0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
76 vues96 pages

Cod 01

Le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) de la République Démocratique du Congo vise à répondre aux défis des changements climatiques en intégrant des stratégies d'adaptation durables et appropriées. Ce document, élaboré de manière participative, met l'accent sur la vulnérabilité des populations et la nécessité de relancer des secteurs clés comme l'agriculture pour assurer la sécurité alimentaire. Le gouvernement appelle à un soutien financier pour mettre en œuvre les projets identifiés dans le cadre de ce programme.

Transféré par

Dora Mpemba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
76 vues96 pages

Cod 01

Le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) de la République Démocratique du Congo vise à répondre aux défis des changements climatiques en intégrant des stratégies d'adaptation durables et appropriées. Ce document, élaboré de manière participative, met l'accent sur la vulnérabilité des populations et la nécessité de relancer des secteurs clés comme l'agriculture pour assurer la sécurité alimentaire. Le gouvernement appelle à un soutien financier pour mettre en œuvre les projets identifiés dans le cadre de ce programme.

Transféré par

Dora Mpemba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT

Programme d’Action National d’Adaptation au


Changement Climatique de la
République Démocratique du Congo

AVEC LE CONCOURS FINANCIER DU FEM (PNUD)

Septembre 2006
Préface

Au nombre des problèmes auxquels se trouve confronté notre humanité, figure


celui des changements climatiques.

Face à ce problème mondial, les différents Etats présents au Sommet de la Terre


sur l’Environnement et le Développement tenu à Rio de Janeiro en juin 1992, ont
convenu sur la mise en application de la Convention sur les Changements
Climatiques. En respect à cet engagement, la République Démocratique du Congo a
consenti deux ans plus tard, soit plus exactement le 8 décembre 1994, à la
ratification de cette convention pour y faire face, les Etats sont appelés à se
prémunir des stratégies d’adaptation appropriées et durables.

Dés lors, notre Pays s’est engagé, dans une démarche volontariste, visant à remplir
les différents engagements auxquels il a librement et en connaissance de cause
souscrite. Une première action d’envergure a été la préparation d’une
Communication Nationale Initiale sur les changements climatiques, présentée lors
de la huitième session de la Conférence des Parties à New Delhi en Inde en
novembre 2002.

Etant donné l’urgence de s’attaquer aux défis des changements climatiques et au


regard des axes de vulnérabilité identifiés au niveau national, le Ministère de
l’Environnement, en tant qu’Organe Officiel de pilotage de la convention avait, au
lendemain de cette conférence amorcé des travaux d’élaboration du Programme
d’Action National d’Adaptation aux changements climatiques en sigle « PANA ».

Ce document,préparé suivant un processus participatif et consultatif, intègre des


aspects saillants des programmes,plans et autres documents de stratégies
nationaux qui s’inscrivent dans la logique du développement durable et de la
quintessence des accords multilatéraux sur l’environnement auxquels la République
Démocratique du Congo a adhéré.

Le présent Plan d’Action constitue ainsi un processus d’adaptation devant


permettre aux populations les plus vulnérables et aux communautés de base les
plus exposées de faire face aux conséquences des changements du climat dans le
pays. Les stratégies qui y sont proposées anticipent les conséquences des défis
climatiques majeurs en intégrant les risques climatiques futurs lors de la sélection
des options d’adaptation lesquelles ont été coulées sous forme des
projets,conformément aux directives au Fonds pour l’Environnement Mondial
(FEM).

Ainsi donc, le volet phare de ces projets concerne la relance du secteur vital de la
production agricole de base en vue d’atteindre la sécurité alimentaire. Par ailleurs,
une attention a été porté sur le sources d’énergie propre dans des contrées et/ou
des milieux particulièrement desservis en la matière, tandis que le tout dernier
volet-en quelque sorte un additif-concerne la sauvegarde, moyennant un
aménagement rationnel, de la diversité biologique du Parc Marin de Mangroves du
littoral à Moanda.

En préfaçant ce document, le Gouvernement de la République Démocratique du


Congo par le biais du Ministère de l’Environnement, l’endosse solennellement et en
appelle aux différents bailleurs de fonds pour lui donner corps et vie grâce au
financement de ses différents projets qui y sont développés.
INTRODUCTION GENERALE

On peut lire sous la plume de Jacques GRINEVALD dans sa préface à l’édition


française de l’ouvrage « une planète un avenir », qu’à l’occasion de la conférence
des Nations Unies sur l’environnement humain de Stockholm, en juin 1972, le
rapport nous n’avons qu’une terre rédigé par Barbara Ward et René Dubis, avait
bien résumé le diagnostic de crise de l’environnement en notant que les deux
mondes de l’homme, la biosphère dont il a hérité et la technosphère qu’il a créée,
sont en déséquilibre et virtuellement, en conflit, et que l’homme se trouve au
centre de ce conflit.

Un des maillons de cette crise le plus perceptible depuis les années 80 est
indiscutablement le changement climatique. Le public de partout en devient de
plus en plus conscient, vulnérable et donc inquiet. Quantifier cette vulnérabilité en
République Démocratique du Congo (RDC) et, mieux la faire ressortir, afin de
proposer des voies et moyens appropriés pour s’y adapter, consacre le
cheminement du présent travail. Le degré de vulnérabilité au changement
climatique est fondamentalement proportionnel à celui du seuil de la pauvreté des
populations concernées. Il est donc plus qu’indiqué d’intégrer efficacement les
activités arrêtées dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté
(DSRP) national lors de l’élaboration des profils des projets en vue de l’adaptation
au changement climatique.

Dans ce même ordre d’idée, on note que les atteintes causées à


l’environnement par la technologie, génèrent et gênent étroitement des relations
transversales entre les cycles bio- géochimiques dont la complexité est encore loin
d’être complètement élucidée. D’où toute l’importance de rechercher des
synergies entre d’une part la Convention-Cadre des Nations Unies sur le
Changement Climatique, CCNUCC : socle des projets d’adaptation au changement
climatique ; et tous les autres accords multilatéraux sur l’environnement, AME,
existants, d’autre part. Et puisqu’elle sort péniblement d’une longue période de
crise institutionnelle, la RDCongo se doit de relever de nombreux défis sur la voie
du développement durable.

Sa population demeurant encore en majorité dans la catégorie des paysans,


une attention particulière devra être accordée aux activités de suivie susceptibles
de consolider à la fois son capital physique et son capital naturel. Les activités de
renforcement de la sécurité alimentaire constituent notamment la meilleure voie
d’adaptation aux changements climatiques.

L’élaboration laborieuse du PANA/RDCongo s’est assignée alors pour socle à


la fois la vérité sociale et économique du pays, la vérité scientifique en général, et
plus particulièrement sur celle des géosciences.

En effet, ces dernières sont au cœur des stratégies du développement


durable puisqu’elles imposent un dialogue permanant avec les profanes,
dialectique qui leur permet de rencontrer tant les doutes que les incertitudes que
formule la société.

1
Les connaissances scientifiques sur le changement climatique en RDCongo,
par exemple, ne pouvaient aboutir véritablement qu’une fois partagées largement
par la société. Le PANA/RDC reflète significativement cette préoccupation.

L’entrée récente de la terre dans une nouvelle ère, l’Anthropocène, où


l’homme devient un acteur majeur contraint parfois à la prise en compte des
préoccupations qui n’émergent pourtant pas aux premières approches systémiques.

Tel est le cas des dangers multiples qui menacent le Parc Marin des
Mangroves (PMM) à MOANDA sur le littoral atlantique congolais. Cet écosystème
parti- culier requiert une attention tout autant exceptionnelle en ce qu’il regorge
d’une diversité biologique phénoménale mais dont le changement climatique – dans
un contexte de pauvreté extrême des populations environnantes - constitue une
source de précarité à court terme.

C’est ainsi que le PANA/RDCongo comprend, dans ses annexes, un


microprojet sur l’aménagement de ce parc même si la procédure réglementaire de
sélection des profils et options pour PANA n’a pas conduit à l’émergence d’une
telle activité.

C’est pourquoi d’ailleurs que la présentation de ce microprojet ne procède


pas non plus tellement de la formulation particulière des directives du processus
du PANA. Cependant, la RDCongo en appelle à tout bailleur de fonds sensible à ce
genre de problèmes écologiques de s’en approprier pour son aboutissement.

2
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PROGRAMME D’ACTION NATIONAL
D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PANA)

1.1. Problématique du programme

Le processus de la Convention – Cadre des Nations Unies sur le Changement


Climatique (CCNUCC) a mis en avant la situation particulière d’un groupe de 50
pays dont la République Démocratique du Congo (RDC) identifiés en tant que Pays
les Moins Avancés (PMA). Ces pays éprouvent de graves difficultés pour leur
développement économique et social. Ils sont particulièrement vulnérables et
présentent une extrême sensibilité aux chocs économiques extérieurs, aux
catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme et aux épidémies. Ils se
caractérisent ainsi par un accès limité à l’éducation, à la santé et aux autres
services sociaux, ainsi qu’aux ressources naturelles ; par des infrastructures
insuffisantes ; et, enfin, par un faible accès aux technologies de l’information et
de la communication.

Par ailleurs, la Décision 5 de la 7ème Conférence des Parties (5/CP.7) reconnaît


que les PMA ne disposent pas de moyens nécessaires pour s’attaquer aux problèmes
liés à l’adaptation aux changements climatiques. Ainsi, leur besoin urgent en vue
de cette adaptation nécessite un soutien spécifique qui leur permette de faire face
aux effets néfastes des changements climatiques présents et à venir.

C’est dans cette optique que la Décision 28/CP.7 établit des Lignes
directives pour les Programmes d’Action Nationaux d’Adaptation (PANA). Ces
Programmes doivent permettre aux PMA de définir des activités prioritaires à
mettre en œuvre pour répondre à leurs besoins immédiats et à leurs
préoccupations les plus urgentes en ce qui concerne l’adaptation aux effets
néfastes des changements climatiques.

Enfin, les activités les plus urgentes définies au cours du processus PANA
seront ensuite soumises au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)
conformément au paragraphe 6, Décisions 7/CP.7 et 5/CP.7, ainsi qu’à d’autres
sources de financement, en vue d’obtenir les ressources financières nécessaires à
leur mise en œuvre.

L’objectif du Projet PANA à proposer par la RDCongo est de développer un


programme couvrant tout le pays et cernant les activités d’adaptation urgentes et
immédiates qui répondent aux effets néfastes actuels et anticipés des changements
climatiques, y compris des événements extrêmes.

A ce sujet, et conformément aux conclusions de la Communication Nationale


Initiale de la RDCongo présentée à la 8ème Conférence des Parties en octobre 2002 à
New Delhi, le pays est particulièrement vulnérable aux impacts des changements
climatiques de façon urgente dans les secteurs énergie, agriculture, ressources
en eau, et diverses crises dues aux géosciences – érosions ravinantes,
éboulements de terre, etc.

3
1.2. Méthodologie et stratégie Générales

A titre de rappel, la Décision 28/CP.7 établit des Lignes directrices pour


l’élaboration des PANA. Dans le même ordre d’idée, le groupe d’experts des PANA
(LEG) créé par la Décision 29/CP.7 a beaucoup contribué pour la mise en place
d’un schéma du processus PANA comprenant 8 Etapes largement expliquées dans
des ateliers PANA décidés par la 8ème Conférence des Parties.

C’est cette approche qui a été adoptée dans l’élaboration du PANA de la


RDCongo.

De façon succincte, les 8 Etapes du Processus PANA sont :

1. Formation d’une équipe pluridisciplinaire : les PANA doivent être guidés par
une approche complémentaire reposant sur les plans et programmes
existants, y compris les programmes d’action nationaux établis dans le cadre
de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification
(UNCCD), les stratégies nationales en faveur de la biodiversité (NBSAR)
établies dans le cadre de la Convention des Nations Unies pour la diversité
biologique (CDB) et les politiques sectorielles nationales ». Il est
recommandé l’utilisation des méthodes participatives tout au long de ce
processus.
Cette étape cruciale exige la prise en compte de deux éléments importants
dès le début du processus :

 La nature de l’organisation institutionnelle nécessaire au processus PANA ;


 Les outils et les méthodes à utiliser pour ce processus.

2. Synthèse des documents disponibles.


3. Evaluation participative de la vulnérabilité.
4. Consultation du public.
5. Compilation d’une liste d’activités potentielles.
6. Classement des critères par ordre de priorité.
7. Classement des activités.
8. Etablissement des profils de projets.

Le groupe d’experts des PANA (LEG) préconise formellement l’utilisation des


méthodes participatives tout au long de ce processus (section 1, p. 11). Dès lors,
cette participation active et cohérente des partenaires a été le fil conducteur des
différentes séances de travail organisées durant le second trimestre.

Les partenaires (Consultants, Equipe Technique Multidisciplinaire, les


membres du Comité de Changement climatique, les ONG, ceux des institutions
d’Etat et des privés ciblés) ont été chaque fois judicieusement associés aux
travaux. C’est ainsi que beaucoup de fois, la Coordination a dû recourir aux travaux
en ateliers et en forums thématiques.
Pareillement, le renforcement des capacités notamment en vue de la
clarification des concepts, l’explication claire de ce que l’on attendait des acteurs,
et la recherche d’une compréhension sans faille ont été explicitées par la
thématique. Il s’est agi explicitement des concepts ci-après : la vulnérabilité au

4
changement climatique, les secteurs, intérêts et/ou région que représentent les
différents acteurs, les différentes approches conformes aux directives du LEG.

D’autre part, après la formulation participative des termes de référence sur


les concepts« changements climatiques », « vulnérabilités aux changements
climatiques », et « adaptations aux changements climatiques », les membres de
l’Equipe Technique Multidisciplinaire (ETM) ainsi que six autres experts des
Ministères ont effectué des missions à travers tout le pays pour collecte et diffusion
de l’information essentielle pour la suite des travaux. C’est de cette manière
qu’aura été réalisée à ce niveau du projet la participation rurale, urbaine et
documentaire sur l’ensemble du territoire national.

1.2.1. Volet administratif

Le lancement du processus PANA de la République Démocratique du Congo a


démarré en janvier 2005 par la mise en place du volet institutionnel. Cette mise en
place a bien évidemment été réalisée de façon séquentielle :

- Nomination des membres du Comité National d’Orientation du Projet


(CNOP) ;
- Nomination du Directeur National du Projet (DNP) ;
- Nomination du Coordonnateur National du Projet (CNP) ;
- Sélection de l’Assistant Administratif et Financier.

Dès la deuxième semaine de janvier 2005, le DNP et le CNP ont travaillé sur
la mise en état des informations préalables à la formation des membres de l’Equipe
Technique Multidisciplinaire (ETM) du PANA. Les séances de travail à cette fin ont
permis d’arrêter les canevas du processus PANA, les modalités et critères de
présélections des membres de l’ETM, et l’identification d’un modèle théorique de
mise à niveau des membres de l’équipe et de ceux de l’ensemble des autres
participants potentiels.

Pareillement, un plan de travail assorti d’un chronogramme avait également


été arrêté par le DNP, le CNP et son Assistant.

La Coordination du Projet avait ensuite discuté à plusieurs reprises avec le


CNOP du programme détaillé des activités correspondant aux attentes des étapes 2
à 4 du Processus PANA.

A partir de ces rencontres ont été élaborées les affectations budgétaires en


fonction des salaires et événements déterminants par étape.

Pareillement, c’est en ces moments qu’ont été spécifiées les


méthodologies d’approche des activités détaillées mais en respectant
scrupuleusement les Lignes directrices du LEG pour chaque étape.

5
ORGANIGRAMME DE L’EQUIPE DU PANA / RDC

CNOP

CNP

ETM CNCC

PP

1) C N O P : Comité National d’Orientation du Projet

• Secrétaire Général à l’Environnement (Président)


• Secrétaires Généraux / Ministère du Plan, Energie, et
du Budget
• Directeur du Développement Durable du Ministère de
l’Environnement

2) C N P : Coordination Nationale du Projet

• Coordonnateur du Projet
• Collège des Consultants
• Assistant administratif et financier

3) E T M : Equipe Technique Multidisciplinaire (25 experts)

4) C N C C : Comité National du Changement Climatique (33 membres)

5) PP : Parties Prenantes (ou partenaires)

6
1.2.2 Volet technique et scientifique

Après la mise en œuvre de l’étape 1 du Processus, le PANA devrait


franchir au cours de son deuxième trimestre les étapes 2 à 4
fondamentalement appelées « Etude de la Vulnérabilité » aux changements
climatiques.

Cette préoccupation devrait être couverte d’abord au stade des


explications des concepts entrant en jeu, puis chaque fois, on devrait passer
à la phase de mise en œuvre réelle ou conforme aux réalités du pays.

La sélection du coordinateur et des consultants avait été effectuée


sur base des dossiers des intéressés et après des interviews avec les
postulants.

L’équipe technique multidiciplinaire avait été constituée de façon à


regrouper des experts justifiant d’une maîtrise chacun dans le domaine
pour lequel il a été retenu au regard de besoin de la société tel déterminé
par les travaux ayant abouti à l’élaboration de la Communication Nationale
initiale sur le changement climatique au pays.

Il a été fait usage de techniques des traitements informa- tiques des


données diverses en recourant chaque fois que le besoin s’en faisait
ressentir aux sources d’informations appropriées dont les sites web.

Les forums d’échanges d’informations entre les différents groupes de


travail et des ateliers de formation et/ou de mise à niveau ont également
été abondamment utilisés.

Pareillement, la quête des parties prenantes ou partenaires au


processus l’a été en se basant sur la dialectique : Qui ? Quoi ?, Pourquoi ?
Comment ? Et quel est le degré d’intérêt. D’où des visites sur le terrain
couvrant l’ensemble du territoire national lesquelles ont permis de recueillir
des réactions à chaud des groupes cibles potentiels dans leur milieu naturel,
de procéder à la collecte des données diverses auprès de la société dans sa
globalité, ainsi que de vivre certaines réalités qui auraient autrement
échappé à l’équipe du travail.

En effet, les contacts avec les différentes couches de la société, et


plus particulièrement les entretiens avec les FEMMES dans leurs occupations
quotidiennes de lutte pour la survie dans un contexte de pauvreté exsangue
dans leurs divers milieux, ont servi de levier de commande décisif lors de la
discussion des critères et lors de leurs pondérations durant les phases de la
hiérarchisation des options d’adaptations ayant ensuite commué en des
profils des projets contenus dans le présent travail.

Enfin, les partenaires du processus ont été emmené à se décider


quant à l’exactitude du Projet PANA/RDCongo lors de sa phase finale avant
sa soumission auprès des Organes supérieurs pour son endossement.

7
CHAPITRE 2 : ETAT DES LIEUX DE LA VULNERABILITE / PAUVRETE
GENERALE EN RDCONGO

2.1. Evaluation sommaire

On peut souligner d’emblée que la RDCongo, bornée par neuf pays –


voir carte page de garde – est vraiment un pays aux diverses potentialités
énormes en ressources :

- près de 60 millions d’habitants sur un vaste territoire de 2 345 000


Km2 ;
- 80 millions d’hectares des terres arables ;
- climat presque partout naguère favorable à l’agriculture ;
- réseau hydrographique dendritique dense et pérein ;
- pâturage capable d’alimenter environ 40 millions de bovins ;
- 135 millions d’hectares de forêts tropicales constituant une réserve
de la biodiversité ;
- importants gîtes et gisements minéraux très variés ;
- etc.

La RDCongo est cependant paradoxalement classée, à ce jour, parmi


les Pays les Moins Avancés (PMA) ; pire, elle s’efforce afin d’être plongée
dans le flot des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) !

Bien entendu, les institutions internationales qui placent les pays


dans l’une ou l’autre des catégories socio-économiques le font de façon
rationnelle. Leur jugement ne souffrirait tout compte fait d’aucune
mauvaise intention de rabaisser ce grand pays.

En d’autres termes, la RDCongo potentiellement et immensément


riche- abrite concrètement et gravement des populations majoritairement
très pauvres.

La pauvreté ayant pour corollaire de premier ordre la vulnérabilité, il


sied d’en étayer l’état de lieux en RDCongo de la manière suivante.

• Démographie

- Densité : 18,3 ha/Km2 seulement ;


- Taux de croissance naturel : 3,4‰ à peine ;
- Population urbaine : 30% mais la plupart vivent dans des bidonvilles ;
- Espérance de vie : 45,4 années !

• Economie / agriculture

- PIB/ha : 138,5 $ US
 Part de l’agriculture : 30,4% mais occupe 70% de la population
active

8
 Part des services : 30,1%
 Part des industries : 15,6%
 Part de l’informel : ‹1%
 Productions des protéines animales insuffisantes
 Surface agricole moyenne annuelle cultivée : 4 166 ha
 Utilisation de terres, forêts/an : 1 292 Km2
 Bovins : 1 127 131 têtes
 Gestion des champs encore à court terme (agriculture itinérante)
 Faible valorisation

• Cadre de vie
- salaire (famille de 6 enfants) : 7- 25 $ US/mois et besoins minimum
correspondants : 40 $US/mois ;
- Ecarts sociaux très prononcés ;
- 80 % des personnes actives sont sans emplois rémunérés ;
- Consommation d’énergie
 Bois de feu et charbon de bois : 80% d’hab. /an, donc crise
énergétique aigue ;
 Hydroélectricité : 5 006 852 MWh/an
 Electricité thermique: 100 137 MWh/an

• Santé
- Taux de mortalité des femmes et des enfants : 30 à 50% ;
- Mortalité maternelle : 200 - 300 femmes/ jour ;
- Carence en vitamine A : 61,1% d’enfants ;
- Enfants et adultes de la rue : › 50 000 personnes
- Survenue des épidémies : Choléra, Ebola, Marburg, Rougeole,
Méningite, Coqueluche, Diarrhée rouge, etc. ;
- Maladies endémiques : Paludisme, Trypanosomiase, maladie
hydriques et des mains sales, Tuberculose ;
- La pandémie VIH/SIDA ;
- 80% de la population :
 Plus accès aux soins de santé primaire
 Plus accès aux médicaments essentiels
- plus de 60 % des médicaments du commerce thérapeutique sont
falsifiés ou faiblement dosés ;
- infrastructures délabrés et/ou détruites

• Education
- Poids exorbitant de la prise en charge des enseignants par les parents
déjà très pauvres pour la scolarisation des enfants : faible accès en
1ère année primaire surtout des filles ; et une faible scolarisation à
tous les niveaux d’enseignement ;
- Clochardisation des enseignants (du primaire à l’université) ;
- infrastructures délabrées et matériel didactique rare ;
- budget national alloué au secteur de l’éducation ‹ 5% ;
- analphabétisme touchant une frange importante de la population et
en particulier les femmes.

9
N.B. : Pour beaucoup plus de détails sur la pauvreté et donc la vulnérabilité
des populations en RDC, il y a lieu de rapporter à l’annexe 6.

2.2. Conceptualisation de la vulnérabilité dans le contexte PANA en


RDCongo

Il s’agit d’une schématisation de la réflexion dont le but est de bien


cerner collectivement à la fois la définition et le problème de la
vulnérabilité au changement climatique.

En fait, il va falloir répondre aux préoccupations suivantes :


• Quels sont les processus-clés qui définissent la vulnérabilité ?
• Quels sont les acteurs qui en sont eux-mêmes vulnérables, qui
influent sur la vulnérabilité des autres ou jouent un rôle déterminant
dans l’adaptation ?

Le tableau synoptique de la situation socio-économique de la


RDCongo confronté aux 5 formes de « capital » de subsistance, à savoir le
capital humain (vies humaines, santé, etc.), le capital naturel (culture,
terres arables, ressources naturelles, etc.), le capital financier (pouvoir
productif, revenu, etc.), le capital social (modes d’existence, manière de
faire face et sens de communauté/cohérence, etc.), et le capital physique
(infrastructure, équipement, outils, etc.), souligne que tous les secteurs
vitaux des petits exploitants fondamentalement agricoles – et à quelque
niveau près la catégorie des pauvres en zone urbaine, occupent l’avant plan
de la vulnérabilité en général, et en particulier, de celle découlant des
changements climatiques.

En effet, au regard de leur imposante frange dans les pays, ces


catégories sociales comprenant de nombreuses vies humaines de la RDCongo
sont particulièrement les plus vulnérables aux changements climatiques tant
est que leur mode de vie est étroitement lié aux aléas climatiques.

A titre illustratif, l’agriculture – fondement de l’existence de plus de


90% de la population – continue à être exclusivement pluviale et
itinérante. Que la pluviosité change, notamment un raccourcissement de la
saison des pluies, ou que la température moyenne au sol augmente, ipso
facto, les maigres récoltes sont en danger, et donc, de nombreuses vies s’en
trouvent vulnérables, tant en villes – fondamentalement les pauvres - qu’à
la campagne. A titre illustratif, la saison culturale de fin de la saison des
pluies 2005 – 2006 a vu beaucoup de paysans de la cité de Moanda, dans la
province du Bas-congo, récolter à peine un bassinet de maïs pour
l’équivalent de 15 kg de semences anciennes pendant que les pluies se
raréfiaient dans la contrée.

D’autre part, il y a lieu de souligner, dans un contexte des canicules


de plus en plus fréquentes et extrêmes, la difficulté fondamentale pour les
pauvres en zones urbaines confinés dans les banlieues de ne pouvoir

10
disposer d’aucune autre source d’énergie à part les braises et/ou les bois de
chauffe et ce, dans un contexte de plus en plus marqué par la savanisation
de la périphérie des villes et cités urbaines pour un rayon actuellement de
plus de 25 km avant de trouver des arbustes et autres essences.

Sans que cela soit directement lié aux changements climatiques, le


manque d’énergie électrique ne permet cependant pas à ces gens ni de
conserver pour longtemps le peu de nourriture qu’ils peuvent sauvegarder,
ni de disposer davantage de parades tels de l’eau fraîche, des appareils de
refroidissement de l’habitat pour affronter les canicules, causes de stress
thermiques en ville.

L’intérêt particulier de souligner ces faits consiste notamment à


attirer l’attention particulière des autorités du pays qui vont devoir non
seulement endosser les projets du PANA, mais aussi, s’aviser à faire aboutir
effectivement les lignes fondamentales du DSRP où l’on revient longuement
du reste sur cette question.

En d’autres termes, la vulnérabilité d’un individu ou d’une catégorie


sociale aux changements climatiques est fonction directe de ce que, soit son
capital financier, soit son capital naturel, et/ou soit son capital physique se
trouve d’une façon ou d’une autre menacé par les bouleversements des
cycles climatiques. Par conséquent, toute survie fondée sur le déroulement
saisonnier normal des variables climatiques, ou toute ressource vitale dont
la quantité et/ou la qualité est significativement influencée par les aléas du
climat local, constituent des critères clés ou des secteurs clés régentant la
vulnérabilité aux changements climatiques.

Les résultats obtenus sur l’évolution des pluies (saison des pluies), et
de la température maximale en application des projections du MAGICC-
ScenGen validées à partir des relevés respectifs de 1926 jusqu’en 2000, ont
abouti à la situation suivante (Communication Initiale de la RDC, 2002).

Les 4 zones latitudinales et longitudinales des pluies (saisons) et


températures maximales moyennes annuelles jusqu’à 2100 en RDCongo.

Nº de la Zone Longitudes Est Latitudes S Ville repère


1 12,5º 2,5º-5º Kinshasa
2 17,5º 2,5º-7,5º Kindu
3 22,5º 2,5º-7,5º Bandundu
4 27,5º 7,5º-12,5º Lubumbashi
12-15º 5º-7º Bas-Congo/Matadi

11
Evolution des pluies (mm) annuelles (saison) et de la température maximale
moyenne annuelle (ºC) annuelle moyenne dans les 4 zones climatiques en
RDCongo

Zone Ville/repère Années Pluies (mm) Température


1 Kinshasa 1990 1530 25,0
2050 1652 27,5
2100 1753 28,2
2 Bandundu 1990 1440 24,9
2050 1531 24,7
2100 1622 28,4
3 Kindu 1990 1165 25,2
2050 1213 28,2
2100 1252 29,1
4 Matadi 1990 1031 25,2
2050 1017 28,4
2100 1002 29,1
Lubumbashi 1990 1262 20,4
2050 1232 23,7
2100 1147 24,7

Les évolutions annuelles préconisent une augmentation des pluies


surtout dans la Cuvette pendant que l’on connaîtra de plus en plus le
contraire ailleurs. Les détails perceptibles à partir des totaux mensuels
extériorisent nettement un raccourcissement de la durée de la saison des
pluies au fur et à mesure que l’on s’en va vers l’extrême Sud, c’est-à-dire
dans la ceinture des savanes où habitent pourtant plus de 80% de la
population rurale. Le Katanga notamment connaîtrait, à la longue – dès 2020
– moins de 5 mois de saison des pluies contre 7 actuellement.

D’autre part, tout le pays va continuer à subir le réchauffement


thermique lequel ira crescendo.

2.3. Résultats des en quêtes et indentification des partenaires du pays


vis-à-vis de la vulnérabilité au changement climatique

Cette démarche devrait aboutir à :

• Une identification des partenaires, en termes de planification du


développement et de sa mise en œuvre – de façon particulièrement
en synergie avec PANA.

• Une analyse de la structure organisationnelle de chaque partenaire


tout en veillant à indiquer ceux qui sont constitués de manière
formelle (par exemple ministères, entreprises, etc.) ou au contraire
informelle.

12
• Une détermination du rôle que joue chaque partenaire dans
l’adaptation au climat (par exemple conception de politique
stratégique, mise en œuvre des programmes et leur exécution).

• Une indication sur le type d’adaptation au climat à laquelle le


partenaire s’intéresse en priorité. Par exemple les secteurs-clés
(l’eau, l’énergie, etc.), les régions prioritaires (zone côtières, sites
érosifs, etc.) ou les synergies environnementales (la désertification,
la biodiversité, etc.).

Ensuite, il a été étudié les possibilités et la nature des rapports


reliant les différents partenaires en termes de type de gouvernance, des
aspects financiers et de l’information.

Dans un premier temps, une liste exploratoire de 150 partenaires a


été élaborée par l’ETM et les membres du CNCC. Cet échantillon a ensuite
enrichi cette liste.

Enfin, l’ETM du PANA a effectué les enquêtes sur le terrain à travers


le pays interrogeant au total 2.800 personnes (32 catégories sociales, voir
questionnaire en annexe…).

Ces enquêtes ont donné les résultats suivants :

• 79 % d’hommes et 21 % des femmes ;


• 27 catégories socio- professionnelles ;
• 94 % des personnes enquêtées disent que le pays connaît un
changement de climat dont l’augmentation de la température ;
• (96 %), le raccourcissement de la saison des pluies ;
• (93 %) et l’occurrence accrue des fortes pluies ou ouragans/tornades ;
• (74 %) sont les indicateurs les plus cités ;
• 82 % des personnes interrogées ont au moins 30 ans (et 30 % ont plus
de 50 ans) ;
• 83 % de la population interrogée évoquent la pénurie en ressource en
eau ;
• 56 % pratiquent une agriculture exclusivement pluviale ;
• 90 % ont déjà connu au moins une catastrophe naturelle – liée au
climat - au cours de dix dernières années et 65 % d’entre eux disent
que la fréquence de ces événement est en hausse ;
• 94 % souhaitent s’abreuver avec de l’eau rafraîchie ;
• 94 % déplorent le manque d’électricité, ce qui leur rend les nuits
chaudes de la saison des pluies pénibles et le sommeil précaire à
cause de la chaleur ;
• 93 % déplorent l’impossibilité de sauvegarder de la nourriture –
viande, poissons, etc. – faute de réfrigérateurs ;
• 97 % des familles pauvres des zones urbaines recourent exclusivement
au charbon de bois et bois de feu pour la cuisson ;
• 100 % des ruraux n’utilisent que le bois de feu pour la cuisson ;

13
• Exclusivement des femmes et des enfants ramassent le bois de feu
dans des endroits de plus en plus éloignés du milieu de vie ;
• 57 % des personnes des classes moyennes et supérieures, et 100 %
d’entreprises diverses, pallient les interruptions intempestives de
l’énergie électrique avec des groupes électrogènes à essence ou à
mazout.

Ces observations corroborent les résultats obtenus par plusieurs


études scientifiques menées entre autre au Service de Climatologie et
Hydrologie de l’Université de Kinshasa, et dont voici quelques unes.

o L’augmentation de la température au pays (KANDI, 1996, MAHINGA L,


2004),
o La recrudescence des pluies intenses – au moins 50mm/jour (NTOMBI
et al, 20045, ALLY, 2005),
o Des perturbations significatives du cycle des saisons (TSHIBAYI, 2003,
KAMENGA, 2003),
o L’amplification des inondations (KODIAWILA, 2000, MBOKOLO, 2003).

Bref, le pays connaît des changements climatiques dont le cycle des


saisons en terme des pluies ainsi que le flux de chaleur sensible constitue la
pierre angulaire, et ce tant dans la perception de la population en général
que d’un point de vue scientifique.

La discussion des réponses obtenues auprès des populations et la


compilation des informations scientifiques sus évoquées ont ensuite conduit
l’équipe PANA à l’élaboration du diagramme en toile de la vulnérabilité aux
changements climatiques en RDCongo (Diagramme 1) et à l’Inventaire des
risques climatiques les plus courants.

14
Schéma 1 DIAGRAMME EN TOILE DES
ASPECTS DE LA VULNERABILITE

15
2.4. Inventaire des risques climatiques les plus courants en RDCongo

Tableau 1 INVENTAIRE DES RISQUES CLIMATIQUES LES PLUS


COURANTS POUR LA RDC

RISQUE IMPACT PERTES DUREE ETENDUE FREQUENCE TENDANCE


EN VIE (JOURS) (Km2) (%)
HUMAINES
PLUIES 5 2 3 4 3
INTENSES
SECHERESSE 2 1 2 4 3
SAISONNIERE
INONDATIONS 3 2 2 2 2
RIVERAINES
CRISE 3 2 2 4 3
CANICULAIRE
EROSION 5 1 2 2 2
COTIERE

Légende : les estimations sont calculées sur une échelle potentielle.

Impacts: 1 = $1 per capita, 2 = S 10, 3 = S 100, 4 = $ 1000, 5 = $ 10.000


Perte en vie humaine : 1 = 1 personne par événement, 2 = 10 personnes,
3 = 100 personnes, 4 = 4.000 personnes
Durée : 1 = 1 jour, 2 = 2 jours, 3 = 100jours (une saison), 4 = 1.000 jours
(plus d’un an)
Etendue spatiale : 2 = 10Km2, 3 = 100 Km2, 4 = 1.000 Km2
Fréquence : 1 = 1% de probabilité (certaines années), 2 = 10 % de
probabilité,
3 = 100 % de probabilité (annuelle)

Les indicateurs de tendance : - : augmentation moyenne

- : augmentation importante

16
Il se dégage du tableau 1 les principaux faits ci-après :

Cinq principaux risques climatiques menacent le vécu quotidien en RDC. Et


selon l’ordre d’impact décroissant, on a respectivement les pluies intenses,
l’érosion côtière, les inondations, les crises caniculaires, et les sécheresses
saisonnières.

• En fait, les pluies torrentielles présentent une nette tendance à


l’augmentation, causent des pertes en vie humaines, détruisent des
infrastructures, provoquent des érosions, et saccagent des habitats
particulièrement des pauvres en zones urbaines ;

• Les canicules, elles aussi en augmentation, entraînent la mort des


jeunes enfants et vieillards particulièrement en milieux urbains,
rendent le sommeil difficile, causent des déshydratations et des
troubles liés au stress thermique, engendrent diverses pathologies
cardiovasculaires, et accentuent la vulnérabilité due aux maladies
hydriques, au paludisme et à la trypanosomiase ;

• Les sécheresses saisonnières provoquent de graves perturbations des


calendriers agricoles alors que la quasi-totalité de l’agriculture est
encore de type pluvial. Et si l’on ajoute à ce tableau le fait que les
semences utilisées pour la plus part par la plus grande frange des
petits exploitants agricoles remontent à des années fort éloignées par
rapport à l’époque actuelle, les récoltes s’en retrouvent en
diminution, et les conséquences pour la sécurité alimentaire des
petits exploitants agricoles et des paysans en particulier n’en
deviennent que de plus en plus catastrophiques.

2.5. Matrice de sensibilité de services rendus par les écosystèmes,


moyen d’existence et modes d’existence vulnérables face aux
changements climatiques

Les modes d’existence, moyens d’existence et ressources naturelles


vulnérables au changement climatique identifiés précédemment, ont été
ensuite confrontés aux risques climatiques les plus courants retenus sur
l’ensemble du territoire national.

De cette analyse menée toujours selon les directives du processus PANA


sont sortis les faits pertinents repris au Tableau 2. On a pu ainsi réaliser,
notamment par mode d’existence vulnérable aux risques identifiés, son
indicateur d’exposition. Pareillement, à chaque risque climatique a été
associé son indicateur d’impact.

17
Tableau 2 MATRICE DE SENSIBILITE DES SERVICES RENDUS PAR LES
ECOSYSTEMES, DES MOYENS D’EXISTENCE VULNERABLES
ET DES MODES D’EXISTENCE VULNERABLES

RISQUES CLIMATIQUES INDICATEUR


Pluies Sécheresse Inondations Crise Erosion D’EXPOSITION
intenses saisonnière riveraines caniculaire côtière
SERVICES RENDUS PAR LES ECOSYSTEMES
Ressource en  • • • 32 %
Eau •
Cultures  • • 44 %
 

Foret • • • • • 24 %
Savane   • • • 32 %
MOYENS D’EXISTENCE VULNERABLES
Revenus des  • • 44 %
Récoltes et  
élevages
Recettes des • 44 %
certains    
transporteurs

Revenus de • • • • • 20 %
chasse et
cueillette
Revenus de • • • • 24 %
bois et 
charbon de
bois

MODES D’EXISTENCE VULNERABLES


Pauvres en     • 72 %
zones
urbaines
Petits     60 %
exploitants 
Commerçants    • • 44 %
Grands    • • 32 %
exploitants
INDICATEUR 75 % 60 % 60 % 40 % 25 %
D’IMPACT

Légende : • = 1, = 2,  = 3, = 4,  = 5

18
En résumé, les résultats soulignent que les pauvres en zones urbaines
sont, à raison de plus de 70 %, les personnes les plus exposées aux risques
dus aux changements climatiques en cours en RDC. Ce groupe est talonné
par les petits exploitants agricoles. Enfin, les commerçants et les grands
exploitants sont, avec moins de 50 % d’indicateur d’exposition, les modes
d’existence les moins exposés aux changements climatiques du moins pour
le moment en RDCongo.

Les cultures, et dans une certaine mesure les ressources en eaux,


sont les deux formes de capital – financier et/ou naturel les plus exposées
aux crises climatiques. Cette situation a pour corollaire, la déliquescence
des moyens d’existence provenant des récoltes, ce qui vivifie des pratiques
rétrogrades dignes de l’antiquité, à savoir la cueillette et la chasse en tant
que moyen d’existence des pauvres. Et encore que le gibier se raréfie de
plus en plus surtout en savane où pourtant vit plus de 80 % de la population
rurale de base à cause notamment de la désertification et de la pratique de
feux de brousse tardifs.

D’autres part, les pluies intenses, les sécheresses saisonnières ainsi


que les inondations, constituent, respectivement, les crises climatiques à
grand impact – avec chacune au moins 60 % d’indicateur d’impact – même si
les impacts dus aux canicules ne sont pas non plus à négliger, et ce surtout
en milieux urbains.

19
CHAPITRE 3 : FORMULATION DES OPTIONS D’ADAPTATION ET DES
CRITERES DE LEUR EVALUATION

3.1. La compilation de la liste des options d’adaptation potentielles en


RDCongo

A titre de rappel, cette démarche a été conduite selon le processus


méthodologique du LEG. A cet effet, l’équipe du PANA ainsi que des
représentants de partenaires du processus ont, au cours d’un atelier de trois
jours convoqué à cette fin, trouvé un consensus autour de dix options
d’adaptation aux changements climatiques en RDCongo.

Les résultats obtenus l’ont été après avoir pris en considération


notamment les mesures de lutte contre la pauvreté au travers des programmes
de développement nationaux et sectoriels dans le domaine de l’agriculture, de
l’eau, et de l’énergie.

20
Le Tableau 3 restitue les résultats de cette concertation

Tableau 3 Compilation de la liste des Options d’adaptation ou activités


potentielles en tant que moyens d’existence en RDC

OPTION MODES D’EXISTENCE VULNERABLES


D’ADAPTATION
Alternative Grands Pauvres Petits commerçant
exploitants en zones exploitants s
urbaines agricoles &
pastoraux
1. Electrification
des milieux urbains
et ruraux
2. Forage des puits
d’eau
3. Aménagement
des réservoirs
d’eau
4. Lutte anti-
érosive
et inondation
5. Gestion
rationnelle
des ressources
forestières
6. Protection des
zones côtières
7. Voies de
communication
(routes, voies
ferrées et
fluviales)
8. Sédentarisation
en milieu rural
9. Renforcement
de la capacité de
production agricole
10. Renforcement
des capacités des
services
météorologiques
nationaux

Légende : en relation

21
3.2. Formulation des critères d’évaluation des options en tant que
moyens d’existence

En appliquant la procédure appropriée, au contexte des options


retenues en RDC, l’équipe du PANA et les représentants des parties
prenantes sont arrivés au résultats repris au Tableau 4

22
Tableau 4 Evaluation de projets en tant que moyens d’existence en RDC

OPTION D’ADAPTATION MODES D’EXISTENCE VULNERABLES CRITERES (0 à 100)

Alternative Grands Pauvres en Petits exploitants commerçants Production Actif/capital Coût Pertes
exploitants zones agricoles & agricole/ de la économiques
urbaines pastoraux animale communauté évitées
1. Electrification des 90 100 1 100
milieux urbains et ruraux
2. Forage des puits d’eau 100 100 10 100

3. Aménagement des 85 100 50 100


réservoirs d’eau
4. Lutte anti-érosive 10 5 50 20
et inondation
5. Gestion rationnelle 60 40 50 50
des ressources
forestières
6. Protection des 10 10 30 80
zones côtières
7. Voies de 60 100 1 100
communication
(routes, voies ferrées et
fluviales)
8. Sédentarisation en 60 100 10 90
milieu rural
9. Renforcement de la 100 100 80 90
capacité de production
agricole
10. Renforcement des 100 100 10 50
capacités des services
météorologiques
nationaux
Légende : en relation

23
Première évaluation des critères d’options d’adaptation par notation.

Après avoir focalisé l’attention sur des critères les mieux appropriés pour
exprimer la vulnérabilité aux changements climatiques des populations cibles, la
notation des options a abouti aux faits saillants ci-après visibles à travers le
tableau 4 :

- l’option « Electrification des milieux urbains et ruraux » a été confirmée en


tant que prioritaire. Elle offre du reste l’impact sur la croissance
économique le plus élevé ;

- l’option « Renforcement de la capacité de production agricole et pastorale »


vient pratiquement en deuxième position. Elle est talonnée toutefois de très
près respectivement par les options « Voies de communication »,
« Sédentarisation des populations rurales » et « Aménagement des réservoirs
d’eau ».

Tableau 4 : Evaluation des critères d’options ’adaptation par notation pour la


RDCongo

OPTIONS D’ADAPTATION CRITERES


Groupes et Impact sur la Pertes évitées
ressources croissance par les
vulnérables économique des populations
(1 à 5) populations pauvres. pauvres ($ /
Taux de croissance habitant / an)
(%)
Option 1 : 5 6 500
Electrification des milieux
urbains et ruraux
Option 2 : 4 5 500
Forage des puits d’eau
Option 3 : 5 5 250
Renforcement de la
capacité de production
agricole
Option 4 : 4 3 250
Renforcement des
capacités des services
météorologiques
nationaux
Option 5 : 4 3 200
Gestion rationnelle des
ressources forestières
Option 6 : 4 3 250
Lutte anti-érosive et
inondations
Option 7 : 5 5 500
Voies de communication
(routes et voies ferrées et
fluviales)
Option 8 : 2 2 100
Protection des zones
côtières
Option 9 : 4 4 500

24
Aménagement des
Réservoirs d’eau
Option 10 : 5 5 250
Sédentarisation des
populations rurales

3.4. Classement des critères par ordre de priorité

L’application de la méthodologie a conduit l’équipe du PANA et les autres


membres aux résultats synthèses repris au tableau 6.

Tableau 6 : Evaluation des critères d’options d’adaptation pour la RDC

OPTIONS D’ADAPTATION CRITERES


Impact sur la Pertes
Groupes et croissance évitées par Synergies Coût
ressources économique les avec
vulnérables des populations Les AME
(1 à 5) populations pauvres ($ /
pauvres. habitant /
Taux de an)
croissance
(%)
Option 1 : 5 6 500 80 10
Electrification des
milieux urbains et
ruraux
Option 2 : 4 5 500 80 5
Forage des puits d’eau
Option 3 : 5 5 250 60 70
Renforcement de la
capacité de
production agricole
Option 4 : 4 3 250 80 20
Renforcement des
capacités des services
météorologiques
nationaux
Option 5 : 4 3 200 80 30
Gestion rationnelle des
ressources forestières
Option 6 : 4 3 250 40 20
Lutte anti-érosive et
inondations
Option 7 : 5 5 500 30 5
Voies de
communication (routes
et voies ferrées et
fluviales)
Option 8 : 2 2 100 20 40
Protection des zones
côtières

25
côtières
Option 9 : 4 4 500 90 60
Aménagement des
Réservoirs d’eau
Option 10 : 5 5 250 80 5
Sédentarisation des
populations rurales

26
Chapitre 4 : HIERARCHISATION ET ANALYSE DES OPTIONS D’ADAPTATION

4.1. Classement initial des options d’adaptation (AMC1)

En appliquant la procédure méthodologique ad hoc, l’équipe du PANA et les


autres partenaires ont fini, par consensus, au classement initial ou Analyse
Multicritère 1 (AMC1) des options d’activités repris au Tableau 7 et illustré par la
figure 2.

Tableau 7 : Notes standardisées et classement initial appliqué aux 10 options


de la RDCongo

NOTES STANDARDISEES DES OPTIONS/CRITERES


OPTIONS Tous les critères sont notés sur une échelle de 0 à 1 Note
Impact sur les Taux de Pertes évitées Synergies moyenne
Groupes et croissance pour les avec les AMC (1)
Ressources économique Populations AME Coût (classement 1)
Vulnérables des pauvres
(1 à 5) populations ($/habitant
pauvres (%) /an)
Option 1 : 5 6 500 80 10 0,79
Electrification des
milieux urbains et 1 1 1 0,86 0,08 (2)
ruraux
Option 2 : 4 5 500 80 5 0,65
Forage des puits d’eau 0,66 0,75 1 0,86 0 (4)

Option 3 : 5 5 250 60 70 0,74


Renforcement de la
capacité de
production agricole 1 0,75 0,38 0,57 1 (3)
Option 4 : 4 3 250 80 20 0,476
Renforcement des
capacités des services
météorologiques 0,66 0,25 0,38 0,86 0,23 (8)
nationaux
Option 5 : 4 3 200 80 30 0,48
Gestion rationnelle des
ressources forestières 0,66 0,25 0,25 0,86 0,38 (7)
Option 6 : 4 3 250 40 20 0,36
Lutte anti-érosive et 0,66 0,25 0,38 0,28 0,23 (9)
inondations
Option 7 : 5 5 500 30 5 0,58
Voies de
communication (routes
et voies ferrées et 1 0,75 1 0,14 0 (6)
fluviales)
Option 8 : 2 2 100 20 40 0,11
Protection des zones
côtières 0 0 0 0 0,54 (10)

27
Option 9 : 4 4 500 90 60 0, 80
Aménagement des
Réservoirs d’eau O,66 0,50 1 1 0,85 (1)

Option 10 : 5 5 250 80 5 0,6


Sédentarisation des
populations rurales 1 0,75 0,38 0,86 0 (5)

28
Figure 2. RESULTATS DE L’ANALYSE MULTICRITERE (AMC 1) APPLIQUEES AUX 10 OPTIONS (PONDERATION IDENTIQUE) DE LA RDC.

0,9

0,8

0,7

0,6

0,5

0,4

0,3

0,2

0,1

0
Aménagement des Electrification des Renforcement de Forage des puits Sédentarisation Voies de Gestion Renforcement des Lutte anti-érosive Protection des
réservoirs d'eau milieux urbains et la capacité de d'eau (option2) des populations communication rationnelle des capacités des et inondations zones côtières
(option9) ruraux (option1) production rurales (option10) (routes et voies ressources services (option6) (option8)
agricole et ferrées et forestières météorologiques
pastorale fluviales) (option5) nationaux
(option3) (option7) (option4)

29
Le classement initial appliqué aux 10 options d’adaptation à l’issue de la
standardisation des notes par critères renforce, à priori, les appréhensions
ressenties aux étapes précédentes du processus PANA.

En effet, bien que l’option « Aménagement des réservoirs d’eau » occupe la


première place (0,80), elle devance de très peu l’option « Electrification des
milieux urbains et ruraux », laquelle est suivie par l’option « Renforcement de la
capacité de production agricole et pastorale ».

Les 3 options forment ainsi le bloc en tête du PANA tandis que suivent
respectivement le deuxième lot constitué de 3 options dont les scores sont
d’environ 60%, et le dernier groupe comprenant 4 options dont les deux dernières,
à savoir l’option « Protection des zones côtières » obtenant à peine 10%, et
l’option « Lutte anti-érosive et inondations » avec un score de presque 40%.

Aussi, et ce conformément aux directives du LEG, ces deux dernières


options sont éliminées du processus de sélection des options d’adaptation,
laquelle va se poursuivre avec les autres étapes de l’AMC.

4.2. Classement Standardisé des options d’adaptation (AMC2)

On se rappellera que deux options sur les dix du départ venaient d’être
éliminées dès le premier classement. Pour l’étape suivante de l’AMC, cette
réduction du nombre des options exige que l’on répète l’exercice de notation
standardisée, dans la mesure où l’éventail des valeurs appliquées aux critères (de
la plus haute à la plus basse) peut ne pas être le même. (Voir LEG, P. 59).

En d’autres termes, le passage de 10 à 8 options avec 5 critères


pondérés à l’identique, a modifié les notes moyennes ce qui, par voie de
conséquence, a entraîné des changements au niveau du classement. Cette
opération consacre l’Analyse Multicritère 2, « AMC 2 ».

L’équipe PANA et les autres partenaires du processus n’ayant pas jugé utile
d’introduire des critères supplémentaires, les résultats de cette deuxième analyse
sont repris sur le Tableau 8 puis illustrés par la figure 3.

30
Figure 3 RESULTATS DE L’ANALYSE MULTICRITERE (AMC 2) APPLIQUEES AUX 10 OPTIONS (PONDERATION IDENTIQUE) DE LA RDC.

1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Electrification des Renforcement de la Aménagement des Voies de Sédentarisation Forage des puits Renforcement des Gestion rationnelle
milieux urbains et capacité de réservoirs d'eau communication des populations d'eau (option2) capacités des des ressources
ruraux (option1) production (option9) (routes et voies rurales (option10) services forestières
agricole et ferrées et fluviales) météorologiques (option5)
pastorale (option3) (option7) nationaux
(option4)

31
On remarque une certaine constance aux sujets des regroupements des
options. Le groupe de tête avec des scores de plus de 60% comprend les trois
premières options de l’AMC 1, « Aménagement des réservoirs d’eau », qui perd
la première place devenant 3ème au profit de l’option 1, « Electrification des
milieux urbains et ruraux ». Dans le même ordre d’idée, c’est l’option 3, « Le
renforcement de la capacité de production agricole et pastorale », qui prend
la deuxième place.

Le second groupe dont les scores sont de l’ordre de 50% se compose des
3 options : la 2, « Forage des puits d’eau », la 7, « Voies de communication »,
et la 10, « Sédentarisation des populations rurales ». Le principal événement
dans ce lot procède de l’échange des places entre l’option 2 et l’option 7
tandis que l’option 10 a continué à occuper la 5ème place.

Les deux dernières options qui quittent le processus de l’Analyse


Multicritère à ce stade sont respectivement l’option 5, « Gestion rationnelle
des ressources forestières », et l’option 4, « Le renforcement des capacités
des services météorologiques nationaux ».

4.3. Classement des options après pondération des critères (AMC 3)

Au cours des étapes AMC 1 et AMC 2, il a été accordé aux 5 critères la


même importance. C’est ainsi que chaque critère a reçu une pondération de
1, ou une pondération relative de 0,20 (1/5). L’équipe PANA a ensuite réfléchi
au cours des 4 séances de travail en deux semaines afin d’attribuer à chaque
critères – et ce au prorata de son importance au regard de l’objectif du PANA -
.une pondération conséquente.
Le résultat final de ces échanges a donné les pondérations ci-après :

- Critères 1 : Impact sur les groupes et ressources vulnérables : 3


- Critères 2 : Taux de croissance économique des populations pauvres : 4
- Critères 3 : Pertes évités pour les populations pauvres : 3
- Critères 4 : Synergie avec les AME (voir annexe….) : 1
- Critères 5 : Coût : 2

L’extrême pauvreté des populations vulnérables et la précarité des


moyens de l’Etat, ont contraint l’équipe PANA à ne pas accorder une
importance significativement plus grande aux critères AME et Coût. En fait, il
s’agit pour le moment de sauver des vies humaines totalement paupérisées au
pays. Le tableau signalétique du DSCRP du pays a été largement mis au centre
des échanges.

C’est pourquoi, les critères Taux de croissance économique des


populations pauvres, Impact sur les groupes et ressources vulnérables, et
Pertes évitées pour les populations pauvres, ont recueilli les pondérations les
plus élevées. Toutefois, afin d’éviter une trop grande disparité entre les
critères, la tension a été ramenée dans la fourchette de 1 à 4 seulement.

A l’issue des échanges autour de ces préoccupations, le classement des


options obtenu est repris au Tableau 9 et illustré par la figure 4.

32
Tableau 9. Classement des options d’activités après pondération des
critères (AMC 3)

NOTES STANDARDISEES APPILQUEES AUX CRITERES

OPTIONS Impact sur Taux de Pertes Synergies Coût AMC3


les groupes croissance évitées avec les Notes
et économique pour les AME Classement
ressources des populations
vulnérables populations pauvres
pauvres
3 4 3 1 2
Pondération
absolue
∑= 9
0,231 0,308 0,231 0,077 0,154
Pondération
relative
∑=1
Option 1 :
Electrification 0,783
des milieux 0,181 0,241 0,181 0,06 0,12 (1)
urbains et ruraux
Option 2 : 0,499
Forage des puits 0,115 0,154 0,115 0,038 0.077 (6)
d’eau
Option 3 :
Renforcement de 0,667
la capacité de 0,154 0,205 0,154 0,051 0,102 (2)
production
agricole
Option 4 :
Renforcement 0,247
des capacités 0,057 0,076 0,057 0,019 0,038 (7)
des services
météorologique
s nationaux
Option 5 :
Gestion 0,244
rationnelle des 0,056 0,075 0,056 0,019 0,038 (8)
ressources
forestières
Option 7 :
Voies de 0,533
communication 0,123 0,164 0,123 0,041 0,082 (4)
(routes et voies
ferrées et
fluviales)
Option 9 : 0,637
Aménagement 0,147 0,196 0,147 0,049 0,098 (3)
des Réservoirs
d’eau
Option 10 : 0,533
Sédentarisation 0,123 0,164 0,123 0,041 0,082 (4)
des populations
rurales

33
Figure 4. RESULTATS DE L’ANALYSE MULTICRITERE (AMC 3) APPLIQUEES AUX 8 OPTIONS (PONDERATION DIFFERENTES DES CRITERES)
DE LA RDC.

1
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Electrification des Renforcement de la Aménagement des Sédentarisation des Voies de Forage des puits Renforcement des Gestion rationnelle
milieux urbains et capacité de réservoirs d'eau populations rurales communication d'eau (option2) capacités des des ressources
ruraux (option1) production agricole (option9) (option10) (routes et voies services forestières
et pastorale ferrées et fluviales) météorologiques (option5)
(option3) (option7) nationaux (option4)

34
 Analyse des résultats de l’analyse multicritères après pondération AMC 3

Le passage de l’étape AMC 2 à l’étape AMC 3 consolide la composition des 3


options du groupe de tête de l’AMC 2. L’option 1, « Electrification des milieux
urbains et ruraux », conserve de loin sa première place avec presque 80% de score.
L’option 3 « Renforcement de la capacité de production agricole et pastorale »
garde sa deuxième position, et elle est suivie de très près par l’option 9,
« Aménagement de réservoirs d’eau ».

Le deuxième groupe comprend successivement les options 7, 10 et 2 : leurs


scores varient autour de 50 à 53 %.
Le dernier groupe est celui des options 5 et 4 ayant obtenu moins de 30 %

 Analyse de la sensibilité des résultats

Depuis le classement initial des options jusqu’à la fin de l’étape de l’AMC 3, il


s’est consolidé leur regroupement en 3 lots dont les scores ont été
significativement différents. Cette constance des groupes des options a facilité la
tâche à l’équipe PANA qui n’a fait qu’avaliser les résultats sans tiraillement.

Etant donné que le classement des options est restée identique, il apparaît
vraisemblable que les activités du groupe de tête devraient faire partie de la
formulation des profils de projets PANA. Il s’agit donc de passer à l’étape 8 du
processus, à savoir la formulation des activités d’adaptation réalistes au
changement climatique.

35
Chapitre 5 : ELABORATION DES PROFILS DES PROJETS PANA POUR LA RDCONGO

5.1. Introduction

On se rappellera qu’au terme de l’étape 8, les options « Electrification des milieux


urbains et ruraux » et « Renforcement de capacité de la production agricole
» avaient respectivement obtenu les scores les plus élevés. Mais vue leur caractère
trop large, il a fallu des investigations supplémentaires – et ce conformément aux
directives du LEG - aux fins de mieux peaufiner la définition des profils des projets
en découlant.

Pour répondre à cette préoccupation, il a été entrepris une mission de 20


jours (du 1er au 20 février 2006) qui a conduit pour une deuxième fois les membres
de l’ETM/PANA auprès des partenaires des secteurs de l’Energie, de l’Agriculture,
et du Ministère du Plan. Cette descente sur le terrain avait été précédée par un
atelier de travail ayant permis de rappeler et préciser les conditions et les critères
de sélection des populations vulnérables ciblées ainsi que les sites d’implantation
des activités dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

PS. : Les projets du domaine secteur « Energie » par l’établissement de


l’infrastructure génératrice d’électricité sont peu enclin liés au PANA, mais ils
constituent un volet capital dans le cadre DSRP (voir www.dsrp-rdc.com). En
d’autres termes, le PANA se refuse de présenter des projets de cette nature.
Toutefois, il se fait un devoir de formuler – pour le besoin de la cause auprès des
autorités politiques lesquelles vont tout compte fait endosser le PANA – quelques
projets pilotes parmi tant d’autres dans le secteur « Energie » ( voir annexe …..).
Par ailleurs, il devra être intensifié des efforts de promouvoir l’intégration de
sensibilisation, de renforcement de capacités de production d’électricité à base
des barrages hydrologiques au regard des étiages de plus en plus sévères des cours
d’eau à cause du changement climatique.

5.2. Formulation des profils des projets du secteur« Agriculture »

5.2.1 Introduction

Pour rappel, l’équipe PANA avait retenu l’option renforcement de la


capacité de production agricole. Le cadre national dans le secteur de l’agriculture
a défini prioritairement la multiplication des semences, des aliments de base en
particulier. Par conséquent, 3 semences, à savoir : le manioc, le riz et le maïs
répondant à ce critère ont été retenus dans le cadre des projets.

Par ailleurs, les sites de multiplication thématiques ont été sélectionnés


avec le concours des responsables de l’Institut National d’Etudes et Recherches
Agronomiques, en sigle
« INERA » selon leur vocation et en tenant compte de diverses potentialités
existantes ou déjà opérationnelles au sein du Ministère de l’agriculture, élevage et
pêche.

36
En d’autres termes, il ne s’agit pas de site à créer mais bien des stations
agronomiques où opère depuis longtemps l’INERA en collaboration le plus
étroitement avec la FAO -.

Ce sont donc ces sites qui devront servir de centres pilotes de multiplication
avant que les produits ne soient acheminés auprès des communautés de base
intermédiaires, à savoir les Chefferies et / ou les Paroisses de Confessions
religieuses tels les Bureau Diocésains catholiques, les Organisations Paysannes,
etc. Toutes de structures habituées à œuvrer avec la FAO et l’INERA.

5.2.2 Types de projets et sites de multiplication retenus

Types de projet Sites de multiplication retenus


(Multiplication Sites Nombre Province
de) de sites
Lusanga, Kasinsi Bandundu
Maïs Mvuazi Bas Congo
Ngandajika 7 Kasaï Oriental
Menkao/Plateau de Bateke Kinshasa
Kanyama Katanga
Benalongo Kasaï Occidental
Kiyaka Bandundu
Mvuazi Bas Congo
Riz Bokela 8 Equateur
Yangambi Province Orientale
Lutendele Kinshasa
Kasongo Maniema
Benalongo Kasaï Occidental
Lodja Kasaï Oriental
Lusanga, Kasinsi Bandundu
Mvuazi Bas Congo
Manioc Ngandajika Kasaï Oriental
(boutures) Kipopo, Kanyama 9 Katanga
Menkao/Platau de Bateke Kinshasa
Mulungu Sud Kivu
Benalongo Kasaï Occidental

37
TITRE DU PROJET : MULTIPLICATION DES SEMENCES AMELIOREES DE MAÏS

CADRE LOGIQUE

LIBELLE INDICATEURS
- Nombre de personnes Concernées : > 20 000 000
Permettre aux communautés de base de disposer
But du projet des semences résistantes aux maladies, à grand - Personnes directement concernées : Petits
rendement et adaptées aux changements exploitants agricoles
climatiques – voir contraintes dus par exemple au
raccourcissement de la saison des pluies.

Multiplier 7 variétés de semences de maïs : KASAI * Sources :


I, SALONGO 2, SAMURU, SHAABA 1, BANDUNDU, - Ministère de la Recherche Scientifique :
BABUNGO 3, et MUS – 1, toutes des variétés très INERA
Objectif du projet performantes en milieu paysan avec un potentiel - Ministère de l’agriculture : SENASEM, SNSA,
de 1,5 à 5 T / ha ( selon INERA) pour : DEP
- Ministère du Plan, Direction de la
• Accroître la production d’une denrée Programmation et Budgétisation ; Bureau,
alimentaire de base pour plus de vingt d’archives, DSRP
millions de personnes au pays *Méthodes :
• S’adapter aux perturbations de cycles • Enquête sur terrain
saisonniers (variétés à croissance rapide et • Dépouillement des archives
à cycle végétatif court).
Activités et résultats *Identification des sites de production de semence * Nombre de sites opérationnels : 7
escomptés améliorée de Maïs. *Nombre de tonnes de semences de Maïs : 1,5 à 5 T / ha /
*Achat des semences améliorées saison
*Acheminement des semences dans les sites de *Nombre des partenaires intermédiaires servis : 5000 / site
multiplication * Durée : 4 saisons culturales ou 2 ans calendriers
*Préparation du terrain.
*Réfection et/ou Construction des hangars de
stockage.
*Opérations culturales : Fauchage,
Dégagement…récolte (voir location d’un tracteur)

38
Dégagement…récolte (voir location d’un tracteur)
*Distribution auprès des partenaires
intermédiaires
*Réduction des pertes dues aux événements
climatiques.

APPORTS *Moyens humains *Moyens Matériels


- Nombre d’agronomes - tracteur
- Mécaniciens et Chauffeurs (Voir Budget) - semences
- Moyens Financiers : - intrants agricoles (engrais, produits,
phytosanitaires)
- petits outillages (Voir Budget)
- Matériels de télécommunication (Internet).
- Matériel de transport (Déplacement)

39
COUT DU PROJET MAIS

- Nombre de sites : 7
- Nombre de saisons : 4 (2 ans)
- Nombre total d’ha : 10
- Nombre d’habitants par site : 10

1. Production des semences/ha

LIBELLE Coût Coût total


Quantité unitaire/ha/saison (US $)/saison
(US $) (pour 10 ha)
01. Préparation du terrain
Location d’un tracteur 1 200 2000

02. Fourniture des intrants

Achat de semences neuves 25 kg 1 250


Engrais 400 idem 0,5 2000
Insecticide 10 idem 10 1000
Herbicide 10 idem 25 2500
Sacherie 5 idem 10 500
Ficelle 200 idem 0,6 1200
Etiquettes 2 idem 10 200
Carburant 330 litres 0,1 330
lubrifiant 150 litres 0,6 900
jeep pick-up 1 45.000 45.000

Main d’œuvre 2 personnes 50 1.000


Mécanisation
Epuration
Epandage urée
Contrôle mauvaises herbes
Récolte
Conditionnement
Manutention

Suivi technique
Personnels agricoles
- agronome 1 500/saison 2.000
- technicien 2 200/saison 1.600
Chauffeur 1 150/saison 600
Mécanicien 1 150/saison 600

Transport récolte 500/saison 2.000


Outillage
- machette 50 20 1.000
- râteaux 50 10 500
- bêches 10 10 100
- décamètre 1 20 20
Corde Nylon (100) 1 30 30

Coût unitaire : 65.330 US$ / saison pour 10 ha / site


Coût total par site : 65.330 x 4 saisons = 261.320 US$
Coût global du projet : 261.320 x 7 SITES = 1.829.240 US $

40
TITRE DU PROJET : MULTIPLICAT ION DES SEMENCES AMELIOREES DE RIZ

CADRE LOGIQUE

LIBELLE INDICATEURS
Permettre aux communautés de base de disposer des - Nombre de personnes Concernées : 15 000 000
semences résistantes aux maladies, à grand rendement
BUT DU PROJET et adaptées aux changements climatiques – voir - Personne directement Concernées : Petits exploitants
contraintes dus par exemple au raccourcissement de la agricoles
saison des pluies.

Multiplier 13 variétés de semences du riz pluvial et des *Sources :-Ministère de la Recherche Scientifique : INERA
bas fonds ayant fait des preuves d’un bon comportement -Ministère de l’agriculture : SENASEM, SNSA,
et aussi démontré suffisamment leurs perfomances DEP
OBJECTIF DU PROJET d’après INERA, à savoir le CIPI, JASMIN, R41(IRA T2), RY7 -Ministère du Plan, Direction de la
(IRA T13), RY150 (IRA T13), RY150 (IRA T112), R66, Programmation et Budgétisation ; Bureau,
RY140 , NERICA4 et NERICA7 – variétés pluviales dont le d’archives, DSRP
rendement varie entre 1,5 à 2T/ha – , IR57924-9, et *Méthodes :
IT47701-6-B-1 (variétés des bas fonds) pour : • Enquête sur terrain
• Dépouillement des archives
• Accroître la production
• S’adapter aux perturbations de cycles saisonniers
ACTIVITES ET *Identification des sites de production de semences * Nombre de sites opérationnels : 8
RESULTATS améliorées de *Nombre de tonnes de semences de Riz : 1,5 – 2T
ESCOMPTES Riz. ha/saison/site
*Achat des semences améliorées *Nombre des Partenaires intermédiaires servis : 5.000 /site
*Acheminement des semences dans les centres de * Durée : 4 saisons culturales ou 2 ans
multiplication.
*Préparation du terrain.
*Réfection et/ou Construction des hangars de stockage.
*Opérations culturales : Fauchage …, Récolte et
transport de
récolte.
*Distribution auprès des intermédiaires

41
APPORTS *Moyens humains *Moyens Matériels
-Nombre d’agronomes -tracteur
-Mécaniciens et Chauffeurs Voir BUDGET -semences de riz (améliorées
-Moyens Financiers : -intrants agricoles (engrais, produits, phytosanitaires)
- outillages
-Matériels de télécommunication. Voir BUDGET
-Moyen de transport (Déplacement)
-Matériel d’irrigation.

42
COUT DU PROJET RIZ
- Nombre de site : 8
- Nombre de saisons : 4(2 ans)
- Nombre total de ha / site : 5
- Nombre d’habitants par site : 10
1) Production des semences du riz/ha

LIBELLE Coût Coût total


Quantité unitaire/ha/saison (US $)/saison
(US $) (pour 5 ha)
01. Préparation du terrain
Location d’un tracteur 1 200 1000

02. Fourniture des intrants

Achat de semences neuves 25 kg 1 125


Engrais 400 0,5 1000
Insecticide idem 10 500
Herbicide 10 idem 25 1250
Sacherie 10 idem 10 250
Ficelle 5 idem 0,6 600
Etiquettes 200 idem 10 100
Carburant 2 idem 0,1 165
lubrifiant 330 litres 0,6 450
jeep pick-up 150 litres 45.000 45.000
1
Main d’œuvre 2 personnes 50 500
Mécanisation
Epuration
Epandage urée
Contrôle mauvaises herbes
Récolte
Conditionnement
Manutention

Suivi technique
Personnels agricoles
agronome
- technicien 1 500/saison 1.000
- Chauffeur 2 200/saison 800
- Mécanicien 1 150/saison 300
1 150/saison 300
Transport récolte
Outillage 500/saison 1.000
- machette
- râteaux 50 20 500
- bêches 50 10 250
- décamètre 10 10 50
Corde Nylon (100) 1 20 10
1 30 15

Coût unitaire : 55.165 US$ / saison pour 5 ha / site


Coût total par site : 55.165 US $ x 4 saisons = 220.660 US$
Coût global du projet : 220.660 US $ x 8 SITES = 1.765.280 US $

43
TITRE DU PROJET : MULTIPLICAT ION DES BOUTURES AMELIOREES DE MANIOC

CADRE LOGIQUE

LIBELLE INDICATEURS
Permettre aux communautés de base de boutures de - Nombre de personnes Concernées : > 20.000.000
manioc résistantes aux maladies, à grand rendement et
BUT DU PROJET adaptées aux changements climatiques – voir contraintes - Personne directement Concernées : Petits exploitants
dus par exemple au raccourcissement de la saison des agricoles
pluies et aux pathologies inhérentes.

Multiplier 11 variétés de manioc répondant aux * Sources :-Ministère de la Recherche Scientifique et


descriptions ci-dessus , à savoir KINUANI, TSHILOBO, Technique : INERA
F100, MVUAMA, SADISA, RAV, LUEKI, PAPAYI, MAHUNGU, -Ministère de l’agriculture : SENASEM, SNSA,
OBJECTIF DU PROJET LIZILA, MVUAZI, NSANSI, BUTAMU et DISANKA pour : DEP
-Ministère du Plan, Direction de la
• Accroître la production Programmation et Budgétisation ; Bureau,
• S’adapter aux perturbations de cycles saisonniers d’archives.
*Méthodes :
• Enquête sur terrain
• Dépouillement des archives

ACTIVITES ET *Identification des sites de production de boutures de * Nombre de sites opérationnels : 9


RESULTATS Manioc. *Nombre de km de boutures : 20 km / ha /saison
ESCOMPTES *Achat des boutures saines *Nombre des partenaires intermédiaires servis : 10.000 /
*Acheminement des boutures dans les sites de site
multiplication. * Durée : 4 saisons (2 ans calendrier)
*Préparation du terrain.
*Réfection et/ou Construction des hangars de stockage.
*Opérations culturales : Fauchage, Dégagement…récolte.
*Distribution des boutures auprès des partenaires
intermédiaires

44
APPORTS *Moyens humains *Moyens Matériels
-Nombre d’agronomes -tracteur
-Mécaniciens et Chauffeurs (Voir Budget) -Boutures
-Moyens Financiers. -intrants agricoles (engrais, produits, phytosanitaires)
-outillages (Voir Budget)
-Matériels de télécommunication (Internet).
-Matériel de transport (Déplacement)

45
COUT DU PROJET MANIOC
• Nombre de sites : 9
• Nombre de saisons : 4 (2ans)
• Nombre de ha par site : 5
• Nombre d’habitant/site : 10
1. Production des boutures de manioc/ha/saison

LIBELLE Coût Coût total


Quantité unitaire/ha/saison (US $)/saison
(US $) (pour 5 ha)
01. Préparation du terrain
Location d’un tracteur 1 200 1000

02. Fourniture des intrants

Achat de boutures neuves 2.500 m 0,04 500


Engrais 400 0,5 1000
Insecticide idem 10 500
Herbicide 10 idem 25 1250
Sacherie 10 idem 10 250
Ficelle 5 idem 0,6 600
Etiquettes 200 idem 10 100
Carburant 2 idem 0,1 165
lubrifiant 330 litres 0,6 450
jeep pick-up 150 litres 45.000 45.000
1
Main d’œuvre 50 500
Mécanisation 2 personnes
Epuration
Epandage urée
Contrôle mauvaises herbes
Récolte
Conditionnement
Manutention

Suivi technique
Personnels agricoles
- agronome 500/saison 1.000
- technicien 1 200/saison 800
Chauffeur 2 150/saison 300
Mécanicien 1 150/saison 300
1
Transport récolte 500/saison 1.000
Outillage
- machette 20 500
- râteaux 50 10 250
- bêches 50 10 50
- décamètre 10 20 10
Corde Nylon (100) 1 30 15
1

Coût unitaire : 57.340 US$ / saison pour 5 ha / site


Coût total par site : 57.340 US $ x 4 saisons = 229.360 US $
Coût global du projet : 229.360 US $ x 9 SITES = 2.064.240 US $

46
N.B. : TOUS LES PROJETS CI-DESSUS SONT CONFRONTES AUX
MEMES CONTRAINTES : L’INSTABILITE POLITIQUE, ET LE
DELABREMENT DES VOIES DE COMMUNICATION.
TOUTEFOIS, LES ECHEANCES ELECTORALES EN COURS
FONT ESPERER UNE AMELIORATION SIGNIFICATIVE DE LA
SITUATION. VU L’IMPORTANCE DE CES PROJETS POUR LE
NOUVEAU GOUVERNEMENT, IL Y A LIEU DE CROIRE QUE
LES AUTORITES TANT POLITIQUES QU’ADMINISTRATIVES
CONCOURONT A LEUR REUSSITE.

47
ANNEXES

Annexe 1. Liste des sigles

1. AMC : Analyse Multicritère 17. PMA : Pays les Moins Avancés


2. AME : Accords Multilatéraux sur 18. SIG : Systèmes d’Information
l’Environnement Géographiques
3. CBD : Convention des Nations Unies 19. INERA : Institut National
pour la Diversité Biologique d’Etudes et Recherches
4. CCD : Convention des Nations Unis Agronomiques
pour la lutte Contre la 20. SENASEM : Service national des
Désertification semences
5. CCNUCC : Convention Cadre des 21. DEP : Direction des études et
Nations Unis sur les Changements Planifications (au sein des
Climatiques Ministères)
6. DFID : Ministère du Développement 22. CNOP : Comité national
International d’orientation du projet PANA
7. DRSP : Document de Stratégie pour 23. CNP : Coordonnateur national du
la Réduction de la Pauvreté projet PANA
8. ENDA-TM : Environnement et 24. ETM : Equipe technique
Développement du Tiers-Monde multidisciplinaire du PANA
9. FEM : Fonds pour l’Environnement 25. CNCC : Comité national du
Mondial changement climatique
10. FIDA : Fonds International de 26. PP : Partie prenante au PANA
Développement Agricole 27. RDC : République Démocratique
11. GIEC : Groupe International du Congo
d’Experts sur le Climat 28. RTNC : Radio et Télévision
12. LEG : Groupe d’Experts des Pays les Nationales Congolaises
Moins Avancés 29. SNEL : Société nationale
13. ENDA-TM : Environnement et d’électricité
Développement du Tiers-Monde 30. RTGA : Radio et Télévision du
14. PMA : Pays les Moins Avancés Groupe d’Avenir
15. PAN : Programme d’Action National 31. SNVA : Service National de
(de lutte contre la désertification) Vulgarisation Agricole
16. PANA : Programmes d’Action
Nationaux d’Adaptation

48
Annexe 2. Liste des partenaires ou parties prenantes
1. Présidence de la République Démocratique 27. Potentiel
du Congo 28. Prospérité
2. Ministère de l’Environnement, Conservation 29. Communautés de base
de la Nature, Eaux et Forêts 30. Associations des agriculteurs
3. Ministère du Plan 31. Associations des éleveurs
4. Ministère de l’Energie 32. Associations des exploitants
5. Ministère de l’Agriculture et Elevage forestiers
6. Ministère du Développement Rural 33. FEC
7. Ministère de la Recherche Scientifique et 34. METTELSAT
Technologique 35. RVF
8. Ministère de l’Intérieur 36. RVA
9. Ministère des Affaires Sociales 37. RVM
10. Ministère des Travaux Publics et Habitats 38. SENAFIC
11. Ministère de Transports et Communications 39. FOLECO
12. Ministère de la Coopération Internationale 40. CNONG
13. Ministère de la Coopération Régionale 41. OVD
14. Ministère de l’Information et Presse 42. REFADD
15. Ministère de la Justice et Garde des Sceaux 43. OR
16. PNUD 44. CNE
17. FAO 45. OCC
18. ONGs 46. SNCC
19. Universités 47. ONATRA
20. INERA 48. Assemblée Nationale
21. CRGM 49. Sénat
22. SENASEM 50. BDOMs
23. SNEL 51. Gouvernorats
24. SNVA 52. Divisions Provinciales des Ministères
25. RTNC Concernés
26. RTGA 53. CNCC
54. Coordonnateurs nationaux des AME

49
Annexe 3. Conventions internationales

La République Démocratique du Congo a signé ou ratifié plusieurs


protocoles et conventions internationales dans le domaine de l’environnement. Le
tableau ci-dessous en donne la liste.

Conventions internationales relatives à l’environnement signées et/ou


ratifiées par la RDC à ce jour.

Nom de la convention Pays ou ville Date de la signature


d’adoption et/ou de ratification
1. Convention phytosanitaire Kinshasa (RDC)
pour l’Afrique 13 septembre 1967 _
2. Traité interdisant les 03 Février 1965
essais d’armes nucléaires Moscou (Russie)
dans l’atmosphère dans 5 Août 1963
l’espace extra-
atmosphérique et sous
l’eau
3. Traité sur les principes
régissant les activités des Londres (Royaume-
Etats en matière Uni)
d’exploration et Moscou (Russie)
d’utilisation de l’espace Washington (USA) _
extra-atmosphérique y 4 mai 1967
compris la lune et les
autres corps célestes
4. Convention Africaine sur la Alger (Algérie) 9 octobre 1969
Conservation de la Nature 15 septembre 1968
et des ressources
naturelles
5. Convention relative aux Ramsar (Iran) 15 Septembre 1994
zones humides 2 Février 1971
d’importance
internationale
particulièrement comme
habitats de la sauvagine
6. Convention concernant Paris (France) 17 Décembre 1975
la protection du 23 Novembre 1972
patrimoine mondial
culturel et naturel
7. Convention relative à la Bonn (Allemagne) 1 Septembre 1990
conservation des espèces 23 Juin 1979
migratrices appartenant à
la faune sauvage
8. Convention de Vienne pour Vienne (Autriche) 15 Septembre 1994
la protection de la 22 mars 1985
couche d’ozone, son
protocole et ses
amendements
9. Convention des Nations Rio de Janeiro 8 Décembre 1994
Unies sur les (Brésil)
changements climatiques 4 Juin 1992
10. Convention sur la Rio de Janeiro 15 Septembre 1994
Diversité biologique (Brésil)

50
5 Juin 1992
11. Convention–Cadre sur les Bamako (Mali) 15 Septembre 1994
transports
transfrontaliers des
déchets dangereux et
leur gestion (Convention
de Bamako)
12. Accord international sur Genève (Suisse) 20 Novembre 1990
les bois tropicaux 18 novembre 1992
13. Convention sur les Bâle (Suisse) 15 septembre 1994
transports 22 mars 1989
transfrontaliers des
déchets dangereux et
leur traitement
(Convention de Bâle)
14. Convention sur Washington (USA) 25 octobre 1973
l’interdiction de la mise 10 avril 1972
au point de la fabrication
et du stockage des armes
bactériologiques
(Biologiques) et à toxines
et sur leur destruction
15. Convention sur la Londres (Royaume 16 Septembre 1975
prévention de la pollution Unis)
de la mer résultat de 29 décembre 1972
l’immersion de déchets
16. Convention sur le Washington (USA) 20 juillet 1976
commerce international 3 mars 1973
des espèces sauvages de
flore et faune menacées
d’extinction ou CITES
17. Convention sur Genève (Suisse) 28 février 1978
l’interdiction d’utiliser 28 février 1978
des techniques de
modification de
l’environnement à des fin
militaires ou toutes
autres fins hostiles
18. Convention sur Vienne (Autriche) 30 septembre 1986
l’assistance en cas 26 septembre 1986
d’accident nucléaire ou
de situation d’urgence
radiologique
19. Traité instituant la Abidjan (Nigéria)
Communauté Economique 3 juin 1991 _
africaine
20. Convention-cadre sur le New-York (USA) 11 juin 1992
changement climatique 9 mai 1992
21. Convention de la lutte Paris (France) 11 septembre 1997
contre la désertification 17 octobre 1995
22. Convention des Nations Montego Bay 17 février 1989
Unis sur les droits de la (Jamaïque)
mer 22 août 1983

51
Annexe 4. Projets

I. Titre : Projet de conservation et d’Aménagement de la biodiversité du Parc


Marin des Mangroves

II. Résumé

La RD Congo partage avec les pays côtiers de sa sous–région une des côtes
les plus riches en biodiversité au monde. Cette côte est fréquentée chaque année
par diverses espèces d’oiseaux migrateurs. Elle présente des sites d’intérêt
mondial pour la conservation des espèces dont le Parc Marin des Mangroves (PMM),
où on retrouve des aires de reproduction des poissons, des crustacées, des tortues
marines et des mammifères marins tels que le lamantin.
Cependant, plusieurs menaces vont compromettre d’ici peu la survie de cette
richesse.

Ainsi, au niveau de PMM, l’intensification de l’exploitation des palétuviers


pour la carbonisation suite à la pauvreté, à l’ignorance écologique et incompétence
des populations se traduit par un déboisement.
Il s’ensuit une perte considérable de la biodiversité et une dégradation sévère du
couvert végétal.

Par ailleurs, l’exploitation concentrée sur la côte est responsable de


l’émission des effluents liquides, solides et gazeux. Elle constitue non seulement
une source additionnelle de destruction des habitats et des espèces mais présente
également un danger pour la santé humaine.
Le même constat s’appert au niveau de l’accélération de l’urbanisation de la
frange côtière entraînant la destruction des sites fragiles à haute importance
écologique notamment des zones de ponte des tortues marines et les aires de
nidifications des oiseaux migrateurs.

L’urbanisation et les besoins qu’elle suscite jouent aussi un rôle majeur dans
l’érosion du littoral.
De ce qui précède, le projet a pour objectif global l’aménagement en vue de sa
meilleur conservation du Parc Marin des Mangroves. Concrètement, il va falloir :
- Assister le gouvernement de la RD Congo à travers l’ICCN :
• à développer une stratégie pour la conservation et la gestion durable des
ressources naturelles du PMM avec la participation des communautés
riveraines ;
• proposer un plan d’aménagement participatif du PMM après des études
menées sur le terrain et les structures mises en place qui prévoit :
- les besoins immédiats et à long terme des communautés riveraines ;
- la sauvegarde de la biodiversité du Parc.

Quatre objectifs spécifiques permettront d’atteindre l’objectif global sus


étayé :

1. Fournir les données de base à travers des études et recherches biologiques,


socio économiques et des impacts.

52
2. Améliorer le niveau de vie des populations riveraines à travers les
organisations locales de base pour une bonne gestion des ressources
naturelles moyennant des petits projets pilotes et développement
communautaire.

3. Eduquer la population sur le plan mésologique à travers une participation


communautaire et sensibilisation. Concrètement il va falloir :

- créer des clubs des amis de la nature dans des écoles primaires et secondaires
au sein du Parc,
- mettre en place le programme de l’éducation environnementale dans les
écoles,
- renforcer les capacités humaines et organisationnelles des populations locales
à travers les comités de gestion des ressources naturelles.

4. Aménager le PMM à travers :

- la mise en place des limites du Parc en tenant compte de la réalité de


l’utilisation des terres (cartographie du Parc).

III. Justification/contexte

Le modèle non durable d’exploitation des ressources qui repose largement


sur une méconnaissance des espèces et des écosystèmes et de leurs interactions,
s’applique à toutes les activités (pêche, exploitation des palétuviers,…) exercées
dans le Parc par les Communautés riveraines.

Le mode de prélèvement actuel des ressources ne parvient pas à discriminer


les espèces totalement protégées par la loi. Ainsi, les populations de tortues
marines (trois espèces), de lamantins et des oiseaux migrateurs ou pélagiques jadis
importantes sont maintenant considérées comme en voie d’extinction.
La faiblesse institutionnelle technique et matérielle de l’organisme étatique chargé
de gérer les ressources du Parc constitue une entrave moyenne à une bonne
conservation de la diversité.
De plus, l’ignorance des textes et leur applicabilité posent d’énormes problèmes.
Par ailleurs, l’analyse de la gestion traditionnelle des ressources naturelles de la
région marine
et côtière, a montré la nécessité de l’implication et de la responsabilisation
inévitable des populations locales.

La politique de co- gestion que lance ce projet constitue une opportunité de


réhabilitation de certaines pratiques de cette forme de gestion traditionnelle. Les
activités suivantes sont retenues pour faire face à cette situation.

- le renforcement institutionnel,
- la promotion d’une mise en adéquation des textes avec les réalités sociales,
économiques et environnementales,
- la vulgarisation des textes règlementaires.

53
La relation étroite qui existe entre les habitants marins, côtiers et
environnementaux, justifie une approche globale pour appréhender la
problématique de conservation des ressources biologiques du Parc Marin des
Mangroves.

Ainsi, le projet se propose de mettre en œuvre des mécanismes concertés en


gestion dont un des objectifs sera de faciliter l’harmonisation des initiatives en
cours et des projets en voie d’implantation. Pour y parvenir, il est prévu des
activités suivantes :

- favoriser l’harmonisation des réunions avec les autres initiatives en vu de créer


des synergies et une complémentarité au niveau des projets.
- Appuyer les activités des structures étatiques qui deviennent pour la
coordination des projets relatifs à la conservation la biodiversité ;
- Soutenir les échanges d’informations et des résultats partiels entre les projets
dont la problématique commune est la conservation des ressources biologiques
du Parc Marin des Mangroves.

IV. Description de la région

Le PMM est situé dans le Territoire de Moanda, Province du Bas Congo, entre
5°45’et 6°55’de latitude Sud, et entre 12°45’et 13° de Longitude Est.
Il couvre une superficie de 66 000ha (MFU, 1995) comme le présente la figure X. Le
PMM est en forme de L dont une étroite bande côtière (2km de large) se
prolongeant à la perpendiculaire dans l’estuaire du fleuve, entre la frontière
Angolaise au sud, et la route Boma - Moanda au nord, jusqu’au village de MBULU à
l’est (DOUMENGE, 1990).
Le PMM est constitué de deux zones dont les statuts sont différents :
La zone A à protection intégrale et la zone B de protection partielle.
L a zone A est celle à Mangroves tandis que la zone B comprend la savane humide
et une bande côtière de 2km de large le long de l’océan.
L’échelle altitudinale du PMM s’étend de 0 à 110m.La plage et le Terrain
marécageux baignés par le fleuve sont prolongés vers l’intérieur par deux plaines,la
première de 20 à 30m d’altitude et la seconde atteignant 110m(DOUMENGE,1990).
Le littoral côtier congolais bénéficie d’un climat tropical humide de type AW4
suivant la classification de Koppen.

Il est caractérisé par un fort contraste entre deux saisons bien distinctes : la
saison des pluies d’octobre à mai, et la saison sèche de juin à septembre
(MINAFENV, 2001).

La population connaît un exode rural important due aux conditions de vie


difficiles, à la pauvreté et au chômage engendrant des conflits divers.
Les communautés riveraines du PMM vivent essentiellement de la pêche, de
l’élevage, de l’agriculture et de la carbonisation.
Les palétuviers du PMM sont caractérisés par les espèces suivantes (de l’extérieur
vers l’intérieur de terre) : Rhizophora racemosa,G.F.W.meyer et Avicennia
germinans(L).L,Conocarpus erectus L.,Laguncularia racemosa(L)Gaertn.f.,Hibiscus
tiliacens L.,Achrostichum aureum L.

54
On y rencontre aussi des formations herbeuses sur sols humides à
Heteropogon contortus (L).Roem et Schult et Andropogon schirinsis Hochst.Ex Rich.
Dans le Nord Est ,entre coupées ça et là des formations basses,avec parfois de
lambeaux des forêts à corynthe pariculare welw. Et des formations herbeuses à
Annona senegalensis Pers. et Annizophylea quangensis Angle (DOUMENGE, 1990).

Toutes les activités (pêche, agriculture, carbonisation, élevage…) exercées


anarchiquement dans le PMM, présentent des menaces pour la conservation de la
Biodiversité du Parc.
En les comparant entre elles, il ressort que les unes se révèlent plus dangereuses
que les autres.
La carbonisation par exemple est plus destructrice que la pêche car la couverture
végétale se modifie et perturbe l’évolution normale de la végétation avec comme
conséquence, la destruction de l’habitat naturel de certaines espèces qui se
raréfient ou disparaissent.
Les déchets pétroliers représentent une grave menace car ils modifient les habitats
naturels de diverses espèces et appauvrissent la faune.
Par ailleurs,l’eau étant une ressource à usage collectif,toute pollution d’une
portion de la surface de l’eau se répercute de diverses manières sur l’ensemble de
la planète probablement les déchets pétroliers rejetés dans l’atmosphère peuvent
occasionner des pluies acides et avoir des impacts sur le sol et la végétation.

Toutes les activités ainsi répertoriées dans le PMM ne contribuent pas à leur
manière actuelle au maintien de cet écosystème mais plutôt à sa dégradation.
Les principales parties prenantes dans la co- gestion des ressources biologiques du
PMM autour du présent Projet sont : l’ICCN,l’Administration publique locale,les
ONG(OCPE,CCPN,ACODES…),les organisations communautaires de base,les
associations des pêcheurs(ACOPEBA,IPEN…) et les communautés riveraines.

V. Groupe cible et participation de la communauté locale

Le caractère multisectoriel du projet justifie le besoin de mobiliser le plus


grand nombre possible d’acteurs provenant de l’ensemble de la société civile ; de
la communauté nationale, sous-régionale et internationale afin de bénéficier d’un
maximum d’appui et de contributions techniques, matérielles, et financières
suffisantes en vue d’atteindre les objectifs sus étayés.
A ce titre, les activités de promotion suivantes sont proposées :
i. Distribution d’un dépliant du Projet,
ii. Création d’un forum d’échange et de débat à partir d’un site Internet,
iii. participation des ONGs et organisation communautaire de base et du secteur
privé à des Fora et foire ;
iv. Marketing des activités auprès des bailleurs des fonds pour des financements
additionnels.

Les groupes cibles sont principalement les communautés riveraines du


Parc,l’Administration publique locale,les organisations de conservation(ICCN),les
ONGs locales,organisation communautaire de base (OCB) (Associations de
pêcheurs,agriculteurs…), les partenaires internationaux(PTF/CN- UICN, NOVIB,… et
le gouvernement congolais.

55
Les communautés locales participeront effectivement à la définition, à
l’élaboration et à la mise en œuvre de différentes activités alternatives pour la
multiplication et l’amélioration de leurs sources de revenus.
Le projet devra permettre la formation des villageois en matière de législation
(vulgarisation du nouveau code forestier et décentralisation) et de gestion de
ressources naturelles.

Par ailleurs, les communautés riveraines bénéficieront activement de


l’apprentissage des techniques de reboisement ainsi que l’ostréiculture, élevage de
porc et volaille et de mise en place des pépinières des plantes forestières et
fruitières.

Il faut signaler que la participation des populations locales est impérative à


la réalisation de diverses études socio économiques sur les filières du poisson, des
huîtres et crevettes.

De même, le projet facilitera la formation des enseignants et de villageois


pour l’exécution d’un programme d’éducation environnementale en milieu
scolaire, dans certains villages du Parc, et en milieu non formel dans d’autres
villages, et ce en étroite collaboration avec l’inspection provinciale de
l’enseignement national.

VI. Les aspects liés au genre

Les précédentes études socio économiques réalisées par l’OCPE au Parc


Marin des Mangroves révèlent que les femmes sont occupées essentiellement par
l’agriculture, la collecte des huîtres, et le salage de poissons en dehors des lourdes
tâches ménagères (collecte de bois de chauffe, recherche de l’eau de
consommation, …).

Ainsi le projet permettra de renfoncer les capacités techniques et


organisationnelles des femmes par le développement de diverses activités ci-
dessous à leur intention en vue de mieux organiser leur accès aux ressources ;
améliorer leurs revenues :

- apprentissage des meilleures techniques agricoles et des salages du poisson ;


- la formation en Ostréiculture ;
- appui en matériel et intrants agricoles pour les cultures maraîchères ;
- les consultations pour l’organisation des filières commerciales des produits
halieutiques et forestières non ligneux ;
- réunion des sensibilisations des femmes à l’hygiène du milieu.

VII. Buts et objectifs

Le projet de conservation et d’aménagement de la biodiversité du Parc


Marin des Mangroves a pour but :
- d’assister le gouvernement Congolais à travers l’institut congolais pour la
conservation de la nature à développer une stratégie de conservation et de

56
gestion durable des ressources du Parc Marin des Mangroves avec la
participation des communautés locales.

Par ailleurs, le projet entant contribuer à la proposition d’un plan


d’aménagement participatif du parc après les études menées sur terrain.

Les Objectifs spécifiques

A terme le Projet devra atteindre 7 objectifs ci-après :

- Fournir les données biologiques et socio économiques de base (inventaire,


recherche…)
- Promouvoir le développement communautaire à travers le regroupement des
villageois en association de soutiens techniques et financiers aux activités
alternatives (petit projet pilote).
- Développer les infrastructures du Projet
- Organiser et promouvoir les groupes villageois, institution traditionnelle et les
comités de gestion de ressources naturelles,
- Promouvoir l’éducation environnementale et régénérer naturellement ou
artificiellement les forêts des mangroves,
- Promouvoir l’intégration de la femme dans le développement communautaire,
- Former spécifiquement les agents du Projet et quelques villageois en vue du
développement durable.

VIII. Activités et résultats

Les activités ci après seront réalisées :

Résultats attendus I
- Les données biologiques et socio économiques de base sont disponibilisées.

*Activités1.1 :
Réaliser les inventaires faunistique et floristique pour l’élaboration du plan
d’aménagement ;
1.2. Réaliser les enquêtes socio économiques complémentaires
1.3. Prélever les données climatologiques et cartographiques
1.4. Centraliser, classer et rendre disponible la documentation préexistante
1.5. Vulgariser et diffuser les expériences concluantes à tous les niveaux
1.6. Organiser les ateliers de restitution

Résultats attendus II

- Le développement communautaire est promu, les villageois sont regroupés, les


projets pilotes sont réalisés.

 Activités 2.1
Appuyer financièrement et techniquement les associations des pêcheurs et
Agriculteurs existants.

57
 Activités 2.2
Soutenir le regroupement des villageois en association pour un contrôle
maximum des filières productives et commerciales aussi qu’une meilleure
gestion des ressources des mangroves.

 Activités 2.3
Assurer l’encadrement technique et financier des groupements ostréicoles.

 Activités 2.4
Appuyer techniquement, matériellement la réalisation des micros projets
Pilotes.

Résultats attendus III :


Les infrastructures du Projet sont développées.

 Activités 3.1
Disponibiliser (location) un bâtiment abritant le Projet.

 Activités 3.2

Assurer un équipement au Projet :

- Acquérir un véhicule 4x4 pour le déplacement du personnel et du matériel du


Projet ;

- Acquérir une Moto ;

- Acquérir un canot rapide pour le déplacement et surveillance dans l’eau ;

- Acquérir le matériel de projection audio visuel pour les campagnes de


sensibilisation des populations sur l’utilisation durable des ressources ;

- Acquérir les équipements scientifiques, spectrophotomètre, 4 ordinateurs, 1


scanner, 2 photocopieuses, 4 imprimantes, une caméra numérique, 1GPS ;

- Acquérir un matériel de couchage léger (pour 8personnes) ;

- Acquérir le matériel et consommables de bureau :6 table de bureau,12


chaises,15 chaises en plastiques,2 bibliothèques,2 téléviseurs,2 DVD,2 Deck
vidéo,une cuisinière, 2 cafetières,4 ventilateurs,1 groupe électrogène,1
congélateurs, 2 petits frigos.

Résultats attendus IV :

- les groupes villageois ; les institutions traditionnelles et les comités de gestion


des ressources naturelles sont organisés et promus.

 Activités 4.1
Organiser des campagnes de sensibilisation dans les villages concernés.

58
 Activités 4.2
Encourager la mise en place des groupes villageois d’intérêts
Communautaire (G.I.C) dans chaque village.

 Activités 4.3
Appuyer techniquement et financièrement les institutions traditionnelles
Existantes pour la gestion durable des ressources naturelles.

 Activités 4.4
Organiser des visites inter villages

 Activités 4.5
Former des équipes de reboisement, des pépiniéristes et d’exploitants
forestiers.

 Activités 4.6
Définir des règles d’accès et des droits individuels et collectifs de
prélèvement dans la mangrove, en collaboration avec les comités de gestion
villageois.

Résultats attendus V :

- L’éducation environnementale est promue et les forêts des mangroves sont


régénérées.

 Activités 5.1
Organiser des séances d’information dans les villages concernés.

 Activités 5.2
Animer des campagnes d’éducation à l’environnement dans les écoles et
Villages.

 Activités 5.3
Créer des clubs des amies de la nature dans les écoles,

 Activités 5.4
Vulgariser les textes existants en matière de la conservation et du nouveau
Code forestier.

 Activités 5.5
Vulgariser et étendre les techniques de coupe de régénération.

 Activités 5.6
Implanter des pépinières villageoises.

 Activités 5.7
Reboiser la mangrove.

59
Résultats attendus VI :

- L’intégration effective des femmes au développement communautaire est


promue.

6.1 Appuyer techniquement et financièrement les femmes maraîchères ;


6.2 Assurer l’apprentissage de meilleures techniques de salage des poissons ;
6.3 Former les femmes en éducation environnementale et ostréiculture dans les
Villages concernés ;
6.4 Soutenir les consultations avec les femmes pour l’organisation des filières
Commerciales de produits forestiers non ligneux et halieutiques ;
6.5 Mettre en place une coopérative de soutien aux activités des femmes.

Résultats attendus VII :

- Les agents du Projet et quelques villageois sont formés spécifiquement pour


une meilleure gestion des ressources du Parc.

7.1 Appuyer la participation aux cours, formation et stage spécifique des agents
du Projet et/ou des villageois,
7.2 Assurer l’encadrement technique des groupements Ostréicoles.

60
PLAN DU TRAVAIL GRAND PROJET

PERIODES J F M A M J J A S O N D RESULTATS ATTENDUS


ACTIVITES
I. Préparation technique de • les membres sont formés
l’équipe X • le matériel est disponible
1.1 Formation des membres X • le calendrier est élaboré
1.2 Achats de matériel X
1.3 Elaboration du calendrier de
la 1ère descente
II. 1ère descente au PMM X
2.1 Installation des infrastructures X • les infrastructures du Projet sont
du Projet disponibles
2.2 Lancement des activités X • les communautés locales sont
2.2.1 Rencontre d’échanges informées sur le démarrage du
d’information et de sensibili- X X X projet
sation des communautés • les modalités de mise en œuvre
locales sur le démarrage du du Projet sont connues
Projet • les communautés locales sont
2.2.2 Inventaire faunistique et X X X X X X X sensibilisées
floristique. Enquêtes socio • les données biologiques et socio
économiques économiques de base sont
2.2.3 Prélèvement des données X X X X X X X partiellement disponibles
climatologiques et carto- • les données climatologiques et
graphiques X cartographiques sont
2.2.4 Evaluation partielle partiellement disponibles
• les forces, faiblesses,
2.2.4.1 centraliser, classer et X opportunités, contraintes du
rendre disponible la projet sont connues
documentation existante
• la stratégie de continuation et de
2.2.5 Elaboration du 1er rapport
pérennisation du projet est
partiel X
connue
61
• la documentation existante
disponible
• le rapport partiel du projet est
disponible
2.2.6 Organiser les ateliers de X X • les ateliers de restitution sont
restitution organisés
2.2.7 Appuyer financièrement et X X X X X X X X X X X X • le développement communau-
techniquement les associa- taire est promu, les villageois
tions de pêcheurs et sont regroupés, les petits projets
agriculteurs existants pilotes sont réalisés
2.2.8 Soutenir le regroupement X X X X X X X X X X X X
des villageois en association
pour un contrôle maximum
des filières productives et
commerciales ainsi qu’une
meilleure gestion des
ressources des mangroves
2.2.9 Assurer l’encadrement X X X X X X X X X X X X
technique et financier de
groupement ostréicole.

2.2.10 Appuyer techniquement, X X X X X X X X X X X X • les groupes villageois, les institu-


matériellement et finan- tions traditionnelles et les
cièrement la réalisation comités de gestions des
des micros projet pilotes ressources naturelles sont
2.2.11 Organiser des campagnes X X X X X X X X X X X X organisés et promus
de sensibilisation dans des
villages concernés
2.2.12 Encourager la mise en X X X X X X X X X X X X
place des groupes d’inté-
rêts communautaires dans
chaque village
62
2.2.13 Appuyer techniquement et X X X X X X X X X X X X
financièrement les institu-
tions traditionnelles exis-
tantes pour la gestion
durable des ressources
naturelles
2.2.14 Organiser les visites inter X X X X X X X X X X X X
ème
villages (fin 2 année)
2.2.15 Former des équipes de X X X
reboisement des
pépinières et des
exploitants forestiers
2.2.16 Définir des règles d’accès X X X
et de droit individuel et
collectif de prélèvement
de la mangrove en
collaboration avec le
comité de gestion villa-
geoise
2.2.17 Organiser des séances X X X • l’éducation environnementale est
d’information dans les promue, les forêts des mangroves
villages concernés sont régénérées
2.2.18 Animer des campagnes X X X
d’éducation à l’environ-
nement
dans les campagnes et les
villages
2.2.19 Créer des clubs des amis
de la nature dans des X X X X X
écoles
2.2.20 Vulgariser les textes exis- X X X
tants en matière de la
63
tants en matière de la
conservation et le nouveau
code forestier
2.2.21 Vulgariser et étendre les X X X X X
techniques de coupe de
régénération
2.2.22 Implanter des pépinières X X X X
villageoises X X X X
2.2.23 Reboiser la mangrove
2.2.24 Appuyer techniquement et X X X X X X X X X X X • l’intégration effective des
financièrement les femmes femmes au développement
maraîchères communautaire est promue

2.2.25 Assurer l’apprentissage de X X X X X X X X X X X


meilleures techniques de
salage des poissons
2.2.26 Former les femmes en X X X X X X X X X X X
Education environnemen-
tale et ostreicul
ture dans les villages
concernés

2.2.27 Soutenir des consultations X X X X X X X X X X X


avec les femmes pour
l’organisation des filières
de commercialisation
des produits halieutiques et
forestiers non ligneux.
2.2.28 Mettre en place une X X X
coopération de soutien aux
activités des femmes
2.2.29 Appuyer la participation à X X X X X X X X X X X
des formations des agents
64
des formations des agents
du projet et/ou des
villageois
2.2.30 Assurer l’encadrement X X X X X X X X X X X
technique des grou-
pements ostréicoles
2.2.31 Evaluation et rédaction du X X X
rapport final du projet

65
BUDGET PROJET

Catégories Prix Unitaire Nombre TOTAL S/TOTAL


(Euros) des CATEGORIES GENERAL
pièces
I. EQUIPEMENTS

-Jeep (4x4) 12 000 1 12 000


-Moto 3 000 1 3 000
-Hors bord (85 ch.) 5 000 1 5000
-Coque 3 000 1 3 000
-Vidéo Project. +Sono 3 000 1 3 000
-Spectrophotomètre 6500 1 6500
-Ordinateur 800 4 3200
-Photocopieuse 700 2 1400
-Scanner 800 1 800
-Imprimantes 250 1 250
-Caméra numérique 500 1 500
-GPS 300 1 300
-Tables du Bureau 700 4 2800
-Chaise du Bureau 50 12 600
-Chaise en plastique 10 15 150
-Armoires 100 4 400
-Bibliothèques 200 2 400
-DVD 300 2 600
-Dek Vidéo 500 2 1000
-Cuisinière 400 1 400
-Cafetière 50 2 100
-Ventilateurs 30 4 120
-Groupe électrogène 300 1 300
-Congélateur 500 1 500
-Frigo 250 2 500
-Consommable du 500 ---- 500
Bureau
3600/ansx3ans 10800
-Bâtiment du Projet 600 600
-Filets pour pêcheurs 54 970

02. Charges salariales


• Coordonnateur 400/moisx12x3an 1 14 400
• Adm. Financier s 1 13 680
• Botaniste (senior) 380/moisx12x3an 1 4500
• Zoologiste s 1 4500
• Cartographe 500/moisx3x3ans 1 3600
• Dév. 500/moisx3x3ans
Communautaire 400/moisx3x3ans 1 13 680
• Expert en 6 82 080
Environnement 380/moisx3x3ans
380/moisx12x3an 2 7200
• Guides
s

66
s
• Conducteur Hors 1 2880
bord 100/ansx3x3ans 146 520

80/moisx3x3ans
03. Maintenance 2000
véhicule 300
• Carburant 2000
• Huile Moteur ---
• Entretiens ---
--- 4300Euros

04. Dépenses Relatives


au Projet
• Location maison à
Moanda (logement) 50x1x12x3ans 1800
• Restauration 10x12x3ans 12pers 4320
• Petits lits (dortoir) 20x8pièces 160

6280Euros
212
070Euro
05. Frais de 159 05,25
fonctionnement
06. Imprévu 113 98,763
TOTAL GENERAL 239 374,01

67
Annexe 5. Formulation des profils des projets du secteur de l’énergie

1. Du contexte Général

Il serait inconcevable d’entamer cette approche sans signaler – à titre


des rappels - que les informations disponibles montrent sans ambages que les
potentialités hydroélectriques prolifiques de la RDCongo (environ 100.000 MW
de puissance exploitable) contrastent, de façon déconcertante, avec le taux
d’électrification générale du pays (2.600 MW seulement sont exploitées jusqu’à
ce jour pour un taux d’électrification général estimé à 6%. En d’autres termes,
sur 100 ménages en RDC, 6 seulement ont accès à l’électricité alors que ce taux
atteint 80% dans certains pays africains tels le Maroc, la Tunisie, la République
Sud Africaine et l’Algérie).

Pourtant, selon la Banque mondiale, le niveau de consommation de


l’énergie électrique constitue un des indices d’appréciation de l’essor
économique. Il reste un atout majeur du développement durable car il stimule,
entre autres, l’investissement industriel, améliore la qualité de la vie, et freine
l’exode rural.

Il importe donc que le PANA aide la RDCongo à décrocher des crédits


suffisants pouvant permettre de faciliter l’accès à l’énergie électrique aux
pauvres des villes et aux petits exploitants ruraux reconnus comme les plus
vulnérables d’entre les populations de notre pays.
Au demeurant, les quelques sites que l’on sera emmené à choisir en fin de
compte ne représenteraient qu’une goutte d’eau dans le grand océan de
pauvreté et d’obscurité qu’est devenue la RDCongo. Néanmoins, les projets à
proposer par le groupe d’experts du PANA se voudraient comme des points de
référence pour l’extension de l’électrification des milieux ruraux et périurbains
de tout le pays.

2. De la méthodologie de travail sur le terrain

Le travail a consisté principalement à la récolte des données pertinentes


pouvant aider à mieux cerner la réalité de terrain sur l’état des lieux de
l’électrification des contrées congolaises, après un ciblage systématique des
institutions spécialisées dans le domaine de l’énergie électrique. Pour ce faire,
les services ci-après ont été consultés : la Commission Nationale de l’Energie
(Conseillère officielle du Gouvernement congolais en matière énergétique), la
Société Nationale d’Electricité (SNEL) et le Secrétariat Général au Plan.

Afin de faciliter la communication avec ces partenaires, un


questionnaire standard a été élaboré pour orienter les entretiens. Avant
chaque rencontre de travail proprement dit, le questionnaire avait été déposé
48 heures avant chez le spécialiste désigné (par le responsable du service visité)
pour nous recevoir.

En plus des échanges verbaux, des documents parfois inédits ont été
également mis à la disposition des membres de l’ETM pour des illustrations plus
précises. La banque de données ainsi constituée reste la source principale de
68
toutes les considérations techniques et financières utilisées dans l’élaboration
du cadre logique des profils des projets du secteur.

69
3. Des modes d’électrification

L’exploitation des informations renseigne qu’il existe quatre modes


d’électrification possibles en RDCongo : l’hydroélectricité, l’insolation, le
thermique et l’éolien.
Parmi ces modes, l’hydroélectricité apparaît comme celui le mieux adapté et
aussi de loin, le plus efficace pour les besoins de promotion de nouvelles
activités socioéconomiques et l’amélioration de la qualité de la vie des
populations cibles (populations vulnérables identifiées aux étapes 1 à 4) pour le
cas de la RDCongo surtout quand on considère que les potentialités
hydroélectriques du pays comptent parmi les plus impressionnantes du globe.
Néanmoins, on a tout de même épinglé çà et là, quelques possibilités
d’électrification par voie solaire.

4. Du choix des sites d’implantation des activités

Les critères essentiels de sélection des sites et des provinces


bénéficiaires sont :

- le taux d’électrification le plus faible ;

- les catégories des bénéficiaires directs (degré de vulnérabilité ou de


pauvreté) ;
- l’importance des activités économiques à réhabiliter ou à créer pour
aider les populations vulnérables à mieux s’adapter aux effets des
changements climatiques ;

- la distance du site de production par rapport au(x) centre(s) et/ou


agglomération(s) rurale(s) à électrifier. Dans le cas des quartiers
périurbains de Kinshasa, ont été privilégiées les communes
géostratégiquement sensibles couvrant l’ensemble de principales entrées
terrestres de la ville ;

- le coût d’investissement ;

- les impacts environnementaux.

5. Du choix et des modalités d’électrification des sites retenus

Au regard des critères énumérés ci-dessus, des programmes sectoriels


disponibles au Ministère du Plan, et sur base des données techniques fournies
par la SNEL et la CNE, il est apparu nettement que le Sud de la province du
Bandundu avec 0,0002% de taux d’électrification global, demeure la portion du
territoire national la plus démunie, derrière le Maniema (0,1%) et le Kasaï
oriental (0.2%).

70
Pourtant, cette partie du pays est l’une des plus exposées aux risques
climatiques actuellement (péjoration pluviométrique, raccourcissement de la
saison des pluies, canicule, …).
Dès lors, sur base d’un coût d’investissement moyen estimé à 2.400,-$us/KW
(Ratio d’investissement : Expert CNE et SNEL ) pour ce qui est de l’implantation
des centrales hydroélectriques, il n’a pas été aisé de se mettre d’accord quant
au choix des sites à sélectionner. Toutefois, un consensus a fini par être trouvé
et les sites suivants ont été retenus.

- le centre de PANZI (implantation d’une micro centrale


hydroélectrique de 1,05 MW sur la rivière Lukula situé à 10 km
du site et à 45km de FESHI) ;
- le centre de PAY-KONGILA (implantation d’une micro centrale de
2,25 MW sur la rivière Kwenge à 15 km du site et au cœur d’une
zone agro-industrielle d’environ 30 km de rayon ;

- le centre de TSAKALA MBIDI/DURIMPANGI (implantation d’une


mini centrale hydroélectrique de 350 KW sur la rivière Tuana situé
à 1 km du site) ;
- la ville de Kinshasa (réhabilitation à 70% du réseau de distribution
MT et BT dans les communes de Masina, Kimbanseke et Mont-
Ngafula).

On a, à l’issue de cet exercice, élaboré le cadre logique générique du


projet d’électrification de 3 milieux ruraux et de 3 milieux périurbains de
Kinshasa.

6. Du cadre logique générique

Libellé de la logique Indicateur de réussite


d’intervention (objectivement
vérifiables ; sources
et moyens de
vérification

Apporter de - la population
l’énergie électrique bénéfi ciaire se
aux populations chiffre à 1.550.299
But du projet vulnérables des habitants dont
villes et des 1.500.000 en
campagnes pour les milieu périurbain
aider à mieux gérer soit 155.030
ou à mieux survivre ménages ;
aux risques - l’électrification
climatiques. des centres ruraux
choisis permettra
la sédentari- sation
de près de 60.000
ménages en milieu
rural;
- l’amélioration de
la qualité de
l’enseigne-

71
l’enseigne-
gnement et de
l’informa- tion des
populations.

1° Implanter trois - Sources


micro centrales d’information :
Objectif du projet hydroélectriques d’information :
2°Renforcer la capacité CNE, SNEL,
de distribution de Secrétariat
l’énergie électrique Général au Plan et
à Masina, Autorités politico-
Kimbanseke et administratives.
N’sele. - Méthodes
d’information :
- enquêtes de
terrain,
dépouillement
documentaire
et internet.

Activité1 : 1° Electrification de
Electrification par toute la cité de
hydroélectricité de PANZI pour une
trois centres : puissance totale de
 une première micro 263,28 KW dont :
Résultats escomptés centrale de 1,05 MW 139.38 KW pour
sur la rivière LUKULA besoins de
à PANZI pour un coût ménages, 103,74
de 2.880.000 $us; KW pour besoins
 une seconde micro des PMI et 20.16
centrale de 2,25 MW KW pour l’éclairage
sur la rivière Kwenge public.
à PAY KONGILA pour
un coût global de 2° Electrification de
4.557.520 $us ; et 73% de la cité de
Feshi pour une
puissance totale de
 un troisième mini 786.72 KW dont 415
central de 350 KW KW pour besoins de
sur la rivière TUANA ménages, 339.15
à TSAKALA KW pour les PMI et
MBIDI/DURMPANGI 30.07 KW pour
pour un coût de éclairage public.
840.000 $us. 3° Electrification de la
cité de PAY-
KONGILA pour une
Activité2 : puissance totale de
Renforcement et 408,10 KW dont :
extension des 224,98 pour besoins
réseaux de des ménages,
distribution moyenne 152,88 KW pour les
et basse tension à PMI et 30,24 KW
Masina, Kimbanseke pour l’éclairage
et Mont-Ngafula pour public.

72
et Mont-Ngafula pour public.
un coût estimatif de
2.300.000$us. 4°Electrification de
sept centres
environnants
(Kingandu, Sungu,
Mayamba,
Kimbilangundu,
Kipalanka, Kisumbu
et Kibolo pour une
puissance totale de
1,84 MW.

5°Electrification de
TSAKALA
MBIDI/DURIMPANGI
pour une puissance
totale de 131,64
KW dont 64,69 KW
pour besoins de
ménages, 51,87 KW
pour les PMI et
10,08 KW pour
l’éclairage public.

6° Electrification de
KASINZI et BOKO
pour une puissance
totale de 218,36
KW.

7°Réhabilitation de
l’éclai- rage public
à 80% à Masina,
Kimbanseke et
Mont Ngafula.
8° Réhabilitation du
réseau de
distribution MT et
BT à 70% à Masina,
Kimbanseke et
(1)
Mont Ngafula
1° Moyens humains : Disponibilité des
Hydrologues, moyens humains,
Ingénieurs matériels et
électriciens et mains financiers tels que
d’œuvre locale décrits ci-contre.

2° Moyens financiers :
1) PANZI: 2.880.000
$us

73
$us
2) PAYIKONGILA :
Apports 4.557.520 $us
3) TSAKALA MBIDI :
840.000 $us
4) KINSHASA :
2.300.000 $us

Total : 10.577.520
$us

5.2.7 Documents consultés ans le cadre du secteur de l’Energie

- Extrait du répertoire des possibilités d’électrification des


territoires de la République démocratique du Congo, octobre
2005, 140p.

- Projet d’électrification de KIKIMI II-KILAMBU par microcentrale


hydroélectrique, octobre 2005, 2p.

- Termes de référence relatifs aux études de faisabilité (projets


d’électrification par micro ou mini centrales hydroélectriques),
septembre 2005, 14p.

- Projet d’électrification par voie solaire de l’hinterland de


Kinshasa, septembre 2005, 6p.

- Termes de référence relatifs aux projets d’électrification par


l’hydroélectricité, juillet 2005, 9p.

- Plan Directeur de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) à


l’horizon 2015, dépliant.

74
Annexe 6 . Vulnérabilité générale des populations en RDCongo selon le DSCRP

1 Bases d’analyses et parties prenantes clés


[1]
Min. du Plan et de Commerce, Pauvreté et Dynamique communautaire: Kinshasa, Bas-
Congo, Bandundu, Synthèse provisoire, Kinshasa, février 2000

[2]
Min. du Plan/PNUD, Profil de Pauvreté en RDC: Niveaux et Tendances, Kinshasa, 1999,
RDC-PNUD, Rapport National sur le Développement Humain 2000 : Gouvernance pour le
Développement Humain en RDC, 2000.
[3]
Banque Centrale du Congo, Evolution Economique, financière et monétaire récente,
Janvier 2002.
[4]
Système des Nations Unies, RDC: Bilan Commun de Pays, Kinshasa, Mai 2001
[5]
Voir tableau des indicateurs de la pauvreté par province en annexe
[6]
Enquête MICS2 sur la situation des enfants et des femmes en RDC, janvier 2002.(données
provisoires)
[7]
Il faut noter que la moyenne africaine est de :
- 80 décès pour 1000 naissances vivantes
- 500 décès en couches pour 100.000 naissances
[8]
L’on considère en chômage toutes les personnes au dessus d’un âge déterminé (16-65 ans),
qui n’ont pas d’emploi rémunéré ou ne sont pas travailleurs indépendants, et qui sont
disponibles pour travailler dans le cadre d’un emploi rémunéré ou en tant que travailleur
indépendant, et se sont efforcés, sans succès, de trouver un emploi rémunéré ou occuper une
activité de travailleur indépendant.
[9]
Cette comparaison est à considérer avec précaution.
[10]
Bary Abdoul Kader, Problématique de la pauvreté au Zaïre, in "Plan d'action pour la
réinsertion socio-économique des groupes vulnérables au Zaïre, pp. 10-21, Kinshasa, mai
1996.
[11]
Ministère des Affaires Sociales, UNICEF, Situation des lois coutumières et des droits des
femmes en RDC, avril 1999.
[12]
Ministère des Affaires Sociales, UNICEF, Violences faites à la femme et à la jeune fille en
RDC,avril 1999.
[13]
Rapport Epidémiologique annuel des maladies à potentialité épidémique sous surveillance
en RDC, publié en mai 2001.

75
en RDC, publié en mai 2001.
[14]
Rapport Save the Children, Oxfam et Christian Aid (2001). E perspective en vue : La
tragédie humaine du conflit en RDCIl .s’agit de : Goma, Bukavu, Uvira, Shabunda, Kindu,
Kalima, Mwenga, Uvira, Fizi, Baraka, Kalemie, Moba, Nyunzu, Kongolo, Manono, Kabare,
Katana, Bunyakiri, Masisi, Rutshuru, Lubero, Beni, Butembo, Kisangani, Buta, Bafwasende,
Kabinda, Lodja, Tshumbé etc…
[15]

[16]
Dans la banlieue de Kisangani, le personnel du centre de santé de Segama estime que
seulement 40% de la population peut se permettre de payer les frais de consultations de 0.15
USD. De ceux-ci, seulement 1 à 4 peuvent se permettre les 0.11 USD pour l’achat des
médicaments.

76
2. PROFIL ET DETERMINANTS DE LA PAUVRETE EN RDCONGO

1. La pauvreté est un concept complexe dont les définitions varient selon les
auteurs et les organismes. Les uns utilisent la pauvreté monétaire (revenu par
tête d’habitant), les autres utilisent la pauvreté humaine (capacités de
fonctionnement humain). D’autres encore utilisent les besoins de base, tels que
l’alimentation et le logement. En outre, les populations de la base possèdent
leur définition de la pauvreté laquelle est dynamique en ce qu’elle est plus
appropriée à leur existence passée, présente. Le présent document s’articule
autour de plusieurs concepts tout en les complétant avec la perception tirée de
la consultation participative.

2.1 Insuffisance statistique

2. La RDCongo souffre actuellement de l'absence des statistiques fiables, plus


actuelles et à couverture nationale. Il en va ainsi des données sur les conditions
de vie des ménages congolais. Il n’y a pas d’indicateurs fiables et à jour sur
l'ampleur réelle de la pauvreté dans le pays. Un des défis à relever dans le
cadre du DSRP est justement là. Certes, quelques enquêtes du milieu des
années 80, notamment les enquêtes sur le budget consommation des ménages)
ont couvert les chefs lieux de quelques provinces (Kinshasa, Lubumbashi,
Kisangani et Bandundu). Mais ces données sont vieilles et ne présentent presque
plus d'intérêt après tant de changements intervenus depuis. Quelques enquêtes
plus récentes se sont limitées à quelques quartiers de Kinshasa. De toute
évidence, leur utilité est très limitée.

3. En 1999, une enquête sur la dynamique communautaire était menée pour


établir le rôle joué par les communautés de base dans la lutte contre la
pauvreté et valider le cadre opérationnel dont elles se servent. Cette enquête
s'est limitée seulement aux trois provinces (Kinshasa, Bas-Congo et Bandundu).

4. En plus, le Profil de Pauvreté et le premier Rapport national sur le


développement humain font un état global des niveaux et tendances de la
pauvreté. Ces études ont été faites dans les limites des données existantes,
révélant et stigmatisant la faiblesse, l'incohérence et parfois l'inconsistance de
ces dernières.

5. Au regard de ce qui précède, l’actualisation des enquêtes sur les conditions de


vie des ménages, s'avère indispensable. Une telle enquête est justifiée par la
nécessité de procéder à la sélection et à l'analyse des indicateurs socio-
économiques, condition impérieuse pour mieux appréhender la structure et les
manifestations de la pauvreté. Cette enquête peut déjà être réalisée dans les
provinces sous le contrôle du gouvernement. Pour les autres provinces la fin de
la guerre constitue, de toute évidence, un des grands préalables. En attendant
cette enquête, on se contente de quelques indications sur la pauvreté dont les
chiffres insuffisants et limités ne sont qu’indicatifs.

77
2.2 Situation de la pauvreté

6. L'examen des données statistiques disponibles traduit une situation de


paupérisation généralisée. En 2001, le PIB/H est estimé à près de 74 USD. Le
niveau du revenu par habitant et par jour est, en dollars de 1985, passé de 1.31
USD en 1973 à 0.91 USD en 1974, et à 0.30 USD en 1998. Le pays est donc
plongé dans une pauvreté absolue qui tend à se généraliser : le revenu moyen
des congolais se situerait en dessous du seuil de pauvreté absolue, et aurait
continuellement baissé de 3.08 % en moyenne annuelle jusqu'en 1998.

7. La structure de consommation des ménages indique, selon une enquête urbaine


de l’INS en 1985 que la pauvreté frappe indistinctement et à des degrés divers,
toutes les classes sociales. Près de 74% de ménages des cadres et plus de 80% de
ménages des employés sont pauvres. Toutes les deux catégories sociales frisent
l’indigence. Ces proportions, très élevées, caractérisent bien la pauvreté en
RDC, qui en fait est un véritable phénomène de masse. Elle frappe tout le
territoire national aussi bien le milieu urbain que le milieu rural.

8. Par rapport au seuil de la dépense mensuelle moyenne par personne estimée à


30 USD (en Parité de Pouvoir d’achat de 1985), la pauvreté frappe plus de 80 %
des populations urbaines. Eu égard à l’évolution générale du pays, il est certain
que la situation s’est davantage dégradée. A l’état actuel de l’information
statistique, il n’est pas possible d’appréhender avec précision le différentiel
d’incidence de la pauvreté entre le milieu urbain et le milieu rural. Etant donné
que le niveau de revenu est généralement plus faible dans les milieux ruraux
que dans les milieux urbains, l'on peut déduire que l’incidence de la pauvreté
devrait y être beaucoup plus accentuée. En 2001, l’incidence de la pauvreté
dans quelques cites de Bandundu et de Katanga se situe à près de 84 % et la
sévérité à 0.51.

9. La pauvreté frappe tout le territoire national et toutes catégories sociales,


avec des inégalités très marquées. Ainsi, le PIB/H est de 322.9 USD à Kinshasa
alors que dans la province de l’Equateur, il est de 25.3 USD. Les femmes sont
plus touchées que les hommes. S’il est difficile pour le moment, d’estimer le
niveau de la population féminine pauvre, l'enquête sur les violences faites à la
femme et à la jeune fille (avril 1999) indique qu’en moyenne, 44 % des femmes
contre 22 % des hommes, sont sans revenu, donc incapables d'accéder aux
opportunités dont ils ont besoin.

78
Encadré 2.1. Quelques Indicateurs de pauvreté en RDCongo

1. Pauvreté Monétaire
1.1. PIB/H(USD (2001)) : 74.0
1.2. Incidence (estimation 2001) : 83.6
1.3. Sévérité (estimation 2001) : 0.51

2. Alimentation
2.1. Klcal/H par jour (1999): 1 836
2.2. Insuffisance pondérale (<1 an)(19998): 10.7
2.2. Insuffisance pondérale (taille/âge)(<5 ans) (2001) 38.2

3. Santé
3.1. Espérance de vie à la naissance (année 1999) : 50.0
3.2. Mort précoce (1999) : 30.1
3.4.Taux de mortalité maternelle (pour 100.000 naissances (1999) :1289
3.5.Taux de mortalité infantile (1000)(2001) : 129.0

4. Santé
Reproductive :
4.1. Taux de couverture des soins prénatals (2001(%)) : 68.2
4.2. Taux de couverture des accouchements assistés (2001(%)) : 60.7
4.3. Prévalence contraceptive (2001(%)) 31.4

5. HIV/SIDA (2001)
5.1. Incidence HIV/SIDA (2000(%)) : 5.07
5.2. Utilisation des préservatifs 2000(%))

6. Education(2001)
6.1. Taux d’alphabétisation (%) : 65.3
6.1. Taux d’alphabétisation des hommes : 79.8
6.2. Taux d’alphabétisation des femmes : 1.9
6.3. Taux de scolarisation primaire (Net) 51.6

7. Environnement et cadre de vie :


7.1. Taux d’accès à l’eau potable (2001) : 26.1
7.2. Taux d’utilisation des latrines hygiéniques (2001) : 46.0
7.3. Taux d’évacuation des déchets ménagers (2001) : 42.2

8. Indice de Pauvreté humaine : 0.39

79
Sources. Profil PNUD(1998), Ministère de la Santé(2000) Plan Directeur de
Développement Sanitaire 2000-2009. MICS II :Enquête
UNICEF(2001)(données provisoires). K.Ntalaja (2001). Households Food
Security and Poverty Assessment in the Democratic Republic of the
Congo. PAM/USAID. Kinshasa (mai).

10. L’indicateur de la pauvreté humaine, tout en restant très élevé (43%), sa


tendance ne s’est pas détériorée dans les mêmes proportions que celle des
indicateurs de la pauvreté monétaire. La tendance de certaines des
composantes du IPH-1 s’est même redressée à travers le temps. C’est le cas, du
moins pour certaines périodes, du taux de scolarisation. Dans ce domaine, les
inégalités entre le milieu urbain et le milieu rural sont aussi observées. En
1998, la pauvreté humaine frappait beaucoup plus lourdement en milieu rural
(46 %) que le milieu urbain (18%).

2.3. Services de base et cadre de vie

1. Education

11. Il convient de relever la détérioration du secteur public de l’éducation,


notamment, la saturation des structures d'accueil, le délabrement des
infrastructures, le manque de matériel didactique, la démotivation du
personnel enseignant, le faible rendement attesté par d'importants taux de
déperdition, le bas niveau d'acquis réalisé par les apprenants à tous les niveaux,
l'inadéquation de la formation reçue par rapport aux besoins des apprenants
dans la société. La proportion d’enfants qui entrent à l’école à l’âge légal
(6ans) est passée de 22.5 % en 1995 à 13.9 % en 2001.

12. Le taux d'alphabétisation varie selon les provinces et selon le sexe. En général,
le taux d'admission bien qu’élevé, a tendance à diminuer, ce qui laisse présager
une chute de la scolarisation dans le pays.

En effet, selon l’enquête MICS2, le taux d’alphabétisation est passé de 67.3 %


en 1995 à 65.3 % en 2001 ; il est passé de 82.5 % à 79.8 % pour les garçons
contre 54.1 % à 51.9 % pour les filles au cours de la même période.
En 1995, le taux net d'admission en première année primaire était de l'ordre de
42.8 % en milieu urbain et de 14 % seulement en milieu rural. Le taux de
scolarisation était de 76.8% en milieu urbain et de 51.5 % en milieu rural tandis
que le taux de rétention en cinquième année primaire était estimé à 60.3 % en
milieu urbain et de 15.1 % en milieu rural.

2. Santé

13. La plupart des Zones de santé sont en l'état d'abandon. Les estimations
modestes de la couverture des installations de santé montrent qu’au moins 37 %
de la population ou approximativement 18.5 millions de personnes n’ont pas
accès à toute forme de soins de santé.

80
14. Le taux élevé de mortalité est observé principalement parmi les groupes
pauvres et vulnérables que sont les populations rurales et suburbaines, les
femmes en âge de procréer, et les enfants de moins de 5 ans, et par une
détérioration des principaux indicateurs de l'état de la santé (espérance de vie
à la naissance, toutes formes de malnutrition, taux de séro-prévalence de
l'infection à VIH-SIDA).

15. Des accouchements non assistés représentent entre 65 et 85 % et sont à la base


d’une forte mortalité maternelle. La mortalité infantile en 2001est de 129
décès pour 1000 naissances et de 138 décès pour 100.000 naissances dans les
zones rurales alors que le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a
atteint 213 pour 1000 en 1998. Le taux de mortalité maternelle (870 pour
100.000 naissances en 1995) déjà trop élevé, a fortement augmenté en 2001
avec 1289 pour 100.000 naissances.

16. La couverture vaccinale est très faible étant donné que depuis sa création en
1978, le Programme Elargi de Vaccination, « PEV » n’a jamais accompli de façon
satisfaisante la mission lui dévolue, ni atteint les objectifs qu' il s'est assignés au
fil des années.

17. L’insuffisance des ressources financières reste un problème majeur à la base du


faible développement des activités de vaccination de routine dans le pays ce
qui fait que la couverture vaccinale des enfants de 0 à 5ans reste faible (29 %).
Une mission conjointe de l’OMS et de l’UNICEF en juin 2001 a estimé que le
minimum d’investissement initial nécessaire pour arrêter la mortalité et
renverser définitivement les indicateurs de santé serait de 350 USD millions par
an alors que les interventions des bailleurs des fonds n’ont été que de USD
82.19 pour la période 1998-2001. De même, le taux de prévalence du virus HIV
continue de monter parce que les moyens nécessaires à l’amélioration des
méthodes de sensibilisation et de prévention font défaut. En 2001, le taux
d’utilisation des contraceptifs atteignait 31.4%.

3. Nutrition

18. La malnutrition demeure un grand problème de santé publique. En novembre


2000, le PAM estimait que 16 millions de personnes (33 % de la population)
avaient des sérieux besoins alimentaires suite aux déplacements prolongés, à
l’isolement, au manque de débouchés sur le marché, à la rupture des voies
d’approvisionnement, à l’inflation.

19. Dans les territoires occupés, les taux globaux de malnutrition des enfants de
moins de 5ans relevés au cours de 12 derniers mois ont atteint 41 % avec des
taux de malnutrition graves allant jusqu’à 25.79 %. Une enquête menée en avril
1999 à Kinshasa établit que le taux de malnutrition aiguë sévère est de 2.1%.
Ceci signifie que 25.000 enfants de moins de 5 ans à Kinshasa sur un effectif de
1.200.000 souffrent de malnutrition et ont donc besoin de réhabilitation
nutritionnelle. Le taux de malnutrition chronique sévère est de 13%.

81
4. Emploi

20. L’emploi a le plus tragiquement subi les conséquences des difficultés de l'Etat
caractérisée par la mauvaise gestion des entreprises publiques et par l'absence
de politique de partenariat et d'incitation aux investissements. En 2000,
l’emploi représente 2 % de la population totale , 4 % de la population active et
8 % de la population active masculine contre respectivement 8 %, 18% et 35 %
en 1958. La crise socio-politique des années 1990 et les conflits n'ont fait que
précipiter cette tendance négative au point que la crise de l'emploi et de
formation professionnelle constitue une des causes majeures d'une situation
sociale extrêmement difficile. La conséquence est l'aggravation de la pauvreté
et l'accroissement de la vulnérabilité des populations et l'exacerbation du
chômage urbain.

21. Suite à la crise généralisée que connaît le pays, l'économie est dominée par
l’informel. Le secteur formel est caractérisé par des salaires et des prestations
sociales dérisoires ainsi que par une démotivation généralisée. C’est en fait la
déshumanisation des conditions de travail, plus particulièrement dans le secteur
public où le salaire mensuel moyen est de quelques 15.00 USD. Dans le secteur
privé, les entreprises, en l’absence de SMIG et d’une politique salariale
cohérente, n’ont octroyé que des salaires conventionnels.

5. Habitat

22. Le problème de l'habitat et du logement se pose aussi bien en milieu urbain


qu'en milieu rural. L'enquête ENHAPSE/RDC (1999), qui a couvert les grandes
villes de la RDCongo, révèle de mauvaises conditions de logement (promiscuité,
sous-équipement, insalubrité etc.) et d'assainissement (très peu de latrines
reliées aux égouts publics, inexistence des latrines publiques, évacuation des
ordures ménagères non organisée etc.). En milieu rural, les habitations
construites en utilisant la technologie traditionnelle, sont fragiles et de
dimension très réduite. Elles présentent des mauvaises conditions hygiéniques.
Les résultats provisoires de l’enquête MICS2 indique que le taux d’utilisation des
moyens sanitaires d’évacuation des eaux usées en 2001 est de 9.1% tandis que
le taux d’utilisation des moyens sanitaires d’évacuation des ordures ménagères
est de 42.2% à la même période. Le taux d’utilisation des moyens
d’assainissement et de traitement des excréments est passé de 18.4% en
1995 à 46% en 2001.

2.2.2.4 Eau et Electricité

23. Les ménages urbains éprouvent des difficultés en approvisionnement en eau et


en électricité. En 1999, l’UNICEF estimait que dans toute la RDC, il n’y avait
que 45 % de la population qui avait accès à l’eau potable. Dans les zones
rurales, ce pourcentage était estimé à moins de 26 %. En 2001, le taux d’accès à
l’eau potable est de 26.1 %. La ville de Kinshasa accuse un déficit de près de 40
% en desserte en eau potable. Non seulement que le nombre des ménages
desservis est faible, mais également les fournitures sont irrégulières
principalement à cause de la vétusté des réseaux. Cette situation s’explique par

82
le fait que la pauvreté ne leur permet plus de faire face au coût de desserte à
payer mensuellement. D’autre part un important manque à gagner, ne permet
guère aux entreprises d’eau et d’électricité de fonctionner normalement,
d’atteindre et de satisfaire toute la population cible.

24. En milieu rural, dans la zone de santé de Banalia (au nord de Kisangani)
seulement 3 % des habitants ont accès à l’eau potable. Dans la Zone de santé de
Kindu (Maniema), 91 % des sources d’eau ne sont pas protégées. Dans l’Ituri
(Province Orientale), une enquête couvrant 36 aires de santé a montré que 65 %
des 583 sources et puits utilisés par la population n’étaient pas protégées.

83
2.2.2.5 Environnement

25. Poussé par ses besoins primaires de moins en moins satisfaits en alimentation,
énergie et autres ressources naturelles, le Congolais exerce une pression
croissante et dévastatrice sur les écosystèmes naturels. La situation est
dramatique dans la partie Est du pays où le déferlement en 1994 de 2 millions
des réfugiés Rwandais et Burundais consécutif à la crise dans ces deux pays, a
provoqué la déforestation et la destruction de la faune dans les parcs
animaliers.

2.2.2.6 Genre

26. Aux causes communes aux deux sexes sur la difficulté d'accès à l'éducation,
s'ajoute pour les filles l'abandon dû aux grossesses, aux mariages précoces et à
la tradition qui poussent les parents à déconsidérer la scolarité des filles. Le
taux de scolarisation est moins élevé chez les filles que les garçons (61 % contre
67% en 1995 et 32.3 % contre 49. 7 % en 1998). En 1995, le taux
d'analphabétisme des femmes (45.9 %) est plus élevé que celui des hommes
(17.5%).

La principale cause de la pauvreté des femmes tient à l’éventail très réduit


des opportunités : elles ne disposent que de leur capacité physique pour
affronter à la fois les dures conditions du marché de travail, le rôle exigeant
d’épouse et les devoirs écrasants de mère. Elles partent donc défavorisées sur
le marché de travail.
La pauvreté de la grande majorité des femmes congolaises s'explique par la
faible productivité de leur travail due à leur accès difficile aux facteurs de
production tels que la terre, la formation professionnelle et le crédit.

27. Les difficultés des femmes quant à l’accès aux facteurs de production sont
renforcées, par le dispositif juridique et institutionnel qui consacre l’incapacité
de la femme mariée en exigeant l’autorisation préalable du mari.

Il est établi qu’une minorité des femmes congolaises (10% seulement) a le droit
de gérer seule ses biens. En milieu rural, la femme assure 75% de la production
alimentaire, s'occupe du stockage, de la transformation des produits vivriers
pour la survie de la famille et commercialise 60 % de la production sans
toutefois disposer en propre du revenu qui revient de droit au mari.

28. La situation de dépendance économique de la femme vis-à-vis du revenu du


mari est à la base de la violence dont celle-ci est victime. Le viol, la
maltraitance, les propos injurieux et la violence sexuelle conjugale se
répandent. Les cinq formes de violences les plus prépondérantes subies et
observées par la femme et la jeune fille sont : les propos injurieux, la
prostitution, les coups et blessures, la dot impayée et les pratiques
coutumières défavorables.

84
Il convient d’attirer l’attention sur toutes les violences sexuelles faites aux
femmes par les troupes armées, notamment les forces étrangères qui viennent des
pays à très haute prévalence du VIH/SIDA.

85
2.2.2.7 VHIV/SIDA et autres endémies.

29. Le taux national de prévalence à la fin de 1999 déclaré par l’USAID était de
5.07 % provoquant chaque année plus de 300.000 décès dont 80 % sont
enregistrés dans la tranche d'âge de 15 à 45 ans. En 1999, on estime à 8 % le
taux de prévalence du VIH/sida chez les femmes enceintes. Ce dernier
augmente rapidement dans la zone de conflit à l'Est. Donc, il y a des raisons
pour croire que l'espérance de vie qui se situait à 52.4 en 1994 serait tombée à
50.8 % en 1997, selon les statistiques du Ministère de la Santé. Les centres de
surveillance rapportent que les taux à Matadi et à Lubumbashi ont doublé entre
1997 et 1999, augmentant respectivement de 5.1 % à 10 % et de 4.8 % à 8.6 %.

ONUSIDA estime qu’au moins 90 % de personnes qui sont séropositives ne sont


pas conscientes de leur état de santé. Certaines d’entre-elles refusent le test
soit parce que le coût du test (10 USD) et des soins n’est pas à la portée de la
majorité de la population, soit parce qu’elles préfèrent ignorer leur état de
santé.

30. Quant au paludisme, le rapport de 2000 du Ministère de la Santé sur les


maladies avec potentialité épidémique indique que des 12 maladies surveillées,
la malaria est responsable du plus grand pourcentage de cas de maladies (92.3 %
de consultations enregistrées) et des cas de décès (52.4 % des décès
enregistrés) particulièrement chez les moins de 5 ans. La RDC compte
actuellement plus de 120 millions d’épisodes annuels aigus avec plus de 500.000
décès notifiés. Dans les hôpitaux, trois lits sur dix sont en permanence occupés
par des malades souffrant de malaria.
Beaucoup de ces épisodes sont graves et entraînent des dépenses énormes
d’une moyenne annuelle de 35 USD grevant le modeste budget familial ce qui
accroît considérablement la pauvreté. En 2001, on estimait à 6.3 % seulement la
proportion des enfants qui utilisent des moustiquaires imprégnées.

31. Pour ce qui est de la tuberculose, il est à noter qu’elle figure parmi les
maladies infectieuses les plus meurtrières surtout pour les adultes. De ce fait,
elle appauvrit les familles et le pays. La pandémie de VIH-SIDA et les conflits
font alourdir la charge de la maladie.
En effet, 30 à 50% des tuberculeux sont infectés par le VIH et donc sont
constamment victimes des rechutes. Il ressort des statistiques médicales que
40% des décès des individus atteints du VIH-SIDA sont attribués à la tuberculose.

2.2.2.8 Développement récent de la pauvreté urbaine

32. La crise que connaît le pays depuis les années 70, l’échec des programmes de
stabilisation et d’ajustement structurel des années 80, les deux pillages des
années 90, ainsi que les guerres de 1996 et de 1998, avec les déplacements
massifs des populations vers les grands centres, ont modifié la physionomie de
la pauvreté urbaine. L’incidence de la pauvreté urbaine dans les douze
provinces récemment enquêtées est estimée à 75%. Contrairement à la
situation des années 80, les villes les plus riches du pays, notamment Kinshasa
(0.85 USD par tête d’habitant par jour) et Lubumbashi (1.06 USD par tête

86
d’habitant par jour) sont actuellement plus pauvres que les villes de Mbuji-Mayi
(2.52 USD par tête d’habitant par jour), de Boma (1.18 USD par tête d’habitant
par jour) et de Matadi (1.15 USD par tête d’habitant par jour).

33. Dans ces villes, l’accès aux services socio-économiques de base n’est guère
satisfaisant ; sur 100 ménages, seuls quelques 44 ménages accèdent à l’eau
potable, et à peine près de 3 ménages évacuent les ordures d’une manière
hygiénique. A la rentrée scolaire de 2000-2001, seule quelques 20% d’élèves ont
pu fréquenter l’école dans la ville de Kinshasa. Les grèves répétitives paralysent
le fonctionnement normal des écoles à l’intérieur du pays. Ceux des élèves qui
fréquentent encore l’école étudient souvent dans des conditions d’insalubrité
inhumaine. Enfin, le nombre moyen de personne par chambre est élevé, soit un
peu plus de 3 personnes et la majorité de la population urbaine active est au
chômage. Pour assurer la survie, elle s’investit dans les activités du secteur
informel.

34. Au niveau des transports en commun, les routes sont couvertes soit de nids de
poule, soit de flaques d’eau, soit tout simplement des trous béants. Les moyens
de déplacement font cruellement défaut surtout aux heures de pointe. La
concentration, à Kinshasa notamment des activités économiques au centre- ville
oblige les populations à parcourir de longues distances, qui pour aller au et/ou
venir du travail, qui pour approvisionner son petit commerce, qui pour acheter
les biens et services de première nécessité. Les bousculades et autres marches
donnent un spectacle désolent à la plupart des villes congolaises. Par ailleurs,
les inondations fréquentes entraînent souvent l’ensevelissement des quartiers
urbains entiers.

2.2.2.9 Conflits et pauvreté : la misère des victimes

35. La situation de guerre que traverse le pays depuis l’année 1996 a aggravé la
pauvreté dans le pays, plus particulièrement dans les provinces sous occupation
rebelle. L’incidence de la guerre sera déterminée par les enquêtes budgets-
consommations qui seront organisées dans le cadre du DSRP-F. A Goma, il
convient de déplorer l’éruption volcanique du Nyiragongo qui vient de détruire
plus de la moitié de la ville plongeant les populations dans une situation de
dénuement total.

36. Plusieurs sources font observer que dans les régions de l’Est et du Centre du
pays, le viol est utilisé comme tactique pour empêcher les femmes d’aller aux
champs, les enfants ne peuvent pas recevoir de vaccins, du fait que leurs mères
ne portent pas d’habits décents. De même les hommes ne peuvent travailler
que la nuit par manqué d’habits, la prostitution et l’esclavage sexuel sont très
répandus. Le pillage et le vol des récoltes par les groupes armés (impayés) sont
monnaie courante. Cette situation a contribué à désorganiser l’agriculture de
subsistance et à accroître la malnutrition déjà extrême.

37. A l’Est du pays, la guerre a aggravé la pauvreté aussi bien des déplacés que des
communautés hôtes locales. Dans certains coins isolés et accessibles
uniquement par avion, (Shabunda, Kindu et le Sankuru…), les coûts des articles

87
de traite tels que le sel, l’huile, le savon et les habits sont devenus hors de
portée de la population.

38. Il est estimé qu’entre 1998 et 2000, plus 3.000.000 personnes sont mortes des
conséquences des conflits dont 350.000 sont victimes de violences directes et
2.150.000 sont victimes de la malnutrition et de la maladie.

39. La guerre a détruit des hôpitaux, les Centres et Postes de santé ; les
médicaments sont rares et les programmes réguliers de vaccination ont été
interrompus ;le budget pour les services de santé est inexistant et l’accès aux
soins et aux médicaments prohibitif.

88
Encadré 2.2. Taux de mortalité à l’Est de la RDCongo

<1 <5 Géné


an( ans( ral/1
%) %) 000/
mois
1. 11.0 4.8 2.6
Kisang
ani
2. 23.0 5.8 2.7
Kabare
3. 14.0 6.9 2.7
Katana
4. 21.0 14.1 6.4
Kalong
e
5. Mob 47.0 24.5 11.4
a

89
Source

International Rescue Committee, Mortality in Eastern DRC: results from five


mortality surveys, May 2000. pp. 12-12.

40. Cinq enquêtes sur la mortalité organisées par le International Rescue Comettee
(IRC) à l’Est du pays ont trouvé que les taux de mortalité sont nettement plus
élevés que le taux de référence (1.5/1000/mois). Le taux de mortalité moyenne
(5.2/1000/mois) est de 246 % supérieur à la moyenne d’avant le conflit, soit
1.6-1.8 millions de décès supplémentaires attribuables soit directement
(tueries, assassinats, les viols,…) soit indirectement (maladies
d’accompagnement telles que la méningite, choléra, dysenterie, rougeole,
polio, malnutrition…) à la guerre.

41. Les jeunes enfants ont été particulièrement frappés par le conflit. Le taux de
mortalité moyen des moins d’un an dans les cinq sites se situe à 23.2%. Les taux
les plus élevés sont enregistrés à Moba dans le Katanga (47%), à Kisangani dans
la province orientale (23%) et à Kalonge dans le Kivu (21%).

Un peu plus de 11 enfants sur 1000 de moins de cinq ans meurent chaque mois
dans les sites en conflit, avec 24.5/1000/mois à Moba, 14.1/1000 à Kalonge et
6.9 à Katana (Encadré 2.2).

42. Le conflit a provoqué une nette augmentation du nombre de femmes qui ne


peuvent pas recevoir des soins de santé adéquats pendant l’accouchement, et
beaucoup d’entre elles meurent à domicile. Les taux de mortalité maternelle
varient entre 905/100 000 dans l’Ituri(1999), et 3 000/100 000 dans le Kivu
(2001). Les cause les plus citées sont notamment ; l’hémorragie, le coût trop
élevé de transport et d’hospitalisation. Ceci pousse souvent les populations à
recourir à l’automédication et à la médecine traditionnelle.

43. Dans les zones occupées, la prévalence du Sida est estimée à 10 % (contre la
moyenne nationale de 5.07 %) par le Ministère de la Santé. Bien qu’aucune
enquête fiable n’ait été menée dans les Kivu depuis 1998, Save the Children UK
a estimé le taux de VIH de 3.6 % à Goma et 6.9 % à Kalemie.

90
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. CCNUCC/LEG (2002). Lignes directives annotées pour l’établissement de


programmes d’action nationaux aux fins de l’adaptation, Bonn, Groupe
d’Experts des Pays les Moyens Avancées. Web :
http://www.unfcc.int/text/program/sd/ldc/documents/lignesdir.pdf
2. FEM (2002). Directives opérationnelles applicables au financement
accéléré de l’élaboration de programmes nationaux d’action pour
l’adaptation aux changements climatiques des pays les moins avancés.
Web :http://www.gefweb.org/NAPA_guidelines_French_-
final_April_2002.pdf
3. GIEC/IPCC (2001). Bilan 2001 des changements climatiques :
Conséquences, adaptation et vulnérabilité. UK : Cambridge. Web :
http://www.ipcc.ch/pub/un/giecgt2.pdf
4. Thomas, Jean-Philippe ; Broersma, Klaus et al. (2003). Sélection et
hiérarchie des options dans le cadre de l’adaptation. Atelier PANA-
UNITAR, Ouagadougou.
5. Adger, W.N., Brooks, N., Bentham, G., Agnew, M. and Eriksen, S. (2004)
New indicators and adaptive capacity. Technical Report 7. Norwich:
Tyndall Centre for Climate Change Research. Web:
http://www.tyndall.ac.uk/research/theme3/final_reports/it1_11.pdf.
6. Bohle, H.-G., Downing, T.E. and Watts, M. (1994) Climate change and
social vulnerability: the sociology and geography of food insecurity.
Global Environmental Chande 4(1): 37-48.
7. Downing, T.E. (with Butterfield, R., Cohen, et al.) (2002). Climat
Change Vulnerability: Toward a frame work for comparing adaptability
to climate change impacts. United Nations Environment Programme.
Nairobi: UNEP.
8. Downing, T.E. and Patwardhan, A., et al. (2004). Vulnerability
assessment for climate adaptation. Technical Paper 3 in the Adaptation
Policy Framework. New York: United Nations Development Programme.
9. Janssen, R., M. van Herwijnen and E. Beinat (2001). DEFINITE for
Windows. A system to support decisions on a finite set of alternatives
(logiciel et manuel de l’utilisateur). Institute for Environmental Studies

91
(IVM), Vrije Universiteit, Amesterdam, The Netherlands
http://www.definite-bosda.nl
10. Munasinghe, Mohan (2003). Analysing the nexus of sustainable
development and climate change: an overview. OECD.
11. Rancerel, A., Boyer, B., Alam, M. and Rahman, A. (2003) Participatory
Approaches for NAPA Preparation: An Overview. Geneva, UNITAR.
Web://www.unitar.org/ccp/Addis/STEP%205%20documentation%20overv
iew.pdf.
12. Turner, B.L. II, Kasperson, R.E., et al. (2003). A framework for
vulnerability analysis in sustainability science. PNAS 100 (14): 8074-
8079. web :
http://www.pnas.org/cgi/content/full/100/14/8074?iijkey=290f9b14d21
ead90d7047accef893b38e34
13. UNFCCC (2002). Decision 28/CP.7 Guidelines for the preparation of
national adaptation progamme of action. Web:
http://ww.unfccc.int/resource/docs/cop7/13a04.pdf#page=7
14. Willows, R.l. and Connell, R.K., eds. (2003). Climat adaptation: Risk,
uncertainty and decision-making. UKCIP, Oxford. Web :
http://www.ukcip.org.uk/risk_uncert/main_risk_uncert.htm
15. www.livelihoods.org
16. UNFCCC, LEG (2004). Programmes d’Action Nationaux d’Adaptation
PANA. Une sélection d’exemples et d’exercices tirés des ateliers
régionaux de préparation aux PANA.
17. Kit des ressources pour l’autoévaluation nationale des capacités à
renforcer le Programme Mondial d’Appui aux renforcements des
capacités. FEM, PNUD, PNUE (septembre 2005).
18. Guide de l’autoévaluation nationale des capacités à renforcer pour gérer
l’environnement mondial. FEM UNITAR, (septembre 2001)
19. Changements Climatiques. Fiches informatives. PNUE et la UNFCCC,
2002.
20. La communication nationale initiale sur les changements
climatiques/RDC. 2001.
21. Géosciences, le changement climatique ; La Revue du BRGM pour une
Terre Durable, N° 3, 2006
22. www.dsrp-rdc.org

92
23. Ntambala., Les changements climatiques en cours au quotidien à Kinshasa,
Mém.Licence, Fac.Scies, UNIKIN, 2004.

24 NUE et UNFCCC, Changements climatiques, Fiches informatives, 2002.

25 K. Kandi, Monographie sur l’évolution thermique extrême au cours des deux


dernières décennies (1971-1990) à Kinshasa, TFC, Fac.Scies, UNIKIN, 1996

26 L. Mahinga, Evolution comparative des températures maximales diurnes et


nocturnes à Kinshasa de 1969 à 2000. Mém.Licence, Fac.Scies, UNIKIN, 2004.

27. K. Ntombi, N. Yina, M. Kisangala et I. Makanzu., : Evolution des précipitations


supérieures ou égales à 15mm par jour durant la période de 1972 à 2002 à
Kinshasa. Rev. Congolaise des Scies Nucl., XX (1/2), 30-40, 2004.)

28. M. Ally, Evolution comparée de l’occurrence des pluies d’au moins 50 mm par
jour à Kinshasa entre la station de Binza et celle de N’djili aéroport.
Mém.Licence, Fac.Scies., UNIKIN, 2005.
29. T. Tshibayi, Variabilité des dates du début et de la fin des saisons de pluies
météorologiques et agrométéorologique dans la région de Kinshasa, TFC,
Fac.Scies, UNIKIN, 2003.
30. Y. Kamenga, Evolution de la pluviosité de la région de Kinshasa de 1972 à
2002.
Mém.Licence, Fac.Scies., UNIKIN, 2003.
31. C. Kodiawila, Analyse par hydrogramme unitaire des crues dévastatrices du
bassin versant de la Lubudi/Makelele à Kinshasa. Mém.Licence, Fac.Scies.,
UNIKIN, 2000.
32. I. Mbokolo, 2003 : La dynamique de la limnimétrie du fleuve Congo à Kinshasa
et ses impacts environnementaux. Mém.Licence, Fac.Scies., UNIKIN, 2003.
33. M. Mwenze, Bilan hydrologique du bassin versant de la Lukaya/Bas-Congo.
Mém.Licence, Fac.Scies., UNIKIN, 2005.
34. M. Bokemebe, K. Kashaa, T. Kambidi, L. Okitokoko, N. Kobo et M. K. Ntombi,
Evolution climatique à Luki (Bas-Congo/RDC) jusqu’en 2025, Bull. du CRGM,
V (1), 68-77, 2004.)
35. M. K. Ntombi, 1990 : Etude des sondages aérologiques et des images
satellitaires de METEOSAT en vue de l’explication du climat de la région de
Lubumbashi (Shaba méridionale, Zaïre) ; Thèse de doctorat, Univ. Liège, 1990.

93
TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GENERALE ......................................................................................................................................1


CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PROGRAMME D’ACTION NATIONAL D’ADAPTATION AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PANA) ...................................................................................................................3
1.1. PROBLEMATIQUE DU PROGRAMME ..........................................................................................................................3
1.2. METHODOLOGIE ET STRATEGIE GENERALES ............................................................................................................4
1.2.1. Volet administratif ...............................................................................................................................5
1.2.2 Volet technique et scientifique ...........................................................................................................7
CHAPITRE 2 : ETAT DES LIEUX DE LA VULNERABILITE / PAUVRETE.........................................................8
GENERALE EN RDCONGO ..........................................................................................................................................8
2.1. EVALUATION SOMMAIRE ........................................................................................................................................8
2.2. CONCEPTUALISATION DE LA VULNERABILITE DANS LE CONTEXTE PANA EN RDCONGO .............................................10
2.3. RESULTATS DES EN QUETES ET INDENTIFICATION DES PARTENAIRES DU PAYS VIS-A-VIS DE LA VULNERABILITE AU
CHANGEMENT CLIMATIQUE ..........................................................................................................................................12
2.4. INVENTAIRE DES RISQUES CLIMATIQUES LES PLUS COURANTS EN RDCONGO .............................................................16
2.5. MATRICE DE SENSIBILITE DE SERVICES RENDUS PAR LES ECOSYSTEMES, MOYEN D’EXISTENCE ET MODES D’EXISTENCE
VULNERABLES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES ....................................................................................................17

CHAPITRE 3 : FORMULATION DES OPTIONS D’ADAPTATION ET DES CRITERES DE LEUR EVALUATION


.....................................................................................................................................................................................20
3.1. LA COMPILATION DE LA LISTE DES OPTIONS D’ADAPTATION POTENTIELLES EN RDCONGO ..........................................20
3.2. FORMULATION DES CRITERES D’EVALUATION DES OPTIONS EN TANT QUE MOYENS D’EXISTENCE ................................22
3.4. CLASSEMENT DES CRITERES PAR ORDRE DE PRIORITE..............................................................................................25
4.1. CLASSEMENT INITIAL DES OPTIONS D’ADAPTATION (AMC1) ...................................................................................27
4.2. CLASSEMENT STANDARDISE DES OPTIONS D’ADAPTATION (AMC2) ..........................................................................30
4.3. CLASSEMENT DES OPTIONS APRES PONDERATION DES CRITERES (AMC 3) ................................................................32
CHAPITRE 5 : ELABORATION DES PROFILS DES PROJETS PANA POUR LA RDCONGO ...............................36
5.1. INTRODUCTION ..................................................................................................................................................36
5.2. FORMULATION DES PROFILS DES PROJETS DU SECTEUR« AGRICULTURE »................................................................36
5.2.1 Introduction...........................................................................................................................................36
5.2.2 Types de projets et sites de multiplication retenus......................................................................37
ANNEXES ....................................................................................................................................................................48
ANNEXE 1. LISTE DES SIGLES ......................................................................................................................................48
ANNEXE 2. LISTE DES PARTENAIRES OU PARTIES PRENANTES ..........................................................................................49
ANNEXE 3. CONVENTIONS INTERNATIONALES................................................................................................................50
ANNEXE 4. PROJETS ..................................................................................................................................................52
ANNEXE 5. FORMULATION DES PROFILS DES PROJETS DU SECTEUR DE L’ENERGIE .............................................................68
ANNEXE 6 . VULNERABILITE GENERALE DES POPULATIONS EN RDCONGO SELON LE DSCRP..............................................75
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .........................................................................................................................91
TABLE DES MATIERES ..............................................................................................................................................94

94

Vous aimerez peut-être aussi