Ccinp PC 2024
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2024
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de
la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le
signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition èn expliquant les raisons des initiatives qu’il a
été amené à prendre.
- Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition;
d’autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour
les schémas et la mise en évidence des résultats.
- Ne pas utiliser de correcteur.
- Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
EXERCICE 1
Racine cubique d’une matrice
Présentation générale
Dans tout l’exercice, on considère un entier n ∈ N∗ .
On dit qu’une matrice A ∈ Mn (R) admet une racine cubique s’il existe B ∈ Mn (R) telle que
A = B 3 . Dans ce cas, on dit que B est une racine cubique de A.
1. Justifier qu’il existe une matrice inversible P ∈ M2 (R), qu’il n’est pas nécessaire de déterminer
explicitement, telle que A = P DP −1 avec :
1 0
D= ∈ M2 (R)
0 8
3. Soit ∆ ∈ M2 (R) une racine cubique de D. Montrer que les matrices D et ∆ commutent, puis en
déduire que la matrice ∆ est diagonale.
4. Déterminer l’ensemble des racines cubiques de D, puis l’ensemble des racines cubiques de A. On
pourra se contenter de décrire ce dernier ensemble en fonction de P et de ∆.
1
Partie II - Dans un plan euclidien
Dans cette partie, on considère un plan euclidien orienté E muni d’une base orthonormée directe B. On
fixe également un réel θ ∈ R et on note :
cos(θ) − sin(θ)
M= ∈ M2 (R)
sin(θ) cos(θ)
5. Quelle est la nature de l’endomorphisme u ∈ L(E) dont la matrice dans la base B est M ?
6. En déduire une racine cubique de la matrice M .
7. Soit N ∈ M2 (R) une matrice orthogonale de déterminant -1 . Montrer que N admet une racine
cubique.
0 ··· 0
λ
.. .. .
0 . . ..
Hp (λ) = ∈ Mp (R)
.. ... ...
. 0
0 ··· 0 λ
9. Déduire de la question précédente que la matrice A admet une racine cubique. On pourra remar-
quer que A est semblable à une matrice diagonale par blocs où les blocs sur la diagonale sont de
la forme Hp (λ) avec (p, λ) ∈ N∗ × R.
EXERCICE 2
La fonction ln(Γ)
2
Présentation générale
Dans cet exercice, on souhaite déterminer les fonctions f :]0, +∞[→ R vérifiant :
(i) la fonction f est de classe C 1 ,
(ii) pour tout x ∈]0, +∞[, on a f (x + 1) − f (x) = ln(x),
(iii) la fonction f 0 est croissante,
(iv) la fonction f s’annule en 1 , c’est-à-dire f (1) = 0.
Dans la suite, on note (C) l’ensemble de ces quatre conditions.
+∞
X
∀x ∈]0, +∞[, ϕ(x) = − ln(x) + un (x)
n=1
15. Justifier que (un )n∈N∗ est une suite de fonctions de classe C 1 sur ]0, +∞[, puis montrer qu’il existe
X
une suite (εn )n∈N∗ telle que la série εn converge absolument et que :
n>1
x
∀(n, x) ∈ N∗ ×]0, +∞[, u0n (x) = + εn
n(n + x)
X
16. En déduire que la série de fonctions u0n converge normalement sur tout segment [a, b] inclus
n>1
dans ]0, +∞[.
17. Montrer que la fonction ϕ vérifie les conditions de (C).
1
ϕ0 (p) − g 0 (1 + p) 6 h0 (x + p) 6 ϕ0 (1 + p) − g 0 (p), ϕ0 (p) − g 0 (1 + p) = h0 (p) −
p
En déduire que :
1
|h0 (x + p) − h0 (p)| 6
p
3
20. Déduire des deux questions précédentes que la fonction h0 est constante sur ]0, +∞[.
N ! √ 2
X 1 N + 1 2N N !
exp un =
n=1
2 2N + 1 (2N )!
x
x+1 1
(x − 1) ln(2) + ϕ +ϕ = ϕ(x) + ln(π)
2 2 2
EXERCICE 3
Temps d’attente avant une collision
Présentation générale
On considère un entier n ∈ N∗ . On dispose d’une urne contenant n boules numérotées par les entiers de
1 à n. On procède à une succession de tirages avec remise dans cette urne. On s’intéresse au nombre de
tirages nécessaires pour tirer pour la seconde fois une boule déjà tirée auparavant.
Pour modéliser cette situation, on se place sur un espace probabilisé (Ω, A, P ) et on considère une
suite (Xk )k∈N∗ de variables aléatoires réelles indépendantes de loi uniforme sur J1, nK. On considère la
variable aléatoire Tn définie de la façon suivante :
4
Partie I - Une expression de l’espérance de Tn
24. Déterminer les valeurs prises par la variable aléatoire Tn .
Dans la suite de cette partie, on considère un entier k ∈ J1, nK et la variable aléatoire Z =
(X1 , . . . , Xk ).
n! 1
P (Tn > k) = P (Z ∈ A) =
(n − k)! nk
On remarque que le résultat de la question précédente est encore valable pour k = 0.
27. Justifier que la variable aléatoire Tn est d’espérance finie et que l’on a :
n
X n! 1
E (Tn ) =
`=0
(n − `)! n`
5
31. Soit n ∈ N∗ . En utilisant un changement de variable, établir que :
Z +∞
−n
v n −v
Jn = e 2+ e dv
0 n
+∞
X (−1)k−1 uk
ln (fn (u)) = k
k=2
k n 2 −1
√
37. En déduire que pour tout u ∈]0, n[, on a les inégalités :
u2 u3 u2
ln (fn (u)) + 6 √ , ln (fn (u)) 6 − .
2 3 n 6
2 /2
38. Justifier que la fonction u 7→ e−u est intégrable sur [0, +∞[, puis établir que :
Z +∞ Z +∞
2 /2
lim fn (u)du = e−u du
n→+∞ 0 0
III. 3 - Conclusion
+∞
Z r
−u2 /2 π
39. En admettant que e du = , déterminer un équivalent de E (Tn ) lorsque n → +∞.
0 2