IV- Rachid BOUJEDRA :
Une des figures majeures de la littérature algérienne, maghrébine et arabe, Rachid Boujerda
est né en 1941 à Aïn Beïda (Constantinois dans une famille bourgeoise. Il commence ses
études à Constantine et les poursuit à Tunis. Dès 1959, il prend le maquis. Blessé, il voyage
dans les pays de l'Est, puis en Espagne, où il est représentant du FLN. En 1962, après
l’Indépendance, il rentre au pays natal et devient un étudiant syndicaliste. Il a enseigné les
mathématiques et la philosophie jusqu’en 19 72, depuis il se consacre à l’écriture de romans,
de poésie et de scénarios de films dont Chronique des années de braise (Waqa'i' sanawat ed-
djamr), film algérien réalisé par Mohammed Lakhdar-Hamina, qui a obtenu la Palme
d'or du Festival de Cannes 1975, et en 1981, Ali au pays des mirages, film réalisé par Ahmed
Rachedi, qui a été distingué par le Prix spécial du jury au Festival international du film de
Moscou.
Auteur prolifique, il écrit aussi bien en français qu’en arabe. Parmi ses titres : L'Insolation,
Denoël, 1972 ; Topographie idéale pour une agression caractérisée, Denoël, 1975 ;
L'Escargot entêté, Denoël, 1977 ; Les 1001 Années de la nostalgie, Denoël, 1979 ; Le
Vainqueur de coupe, Denoël, 1981; Extinction de voix, poèmes, SNED, 1981 ; Le
Démantèlement, Denoël, 1982 ; La Macération, traduit en français par Antoine Moussali en
collaboration avec l'auteur, Denoël, 1984 ; Greffe, poèmes, traduit en français par Antoine
Moussali en collaboration avec l'auteur, Denoël, 1984.
En 2015, il affiche son athéisme. Ce qui a provoqué des réactions violentes contre lui sur les
réseaux sociaux.