Calcul Différentiel
Calcul Différentiel
Remarque 2
Table des matières
si f : U ∈ Rn → F donnée par f : x = (x1 , ..., xn ) → f (x1 , ..., xn ), alors
1 Dérivées selon un vecteur, dérivées partielles, sous reserve d’existence et suivant la base canonoique e = (e1 , ..., en ),
diérentielle 1 ∂f
(x ) s’obtient en dérivant l’expression f (x1 , ..., xn ) par rapport à
2 Opération sur les applications diérentiables 3 ∂ xj
3 Cas de fonctions numériques sur un espace eu- x j en considérant les autres variables comme constantes.
clidien 5
4 Vecteurs tangents à une partie d'un espace
normé de dimension nie 6 Exemple 3
5 Applications de classe C 1 7
6 Dérivées partielles d'ordre supérieur 9
R2 −→ R
¨ sin(x 3 )−sin(y 3 )
f : x 2 +y 2 si(x , y ) 6= (0, 0)
(x , y )
→
0 si (x , y ) = (0, 0)
Exemple 2 Exemple 5
x → kx k2
R2
−→ R
f :
(x , y ) → x y
Remarque 1
f est différentiable en tout point a = (x0 , y0 ), pour tout h = (h1 , h2 ) :
Dh f (a ) existe si et seulement si la fonction ϕ : t → f (a + t h ) définie
au voisiange de 0 est dérivable en 0. Au quel cas on Dh (f )(a ) = ϕ 0 (0). d f (a ).h = h2 x0 + h1 y0
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
Mais comme B est bilinéaire en dimension finie , donc continue, il existe une
Remarque 3 constante c telle que kB (h , k )k ≤ c kh kkk k ≤ c k(h , k )k2∞ . On a donc
Exemple 6
E un espace euclidien, l’application produit scalaire
Proposition 1.1
Si β 0 = ("1 , ..., "n ) est une base de F , et f : U → F qui se décompose
n
Exemple 8
dans β 0 f = fi "i , alors :
P
i =1
f est différentiable en a si et seulement si ∀i ∈ |[1, n ]|, fi : U → R est Ce résultat se généralise au cas de fonctions multilinéaires, dans le
différentiable en a cas par exemple du déterminant.
n
Dans ce cas nous avons : d f (a ) = d fi (a )"i
P
En
i =1 −→ R
det : (v1 , ..., vn ) → det(v1 , ..., vn )
C
C
Preuve
Propriété 1.1
Supposons que f est différentiable en a , alors Si f est différentiable alors f est continue
f (a + h ) = f (a ) + d f (a ).h + o(khk) = f(a + h) = f(a) + hdf(a).1 + o(h)
Donc
f (a + h ) − f (a ) Preuve
−→ d f (a ).1, h →0
h f (a + h ) − f (a ) = d f (a ).h + o (kh k) → 0 (h → 0) par continuité de d f (a ) en dimen-
D’où la dérivabilité de f en a et on a sion finie.
f 0 (a ) = d f (a ).1
Proposition 1.5
Inversement supposons que f est dérivable en a , donc f admet un déveleoppe- Si f est difféntiable en a , alors ∀h ∈ E , Dh (f )(a ) existe et on a :
ment limité en a de la forme
Dh (f )(a ) = d f (a ).h
f (a + h ) = f (a ) + h f 0 (a ) + o(h)
B ((a , b ) + (h , k )) = B (a + h , b + k )
= B (a , b ) + (B (a , k ) + B (h , b )) + B (h , k )
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
Rn −→ Rn
Preuve
f :
x = (x1 , ..., xn ) → f (x ) = (f1 (x ), ..., fn (x ))
∂f
f différentiable, (a ) = De j (f )(a ) existe.
∂ xj
différentiable en a , alors le Jacobien relativement aux bases canoniques
p p p
∂f
d f (a ).h = d f (a ).( h j e j ) = h j d f (a ).e j = h j (a ).
P P P
∂ xj
est noté :
j =1 j =1 j =1
D (f1 , ..., fn )
(a )
Remarque 5 D (x1 , ..., xn )
f (x , 0) − f (0, 0) sin3 (x )
= −→ 0, quand x tend vers 0 2 Opération sur les applications différentiables
x x3
∂f
Donc (0, 0) = 0. Proposition 2.1
∂x
Une combinaison linéaire de deux fonctions différentiables est
f (0, y ) − f (0, 0) sin3 (y ) différentiable et on a d (λf + µg ) = λd f + µd (g ).
=− −→ 0, quand y tend vers 0
x y3
∂f
Donc (0, 0) = 0.
∂y Théorème 2.1
a = (0, 0), H = (h , k ), en optant pour la norme deux.
Si f : U → V ⊂ F est différentiable en a et g : V ⊂ F → G en f (a ), alors
∂f ∂f g ◦ f est différentiable en a et on a :
f (a + h ) − f (a ) − h (a ) − k (a )
∂x ∂y d (g ◦ f )(a ) = d g (f (a )) ◦ d f (a )
∆(H ) =
kh k
sin h 3 − sin k 3
= 3
(h 2 + k 2 ) 2 Preuve
2 2 |h 3 | On a b + k = f (a + h ), et donc
expression qui ne tend pas vers 0 quand h tend vers 0.
g (f (a + h )) = g (f (a )) + d g (b ).ϕ(h ) + kϕ(h )k"2 (ϕ(h ))
Donc f n’est pas différentiable en (0, 0)
Mais on a
Définition 1.3
f : U ∈ E → F , une application différentiable, β et β 0 deux bases respec- d g (b ).ϕ(h ) = d g (b ).(d f (a ).h + kh k"1 (h ))d g (b ) ◦ d f (a ).h
+ kh kd g (b )."1 (h )d g (b ) ◦ d f (a ).h + o (kh k)
tives de E et F , la matrice jacobienne de f de a relativement à β et β 0
est la matrice de d (f )(a ) relativement à ces bases. et si dim E = dim F , puisque lim d g (b )."1 (h ) = d g (b ).0 = 0. D’autre part,
h →0
le Jacobien est le déterminant de la matrice jacobienne.
kϕ(h )k ≤ kd f (a ).h + kh k"1 (h )kkd f (a )kkh k + "1 (h )kkh k = O(khk)
donc kϕ(h )k"2 (ϕ(h )) = o(khk) puisque lim ϕ(h ) = 0 (continuité de f au point a )
h →0
et donc lim "2 (ϕ(h )) = 0. On a donc en définitive,
Expression : h →0
g (f (a + h )) = g (f (a )) + d g (b ) ◦ d f (a ).h + o (kh k)
∂ fi
Jβ ,β 0 f (a ) = (a ) ∈ M n p (R) ce qui termine la démonstration.
∂ xj i,j
Remarque 6
En effet cette expression découle du fait que :
n n
Matriciellement la formule de composition de différentiabilité s’écrit :
X X ∂ fi
d f (a ).e j = (d fi (a ).e j )"i = ( (a ))"i
∂ xj Jβ ,β 00 (g ◦ f )(a ) = Jβ 0 ,β 00 (g )(f (a ))Jβ ,β 0 (f )(a )
i =1 i =1
Notation : Si E = Rn = F
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
(f ◦ ϕ)0 (t ) = d (f ◦ ϕ)(t ).1 = d f (ϕ(t )).d ϕ(t ).1 = d f (ϕ(t )).ϕ 0 (t ) f (x , y ) = f (r cos(θ ), r sin(θ )). On obtient une nouvelle fonc-
tion g des variables r, θ liée à f par la relation :
2. Se déduit du résultat précédent de la proposition 1.6 en introduisant la
fonction ϕ = (ϕ1 , ..., ϕp ).
g (r, θ ) = f (x , y ), x = r cos(θ ), y = r sin(θ )
3. Comme dans 1), ϕ ◦ f sera différentiable et
d (ϕ ◦ f )(a ).h = d ϕ(f (a )).d f (a ).h Les dérivées partielles de g en fontion de celles de f sont
obtenues de la manière suivante :
d f (a ).h est un scalaire, donc
∂g ∂x ∂f ∂y ∂f
d (ϕ ◦ f )(a ).h = d f (a ).h × ϕ 0 (f (a ))
(r, θ ) = (x , y ) + (x , y )
∂r ∂r ∂x ∂r ∂y
∂g ∂x ∂f ∂y ∂f
Remarque 7 (r, θ ) = (x , y ) + (x , y )
∂θ ∂θ ∂x ∂θ ∂ y
Preuve
Preuve
∂ f ◦ϕ
f ◦ϕ sera donc différentiable, (u ) n’est autre que que la dérivée de la i-ème
E2
§
∂ uj Soit ψ :
U −→
, on a d’après la proposition 1.1 ψ est différen-
fonction partielle t → (f ◦ ϕ)(u 1 , .., u j −1 , t , u j +1 , ..., u p ) = f (ψ( t ), ..., ψp (t )) en u j , x → (f (x ), g (x ))
avec ψi (t ) = ϕi (u 1 , ..., u j −1 , t , u j +1 , .., u p ). tiable en a et on a
D’après le corollaire précédent : d ψ(a ) = (d f (a ), d g (a ))
Donc B ◦ ψ est différentiable et en suite B (f , g ) l’est aussi et on a :
n
∂ f ◦ϕ X ∂f
(u ) = (f (ψ1 , ..., ψp ))0 (u j ) = ψ0i (u j ) (ψ1 (u j ), ..., ψp (u j )) d B (f , g )(a ).h = d B ◦ ψ(a ).h
∂ uj i =1
∂ xi
n
= d B (ψ(a ))(d f (a ).h , d g (a ).h )
∂ ϕi ∂f
= d B ((f (a ), g (a )))(d f (a ).h , d g (a ).h )
X
= (u ) (x )
i =1
∂ uj ∂ xi
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
d f2 (x ) = d g 1 (u (x )) ◦ d u(x ) = d g 1 (u (x )) ◦ u
Exemple d’application 2
d f2 (x ).h = d g 1 (u (x )).u (h ) = 2〈u (x ), u (h )〉
E un espace euclidien. f2
µ= g1 , donc µ est différentiable et
E −→ R
1. on considère l’applications g 1 : Montrer
x → kx k2 g 1 (x )d f2 (x ).h − f2 (x )d g 1 (x ).h
d µ(x ).h =
que g 1 est différentiable et que g 12 (x )
2kx k2 〈u (x ), u (h )〉 − ku (x )k2 2〈x , h 〉
d g 1 (x ) : h → 2〈x , h 〉 =
kx k4
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
Expression dans une BON : 1. En (0, 0) : Aucun présentit sur le signe de (x , y ) − f (0, 0). On se
Si (e1 , ..., ep ) est une BON de E , alors le grandient s’exprime : met au voisinage de (0, 0) et on prend des directions particu-
p
lières.
X ∂f Suivant le chemin y = x f (x , x ) = 2x 2 (x 2 − 2), pour x assez
∇ f (a ) = (a )e j p
j =1
∂ xj petit (|x | < 2), nous avons f (x , x ) < 0.
Suivant le chemin y = −x , f (x , −x ) = 2x 2 (x 2 + 2) ≥ 0.
Ceci grâce au fait que On conclut que f ne présente pas d’extremum local en (0, 0).
p p p 2. On remarque que :
X X X ∂f
∇f (a ) = 〈e j , ∇f (a )〉e j = (d f (a ).e j )e j = (a )e j
∂ xj
j =1 j =1 j =1 f (x , y ) − f (1, 1) = (x 2 − 1)2 + (y 2 − 1)2 + 2(x − y )2 ≥ 0
Preuve
2. la suite (αn (xn − a ))n converge vers v .
On note Ta (A ) l’ensemble des vecteurs tangents à A en a .
On suppose que f admet par exemple un maximum relatif en a .
Il existe r > 0, B (a , r ) ⊂ U et ∀x ∈ B (a , r ), f (x ) ≤ f (a ). a + Ta (A ) s’appelle la variété affine tangente à A en a .
soit (
r r
Dans le cas où Ta (A ) est un espace vectoriel, a + Ta (A ) s’appelle l’es-
I= − , −→ R pace tangent à A en a .
ϕ: |kh k kh k
t → f (a + t h )
ϕ est dérivable, admettant un maximum en 0, I est un ouvert, donc ϕ 0 (0) = 0. Proposition 4.1
Mais ϕ 0 (0) = d f (a ).h , donc d f (a ) = 0.
S’il existe " > 0 et un arc paramétré γ :] − ", "[→ E , dérivable en 0 et à
valeurs dans A , tel que γ(0) = a et γ0 (0) = v alors v est tangent à A en
Exemple d’application 3 a.
γ(t )−γ(0)
f (x , y ) = x 4 + y 4 − 4x y v = γ0 (0) =lim t .
t →0
Soit alors (t n ) une suite d’éléments de R+∗ convergeant vers 0. Pour xn = γ(t n ) et
En résolvant le sytème αn = t1n , nous avons
1. la suite (xn ) converge vers a .
∂f 2. la suite (αn (xn − a ))n converge vers v .
(a ) = 0
∂x
∂ f
(a ) = 0 Définition 4.2
∂y
f : U ⊂ R2 → R une fonction vue des variables x , y . On appelle surface
on aboutit aux points critique suivants : (0, 0), (1, 1) et (−1, −1) représentative de f l’ensemble formé des (x , y , z ) de R3 vérifiant z =
f (x , y )
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f S f : z = f (x , y )
(x , y ) = 12x 2 , (x , y ) = −4, = 12y 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
Proposition 4.2 Cette intersection est donc la réunion de deux droites alors que
Si f : U ⊂ R2 → R est différentiable en (x0 , y0 ) et a = (x0 , y0 , z 0 ) un point généralement, en des points ordinaires, elle est réduite au point
de S f , alors a + Ta (Sa ) est le plan d’équation d’appui du plan tangent.
∂f ∂f
(x0 , y0 ) + (y − y0 )
z − z 0 = (x − x0 ) (x0 , y0 )
∂x ∂y
Définition 4.3
appelé plan tangent à S f en a .
Soit c ∈ R et f : U ⊂ E → R. L’ensemble Sc formé des x ∈ U vérifiant
f (x ) = c
Preuve
] − ", "[ R3
§
−→
γ: Exemple 11
t → (x0 + t (x − x0 ), y0 + t (y − y0 ), f (x0 + t (x − x0 ), y0 + t (y − y0 ))
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f
Proposition 5.1 Il s’ensuite lim (x , y ) = 0 = (0, 0), et donc la continuité
f est de classe C 1 si et seulement si les dérivées partielles dans une (x ,y )→(0,0) ∂x ∂x
∂f
base existent et sont continues. de .
∂x
∂f
De la même façon on a aussi la continuité de
Preuve
∂y
∂f
§
U −→ F Exemple 13
: x → d f (x ).e j
∂ xj
M n (R) −→ R
L’application Montrons que det : est de classe C 1 et que
n
L (E , F ) × E −→ F M → det(M )
B: (g , v ) → g .v
∂f ∀M ∈ M n R : d (det)(M ).H = 〈com(M), H〉. ∀H ∈ Mn (R)
est biliénaire en dimension finie, donc continue, n’est autre que la composée
∂ xj
∂f L’application déterminant est de classe C 1 , parce qu’elle est poly-
de B et x → (d f (x ), e j ). D’où la continuité de .
∂ xj nômiale.
Inversement si les dérivées partielles existent et sont continues, alors d’après le Pour M = (xi j ), nous avons
lemme f est différentiable.
f différentiable, on sait que d f et les dérivées partielles sont liées par la relation :
n
X
X p
∂f
det(M ) = (−1)i + j xi j ∆i j
df = dx j i =1
j =1
∂ xj
Relativement à la base canonique de M n (R),
où d x j est la fonction j-ième coordonnée dans la base β .
Pour tout j l’application constante x → d x j est continue, et la continuité des dé- ∂ det
rivées partielles entraineront la continuité de d f . (M ) = (−1)i + j ∆i j
f est donc de classe C 1 . ∂ xi j
D’où
Corollaire 5.1
Une fonction f : U → F est de classe C 1 si ∀h ∈ E , Dh (f ) existe et
X
hi j (−1)i + j ∆i j = tr tCom(M)H = 〈Com(M), H〉
d (det)(M ).H =
continue. i,j
∇ det(M ) = Com(M)
Proposition 5.2
— Une combinaison linéaire de deux fonctions de classe C 1 est une
fonction de classe C 1 .
Proposition 5.3
— F = K, si f , g : U → K sont de classe C 1 , alors g f est de classe
f Une fonction f : U → F est de classe C 1 si et seulement si ses fonctions
C 1 et si g ne s’annulle pas alors g est aussi de classe C 1 composantes dans une base de F sont de classe C 1 .
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
le cas où la courbe est fermée on retrouve le fait que U =R2 \{(x , 0), x ≤ 0}.
U −→ R
une fonction de classe C 2 dans laquelle,
Z
f :
V~ = 0 (x , y ) → f (x , y )
γ on veut effectuer la changement en polaire :
¨
Corollaire 5.3 - Inégalité des accroissement finis x = r cos(θ )
U un ouvert convexe, E espace euclidien, si f : U → E est de classe y = r sin(θ )
C 1 , alors
On obtient une nouvelle fonction
∀a , b ∈ U , k f (b ) − f (a )k ≤ kb − a k sup ∇ f (x ) ∆ = R∗+ ×] − π, π[ −→ R
x ∈[a ,b ] g: , liée à f par la relation
(r, θ ) → g (r, θ )
le chemin [0, 1] → E , t → (1− t )a + t b est par convexité de U contenu dans U . On Calculons le laplacien de f en coordonnées polaires. Nous avons
applique le résultat précédent : déja obtenu dans l’exemple d’application ?? les formules liant les
Z 1 Z 1 Z 1
premières dérivées partielles et qui sont
f (b )− f (a ) = d f (γ(t )).γ0 (t )d t = d f (γ(t )).(b −a ) = 〈∇f ((1−t )a +t b ), b −a 〉
∂f ∂g sin(θ ) ∂ g
(x , y ) = cos(θ ) (r, θ ) − r (r, θ )
0 0 0
∂x ∂r ∂θ
Par l’inégalité de Cauchy-Schwartz, on obtient l’inégalité des accroissemnts finis. ∂ f ∂ g cos(θ ) ∂ g
(x , y ) = sin(θ ) (r, θ ) + r (r, θ )
∂y ∂r ∂θ
Théorème 5.1
Si f : U → F est de classe C 1 , et U un ouvert connexe par arcs, alors f On dérive une deuxième fois, on obtient :
est constante si et seulement si d f = 0.
∂ 2f ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
(x , y ) = cos(θ ) cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
∂ x2 ∂r ∂r r ∂θ
sin(θ ) ∂ ∂g sin(θ ) ∂ g
Preuve − cos(θ ) (r, θ ) − (r, θ )
r ∂θ ∂r r ∂θ
Le sens direct est trivial.
Pour le sens indirect et dans le cas particulier où U est convexe, alors le résultat
découle immédiatement de l’inégalité des accroissement finis.
∂ 2f ∂ ∂g cos(θ ) ∂ g
Supposons maintenant que U est connexe par arcs et que d f = 0.
raisonnons par l’absurde et supposons qu’il existe a , b ∈ U tel que f (a ) 6= f (b ). (x , y ) = sin(θ ) sin(θ ) (r, θ ) + (r, θ )
soit α : [0, 1] → U continue telle que α(0) = a , α(1) = b . Posons ∂ y2 ∂r ∂r r ∂θ
cos(θ ) ∂ ∂g cos(θ ) ∂ g
A = {t ∈ [0, 1], f (α(t )) = f (α(0)) = f (a )} + sin(θ ) (r, θ ) + (r, θ )
r ∂θ ∂r r ∂θ
A est une partie bornée de R donc admet une borne supérieure, soit c = sup A, la
caractérisation séquentielle de la borne supérieure et la continuité de α et f feront Soit
que c ∈ A, et on c < 1, U est un ouvert, donc il existe r > 0 tel que B (α(c ), r ) ⊂ U .
B (α(c ), r ) est un convexe, où d f = 0, donc f est constante sur B (α(c ), r ), et par ∂ 2f ∂ 2g cos(θ ) sin(θ ) ∂ 2 g sin2 (θ ) ∂ 2 g
suite nulle sur cette boule. (x , y ) = cos2 (θ ) (r, θ ) − 2 (r, θ ) + (r, θ )
∂ x2 ∂ r2 r ∂ r∂ θ r2 ∂ θ2
α continue en c < 1, donc pour t > c et t voisin de c , on a α(t ) ∈ B (α(c ), r ) ce qui
contredira la maximalité de c . cos(θ ) sin(θ ) ∂ g sin2 (θ ) ∂ g
+ 2 (r, θ ) + (r, θ )
r2 ∂θ r ∂r
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CALCUL DIFFÉRENTIEL
g liée à f par f (x , y ) = g (u , v ).
∂g ∂x ∂f ∂y ∂f ∂f ∂f
(u , v ) = (x , y ) + (x , y ) = a (x , y ) + c (x , y )
∂u ∂u ∂x ∂u ∂y ∂x ∂y
∂ g ∂ x ∂ f ∂ y ∂ f ∂ f ∂ f
(u , v ) = (x , y ) + (x , y ) = b (x , y ) + d (x , y )
∂v ∂v ∂x ∂v ∂y ∂x ∂y
∂ 2g ∂ ∂f ∂f ∂ ∂f ∂f
= a a +c (x , y ) + c a +c (x , y )
∂ u2 ∂x ∂x ∂y ∂y ∂x ∂y
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
= a2 (x , y ) + 2a c +c2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2
∂ 2g ∂ ∂g ∂ ∂f ∂f ∂ ∂f ∂f
= = a b +d +c b +d
∂ u∂ v ∂ u ∂ v ∂x ∂x ∂y ∂y ∂x ∂y
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
= ab + (a d + b c ) +cd
∂x 2 ∂ x∂ y ∂ y2
∂ 2g ∂g
Pour a = b = 1, c = −2, d = −1, on obtient ∂ u ∂ v = 0. Soit = ϕ2 (v )
∂v
et enfin g (u , v ) = ϕ1 (v ) + ψ1 (u ). Ce qui donne
f (x , y ) = ψ(x + y ) + ϕ(x + 2y )
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