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Cours Algèbre II Chapitre 1

Le document traite des matrices d'applications linéaires et des changements de bases dans les espaces vectoriels. Il explique comment les matrices de passage permettent de transformer les coordonnées des vecteurs entre différentes bases et présente des exemples concrets d'applications linéaires. Enfin, il aborde les propriétés des matrices associées aux endomorphismes et les relations entre les matrices d'applications linéaires.

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Cours Algèbre II Chapitre 1

Le document traite des matrices d'applications linéaires et des changements de bases dans les espaces vectoriels. Il explique comment les matrices de passage permettent de transformer les coordonnées des vecteurs entre différentes bases et présente des exemples concrets d'applications linéaires. Enfin, il aborde les propriétés des matrices associées aux endomorphismes et les relations entre les matrices d'applications linéaires.

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Réduction des Endomorphismes et Formes Quadratiques

i
Table des matières

1 MATRICE D’UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CHANGEMENT


DE BASES 1
1.1 Matrice de Passage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Matrice d’une application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Expression matricielle de f (x) = y . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Cas d’un endomorphisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.3 Rang d’une application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.4 Matrices associées et changement de bases . . . . . . . . . . 9
1.2.5 Matrices équivalentes, matrices semblables . . . . . . . . . . 10

Bibliographie 12

ii
Chapitre 1

MATRICE D’UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CHANGEMENT DE


BASES

1.1 Matrice de Passage

Soient E un K-espace
  vectoriel de dimension finie n et B = (e1 , ..., en ) une base de
x1
 .. 
E. Posons X =  .  la matrice colonne formée des coordonnées d’un vecteur
xn
x de E relativement à la base B. Il est naturelle de poser la question suivante :
Comment la représentation matricielle change-t-elle si nous choisissons une autre
0 0 0
base B = (e1 , . . . , en ) de E ?. Pour répondre à cette question nous avons besoin
de la définition suivante

0 0 0
Définition 1.1. Soient B = (e1 , . . . , en ) et B = (e1 , . . . , en ) deux bases d’un K-ev
0
E. Exprimons les vecteurs de B dans la base B :

0
e1 = a11 e1 + a21 e2 + . . . + an1 en
0
e2 = a12 e1 + a22 e2 + . . . + an2 en
.................................................
0
en = a1n e1 + a2n e2 + . . . + ann en

1
2

La transposée P de la matrice des coefficients ci-dessus est appelée la matrice


0
de passage de la base B à la base B notée PBB 0

a11 a12 . . . a1n


 
 a21 a22 . . . a2n 
 
 . . ... . 
P =
 .
=P 0
BB
 . ... .  
 . . ... . 
an1 an2 . . . ann

Exemple 1.2. Dans l’espace vectoriel R2 , on considère les deux bases B = (e1 , e2 )
0 0 0 0 0
base canonique et B = (e1 , e2 ) avec e1 = (−1, 1) et e2 = (1, 1). Il est simple de
0
vérifier que B et aussi une base de R2 .
Questions : 1- déterminons les deux matrices PBB 0 et PB 0 B .
2- Calculons le produit PBB 0 PB 0 B puis retirons une conclusion.

Proposition 1.3. La matrice de passage d’une base B = (e1 , ..., en ) à une autre
0 0 0 0
base B = (e1 , ..., en ) est inversible et son inverse est la matrice de passage de B
−1
à B, c.à.d PBB 0 = PB 0 B .

0 0
Preuve. Posons P = PBB 0 = (aij )1≤i,j≤n et P = PB 0 B = (aij )1≤i,j≤n . Il suffit de
0 0
montrer que P P = P P = In . On a

n n n
X  n X
n 
0 0 0 0
X X X
es = ars er = ars akr ek = akr ars ek
r=1 r=1 k=1 k=1 r=1

Pn 0
puisque le nombre αk = r=1 akr ars = 1 si k = s et 0 si k 6= s, il s’ensuit que
0 0
(P P )ks = 1 si k = s et 0 sinon. Ce qui signifie que P P = In . Pour l’autre égalité
0 0
P P = In il suffit de faire une démonstration analogue que celle de P P = In .

Le théorème suivant montre comment les vecteurs coordonnées sont affectés par
un changement de base.

Théorème 1.4. Changement de base pour un vecteur


0 0 0
Soit P la matrice de passage de la base B = (e1 , . . . , en ) à la base B = (e1 , . . . , en )
3

dans un espace vectoriel E. Pour un vecteur quelconque x de E, on a : P XB 0 = XB


et par suite XB 0 = P −1 XB .

Insistons sur le fait que, bien que la matrice P soit la matrice de passage de l’an-
0
cienne base B à la nouvelle base B , elle a pour effet de transformer les coordonnées
0
d’un vecteur de la nouvelle base B en les coordonnées de ce vecteur dans la base
B.

Exemple 1.5. Considèrons les deux bases suivantes de R2 :


0 0 0
B = {e1 = (1, 0) , e2 = (0, 1)} et B = {e1 = (1, 1) , e2 = (−1, 0)}
0
Alors e1 = (1, 1) = (1, 0) + (0, 1) = e1 + e2
0
e2 = (−1, 0) = −(1, 0) + 0(0, 1) = −e1 + 0e2
0
Donc la matrice de passage de la base B à la base B est
 
1 −1
PBB 0 =
1 0

0 0
Nous avons aussi e1 = (1, 0) = 0(1, 1) − (−1, 0) = 0e1 − e2
0 0
e2 = (0, 1) = (1, 1) + (−1, 0) = e1 + e2
0
Il en résulte que la matrice de passage de la base B à la base B est
 
0 1
PB 0 B =
−1 1

Observons que PBB 0 et PB 0 B sont inverses


    
1 −1 0 1 1 0
=
1 0 −1 1 0 1

0 0 0
Soit x = 2e1 + 3e2 . En exprimant x dans la base B on obtient x = αe1 + βe2 .
Ainsi d’après le théorème précédent on a
    
1 −1 α 2
PBB 0 XB 0 = = = XB
1 0 β 3
4

Ce qui implique que


      
α −1 0 1 2 3
= PBB 0 XB = PB 0 B XB = =
β −1 1 3 1

0 0
il s’en suit alors que x = 3e1 + e2 .

1.2 Matrice d’une application linéaire

Définition 1.6. Soient E et F deux K espaces vectoriels, de bases respectives


0 0 0
B = (e1 , . . . , en ) et B = (e1 , . . . , em ), et f ∈ L (E, F ). On appelle matrice de f
0 0
relativement aux bases B et B la matrice notée M (f, B, B ) ∈ Mm,n (K) dont les
coefficients de sa ième colonne sont les coordonnées de f (ei ) dans la base B .
0

Cas particulier : Un endomorphisme de E est aussi une application linéaire de


E dans E, si B = (e1 , . . . , en ) est une base de E, alors la matrice M (f, B, B) est
dite la matrice de f dans la base B. Elle est notée tout simplement M (f, B).

Exemple 1.7. Considèrons les applications linéaires suivantes :

f : R2 → R3 et g : R2 → R2
(x, y) → (x, y, y) (x, y) → (x, x − 2y)

Soient B = {(1, 0), (0, 1)} et C = {(1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)} les bases canoniques
respectivement de R2 et R3 . Il simple de vérifie que D = {(1, 0), (1, 1)} est une
base de R2 et proposons nous de déterminer M (f, B, C) et M (g, D).
1) La matrice M (f, B, C) associée à l’application linéaire f relativement aux bases
B et C est donnée par :

f (e1 ) = f (1, 0) = (1, 0, 0) = 1(1, 0, 0) + 0(0, 1, 0) + 0(0, 0, 1)

f (e2 ) = f (0, 1) = (0, 1, 1) = 0(1, 0, 0) + 1(0, 1, 0) + 1(0, 0, 1)


5

D’où  
1 0
M (f, B, C) = 0 1 ∈ M3,2 (R).
0 1

2) g est un endomorphisme, sa matrice associée relativement à la base D est


donnée par :

g(e1 ) = g(1, 0) = (1, 1) = 0(1, 0) + 1(1, 1)

g(e2 ) = g(1, 1) = (1, −1) = 2(1, 0) − 1(1, 1)

Ainsi  
0 2
M (g, D) = .
1 −1

Proposition 1.8. Soient E, F et G trois K-espaces vectoriels de bases respectives


B = (e1 , . . . , en ), C = (c1 , . . . , cm ) et D = (d1 , . . . , dr ).
1) Si f et g sont deux homomorphismes de E dans F alors :

i) M (f + g, B, C) = M (f, B, C) + M (g, B, C).

ii) M (αf, B, C) = αM (f, B, C) pour tout α ∈ K.

2) Si f ∈ L (E, F ) et g ∈ L (F, G) on a : M (g◦f, B, D) = M (g, C, D)M (f, B, C).

Preuve. X Pour (1), la démonstration est évidente.


X Pour (2), posons :
M (g ◦ f, B, D) = (ωij ), M (g, C, D) = (bij ) et M (f, B, C) = (aij )
(g ◦ f )(ej ) = rk=1 ωkj dk aussi
P
il s’ensuit alors que

m
X m
  X
(g ◦ f )(ej ) = g f (ej ) = g alj cl = alj g(cl )
l=1 l=1
m
X r
X  m X
X r 
= alj bkl dk = alj bkl dk
l=1 k=1 l=1 k=1
r
X X  m 
= alj bkl dk .
k=1 l=1
6

 
a1j
Ce qui implique que ωkj = m  ... , pour
P Pm
l=1 alj bkl = l=1 bkl alj = (bk1 , . . . , bkm )
amj
(1 ≤ k ≤ r, 1 ≤ j ≤ n). Par conséquent M (g ◦ f, B, D) = M (g, C, D)M (f, B, D).

1.2.1 Expression matricielle de f (x) = y

0 0 0
Soient f une application linéaire de E dans F et B = (e1 , . . . , en ), B = (e1 , . . . , em )
bases de E et F respectivement. Pour un vecteur x de E notons x1 , . . . , xn ses
coordonnées dans la base B et désignons par y1 , . . . , ym les coordonnées de f (x)
0
dans la base B . Posons


x1
XB =  ...  la matrice des coordonnées de x dans la base B.
xn

et
 
y1
=  ...  la matrice des coordonnées de f (x) dans la base B
0
YB 0
ym

alors on a :
0
M (f, B, B )XB = YB 0

Exemple 1.9. Considérons l’application R-linéaire f de R2 → R3 définie par sa


matrice  
0 1
0
M (f, B, B ) = 1 −1
1 0
0
avec B = {e1 = (1, 1), e2 = (1, −1)} et B = {(1, 1, 0), (0, 1, 1), (0, 0, 1).
Déterminons par exemple f (−1, 5), pour le faire, calculons d’abord la matrice XB
associée au vecteur x = (−1, 5) ; ( x donné dans la base canonique de R2 ). On a

(−1, 5) = x1 e1 + x2 e2 = x1 (1, 1) + x2 (1, −1) = (x1 + x2 , x1 − x2 )


7

a pour solution  
2
x1 = 2, x2 = −3 donc XB =
−3
D’où      
y1 0 1   −3
2
YB 0 = y2 = 1 −1
    =  5 .
−3
y3 1 0 2

Ainsi f (−1, 5) = −3(1, 1, 0) + 5(0, 1, 1) + 2(0, 0, 1) = (−3, 2, 7).

1.2.2 Cas d’un endomorphisme

Soit B une base d’un K-ev E et f ∈ L (E, B).

Proposition 1.10. Si x est un vecteur de E et XB est la matrice de ses coor-


données dans la base B alors la matrice YB , matrice des coordonnées de f (x) dans
la base B, est donnée par YB = M (f, B)XB .

Remarque : D’après la définition 1.6, la donnée d’une application linéaire f ∈


0
L (E, F ) et d’une base B de E et d’une base B de F engendre une matrice
0
M (f, B, B ) ∈ Mm,n (K). Inversement, toute matrice A ∈ Mm,n (K) définie une
appliaction linéaire g : E → F comme suit : g(x) = AX avec X est la matrice
colonne formée par les coordonnées du vecteur x dans la base B.

Théorème 1.11. Soient E et F deux K-espaces vectoriels de bases respectives


0 0
B(e1 , . . . , en ) et B(e1 , . . . , em ). Alors l’application

ϕ : L (E, F ) → Mm,n (K)


0
f → M (f, B, B )

est un isomorphisme d’espaces vectoriels, et par conséquent dimK L (E, F ) = mn.

Preuve. X La linéarité de ϕ résulte de la proposiotion 1.8.


X La surjectivité de ϕ : Soit A = (aij ) ∈ Mm,n (K), définissons f de E dans F par
0 0
f (ei ) = m
P
k=1 aki ek pour tout i = 1, . . . , n. Par construction, on a M (f, B, B ) = A.
8

Donc ϕ est surjective.


X L’injectivité de ϕ : soient f, g ∈ L (E, F ) telles que ϕ(f ) = ϕ(g), c’est-à-dire
0 0
M (f, B, B ) = M (g, B, B ), alors f (ei )/B 0 = g(ei )/B 0 pour tout i = 1, . . . , n. Ce
qui nous permet de conclure que f = g. Par conséquent, les K-espaces vectoriels
L (E, F ) et Mm,n (K) sont isomorphes, donc ils ont la même dimension. Puisque
la dimension de Mm,n (K) est mn, alors dimL (E, F ) = mn.

1.2.3 Rang d’une application linéaire

Définition 1.12. Soit f une application linéaire d’un K-espace vectoriel E dans
un K-espace vectoriel F . On appelle rang de f l’entier naturel, noté rg(f ), défini
par rg(f ) = dim(Im(f )).

Exemple 1.13. Soit f l’application linéaire définie de R3 dans R2 par f (x, y, z) =


(x, 2y). Pour déterminer le rg(f ) à partir de la définition il faut déterminer la
dimension de Im(f ). Or f est surjective ( à vérifier) donc Im(f ) = R2 et alors
rg(f ) = dim(Im(f )) = 2.

Remarque : Si f ∈ L (E, F ), et B une base de E, du fait que f (B) engendre


Im(f ), alors rg(f ) = rg(f (B)).

Proposition 1.14. Si f ∈ L (E, F ) et P une matrice associée à f relativement


à deux bases quelconques de E et F , alors rg(f ) = rg(P ).

Preuve. Soit f : E → F une application linéaire de K-espaces vectoriels et soit


0 0
B (resp B ) une base de E (resp base de F ). Posons P = M (f, B, B ) la matrice
0
associée à f relativement aux bases B et B . D’après la remarque précédente et le
fait que rg(f (B)) = dimK (Im(f )) on conclut que rg(f ) = rg(P ).
9

1.2.4 Matrices associées et changement de bases

Théorème 1.15. Si f est une application linéaire d’un K- espace vectoriel E dans
0 0
un K-espace vectoriel F et si B, B sont deux bases de E et S, S sont deux bases
de F alors
0 −1 0
M (f, B , S ) = PSS 0 M (f, B, S) PBB 0

Preuve. Représentons sur un diagramme les applications linéaires et leur matrice


dans les bases indiquées :

f
(E, B) −
−−−−−− →
M (f,B,S)
(F, S)
−1
PBB 0 ↑ IdE PSS 0 ↓ IdF

0 f 0
(E, B ) −−−−−−0−−→
0 (F, S )
M (f,B ,S )

On voit sur ce diagramme que IdF ne correspond pas au changement de base,


0
de S à S , mais à son inverse. C’est donc l’inverse de la matrice de passage qui
intervient à cet endroit. Pour ne pas faire d’erreur sur le sens des flèches on peut
préférer un diagramme en ligne.

E IdE E f F IdF F
0 −−−−−−−−−0
−→ −
−−−−−− → −−−−−−−−−→ 0 0
(B ) M (IdE ,B ,B) (B) M (f,B,S) (S) M (IdF ,S,S ) (S )

Pour obtenir la relation entre les matrices il suffit d’écrire les relations entre les
applications linéaires et d’appliquer la proposition 1.8(2) il s’ensuit que

f = IdF ◦ f ◦ IdE

D’où
0 0 0 0
M (f, B , S ) = M (IdF , S, S ) M (f, B, S) M (IdE , B , B)

0 −1 0
Or M (IdE , B , B) = PBB 0 et M (IdF , S, S ) = PS 0 S = PSS 0 , alors

0 −1 0
M (f, B , S ) = PSS 0 M (f, B, S) PBB 0 .
10

0 0 0
Notation : si on note M = M (f, B , S ), M = M (f, B, S), P = PBB 0 , Q = PSS 0
alors l’équation précédente se réduit à

0
M = Q−1 M P

Cas d’un endomorphisme : il est facile de particulariser le diagramme précédent


au cas E = F et f : E → E. Il suffit de retenir le schéma et la formule qui en
découle.
0
Proposition 1.16. Soient B et B deux bases d’un K- espace vectoriel E et f
0
un endomorphisme de E alors les matrices M (f, B) et M (f, B ) sont liées par la
relation suivante :
0 −1
M (f, B ) = PBB 0 M (f, B) PBB 0

Exemple 1.17. Soit E = R3 , on considère l’application f : R3 → R3 definie par


f (x, y, z) = (x − z, 2x − 3y + z, y − 2z).
1- Vérifier que f est linéaire.
0
2- Posons B = (1 , 2 , 2 ) avec 1 = (1, 1, 0), 2 = (0, −1, 0) et 3 = (3, 2, −1).
0
Montrer que B est aussi une base de R3 .
3- Donner la matrice de f relativement à la base canonique B de R3 .
−1
4- Déterminer les deux matrices PBB 0 et PBB 0 puis déduire la matrice de f dans

0
la base B .

1.2.5 Matrices équivalentes, matrices semblables

Définition 1.18. Soient A et B deux matrices de Mn,m (K). On dit que A et


B sont équivalentes s’il existe deux matrices inversibles P et Q d’ordre m et n
respectivement telles que A = Q−1 BP .

Remarques :
i) On peut vérifier que cette relation sur les matrices est une relation d’équivalence.
ii) Deux matrices de Mn,m (K) sont équivalentes ssi elles ont le même rang.
11

Définition 1.19. Soient A et B deux matrices de Mn (K). On dit que A et B sont


semblables s’il existe une matrice inversible P d’ordre n telle que A = P −1 BP .

Remarques :
i) Deux matrices semblables ont le même rang.
Attention, la réciproque est fausse en générale : par exemple, les matrices
   
1 0 1 1
A= et B =
0 1 0 1

ont le même rang (2), mais elles ne sont pas semblables car la matrice P −1 AP est
toujours égale à A et ne peut donc pas être égale à B.
ii) Attention : deux matrices carrées semblables ont méme rang, donc sont équivalentes.
Par contre, il existe des matrices carrées équivalentes mais qui ne sont pas sem-
blables :    
1 0 0 1
A= et B = .
0 0 0 0
Elles sont équivalentes puisqu’elles sont toutes les deux de rang 1. Supposons
qu’elles soient semblables. Alors A = P −1 BP , donc A2 = P −1 B 2 P . Or un calcul
direct donne A2 = A et B 2 = 0. Contradiction.
Bibliographie

[1] L. Oukhtite, Cours d’Algèbre 2 (MIP, Module M122), Département de


Mathématiques, FST-Fès.

[2] M. Boulagouaz, Cours d’Algèbre 2 (MIP, Module M122), Département de


Mathématiques, FST-Fès.

[3] X. Gourdon, les maths en tête, Algèbre.

[4] Institut Galilée, Licence 2ème année, LSI-ATS, Algèbre 2, 2010-2011

[5] R. Khir, Module d’Algèbre 2, (Formation MIPC), Département de


Mathématiques, FST-Marrakech.

[6] S. Lipschutz, Algèbre linéaire cours et probmèmes, traduit de Theory and


problems of linear algebra, 1973.

[7] Luc Rozoy et Bernard Ycart, Cours Réduction des endomorphismes, Uni-
versité Joseph Fourier, Grenoble.

[8] UFR maths, Université de Rennes I, Préparation à l’agrégation interne.

[9] http ://www.math.jussieu.fr/ alp.

12

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