Bruyère AFC
Bruyère AFC
géνérаlітéѕ ет соνѕтатѕ 2
раrтіеѕ réсоlтéеѕ ет dеѕтіνатіоνѕ 2
соνѕтатѕ : uνе rеѕѕоurсе lіéе аu раѕтоrаlіѕме тrаdітіоννеl 4
іνdісатеurѕ dе сuеіllетте 5
рrіνсіраuх імрастѕ dе l'астіvітé нuмаіνе ѕur lа rеѕѕоurсе 6
ѕтатuтѕ dе рrотестіоν ет lіѕтеѕ rоugеѕ 9
dоννéеѕ вотаνіquеѕ 10
іdеνтіfісатіоν 10
dеѕсrіртіоν ет сrітѐrеѕ dе rесоννаіѕѕаνсе 12
соνfuѕіоνѕ роѕѕівlеѕ 14
віоlоgіе 20
dіѕтrівuтіоν géоgrарніquе 26
éсоlоgіе 29
gеѕтеѕ dе сuеіllетте ет
рréсоνіѕатіоνѕ dе gеѕтіоν durавlе 31
рréсоνіѕатіоνѕ géνérаlеѕ dе gеѕтіоν 31
іdеνтіfісатіоν d'uν ѕіте 35
сuеіllетте dе lа јеuνе роuѕѕе 39
сuеіllетте dе lа ѕоммітé flеurіе 42
l'аlтеrνатіvе dе lа міѕе еν сulтurе 49
lа rеѕтаurатіоν dеѕ міlіеuх dégrаdéѕ 49
аννехеѕ 51
dоννéеѕ сомрléмеνтаіrеѕ віотореѕ ет рнүтоѕосіоlоgіе 51
вівlіоgrарніе 53
ѕітоgrарніе 57
сrédітѕ 58
rédастеurѕ 58
іlluѕтrатіоνѕ 58
grарніѕме ет міѕе еν раgе 59
раrтеνаіrеѕ 59
La callune, plus présente en France métropolitaine que la bruyère cendrée, est plus
communément cueillie. Néanmoins, seule Erica cinerea L. appartient à la liste des 148 plantes
médicinales en vente libre en France2 et il existe donc une demande importante sur cette
ressource également.
Les principes actifs recherchés sont : l’acide ursolique, les glucosides flavoniques, la quercétine, la
myricétine et les traces d'arbutine et de tanins.
• Gélule
• Ampoule
• Phytothérapie • Comprimé
• Laboratoire • Teinture-mère
• Homéopathie
Sommité • Herboristerie • Alcoolature
• Complément
fleurie • Pharmacie • Fleur de Bach
alimentaire
• Vente directe • Macérat huileux
• Teinture3
• Granules
homéopathiques, etc.
•Tisane
• Gélule
• Ampoule
• Comprimé
• Phytothérapie • Teinture-mère
• Laboratoire • Homéopathie • Alcoolature
• Herboristerie • Complément • Fleur de Bach
Fleur alimentaire • Macérat huileux
• Pharmacie
• Vente directe • Cosmétique • Extrait fluide
• Alimentation • Sirop
• Teinture4 • Biscuit
• Savon
• Granules
homéopathiques, etc.
Parties indiquées dans la Pharmacopée française5 : sommité fleurie pour Calluna vulgaris (L.)
Hull. et fleur pour Erica cinerea L.
La collecte de la partie aérienne fleurie utilisée pour l'homéopathie étant peu pratiquée, elle n’est
pas détaillée dans ce document.
Pour la fleur, avec ou sans la feuille, c’est la sommité fleurie qui est collectée, puis les éléments
sont séparés après séchage. À noter que la sommité fleurie est plus largement demandée.
Ces espèces sont également recherchées pour un usage ornemental. L’AFC ne dispose d’aucune
information sur les prélèvements à cette fin.
3
соνѕтатѕ : uνе rеѕѕоurсе lіéе аu раѕтоrаlіѕме тrаdітіоννеl
Les deux espèces de bruyères traitées dans ce livret sont des plantes sauvages qui s’installent sur
des sols pauvres et acides. Elles sont particulièrement présentes dans les landes, fruits du travail
de l’homme, et y sont associées aux pratiques de pastoralisme et de paysannerie traditionnelle.
Ces landes sont rarement climaciques6, mais représentent un stade intermédiaire dans une
succession végétale qui mène à la forêt. Ainsi, lorsque la lande n’est plus pâturée, la forêt se
réinstalle doucement en passant par différents cycles (fougère, ronce, bouleau, pin sylvestre,
chêne pédonculé, hêtre, puis douglas).
Plus que les pratiques et les volumes de cueillette, ce sont les évolutions actuelles des usages
agricoles et d’aménagement du territoire qui tendent à menacer cette ressource. Ces menaces
sont variables en fonction des territoires et des milieux. Dans les landes sèches ou humides, elles
sont liées à l’abandon du pastoralisme, la fermeture des milieux et l’enfrichement qui en
découlent, l’implantation de la sylviculture (en particulier la monoculture de résineux) et le
défrichement visant à implanter des prairies de fauche. Ainsi, depuis les années 1960-1970, la
ressource a d’abord augmenté suite à l’exode rural et l’abandon des pratiques pastorales
traditionnelles, pour diminuer ensuite avec l’enfrichement de ces espaces, les politiques de
reboisement ou la création de prairies de fauche. Dans les peuplements forestiers, les menaces
sont principalement dues aux changements de pratiques sylvicoles, qui impactent de plus en
plus les milieux et les sols.
Dans certaines landes qui se maintiennent, la myrtille et la callune peuvent cohabiter. Cette
dernière peut alors être perçue comme concurrente de la première, qui est plus recherchée, ce
qui conduit à des pratiques de gestion visant à favoriser le myrtillier et à limiter les bruyères
(pâturage spécifique, écobuage/feu pastoral et gyrobroyage).
Du fait de la variabilité territoriale de ces dynamiques, les cueilleurs ne partagent pas la même
perception des risques qui pèsent sur ces ressources. L’AFC note cependant que les milieux
propices à ces espèces tendent globalement à diminuer sur le long terme. En effet, l’évolution
forestière et le reboisement naturel, ainsi que la diminution des modes de gestion des troupeaux
expansifs nous amènent à des préoccupations sur plusieurs plans : baisse de la diversité variétale
liée à ces milieux (végétaux, animaux, insectes), perte d’un paysage ouvert typique et disparition
d’un héritage culturel.
Il existe une abondante littérature scientifique sur la callune, contrairement à la bruyère cendrée,
ce qui explique une certaine disparité dans les niveaux d’informations pour l’une et l’autre de ces
espèces dans ces livrets. Principalement en langue anglaise, cette littérature concerne en grande
partie la gestion des peuplements dans le cadre du pastoralisme, ainsi que l'absorption des
métaux lourds et des radioéléments. Il existe en français de nombreuses références, le plus
souvent accessibles à tous7, mais qui concernent essentiellement des comptes rendus
d’observation de stations. Les cueilleurs pourront ponctuellement y trouver des renseignements
concernant les populations présentes sur le territoire qu’ils fréquentent.
6 Point ultime d’une succession végétale au cours du temps. Cela désigne l'état final d'une succession écologique et l'état le plus stable dans les
conditions existantes de terrain et climat.
7 Voir sur le moteur de recherche Google Scholar.
8 Indicateurs établis selon l’expérience des membres du comité de synthèse de l’AFC. Il s’agit de valeurs moyennes qui, pour certaines, peuvent
varier localement. La pression de cueillette représente une évaluation du niveau des prélèvements réalisés sur la ressource par rapport à 5
l’ensemble disponible. La menace représente une évaluation des risques qui pèsent sur la ressource au vu des critères précédents.
рrіνсіраuх імрастѕ dе l’астіvітé нuмаіνе ѕur lа rеѕѕоurсе 9
Le tableau suivant rend compte des principaux impacts des activités humaines, autres que la
cueillette, sur les populations.
Impact Commentaires
sur la ressource
7
L’arrêt progressif de l’élevage ovin sur parcours et
Intensification l’abandon de races rustiques ovines au profit de la
des pratiques création de prairies plus intensives, se font au détriment
pastorales des formations à callune et à bruyère cendrée, qui sont
défrichées pour ce nouvel usage.
NB : cette espèce est considérée comme une espèce exotique envahissante dans la province
Nord de Nouvelle-Calédonie, à Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi qu’à la Réunion.
1 2
3 4 5
1 2
3 4 5
6 7
Photographies : Dessins - Flore de l'abbé H. Coste / Port de la bruyère cendrée, Sommité fleurie de la bruyère cendrée, Fleurs en grelots de la
bruyère cendrée - G. Ducerf - promonature.com / Tiges en fleur de la bruyère cendrée, Feuilles linéaires de la bruyère cendrée - CBNPMP - B.
Durand / Port de la callune, Feuilles de la callune, Sommité fleurie de la callune, Fleurs de la callune, Différents stades de floraison de la callune - G. 11
Ducerf - promonature.com / Fleurs matures de la callune - M. Gentet.
dеѕсrіртіоν ет сrітѐrеѕ dе rесоννаіѕѕаνсе
Sous-arbrisseau de 20 à 60 cm,
Sous-arbrisseau de 30 à 60 cm jusqu’à 1 m de hauteur.
de hauteur. Glabre, tortueux, diffus, à rameaux
Généralités Glabre avec seulement les jeunes nombreux, effilés, dressés,
pousses poilues. rougeâtres.
Feuillage persistant. Feuillage persistant.
À noter que dans les milieux enneigés, les plantes forment des peuplements bas25. Les individus
y ont une forme prostrée (20 à 30 cm de haut), plutôt qu’une forme hémisphérique26
observée dans les sites de plus basse altitude.
Fleurs violette/mauve, magenta, plus Forme des tapis, des landes toutes vertes
grandes que celles de la callune. avec les petites fleurs pourpre pâle à rose
lilas.
Nom en
Erica cinerea. Calluna vulgaris.
homéopathie
24 Coste l'abbé H., 1937 / Rameau J.C. et al., 1989 / Blamey M. et Grey-Wilson C., 1991.
25 Coquillard P. et al., 2000.
26 Coquillard P. et al., 2000.
27 Tax Ref v15 - Se reporter à la fiche espèce de la base de données de l’Inventaire national du patrimoine naturel
13
(INPN). Liens en annexe.
соνfuѕіоνѕ роѕѕівlеѕ
Bien que Flora Gallica28 ne le signale pas, il existe de nombreux hybrides sauvages chez les Erica
européens. E. tetralix est souvent l’un des parents29. Il est probable que certains ne soient toujours
pas identifiés.
Calluna vulgaris (L.) Hull. ne se confond pas avec d’autres plantes, même à l’état végétatif, car
ses feuilles très petites ressemblent à des écailles.
Erica cinerea L. peut se confondre avec d’autres espèces d’Erica : E. ciliaris, E. tetralix et E.
vagans surtout quand il n’y a pas de fleurs.
1 2
3 4 5
Feuilles ciliées, fleurs de couleur rose pâle. En France, elle est présente dans le nord,
l'ouest et le sud-ouest. Elle est soumise à un statut de protection intégrale ou à une
réglementation sur la cueillette dans certaines régions.
1 2
3 4 5
Photographies : Dessins - Flore de l'abbé H. Coste / Corolle en cloche de la bruyère ciliée, Feuilles de la bruyère ciliée - G. Ducerf - 15
promonature.com / Port de la bruyère ciliée - CBNPMP - C. Bergès / Photographies de la bruyère à quatre angles - G. Ducerf - promonature.com.
1. Différentes parties de la plante.
2. Port de la plante.
3. Sommité fleurie.
4. Corolles en cloche.
5. Feuilles.
1 2
3 4 5
1 2
Présente dans le sud des Pyrénées-Atlantiques uniquement, elle est protégée au niveau
national, interdisant tout prélèvement sur le territoire métropolitain.
1 2
3 4 5
Photographies : Dessins - Flore de l'abbé H. Coste / Photographies de la brande - G. Ducerf - promonature.com / Photographies de la bruyère du
portugal - G. Ducerf - promonature.com / Port de la bruyère de Saint-Daboec, Sommité fleurie de la bruyère de Saint-Daboec - CBNPMP - C. Bergès / 17
Corolle en cloche de la bruyère de Saint-Daboec, Feuilles de la bruyère de Saint-Daboec - G. Ducerf - promonature.com.
Erica multiflora L. (bruyère à fleurs nombreuses, bruyère multiflore)
C’est l’une des rares bruyères poussant sur des sols calcaires à légèrement acides. Elle
présente une longue floraison rose ou blanche qui s'étale d'août à décembre. Elle est
présente sur le pourtour méditerranéen.
1 2
3 4 5
1 2
Photographies : Dessins - Flore de l'abbé H. Coste / Photographies de la bruyère multiflore - G. Ducerf - promonature.com / Photographies de la 19
bruyère de Corse - G. Ducerf - promonature.com
віоlоgіе 30
Chaméphytes31. Chaméphytes.
Caractères Sous-arbrisseau de 30 à 60 cm. Sous-arbrisseau de 50 à 100 cm.
biologiques Sempervirente32. Sempervirente.
De juillet à septembre.
La production de fleurs est
corrélée à la température en avril
lorsque que la croissance débute35.
Sous l’effet de la sécheresse, la
période de floraison est repoussée
de 6 à 10 jours, et ce d’autant plus
lorsqu'elle intervient au début du
processus36.
Selon les cueilleurs, la callune
s’adapte effectivement aux
Période de De juin à août. sécheresses d’été en attendant les
floraison34 pluies et l’humidité du début de
l’automne pour fleurir. Elle peut
sembler sèche et en fin de vie,
mais repart dès que l’eau revient.
Dans le même temps, des
cueilleurs de l’AFC observent
qu’en fonction des régions, la
maturité de la plante est plus
précoce chaque année et ils font le
lien avec l’augmentation générale
des températures.
Annuelle.
Semences matures : début
Période de septembre, la majorité en octobre
et novembre. Pas d’information disponible.
fructification37
Fruits déhiscents38, fin de la
période de déhiscence : début
décembre.
Sexuée Sexuée
• Pollinisation entomogame et • Pollinisation entomogame et,
autogame avec des fleurs en second lieu, anémogame qui
hermaphrodites (2n=24). est moins efficace41, avec des
La fécondation est fleurs hermaphrodites. La
généralement croisée, les fécondation est généralement
stigmates étant matures avant croisée (les anthères sont
les anthères (protogynie). matures avant les stigmates),
• Dispersion barochore des mais l’autopollinisation est
graines. possible et conduit à un taux
important de graines avortées
(70 %)42.
30 Coste l'abbé H., 1937 / Rameau J.C. et al., 1989 / Tela Botanica / Bannister P., 1965.
31 Une chaméphyte est une plante vivace et rampante plus ou moins ligneuse vivant dans les régions froides et en montagne. Elle possède,
pendant l'hiver, des bourgeons persistants situés à moins de 50 cm du sol. Il s’agit essentiellement d’arbustes à croissance basse, dans lesquels
les bourgeons hivernants sont portés au-dessus du sol mais près de la surface pour minimiser l'exposition au vent.
32 Plante à feuillage persistant.
33 Miller G.R., 1979.
34 Variable selon les territoires, l'altitude et l'orientation de la plante.
35 Miller G.R., 1979.
36 Nagy L. et al., 2013.
37 Variable selon les territoires, l'altitude et l'orientation de la plante.
38 Déhiscence : ouverture spontanée d'organes végétaux clos (anthères, fruits) suivant des zones définies, pour libérer leur contenu (graines,
pollen, spores, etc.).
39 Baskin C.C. et Baskin J.M., 2014.
40 Pereira M.J., Fagundo H., Menezes T. et Couto J., 2014.
41 Baskin C.C. et al., 2014.
42 Bannister P., 1965.
21
• La viabilité des graines peut • Dispersion barochore des
atteindre au moins 33 ans43. graines avec 73 % des semences
Production annuelle de atterrissant à 1 m maximum du
semences estimées à 450 000 pied parent46.
semences potentiellement • La viabilité des graines peut
viables par mètre carré. atteindre au moins 33 ans47.
• Le pourcentage de Les graines sont stockées dans
germination est faible, de l’ordre les 40 mm supérieurs du sol48.
de 30 %44 et indépendant de la Les graines ne sont pas – ou
taille des graines45. légèrement – dormantes49, il n’y
a pas de dormance spécifique
Végétative (elles se réveillent bien).
Reproduction Par rejet de souches et • Le pH optimal pour la
(suite) possibilité de drageonnage. germination est de 450. Le
pourcentage de graines
germées est indépendant de
leur taille.
Végétative
À maturité, les rejets de souche
assurent la majeure partie de la
régénération, mais leur
importance diminue avec
l’âge51. Possibilité de
drageonnage.
Régénération de
la ressource Les deux espèces se ressèment sur place.
(observations
des cueilleurs)
• Le potentiel de séquestration
du carbone des landes à C.
En Gironde, dans les plantations vulgaris est important, 3,45 t/
de pins maritimes, la biomasse ha/an, contre 1,6 t/ha/an pour
Biomasse et totale de la bruyère cendrée les landes à graminées qui
séquestration peut représenter 14 % de celle respirent davantage55.
du carbone des pins (moyenne dans 25 • Dans certaines plantations de
parcelles âgées de 11 à 96 pins maritimes, la biomasse
ans)54. totale de la callune représente
18% de celle des pins56.
C
P
P C MJ
La ligne supérieure représente l’évolution d’une callune en condition non perturbée. La ligne
inférieure illustre cette évolution après de fortes perturbations réduisant la biomasse (indiquées
par des flèches), comme le feu ou le gyrobroyage. Les jeunes plantes matures rejettent
vigoureusement.
P : phase pionnière.
C : phase de construction.
MJ : phase mature jeune.
MA : phase mature âgée.
D : phase dégénérescente.
Les chiffres indiquent les âges approximatifs et x renvoie à l'âge auquel a eu lieu la perturbation.
моνdе
E. cinerea : présente dans toute l'Europe occidentale et çà et là en Europe centrale.
Carte de répartition Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF)68
Source : ©les contributeurs d’OpenStreetMap, ©OpenMapTiles. Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF).
C. vulgaris : présente en Europe, Asie occidentale, au Maroc, aux Açores et en Amérique boréale.
Carte de répartition GBIF
Source : ©les contributeurs d’OpenStreetMap, ©OpenMapTiles. Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF).
Source : ©les contributeurs d’OpenStreetMap, ©OpenMapTiles. Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF).
C. vulgaris.
Carte de répartition GBIF
Source : ©les contributeurs d’OpenStreetMap, ©OpenMapTiles. Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF).
67 Coste l'abbé H., 1937 / Rameau J.C. et al., 1989 / Blamey M.et Grey-Wilson C., 1991.
68 Cette carte a été réalisée à partir de données d’observation, c’est-à-dire indiquant la présence de l’espèce, mises à disposition par un
27
ensemble d’organismes de recherche au niveau international. Liens en annexe.
frаνсе
E. cinerea : assez commune et disséminée à l'ouest d’une ligne Rouen-Troyes-Nîmes (Centre, Sud-
Ouest et Midi, jusqu’aux Cévennes). Présente dans les landes subalpines et maritimes jusqu’à
1500 m d’altitude.
Carte de répartition SI-Flore – données du réseau des Conservatoires botaniques nationaux (CBN)69
Sources : © FCBN 2016, Système d'information national flore, fonge, végétation et habitats, données du réseau des CBN en cours d'intégration et de qualification nationale
© IGN 2013, BD CARTO - © SANDRE 2013, SIE - © Muséum national d'Histoire naturelle 2013, Espaces protégés, TAXEAF V7.0 - © GEOSIGNAL 2013, Carte routière
Date de consultation : 8 avril 2024
C. vulgaris : présente sur tout le territoire jusqu’à 2700 m d’altitude maximum. Elle est souvent en
grandes colonies.
Carte de répartition SI-Flore – données du réseau des CBN
Sources : © FCBN 2016, Système d'information national flore, fonge, végétation et habitats, données du réseau des CBN en cours d'intégration et de qualification nationale
© IGN 2013, BD CARTO - © SANDRE 2013, SIE - © Muséum national d'Histoire naturelle 2013, Espaces protégés, TAXEAF V7.0 - © GEOSIGNAL 2013, Carte routière
Date de consultation : 8 avril 2024
Remarque : C. vulgaris est présente en Corse, bien que les données soient manquantes sur cette
carte.
69 Il s’agit de données indiquant la présence ou l’absence de l’espèce et non d’une indication de densité des populations. Liens en annexe.
70 Coste l'abbé H., 1937 / Rameau J.C. et al., 1989 / Blamey M. et al., 1991.
71 Se reporter à la fiche espèce sur la base de données Tela Botanica pour plus de précisions. Liens en annexe.
72 Bannister P., 1965.
73 Se reporter à la fiche espèce de la base de données de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) pour plus de précisions sur les
29
habitats (Cahiers d’habitats, EUNIS, Prodrome). Liens et compléments en annexe.
30 AFC | Livret technique de cueillette Bruyères | Version 2 - Avril 2024
gеѕтеѕ dе сuеіllетте ет
рréсоνіѕатіоνѕ dе gеѕтіоν durавlе
Sauf précision, cette partie est basée sur l‘expérience des cueilleurs. Elle présente une
sélection non exhaustive de bonnes pratiques parmi l’ensemble de celles observées. Les
éléments concernant la qualité sont donnés à titre indicatif et sont le reflet des pratiques
les plus couramment observées. L’exigence de qualité peut en effet varier selon les
commanditaires et l’usage final.
Concernant les principes de gestion, les proportions à prélever ou à laisser, sont données
comme ordre de grandeur. Il est rappelé que la capacité d'une population à se régénérer
est très contextuelle et dépend de multiples facteurs. Il convient donc d'observer
l'évolution de la population du site concerné afin d'adapter si besoin les principes de
gestion indiqués, y compris ces pourcentages. Il est précisé que ces pourcentages ne sont
pas strictement à respecter, mais qu'il s’agit de donner une appréciation globale.
La notion de ressource74 est, dans le cadre de ces livrets techniques, liée à l’activité de
récolte et à l’usage des plantes. Elle désigne la quantité de plantes ou de parties de
plantes (fleur, écorce, racine, etc.) exploitable pour la cueillette dans une population
végétale.
Pour la définition des termes « zone », « site », « secteur » et « tache », se référer à la partie
générale du Guide de bonnes pratiques.
Selon les cueilleurs, les bruyères taillées régulièrement sont plus denses, à condition que cette taille soit
menée correctement et que des périodes de repos adéquates soient mises en place.
Une expérimentation a permis de montrer que les coupes intenses modifient la forme de C. vulgaris
qui prend un port buissonnant dense. Cette forme lui procure un avantage compétitif qui peut
conduire à une modification de l'équilibre démographique dans le peuplement75. Ce phénomène
n’est pas observé sur E. cinerea.
Il existe différentes techniques de prélèvement faisant appel à des outils manuels ou motorisés. La
configuration et le type de sites, ainsi que le volume à collecter, peuvent déterminer ces choix
techniques, qui doivent se coupler à une gestion adaptée.
31
Pour assurer le renouvellement de la ressource, l'AFC préconise pour toutes les techniques et parties
de plantes présentées ci-après de :
...
32 AFC | Livret technique de cueillette Bruyères | Version 2 - Avril 2024
...
Ne pas prélever plus de 70 % de la ressource (fleur, sommité fleurie ou
jeune pousse) du site afin de permettre une reproduction sexuée. Ne pas
prélever plusieurs parties de plantes sur le même site la même année ou
s’assurer que le cumul des prélèvements reste en deçà des 70 %.
Par exemple, en laissant les pieds non matures, ceux qui sont déjà à un stade
de floraison trop avancé, ainsi que les plus petits plants et ceux un peu
éloignés du coeur du site, le cueilleur laisse souvent 30 % d’individus (à
évaluer au cas par cas).
Délimiter, dans les secteurs de prélèvement, des espaces qui ne sont jamais
ramassés pour favoriser les abeilles et la vie sauvage, en plus des 30 % non
cueillis. Sur des sites étendus, les espaces non adaptés à la cueillette comme
les périphéries, les terrains éloignés, peu denses ou en friches, peuvent
constituer ces zones de réserve. Sur des sites plus restreints, le cueilleur veille
à bien réserver des espaces à cet usage.
Éviter le déracinement (technique manuelle) : les bruyères ont une tige dure
et un enracinement faible. Si elles sont tirées, ou si le cueilleur force un peu
trop, leurs racines sortent assez facilement. Plus elles vieillissent, plus leur
mode d’enracinement et la taille de leur bois les rendent sujettes au
déracinement. Les vieilles bruyères (15 ans et plus) sont reconnaissables à la
taille du bois, plus épais vers la base (à partir de 1 cm de diamètre), à la
présence importante de fougères et d’ajoncs aux alentours (liée à l’évolution
du terrain), ainsi que la possibilité de lichen sur le pied. Le cueilleur adapte
donc son geste à la population récoltée afin d’éviter tout déracinement.
33
ζоом ѕur lа рrатіquе dе régéνérатіоν dеѕ vіеuх ѕітеѕ
1 2
3 4
35
rерérаgе d'uν ѕіте
Lors de la floraison, les bruyères constituent des tapis assez denses dont la couleur rose violacé
rend le repérage des sites de cueillette assez aisé, même de loin. Il est ainsi assez facile de repérer
un site de bruyères en cherchant par exemple, au sein des massifs acides, des landes ouvertes,
plutôt bien ensoleillées.
Lors du repérage du site77 , il est conseillé de lister les éléments limitants (présence d’autres
plantes envahissantes ou toxiques, de troupeaux traités, de pesticides et de métaux lourds, etc.)
qui entraînent des risques de perturbation sur la qualité finale du produit.
Sur les sols pollués par du césium radioactif, C. vulgaris assimile deux fois plus de radioéléments
qu’E. cinerea79, qui a déjà un pouvoir d'accumulation élevé. Dix-sept ans après l’épisode de
pollution, la plante assimile encore le césium 137 radioactif. À noter qu’un apport de potassium
peut réduire fortement cette assimilation (de 60 %)80.
37
38 AFC | Livret technique de cueillette Bruyères | Version 2 - Avril 2024
сuеіllетте dе lа јеuνе роuѕѕе
Pour cette partie de plante, seule Calluna vulgaris (L.) Hull. est demandée à notre connaissance.
1. Partie cueillie.
Photographies : Site coupé par un chemin - G. Ducerf - promonature.com / Talus pour la cueillette des jeunes pousses en Isère, Partie cueillie - 39
T. Echantillac.
рérіоdе dе réсоlте
Elle se cueille généralement à la fin du mois de juin (entre mi-mai et mi-juillet selon l’altitude).
ѕтаdе dе dévеlорремеνт
Bien verte et très tendre, la jeune pousse se détache facilement.
1. Partie cueillie.
Cette cueillette manuelle, réalisée à la main ou avec des ciseaux, nécessite peu de mobilité sur le
site. Le cueilleur peut ainsi avancer à quatre pattes et change souvent de position (prévoir un
équipement adapté : pantalon robuste notamment).
À la main, le cueilleur casse la jeune pousse en la pliant tout en la tirant vers lui. Il est possible
d’utiliser les deux mains, contrairement à la récolte au ciseau.
тrі
Il n’y a pas de tri ultérieur, la sélection se faisant pendant la cueillette.
rеνdемеνтѕ іνdісатіfѕ
300 g à 1,5 kg de jeunes pousses par heure et par cueilleur, en fonction de la technique et de la
hauteur de coupe.
41
Photographie : Jeune pousse - T. Echantillac.
сuеіllетте dе lа ѕоммітé flеurіе
La sommité fleurie est récoltée pour tous les produits finis (sommité fleurie, feuilles et fleurs, et
fleurs seules). C’est à l’étape du tri que la sélection se fait.
рérіоdе dе réсоlте
Erica cinerea L. : juillet.
Calluna vulgaris (L.) Hull. : entre fin juillet et mi-août et parfois jusqu’au mois d’octobre, en
fonction de l’altitude et de l’exposition.
Le stade idéal se situe lorsque la fleur est gonflée, ronde et non plus oblongue. Tant qu’elle n’est
pas fécondée, la fleur est ouverte. Après fécondation, elle se ferme pour former un grelot, elle
est alors au bon stade de développement pour une récolte.
La floraison étant étagée le long de la tige, il y a toujours quelques fleurs moins ouvertes au
sommet. La cueillette se pratique quand la floraison est bien avancée, mais qu’aucune fleur n’est
fanée (décolorée), donc quand environ 50 % des fleurs de la tige sont en grelots. Au-delà de ce
pourcentage, les fleurs du bas sont en général déjà fanées. À noter qu’avant ce stade idéal, la
fleur est encore trop petite pour le tamisage, ce qui complexifie le tri.
Pour rappel, le cueilleur ne récolte pas les pieds qui fleurissent en avance ni ceux qui sont assez
tardifs.
1 2
Vigilance : lorsqu’elles sont soumises aux rigueurs climatiques (bruine, pluie ou coup de chaleur),
les fleurs des bruyères se décolorent rapidement. Elles ne sont alors plus cueillies.
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Pour la cueillette de la fleur seule, le cueilleur est très attentif aux critères visuels et olfactifs qui
sont primordiaux.
3 4
Prélèvement mécanique
Certains sites bien denses peuvent être récoltés à la machine pour des prélèvements de gros
volumes. Cette technique implique de collecter la sommité fleurie avec fleurs, feuilles et tiges.
• Taille-haie ou outils de taille mécanique
Ces outils peuvent être utilisés lorsque les bruyères sont suffisamment denses et assez hautes. Il
est plus aisé de pratiquer cette récolte à deux, l’un passant le taille-haie, et l’autre s’occupant du
ratissage. Veiller au bon affûtage des lames.
• Machine tractée ou récolteuse
Ces machines peuvent être utilisées lorsque le site est plat, homogène, peu caillouteux et de
dimension importante (1 hectare minimum). L’exploitation de la ressource sauvage se rapproche
alors d’une mise en culture.
Il est recommandé de travailler avec une lame de faucheuse (lame dite « barre de coupe à
doigt ») avec des sections de coupe latérales qui sont affûtées régulièrement. Cela permet de
sectionner de façon nette sans broyer. La cicatrisation du bois étant plus rapide, cela évite les
nécroses.
« Il est important de conduire une bonne gestion planifiée de la parcelle pour maintenir une
cueillette durable et une pérennité de la lande. »
- Paroles d’un cueilleur de Corrèze -
La récolte avec des produits circulaires de type faucheuse à disque risque de produire
un broyage qui peut dégrader la qualité de la plante.
En fonction des hauteurs de coupe et de la mobilité des lames, il peut y avoir des pieds
arrachés.
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Photographies : Fleurs de bruyère cendrée séchées - Comptoir d’herboristerie / Gestes à la faucille - M. Gentet.
Préconisations liées au prélèvement mécanique :
Sur des sites de vieilles bruyères, passer les machines au ralenti avec des lames
bien affûtées permet d’éviter les risques de déracinement.
Être attentif aux huiles utilisées : les huiles de synthèse polluent l’environnement
et le produit de la cueillette. Privilégier des huiles végétales biodégradables pour
le graissage.
Il existe des outils et récolteuses électriques sans moteur thermique qui sont plus
respectueux de l'environnement (pas de gaz d'échappement, pas d’huile, etc.).
тrі
Récolte à la faucille : tri sommaire pendant la cueillette pour enlever les indésirables (graminées
et autres) et battage après séchage, puis tamisage avec des tamis de mailles différentes.
Récolte mécanique : tri après séchage par ventilation, tamisage mécanique.
Récolte de la fleur : elle doit être triée pendant la cueillette, et non pas en aval, pour qu’il n’y ait
pas d’herbes dedans. La cueillette est ensuite séchée, séparée et tamisée pour qu’il ne reste que
la fleur.
Quelle que soit la technique utilisée, le rapport de séchage est de 3,5 à 4 (1 : 3,5 à 1 : 4), pour
obtenir 1 kg de produit fini sec, il faut cueillir 3,5 à 4 kg frais.
• Fleurs
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48 AFC | Livret technique de cueillette Bruyères | Version 2 - Avril 2024
l'аlтеrνатіvе dе lа міѕе еν сulтurе
Il existe de nombreux cultivars de bruyère (notamment Erica cinerea L.) pour la culture
ornementale.
Des essais de mise en culture par bouturage ont été réalisés, soit pour la restauration de milieux,
soit pour la production de plantes ornementales. Il en ressort que la meilleure période de récolte
de boutures dans les peuplements sauvages est au printemps et que les meilleurs taux
d’enracinement sont sur des sols provenant de peuplements naturels additionnés de perlite81 ou
d’un mélange 50/50 de tourbe et de perlite82. Cependant, pour d’autres auteurs, l’été reste la
meilleure période de bouturage83.
Cependant, un cueilleur de l’AFC observe que les pratiques de restauration, souvent plus aisées
pour la bruyère cendrée que pour la callune, représentent un investissement important pour
une faible rentabilité.
Dans les référentiels européens traditionnellement utilisés, Calluna vulgaris (L.) Hull. est
principalement rattachée aux habitats :
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NB : si vous avez du temps, nous vous conseillons également les bases de données
Persée et HAL, des bases d’articles en français où vous pouvez trouver de nombreuses
informations sur les peuplements métropolitains.
ѕітоgrарніе
Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) (également pour plus de précisions sur la
taxonomie et les habitats).
E. cinerea : inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/96667
C. vulgaris : inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/87501
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сrédітѕ
rédастеurѕ
Ce livret technique a été réalisé par le comité de synthèse de l’AFC. Nous en remercions
grandement tous ses membres :
• Cueilleurs référents : Sylvie Bornet (Cabaret des oiseaux – Simples), Alexis Brunel
(Sicarappam), Régis Buffière (SCP Rivier-Buffière Plantes Sauvages), Alexandre Dufour
(Sicarappam), Claire Moucot (fondatrice GIE Plante Infuse - Simples), Emmanuel Roisse
(Sicarappam) et Nicolas Thomas (La ferme du Bien-être).
• Scientifiques : Raphaëlle Garreta (ethnologue au Conservatoire botanique national des
Pyrénées et de Midi-Pyrénées), Jean-Paul Lescure (directeur de recherche honoraire à
l’Institut de recherche pour le développement) et Jonathan Locqueville (botaniste et
ethnoécologue).
• Coordinatrices : Maëlle Gentet et Émilie Pascal.
Merci à l’ensemble des cueilleurs qui ont participé aux interviews, aux enquêtes de terrain et à la
relecture de ce document, fruit d’un travail collaboratif : Michaël Arnou, Karine Charlot, Thomas
Echantillac, William Marotte, Miguel Neau, Jean-Louis Rey et Pénélope Rochette.
Merci à Margaux Perchet, chargée d’étude au Conservatoire national des plantes à parfum,
médicinales aromatiques et industrielles, pour son travail de synthèse bibliographique sur les
bruyères.
Nous remercions particulièrement Jean Maison, producteur-cueilleur et fondateur du Comptoir
d’Herboristerie, pour ses relectures et apports.
Merci également à Jean-Pierre Nicolas, ethnobotaniste et fondateur de l’association Jardins du
Monde pour ses apports sur la biologie et l’écologie.
іlluѕтrатіоνѕ
Daco - www.dacographie.fr
раrтеνаіrеѕ
раrтеνаіrеѕ ѕсіеνтіfіquеѕ
fіνаνсеurѕ
Bien que faisant l’objet de financements extérieurs, l’AFC reste seule responsable du contenu de
ce livret technique de cueillette. Aucun financement ne permet un droit de regard sur les
productions de l’association.
L’existence d’une convention de mécénat avec une entreprise utilisatrice de plantes
sauvages ne garantit pas que son utilisation effective de la ressource soit en accord avec
nos valeurs et notre Guide de bonnes pratiques. Bien que vigilante dans le choix de ses
financeurs, l’AFC ne dispose pas des moyens en interne pour assurer une évaluation et un
suivi de leurs pratiques de façon fine et continue. L'AFC fait donc le pari de la confiance et
de l'ouverture au dialogue. Toute remontée d'informations négatives sur les pratiques de
cueillette des entreprises mécènes entraînerait une révision des accords.
59
Dépôt légal : décembre 2023
аfс
©Association Française des professionnels
de la Cueillette de plantes sauvages
Au CNPMAI - Route de Nemours
91490 Milly-la-Forêt
www.cueillettes-pro.org