RÉPUBLIQUE DU SÉNEGAL
Un Peuple - Un But - Une foi
Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation
Institut Supérieur de Management (ISM)
Institut de Droit des Affaires (IDA)
ORGANISATION DES INSTITUTIONS JUDICIAIRES DU SENEGAL
THÈME : LE TRIBUNAL DE COMMERCE
MEMBRES DU GROUPE :
1. NDEYE FATOU MELANINA SARR
2. PRECIEUX KABA KASHALA KATUALA
3. ADJARATOU FATIM NDIAYE
4. SOKHNA SARR
5. ABDOULAYE BANO DIALLO
6. EL HADJI SAMBA NDIAYE
PROFESSEUR : M. Pape Alioune NDOYE Chargé de cours à ISM
Année Scolaire : 2024 / 2025
I
SOMMAIRE
LEXIQUE…………………………………………….III
INTRODUCTION……………………………………IV
I. La Composition et l’Organisation du Tribunal de
Commerce…………………………………………….V
A. La Composition du Personnel : l’Échevinage…..X
B. La Répartition des Affaires : Organisation en Chambre
professionnelle………………………………………XIV
II. La Compétence du Tribunal de Commerce……XV
A. La Compétence matérielle (ratione materiae)…... XX
B. La Compétence territoriale (ratione loci)………….. XXI
BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE …………………XXII
II
LISTE DES SIGLES, ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES
TC : Tribunal de Commerce
Art : Article
TGI : Tribunal de Grande Instance
CSM : Conseil Supérieur de Magistrature
III
INTRODUCTION
Dans le but de traiter efficacement chaque type de contentieux, il est
essentiel que la justice soit organisée en raison de la diversité des
litiges qui peuvent survenir dans la société. C’est dans cette logique
que certaines juridictions sont spécialisées selon la nature des affaires
qu’elles tranchent. Parmi elles, le tribunal de commerce joue un rôle
essentiel dans le règlement des litiges commerciaux.
Le Tribunal de Commerce est une juridiction spécialisée chargée
de trancher les litiges relatifs aux actes de commerce et aux sociétés
commerciales. Son rôle majeur est de régler les contentieux entre
commerçants, associés d’une société commerciale ou contentieux
opposants des sociétés commerciales
Il convient alors d’analyser sa composition ainsi que ses
compétences dans le domaine judiciaire sénégalais.
Dès lors, une question essentielle se pose :
Quelle est la composition et quelles sont les compétences du
tribunal de commerce selon la loi sénégalaise ?
Le sujet qui nous a été attribué revêt un double enjeu. Dun point
de vue théorique, il permet de mieux comprendre l’organisation du
système judiciaire sénégalais, en particulier la place et le
fonctionnement d’une juridiction spécialisée comme le TC, institué
par la loi n°2017–24 du 28 juin 2017. Il offre aussi l’occasion
IV
d’approfondir les notions de compétence matérielle et territoriale
propres à cette juridiction.
Du point de vue pratique, l’étude du tribunal de commerce est
essentielle pour les acteurs du monde des affaires, car elle éclaire sur
les procédures à suivre en cas de litiges commerciaux. Elle permet
également aux futurs juristes, magistrats ou professionnels du droit
d’anticiper les enjeux liés au contentieux commercial compréhension
et une meilleure connaissance du Tribunal de Commerce, nous avons
divise notre travail en deux principales parties. Dans la première, il
s’agira d'évoquer la composition du Tribunal de commerce (I). Et dans
la seconde de traiter, la Compétence du Tribunal de Commerce (II).
I. La Composition et l’Organisation du Tribunal de
Commerce
Le bon fonctionnement de la justice commerciale repose sur l’existence d’une
juridiction spécialisée, compétente pour trancher les litiges relevant du droit des
affaires. Au Sénégal, c’est le Tribunal de commerce qui assure cette mission
essentielle. La composition du personnel (A), ainsi que la répartition des affaires
(B) sont déterminées par la Loi n° 2020-14 modifiant la loi n° 2017-24 du 28
juin 2017 portant création, organisation et fonctionnement des Tribunaux de
commerce et des Chambres commerciales d'Appel portant création, organisation
et fonctionnement des tribunaux de commerce et des chambres commerciales
d’appel.
[Link] du personnel : l’échevinage
V
Le tribunal de commerce est une juridiction spécialisée
à compétence restreinte, composée selon le système
de l’échevinage, c’est-à-dire un mélange entre juges
professionnels et juges non professionnels, appelés
juges consulaires. L’échevinage est une mode de
composition de certaines juridictions associant un ou
plusieurs magistrats de carrière et des personnes issues
d’une certaines catégories socioprofessionnelle ou
représentant l’ensemble. Les juges consulaires peuvent
être : des assureurs, des banquiers, des commerçants,
des chefs d’entreprise
Conformément à l’article 9 de la Loi n°2017-24 du
28 juin 2017,
“Les tribunaux de commerce comprennent des juges
professionnels appelés juges et des juges non
professionnels appelés juges consulaires.
La chambre consulaire du siège du tribunal de
commerce établit et propose périodiquement une liste
d’aptitude aux fonctions de juge consulaire, après
concertations avec les chambres consulaires du ressort,
le cas échéant
Les juges consulaires titulaires et leurs suppléants sont
nommés par arrêté du Ministre charge de la Justice.
VI
Les juges du tribunal de commerce sont nommés
par décret.”
Tout ce qu’il faut savoir sur les juges
consulaires :
• Nomination : La Chambre nationale de
Commerce, d’Industrie et de Services, ainsi que les
Chambres régionales, établissent périodiquement une
liste de candidats aux fonctions de juge consulaire.
Cette liste est transmise au Ministre en charge de
la Justice. Les juges consulaires titulaires et leurs
suppléants sont ensuite nommés par arrêté du
garde des sceaux (Ministre de la Justice).
L’article 11 de la même loi dispose que :
• Les juges consulaires sont nommés pour
un mandat de trois ans, renouvelable.
• Avant d’entrer en fonction, les juges
consulaires prêtent, au cours d’une audience
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solennelle, devant le tribunal de commerce où ils
sont appelés à siéger, le serment suivant :
« Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions,
de les exercer en toute impartialité, de garder
scrupuleusement le secret des délibérations et de me
conduire en tout comme un digne et loyal juge »
• Les juges consulaires prêtent serment
devant ledit tribunal composé exclusivement de
magistrats professionnels.
• Les juges consulaires du tribunal de
commerce sont installés dans leurs fonctions au
cours de la même audience de prestation de
serment.
• Les juges sont installés dans leur
première fonction, conformément aux dispositions
prévues par la loi organique portant statut des
magistrats.
VIII
Par ailleurs, conformément au Titre 4 de la loi
n°2017-24 du 28 juin 2017, l’organisation des tribunaux
de commerce se décline comme suit :
Art.14. - Les tribunaux de commerce sont
composés :
d'un président ;
• d'un ou de plusieurs vice-présidents (uniquement
présent dans le tribunal de commerce Hors classe de
Dakar) ;
• de juges professionnels ;
• de juges non professionnels ou consulaires.
Les jugements des tribunaux de commerce sont
rendus par des juges délibérant en nombre impair,
assistés d'un greffier.
Toutefois, le nombre des juges professionnels ne
peut être supérieur à celui des juges consulaires.
Les jugements sont toujours rendus par trois juges
au moins dont un juge professionnel, président,
et deux juges consulaires.
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Art.15.- Le tribunal de commerce comporte un
greffe composé d'un administrateur de greffe ou
d'un greffier en chef et de greffiers qui assistent
la juridiction.
Le tribunal de commerce comporte également un
personnel administratif.
Art.16.- Le procureur de la République près le
tribunal de grande instance dans le ressort duquel se
trouve le siège du tribunal de commerce exerce les
fonctions du ministère public devant cette
juridiction. Toutefois, sa présence à l'audience est
facultative.
Art.20.- Le président du tribunal de
commerce est le chef de juridiction. En cette
qualité, il la représente et convoque les juges pour les
cérémonies publiques.
Art.21.- Le président du tribunal de commerce
organise sa juridiction.
A ce titre :
• il établit, au début de chaque année judiciaire, le
roulement de juges;
X
• il distribue les affaires et surveille le rôle général,
pourvoit au remplacement à l'audience des juges
empêchés;
• il convoque le tribunal pour les assemblées
générales;
• il surveille la discipline de sa juridiction;
• il organise et réglemente le service intérieur du
tribunal.
Le président du tribunal de commerce préside
également la Chambre des procédures collectives
d'apurement du passif et, quand il le juge
nécessaire, toutes autres chambres, sans tenir compte
du taux du litige.
A la fin de chaque mois, le president du tribunal
rend compte du fonctionnement de la juridiction au
Ministre en charge de la Justice et au Conseil de
surveillance.
Il est important de noter que le fonctionnement des
tribunaux de commerce et des chambres
commerciales d'Appel est contrôlé par un Conseil de
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surveillance dont les membres sont nommés par
arrêté du Ministre de la Justice. Ce Conseil assure la
discipline des juges et des conseillers consulaires.
B. Répartition des affaires :
Organisation en chambres
professionnelles.
Au Sénégal, notamment dans les tribunaux de
commerce, et particulièrement dans le tribunal de
commerce hors classe de Dakar, les affaires sont
réparties entre plusieurs chambres professionnelles,
chacune spécialisée selon la nature des litiges
commerciaux. Cette organisation interne vise à assurer
une meilleure efficacité, une expertise pointue et un
traitement rapide des dossiers.
*Une organisation fonctionnelle et spécialisée
La répartition des affaires repose sur la nature des
contentieux. Ainsi, chaque chambre du tribunal de
commerce est dédiée à une catégorie précise de litiges
commerciaux. Cette spécialisation permet aux juges,
XII
notamment aux juges consulaires issus du monde des
affaires, de statuer avec une meilleure connaissance du
secteur concerné.
D’après l’organisation du tribunal de commerce hors
classe de Dakar, on compte six chambres (1 a 6)
professionnelles, à savoir :
1. La chambre du contentieux bancaire, des
assurances et de la propriété intellectuelle (BAPI) :
Cette chambre traite les litiges entre les établissements
de crédit et leurs clients, les différends relatifs aux
contrats d’assurance, ainsi que les litiges concernant
les droits de propriété intellectuelle (brevets, marques,
dessins et modèles industriels, etc.).
2. La chambre du bail commercial des
entreprises et constructions (BCEC) :
Elle est compétente pour juger les différends relatifs
aux baux commerciaux (renouvellement, résiliation,
loyers impayés), aux litiges internes à l’entreprise
(gestion, responsabilité des dirigeants, etc.)
3. La chambre du contentieux des sociétés
commerciales, des ventes commerciales et des
transports (SVCT) :
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Elle s’occupe des litiges entre sociétés commerciales,
des contestations liées aux contrats de vente
commerciale (conditions générales, livraison,
paiement), ainsi que des contentieux liés aux transports
commerciaux (terrestres, maritimes, aériens).
4. La chambre des saisies immobilières et des
procédures collectives :
Elle est chargée des contentieux liés aux saisies
immobilières (mise en vente d’immeubles pour
recouvrement de créance), mais aussi des procédures
collectives telles que le redressement judiciaire ou la
liquidation judiciaire des entreprises en difficulté.
5. La chambre dite “CONDI” (Contentieux
divers) :
Elle traite les litiges ne relevant pas spécifiquement des
autres chambres. Cela peut inclure des conflits
contractuels atypiques, des responsabilités délictuelles
en matière commerciale, etc.
6. Une autre chambre professionnelle
supplémentaire (à préciser selon les informations
complètes de l’organigramme actuel) peut exister pour
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faire face à des contentieux spécifiques, selon
l’évolution des activités économiques.
*Base légale de l’organisation en chambres
professionnelles
Même si la loi n°2017-24 du 28 juin 2017 relative aux
juridictions commerciales ne cite pas expressément la
répartition des contentieux par chambre spécialisée
dans chaque tribunal, elle permet cette organisation via
l’assemblée générale du tribunal.
Article 17 de ladite loi énonce :
« Le tribunal de commerce peut se réunir :
En assemblée générale ;
En audiences solennelles ;
En audiences ordinaires. »
Ensuite, l’article 18 précise : « L’assemblée générale
composée de tous les membres du tribunal délibère
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notamment sur le règlement intérieur et fixe la date des
audiences de vacation. Elle établit, par un
règlement, le nombre, la durée, les jours et
heures des audiences ordinaires ainsi que leur
affectation aux diverses catégories d’affaires. »
C’est donc dans ce cadre que le tribunal de commerce
de Dakar a pu organiser son fonctionnement en
plusieurs chambres spécialisées, pour optimiser le
traitement des litiges selon leur nature.
Cette organisation permet une spécialisation des
chambres en fonction des types de litiges commerciaux
traités, assurant ainsi une expertise accrue et une
meilleure efficacité dans le traitement des affaires.
En résumé, la composition mixte des tribunaux de
commerce, alliant juges professionnels et juges
consulaires, ainsi que leur organisation en différentes
chambres, vise à garantir une justice commerciale
adaptée aux réalités économiques et aux besoins des
justiciables.
XVI
XVII
II. La compétence du tribunal de commerce
Sa competence s’elargit sur deux aspects : la
competence materielle(A) et la competence territoriale(B)
A. La compétence matérielle du tribunal de commerce (ratione
materiae)
La compétence matérielle ou ratione materiae désigne l’aptitude
d’une juridiction à connaître d’une affaire en raison de sa nature.
Autrement dit, on se demande quels types de litiges le tribunal de
commerce est habilité à juger.
La loi n°2017-24 du 28 juin 2017, portant création, organisation et
fonctionnement des tribunaux de commerce et des chambres
commerciales d’appel, apporte des précisions essentielles à travers ses
articles 7 et 8.
Art.7.- : Définition de la compétence matérielle des tribunaux de
commerce
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L’article 7 énumère de manière limitative les matières qui relèvent
de la compétence des tribunaux de commerce.
On y retrouve :
-Les contestations relatives aux engagements et transactions entre
commerçants
Cela signifie que le tribunal de commerce est compétent pour juger les
litiges entre personnes ayant la qualité de commerçant, au sens de
l’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général.
Exemple : un litige entre deux entreprises concernant un contrat de
fourniture.
-Les contestations entre associés d’une société commerciale ou d’un
groupement d’intérêt économique (GIE)
Quand les associés d’une société commerciale (comme une SARL ou
une SA) ou d’un GIE sont en conflit — par exemple sur la gestion, les
dividendes ou les décisions prises en assemblée — c’est le tribunal de
commerce qui est compétent.
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-Les contestations relatives aux actes de commerce entre toutes
personnes
Même si l’une des parties n’est pas commerçante, le tribunal de
commerce peut être compétent si le litige porte sur un acte de
commerce, selon l’acte uniforme OHADA. Toutefois, dans les actes
mixtes (un acte commercial pour une partie et civil pour l’autre), la
partie non commerçante demanderesse peut choisir de saisir le tribunal
de droit commun, c’est ce qu’on appelle une faculté d’option.
Exemple : un particulier qui achète à une entreprise un bien pour son
usage personnel (acte civil pour lui) peut choisir de saisir le tribunal
civil au lieu du tribunal de commerce.
-Les procédures collectives d’apurement du passif
Le tribunal de commerce est compétent pour les procédures
collectives, c’est-à-dire :
• La sauvegarde,
• Le redressement judiciaire,
• La liquidation judiciaire, telles que prévues par l’Acte
uniforme OHADA portant organisation des procédures collectives
d’apurement du passif. Ces procédures concernent les entreprises en
difficulté financière.
XX
-Les contestations commerciales ayant un objet civil
Même si l’objet du litige semble civil, dès lors que les parties ont agi
dans le cadre de leur activité commerciale, le tribunal de commerce
est compétent. Exemple : une entreprise qui vend un immeuble à une
autre entreprise — même si cela relève du droit civil, c’est un acte
accompli dans un contexte commercial.
-Les contestations et oppositions relatives aux décisions prises par
les juridictions de commerce
Cela inclut les recours contre les décisions du tribunal de commerce,
notamment :
• Les oppositions,
• Les appels (devant la chambre commerciale d’appel),
• Les recours en révision, etc.
-Les instances relatives à l’exécution des décisions de justice ou
d’actes notariés en matière commerciale
XXI
Le tribunal de commerce connaît aussi des procédures d’exécution
forcée, comme :
• Les saisies immobilières,
• Les ventes judiciaires,
quand elles se fondent sur une décision rendue par une juridiction
commerciale ou sur un acte notarié commercial.
Art.8.- : La compétence d’attribution selon le montant du litige
L’article 8 précise la compétence des tribunaux de commerce en
fonction de la valeur du litige.
• Compétence en premier ressort
Le tribunal de commerce statue en premier ressort dans deux cas :
• Lorsque le montant du litige dépasse 10 000 000 F CFA
• Ou lorsque le montant du litige est indéterminé
Cela signifie que la décision rendue peut faire l’objet d’un appel
devant la chambre commerciale de la cour d’appel.
• Compétence en premier et dernier ressort
XXII
Lorsque le montant du litige n’excède pas 10 000 000 F CFA, le
tribunal de commerce statue en premier et dernier ressort, c’est-à-dire
que la décision est définitive et ne peut pas faire l’objet d’un appel.
Seul un pourvoi en cassation est possible dans certains cas très
spécifiques.
Ainsi, selon les articles 7 et 8 de la loi n°2017-24 du 28 juin 2017, la
compétence matérielle du tribunal de commerce est strictement définie
par la nature commerciale du litige et par le montant de la demande.
Cette délimitation permet d’assurer que les juridictions commerciales
traitent uniquement des litiges pour lesquels elles sont spécialisées,
tout en offrant un cadre clair et sécurisé pour les opérateurs
économiques.
B. La compétence territoriale du tribunal de commerce
(Ratione loci)
Les compétences territoriales du tribunal de commerce du Sénégal
sont régies par des règles spécifiques, qui visent à déterminer quel
tribunal est compétent pour juger des litiges commerciaux en fonction
de leur lieu de survenance.
XXIII
Compétence en fonction du siège de l’entreprise : Le tribunal
de commerce compétent est généralement celui du lieu où le
défendeur, c’est-à-dire l’entreprise ou la personne morale
poursuivie, a son siège social ou son principal établissement
commercial.
Compétence en fonction du lieu de la cause : Si l’affaire
concerne un contrat commercial ou un acte de commerce, le
tribunal compétent peut être celui du lieu où l’acte a été effectué
ou où le contrat a été exécuté.
Clause attributive de compétence : En cas de clause
contractuelle entre les parties, celle-ci peut prévoir que les litiges
seront portés devant un tribunal de commerce particulier. Cela
permet de déroger aux règles de compétence territoriale
générales.
Cas d’urgence : Si une situation urgente se présente, le tribunal
de commerce peut être compétent sur le fondement de l’urgence,
indépendamment du lieu des faits, pour certaines actions comme
les mesures conservatoires.
XXIV
En résumé, la compétence territoriale du tribunal de commerce au
Sénégal repose principalement sur le lieu du siège social de
l’entreprise, le lieu où l’acte commercial a été réalisé, ou encore une
clause spécifique des parties dans le contrat commercial.
XXV
BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE
OUVRAGES
Gaye, O. (2005). Organisation judiciaire au Sénégal. École Nationale
d’Administration.
Lexique des termes juridiques 2024-2025, le febre Dalloz
Support de cours : ORGANISATION DES INSTITUTIONS
JUDICIAIRES, le tribunal de commerce
TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Loi n°2014-26 du 3 novembre 2014 abrogeant et remplaçant la loi n°84-
19 du 2 février 1984 fixant l’organisation judiciaire
Loi n° 2020-14 modifiant la loi n° 2017-24 du 28 juin 2017
- Loi-2017-23-Modifiant-2014-26-ORGANISATION-JUDICIAIRE.
- Le Ministre - Ministère de la Justice du Sénégal
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