Partie 2
Partie 2
Prendre le Code de commerce. Demander si c’est un vrai mandat : ça peut en être un, notamment
dans les SEP qui ont pas la personnalité juridique. demander si associé d’un CDI de SCP si l’un
résilie le contrat s’arrête ? Oui les autres restent. Demander s’il y a pas des conditions pour
invoquer pour le tiers la théorie de l’apparence faire référence de l’arrêt de mars 2022. Les
conditions s’appliquent toujours. Dans une SNC c’est la qualité d’associé qui donne la qualité de
commerçant.
On part du droit général et on compare avec le droit spécial. Si un point de ce dernier régit une
situation, c’est lui qui s’appliquera en priorité sur le général. A toutes les formes de sociétés un
droit différent peut s’appliquer. On abordera pas les GEI, la SE. On va étudier l’ensemble des
règles qui s’appliquent en fonction de la forme sociale choisie. C’est dans ces règles qu’on va
voir la spécificité de chaque formes sociales.
Introduction
Les sociétés en tant que personnalité morale peut être distinguer en fonction de la
responsabilité qui pèse sur les associés.
➔ On va observer dans une partie 1 : les sociétés sans personnalité
➔ On va dans une partie 2 : étudier les sociétés à risque illimités.
➔ Puis dans la partie 3 : les sociétés à risque limités
Partie 1 : Les sociétés sans personnalité
Lorsqu’on parle de société sans personnalité on fait référence à une société qui reste au niveau
de simple contrat. La société est donc un simple contrat. Celui conclu entre les associés. Qui dit
pas de personnalité juridique dit pas de possibilité pour la société de conclure des contrats.
Il existe deux formes de sociétés sans personnalité :
➔ il y a la société en participation
➔ la société créée de fait
➢ Celle en participation : est celle créée sciemment par les associés et faite pour qu’elle
fonctionne, mais pour X raisons ils ne veulent pas l’immatriculer.
➢ Au contraire de la société créée de faits, elle va être reconnue par le juge car il va
étudier la situation dans les faits. Elle correspond donc on a celle ou plusieurs personnes,
au minimum deux, œuvres ensembles sans avoir conscience d’être entré en société et
pourtant ils adoptent un comportement qui est celui d’associé. La société créée de fait est
toujours découverte après coup. En règle général c’est à l’occasion d’un conflit.
Les statuts, ils peuvent être écrits, mais puisqu’elle peut exister sous forme orale il
n’y a pas forcément de papier (et donc de preuve). Les statuts peuvent très bien,
s’ils existent, désigner un ou plusieurs gérants parmi les associés ou les tiers, dans
le silence des statuts tous les associés sont gérants. Au moins quand la société a un
objet commercial, un caractère commercial. Pourquoi ? Parce que quand elle a un
tel objet on va faire un revoit vers les règles de la SNC et dans ces règles on
explique que s’il y pas de précisions contraires tous les associés sont gérants.
Ils sont responsables ad nutum. S’il est nommé dans les statuts : Il ne peut pas
quitter ses fonctions sans une décision unanime de ses associés. C’est logique s’il est
nommé dans les statuts sa révocation est une modification statutaire, donc il
faudra l’unanimité sauf stipulations contraires : article 1836 al1 Code civil.
« Les statuts ne peuvent être modifiés, à défaut de clause contraire, que par accord
unanime des associés. »
A l’égard des tiers le gérant intervient en son nom personnel donc qui est tenu ? Lui. Il
contracte en son propre nom c’est l’article 1872. Il n’y a pas de personnalité
juridique de la société, c’est donc le gérant sur qui la responsabilité repose.
!
A l’égard des tiers il dispose des pouvoirs les plus larges puisque dans cette forme
sociale
➔ ni l’objet social ne constitue des limites à sa capacité de contracter avec des tiers
Il y a donc les règles qui s’appliquent entre les associés qui sont régies par la liberté
contractuelle et la force obligatoire de celui ci. Ils doivent donc respecter entre eux les clauses
contractuelles mais à l’égard des tiers, du fait de l’effet relatif du contrat, ils ne sont pas impactés.
3. La responsabilité du gérant à l’égard des tiers
➔ Donc toute faute commise à l’égard du gérant est de nature a engager sa responsabilité
personnelle : donc il suffit de réunir les 3 conditions de la RESP et on peut l’engager. V.
Cass, com : 4 février 2014 n° 13-13386.
4. La responsabilité du gérant à l’égard des membres
« Le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu'il commet dans sa
gestion. »
➔ Le principe est donné par l’article 1872-1 al 1 du Code civil à savoir : chaque associé
contracte en son nom personnel et est seul engagé à l’égard des tiers. Donc toutes les
dettes sociales sont directement imputées sur son patrimoine personnel.
➔ Ça veut dire qu’en cas d’impayé les tiers ne peuvent pas agir contre les autres associés
mais qu’avec celui qu’ils ont conclu.
➔ Réciproquement, les co-associés de celui qui a contracté, sont également des tiers par
rapport à ce contrat (conclu par l’un d’eux) puisqu’ils sont tiers ils ne peuvent pas en
demander l’exécution forcée et ne peuvent pas engager la responsabilité contractuelle
de celui fautif : sauf hypothèse arrêt Bootshop : un tiers subit un dommage du fait de
l’inexécution (revoir) et avoir en tête la nouvelle jurisprudence expliquant qu’une partie au
contrat put se prévaloir de la clause limitative de responsabilité au profit du tiers victime de
l’inexécution : Com. 3 juill. 2024, FS-B, n° 21-14.947
2. Les exceptions
Il y a 3 exceptions :
Cette hypothèse est visée par l’article 1872-1 al2 du Code civil Toutefois, si les
participants agissent en qualité d'associés au vu et au su des tiers, chacun d'eux est tenu
à l'égard de ceux-ci des obligations nées des actes accomplis en cette qualité par l'un des
autres, avec solidarité, si la société est commerciale, sans solidarité dans les autres cas.
2. Un acte accomplit en qualité d’associé. Celui qui agit, doit le faire en qualité
d’associé. C’est pas juste j’ai besoin d’un prêt pour acheter ma voiture
personnelle. Et ça, ça a été précisé dans un arrêt Cass,com 13 janvier 1998 n°95-
19.198.
C’est l’al 3 de l’article 1872-1 du Code civil. Il en est de même de l'associé qui, par
son immixtion, a laissé croire au cocontractant qu'il entendait s'engager à son égard, ou
dont il est prouvé que l'engagement a tourné à son profit. Un associé sera tenu à
l’égard des tiers lorsqu’il a par son immixtion laissé croire au cocontractant qu’il
entendait s’engager à son égard. Par exemple : j’ai été désigné gérant de la SEP et on
ma chargé de négocier un prêt car l’activité de la société la demande sauf que les
banque ça me fait peur, je demande a mes cocontractants m’accompagner à négocier à
ma place. Par leur immixtion on laisse croire qu’ils vont être engagés dans ce contrat de
prêt, montrant qu’il y a deux débiteurs, on créer une apparence à l’égard du tiers, ça
constitue aussi une exception à celle ou seul celui qui contracte est engagé. Donc ils
sont vraiment engagés. C’est comme la possession d’état on se dit père et fils et ça
créer des effets juridiques.
- L’enrichissement injustifié
Cette hypothèse a été découvert par l’article 1872 al3. Il précise qu’un co associé
est également engagé à l’égard des tiers lorsqu’il est prouvé que l’engagement a
tourné à son profit. Cette hypothèse n’a pas encore donné lieux à des contentieux
devant la Cour de cassation.
« Il en est de même de l'associé qui, par son immixtion, a laissé croire au cocontractant
qu'il entendait s'engager à son égard, ou dont il est prouvé que l'engagement a tourné à
son profit. »
• une décision des associés (dissolution anticipée) ça peut être aussi une dissolution judiciaire
prononcée pour juste motif ou pour tout autre cause prévue dans les statuts.
➔ Toutes ces causes sont des causes communes de dissolutions des sociétés.
Deux hypothèses :
1. Soit elle est reconnue parce que l’un des associés ou l’un des prétendus associés veut
obtenir une part du boni de liquidation
2. Soit parce que l’un des associés veut avoir un autre patrimoine sur lequel saisir ses
suretés. Exemple : ma concubine se lance dans un projet de faire un bar à chat, moi
amoureux je l’aide, donc dès que j’ai du temps libre je vais l’aider : je passe des contrats je
négocie, ça marche. Bcp de clients, donc il embauche des serveurs et des serveuses. Elle me
trompe avec l’un des serveurs. Je me dis que cette réussite elle me le doit. Donc je vais
devant le juge pour faire reconnaître l’existence de la société créée de fait. Donc pas que
lui qui doit recevoir les fruits, moi aussi j’ai sacrifié ma vie j’ai fait des apports (en industrie
dans ce cas) sauf que je suis plus associé et j’ai rien. On ne respecte pas mes droits
d’associés. Donc en faisant je cherche quoi ? Récupérer le boni de liquidation.
Aujourd’hui le juge accepte rarement cette hypothèse, il explique qu’il y a un défaut
d’affectio societatis car en réalité seule la volonté d’aider existait et pas de réellement
s’associer en vue de l’exercice d’une entreprise commune.
En revanche même s’il s’agit d’un acte juridique la société créée de fait peut être
prouvée par tout moyen. Aujourd’hui, ce qui fait défaut c’est l’affectio societatis, il
faudrait prouver autre chose que la simple cohabitation qui entraîne une forme
d’entraide. Sauf que pour la Cour de cassation le fait que l’un des concubins exerce a plein
temps un métier ne permet pas d’établir l’affectio societatis, l’envie de collaborer sur un
projet commun sur un pied d’égalité. Elle la notamment affirmé dans un arrêt de la Cass,1er
civ, 20 janvier 2010 08-16.105.
Cependant cette difficulté de la preuve se produit que pour ceux qui prétendent être
associés d’une société créée de faits.
➔ En effet dès que la preuve repose sur un tiers le phare d’eau probatoire est allégé. Le
tiers semble encore à l’heure actuelle pouvoir se prévaloir de la théorie de l’apparence
et donc d’invoquer l’apparence extérieure et globale de la société. Ce qu’il ne veut dire
qu’il n’a pas lui a prouver séparément chaque éléments, constitutifs de la société. Il
peut en prouver certains et dire il y a cela aussi.Il peut en prouver certains et dire s’il y
ceux là je peux déduire ceux là aussi. La preuve par un tiers : Un créancier peut
chercher à prouver l’existence de cette société car la qualification en société créée de
fait lui permettra de poursuivre chacun des associés ( et non le seul débiteur initial). La
Cour de cassation les autorise à invoquer la simple apparence de la société créée de fait
(car la preuve est difficile à apporter). « Cette apparence s’apprécie globalement,
indépendamment de l’existence apparente de chacun des éléments » (Cass. Com 8 juillet
2003 v n de pourvoi). La personne qui créée à l’égard d’un tiers l’apparence d’une
société dont elle serait l’un des associés est tenue d’une obligation envers ce tiers.
➔ La société créée de fait n’accède à la vie juridique que pour mourir aussi tôt . En même
temps qu’elle est reconnue elle sera dissoute et liquidée. Pourquoi on parle de
liquidation ? Car même si elle n’a pas de personnalité juridique, elle a tous les éléments
constitutifs de la société. La liquidation va permettre le remboursement des apports. Si
! je veux faire reconnaître cette société, je fais reconnaître mon apport en industrie le
problème, c’est qu’un tel apport ne contribue pas à la formation du capital social, IL
NE PEUT DONC ETRE REPRIT. Donc lors de la liquidation, il ne me pourra pas être
restitué. S’il reste de l’argent ça sera un boni de liquidation qui sera partagé. Et c’est
exactement ça qu’on veut. On peut pas parler de liquidation a proprement parlé car il n’y a
pas de personnalité juridique mais les effets de la dissolution sont proches d’elle. Donc si
dans cet exemple je veux la part de boni de liquidation, et le créancier de mon ex vient
m’assigner en m’expliquant que j’étais associé, donc je devais aussi contribuer aux
bénéfices et aux pertes, comme ça lui il pourra avoir un deuxième patrimoine sur
lequel se saisir. Et là dans ce cas précis, lorsque c’est un tiers qu’il l’invoque pour se
faire payer, le juge reconnaît beaucoup plus souvent l’existence d’une société créée de
fait.
Demande de reconnaissance d’une société créée Société
de fait par l’un des associés pour demander boni Créée
Associé De
faits
Refusé depuis quelques années par le juge au motif qu’il
résulte plus de la volonté d’aider son concubin dans une
relation de couple que la manifestation réelle d’un
affection societatis
Société
Créée de Tiers créancier
faits
s’il est commercial le régime applicable est celui de la société en nom collectif. Dans ce
cas la responsabilité est solidaire et indéfinie. Le risque d’impayé ne pèse pas sur le
créancier mais sur les débiteurs.
S’il est civil, celui de la société civile. Dans ces sociétés la responsabilités est indéfinie
mais elle est conjointe. Conjointe ça veut dire que le créancier va supporter le risque de
défaillance de l’associé car il va devoir diviser ses poursuites. Mais la responsabilité est
indéfinie, dans le sens qu’il vont devoir payer plus lourdement que ce qu’ils ont apporté.
Il faut donc bien regarder l’objet social et ensuite observer le régime applicable. Donc
si une personne est insolvable, lui trouver une société créée de fait pour lui trouver un
associé sur qui on pourra se saisir pour qu’on nous paie soit conjointement soit
solidairement. Les participants de la société créée de fait, les prétendus associés qui
! veulent la reconnaissance de cette société doit rapporter la preuve des éléments
constitutifs de la société : comme d’hab ceux de 1128 Code civil et 1835 du Code civil : 2
associés, apports, volonté de partager les bénéfices et les pertes, affectio societatis. La Cour
de cassation est rigide sur ces preuves, elle attend des parties de prouver chaque élément
séparément. Les tiers bénéficient d’un allégement probatoire, lorsqu’il veut reconnaître
l’existence d’une telle société, il peut se contenter de rapporter seulement l’apparence de la
société créée de faits : il peut donc juste prouver certains éléments et en déduire d’autres, on
lui demande pas de tout prouver, juste de rapporter l’apparence.
➔ Est-ce qu’on peut retrouver des statuts dans une telle société ? En principe non car elle
résulte de faits et non d’acte. Ils se sont comportés comme des associés mais il n’y a pas de
contrat.
Une société de fait n’est pas une société créée de fait. La société de fait est celle qui a perdue
un élément constitutif.
➔ Dans ces sociétés, il faudra donc suivre des procédures particulières de cessions. Si les
cessions de parts dans les SARL ou les cessions d’actions dans les SAS sont soumises à
un contrôle des associés il y a une énorme différence avec les SNC. Dans les SNC, les
cessions qui ont lieux, mêmes celles qui ont lieux entre les associés doivent être
autorisées à l’unanimité. Tout le monde doit être d’accord. Pas seulement ceux présents
le jour du vote : c’est l’article L 221-13 al 2 du Code du commerce qui le prévoit.
L’alinéa 3 de cet article prévoit que toute clause contraire est non écrite . Dans
les SAS, ou dans les SARL les autres associés devront obligatoirement racheter ou faire
racheter les parts ou les actions du cédant.
➔ Le gérant dans une SNC dispose d’une plus grande stabilité parce que la règle de
principe qui est inscrite dans l’article L.221-12 du Code commerce prévoit qu’il faut
recueillir l’unanimité pour le révoquer (qu’il soit statutaire ou non sauf s’il est tiers à la
société). Donc on a une plus grande stabilité puisqu’il ne peut pas être renvoyé comme
ça. C’est pour ces avantages que la SNC est choisit même si les risques sont encourus.
1. Mais ce qui est le plus important ici a vérifier c’est la capacité des associés. Ils ont tous
la qualité de commerçant quand bien même s’ils n’exercent pas une activité une
commerciale au sens de l’article L 121-1 du Code de commerce. Cette qualité entraîne
d’importantes conséquences, l’une d’entre elle est que les associés de la SNC ne
peuvent pas être salariés de cette société. Voir Cass,soc, 14 octobre 2015 n°14-10960.
2. La seconde conséquence c’est que les associés de la SNC doivent avoir la capacité de
commerce et ce dès la création de la société. Ils doivent avoir la capacité commerciale qui
est différente de la capacité civile. Un mineur ne peut donc pas être associé d’une SNC. Les
mineurs émancipés : ils peuvent sous certaines conditions être associé d’une SNC. Ils
peuvent : il faudra donc demander cette capacité commerciale en plus de l’émancipation. Ça
ne veut pas dire qu’on est émancipé qu’on a la capacité commerciale. Le principe de
l’émancipation c’est d’attribuer la capacité civile mais il faut demander en plus la capacité
commerciale. Toute les personnes qui passent des actes de commerces ne peuvent pas
être associés d’une SNC. Il y a aussi des incompatibilités. C’est-à-dire que les notaires
et les avocats, les fonctionnaires, les parlementaires ne peuvent pas être associés.
Pour les majeurs protégés il faut faire des distinctions : les majeurs sous sauvegarde de
justice ou ceux qui sont sous mandats de protection futur peuvent être associés d’une SNC.
⇒ Sauvegarde de justice ⇒ curatelle (ils doivent être assistés) ⇒ tutelles (ils doivent être
représentés) c’est dans cet ordre que le niveau de protection gradue.
Du mois au plus
Contraignant
Sauvegarde de justice
B. L’objet
Une SNC est nécessairement commerciale quelque soit son objet. Ça veut dire que son objet
peut être civil, la forme sera néanmoins commerciale car ce sont des sociétés commerciales par
la forme. Cet objet, la rédaction de celui-ci doit être particulièrement soignée. Pourquoi ? Car
ça conditionne par exemple la compétence des gérants.
Le législateur doit faire des choix sur des intérêts antagonistes pour protéger :
➔ Soit les intérêts de la société, soit ceux des tiers qui contractent avec la société : le
législateur ne peut pas protéger les deux à la fois car ils sont antagonistes, il se dit lorsqu’ils
sont déjà protégés par la forme sociale : SARL par exemple, les associés sont déjà
protégés par cette forme donc la protection du législateur va vers les tiers. Donc
puisqu’ils protègent plus les tiers : la règle c’est que la société reste engagée même s’il
dépasse l’objet social.
➔ En revanche, lorsque les associés peuvent tout perdre, type SNC le législateur va
protéger les associés. De ce fait, la société sera engagée par les actes du dirigeants que si
l’acte entre dans l’objet social. Ce qui veut dire que quand on est un tiers et qu’on
contracte avec la société : c’est d’aller lire les statuts pour savoir quelle est la forme et
l’objet social. C’est la base. La société est engagée par les actes du gérant que s’il entre
dans l’objet social : c’est l’article L. 221-5 alinéa 1 du Code du commerce. D’ou la
nécessité de bien rédiger les statuts.
➔ Interdiction d’utiliser la forme sociale de la SNC pour certaines professions comme les
! professions libérales : avocats notaires etc.. les officines de pharmacie peuvent a condition
d’obtenir une qualification professionnelle.
• Pour la dénomination sociale. Comme toutes les sociétés immatriculées, il en faut une. On
peut même inclure le nom d’un ou plusieurs associés, ou on peut en inventer un.
➔ En tout état de cause, elle doit être suivie ou précédée de sa forme de : société en nom
collectif ou SNC. SNC Jean Baptiste X.
• Toutes les formes d’apports sont possibles dans cette forme sociale, ce qui n’est pas le
cas de toutes les sociétés mais dans celle ci elle peut. A noter que les parts d’industries
sont incessibles. Pourquoi ? Car ce ne représente pas une fraction du capital social mais
ça reste des associés normaux : droits de vote etc..
➔ Ce droit, ce n’est pas un droit pour l’associé, c’est une possibilité pour le gérant :
l’associé ne peut donc pas dire j’ai 5 ans. L’associé dès qu’il a souscrit ses parts sociales il
s’engage à avoir la provision. Quand on a un chèque, on s’est obligé d’avoir cette somme
sur le compte, si on souscrit les parts sociales sur telle somme on peut nous demander de
libérer toute la somme ou dans un délai qui ne peut pas excéder de 5 ans mais c’est pas un
droit personnel auquel l’associé peut se prévaloir.
➔ Si j’ai oublié de faire ça ma société peut faire des contrats ? Non. Si j’ai pas fait toutes
les formes nécessaires et que je passe des contrats au nom de la société, il se passe quoi ? La
sanction c’est la nullité mais on peut empêcher le prononcer la nullité si on régule ça
avant que le juge ne statue : c’est une nullité facultative : le juge peut ou non la
prononcer.
A. La désignation
• Aux termes de l’article L.221-3 al 1 du Code de commerce : tous les associés sont
gérants sauf stipulations contraires des statuts qui peuvent désigner un ou plusie urs
gérants associés ou non ou en prévoir la désignation par un acte ultérieur. Ça signifie
quoi ? Que dans le silence des statuts que chaque associés disposent de la signature
sociale et donc du titre de gérant. Ce qui veut dire qu’ils peuvent séparément effectuer
tous les actes de gestion dans l’intérêt de la société.
• C’est également le cas si par exemple dans notre SNC on a désigné des gérants qui
démissionnent tous : dans ce cas là il se passe quoi ? Tous les associés deviennent
gérants. Ça a été affirmé par la chambre sociale de la Cour de cassation le 24 octobre
1997. (demander pourvoi) :
• Le gérant peut être au choix c’est une personne physique soit morale choisie par les
associés ou non. Les associés peuvent même désignés des personnes de nationalité
étrangère comme gérant de leur société. En revanche si cette personne n’est pas
ressortissante de l’UE : il lui faudra une autorisation préfectorale d’exercice de l’activité
apposée sur le titre de séjour.
Lorsque le gérant est désigné par un acte ultérieur aux statuts les associés peuvent
librement décider des conditions de majorité nécessaires à la désignation de ce ou ces
! gérants.
➔ Si rien n’est précisée c’est l’unanimité qui est la règle . Donc c’est l’unanimité de tous
les associés, celles qui prend en compte ceux qui ne sont pas présents, c’est tout le
monde pas celle de ceux qui sont présents aux votes : donc si on dit c’est bon regarde
on a renvoyé notre gérant avec l’unanimité et qu’on constate que certains n’étaient pas
présents alors ce n’est pas bon. Donc attention au quorum.
➔ Lorsque les associés désignent comme gérant une personne non associée de la SNC,
celle ci n’a pas besoin d’être commerçant, pourquoi ? Car elle n’est pas associée de la
SNC elle est gérante : en revanche elle doit posséder la capacité civile. Peut on avoir donc
un associé mineur non émancipé ? Il lui faut la capacité civile donc oui il peut le mineur l’a,
s’il est émancipé. Toute personne physique la. C’est pour être associé qu’il faut la capacité
commerciale.
• Dans cette forme sociale la qualité de gérant associé est incompatible avec la qualité de
salarié : dans le même sens la qualité d’associé d’une SNC et de salarié sont
impossibles : gérant ou pas gérant. Pourquoi car la Cour de cassation considère que
quand on est commerçant il faut avoir la capacité commerciale de toute indépendance
ce qui s’oppose au lien de subordination qu’un salarié a. Ces deux notions sont
antinomiques. Donc impossible d’être gérant associé d’être salariée de cette même société.
C’est un principe qui ne s’applique pas tout le temps, dans d’autres sociétés ils peuvent
mais pas dans celle-ci. Chambre sociale, 14 octobre 2015 n°14-10.960.
• La nomination du gérant doit être publiée au RCS . C’est après celle-ci qu’elle sera
opposable aux tiers mais par rapport aux associés c’est imposable tout de suite.
B. La révocation du gérant
En principe ce sont les statuts qui fixent la durée des fonctions du gérant : l’arrivée du terme
met fin aux fonctions du gérant. J’ai été nommé 5 ans, je ne suis plus gérant : mais si les statuts ne
précisent rien, de combien est la durée ? Toute la durée de la société, donc en théorie 99 ans. Ce
qui veut dire qu’en réalité c’est un empêchement personnel qui mettra fin aux fonctions :
mort, démission etc..
➔ Si le gérant démissionne sans juste motif, il peut s’exposer à des DI a condition qu’il y ait
un préjudice subit. Il faudra donc un fait générateur un préjudice et un lien de causalité.
La démission prendra effet dès lors qu’elle aura été notifiée aux autres associés mais
attention elle n’a pas a être acceptée par eux et elle ne peut pas aussi faire l’objet d’une
rétractation du gérant en admettant que le gérant soit statutaire : son nom est écrit
dans les statuts et qu’il démissionne la mention de son nom est caduque.
➔ Le gérant ne peut pas quitter la SNC si la situation de la société est mauvaise : il a des
devoirs de loyautés.
En ce qui concerne la révocation du gérant si les statuts sont muets il faut appliquer les
dispositions légales qui sont prévues à l’article L.221-12 du Code de commerce : cet article
distingue suivant que le gérant est associé ou non et d’autres part est statutaire ou non. Dans la
SNC ce qu’il faut retenir que si on veut révoquer un gérant il faut bien connaître son statut : il
est-ce qu’il statutaire ou non et on regarde la procédure à suivre, elles changent. On regarde le
statut et ensuite on applique le corps de règle applicable. Donc bien qualifier pour voir quel régime
s’applique.
➔ Statutaire ou non statutaire, il y a une règle commune à tous les gérants d’une SNC qui
s’appliquent en cas de révocation intervenue en cas de juste motif. Au terme de l’alinéa
4 de l’article L. 221-12 cette révocation doit intervenir pour juste motif. Si ce n’est pas
le cas ça donnera lieu à l’allocation du dommage et intérêts.
Il est possible dans les statuts de prévoir par avance, le montant d’une indemnité
qui serait liée à cette révocation sans juste motif . Dans ce cas là quelle est la
! qualification qui s’applique : clause pénale et elles peuvent être modifiées par le
juge à condition qu’elles soit dérisoires ou manifestement excessives. C’est l’article
1231-5 du Code civil.
Voir le Code de commerce et lire cet article : elles sont importants voir L 121-12 tout lire : soit le
gérant est pas un associé, soit la gérance est faite par un gérance non statutaire ou statutaire soit tout
les associés gèrent.
• Les révocations judiciaires : j’ai constitué une société avec mes frères, on est tous associé
dans les mêmes proportions. On est 3 donc souvent majorité mais le plus jeune de mes frères
décide de quitter la société et on termine associé 50 % 50 % avec le dernier frère. Je gère
bien la société jusqu’au moment je me mets à mal la gérer. Mon frère veut me révoquer. Il
peut ? Oui. Mais que s’il demande au juge de me révoquer, car sinon il faudrait un vote de
l’assemblée. Il ne votera pas contre lui. 50 50 jamais bonne répartition. Il faut donc
demander la révocation judiciaire à condition de justifier d’un motif légitime.
D) Sa rémunération
Elle peut être prévue mais elle n’est pas obligatoire. Les parachutes dorés ce sont des sommes
que l’on donne puisque le gérant a perdu ses fonctions. C’est gouverné par le principe de la
liberté contractuelle néanmoins si la somme est trop forte, trop élevée ça peut constituer un frein à
la décision de révoquer. Si on le révoque, on doit lui donner cette somme. C’est quand ça met un
frein à la libre révocation qu’ils ne passent pas très bien. C’est un principe qui s’applique à toutes
les révocations de toutes les sociétés. Faire recherche. Golden parachute.
E) La responsabilité du gérant
Aucun texte de droit spécial encadre la responsabilité du gérant de la SNC. Aucun texte
spécial c’est donc vers le droit général des sociétés qu’il faut se tourner : l’article 1843-5 du
Code civil. A ce droit général, il ne faut pas oublier le droit commun tout court et donc
l’article 1240 du Code civil. Il faudra donc montrer une faute un dommage et un lien de
causalité.
La faute à l’égard des tiers en droit des sociétés se colore d’une façon particulière. Lorsqu’on
est gérant d’une société qui a la personnalité morale, on est protégé par la bulle de la personnalité
morale, si on commet une faute à leur égard ils ne peuvent pas engager notre responsabilité du fait
de la bulle, cependant elle peut protéger que lorsqu’on s’est comporté comme un bon gérant,
lorsqu’en tant que gérant on a commit des fautes à l’égard des tiers il faut qu’il fasse éclater cette
bulle en prouvant une faute détachable de ses fonctions. Pour que le tiers engage la
responsabilité individuelle, ils devront prouver une faute détachable, plus un préjudice et un
lien de causalité.
La définition jurisprudentielle de la faute détachable a été donné dans un arrêt du 20 mai
2003 : la faute commise intentionnellement d’une particulière gravité incompatible avec
l’exercice normal des fonctions de dirigeant. Lorsqu’il y a une infraction pénale intentionnelle, ce
caractère est forcément prouvé (voir) arrêt Cousin askip. Pour une infraction non intentionnelle
c’est pas pareil.
A l’égard de la société le dirigeant n’engagera sa responsabilité que s’il commet une faute qui
résulte soit de la violation de la loi, soit de la violation des statuts, soit s’il commet une faute de
gestion, ou s’il viole l’intérêt social, en sachant que cette action sociale qui tend donc a réparer
un préjudice social. C’est-à-dire subit par la société ne peut être intenté que par un autre gérant :
c’est l’action ut universi, ou lorsque le gérant fautif est toujours en place, par tout associé :
c’est l’action ut singuli.
Attention à l’égard des associés le dirigeant peut faire une faute pour l’associé en sa personne.
Il faut nécessairement que ce préjudice soit distinct de celui subit par la société. Ça peut être une
! atteinte à l’honneur à la réputation. Mais est-ce que moi en tant qu’associé je peux dire le gérant a
commit une faute et à cause de sa, mes actions valent moins chère ? Non. C’est la société qui a
perdu de la valeur, c’est commun à la société pas à un seul associé donc pas d’action ut singuli
dessus.
➔ Puisqu’il n’y a pas de texte spéciaux qui gèrent cet aspect, c’est donc le délai de
prescription de 5 ans de droit commun qui s’applique.
L’associé exclu, va devoir être remboursé de la valeur de ses parts et celle-ci sera
appréciée conformément à l’article 1843-4 du Code civil. V convention de croupier. Donc
le seul mécanisme pour contourner l’interdiction de quitter la société c’est la convention de
croupier. Ou on reste mais in fine c’est mon cocontractant qui sera responsable.
B) Les parts sociales
➔ La cession des parts sociales. Elles peuvent soit être faite entre vif ou soit entre morts.
Lorsque la cession est faite entre vif, le caractère fermé de la société en nom collectif
(intuitu personae) rend difficile la cession puisqu’elle requiert l’agrément de tous les
associés. Ça veut dire qu’on aura besoin du consentement unanime des associés. Pas le
consentement de tout ceux qui sont présent mais le consentement de tous les associés.
Toutes clauses contraires sont réputées non écrites article L221-13 du Code de
commerce. En cas de refus d’agrément, la loi n’impose ni à la société, ni aux associés de
racheter les parts. Ce qui veut dire que cette associé peut rester prisonnier de cette
société. Dans un arrêt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 16
mai 2018, n°16-16498, la cour de cassation a précisé que la cession de parts sociales non
agrée est inopposable à la société et aux autres associés. Dans un autre arrêt la Cour a
précisé que le défaut d’agrément ne peut être invoqué que par la société ou les associés,
donc ce défaut d’agrément ne peut pas être invoqué par les parties à l’acte de cession, c’est
un arrêt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation le 24 novembre 2009 n°08-
17708.
➔ La cession doit être constatée par écrit et qu’il y aura des formalités de publicité.
Il y a une autre cession, celle pour cause de mort. Alors qu’en principe le décès d’un des
associés devrait entraîner la transmission de ses droits sociaux à ses héritiers, ce transfert est
dans les SNC conditionné par l’agrément en des associés survivants. L’article L 221-15 du
Code de commerce tente d’équilibrer les droits entre les membres de la société en nom
collectif et les héritiers de l’associé décédé. Il en ressort deux choses. Tout d’abord que la
société prend fin au décès de l’un des associés. Mais il y a des exceptions qui doivent être
prévues dans les statuts : la clause de continuation de la société stipulée dans les
statuts. Cette clause de continuation peut prévoir par exemple que la société continuera avec
les seuls associés survivant, donc sans les associés héritiers ou que la société continuera
avec le conjoint ou l’héritier, ou qu’elle continue avec l’héritier ou le conjoint survivant sous
réserve d’agrément des associés. Si on a prévu une clause de continuation sauf qu’on ne
vote pas l’agrément de l’héritier, qu’est-ce qui se passe : on peut lui dire tu ne fais pas
partie de la société car t’as pas eu l’agrément ? Non il faudra lui rembourser la valeur des
droits qu’ils ne va pas toucher. La valeur des droits sociaux est apprécie au jour du décès des
associés et ce en fonction des règles prévues par l’article 1843-4 du Code civil. En
admettant que l’héritier de l’ancien associé s’il n’obtient pas l’agrément, il doit obtenir
remboursement des ses parts.
L’obligation indéfinie
Elle signifie que les créanciers qui n’ont pas été payés par les associés pourront saisir les biens
personnels des associés et ce jusqu’à ce qu’ils aient été totalement désintéressés. Cette
responsabilité est liée à la qualité d’associé d’une SNC. Ce qui veut dire que la personne qui
devient associé est tenue de toutes les dettes sociales y compris celles qui sont nées avant son
entrée dans la société. En ce sens on peut lire un arrêt de la chambre commerciale de la Cour
de cassation le 21 octobre 2008 n°07-16.301. Ça signifie aussi que l’associé qui se retire de la
société sera tenu également des dettes mais seulement celles qui sont nées avant son départ. En
revanche les dettes nées après son départ ne l’engage pas. La date à prendre en considération est
la date de publication de sa perte de qualité d’associé. Tant qu’une personne est inscrit dans les
Rcs en tant qu’associé est tenue responsable à l’égard des tiers. Ce qui compte donc ce n’est pas la
date de la cession mais la date de modification du RCS.
Le créancier qui veut être payé par les associés doit démontrer qu’il est un créancier social. Il ne
faut pas que le gérant n’est pas dépassé l’objet car sinon ce n’est pas une dette sociale.
➔ D’autre part il y a les commanditaires : ils ne sont pas des commerçants, ils ne répondent
pas des dettes sociales sur leur patrimoine personnel. Ils vont simplement supporter un
risque de pertes, ils vont perdre leur valeur de leurs apports. Il faut les voir comme des
investisseurs alors que les commandités ont un statut plus lourd plus grave.
➔ Attention la tenue d’une assemblée générale est obligatoire lorsqu’elle est demandée
par un commandité ou par le quart en nombre et en capital des commanditaires c’est
l’article L 222-5 du Code de commerce. La tenue d’une assemblée générale est
obligatoire pour l’approbation des comptes annuels.La société en sommeil est pas celle
qui est dissoute mais est celle qui n’est pas active une AGO doit se faire chaque année.
La cession de parts
➔ Il y a une particularité concernant la cession des parts. La cession des parts peut
d’abord être fait entre vifs c’est l’article L 222-8 du Code de commerce. En principe la
cession des parts sociales requiert l’unanimité : c’est-à-dire l’unanimité des associés
commandités et commanditaires : par exception les statuts peuvent prévoir d’autres
modalités.
➔ La transmission des parts pour cause de mort. En principe le décès d’un commandité
met fin à la société, comme le décès d’un associé en SNC, sauf clause de continuation
prévue dans les statuts. Un commandité est soumit au régime des SNC : donc si l’un
décède et que la société continue et qu’il y a un héritier c’est comme on a vue. Pour les
commanditaires, un mineur peut l’être, il suffit qu’il soit représenté.
§1. Le gérant
• La gérance peut être confiée à un ou plusieurs gérants. Personnes physique ou
personne morale. Le gérant peut être associé ou non.
➔ Petite particularité il existe une limite d’âge qui est fixée à 65 ans. C’est l’article L226-3
du Code commerce. Dans la mesure ou les commanditaires ont l’intention de
s’immiscer dans la gestion externe ils ne peuvent pas être désigné comme gérant. Le
gérant peut être nommé dans les statuts à la création de la société et est ensuite désigné à
l’unanimité des commandités et à la majorité des commanditaires sauf clause contraire. Ces
modalités on les retrouves aux articles L226-2 du Code de commerce. Il est un gérant
statutaire puis il est ensuite désigné à l’unanimité des commandités et majorité des
commanditaires.
➔ On peut très bien le rémunérer mais il faut le prévoir dans les statuts.
➔ Pour toute autre rémunération, celle pas inscrite dans les statuts : elle devra être décidée
par la majorité des commanditaires et l’accord unanime des commandités, c’est
l’article L226-8 du Code de commerce. Le gérant peut être révoqué dans les conditions
! prévues aux statuts. Mais il est également révocable par le tribunal de commerce : pour
cause légitime à la demande de tout associé ou de la société.
• Attention ce droit est d’ordre public on ne peut pas le supprimer dans les statuts.
Réputé non écrit ou statuts nuls ? Le gérant est investi de tous les pouvoirs étendus
pour agir en toute circonstance au nom des associés : c’est l’article L 226-7 du Code de
commerce. Ce même article prévoit que la société est engagée même par les actes du gérant
qui ne relèvent pas de l’objet social à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que
l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances.
Ce même article précise que la seule publication des statuts ne suffit pas à constituer
cette preuve. Les clauses limitatives de pouvoir qui sont donc nécessaires statutaires :
sont inopposables aux tiers en cas de pluralité de gérant l’opposition formée par un gérant
aux actes d’un autre gérant est sans effet à l’égard des tiers à moins qu’il ne soit établir que
les tiers en avait connaissance (de cette opposition). Par renvoi opéré à l’article L 226-10
du Code de commerce les conventions conclues entre la société et son gérant sont
soumises à la procédure de contrôle des conventions réglementés : procédures prévues
aux articles L 225-38 à L225-43 du Code de commerce . La procédure des conventions
réglementés s’applique.
➔ En tant qu’actionnaire. Les commanditaires bénéficient des mêmes droits : que les
actionnaires d’une société anonyme. Par exemple : tout ce qui est droit à l’information :
droit de critique : droit de vote : tout ça est calqué sur la SA et surtout : ils peuvent exercer
leur droit de contrôle par l’intermédiaire du conseil de surveillance : dont ils désignent les
membres.
➔ Tout ces associés participent aux décisions collectives , le régime des décisions
collectives est assez complexe : tout simplement parce que comme il y a deux types
d’associés il faut une double consultation.
1. La consultation des commandités répond aux règles des SNC. Donc en principe c’est
l’unanimité sauf clause contraire.
2. La consultation des commanditaires répond aux règles prévues par les règles des SA
! notamment en matière de convocation, quorum, majorité, compositions.
Si jamais on a un cas pratique avec une décision qui nécessite la collectivité des associés il faut bien
faire attention en regarder la qualité des associés convoqués, il faut les convoquer chacun de leur
côté par rapport à leur qualité et appliquer aux assemblées le quorum et les conditions de votes qui
correspondent à leur qualité
➔ Plus il faut ajouter les causes de dissolution des SNC qui sont propres à la SNCA.
Attention, si je loue 10 immeubles non meublés mais il est meublé c’est possible car
c’est une activité accessoire. Ça deviendra une société commerciale de fait si ça dépasse
l’accessoire : elle a perdu un élément de sa constitution.
➔ On considère ce type de société comme résiduelle pourquoi ? Parce qu’on met toutes
les sociétés qui ne sont pas commerciales : ni en raison de leur forme, ni en raison de
leur nature, ni en raison de leur objet: c’est l’article 1845 al 2 du Code civil. Donc une
société civile ne peut pas exercer une activité commerciale c’est interdit. Elle ne peut
pas être associé commandité d’une SNC donc.
➔ Est-ce qu’une société civile doit avoir des statuts ? Oui. Pour qu’elle soit immatriculée.
Si on veut immatriculer notre société il faut des statuts.
1. La constitution de la société civile
Il faut au minimum deux associés mais aucune condition de capacité n’est exigée donc un
mineur ou un majeur protégé peuvent être associé d’une SC. On peut avoir un majeur sous
curatelle dans la SC. Attention, cette société doit avoir un objet civil même si elle peut avoir
activité commerciale qui ne doit pas être son activité principale.
➔ La loi ne demande aucun capital social minimum. Ni même d’ailleurs de délai pour la
libération parce que dans certaines formes, on peut souscrire des parts et ne libérer qu’une
fraction, et ensuite sous appel de la gérance, on doit délivrer tout ça dans un délai de 5 ans.
➔ Dans cette société toute sorte d’apports sont possibles : capitaux, nature etc.. Attention
la constitution de la société doit répondre à des règles de forme :
A) Le statut du gérant
La société peut être gérée par un ou plusieurs gérant.
➔ Le nombre est fixé par les associés dans les statuts ou dans un acte séparé : voir par une
décision de justice en cas de saisine du juge.
➔ Ceux ou ces gérants peuvent être des personnes physiques ou morales. Mais dans cette
dernière hypothèse l’article 1847 du Code civil prévoit que les dirigeants de la personne
morale, sont soumis aux mêmes conditions et aux mêmes obligations et encours les
mêmes responsabilités : civiles et pénales que s’ils étaient gérant en leur propre nom.
➔ Dans les sociétés civiles les gérants ne sont pas tenus à une limite d’âge : à contrario de
certaines société ou 65 ans on est plus dirigeant.
➔ Dans les SC on peut aussi avoir un nombre de mandats illimités sauf clause contraire
des statuts. Si rien n’a été prévu par les statuts, le gérant nommé est gérant à durée
indéterminée. Il va arriver à un moment ou il va soit mourir, démissionner.
Attention, face aux limitations des pouvoirs du gérant, l’article 1849al 3 du Code civil
est très clair : il explique que ces limitations sont inopposables aux tiers. Donc si le
gérant le respecte pas une clause des statuts qui limitent ses pouvoirs, les associés
pourront lui demander de réparer le préjudice subit à cause de ça. Et les associés
peuvent même le révoquer sur ce fondement. Parce que si le gérant n’a pas respecté
une clause limitative de ses pouvoirs il viole les statuts : ce qui constituera un juste
motif qui le priverait des DI.
2. Le gérant est unique et les statuts ne fixent pas ses pouvoirs. Attention ici le gérant
peut accomplir tout acte de gestion qui sont commandés par l’intérêt de la société, il
doit donc agir dans l’intérêt social. Dont cet intérêt social constitue une limite aux
pouvoirs du gérant. Mais l’intérêt social est une notion qui est difficile de définir avec
précision. Ce qui est sur c’est que l’intérêt social n’est pas l’intérêt personnel des
associés ou du gérant.
3. La société a plusieurs gérants. Dans cette hypothèse les associés peuvent prévoir et
organiser cette pluralité de gérant.
➔ Soit les statuts déterminent les compétences de chacun des gérants
Ça peut poser un problème mais dans ce dernier cas, lorsqu’ils sont muets sur la multiplicité
des gérants : chacun peut agir comme s’il était le seul gérant mais l’un des gérant peut faire
connaître aux autres son opposition. Il a ce qu’on appelle un droit de véto.
➔ C’est un droit qui doit être exercé avant que l’acte ne soit conclu, il s’oppose à la
conclusion. Cette opposition est efficace puisqu’elle interdit la réalisation du projet
sauf si les autres associés lèvent le véto. Chaque gérant est censé être l’unique gérant mais
les autres ont un droit de véto, il est efficace puisqu’il empêche la réalisation de l’acte
projeté : on peut toujours lever ce véto soit à la majorité soit à l’unanimité des associés.
Donc les associés peuvent lever un véto, c’est un moyen pour débloquer la situation de
bloquage.
Les tiers doivent garder à l’esprit que dans cette forme sociale le gérant ne peut pas
modifier seul les statuts de la société. Exemple : si je suis un gérant d’une SC, j’ai un
immeuble, exploité par ma SC ; il contient 10 logements ils sont tous loués en location non
meublés, je décide de vendre cet immeuble entièrement. C’est dans l’intérêt de la société car
la société va se faire de l’argent. Si je vends l’immeuble qui contient les 10 appartements, si
je vends, je supprime mon objet social, je modifie donc les statuts de la société. Très
important ça. Immeuble seul qui appartient la société, c’est son statut, donc il faut
modifier les statuts, chose que le gérant ne peut pas faire seul, ça revient à la
collectivité de la société.
Les actes accomplis par le gérant et qui n’entrent pas dans l’objet social sont
susceptibles d’annulation. L’acte ainsi formé par le gérant forme une disposition
impérative celle de l’article 1849 al1 du Code civil. Ce qui par voie de conséquence
justifie la nullité de cet acte sur le fondement de l’article 1844-10 al3 du Code civil.
Encore faut il que les associés saisissent le juge et qu’ils n’aient pas renoncés la nullité
en autorisant le gérant a avoir fait cet acte ou en régularisant l’acte créé sans
autorisation.
3. En cas de pluralité de gérants. Dans les rapports avec les tiers, si plusieurs gérants soit
désignés chacun d’eux engagent la société comme s’il était gérant unique.
➔ Attention, le tiers qui a eu connaissance de la non observation de la répartition des
pouvoirs entre les gérants sera considérée comme étant de mauvaise foi , la charge de
cette preuve appartient à la société.
Attention, parce qu’il y a une limite, la publicité légale des statuts qui montrent
l’existence d’un conseil de gérance ne suffisent pas à établir cette connaissance par le
tiers. Les actes effectués au nom d’une personne qui n’a pas la qualité de gérant,
n’engage pas la société, qui pourraient demander la nullité.
En revanche la société serait quand même engagée par un mandataire apparent
comme peut l’être un gérant de fait.
➔ Le gérant qui aurait outrepassé ses pouvoirs légaux ou statutaires, pourrait être
condamné à indemniser le préjudice subit à la suite de ce dépassement de pouvoir et
soit par un associé ou par la société elle même. Ce que la société chercherait ça serait
d’annuler l’acte passé par le gérant elle pourrait le faire sur le fondement des articles
1844-10 al3 du Code civil pour violation des dispositions impératives celles de l’article
1849al1 et ce dès lors que l’acte passé par le gérant n’entre pas dans l’objet social.
➔ L’hypothèse ou les sociétés civiles ont une activité économique. La loi NRE a créé un
article : L 612-5 du Code de commerce : le mettre. Sauf qu’il n’a pas définit ce qu’était
une personne morale non commerçant qui ont une activité économique. Ce qu’il faut retenir
c’est qu’il existe : la procédure des conventions réglementés. Une convention qui aurait du
passer par la procédure des conventions réglementés mais qui n’a pas passé ce filtre ne
produit pas ses effets. Les conséquences préjudiciables de ces conventions peuvent être mise
à la charge de ceux passés.
Pour engager la responsabilité d’un gérant vis-à-vis des tiers. Il faut que ce gérant ait commit
une faute détachable de ses fonctions et qu’il lui soit imputable personnellement. Mais dans le
cadre des rapports du gérant avec la société qu’il dirige ou ses associés la responsabilité du
gérant n’est pas subordonnée à la preuve d’une faute détachable de ses fonctions : v arrêt 1er
chambre civile 15 mai 2007 n°0612317.
A l’égard des associés le gérant engage sa responsabilité au terme de l’article 1850 al 1 du
Code civil pour 3 choses :
1. Les infractions aux lois et règlements
2. la violation des statuts
3. les fautes commises dans sa gestion
Même s’il existe plusieurs gérants, ils restent individuellement responsables. Néanmoins
l’article 1850 al2 du Code civil, précise que si plusieurs gérants ont participé aux mêmes faits.
➔ Leur responsabilité est solidaire à l’égard des tiers et des associés et il ne faut pas perdre
de vue qu’un tribunal peut déclarer un gérant responsable même si celui ci n’a pas
participé à un fait fautif de l’un des cogérant en considérant que de toute façon les
gérants ont une obligation de surveillance réciproque.
➔ La règle de solidarité prévue par ce texte permet à la victime de demander à
chacun des gérants réparation pour le tout . L’article 1850 précise que dans leurs
rapports entre eux, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la
répartition du dommage.
➔ La responsabilité du gérant peut aussi être engagée soit pour réparer un préjudice
social soit pour réparer un préjudice individuel.
Donc soit ut universi soit ut singuli. Voir droit général des sociétés.
➔ Pour les sociétés civiles il n’y a pas de textes spéciaux qui prévoient un délai spécial.
Donc c’est 5 ans.
➔ Ce sont les associés qui nomment et révoquent les gérants aux termes des articles 1846
et 1851.
➔ Ce sont eux qui autorisent le retrait d’un associé : article 1869.
➔ Ce sont eux qui donnent leur agrément quand au décès de l’un d’eux associé, la
succession est dévolue à une personne morale.
➔ Ils peuvent aussi couvrir une nullité : on l’a dit la confirmation en droit des sociétés est
beaucoup utilisée mais elle ne peut pas l’être sur les objects illicites.
➔ Ce sont eux qui peuvent modifier les statuts. L’article 1836 prévoit l’unanimité pour
cette décision sauf dispositions statutaire contraire.
V. les autres.
• Ces associés peuvent être consultés suivant différentes formes : on va s’intéresser
seulement aux réunions. Aux termes de l’article 1853 du Code civil, le principe c’est que
la collectivité des associés prend la forme d’une assemblée, c’est-à-dire la réunion physique
de tous les associés dans un même lieu. C’est le principe mais les statuts peuvent prévoir
une autre forme dans les statuts. Les décisions sont prises par principe à l’unanimité
par les associés sauf clause contraire. Les éventuelles irrégularités sont sanctionnées
par la nullité de la décision. A condition évidemment qu’elle entre dans le champ
déterminé par l’article 1844-10 du Code civil.
• Qui convoque les associés ? Le gérant. Ce sont eux qui les convoquent et en admettant
qu’il y ait une pluralité de gérant et que les statuts prévoient des modes de
convocation : il convient là de respecter ces règles à défaut c’est la nullité de la
délibération qui est encourue. Les associés doivent être convoqués par LRAR : lettre
recommandée par avis de réception c’est un décret de 1978 qui le prévoit : à défaut la
sanction est la nullité.
Le délai minimal à respecter entre la convocation et la tenue de celle ci est de 15 jours.
Ce délai ne commence à courir qu’à compter de l’envoi de la convocation et non à compté
du jour de sa réception par l’associé.
• Plusieurs arrêts, 16 décembre 2005 n°04-10986
➔ Un délai trop court est sanctionné par la nullité : la règle des 15 jours est primordiale.
Ce sont des jours calendaires par ouvrables. En admettant que les associés n’ont pas été
convoqués dans la forme et qu’ils sont tous présent le jour de l’assemblée, est-ce qu’on
peut annuler la décision prise. Dans l’hypothèse ou la convocation est irrégulière mais
que les associés sont tous présents quand même à l’AG la nullité est couverte. Si je suis
gérant ? Je loue mon appartement je dois le récupérer. Si le locataire ne va pas récupérer la
lettre recommandée on est reparti sur un bail de 3 ans. C’est injuste. Donc la seule chose
pour éviter ça il faut faire un acte de commissaire, sa parole a une force
supplémentaire, il est assermenté, même si la personne refuse de lire ou de recevoir il
sera réputé l’avoir reçu.
Important, si je convoque les associés par LRAR et que l’une d’entre elle me revient ? Est-ce
que c’est valide ou pas ? Oui. Pourquoi ? Car c’est l’associé qui nous a donné son adresse. Donc
s’il nous a donné son adresse mais qu’il n’y ait plus c’est réputé comme il l’a reçu. Les formalités
liés aux associés sont importantes car toute irrégularité est frappée de nullité, en plus elle peut être
invoqué par un associé qui a été régulièrement convoqué. Les seuls moyens de pallier ça c’est soit
qu’ils soient tous présents, soit qu’ils soient tous représentés.
➔ En revanche ni les associés ni la société ne peuvent se prévaloir de cette nullité à
l’encontre des tiers de bonne foi.
postérieurs au changement
intérieur à ce changement
En raison du caractère d’ordre public de l’article 1857 du Code civil, il ne parait
possible d’admettre que l’associé qui quitte la société, puisse être déchargé de sa
responsabilité à l’égard des tiers pour les dettes antérieurs. Que ce soit pas une clause du
contrat avec laquelle le créancier serait d’accord ou a plus forte raison, par une clause
statutaire. Attention, il est parfaitement possible au cédant et au cessionnaire de
s’entendre entre eux et de prévoir dans l’acte de cession que la charge du passif social
antérieur reposera sur le cessionnaire. Dans cette hypothèse le prix de cession sera prix
en compte. Cette clause n’est pas opposable aux tiers. En sens inverse et concernant les
dettes postérieures l’associé qui se retire de la société se trouve donc logiquement déchargé
des dettes sociales qui sont exigibles après son départ.
➔ Toutes ces règles ne valent que si la cession a été publiée. Dans le cas contraire la
cession est inopposable aux tiers : article 1865 du Code civil. Donc il ne faut pas
confondre la date du contrat qui a fait naître la créance et la date d’exigibilité de
l’article 1857 du Code civil (cad la date de la mise en demeure de la société).
➔ Il n’y pas de solidarité dans une SC ça signifie que le créancier devra diviser ses
poursuites sauf stipulation contraire des statuts
L’hypothèse d’une clause de solidarité qui serait dans le contrat conclu avec le tiers.
➔ Attention, s’il est possible de prévoir une solidarité entre les associés à l’égard des tiers.
Il est en revanche interdit de prévoir que la responsabilité des associés sera limité au
montant de leurs apports à l’égard des tiers. Parce qu’apriori rien ne semble interdire une
telle clause entre les associés à condition que celle ci soit limité aux rapports entre les
associés. C’est en tout cas la solution adopté par les juges de la Cour d’appel de Paris dans
un arrêt du 5 mars 2003.
Hormis ces cas : l’agrément comme le refus d’agrément sera notifié à l’associé par lettre
recommandée. Le cédant, peut renoncer dans le mois de l’information à son projet de cession.
Qu’est-ce que l’information de cession ? C’est le principe par lequel, que tout cédant doit prévenir
les autres associés de son agissement. Un décret règle les délais à respecter. Si pendant ce mois
d’information on peut parfaitement renoncer et dire enfaite je cède pas je garde mes parts. L’associé
peut renoncer à son projet de cession tout comme il peut demander le rachat de ses parts.
La cession doit se faire par un acte écrit de plus pour une faire une cession régulière il faut
respecter les formalités de l’articles 1690 du Code civil relatif aux cessions de créance. Il faut
donc qu’on avertis le débiteur céder et qui est il ? La société. C’est elle qui dans ses comptes à
une créance envers l’associé. Lorsque la société est dissoute, la première chose à faire c’est de
payer les créanciers sociaux et de rembourser les apports, c’est pour ça que la société est
débiteur de la société. L’information du débiteur cédé, il faut le faire quand bien même c’est le
gérant qui a donné l’autorisation de cédé les parts, et donc qu’il est au courant de celle ci.
L’information quand même s’effectuer dans l’hypothèse ou c’est le gérant même qui a donné
l’autorisation de céder les parts. Est-ce que je peux voter contre mon propre cessionnaire ? Non je
ne peux pas perturber la position de notre acheteur on doit apporter la garantie de notre propre fait.
C) Le retrait et l’exclusion d’un associé
➔ Dans cette société l’exclusion d’un associé est possible c’est l’article 1860 du Code civil
qui le prévoit. Les causes d’exclusion sont possibles.
➔ A côté de ces cas légaux il existe des cas d’exclusion statutaire : elle ne sera possible qu’à
la condition de déterminer les motifs susceptibles d’entraîner cette exclusion et ça suppose
aussi de déterminer les modalités du prononcé de la mesure d’exclusion. Par exemple une
décision prise en AG. Ainsi que les conditions de l’indemnisation de l’associé évincé.
➔ La décision d’exclusion, qui prive les associés de leurs parts, sans indemnité est nulle.
Cette décision est nulle mais ça n’entraîne pas la nullité de l’assemblée générale qui
avait été convoquée à cette fin. En d’autres termes si les statuts prévoient l’exclusion d’un
associé, les statuts doivent également prévoir les modalités concernant l’évaluation des
droits de l’associé.
➔ Lorsque les statuts subordonnent l’exclusion d’un associé à une décision collective des
associés, l’associé dont l’exclusion est proposée ne peut pas être privée de son droit de
participer à la décision et donc de voter sur la proposition. Lire un arrêt rendu par la
chambre commerciale de la Cour de cassation le 23 octobre 2007 n°06-16537.
➔ Le retrait d’un associé est un acte strictement personnel, la Cour de cassation l’a rendu
par un arrêt du 4 décembre 2012, n°11-14592. Donc impossible de faire une action
oblique dessus. Le créancier d’un associé ne peut pas exercer le droit de retrait par la
voie de l’action oblique. Parce que c’est un acte strictement personnel.
Suivant la nature de l’assemblée AGO : assemblée générale ordinaire. AGE : assemblée générale
extraordinaire il y a des modalités de quorum et de majorité qui sont totalement différentes.
➔ Lorsqu’on souhaite modifier des dispositions statutaires c’est la compétence de l’AGE : les
conditions de quorum et de majorité seront plus fortes, plus lourdes que pour les AGO.
Ces règles changent suivant la forme sociale. Le principe ne changera pas dans tous les cas
il faut une AGE pour modifier des dispositions statutaires pour le reste AGO mais les
règles sur les conditions de majorité etc.. ça change. Le quorum c’est le nombre d’associé
minimum exigé pour prendre une décision.
➔ Il faut atteindre le quorum (il est par tête pas par parts) ensuite on peut voter.
➔ Dans tous les cas, la dissolution peut aussi résulter d’une sanction pénale, lorsque
certaines infractions sont commises telles que le trafic de stupéfiant.
➔ A ces causes il faut en ajouter d’autres : celles prévues dans les statuts. Telles que le
décès d’un associés, ou la révocation d’un gérant ou on peut même prévoir que l’une des
causes de l’article 1860 du Code civil, aura aussi cette conséquence.
Dans tous les cas la dissolution quelque soit sa cause, devra faire l’objet d’une publicité.
Cause commune + cause spécifiques + causes prévues dans les statuts.
Titre 2 : Les sociétés à risque limité
Chapitre 1 : La société à risque limité
C’est une forme qui est hybride : elle a les caractères à la fois de la société de capitaux et de
personne. Cette société est choisie de façon très large. Attention, quand on dit ça, il faut entendre
société de personne et donc intuitu personae qui est quand même présent, donc il faut des
agréments. On retrouve des aspects de la société de capitaux mais et c’est son avantage, elle est
à risque limité. C’est d’ailleurs ce dernier point qui est très intéressant : la responsabilité est limité
et on peut avoir dans cette forme de société : qu’un seul associé avec l’EURL. Seule société qui
possède une forme unipersonnelle avec la SAS et sa SASU. C’est dans ces deux formes de société,
que l’on peut donc retrouver un acte unilatéral au lieu d’un contrat pour créer la société.
A) Les associés
Dans les SARL pluri-personnels le nombre est limité : 100 associés max. Le nombre va
obligatoirement de 100 à 2, si on a un seul associé on passe eu EURL. Dans l’hypothèse ou on
dépasse les 100 associés aux termes d’un délai d’un an, à moins que la cause de dissolution ait
disparue. On peut la transformer en SAS.
Les associés de la SARL ne sont pas commerçants quand bien même la société est
commerciale.
L’objet social doit être réel licite et possible. Il y a des activités qui sont interdites à la SARL.
Exemple : les entreprises d’assurance de capitalisation et d’épargne ne peuvent pas adopter cette
forme sociale, en revanche les professions libérales elles peuvent, on parlera de : SELARL société
d’exercice libéral à responsabilité limité.
B) Les apports
Dans ce type de société tous les types d’apports sont possibles : nature, industrie.. Il y a une
particularité : dans cette forme les apports en numéraires doivent être libéré tout de suite à hauteur
1/5ème et le solde devra être libéré dans un délai de 5 ans sous appel de la gérance. Ce n’est pas un
droit pour l’associé c’est une possibilité pour le gérant. Quoiqu’il en soit, le capital social doit
être intégralement libéré avant toute souscription de nouvelles parts en numéraires.
Dans cette société, les statuts doivent posséder l’évaluation des apports établit par un
commissaire aux apports proposé par le juge ou les associés, ce rapport doit être
obligatoirement annexé aux statuts. Si les associés retiennent la valeur qui a été décidé,
déterminé par le commissaire aux apports les associés n’encourent aucune responsabilité,
puisqu’il adopte simplement ce qu’a observé le commissaire. Si cependant, il retienne une
valeur différente de celle retenue par le commissaire aux apports, ils seront solidairement
responsable de la valeur des apports à l’égard des tiers pour une durée de 5 ans. Ça évite que
les associés surévaluent la nature des apports pour faire croire aux tiers que la société a plus
de fond qu’elle n’en possède réellement.
Si la valeur des apports en nature prit individuellement n’excède pas 30 000 euros et si la
valeur total des apports en nature n’excède pas la moitié du capital les associés peuvent
décider à l’unanimité de ne pas recourir à un commissaire aux apports, ils détermineront
librement la valeur des apports en nature et dans ce cas là aussi ils seront responsables
solidairement à l’égard des tiers pendant 5 ans.
Dans les SARL les apports en industrie sont possibles mais ils ne forment toujours pas le
capital social. De la même façon, les parts en industrie sont incessibles, elles ne peuvent pas
être remboursées : à la dissolution de la société quand tous les autres associés ont reprit leur
apports, eux n’auront rien. Attention, l’apporteur en industrie est un véritable associé : il peut
participer aux décisions collectives et il a le droit a une proportion des bénéfices et il doit
contribuer aux pertes. Cette proportion est déterminée dans les statuts, à défaut, sa part d’apport
sera considéré à hauteur de celui qui a le moins apporté.
Le capital social, n’a pas de seuil minimum à satisfaire, on peut parfaitement constituer une
SARL avec un euro. Dans ce cas, si on a besoin d’un prêt à la banque, il va regarder le capital
social en observant qu’on a 1 euro, il va nous demander de nous porter caution de la société , ce
qui fait qu’on ouvre au créancier, la porte de notre patrimoine personnel perdant donc tout
avantage de la SARL et de sa responsabilité limité.
Si dans un cas pratique, on a un objet civil dans la SARL, on ne va pas regarder dans le Code civil
mais dans le code de commerce.
§3. Le gérant
L’essentiel des pouvoirs est dévolu aux gérants. Donc ils assurent la direction de la société et
sa gestion quotidienne voir 20 mai 2003, chambre commerciale Cour de cassation « la
responsabilité personnelle d'un dirigeant à l'égard des tiers ne peut être retenue que s'il a commis
une faute séparable de ses fonctions ; qu'il en est ainsi lorsque le dirigeant commet
intentionnellement une faute d'une particulière gravité incompatible avec l'exercice normal des
fonctions sociales ; ». Donc : faute séparable = faute intentionnelle du dirigeant + incompatible
avec l’exercice normal de ses fonctions.
Aparté : Un arrêt a admis qu’il était possible d’agir conttre un associé prit individuellement a
condition de prouver que sa faute est détachable de sa qualité d’associé : ça a été reconnu dans le
cas ou un tiers avait subit les conséquences d’une décision prit par les associés, le tiers a réussi a
prouver que l’associé avait par son comportement cherché à nuire et qu’il avait donc commit une
faute détachable de celle d’associé.
A. La désignation du gérant
Les conditions de nomination dans la SARL sont souples, en effet la loi exige seulement que les
gérant soient des personnes physiques, c’est l’article L 223-18 du Code de commerce en
revanche il n’y a ni conditions de nombre, ni conditions de limite d’âge, et le gérant peut
même être choisis par les associés ou par les tiers.
Il peut être nommé dans les statuts, on parle d’un gérant statutaire, il doit être désigné donc à
l’unanimité puisque tous les associés les signent, soit sa nomination procède d’une décision
ultérieure des associés et dans ce cas là :
➔ le gérant est élu par une décision ordinaire des associés représentants plus de la moitié
des parts sociales sur première convocation et la moitié des voies exprimées sur seconde
convocation.
B. La révocation du gérant
En principe le gérant est nommé pour toute la durée de la société mais on peut prévoir une clause
contraire en prévoyant une durée. Dans tous les cas le gérant peut être soit révoqué par les
associés soit par le juge.
La révocation du gérant doit être fondée sur un juste motif, c’est l’article L 223-25 du Code de
commerce.
Mais quelle est la conséquence d’une révocation du juste motif ? On réintègre le gérant ? Non
c’est juste des DI. Donc la société devra indemniser le gérant car sa révocation est intervenue
sans justes motifs, ce qui veut dire que la révocation est efficace mais illicite.
➔ Le juste motif de révocation peut être constitué par une faute du gérant par exemple la
violation des statuts, une négligence, une faute de gestion, une inaptitude à gérer la société :
incapacité physique mentale : tout ça peut être un juste motif.
➔ Mais le juste motif peut résulter de considérations liées à l’intérêt social. La Cour de
cassation a admis dans un arrêt du Cass, com 4 mai 1999 n°96-19503 : dans cet arrêt la
Cour a admit qu’une mésentente avec le gérant de nature à compromettre l’intérêt de
la société est de nature a constituer un juste motif de révocation même si la mésentente
n’est pas imputable au gérant. Les juges ont admis cette hypothèse dans des situations
de mésententes entre gérant, c’est illustré dans un arrêt du 7 janvier 2014 n°13-11866.
➔ Dans le même sens constitue un juste motif de révocation la perte de confiance dans la
personne du gérant et qu’elle est de nature a compromettre l’intérêt social ou le
fonctionnement de la société.
En plus de ce juste motif les circonstances entourant cette révocation ne doivent pas être
abusives. En d’autres termes, même si on a un juste motif valable mais que les circonstances de la
révocation sont abusives on sera condamné à indemniser le gréant. Par exemple : la violation
du principe de contradictoire, c’est un abus dans la révocation : Il faut toujours laisser au
gérant la possibilité de s’exprimer, c’est ça le respect du principe du contradictoire. On ne
peut pas provoquer la révocation du gérant dans des conditions injurieuses brutales ou
vexatoires.
➔ Lorsque la révocation du gérant par les associés n’est pas possible car le gérant est
majoritaire il faut se tourner vers la révocation prononçable par le juge. Cette
révocation judiciaire est prévue à l’article L 223-25 du Code de commerce et cette
révocation aussi requière une cause légitime. Cette dernière est plus exigeante que le
juste motif. Pourquoi ? Car l’absence de cause légitime empêchera la révocation ce que ne
permet pas de faire le juste motif : lui si on n’en invoque pas un le gérant est quand
même révoquer, il faut juste payer des DI. Alors que si on ne prouve pas une cause
légitime il ne sera pas révoquer dans ce cas.
C. La révocation du gérant
Il n’y a aucune réglementation qui s’applique à propos de la rémunération du gérant. Mais les
juges ont affirmé dans un arrêt rendu par la chambre commerciale de la Cour de cassation le 25
septembre 2012, n°11-22754 : que la rémunération du gérant était soit déterminée par les
statuts, soit par une décision collective postérieure des associés. Ce qui veut dire par
conséquent, que le gérant ne peut pas s’allouer unilatéralement cette rémunération. Soit les
statuts soit la collectivité des associés par le gérant tout seul, solution confirmée dans un arrêt qui a
été rendu s’agissant de la question des procédures réglementés.
La rémunération décidée par le gérant n’est pas une convention réglementée puisqu’il s’agit
d’une décision de l’assemblée générale : lorsque cette délibération n’est pas une clause
statutaire. Puisque ce n’est pas une procédure réglementée: Le gérant associé peut donc
prendre par au vote de sa propre rémunération confirmé le Cass, com, 4 mai 2010 n°09-13205 :
➔ les juges de la cour de cassation considèrent que la rémunération a un caractère
institutionnel donc ce n’est pas une convention donc ce n’est pas soumit à la procédure
des conventions réglementés.
➔ cette solution a même été confirmé à propos du gérant associé majoritaire qui dans
cette situation aura le poids pour décider de sa propre rémunération v Cass,com 4
octobre 2011 n°10-23398.
➔ Puisque ce n’est pas un acte contractuel, un acte juridique, ça veut dire que la société
peut modifier unilatéralement cette rémunération. Un contrat doit avoir l’accord de
toutes les parties pour être modifié, or ici ce ça n’en n’est pas un, donc il faut pas
nécessairement le consentement du gérant pour modifier. Oui mais si le gérant associé est
toujours majoritaire ? Il va forcément voter pour ne jamais diminuer sa rémunération ?
Surtout dans une période ou la société doit faire des économies, et que le gérant vote contre
cette économie. On peut le révoquer en prouvant un abus de majorité. Si on prouve qu’il
commet un abus de majorité on a dans ce cas là une parade à ses refus, mais attention,
il faut le prouver. Exemple : v Cass,20 février 2019, n°17-12050.
Attention, les juges de la chambre commerciale de la Cour de cassation ont précisé dans un
! arrêt du 31 mars 2019 n°08-11860 que le juge ne peut pas se substituer aux organes
sociaux pour déterminer la rémunération du gérant.
Dans une société le gérant peut faire des actes internes et externes et qu’il représente la société . A Ce
titre il peut engager la société envers des tiers pour conclure des contrats. Pour éviter qu’il tire parti de da
position et qu’il tire des contrats avec des personnes genre sa fille, sa femme, le législateur a prévu une
procédure particulière : celle des procédures réglementés. Le législateur dit il y a des conventions qui sont
interdites : le gérant ne peut pas conclure tel ou tel convention. D’autres sont réglementés par interdites
par principe mais dans la mesure ou elles peuvent être dommageable pour la société elle est régie par
une procédure particulière, si cette procédure n’est pas suivit la convention est toujours valable, mais les
conséquences seront mises à la garage de celui qu’il la conclu, le gérant souvent. D’autres conventions sont
autorisées car elles ont été faites dans des conditions normales, on le verra plus tard : mais c’est par exemple
une convention habituellement conclu par la société de façon naturelle : j’ai un garage, je change de pneus,
ma fille, a une voiture avec des pneus pour les changer, la société change les pneus de ma fille et lui fait un
rabais de 15 % est-ce que cette convention conclu avec le rabais est une convention considérée comme
habituelle conclue dans des conditions normales ? Oui car il est possible de conclure ce genre de rabais avec
n’importe quel client. Attention, si on vient d’ouvrir le garage, que la fille vient et on lui fait un rabais de
10 % il n’y aura pas le caractère normal et habituel puisqu’on a pas encore fait de rabais.
D) Les pouvoirs du gérant
On va voir le principe 1. l’encadrement de ses pouvoirs 2.
1. Le principe
Il est issu de l’article L.223-18 al5 du Code de commerce. Le principe c’est que le gérant est
investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom et pour le compte de la
société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue aux autres organes ça c’est le principe.
➔ Ils ont comme tout associé le droit à l’information. D’ailleurs ils ont même un
droit permanent à la consultation de certains documents. Les bilans, les
comptes, les comptes de résultats, les inventaires. Je suis associé d’une SARL je sais que
j’ai le droit de prendre connaissance de ces documents je suis loin de la société : est-ce
que je peux demander une copie ? Oui mais si c’est prévu ça peut être à ses frais. Ce
droit emporte celui de nous faire délivrer copie. Ce droit doit être exercer
personnellement par l’associé. Mais il peut évidemment se faire assister d’un expert.
Dans cette forme sociale l’associé peut au moins deux fois par an par exercice poser des
questions écrites au gérant : sur tous les actes de nature à compromettre la continuité
de l’exploitation. C’est l’article L 223-36 du Code de commerce.
➔ En plus de cette information permanente, les associés ont le droit à une information
périodique. En effet 15 jours avant l’AGO annuelle, le gérant doit
communiquer aux associés plusieurs documents, qui concernent tous les
exercices écoulés. Un associé à le droit de poser des questions au gérant qui sera
tenu d’y répondre à la prochaine assemblée, c’est l’article L 223-26 al 3 du Code de
commerce.
Avant toute assemblée, le texte des résolutions devra être transmis aux associés.
➔ Il y a une autre information mais qui est exceptionnelle : c’est l’exercice de gestion.
Cette information a une nature exceptionnelle. Elle est prévue par l’article L 223-37 du
Code de commerce. Cette expertise de gestion permet à un ou plusieurs associés
Dans toutes les assemblées, la convocation, l’ordre, le contenu de l’ordre de convocation est
important. Peut on révoquer le gérant, car c’est le gérant qui fait les convocations ? Le gérant doit
envoyer cette convocation 15 jours avant la date mais nous on peut demander à être averti en
avance pour provoquer des questions, pour poser notre propres questions. Pour qu’elles
soient mises à l’ordre du jour, il faut que ma question arrive 25 jours avant au moins la
date prévue. En d’autres termes : on est associé dans une SARL on veut poser des questions
dans la prochaine assemblée, mais il y a un ordre du jour à respecter, il faut donc l’inscrire,
pour ça il faut demander au gérant d’être prévenu à l’avance, et plus de 15 jours car sinon
c’est trop court, il faut qu’il nous laisse un délai suffisant entre le moment ou on est prévenu
et la deadline pour poser des questions . Il n’y a pas de JP, il faut que ça soit 3 semaines avant
par exemples. Il faut que la question arrive au moins 25 jours avant la tenue de la réunion, si
elle arrive 23 jours avant c’est pas bon. Si c’est avant 25, 26 par exemple c’est bon.
La révocation du gérant peut être cependant, implicitement incluse dans l’ordre du jour. V.
! Cass,com, 22 octobre 2013, n°12-24162.
Quelles sont les sanctions en cas de non respect de ces obligations ? La nullité. Attention elle
peut être encourue, elle n’est pas automatique. Cette assemblée irrégulièrement tenue peut
être annulée, mais elle peut ne pas l’être si tous les associés étaient présents ou représentés
malgré l’irrégularité touchant la convocation c’est l’article L.223-27 al 9 du Code de
commerce. Chaque associé a le droit de participer aux décisions, et chaque associé dispose
d’un nombre de voies égales, à celui des parts sociales qui possède. Toute clause contraire
est réputée non écrite. C’est l’article L223-28 al 1 du Code de commerce.
Pour toutes les autres formes de convocation : v. livre.
Une fois que tous les associés sont convoqués il faut voir comment elles sont validées.
Donc si on a moins de la moitié mais qu’ils votent tous à l’unanimité à l’agrément ça n’est pas
voté, car ils sont moins de la moitié. Si on cède nos parts à quelqu’un de notre famille mais qui
par définition n’est pas associé dans la SARL : le principe c’est que les parts sociales sont
librement cessibles entre conjoint ou entre ascendant ou descendant sauf si les statuts ont
prévu une clause d’agrément pour ces cessions.
! En cas de refus d’agrément, le cédant, peut bénéficier d’un droit au rachat de ses parts. En
effet, il y a une exception prévue à l’article L 223-14 al6, en faveur du cédant qui détient ses
parts depuis plus de 2 ans, pourquoi l’exception car en principe il devrait rester prisonnier.
Mais si le cédant a acquis ses parts depuis plus de 2 ans il bénéficiera « au droit de rachat ».
Par ce droit, les associés peuvent acquérir ou faire acquérir par un tiers les parts du cédant ou
la société elle même peut reprendre ses parts. Attention on parle bien d’un droit au rachat,
comme c’est un droit, le cédant peut le conserver et garder sa qualité, on parle aussi de droit
de se repentir.
Si à l’expiration d’un délai, aucune solution n’a été proposée au cédant : soit faire racheté par
un tiers ou co associé ou société, l’associé pourra pourra réaliser la cession initialement prévue
dans ce cas il retrouve son entière liberté et pourra céder à qui il veut. La cession des parts
sociales est très réglementée à chaque étape. Si on loupe une étape, le cédant qui refuse de
concéder un agrément il peut revendre a qu’il veut.
Quelle est la sanction d’une cession irrégulière ? J’ai pas eu l’agrément
mais je fais quand même ?
Pendant longtemps on estimait qu’elle se situait dans le prononcé d’une nullité sauf dans les
SA ou les SAS ou le législateur s’est prononcé contre. Mais il y a eu un arrêt prononcé par la
chambre commerciale de la Cour de cassation le 16 mai 2018 n§16-16498 : rendu sur une SCN
mais applicable pour les SARL, dans cet arrêt la chambre a considéré qu’une cession
de parts sociales non agréée n’était pas nulle en revanche elle était inopposable
aux associés et aux associés. Ce qui veut dire que si on est gérant de la société on doit
convoquer quand même l’associé. Ensuite, dans le rapport entre cédant et cessionnaire, là elle
est valable, mais le cessionnaire pourra se retourner contre nous.
La réduction motivée par les pertes sociales : réduire le capital social pour
apurer les pertes
Cette réduction peut être volontaire ou être obligée forcée par le législateur.
La réduction libre
La réduction du capital peut être librement décidé par les associés pour épurer les pertes. La
société va réduire son capital social parce qu’elle impute sur ce capital social les pertes constatées.
Il ne s’agit que d’une opération purement comptable. Ça veut dire que la société n’est ni
appauvrit ni enrichie. En revanche les associés vont par se biais contribuer aux pertes
sociales. Pourquoi ? Car ils vont voir la valeur de leur parts directement diminuer et c’est
quelque chose qu’ils vont perdre, qu’ils ne reviendront jamais.
Lorsqu’on réduit le capital social, les actionnaires, les associés, tu avais 5 parts mais
puisqu’on réduit le capital tu en as plus que 3. Mais nous on a payé pour 5 parts ce qui veut dire
que si la dissolution de la société prononcée on ne peut pas nous faire rembourser 5 parts on peut se
faire rembourser que les 5 parts. La contribution aux pertes se fait tout de suite, car on a perdu
de l’argent , on a acheté deux parts qui n’existent plus. Ça c’est la réduction libre.
Parfois la réduction du capital social est forcée par le législateur lui même
En effet, elle s’impose lorsque les capitaux propres deviennent inférieur à la moité du capital
social. C’est l’article L223-42 du Code de commerce. Les capitaux propres, sont constitués du
capital social, la mise de départ de tous les associés, des réserves et des primes d’émissions, les
bénéfices non distribués ainsi que les pertes. Il est donc possible que le capital propre soit
moins important que la moitié du capital social : dans ce cas le législateur dit qu’il faut faire
une réduction du capital social ou prononcer la dissolution de la dissolution de la société.
Section 2 : L’EURL
La société est créée avec un contrat sauf deux exceptions qui touchent l’EURL et la SASU car dans
ces formes sociales il est possible de constituer une société avec un seul associé. On parle alors
d’un acte unilatéral. Le passage de la SARL à l’EURL, ou de la SAS à la SASU, se fait
automatiquement, si on a une SARL ou on était deux ou trois et qu’on devient seul ça bascule en
EURL. Cette société qui veut dire : entreprise unilatérale à responsabilité limité est une société. Il
faudra donc respecter quand bien même seul, certaines formalités. L’associé unique, peut être soit
une personne physique, soit une personne morale. Une même personne peut même créer
plusieurs EURL. Certaines personnes confondent EURL et EIRL, l’entrepreneur individuel à
responsabilité limité qui n’est pas une société. Depuis une loi de 2014, une EURL peut avoir pour
associé unique, une autre EURL. Cette société est également géré par un gérant : il peut soit être
l’associé unique soit un tiers. Le gérant peut être une personne morale. Lorsque la gérance, est
assumée par l’associé unique, il est alors le seul maître à bord : ce qu’il veut dire qu’il va gérer
sa propre nomination et sa rémunération mais attention même dans ce cas là, l’associé doit
respecter la séparation des patrimoines. Car la personne morale a son patrimoine distinct.
L’associé unique va exercer aussi les pouvoirs qui sont donnés par la loi à certains organes et
notamment ceux de l’assemblée. Dans cette hypothèse le gérant devra répertorier
dans un registre toutes les décisions unilatérales qu’il prend. Ce registre est très
important. Quand bien même ils sont seuls la carte bleue de l’associé n’est pas la leur, ils ne
peuvent pas faire leur courses avec, et il faut répertorier dans un registre toutes les décisions : c’est
une question de traçabilité permettant de prouver la dissociation.
Le législateur se méfie toujours de ceux qui ont les pleins pouvoirs dans une société, c’est pour ça
que le législateur a mit en place la procédure des conventions réglementées. Ici elle s’applique aux
EURL comme elle s’applique aux SARL. Donc l’EURL doit respecter la procédure des conventions
réglementées. Cette procédure doit être respectée, dans sa forme classique, lorsqu’il y a des
conventions qui sont conclues entre, la société et le gérant non associé. En revanche lorsque les
conventions sont faites entre la société et l’associé unique on doit seulement faire mention de
cette convention au registre des décisions. C’est une simplification de la procédure. La qualité
de gérant associé et de salarié ne posait pas problème, ça n’en n’avait pas soulevé. Sauf que
depuis un arrêt rendu par le chambre sociale de la Cour de cassation le 16 janvier 2019 n°17-
12.479 la qualité de salarié semble incompatible, avec celle d’associé unique. Même si par
ailleurs cet associé unique n’est pas gérant. Dans cette hypothèse l’existence d’un lien de
subordination paraît difficilement envisageable. Pour les causes de dissolutions même
possibilités.
Conformément au droit commun si l’associé unique est une personne morale, la dissolution de
la société ne donne pas à liquidation mais entraîne : la transmission universelle du patrimoine
de la société à l’associé unique. Article 1844-5 al 3 du Code civil.
➔ Si la valeur nominale de l’action n’a pas été déterminée dans les statuts , l’action va
représenter une fraction du capital social. Donc, en théorie la valeur de l’action, est
égale au montant obtenu, en divisant, le capital par le nombre d’action.
➔ dualistes
! Et elles n’obéissent pas aux mêmes règles.
A. Les administrateurs
On va voir leur nomination, leur révocation et leur rémunération.
1. Leur nomination
Le Conseil d’Administration doit comporter au minimum 3 membres. Et au maximum 18.
C’est l’article L 225-17 du Code de commerce. Il y a une exception en cas de fusion c’est 24
pendant un certain temps. A l’intérieur de ces limites, le nombre des administrateurs est
déterminé par les statuts. Cet administrateur peut être
• une personne physique
• ou une personne morale
Ni la société ni les
Publication de la Publication de la Tiers ne peuvent se
Nomination de Nomination de Prévaloir d’une
L’administrateur PUIS L’administrateur Irrégularité dans la
Dans un JAL Au BODACC Nomination pour se
Soustraire à leurs
Engagements
➔ Attention encore une fois, cette disposition est d’ordre public , toute clause des
statuts, ou toute convention ayant pour objet ou pour effet, de porter atteinte, à la
révocabilité ad nutum des administrateurs est nulle. On ne peut pas prévoir dans les
statuts un préavis en cas de révocation, c’est interdit. Pareil on ne peut pas mentionner
l’obligation d’indemniser à un montant beaucoup trop élevé, sinon ça dissuaderait de
révoquer. Mais on peut en prévoir une, du moment que ce n’est pas trop élevé. Ce sont
les parachutes dorés.
Les actionnaires peuvent toujours prononcer la révocation d’un administrateur à une AG
quand bien même ce point n’est pas inscrit à l’ordre du jour c’est l’article L 225-105 al 3 du
Code de commerce.
➔ Les actionnaires fixent le montant global de cette rémunération qui est en suite
répartie par les conseils d’administrations, entre donc, les différents administrateurs.
Attention, la répartition n’est pas nécessairement égalitaire . C’est l’article L
225-45 du Code de commerce.
➔ On peut avoir en plus, des rémunérations exceptionnelles. Elles sont prévues à l’article
L 225-46 et qui correspondent à des missions exceptionnelles, spéciales. Donc
ponctuelles qui sont demandées à des administrateurs.
Ces rémunérations de missions spéciales, sont décidées par le Conseil d’Administration, elles
sont soumises à la procédure des conventions réglementées que l’on va voir.
!
Aucune autre rémunération n’est possible. C’est l’article L 225-44 du Code de
commerce.
➢ Sauf, l’hypothèse du cumule qui lui est licite : entre les qualités administrateurs et de
salariés.
➢ Si jamais l’administrateur perçoit des missions autres, ou perçu indument des
rémunérations (un indu classique) l’administrateur doit nécessairement rembourser
les sommes qu’il a perçu, sinon on pourrait lui reprocher un abus de biens sociaux.
Les membres du CA doivent donc se réunir mais pour cela ils doivent être convoqués.
➔ Les modalités sont fixées par les statuts . Le plus souvent ils sont convoqués par le
président.
1. S’il n’y a pas eu de réunion depuis plus de deux mois : le tiers des administrateurs,
peut demander au président. De convoquer, le CA sur un ordre du jour déterminé.
C’est très régulé.
2. Si la direction de la SA est dissociée. Les fonctions de dirigeant et de président sont
dissociées, alors le directeur général peut faire la même demande. Attention, le
président est lié par ces demandes. C’est l’article L 225-36-1 al 4 du Code de
commerce.
Une fois les administrateurs réunis, ils peuvent prendre des décisions dont la validité suppose
le respect de certaines règles.
1. La première concerne l’information. Elle est essentielle1. En effet, les administrateurs
doivent pouvoir exercer efficacement leur mission de contrôle de la gestion. L’article L
225-35 al3 du Code de commerce, prévoit que le président du Conseil
d’Administration, ou le directeur général est tenu de communiquer à chaque
administrateurs les documents et informations nécessaires, à l’accomplissement de sa
mission. Cette règle est importante puisque sa violation entraîne la nullité
de la délibération.
2. La deuxième règle concerne le quorum : le CA ne délibère valablement que si la moitié
au moins de ses membres sont présents. Cette règle est d’ordre public puisque
toute clause contraire est réputée non écrite . C’est l’article L225-37 al 1 du
Code de commerce.
Une fois qu’on a le quorum il faut s’intéresser à la majorité.
➔ Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés en sachant
que les statuts peuvent prévoir plus forte. C’est l’article L 225-37 al2. Sauf dispositions
contraires des statuts, la voix du président de séance se prépondérante en cas de
partage : al 4.
Les décisions du CA
Il détermine en premier lieux les orientations stratégiques de la société. Il peut demander à la
direction, de lui rendre des comptes sur les décisions prises et sur les résultats obtenus dans la
mise en œuvre de la politique définie. Il a aussi un rôle plus actif puisqu’il peut se saisir de
toutes questions intéressant la bonne marche de la société et il peut régler par ces
délibérations les affaires qui l’a concerne. C’est ultra important, car par cette règle le CA
possède un pouvoir concurrent par rapport à celui du DG. Il peut prendre la décision de
conclure un contrat ou d’en rompre un. A charge alors pour le DG d’exécuter cette décision.
Pourquoi c’est quand même à sa charge d’exécuter ? Car il reste le représentant légal de la
société. C’est en effet une sorte d’ingérence mais elle est limitée car le CA n’a aucun pouvoir
de représentation à l’égard des tiers, de plus il ne siège pas en permanence.
Les décisions du CA peuvent aussi intéresser le contrôler de la gestion, en effet, l’une de ses
mission est de procéder à celui ci et aux vérifications qu’il juge opportun. C’est l’article L 225-
35 al 3 du Code de commerce.
➔ Le rôle du CA peut aussi autoriser les cautions d’aval et de garantie. Une caution
c’est une personne. La somme s’appelle le dépôt de garantie.
➔ Sont aussi contrôlées les conventions réglementées.
➔ Dans le cadre de l’AGO, le CA établit les comptes annuels et procède à l’affectation des
bénéfices. Soit on distribue - soit on met en réserve.
➔ Le CA rédige un rapport annuel qui est appelé le rapport de gestion ainsi qu’un
rapport sur le gouvernement d’entreprise. C’est l’article L 225-37 dernier alinéa.
➔ Il faut savoir aussi que le CA ait le pouvoir de déplacer le siège social sur le territoire
français, sous réserve d’une ratification faite par la prochaine AGO.
A ces trois causes classiques, la jurisprudence a ajouté un devoir de loyauté. Ce qui veut
dire que pour la Cour les administrateurs sont tenus de respecter les décisions collectives qui
ont été prises régulièrement par la société et qui ne sont pas entachées par un abus de droit .
On peut voir l’attendu de principe rendu par la chambre commercial du 22 mai 2019 n°17-
13.565.
• Attendu, que le conseil d'administration de la société Safa, composé notamment de M. O...
et Mme O... (les consorts O...), a décidé à la majorité de ses membres, lors de sa séance du
27 juin 2014, que MM. Y... et V... B... se porteraient respectivement candidats à la
présidence ou à la direction générale des sociétés CSA et CESA ainsi qu'à la direction
générale de la société Dordognaise ; que lors des conseils d'administration des filiales, les
consorts O... se sont opposés à la nomination de MM. B... aux organes de direction des
filiales et ont été élus à ces postes ; qu'invoquant un manquement des consorts O... à leur
devoir de loyauté en leur qualité d'administrateurs de la société Safa, cette dernière les a
assignés en paiement de dommages-intérêts ;
Attendu que pour dire que le vote des consorts O... lors des conseils d'administration des
filiales de la société Safa constitue un manquement à leur devoir de loyauté à l'égard de
cette dernière, l'arrêt retient que les administrateurs sont tenus au respect des décisions
collectives prises régulièrement et non entachées d'abus de droit ;
On a donc le CA de la société mère qui se prononce dans un sens : elle prend la décision A, le
CA d’une société filiale doit voter dans le même sens, elle doit prendre la décision A. Du fait du
devoir de loyauté qui fait qu’elle doit prendre les mêmes décisions que la société mère :
normal elles forment un groupe.
➔ La responsabilité des administrateurs est solidaire lorsque la faute est imputable non
pas à un ou des administrateurs déterminés, mais au Conseil d’administration de façon
général. C’est la conséquence logique du caractère collégial de cet organe.
La modification du contrat de travail qui est conclue avec un administrateur relève du régime
des conventions réglementées. Ça a été précisé par un arrêt de la chambre sociale de la Cour de
cassation le 12 juillet 1990, n° 80-17.144.
➔ La durée du mandat, du Président du CA, ne peut pas excéder celle de son mandat
d’administrateur. C’est l’article L225-47 al2 du Code de commerce. Il est néanmoins
rééligible. Mais jusqu’à un certain point, il ne doit pas être trop vieux. La limite est
fixée par les statuts ou à défaut à 65 ans : c’est l’article L 225-48 du Code de commerce.
Il peut cumuler les mandats sociaux dans les mêmes conditions qu’un administrateur.
C. La rémunération du président du CA
C’est l’article L225-47 al1. Il perçoit sa rémunération en tant qu’administrateur et une
supplémentaire pour son rôle de président. Le caractère institutionnel de la révocation lui fait
échapper au régime des conventions réglementées.
➔ Il veille au bon fonctionnement des organes sociaux. Ça veut dire qu’il veille au bon
fonctionne des AG : il doit contrôler, faire attention aux convocations etc.
➔ Il s’assure également que les administrateurs sont capables de remplir leur mission et qu’ils
aient reçu toutes les informations nécessaires à leur mission de contrôle et de surveillance.
C. La rémunération du DG
C’est l’article L 225-53 al3, qui réglemente cette question, il est rémunéré en tant qu’organe
de direction par le CA. Si le directeur général est également administrateur alors sa
rémunération s’ajoute à celle qui l’a en tant qu’administrateur.
Le directeur général
Il peut voir ses fonction cesser notamment du fait d’une révocation. Aux termes de l’article L 225-
55 al1 du Code de commerce, le DG est révocable à tout moment, par le CA. Il faut faire néanmoins
attention à une chose : lorsque le DG est aussi présidence du CA (PDG) il est révocable ad nutum
c’est-à-dire sans motif, sans préavis et sans indemnité. Il faut néanmoins toujours des droits de la
défense et lui permettre de s’expliquer. Si les deux fonctions sont séparées.
Le DG est révocable à tout moment mais sur juste motif, sinon DI. Même avec un juste motifs.
C’est lui qui représente la société envers les tiers. C’est l’article L225-56. Il faut comprendre que
dans les rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes du DG, qui excéderait
l’objet social, à moins qu’elle ne prouve la mauvaise foi du tiers. Il est possible de limiter ses
pouvoirs mais celles-ci sont inopposables aux tiers. Ça veut dire quoi ? Que si le législateur viole la
clause limitative de pouvoir, la société est quand même engagée envers les tiers. Un arrêt rendu sur
une SARL mais transmissible aux SA, a disposé que l’inopposabilité aux tiers pouvait même
invoqué par des tiers de mauvaise foi. C’est un arrêt rendu par la chambre commerciale le 2 juin
1992.
Bien que les pouvoirs du DG peuvent être limités, on ne peut cependant le priver de diriger la
société. Ici si on prive le DG de tous ses pouvoirs de direction ce n’est plus un DG.
Le directeur général engage sa responsabilité civile individuellement ou solidairement, avec les
administrateurs, s’il commet une infraction aux dispositions législatives et réglementaires. S’il viole
les statuts ou s’il commet une faute de gestion. L’action se prescrit par 3 ans et elle obéit au régime
applicable aux administrateurs. Ce sont les articles L225-252 à L225-254 : il faut absolument les
lire.
Il y a des conventions qui doivent suivre une procédure spéciale : article R225-28 du code de
commerce : Le conseil d'administration peut, dans la limite d'un montant total qu'il fixe, autoriser le
directeur général à donner des cautions, avals ou garanties au nom de la société. Le problème : cet
article n’est plus en vigueur mais règles au sein de cet article sont toujours valables. Il y a une
autorisation préalable donnée par le conseil d’administration pour certains actes. Elle peut
être donnée soit pour chaque acte, soit de façon globale. Il faut savoir que l’autorisation
globale a une durée d’un an et elle est donnée dans la m-limite d’un montant total ou plafond
global. Ça veut dire que les organes de direction de la SA, donc le DG et les DGD qui ont pour
les tiers les mêmes pouvoirs que le DG, pourront donc consentir des garanties mais seulement
jusqu’à ce que le plafond global soit atteint. Dans la pratique, c’est rarement cette méthode qui
est suivie pcq les sociétés dans la pratique adoptent la méthode du double plafond. Ainsi, le conseil
d’administration va fixer un plafond global pour la masse de tous les actes et un plafond
individuel pour chaque acte. Donc on a le montant global, et à l’intérieur de ce montant pour
chaque acte un montant limite. Tout dépassement du plafond, qu’il s’agisse du montant global
ou du montant maximum pour chaque opération, doit être analysé comme une absence
d’autorisation. Toutefois, depuis la loi du 19 juillet 2019, la loi de simplification et clarification
et d’actualisation du droit des sociétés, le CA peut donner son autorisation de façon globale et
annuelle sans limite de montant mais attention seulement lorsqu’il s’agit de garantir les
engagements pris par les filiales controlées au sens de l’article L233-16 du code de commerce.
Quelle est la sanction qui serait attachée à l’irrégularité qui touche l’acte ? Une loi de mai
2024 qui délègue un décret pris en CE le choix des sanctions qui s’applique sur ces
conventions. Toutes les sanctions sur les irrégularités sont fixé sur un décret du CE dans la
partie règlementaire du code. L’irrégularité de l’acte a des conséquences très importantes. En
effet, l’idée derrière cette procédure est que le créancier bénéficiaire de la garantie aurait du
vérifier que le dirigeant avait bien les pouvoirs pour le faire et donc l’autorisation du CA pour
conclure l’acte. La sanction de l’inopposabilité est une sanction particulière. En effet, l’acte
inopposable ne peut pas être opposé à la société. Mais cet acte ne lie pas non plus le dirigeant
qui l’aurait accordé. On aurait une garantie valable mais sans garant pcq inopposable. Mais
qu’à actionné la responsabilité personnelle du dirigeant ? C’est possible mais quand on est
tiers on doit casser la bulle de la personnalité morale mais prouver une faute détachable des
fonctions mais pour la CDC ça c’est pas une faute détachable des fonctions. Arrêt chambre
commerciale de la CDC, le 8 novembre 2017, n°16-10.626. Donc pas engager la
responsabilité personnelle du dirigeant donc devra essayer d’engager la
responsabilité civile de la société. Sauf que, la responsabilité civile de la société auquel
l’acte est inopposable ne peut pas non plus être recherché. Arrêt chambre commerciale CDC, le
15 janvier 2013, n°11-27.648. En revanche, le dépassement de l’autorisation globale
ne peut pas être opposée aux tiers qui n’en avaient pas connaissance, sauf si le
montant de la garantie excède à lui seul l’une des limites fixée par la décision du
CA. Quand on est tiers et qu’on contracte avec une société il faut vérifier que la personne qui
conclue cet acte avec nous a le pouvoir de le faire, sinon on nous le pardonne pas . Mais théorie
du dirigeant de fait avec l’apparence faisant croire légitimement qu’il s’agissait du dirigeant
de la société. Sauf que sur ce plan là, ça ne nous sauvera pas. Il faut toujours vérifier les
pouvoirs. Il y a donc a coté des conventions interdites : conventions strictement réglementées.
➔ conditions du marché, prix, réduction éventuelle. Ces conventions libres sont excluent
de la procédure des conventions réglementées. Mais aussi excluent toutes les
conventions interdites.
Situation particulière : celle qui regroupent les conventions conclues par la société avec
une filiale détenue à 100 % par la société mère. Ça échappe pcq il y a pas de risque de
conflit d’intérêt pcq si la société mère déteint sa filiale a 100 % et qu’elle conclue avec cette
filiale une convention lésionnaire c’est la société mère qui subit directement
l’appauvrissement donc pas une convention que le législateur peut vouloir règlementer pcq
c’est elle qui aura le problème subit par l’appauvrissement de sa filiale. Quels sont les types
de conventions ?
➔ Critère personnel: avec qui la convention est conclue ? Convention dangereuse pcq
conclue par la société avec certaines personne qui pourraient abuser de leur influence.
Attention : société qui conclue avec ces personnes, soit directement ou indirectement.
Si la personne perd la propriété de ces titres, au cours de son mandat d’administrateur, il sera réputé
démissionnaire, l’administrateur peut être une personne physique, ou une personne morale, et dans
ce dernier cas, elle est tenue de nommer un représentant permanent. Ce représentant, est à la fois un
organe de cette société, et le mandataire, de cette même société, a une limite d’âge. L’article L225-
19 du Code de commerce, impose que le nombre d’administrateur, ayant dépassé l’âge de 70 ans, ne
peut pas être supérieur, aux tiers des administrateurs en fonction. Donc toutes nominations qui
interviendrait en violation de cette disposition sera sanctionnée par une nullité. Mais pour éviter le
prononcer de nullité en cascade, la nullité de la nomination, n’entraîne pas la nullité de délibération.
C’est le même article L 225-19 in fine.
Le Conseil d’administration peut également comprendre des administrateurs salariés, lors de la
constitution de la société les premiers administrateurs sont désignés dans les statuts. C’est l’article
L225-16 du Code de commerce. Il faut savoir que la durée des fonctions ne peut pas excéder 6 ans.
Au cours de la vie sociale, c’est le rôle de l’AGO, de nommer les administrateurs, mais la durée de
leur fonction n’ont plus dépassé 6 ans, c’est l’article L 225-18.
La nullité sera encourue pour toute intervention en nullité de ces dispositions. Les administrateurs
peuvent être réélus sauf dispositions contraires dans les statuts. Ça c’est quand tout se passe bien.
Mais certains éléments peuvent complexifier les hypothèses.
1. Si le nombre d’administrateur, devient inférieur au minimum statutaire, sans être inférieur
au minimum légal qui est de 3, dans ce cas le Conseil d’Administration devra procéder à des
nominations provisoires dans un délai de 3 ans. Donc là on est dans l’hypothèse ou les
statuts ont fixé un minimum au dessus de ceux légaux. Dans ce cas la ce qu’on appelle la
cooptation est obligatoire, c’est l’article L 225-24 al 3. Cette cooptation fera l’objet d’une
ratification par la plus prochaine, des AGO.
2. Le nombre d’administrateurs devient inférieur au minimum légal, donc en dessous de 3. La
cooptation est donc impossible. Les administrateurs restants, doivent immédiatement
convoquer l’AGO afin qu’elle complète l’effectif. On retrouve ces règles à l’article L225-24
al2.
3. Si le nombre d’administrateur est égal ou supérieur au minimum statutaire, la cooptation est
soumise à ratification, mais elle ne sera possible qu’en cas de vacances par décès ou par
démission. Cette ratification, peut être faite par la prochaine assemblée générale ordinaire,
c’est l’article L225-24 toujours. Le CA n’est pas obligé de convoquer à la prochaine AGO.
4. Si tous les administrateurs disparaissent en même temps. S’ils démissionnent tous par
exemple. Dans ce cas là, il faudra demander rapidement en justice, la nomination d’un
administrateur provisoire pour éviter la paralysie de la société. Attention, à partir du moment
ou la nomination a été régulièrement publiée ni la société ni les tiers ne peuvent se
prévaloir d’une irrégularité dans la nomination d’un administrateur pour se soustraire
à leur engagement. C?est l’article L210-9 al 1 et 2. Attention la démission est un acte
unilatéral, elle n’a pas du tout besoin d’être acceptée pour être efficace. Ce qui veut dire
aussi c’est qu’elle ne peut pas être rétractée. Même si la démission est un acte unilatéral, si
elle est donnée à contre temps ou dans l’intention de nuire, elle pourra donner lieu à des DI.
Une autre cause dans la cessation des administrateurs, qui repose dans la révocation. En
effet, les administrateurs peuvent être révoqués à tout moment par l’AGO. C’est l’article L
225-18 al2 et ce sans préavis, sans indemnité et sans avoir besoin de justifier d’un motif.
Néanmoins l’administrateur doit avoir connaissance des motifs de sa révocation avant le
vote. La révocation ad nutum est d’ordre public. Elle ne peut pas être entravée ni
directement ni indirectement par une clause contraire.
Les administrateurs sont chargés de gérer collectivement la société mais ils n’ont pas le pouvoir de
la représenter, ce ne sont pas des dirigeants de la SA et ils ne sont pas non plus commerçant.
C’est la société qui fait des actes de commerce, pas les administrateurs, la responsabilité de ceux-ci
est limité aux montants de leurs apports. Ils pourraient dans le cadre d’une procédure collective, être
condamné à supporter tout ou partie des dettes de la SA en cas de faute de la gestion.
A connaître par coeur : un administrateur en fonction ne peut pas en principe conclure de
contrat de travail avec la société mais, un salarié peut devenir administrateur et ce sans
perdre le bénéfice de son contrat de travail à condition que le contrat soit effectif et que le
nombre des administrateurs liés à la société ne dépasse pas le tiers des administrateurs en
fonction.
Depuis la loi du 22 mars 2012, laquelle a insérée l’article L2525-21-1 du Code de commerce, un
administrateur peut, si la société anonyme dans laquelle est une PME, au sens du droit européen,
devenir salarié si son emploi est effectif. Une PME au sens du droit européen, est celle qui respecte
des seuils : ceux de l’annexe de la commission du 6 mai 2003.
Pour être une PME elle doit employer moins de 250 personnes et que son chiffre d’affaire HT
n’excède pas 50M ou que son total de bilan soit inférieur à 43M.
Attention, un tel cumul rend applicable, la procédure des conventions réglementées, sauf une
hypothèse ou la conclusion du contrat de travail pourrait être qualifiée d’opération courante conclu
à des conditions normales. En dehors de cette hypothèse, l’Administrateur d’une société peut
conclure un contrat de travail avec n’importe quelle autre société, et même avec une filiale de la
société dans laquelle il est administrateur.
En sens inverse, il n’y a pas de problèmes, un salarié peut devenir administrateur. Certaines
conditions devront être remplies : L225-22 le contrat de travail devra être antérieur aux fonctions
d’administrateur, il ne faudra pas dépasser la limite du nombre des salariés administrateurs (tiers des
salariés en fonction), la nécessité d’un contrat de travail effectif, il faudra ensuite la perception
d’une rémunération distincte, et surtout, un lien de subordination.
Ce cumul entraîne des conséquences, en cas de cumul licite, l’administrateur ne perd évidemment
pas le bénéfice de son contrat de travail. En cas de révocation de sa fonction d’administrateur, il
conserve aussi le bénéfice de son contrat de travail.
En cas de cumuls illicites, la nomination au poste d’administrateur est nulle. Tout dépend de la
cause de nullité : si la nomination au poste d’administrateur est illicite car on a dépassé la limite du
tiers, dans ce cas là, c’est la nomination qui est nulle. Si en revanche le cumul est illicite car il n’y a
plus de lien de subordination, dans ce cas là c’est le contrat de travail qui est simplement suspendu.
Une fois tous les administrateurs désignés. Ils vont désigner un Président qui est nécessairement
une personne physique article L225-47. Président dont la limite d’âge est de 65 ans sauf clause
contraire. L’article, L 225-48 al2 Prévoit que toutes nominations en violation de l’Al 1 est nulle :
règle d’ordre public.
Là on parlé de la fonction de Président du CA.
Mais QUID du DG ? Il est nommé par le CA. C’est d’ailleurs ce conseil qui décide si on cumule les
fonctions de Président et de directeur général. Dans l’hypothèse ou les deux fonctions se cumulent
alors les dispositions des statuts qui sont relatives aux directeurs général s’appliqueront aussi au
Président. C’est l’article L 225-51 al3 du Code de commerce. Cet article prévoit dans ses al 1 et 2
que, sur proposition du DG, le CA peut nommer une ou plusieurs personnes physiques, chargé
d’assisté le DG avec le titre de Directeur général délégué. Les statuts fixent le nombre maximum
des directeurs généraux délégués qui ne peuvent pas dépasser 5. Il y a aussi une limite d’âge qui est
fixée à 65 ans.
L’article L225-44 règle la question de la rémunération des administrateurs. Ils ne peuvent avoir une
aucune rémunération permanente ou non, autre que celles prévues aux articles, L 225-45-46-47-53,
toutes clauses contraire est réputée non écrite et toutes décisions contraires est nulle. Dans les
ouvrages on peut voir que les AD sont rémunéré par des jetons de présence. La loi PACT a
supprimé cette expression, aujourd’hui on parle de rémunération des administrateurs. Ils peuvent
donc recevoir des jetons de présence, une rémunération exceptionnelle déciéde par le CA mais pour
des missions ou des mandats confiés à des administrateurs. Il y a aussi la rémunération au titre de
Président du CA qui peuvent s’ajouter à la fonction d’administrateur.
La rémunération d’administrateur consiste en une somme fixée par l’AGO de façon annuelle. Ce
sont les actionnaires qui fixent le montant global des administrateurs, cette somme globale est
ensuite partagée entre eux, pas nécessairement égalité. Les rémunérations exceptionnelles de
l’article L225-46 sont décidées par le CA, et elles ont vocation à rémunérer des fonctions
ponctuelles qui peuvent être confiées à des administrateurs. Attention, ça sera soumit à la procédure
des conventions réglementées, trouvée aux articles L225-38 et L225-48.
Toutes les dispositions sur la rémunération des administrateurs sont très importantes parce qu’elles
sont d’ordre public. L’article L225-44 al2 explique que toute clause contraire est réputée non écrite
! et toute décision contraire est nulle.
Quid de la rémunération du PR et du DG. Elles diffèrent, elles sont déterminées en principe par le
Conseil d’Administration, ce sont les articles L225-47 et-53. Cette décision du CA a un caractère
institutionnel. Pourquoi c’est important ? Du fait de ce caractère, la décision qui octroie cette
rémunération au PR ou au DG échappe à la procédure des conventions réglementées. Comme ce
n’est absolument pas une nature conventionnelle un contrat, ça remise en cause, peut provenir, de la
seule volonté du CA. Pour révoquer ou modifier un contrat, il faut l’accord de deux personnes, ici
pas besoin, c’est pas de nature conventionnelle,. Pour l’illustration du caractère unilatéral, de la
remise en cause de la rémunération, on peut voir l’arrêt Cass,24 octobre 2000 n°98-18367. La
question des compléments de retraite pose un problème particulier. Pourquoi ? Car cette
qualification de rémunération n’est pas tenable. Ça n’en n’est pas une c’est un complément de
retraite. On verse une somme à une personne qui n’est plus en fonction. Mais ce n’est pas une
rémunération, sauf que du coup il faudrait voir dans ceux-ci, une convention réglementée, soumise
à la procédure qui va avec. Ces compléments de retraire, dans les ouvrages, sont désignés comme
des retraites chapeau. La JP voit dans ces compléments de retraire une rémunération lorsque la
retraite chapeau vise à rémunérer des services rendues à la société. Une sorte de récompense,
gratification. LA JP exige plusieurs conditions :
1. Elle doit être justifiée par des services rendus à la société par le dirigeant pendant l’exercice
de ses fonctions.
2. Elle doit être proportionnée aux services rendus.
3. Elle ne doit pas être une charge excessive pour la société.
La loi du 6 aout, 2015 à durcie les conditions, elle soumet les retraites chapeau, à des conditions de
performance. On voit ces dispositions aux articles L22-10-8 et L22-10-9 du Code de commerce. On
ne peut pas octroyer n’importe qu’elle rémunération à un AD.
Les pouvoirs de ces organes.
La loi NRE du 15 mai 2001, a modifié la répartition des pouvoirs. Dorénavant, le CA détermine les
orientations de l’activité de la société et veille, à leur mise en œuvre, conformément à son intérêt
social en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Il prend également en
considération s’il y a lieu, la raison d’être de la société, définit en application de l’article 1835 du
Code civil.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées d’actionnaire et dans la limite
d’objet social. Le CA, se saisit de toute question, intéressant la bonne marche de la société, et règle,
par ces délibérations, les affaires qui la concerne. C’est l’article L225-35 al1, du Code de
commerce. Le CA devient donc un organe d’orientation et de surveillance de la société. Lequel
émet des directives quant à l’activité de la société. Attention le CA dispose aussi de pouvoirs
spécifiques, particuliers, il autorise les cautions, avales et garanties. C’est l’article L225-35 al4. Il
autorise aussi les conventions réglementées, L 225-38. Il convoque l’AG, L225-103 I. Il arrête leur
ordre du jour, L225-105. Evidemment, il nomme son président, le révoque, et fixe sa rémunération.
Le CA peut aussi décider de déplacer le siège de la SA, sous réserve de ratification de la décision,
par la prochaine AGO, article L225-36. Les administrateurs n’ont aucun pouvoir de décisions
propre dans la mesure ou ils sont un organe collégial. Ils disposent néanmoins d’un droit à
l’information.
Le PR du CA, voit ses pouvoirs définis à l’article L225-51. Cet article dispose que le PR du CA
organise et dirige, les travaux de celui-ci, dont il rencontre, à l’assemblée générale. Cet article
poursuit en expliquant que le PR veille au bon fonctionnement des organes de la société et s’assure
en particulier que les administrateurs sont en mesures de remplir leur mission. Le président du CA
n’est pas soumit à un accord quant à sa rémunération, pas besoin de son accord pour diminuer sa
rémunération. Elle peut être fixée en fonction du CA.
On a dit que le PR était choisis par les administrateurs, il en est donc un. Mais est-ce que les règles
de cumuls entre salariés et AD s’applique aussi à lui ? Non, dans cette hypothèse, l’existence d’un
lien de subordination se pose vraiment. Ce qui pose PB c’est sur le DG surtout quand il dirige la
société. La question qu’il regarder c’est si un lien de subordination existe. Mais toutes les règles
valables pour les administrateurs s’applique au PR du CA.
La cession de ses fonctions peut être liés à plusieurs évènements : arrivé du terme, mort, révocation,
les règles qui sont prévues pour les administrateurs s’appliquent au PR. Ce qui veut dire, que le PR
peut être révoqué à tout moment par le CA, sans préavis, sans indemnité, sans juste motif. En
revanche, là encore des DI seront du, si les circonstances de la révocation sont vexatoires, ou si
personnes ne lui a laissé le temps de s’expliquer : respect du droit de la défense. Cette règle est
d’ordre public. La JP condamne toutes les clauses qui ont pour effet de supprimer ou limiter
la libre révocation du Président. En cas d’empêchement temporaire ou définitif, c’est un
administrateur délégué qui prend sa place et qui va le remplacer jusqu’à l’élection d’un nouveau
Président. Le PR est responsable de l’inexécution ou de la mauvaise exécution de son mandat. Mais
il faudra démontrer une faute séparable des fonctions du PR, pour un exemple, on peut aller lire
l’arrêt Cass,com,9 mai 2001 n°98-10260.
Pour le DG, c’est le CA qui choisit entre le cumul ou la dissociation des fonctions de PR et de DG.
Si les deux fonctions sont dissociées, si un PR du CA et un DG, c’est le CA qui désigne le DG qui
est une personne physique, de moins de 65 ans sauf clause contraire et dont la rémunération sera
fixée par le CA.
Le DG, peut cumuler son mandat avec un contrat de travail, sous les mêmes réserves que les
administrateurs. Aux termes de l’article L225-55 le DG est révocable à tout moment par le CA.
Mais la loi précise, que sans juste motif il y aura des DI. Il est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir au nom de la société. Ça veut dire que le DG représente la société dans ses rapports avec
les tiers. La société est même engagée par les actes du DG, qui ne relèvent pas de l’objet social à
moins que la société prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet, ou qu’il ne pouvait
l’ignorer contenu des circonstances. Etant exclu que la seule publication des statuts, suffises à
constituer cette preuve. Les statuts peuvent limiter les PV du DG. Mais dans tous les cas, ces
limitations sont inopposables aux tiers, le DG engage sa responsabilité. Le Dg ne peut empiéter sur
les pouvoirs reconnus aux autres assemblées ou aux pouvoirs reconnus au CA.
Le DG encore les mêmes responsabilités civiles que les administrateurs en cas de violation des
dispositions législatives, réglementaires ou statutaire, ou en cas de faute de gestion, il encourt les
responsabilités pénales prévues aux articles L 242-1 et s du Code de commerce.
Le DG peut se faire aider par des DG délégués, mais ils ne peuvent pas être plus de 5 et doivent être
des personnes physiques. Ces DGD seront nommés par le CA, sur proposition du DG certes mais
c’est le CA qui les nomment. Ils sont révocables à tout moment sur proposition du DG mais sur le
fondement d0un juste motif, sinon DI.
A l’égard des tiers, les DG délégués ont le même pouvoir que le DG mais la loi ne prévoit pas de
responsabilité civile pour les DGG, seulement une responsabilité pénale (on peut pas agir sur 1240).
➔ soit si cette convention a des conséquences dommageables sur la société, être annulée sans
préjudice de la responsabilité de l’intéressé qui pourra éventuellement se cumuler.
Il faut bien la comprendre, elle a pour objectif d’éviter les conflits d’intérêts.
I – Le conseil de surveillance
Le conseil de surveillance est un organe collégial qui exerce un contrôle permanent sur la gestion du
directoire : L225-68 al1. Donc à tout moment de l’année, il peut opérer des vérifications et des
contrôles et il peut se faire communiquer les documents qu’il estime nécessaire à l’accomplissement
de sa mission : même article mais al3. Attention, ce n’est qu’un contrôle de gestion, ça ne doit pas
entraîner une immixtion dans la gestion. Il doit également apprécier le rapport trimestriel du
directoire, c’est l’al 4 et aux termes de l’al 5 il doit vérifier et contrôler les comptes établis par le
directoire.
Le CA délibère. Les modalités qui touchent les délibérations sont prévues par le Code de
commerce. L’article R 225 al 1, prévoit que les modalités qui touchent aux délais et mode de
convocation du CA sont fixées par les statuts : il revient au PR, ou au vice PR de convoquer le
Conseil. Mais dans tous les cas le CS doit se réunir au moins 4x par an.
Les commissaires aux comptes doivent êtres convoqués en même temps que les membres du CS
lors des réunions qui examines les comptes annuels ou les comptes intermédiaires. Sauf clause
contraire, les membres du CS peuvent se faire représenter. Il y a des exigences de quorum puisque
le CS ne délibère valablement, que si la moitié au moins de ses membres est effectivement présente.
On ne tiendra pas compte des membres représentés pour le calcul du quorum.
Une fois qu’on l’a on doit voter. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou
représentés : article L225-82 al2 mais les statuts peuvent prévoir une majorité plus forte. Aux
termes de l’al 4 du même article, la voie du PR de séance est prépondérante en cas de partage : à la
fin de chaque réunion il faut établir un procès verbale sous peine de nullité de délibération.
Ce sont les mêmes règles, on a juste remplacé la dénomination des organes. Même pour les
conventions réglementés, la procédure est la même. Il faut bien regarder les articles.
§2. Le directoire
Les membres du directoire ne peuvent pas être supérieur à 5 : article L225-58. Lorsque le capital de
la SA est inférieur à 150 000 euros le directoire peut est composé que d’une seule personne, celle-ci
prend alors le titre de directeur général unique, article L225-58 al2 et L 225-59 al2. Les membres du
directoire peuvent être des actionnaires mais ce n’est pas obligatoire, ils doivent en revanche
obligatoirement être des personnes physiques. Aucun membre du directoire ne peut pas faire
partie du conseil de surveillance de la même société. Les membres du directoire peuvent
également être salarié de la société mais si la conclusion de leur contrat de travail est postérieure
à leur nomination au directoire alors ce contrat devra être soumit à la convention des
procédures réglementées article L 225-86 et suivant. Il existe aussi une limite d’âge qui est
identique à celle qui s’applique au DG et au PR du CA qui est de 65 ans. Cette limite d’âge c’est
l’article L225-60.
Les membres du directoire sont obligatoirement nommés par le Conseil de surveillance. L 225-
59 al 1 du Code de commerce. C’est également le Conseil de surveillance qui désigne le PR du
directoire et éventuellement les directeurs généraux. La durée, des fonctions des membres du
directoire peut être fixée dans les statuts mais uniquement dans les limites comprises entre 2 et 6
ans. Que dans cette fourchette. A défaut de précision dans les statuts la durée est de 4 ans. Article
L225-62 du Code de commerce. En l’absence de dispositions contraires les membres sont
rééligibles.
Outre les causes classiques de cessation des fonctions des membres du directoire, l’hypothèse de la
révocation est à envisager. Les membres du directoire peuvent être révoqués par l’assemblée
générale et si les statuts le prévoient par le Conseil de surveillance. C’est l’article L 225-61 al1.
Cette révocation peut être prononcée en cours d’assemblée, à la suite d’incidents graves et imprévus
et ce même si la question ne figure pas à l’ordre du jour. Le membre qu’on a convoqué doit
pouvoir exercer ses droits de défense, il doit pouvoir être en mesure de présenter ses explications.
La révocation est libre mais elle doit être justifiée par de simples motifs. Donc DI mais pas de
réintégration possible. V. Cass,com 30 mars 2022, n°20-16168 et 20-17354.
La cessation des fonctions doit faire l’objet d’une publicité.
Le droit de vote est un attribut de la qualité d’associé. Aucune dispositions statutaires ne peut
enlever ce droit de vote à l’actionnaire sauf dispositions de la loi qui le permettrait.
Exemple : Les actions de préférences
Elles permettent de doter certains actionnaires d’un statut particulier. De leur donner ou de leur
retirer des droits. Donc possible, parce que la loi le prévoit d’aménager le droit de vote pour
certaines actions.
Il y a des possibilités de sanctions par la suppression du droit de vote : s’il n’a pas délibéré ses
actions pas payé, malgré l’appel de la gérance et après l’envoie d’une mise en demeure infructueuse
pendant 15, l’actionnaire est privé de son droit de vote.
Il y a un principe qui concerne le nombre de voies : à capital égal vote égal. Le nombre de voix
attachées à un action est proportionnelle à la quotité de capital qu’elle représente. Chaque action
donne droit à une voix au mois. Mais il y a des exceptions :
Dans le but d’assurer la protection des petits actionnaires : l’article L 225-125 du Code de
commerce autorise les statuts à limiter le nombre de voix dont peut disposer l’actionnaire. Cette
clause limitative doivent fixer le nombre de voix dont jouisse les actionnaires. Cette limitation peut
s’imposer dans toutes les assemblées ou seulement dans certaines, peut être à durée déterminé ou
non. A l’inverse un droit de vote double peut être attribué par les statuts ou par une AGE ultérieur à
toutes les actions nominatives libérées inscrites au nom d’un même titulaire depuis au moins 2 ans.
Il existe aussi des conventions de votes. Ce sont des conventions par lesquels les associés ou un
petit groupe d’entre eux s’engagent à voter dans un sens déterminé ou s’engage à ne pas participer
au vote. Ce genre de convention de vote sont souvent incluses dans un pacte d’actionnaire. On
s’engage, à ne pas voter pour une distribution des dividendes pendant 3 ans 4 ans 5 ans pour
permettre le redressement de la société.Elles sont valables dès lors qu’elles respectent les règles
d’ordre public, qu’elles ne violent pas l’intérêt social qu’elles reposent sur un engagement éclairé
des actionnaires signataires et quelles soient destinées à l’établissement d’une politique stable et
durable. Attention il ne faut pas confondre la validité de ces conventions de vote et la prohibition
pénale des conventions de vote rétribuées qui elles sont interdites.
On a réunit le quorum dans chaque assemblées AGO et AGE, mais pour adopter la délibération il
faut la condition de majorité. On va le voir :
La dissolution des SA
En plus de toutes les causes qui proviennent du droit commun il y a une cause spécifique de
dissolution des SA : L224-2 al2 prévoit que si le montant du capital descend en minimum de 37 000
euros c’est une cause de dissolution.
Dans le même sens si le montant des capitaux propres devient inférieur à la moitié du montant du
capital social, le CA ou le directoire, est tenu dans les 4 mois qui suivent l’approbation des comptes
ayant fait apparaître cette perte de consulter les actionnaires afin qu’ils décident s’il faut procéder à
la dissolution anticipée de la société. C’est l’article L 225-248 al2.
Soit CA soit CS et directoire mais impossible de cumuler les deux.