour être une PME elle doit employer moins de 250 personnes et que son chiffre d’affaire HT
n’excède pas 50M ou que son total de bilan soit inférieur à 43M.
Attention, un tel cumul rend applicable, la procédure des conventions réglementées, sauf une
hypothèse ou la conclusion du contrat de travail pourrait être qualifiée d’opération courante conclu
à des conditions normales. En dehors de cette hypothèse, l’Administrateur d’une société peut
conclure un contrat de travail avec n’importe quelle autre société, et même avec une filiale de la
société dans laquelle il est administrateur.
En sens inverse, il n’y a pas de problèmes, un salarié peut devenir administrateur. Certaines
conditions devront être remplies : L225-22 le contrat de travail devra être antérieur aux fonctions
d’administrateur, il ne faudra pas dépasser la limite du nombre des salariés administrateurs (tiers des
salariés en fonction), la nécessité d’un contrat de travail effectif, il faudra ensuite la perception
d’une rémunération distincte, et surtout, un lien de subordination.
Ce cumul entraîne des conséquences, en cas de cumul licite, l’administrateur ne perd évidemment
pas le bénéfice de son contrat de travail. En cas de révocation de sa fonction d’administrateur, il
conserve aussi le bénéfice de son contrat de travail.
En cas de cumuls illicites, la nomination au poste d’administrateur est nulle. Tout dépend de la
cause de nullité : si la nomination au poste d’administrateur est illicite car on a dépassé la limite du
tiers, dans ce cas là, c’est la nomination qui est nulle. Si en revanche le cumul est illicite car il n’y a
plus de lien de subordination, dans ce cas là c’est le contrat de travail qui est simplement suspendu.
Une fois tous les administrateurs désignés. Ils vont désigner un Président qui est nécessairement
une personne physique article L225-47. Président dont la limite d’âge est de 65 ans sauf clause
contraire. L’article, L 225-48 al2 Prévoit que toutes nominations en violation de l’Al 1 est nulle :
règle d’ordre public.
Là on parlé de la fonction de Président du CA.
Mais QUID du DG ? Il est nommé par le CA. C’est d’ailleurs ce conseil qui décide si on cumule les
fonctions de Président et de directeur général. Dans l’hypothèse ou les deux fonctions se cumulent
alors les dispositions des statuts qui sont relatives aux directeurs général s’appliqueront aussi au
Président. C’est l’article L 225-51 al3 du Code de commerce. Cet article prévoit dans ses al 1 et 2
que, sur proposition du DG, le CA peut nommer une ou plusieurs personnes physiques, chargé
d’assisté le DG avec le titre de Directeur général délégué. Les statuts fixent le nombre maximum
des directeurs généraux délégués qui ne peuvent pas dépasser 5. Il y a aussi une limite d’âge qui est
fixée à 65 ans.
L’article L225-44 règle la question de la rémunération des administrateurs. Ils ne peuvent avoir une
aucune rémunération permanente ou non, autre que celles prévues aux articles, L 225-45-46-47-53,
toutes clauses contraire est réputée non écrite et toutes décisions contraires est nulle. Dans les
ouvrages on peut voir que les AD sont rémunéré par des jetons de présence. La loi PACT a
supprimé cette expression, aujourd’hui on parle de rémunération des administrateurs. Ils peuvent
donc recevoir des jetons de présence, une rémunération exceptionnelle déciéde par le CA mais pour
des missions ou des mandats confiés à des administrateurs. Il y a aussi la rémunération au titre de
Président du CA qui peuvent s’ajouter à la fonction d’administrateur.
La rémunération d’administrateur consiste en une somme fixée par l’AGO de façon annuelle. Ce
sont les actionnaires qui fixent le montant global des administrateurs, cette somme globale est
ensuite partagée entre eux, pas nécessairement égalité. Les rémunérations exceptionnelles de
l’article L225-46 sont décidées par le CA, et elles ont vocation à rémunérer des fonctions
ponctuelles qui peuvent être confiées à des administrateurs. Attention, ça sera soumit à la procédure
des conventions réglementées, trouvée aux articles L225-38 et L225-48.
Toutes les dispositions sur la rémunération des administrateurs sont très importantes parce qu’elles
sont d’ordre public. L’article L225-44 al2 explique que toute clause contraire est réputée non écrite
! et toute décision contraire est nulle.

Quid de la rémunération du PR et du DG. Elles diffèrent, elles sont déterminées en principe par le
Conseil d’Administration, ce sont les articles L225-47 et-53. Cette décision du CA a un caractère
institutionnel. Pourquoi c’est important ? Du fait de ce caractère, la décision qui octroie cette
rémunération au PR ou au DG échappe à la procédure des conventions réglementées. Comme ce
n’est absolument pas une nature conventionnelle un contrat, ça remise en cause, peut provenir, de la
seule volonté du CA. Pour révoquer ou modifier un contrat, il faut l’accord de deux personnes, ici
pas besoin, c’est pas de nature conventionnelle,. Pour l’illustration du caractère unilatéral, de la
remise en cause de la rémunération, on peut voir l’arrêt Cass,24 octobre 2000 n°98-18367. La
question des compléments de retraite pose un problème particulier. Pourquoi ? Car cette
qualification de rémunération n’est pas tenable. Ça n’en n’est pas une c’est un complément de
retraite. On verse une somme à une personne qui n’est plus en fonction. Mais ce n’est pas une
rémunération, sauf que du coup il faudrait voir dans ceux-ci, une convention réglementée, soumise
à la procédure qui va avec. Ces compléments de retraire, dans les ouvrages, sont désignés comme
des retraites chapeau. La JP voit dans ces compléments de retraire une rémunération lorsque la
retraite chapeau vise à rémunérer des services rendues à la société. Une sorte de récompense,
gratification. LA JP exige plusieurs conditions :
1. Elle doit être justifiée par des services rendus à la société par le dirigeant pendant l’exercice
de ses fonctions.
2. Elle doit être proportionnée aux services rendus.
3. Elle ne doit pas être une charge excessive pour la société.
La loi du 6 aout, 2015 à durcie les conditions, elle soumet les retraites chapeau, à des conditions de
performance. On voit ces dispositions aux articles L22-10-8 et L22-10-9 du Code de commerce. On
ne peut pas octroyer n’importe qu’elle rémunération à un AD.
Les pouvoirs de ces organes.
La loi NRE du 15 mai 2001, a modifié la répartition des pouvoirs. Dorénavant, le CA détermine les
orientations de l’activité de la société et veille, à leur mise en œuvre, conformément à son intérêt
social en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Il prend également en
considération s’il y a lieu, la raison d’être de la société, définit en application de l’article 1835 du
Code civil.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées d’actionnaire et dans la limite
d’objet social. Le CA, se saisit de toute question, intéressant la bonne marche de la société, et règle,
par ces délibérations, les affaires qui la concerne. C’est l’article L225-35 al1, du Code de
commerce. Le CA devient donc un organe d’orientation et de surveillance de la société. Lequel
émet des directives quant à l’activité de la société. Attention le CA dispose aussi de pouvoirs
spécifiques, particuliers, il autorise les cautions, avales et garanties. C’est l’article L225-35 al4. Il
autorise aussi les conventions réglementées, L 225-38. Il convoque l’AG, L225-103 I. Il arrête leur
ordre du jour, L225-105. Evidemment, il nomme son président, le révoque, et fixe sa rémunération.
Le CA peut aussi décider de déplacer le siège de la SA, sous réserve de ratification de la décision,
par la prochaine AGO, article L225-36. Les administrateurs n’ont aucun pouvoir de décisions
propre dans la mesure ou ils sont un organe collégial. Ils disposent néanmoins d’un droit à
l’information.
Le PR du CA, voit ses pouvoirs définis à l’article L225-51. Cet article dispose que le PR du CA
organise et dirige, les travaux de celui-ci, dont il rencontre, à l’assemblée générale. Cet article
poursuit en expliquant que le PR veille au bon fonctionnement des organes de la société et s’assure
en particulier que les administrateurs sont en mesures de remplir leur mission. Le président du CA
n’est pas soumit à un accord quant à sa rémunération, pas besoin de son accord pour diminuer sa
rémunération. Elle peut être fixée en fonction du CA.
On a dit que le PR était choisis par les administrateurs, il en est donc un. Mais est-ce que les règles
de cumuls entre salariés et AD s’applique aussi à lui ? Non, dans cette hypothèse, l’existence d’un
lien de subordination se pose vraiment. Ce qui pose PB c’est sur le DG surtout quand il dirige la
société. La question qu’il regarder c’est si un lien de subordination existe. Mais toutes les règles
valables pour les administrateurs s’applique au PR du CA.
La cession de ses fonctions peut être liés à plusieurs évènements : arrivé du terme, mort, révocation,
les règles qui sont prévues pour les administrateurs s’appliquent au PR. Ce qui veut dire, que le PR
peut être révoqué à tout moment par le CA, sans préavis, sans indemnité, sans juste motif. En
revanche, là encore des DI seront du, si les circonstances de la révocation sont vexatoires, ou si
personnes ne lui a laissé le temps de s’expliquer : respect du droit de la défense. Cette règle est
d’ordre public. La JP condamne toutes les clauses qui ont pour effet de supprimer ou limiter
la libre révocation du Président. En cas d’empêchement temporaire ou définitif, c’est un
administrateur délégué qui prend sa place et qui va le remplacer jusqu’à l’élection d’un nouveau
Président. Le PR est responsable de l’inexécution ou de la mauvaise exécution de son mandat. Mais
il faudra démontrer une faute séparable des fonctions du PR, pour un exemple, on peut aller lire
l’arrêt Cass,com,9 mai 2001 n°98-10260.
Pour le DG, c’est le CA qui choisit entre le cumul ou la dissociation des fonctions de PR et de DG.
Si les deux fonctions sont dissociées, si un PR du CA et un DG, c’est le CA qui désigne le DG qui
est une personne physique, de moins de 65 ans sauf clause contraire et dont la rémunération sera
fixée par le CA.
Le DG, peut cumuler son mandat avec un contrat de travail, sous les mêmes réserves que les
administrateurs. Aux termes de l’article L225-55 le DG est révocable à tout moment par le CA.
Mais la loi précise, que sans juste motif il y aura des DI. Il est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir au nom de la société. Ça veut dire que le DG représente la société dans ses rapports avec
les tiers. La société est même engagée par les actes du DG, qui ne relèvent pas de l’objet social à
moins que la société prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet, ou qu’il ne pouvait
l’ignorer contenu des circonstances. Etant exclu que la seule publication des statuts, suffises à
constituer cette preuve. Les statuts peuvent limiter les PV du DG. Mais dans tous les cas, ces
limitations sont inopposables aux tiers, le DG engage sa responsabilité. Le Dg ne peut empiéter sur
les pouvoirs reconnus aux autres assemblées ou aux pouvoirs reconnus au CA.
Le DG encore les mêmes responsabilités civiles que les administrateurs en cas de violation des
dispositions législatives, réglementaires ou statutaire, ou en cas de faute de gestion, il encourt les
responsabilités pénales prévues aux articles L 242-1 et s du Code de commerce.
Le DG peut se faire aider par des DG délégués, mais ils ne peuvent pas être plus de 5 et doivent être
des personnes physiques. Ces DGD seront nommés par le CA, sur proposition du DG certes mais
c’est le CA qui les nomment. Ils sont révocables à tout moment sur proposition du DG mais sur le
fondement d0un juste motif, sinon DI.
A l’égard des tiers, les DG délégués ont le même pouvoir que le DG mais la loi ne prévoit pas de
responsabilité civile pour les DGG, seulement une responsabilité pénale (on peut pas agir sur 1240).

Le régime des conventions réglementées


Pour éviter que le dirigeant ne tire avantage de sa position, pour conclure des conventions qui
l’avantagerait, le législateur a prévu une procédure particulière pour certaines conventions jugées à
risque. Ce régime opère une distinction entre 3 types de conventions : celles interdites, les
conventions réglementées à proprement parlé et les conventions libres.

Les conventions interdites


Les conventions interdites sont régis à l’article L225-43 al1, à peine de nullité du contrat, il est
interdit aux AD, autres que les personnes morales, de contracter sous quelque forme que ce soit, des
emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert, en compte courant ou
autrement, ainsi que de faire cautionner, ou avaliser par elle, leurs engagements envers les tiers.
Cette interdiction est valable pour les conjoints ascendant et descendant, des personnes visées, ainsi
qu’à toutes personnes interposées. L’interdiction vaut aussi pour le DG et les DGD ainsi que pour
les représentants permanents pour les personnes morales administrateurs.

Les conventions réglementées


Les conventions réglementées sont prévues à l’article L 225-38 al1 le mettre : si un convention est
conclue entre une certaine personne et l’associé cette convention doit être soumise à l’autorisation
préalable du conseil d’administration. Ce domaine est très large, et ces conventions intéressent
également celles qui sont conclues entre la société, et une personne indirectement intéressée. Ça
serait par exemple : la femme du dirigeant qui obtient un prêt pour la société V. Cass,com, 30 nv
2022 n°21-20910. Dans cet arrêt les juges considèrent qu’il y a interposition de personne lorsque le
mandataire social, conclu l’opération par le biais d’un tiers. L’alinéa 3 de cet article étant également
la procédure aux conventions passées dans les groupes de société ayant des dirigeants communs.
1ère étape : la personne directement ou indirectement intéressée doit informer le Conseil
d’Administration de la convention projeté. Le CA donne alors son autorisation préalable à la
conclusion de chaque convention. Dans cet vote l’intéressé ne participe pas au vote : article L.225-
40 al 1 du Code de commerce. Le conseil, est ainsi tenu d’expliquer quel est l’intérêt de la
convention pour la société et de le justifier notamment en précisant les conditions financières qui y
sont attachées. Le PR du CA doit ensuite donner à vie au commissaire au compte, s’il en existe un,
de toute les conventions qui ont été autorisées par le CA. Cette information doit être délivré dans le
mois de leur conclusion. Le commissaire au compte ou le PR du CA, établit un rapport spécial, qui
va préciser les conditions essentielles des conventions, et surtout l’identité des dirigeants
concernés : L 225-40 al3.
Après audition du rapport spécial, l’AG statue sur les conventions. La personne directement ou
indirectement intéressée, ne peut pas prendre part au vote et ses actions ne sont pas pris en compte
pour le calcul de la majorité al 4 : L 225-40. Concernant les effets de cette convention, l’article L
225-41, dispose que les conventions approuvées par l’Assemblée comme celles qu’elle
désapprouves produisent leur effets à l’égard des tiers. Donc approuvé ou pas, elles sont
applicables aux tiers : sauf si elles sont annulées dans le cadre d’une fraude : la fraude
corrompt tout. Même en l’absence de fraude, les conséquences préjudiciables à la sociétés du par
les conventions désapprouvées peuvent être mises à la charge de l’intéressé et éventuellement des
autres membres du CA.
Dans quelles autres conditions on peut mettre à la charge les conventions désapprouvées ?
Lorsqu’une convention désapprouvée a été autorisé par l’intéressé en violation des intérêts de la
société.
Dans l’hypothèse ou la convention n’est pas soumise à l’assemblée l’absence de décisions
n’entraîne pas sa nullité. Mais ça entraîne une responsabilité pour la personne intéressée à la
convention.
L’article L 225-42 du Code de commerce prévoit que, sans préjudice de la responsabilité de
l’intéressé (ça peut se cumuler) les conventions conclues sans autorisation préalable du CA peuvent
être annulées (nullité facultative) si elles ont eu des conséquences dommageables pour la société.
Il suffit de retenir que si la convention a été retenu sans convention préalable du CA, elle pourra
être annulée si elle a eu des conséquences dommageables pour la société. On l’a dit la nullité en
droit des sociétés, elle est particulière : même dans cette hypothèse elle pourra être couverte.
Elle sera couverte pas un vote de l’AG intervenant sur un rapport spécial des commissaires au
compte ou du président du CA si pas de commissaire exposant les circonstances exposant lesquelles
la procédure d’autorisation n’a pas été suivie : Al 3. Pour éviter tout conflit d’intérêt l’intéressé ne
prend pas part au vote. On doit décompter ses actions pour le calcul du quorum et de la majorité.
Une fois qu’on a réunit le quorum, il faut attendre la majorité.
L’action en nullité se prescrit de 3 ans, à compté de la date de la convention ou à compté de la
révélation si elle a été dissimulée. En 1976, la Cour de cassation expliquait que dès lors qu’on
n0avait pas suivit la procédure c’est qu’on était dans une dissimulation, donc reportait le point de
prescription. Maintenait elle veut qu’on démontre l’intention de dissimuler et pas un oublie. Le
moment ou il faut se placer si la convention a eu des conséquences préjudiciables c’est la date à
laquelle le juge statut sur sur la demande d’annulation et non pas le moment de la convention : 17
septembre 2014 social : 13-16172.

Les conventions libres


Aux termes de l’article L 225-39 une convention est qualifiée de libre, lorsqu’elle porte sur des
opérations courantes et conclues à des conditions normales. Les opérations courants sont celles
effectuées par la société d’une manière habituelle dans le cadre de son activité. Sauf que, si on
prend l’exemple d’un garage automobile : si cette société vient d’ouvrir, quand bien même elle
aurait vocation de changer les pneus, cette société dans les premiers jours, dans les premières fois,
elle ne peut pas conclure des opérations à titre courant : puisque c’est la première fois qu’elle fait
quelque chose, rien n’est courant pour elle. Il faut attendre pour que ça soit courant.
Les conditions normales sont les conditions dans lesquelles, sont normalement concluent des
conventions semblables. Est-ce que faire des remise de 10 % c’est des conventions normales pour
ses clients fidèles ? Donc toutes ces conventions normales et faites à titre habituel : elles sont libres,
pas besoin de demander l’autorisation préalable du CA.
Concernant les sanctions qui viennent sanctionner les irrégularités des procédures réglementées :
➔ Lorsqu’une convention est autorisée par le CA mais non acceptée par l’AG des actionnaires,
la convention est valable, mais la responsabilité de l’intéressé peut être engagé en cas de
préjudice pour la société.

Lorsqu’une convention n’est pas autorisée par le CA.


➔ Elle peut soi être validée par un vote de l’Assemblée, intervenant sur un rapport spécial du
commissaire au compte

➔ soit si cette convention a des conséquences dommageables sur la société, être annulée sans
préjudice de la responsabilité de l’intéressé qui pourra éventuellement se cumuler.

Il faut bien la comprendre, elle a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts.

Section II – La société anonyme duale


C’est l’autre type de direction possible pour les CA. Pour dual ? Tout simplement car cette gestion
repose sur la distinction entre les fonctions de direction et de contrôle de la direction, ce type de
direction suppose l’existence d’un directoire et de conseil de surveillance. Cette forme, elle est
prévue régit par les articles L225-57 à L225-93 du Code de commerce, c’est dans son régime qu’on
trouve tout le régime applicable à cette forme d’organisation de la SA. Le statut des membres du
directoire est calqué sur celui du directeur général. Les statuts des membres du conseil de
surveillance est calqué sur celui, des administrateurs.
Il ne faut pas confondre les articles. Bien que dispositions proches.

I – Le conseil de surveillance
Le conseil de surveillance est un organe collégial qui exerce un contrôle permanent sur la gestion du
directoire : L225-68 al1. Donc à tout moment de l’année, il peut opérer des vérifications et des
contrôles et il peut se faire communiquer les documents qu’il estime nécessaire à l’accomplissement
de sa mission : même article mais al3. Attention, ce n’est qu’un contrôle de gestion, ça ne doit pas
entraîner une immixtion dans la gestion. Il doit également apprécier le rapport trimestriel du
directoire, c’est l’al 4 et aux termes de l’al 5 il doit vérifier et contrôler les comptes établis par le
directoire.
Le CA délibère. Les modalités qui touchent les délibérations sont prévues par le Code de
commerce. L’article R 225 al 1, prévoit que les modalités qui touchent aux délais et mode de
convocation du CA sont fixées par les statuts : il revient au PR, ou au vice PR de convoquer le
Conseil. Mais dans tous les cas le CS doit se réunir au moins 4x par an.
Les commissaires aux comptes doivent êtres convoqués en même temps que les membres du CS
lors des réunions qui examines les comptes annuels ou les comptes intermédiaires. Sauf clause
contraire, les membres du CS peuvent se faire représenter. Il y a des exigences de quorum puisque
le CS ne délibère valablement, que si la moitié au moins de ses membres est effectivement présente.
On ne tiendra pas compte des membres représentés pour le calcul du quorum.
Une fois qu’on l’a on doit voter. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou
représentés : article L225-82 al2 mais les statuts peuvent prévoir une majorité plus forte. Aux
termes de l’al 4 du même article, la voie du PR de séance est prépondérante en cas de partage : à la
fin de chaque réunion il faut établir un procès verbale sous peine de nullité de délibération.
Ce sont les mêmes règles, on a juste remplacé la dénomination des organes. Même pour les
conventions réglementés, la procédure est la même. Il faut bien regarder les articles.

§2. Le directoire
Les membres du directoire ne peuvent pas être supérieur à 5 : article L225-58. Lorsque le capital de
la SA est inférieur à 150 000 euros le directoire peut est composé que d’une seule personne, celle-ci
prend alors le titre de directeur général unique, article L225-58 al2 et L 225-59 al2. Les membres du
directoire peuvent être des actionnaires mais ce n’est pas obligatoire, ils doivent en revanche
obligatoirement être des personnes physiques. Aucun membre du directoire ne peut pas faire
partie du conseil de surveillance de la même société. Les membres du directoire peuvent
également être salarié de la société mais si la conclusion de leur contrat de travail est postérieure
à leur nomination au directoire alors ce contrat devra être soumit à la convention des
procédures réglementées article L 225-86 et suivant. Il existe aussi une limite d’âge qui est
identique à celle qui s’applique au DG et au PR du CA qui est de 65 ans. Cette limite d’âge c’est
l’article L225-60.
Les membres du directoire sont obligatoirement nommés par le Conseil de surveillance. L 225-
59 al 1 du Code de commerce. C’est également le Conseil de surveillance qui désigne le PR du
directoire et éventuellement les directeurs généraux. La durée, des fonctions des membres du
directoire peut être fixée dans les statuts mais uniquement dans les limites comprises entre 2 et 6
ans. Que dans cette fourchette. A défaut de précision dans les statuts la durée est de 4 ans. Article
L225-62 du Code de commerce. En l’absence de dispositions contraires les membres sont
rééligibles.
Outre les causes classiques de cessation des fonctions des membres du directoire, l’hypothèse de la
révocation est à envisager. Les membres du directoire peuvent être révoqués par l’assemblée
générale et si les statuts le prévoient par le Conseil de surveillance. C’est l’article L 225-61 al1.
Cette révocation peut être prononcée en cours d’assemblée, à la suite d’incidents graves et imprévus
et ce même si la question ne figure pas à l’ordre du jour. Le membre qu’on a convoqué doit
pouvoir exercer ses droits de défense, il doit pouvoir être en mesure de présenter ses explications.
La révocation est libre mais elle doit être justifiée par de simples motifs. Donc DI mais pas de
réintégration possible. V. Cass,com 30 mars 2022, n°20-16168 et 20-17354.
La cessation des fonctions doit faire l’objet d’une publicité.

A quoi sert le directoire


Aux termes de l’article L 225-64 al1, le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour
agir en toute circonstance au nom de la société dans les limites de l’objet social et des pouvoirs
expressément reconnus au conseil de surveillance ou aux assemblées d’actionnaire. Il est
compétent en outre, de convoquer les AG : c’est le -103 du Code du commerce. Il est compétent
pour décider l’augmentation du capital social sur délégation de l’AGE. Les membres du directoire
doivent agir collectivement, mais il est possible avec l’autorisation du conseil de surveillance, de
répartir entre eux les différentes activités de la société.
Attention si on réparti la charge des pouvoirs : cette répartition n’est pas opposable aux tiers. On
peut pas lui invoquer oui il n’avait pas le droit de faire ce contrat.
De même que son inopposables toutes les clauses limitatives de pouvoir aux tiers. C’est toujours
l’article L225-64 al 3.
Est-ce les membres du directoires peuvent engager la société par une convention dont l’objet
dépasse l’objet social de la société ? Oui. Car société de capitaux responsabilité limitée donc
engagé.
La limitation des pouvoirs du directoire par l’objet social s’applique que dans les rapports internes
parce que l’article L225-64 al 2 précise que la société est engagée même par les actes du directoire
qui ne relève pas de l’objet social à moins qu’il soit prouvé que le tiers est de mauvaise foi la
publication des statuts ne sert pas à la prouver.
Mais un membre du directoire, qui quitte la société, et qui conclu a posteriori un contrat avec son
ancienne société qui dépasse l’objet social alors là il sera considéré comme de mauvaise foi.
La représentation de la société à l’égard des tiers est assurée par le président du directoire ou le DG
unique. C’est l’article L225-66 al 1. Il a été jugé que la fonction de Président, ne confère pas à son
titulaire, un pouvoir de direction plus étendu que celui des autres membres du directoire. Ce qui
veut dire qu’à l’égard des tiers, le PR du directoire et les directeurs généraux sont sur un pieds
d’égalité. Ils peuvent donc tous engager la société à l’égard des tiers. La rémunération des membres
du directoire est fixée par les membres du CA et ils engagent aussi leur responsabilité : les membres
du directoire sont soumis au même régime que les administrateurs : article L225-256 al1.
Le Conseil de surveillance est composé au minimum de 3 membre mais au maximum de 18. C’est
l’article L 225-69. En sachant que les représentant les salariés ou salariés actionnaires ne sont pas
comptàs- Em cas de fusion ça ne peut pas dépasser la limite de 18 jusqu’à 24 membres mais
seulement pendant 3 ans. Article L225-95 du Code de commerce. Article L225-76 une personne
morale peut être membre du conseil de surveillance à condition qu’elle désigne un représentant
permanent. Une nouveauté, les statuts, peuvent prévoir que les membres soit titulaire d’action mais
pas obligatoire : donc on peut avoir un tiers pas actionnaire de la société. La représentation
Homme/femme dit être équilibrée même si pas de sanction sauf samction si la SA dépasse ertains
taux d’employé chiffre d’affaires. Article L225-69 al 2 et L225-69 al 1. Limite d’âge article L 225-
70. Un membre du CS peut cumuler ses fonctions avec un contrat de travail dans la société mais là
aussi le nombre de personne liée par un contrat de travail à la société ne peut pas dépasser le tiers
des membres en fonction : L225-85 al2.
La nomination des membres doit être portée à la connaissance des tiers. Donc il faut une publicité.
La durée des mandats sont posées par les statuts mais elles ne peuvent pas dépasser 6 ans sous peine
de nullité. Sauf clause contraire, ils sont rééligibles.
Précisions sur les membres du directoire :
Les fonctions prennent fin pour des causes classiques mais également par leur nomination au
directoire. Un membre de directoire ne peut pas être aussi membre du conseil de surveillance. Les
fonctions au conseil de surveillance cesse dès l’entrée de la personne au directoire : on ne peut pas
cumuler. Elles peuvent aussi cesser à cause de la révocation. L’article L225-75 al2, prévoit que la
révocation peut être prononcée à tout moment par l’AGO sans que le directoire ne puisse s’y
opposer. Le régime de la révocation est identique à celui des administrateurs.
Les membres du CS peuvent être rémunérés et le seront par les mêmes règles ceux des
administrateurs.
Ils peuvent aussi engager leur responsabilité civile : L225-257 al1. Il prévoit qu’ils ne sont
responsables que des fautes personnelles qu’ils ont commit dans l’exécution de leur mandat : que
cela soit envers les tiers ou envers la société.
Ils doivent révéler à l’assemblée générale, les délits commits par les membres du directoire sous
peine d’être civilement responsable : la responsabilité pénale des membres du Conseil de
surveillance, pourrait être engagée s’il se rendait coupable de complicité, ou s’il se comportait en
dirigeant de fait. Mais il y a une règle importante : il n’engage pas leur responsabilité pour des actes
de gestion ou le résultat de ces actes, parce que les membres du Conseil de surveillance. N’ont pas
pour mission la gestion de la société. En revanche on peut leur reprocher l’insuffisance de leur
mission de surveillance. V. L225-257 al1.
Les membres doivent élire parmi eux un président. Il doit être une personne physique. Il désigne le
PR et le vice PR et peut les révoquer. Attention, il faut nuancer : le CS élit un PR et un vice PR et il
peut révoquer le PR de ses fonctions : il ne le révoque que de ses fonctions de PR. Elle met
seulement fin aux fonctions de PR sauf décision contraire de l’assemblée.

Chapitre II – Les actionnaires de la société anonyme


L’assemblée des actionnaires a plus d’importance dans la SA que dans les autres types de société.
Elle est souvent nommée l’organe souverain de la société. Elle nomme révoque ou remplace les
membres du CA ou du Conseil de surveillance. Lesquelles désigneront les personnes chargées de la
direction de la société. C’est cette assemble qui désigne les commissaires aux comptes. Qui fixe la
répartition des bénéfices, qui modifient les statuts, ou qui prononce la dissolution de la société. En
pratique, les petits actionnaires se désintéressent totalement de la gestion de la société : et ça peut
poser des problèmes en terme de quorum et ça peut bloquer.
Les actionnaires prennent donc des décisions ensembles, ils doivent donc respecter des règles. La
loi prévoit une réunion d’exercice par an de manière obligatoire: elle examine les comptes de la
société et l’affectation de ceux ci : réserve ou dividendes ?
Le droit de convoquer l’assemblée revient soit au CA soit au directeur : L225-103. Pour éviter la
carence de ces organes : la loi confit aussi ce droit à d’autres personnes comme le commissaire au
compte, au Conseil de surveillance ou un mandataire désigné par le juge. L’objet de la convocation
est d’informer les actionnaires qui doivent se réunir et les informer sur l’ordre du jour. La fixation
de l’ordre du jour est super importante. Pourquoi ? Car elle s’impose aux participants. Ils ne
pourront pas traiter d’autres questions que celles mentionnées dans la convocation sauf l’hypothèse
de la révocation des membres du conseil d’administration ou du conseil de surveillance.
Toute décision prise contrairement à cette règle serait nul. Cet ordre du jour s’impose aussi lors de
la seconde assemblée si le quorum n’a pas été atteint la première fois : article L225-105 al4.
Certains actionnaires à moins de de disposer d’au moins 5 % du capital peuvent inscrire des
questions à l’ordre du jour.
Il y a des délais é tenir entre la convocation des actionnaires et la tenue des assemblées : il doit être
de 15 jours au moins sur première convocation et au moins de 10 jours sur la deuxième convocation
rendue nécessaire car le quorum n’a pas été atteint sur la première. C’est l’article R 225-69. Les
sanctions qui sont relatives à la sanction des actionnaires sont lourdes : il s’agit d’une nullité en
revanche il y a des nullités facultatives et obligatoires. Les cas de nullité obligatoire sont énoncés à
l’article L225-105, sur renvoi de l’article L225-121.
La nullité obligatoire c’est la fixation de l’ordre du jour par une personne autre que l’auteur de la
convocation également la modification de l’ordre du jour sur seconde convocation. Ou délibération
de l’assemblée sur une question qui ne figure pas à l’ordre du jour ou du refus d’inscription à
l’ordre du jour sur des points qui figurent dans le projet de résolution régulièrement déposé par les
actionnaires.
L’ordre du jour dans ces sociétés est donc important. Tout ces différents cas obligent le juge à
prononcer la nullité : il n’a aucune marche de manœuvre. Il y a des cas de nullité facultative :
lorsque l’irrégularité touche le régime d’une convocation d’une autre nature que celle qu’on vient
de voir l’assemblée pourrait être annulée. Le prononcé de cette nullité est impossible si tous les
actionnaires étaient présents ou représentés malgré cette irrégularité. C’est l’article L225-104 al2 in
fine.
Il est important de préciser qu’il est impossible de choisir une forme qui emprunte les deux formes
de types de SA.

Les conditions de Quorum


Elles dépendent de la nature des assemblées. Les deux grandes types d’assemblées sont les AGO et
les AGE. Dans tous les cas l’AGE est compétente pour modifier les statuts. Elle voit son régime
détailler à l’article L 225-96. Il faut forcément que les actionnaires présent ou représentés possèdent
au moins un quart des actions ayant le droit de vote sur première convocation. Si on n’a pas atteint
de quorum sur la première convocation il faudra faire une deuxième assemblée. Sur celle-ci il faut
réunir le cinquième des actions ayant le droit de vote. Pourquoi on précise ça ? Des actions peuvent
être dépourvues de droit de vote, ou que le législateur pour certaines questions à décidé de limiter le
droit de vote : on est associé mais on veut avoir une autre action sur un apport en nature en plus de
l’apport qu’on a déjà fait : on va devoir obtenir l’agrément des autres pour faire cet apport en
nature. Au sein de cette délibération l’apporteur n’a pas le droit au vote. Donc il faut décompter
pour le quorum l’actionnaire qui sera privé de droit vote sur cette question.
L’AGO c’est l’article L285-98 qui indique sur première convocation il faut un cinquième des
actions qui ont le droit de vote. En revanche aucune obligation de quorum pour la seconde. Dans
tous les cas le quorum est calculé en fonction du nombre des actions quelque soit le montant
du capital qu’il représente. En revanche, seules les actions ayant le droit de vote doivent être
comptées. Une SA avec un capital de 25 millions d’euros. Il est divisé 250 k action de 100 euros
chacune. 1200 actions n’ont pas encore été libérées, malgré une mise en demeure, et le délai de 30
jours passé et 400 autres actions ont été achetées elles mêmes : donc 1200 + 400 = 1600. Ces 1600
actions sont privées du droit de vote. Les actions qui n’ont pas été libérées malgré l’appel fait par la
gérance sont privées du droit de vote. C’est l’article L228-29. Sont aussi privés du droit de vote les
actions que la société a acheté elle même. On a besoin de calculer le quorum d’une assemblée. Il
faut retirer ces 1600 actions du calcul. Donc 250 000 actions auxquelles on retire 1600 = 248 400
actions. Donc pour une AGE, pour modifier des statuts ou autre : sur première convocation, il faut
le quart des actions pour délibérer valablement le quorum : on fait 248 400 divisé par 1/4 = 62 100.
Pour une AGO on enlève toujours les 1600 actions, 248 000 divisé par 5 car il faut un cinquième :
49 680 action (à réunir sur première AGO pour qu’elle soit faite valablement.) de même pour le
calcul du quorum il ne faut pas prendre en compte les dispositions statutaires qui limiteraient le
nombre de voies aux assemblées. Le quorum est calculé en fonction du nombre d’actions et non en
fonction du nombre de voies attachées à ce nombre d’actions. Le calcul du quorum doit être
effectué pour chaque résolution et non une fois pour toute pour la réunion en question. Il se
peut qu’il ne soit pas atteint pour toutes les résolutions. Si on doit, voter sur une question de
distribution des bénéfices puis se prononcer sur la possibilité qu’un actionnaire fasse un apport en
nature, si on a eu le quorum sur la première résolution, mais que sur la deuxième (du fait qu’on doit
le déduire) on n’est pas le quorum. C’est pour ça qu’il faut le calculer pour toutes les résolutions. Il
faut aussi que le quorum subsiste pendant toute la durée de l’AG. Si certains actionnaires quittent
l’AG et que le quorum n’est plus atteint on doit donc lever la séance. Le calcul du quorum ne doit
jamais être négligé. Toute assemblée qui délibère sans que le quorum requis soit atteint sera nulle :
article L 225-121 al1. En revanche il a été jugé par un arrêt de la Cour d’appel de Paris 11 juin
1981 : l’ag ou seul un actionnaire participe ne sera pas nul s’il détient le minimum d’actions requis
par la loi. L’AG ne peut délibérer que sur les questions qui vont figurer à l’ordre du jour. Cette
règle est tellement importante que si ce n’est pas le cas : la décision prise en dépit de la violation de
ces règles est annulée.
➔ L’AG peut révoquer un administrateur ou un membre du CS, même si la question n’est pas
inscrite à l’ordre du jour. C’est une exception : article L.225-105 al3.

Le droit de vote est un attribut de la qualité d’associé. Aucune dispositions statutaires ne peut
enlever ce droit de vote à l’actionnaire sauf dispositions de la loi qui le permettrait.
Exemple : Les actions de préférences
Elles permettent de doter certains actionnaires d’un statut particulier. De leur donner ou de leur
retirer des droits. Donc possible, parce que la loi le prévoit d’aménager le droit de vote pour
certaines actions.
Il y a des possibilités de sanctions par la suppression du droit de vote : s’il n’a pas délibéré ses
actions pas payé, malgré l’appel de la gérance et après l’envoie d’une mise en demeure infructueuse
pendant 15, l’actionnaire est privé de son droit de vote.
Il y a un principe qui concerne le nombre de voies : à capital égal vote égal. Le nombre de voix
attachées à un action est proportionnelle à la quotité de capital qu’elle représente. Chaque action
donne droit à une voix au mois. Mais il y a des exceptions :
Dans le but d’assurer la protection des petits actionnaires : l’article L 225-125 du Code de
commerce autorise les statuts à limiter le nombre de voix dont peut disposer l’actionnaire. Cette
clause limitative doivent fixer le nombre de voix dont jouisse les actionnaires. Cette limitation peut
s’imposer dans toutes les assemblées ou seulement dans certaines, peut être à durée déterminé ou
non. A l’inverse un droit de vote double peut être attribué par les statuts ou par une AGE ultérieur à
toutes les actions nominatives libérées inscrites au nom d’un même titulaire depuis au moins 2 ans.
Il existe aussi des conventions de votes. Ce sont des conventions par lesquels les associés ou un
petit groupe d’entre eux s’engagent à voter dans un sens déterminé ou s’engage à ne pas participer
au vote. Ce genre de convention de vote sont souvent incluses dans un pacte d’actionnaire. On
s’engage, à ne pas voter pour une distribution des dividendes pendant 3 ans 4 ans 5 ans pour
permettre le redressement de la société.Elles sont valables dès lors qu’elles respectent les règles
d’ordre public, qu’elles ne violent pas l’intérêt social qu’elles reposent sur un engagement éclairé
des actionnaires signataires et quelles soient destinées à l’établissement d’une politique stable et
durable. Attention il ne faut pas confondre la validité de ces conventions de vote et la prohibition
pénale des conventions de vote rétribuées qui elles sont interdites.
On a réunit le quorum dans chaque assemblées AGO et AGE, mais pour adopter la délibération il
faut la condition de majorité. On va le voir :

Les conditions de majorité


Pour les AGO, c’est l’article L.225-98 al 1. L’AGO prend toutes les décisions autres que celles qui
modifient les statuts. La majorité des voies exprimées des actionnaires présents ou représentés
conduisent à l’adoption de la délibération. Pour les AGE, également pour les assemblées spéciales
(pas fait) c’est la majorité des deux tiers des voix ce sont les articles L225-96 al 3 et L225-99 al4.
Une fois quorum + majorité : la décision s’impose à tous les actionnaires même ceux qui ne sont
pas d’accord et absent. Elle s’impose aussi même aux personnes qui vont être actionnaires par la
suite. Attention, une AG ne pourra valablement revenir sur une décision régulièrement prise et
l’annuler et ou la modifier qu’à la condition qu’elle n’est reçue aucun commencement d’exécution
et à condition qu’elle ne porte pas atteinte à des droits acquis par des actionnaires ou par des tiers :
Cass,com 19 mars 2013 n°11-23155.
La clôture de la séance ne peut être prononcée que si l’ordre du jour a été totalement été épuisé et si
toutes les résolutions proposées ont été soumises au vote. Une fois la séance close il faut dresser un
PV. C’est une obligation de le dresser.

La dissolution des SA
En plus de toutes les causes qui proviennent du droit commun il y a une cause spécifique de
dissolution des SA : L224-2 al2 prévoit que si le montant du capital descend en minimum de 37 000
euros c’est une cause de dissolution.
Dans le même sens si le montant des capitaux propres devient inférieur à la moitié du montant du
capital social, le CA ou le directoire, est tenu dans les 4 mois qui suivent l’approbation des comptes
ayant fait apparaître cette perte de consulter les actionnaires afin qu’ils décident s’il faut procéder à
la dissolution anticipée de la société. C’est l’article L 225-248 al2.
Soit CA soit CS et directoire mais impossible de cumuler les deux.

Sous-Titre II – La société par actions simplifiée


La société par actions simplifiées est une forme d’une souplesse extraordinaire donnant une très
grande place à la liberté contractuelle. C’est une société commerciale et par actions. Comme la
SARL la SAS peut ne comprendre qu’un seul associé. On parle de SASU. Les dispositions relatives
à la forme sociales sont aux articles L227-1 et suivant. Contrairement à la SARL pas de nombre
limite à la société mais en général comme il y a un fort intuitu personae dans cette société le nombre
d’associé est nécessairement restreint. Il faut savoir que dans cette société, les associés sont
responsables que dans la mesure de leurs apports.
La forme est souple car seules quelques dispositions sont obligatoires : l’une d’elle c’est qu’elle doit
forcément être représenté par un Président habilité à l’engager. Sauf clause contraire la gérance peut
être confiée à une personne morale mais dans ce cas là les dirigeants de la personne morale sont
soumis aux mêmes conditions et obligations que s’ils étaient dirigeants en leur nom propre. C’est
l’article L227-7.
Elle bénéficie d’une grande liberté, sauf que si on a pas prit le soins de tout cadrer, de tout prévoir,
on sera vite bloqué. Par exemple : la liberté contractuelle régit la cessation des fonctions du gérant
qu’on désigne le Président. On peut donc prévoir ce qu’on veut dans sa révocation. La dispositions
impératives c’est que le PR représente la société à l’égard des tiers c’est l’article L227-6 al1.
Puisque cette disposition est impérative les statuts ne peuvent pas retirer cette qualité de
représentant légal au PR. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance
au nom de la société et dans la limite de l’objet social. On peut là aussi restreindre les pouvoirs du
PR mais ces éventuelles limitations de pouvoirs sont inopposables aux tiers L 227-6 al4. Dans les
rapports avec les tiers, la SAS, est engagé même par les actes du PR qui ne relèvent pas de l’objet
social à moins qu’elles ne prouvent la mauvaise foi des tiers. C’est l’article L227-6 al 2. Les règles
qui régissent la responsabilité civile, des membres du CA et du directoire dans les SA sont
applicables au PR, et s’il en existe : aux autres dirigeants de la SAS L227-8 Code du commerce. Le
PR engage aussi sa responsabilité pénale.
Aux termes de l’article L227-10 du Code de commerce, les conventions conclues directement ou
par personnes interposées, entre la société et son PR ou entre la société et ses autres dirigeants
doivent être soumises au contrôle des associés de la SAS. L’exception concerne les opérations
courantes conclues à des conditions normales qui ne sont soumises à aucune formalité.
Le refus d’approbation par les associés est sans conséquence sur la convention puisqu’elle produira
ses effets. La seule chose c’est que le dirigeant intéressé à la convention supporterons les
conséquences dommageables de la société s’il y en a. C’est l’article L227-10 al3 du Code de
commerce. De la même façon certaines conventions sont interdites L227-12.
Il appartient également, aux statuts de prévoir les conditions de majorité et de quorum. Les statuts
de la SAS peuvent prévoir une interdiction pour les associés de céder leur titre pendant une durée
déterminée, à condition que celle-ci n’excèdent pas 10 ans. C’est l’article L227-13 du Code de
commerce. Ce sont des clauses d’inaliénabilité. Toutes cessions en violation de ces clauses sont
nulles. Elles sont donc efficaces ces clauses. Mais attention, elles ne peuvent pas excéder 10 ans.
Concernant les clauses traditionnelles de dissolution en plus de celles communes à toutes les formes
de société il faut en ajouter des spécial. Si le montant des capitaux propre devient inférieur à la
moitié du capital social le PR ou les autres dirigeants, devront dans un délai de 4 mois suivant
l’approbation des comptes, ayant fait apparaître cette perte consulter les associés pour qu’ils
décident s’il faut dissoudre la société de façon anticipée.
En admettant que les associés écartent les hypothèses de la dissolution. La société devra
reconstituer ces capitaux propres, en concurrent d’une valeur au moins égale à celle du capital
social, ou à défaut la société devra réduire le montant du capital social. Il n’y a pas de montant
minimum comparé à celui de la SA.. S’il n’y a pas de régularisation l’intéressé peut demander au
PR du TC de prononcer la dissolution de la société avec 6 mois possibles de régularisation.
Dans tous les cas le TB ne pourra pas prononcer la dissolution si la régularisation a eu lieu au
jour ou le juge statue. Donc dans tous les cas on peut régulariser tout avant.
Pour sans TD partiel : il faut savoir que certaines choses qui ne peuvent être adoptés qu’à
l’unanimité _ changement de nationalité par exemple. Pour ceux qui ont TD et puisqu’il y a les
codes : elle va demander règles sur AGO sur une forme particulière de société. 2H : 20 questions.

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