Burkina Faso
Groupe N° :2 Unité-Progrès-Justice
Prof :M.ANOUGABOU
LES EXPOSANTS
COULIBALY FARIDA
DIALLO BALGUISSA
DAO SALIMATA
SAOUDATOU
DIANDA S MOHAMED
DOH JUDICAëL
Année scolaire 2020-2021
Plan de l'exposée
Introduction
I. L’Œuvre
1. Présentation de l'auteur
2. Analyse du roman
3. Les éléments constitutifs de la condition féminine
II. la condition féminine
1. Femme moderne
2. La femme soumise
3. La femme émancipée
4. La condition de la femme
III. Résumé de l'œuvre d'une si longue lettre
Conclusion
Source :
Introduction
Dans un contexte où l’écriture masculine prévalait, il y avait une volonté de la
part de l’auteur de prendre en charge la cause des femmes et de faire valoir
l’écriture féminine. C’est un roman féministe écrit par une femme qui réagit par
rapport aux conditions de ses sœurs victimes des traditions et de la domination
des hommes. Avec Une si longue lettre, Mariama Bâ est l’une des premières
africaines à dénoncer les injustices faites aux femmes dans la société.
Nous verrons donc dans ce roman, la condition de la femme telle qu’elle est
décriée par l’auteur. Dans un premier temps, nous verrons la critique que fait
Mariama Bâ à l’égard de la société, dans un second la condition féminine et
enfin l’attitude des femmes dans ce roma
I. L’Œuvre
1. Présentation de l'auteur
Romancière sénégalaise, Mariama Ba est née en 1929 au Sénégal. Orpheline de
mère elle a été élevée par sa grand-mère dans un milieu traditionnel musulman.
Brillante élève de l'école normale, elle en sort institutrice en 1979.elle écrit deux
romans : une si longue lettre en 1979 pour lequel elle obtient le prix Noma en
1980.Et un chant écarlate en 1981 publié à titre posthume puisqu'elle décède
avant sa parution, dans sa vie, été militante dans plusieurs associations féminines,
ce qui a d'ailleurs largement influencé ses œuvres .Elle est la marraine du lycée
de Gorée qui porte son nom.
2. Analyse du roman
Le roman se présente comme une longue confidence à une amie d'enfance
Ramatoulaye (narratrice) a profité du décès de son mari pour faire le bilan de sa
vie (enfance, jeunesse, scolarité, problème de famille, vie de couple, viduité).Elle
a un destin presque identique à celui de l'amie comme en témoigne ce
passage :<> La profondeur de leurs relations justifie la lettre adressée à Aissatou
dans laquelle la narratrice évoque leur enfance, leur adolescence et leur vie
conjugale. D'ailleurs le mariage connait un échec par rapport à leur idéal du fait
que les maris deviennent respectivement polygames. Face à une telle situation, les
deux amies adoptent des attitudes différentes. Tandis qu'Aissatou décide de
rompre pour garder son autonomie mais non sans dénoncer les inégalités sociales
et l'arbitraire dans une lettre adressée à Mawdo. <> Ramatoulaye, quant à elle,
choisit, dans la douleur et dans la désolation, de rester au foyer.une si longue
lettre est de ce point de vue un cri de cœur d'une femme dévouée mais
abandonnée. A travers son personnage principal soumis aux dures réalités de la
vie conjugale et victime d'une déception sentimentale appuyée par une injustice
sociale Mariama BA, tout en résumant quelques aspects de la condition de la
femme sénégalaise, porte un regard critique sur la société de manière générale.
3. Les éléments constitutifs de la condition féminine
Dans la société traditionnelle africaine, il y a plusieurs éléments qui constituent un
poids, et des entraves pour la conditionféminine. En effet, la femme est placée dans un
espace fermé dans lequel, elle doit nécessairement évoluer. Dans ce "huis-clos", les
femmes apparaissent toutes marquées à des degrés divers, parl’aliénation, la
dépendance à l’égard de la tradition et la frustration.
L’infériorité de la femme Depuis les origines, la femme est considérée comme le
sexe faible. Elle n’a aucun rôle à jouer si elle n’assumeles rôles secondaires.
Ainsi dans les assemblées, elles étaient reléguées au second rang et n’assistaient
pas aux prises de décision. Donc, on peut dire qu’elle : devait seulement se
marier,travailler d’arrache pied au foyer et procréer sans pour autant demander la
raison.
Les châtiments et les brimades Ils étaient le lot quotidien des femmes. Elles
subissaient tous les sévices. Quand lafemme disait un mot plus haut que l’autre, le
mari pouvait la corriger, la battre, sans aucune forme de procès.
II. la condition féminine
1. Femme moderne
Les destins des deux amis montrent qu'il existe des façons différentes de faire face à
l'oppression et à la discrimination. Aïssatou refuse le rôle secondaire de femme qui lui
est attribué par son mari, et elle le quitte. Elle décide de divorcer et de s'exiler à
l'étranger, aux États-Unis, où elle peut accomplir ses projets sans que le fait d'être une
femme soit un obstacle. Dans le cas d'Aïssatou, c'est plutôt la mère de Mawdo Bâ qui
est la cause de leur séparation. Mawdo Bâ est le mari d'Aïssatou. Tante Nabou, la mère,
pense qu'Aïssatou n'est qu'une « bijoutière ». Selon Tante Nabou, elle n'a pas plus de
valeur qu'un bijoux. Les différences de classe amène Tante Nabou à trouver une autre
épouse pour son fils. Aïssatou écrit dans une lettre à Mawdo : « Dès lors, tu dégringoles
de l'échelon supérieur, de la respectabilité où je t'ai toujours hissé […] Je me dépouille
de ton amour, de ton nom. Vêtue du seul habit valable de la dignité, je poursuis ma
route. Adieu, Aïssatou » (Bâ, 1979 : 65). Mais dans le cas de Ramatoulaye, elle ne peut
pas accepter de vivre avec la situation. Pour elle, une vie en dehors du mariage est
impossible. Finalement, Modou force Ramatoulaye à vivre seule. Ramatoulaye est
abandonée et doit prendre soin d'elle et de leurs enfants toute seule. Son domaine
d'activité reste limité à sa maison et son identité est définie uniquement par la maternité
et par le fait d'être une femme négligée. Comme Aïssatou, elle avait étudié et travaillé
comme professeure quand elle était jeune mais aucune partie du roman ne nous montre
que Ramatoulaye avait une vie professionnelle. Probablement, elle a arrêté de travailler
comme professeur il y a longtemps, peut-être juste après qu'elle s'est mariée. Aïssatou
est décrite comme mobile, et Ramatoulaye manque de toute mobilité. Mais un jour
Aïssatou achète une voiture à Ramatoulaye, qui symbolise la mobilité. Aïssatou veut
voir Ramatoulaye devenir plus ambitieuse et sociale. Aïssatou revient au Cameroun
mais juste avant l'arrivée, Ramatoulaye termine sa lettre qu'elle conclut en disant : « Je
t'avertis déjà, je ne renonce pas à refaire ma vie […] Le mot bonheur recouvre bien
quelque chose, n'est-ce pas ? J'irai à sa recherche. Tant pis pour moi, si j'ai encore à
t'écrire une si longue lettre…Ramatoulaye » (Bâ, 1979 : 165). Ici, nous voyons très
clairement qu'en écrivant sa lettre et en réfléchissant sur sa vie, Ramatoulaye commence
à repenser et à changer. Elle est déjà devenue plus dynamique dans ses pensées et dans
son comportement. Lorsque son beau-frère, Tamsir, la demande en mariage elle refuse.
Elle refuse même l'offre de Daouda Dieng qui l'aime depuis sa jeunesse, pour deux
raisons : elle n'est pas amoureuse de lui et parce qu'il a déjà une femme. Elle ne veut pas
être responsable du malheur de cette femme en acceptant un mariage polygame. Pour
Ramatoulaye, le mariage est quelque chose de personnel et de noble et elle se met en
colère parce qu'elle est traitée comme un objet sexuel. Elle préfère être toute seule plutôt
que de se marier avec un homme qu'elle n'aime pas : « Tu oublies que j'ai un cœur, une
raison, que je ne suis pas un objet que l'on se passe de main en main. Tu ignores ce que
se marier signifie pour moi : c'est un acte de foi et d'amour, un don total de soi à l'être
que l'on a choisi et qui vous a choisi » (Bâ, 1979 :109-110). La fin du roman suggère
que le processus de changement par lequel passe Ramatoulaye, aussi bien que sa
nouvelle manière de penser, seront plus liés à sa vie personnelle et à son comportement.
2. La femme soumise
Dans Une si longue lettre, la femme – jeune ou mature soit-elle - est vouée au silence en
dépit de la gravité de ses peines. Ses droits sont taillés à la hauteur de la volonté de
l’homme. Ainsi, autant la petite Nabou se vit victime d’un mariage forcé pour devenir
l’épouse de Mawdo époux de Aïssatou, autant il en fut pour Binetou qui épousa son
vieux Modou. On peut aussi voir la même considération de la femme, vouée au silence,
dans la nouvelle du nouveau mariage de Binetou avec Modou, époux de Ramatoulaye,
telle que cette nouvelle a été annoncée à Ramatoulaye par Tamsir, le frère aîné de son
mari accompagné de Mawdo et de l’Iman.
Considérer sous cet angle un problème qui engage des sentiments très profonds
d’amour, c’est réduire la femme à un objet qu’on peut manipuler à sa guise. Mais contre
toute attente, l’homme finit par prendre une deuxième épouse, et engageait ainsi la
première femme à vivre désormais avec une co-épouse.
3. La femme émancipée
Le comportement rebel de Ramatoulaye pour avoir choisi Modou FALL comme époux
malgré l’opposition de ses parents, et de se marier sans dot, ne fut pas gratuit. Il est
porteur d’un message pour le compte de la femme sénégalaise liée par la coutume.
Alors, elle s’engage en une lutte ayant pour objectif fondamental la libération et
l’émancipation de la femme opprimée par l’homme. Ramatoulaye et Aïssatou, son
amie, sa condisciple en étaient chargées comme le stipule le passage suivant :
« Nous étions des véritables soeurs destinées à la même mission émancipatrice. .(pp.25-
26)
En outre, en réponse à Tamsir, le frère aîné du défunt mari, qui se croyait facilement
accepter comme héritier direct de Ramatoulaye, cette dernière lui livre un message qui
montre son attitude de femme désormais émancipée: « Tu oublies que j’ai un coeur, une
raison, que je ne suis pas un objet que l’on passe de main en main…Je ne serai jamais le
complément de ta collection »(p.85).
Aussi, cet extrait de la lettre de Aissatou à son mari Mawdo dit mieux sur sa position de
femme libre et émancipée : « Je me dépouille de ton amour, de ton nom. Vêtue du seul
habit valable de la dignité, je poursuis ma route ».
4. La condition de la femme
En ce travail, nous allons présenter l'image de la femme du Sénégal telle quelle est vue
par Mariama Ba dans une si longue lettre, selon la tradition africaine et la religion
musulmane. A travers Ramatoulaye, son personnage principal et technique épistolaire
choisis sciemment pour plaider la cause de la femme, l'auteur nous conduit dans sa
conception romanesque. Elle nous y montre la considération générale accordée à la
femme dans tous les domaines de la vie au Sénégal. En tout et pour tout, la femme-
jeune ou mature soit-elle, est vouée au silence en dépit de la gravité de ses peines. Son
droit son taillé à la hauteur de la volonté de l'homme. Il en est même en amour. On le
verra dans le cas des foyers de Ramatoulaye et de celui de aissatou,deux amies de très
longue date dont les maris s'étaient engagés en de nouvelles aventures amoureuses
contre toute attente de leurs épouses réspectives.Ni la coutume ni la religion musulmane
n'ont,ici,réservé aucun droit à ces deux femmes même au sujet de se qui les concerne
très intimement chacune. Binetou est la petite Nabou les Co- épouses qui leurs avaient
été adjointes au nom de ces sacrées institutions ne purent elle aussi que fléchir contre
leur propre liberté devant ces susdites institutions. Ainsi, en l'univers romanesque de
une si longue lettre la parole ou l'action de la femme opposée à la sacro-sainte volonté
de l'homme, de la coutume et de la religion est une atteinte à l'honneur-un tel acte serait
donc une transgression de la loi. Ici, l'homme s'érigeant en norme, la femme devient le
faux.la femme c'est l'autre, enveloppé en une altérité aux stéréotypes limitatifs et
dépréciatifs comme nous le démontre Mariama Ba dans une si longue lettre. Au fait,
l'univers romanesque de Mariama Ba dans une si longue lettre est un univers plein de
haram, interdits. Ces derniers frappent surtout les femmes. Parmi ces interdits, on citera
la modernité sous toutes ses formes. Le cas de l'école occidentale est très frappant. Au
regard de une si longue lettre la femme sénégalaise malheureusement n'a pas tellement
accès à l'école. Si elle peut y accéder c'est à peine même. Celle qui à peine et comme
par chance la commence en est vite retirée sans même terminer son cycle. Comme une
offrande ou un sacrifice, elle se voit très vite et simplement forcée d'embrasser un
homme, puis trop tôt devenir mère d'enfant en un nombre dont le choix dépend du mari
ou de la belle-famille. Au nom de la sacrée coutume, l'intangible coutume, ni le rapport
d'âge entre les deux partenaires forcés, ni le choix de la fille et moins encore son point
de vue ne son pas pris en compte par les parents. Seules priment des visées matérielles
de la famille de la fille comme on le verra un peu plus loin avec les cas de Binetou et de
la petite Nabou.En plus le plus loin qu'une femme puisse aller en instruction la rend plus
marginale. Ce qui est un vrai manque de liberté.
IV. Résumé de l'œuvre
Une si longue lettre est conçue sous forme d'une longue lettre que la narratrice
Ramatoulaye adresse à sa meilleure Aissatou et dans laquelle elle évoque ses souvenirs.
Le roman raconte les destins croisés de ces deux amies, qui sont toutes deux mariées et
mère de famille et qui ont toutes deux connu des déboires dans leur ménage. Le récit a
pour point de départ la mort du mari de la narratrice, Moudou Fall.Suite à la disparution
brutale de son époux Moudou Fall, la narratrice adresse une lettre à Aissatou, pour lui
annoncer la mauvaise nouvelle et lui raconter les circonstances de la mort de son mari et
les cérémonies funéraires. C'est l'occasion pour elle de se rappeler des scènes de leur vie
passée, mélange de souvenirs heureux et malheureux(enfance, études à l'école
élémentaire, fiançailles, mariages, bonheur des jeunes couples, second mariage des
époux, déception, abandon et combats quotidiens pour faire face).Le récit qui prend fin
en principe avec la fin de la réclusion se prolonge avec celui de sa vie quotidienne de
veuve et de ses problèmes et notamment le problème de l'éducation des enfants.
Conclusion
Une si longue lettre, du point de vue de l'écriture, est un chef d'œuvre relavant de la
sensibilité de l'auteur. Dans ce roman, l'auteur utilise une écriture simple, et un style qui
emploie des mots en wolof dans un récit en langue française. Mariama Ba émet dans
son œuvre une touche plus que féministe avec un regard sans complaisance de la société
sénégalaise. Vocabulaire L'effondrement : état d'abattement moral Amertume : regret,
déception Posthume : qualifie une œuvre publié après le décès de son auteur Narratrice :
personne qui raconte, qui relate des faits, une histoire Conjugale : relatif à la relation
entre personne marié Nuque : parti postérieur du Cour au dessous de la tête Epistolaire :
qui se rapporte à la correspondance par lettre (avoir des relations épistolaire avec
quelqu'un Technique : relatif au savoir- faire dans une activité Plaider : prendre la
décence d'une personne Romanesque : qui offre les caractéristique du roman, œuvre
littéraire ou entre en grande part l'imagination et la subjectivité
Source :
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