Proba 2
Proba 2
Partie II
6 mars 2023
Définition
Une variable aléatoire discrète réelle sur (Ω, F) est une application
X : Ω 7→ R telle que X (Ω) est dénombrable et pour tout x ∈ R on a
X −1 (x) = {ω ∈ Ω, X (ω) = x} ∈ F.
Exemple
Un joueur lance deux fois de suite un dé et note les deux nombres obtenus
sous la forme d’un couple : par exemple si le joueur obtient 2 puis 5, on
note son résultat sous la forme (2, 5). L’univers de notre expérience est
Exemple
Un joueur lance deux fois de suite un dé et note les deux nombres obtenus
sous la forme d’un couple : par exemple si le joueur obtient 2 puis 5, on
note son résultat sous la forme (2, 5). L’univers de notre expérience est
Ω = J1; 6K × J1; 6K
Exemple
Un joueur lance deux fois de suite un dé et note les deux nombres obtenus
sous la forme d’un couple : par exemple si le joueur obtient 2 puis 5, on
note son résultat sous la forme (2, 5). L’univers de notre expérience est
Ω = J1; 6K × J1; 6K
X (Ω)
Exemple
Un joueur lance deux fois de suite un dé et note les deux nombres obtenus
sous la forme d’un couple : par exemple si le joueur obtient 2 puis 5, on
note son résultat sous la forme (2, 5). L’univers de notre expérience est
Ω = J1; 6K × J1; 6K
Propriété
Soit X une v.a.r discrète définie sur (Ω, F). Pour tout J intervalle de R,
l’ensemble
{ω ∈ Ω/X (ω) ∈ J},
est un événement de F que l’on notera [X ∈ J].
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] =
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] = {(1, 1)}
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] = {(1, 1)}
[X = 4] =
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] = {(1, 1)}
[X = 4] = {(1, 3), (2, 2), (3, 1)}
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] = {(1, 1)}
[X = 4] = {(1, 3), (2, 2), (3, 1)}
[X 6 5] =
Exemple
Revenons au premier exemple où un joueur lance deux fois de suite un dé
et X est la somme des deux chiffres obtenus. On a
[X = 2] = {(1, 1)}
[X = 4] = {(1, 3), (2, 2), (3, 1)}
[X 6 5] = {(1, 1), (1, 2), (2, 1), (1, 3), (2, 2), (3, 1), (1, 4), (2, 3), (3, 2), (4, 1)}
Loi de Probabilité
Définition
Soit k ∈ X (Ω), alors
Loi de Probabilité
Définition
Soit k ∈ X (Ω), alors
Exemple
Exemple
- D’après l’énoncé
X (Ω) =
Exemple
- D’après l’énoncé
X (Ω) = {0, 1, 2, 3, 4}
- L’événement [X = 0] est l’événement ”Obtenir un carte qui n’est pas un
roi, une dame, un valet ou un as.”
Exemple
- D’après l’énoncé
X (Ω) = {0, 1, 2, 3, 4}
- L’événement [X = 0] est l’événement ”Obtenir un carte qui n’est pas un
roi, une dame, un valet ou un as.” Toutes les cartes ayant la même
probabilité d’être choisies et comme il y a 36 cartes correspondant à notre
événement on a
36 9
P(X = 0) = =
52 13
Exemple
- D’après l’énoncé
X (Ω) = {0, 1, 2, 3, 4}
- L’événement [X = 0] est l’événement ”Obtenir un carte qui n’est pas un
roi, une dame, un valet ou un as.” Toutes les cartes ayant la même
probabilité d’être choisies et comme il y a 36 cartes correspondant à notre
événement on a
36 9
P(X = 0) = =
52 13
- L’événement [X = 1] est l’événement ”Obtenir un valet”. Donc
4 1
P(X = 1) = =
52 13
Exemple
4 1
- De même P(X = 2) = P(X = 3) = P(X = 4) = 52 = 13 . Donc on peut
donner la loi de X sous la forme :
Exemple
4 1
- De même P(X = 2) = P(X = 3) = P(X = 4) = 52 = 13 . Donc on peut
donner la loi de X sous la forme :
xi 0 1 2 3 4
9 1 1 1 1
pi 13 13 13 13 13
Propriété
Propriété
Fonction de Répartition
Définition
La fonction de répartion d’une v.a.d est donnée par :
X
F (x) = P(X ≤ x) = P(X = k).
k≤x
Fonction de Répartition
Définition
La fonction de répartion d’une v.a.d est donnée par :
X
F (x) = P(X ≤ x) = P(X = k).
k≤x
Propriété
La fonction de répartition d’une v.a.d est une fonction en escalier.
Fonction de Répartition
Propriété
∀x ∈ R, F (x) ∈ [0; 1].
F est croissante.
lim F (x) = 0 et lim F (x) = 1.
x→−∞ x→+∞
∀(a, b) ∈ R2 , P(a < X 6 b) = F (b) − F (a)
Espérance
Définition
L’espérance d’une v.a.d est donnée par :
X
E(X ) = kP(X = k).
k∈X (Ω)
Propriété
E(X + a) = E(X ) + a, ∀a ∈ R.
E(aX ) = aE(X ), ∀a ∈ R.
E(αX + βY ) = αE(X ) + βE(Y ), ∀α, β ∈ R.
Moment d’ordre r
Définition
Soit r ∈ N∗ . Si X r admet une espérance alors on dit que X admet un
moment d’ordre r qui est le réel mr (X ) = E (X r ).
Moment d’ordre r
Définition
Soit r ∈ N∗ . Si X r admet une espérance alors on dit que X admet un
moment d’ordre r qui est le réel mr (X ) = E (X r ).
Remarque
En cas de convergence, on a
Moment d’ordre r
Définition
Soit r ∈ N∗ . Si X r admet une espérance alors on dit que X admet un
moment d’ordre r qui est le réel mr (X ) = E (X r ).
Remarque
En cas de convergence, on a
X
E (X r ) = xir P (X = xi ) .
i∈I
Moment d’ordre r
Définition
Soit r ∈ N∗ . Si X r admet une espérance alors on dit que X admet un
moment d’ordre r qui est le réel mr (X ) = E (X r ).
Remarque
En cas de convergence, on a
X
E (X r ) = xir P (X = xi ) .
i∈I
Moment d’ordre r
Propriété
Soit r ∈ N∗ . Si X admet un moment d’ordre r alors X admet des
moments d’ordre s pour tout s ∈ J1; r K
Moment d’ordre r
Propriété
Soit r ∈ N∗ . Si X admet un moment d’ordre r alors X admet des
moments d’ordre s pour tout s ∈ J1; r K
Corollaire
Si E X 2 existe alors E (X ) existe
Moment d’ordre r
Remarque
Attention la réciproque à cette propriété est fausse.
Moment d’ordre r
Remarque
Attention la réciproque à cette propriété est fausse.
Exemple
On considère la VAR X dont la loi est donnée par X (Ω) = N∗ et pour tout
n ∈ N∗ P(X = n) = λn1 3 .
Avec λ = +∞ 1
P
k=1 k 3 .
On a nP(X = n) = λn1 2 donc
P
|nP(X = n)| converge et E(X ) existe.
Moment d’ordre r
Remarque
Attention la réciproque à cette propriété est fausse.
Exemple
On considère la VAR X dont la loi est donnée par X (Ω) = N∗ et pour tout
n ∈ N∗ P(X = n) = λn1 3 .
Avec λ = +∞ 1
P
k=1 k 3 .
On a nP(X = n) = λn1 2 donc
P
|nP(X = n)| converge et E(X ) existe.
2 1 P 2
n P(X = n) diverge et E X 2
De plus n P(X = n) = λn donc
n’existe pas.
Remarque
Si X n’admet pas d’espérance, X ne peut pas admettre de variance.
La variance est la moyenne du carré de la distance entre les valeurs de
X et la moyenne de X . La variance est donc une mesure de dispersion
de X par rapport à E(X ).
Pr. Badr-eddine Berrhazi Probabilités 6 mars 2023 17 / 36
Variables Aléatoires Variables Aléatoires Discrètes
Propriété
Si X est une VAR discrète admettant une variance alors pour tout
(a, b) ∈ R2 , aX + b admet une variance et on a
V (aX + b) = a2 V (X )
Propriété
Si X est une VAR discrète admettant une variance alors pour tout
(a, b) ∈ R2 , aX + b admet une variance et on a
V (aX + b) = a2 V (X )
Définition
Si X est une VAR discrète admettant une variance et telle que E (X ) = 0
et σ(X ) = 1, on dit que X est une variable centrée réduite.
Propriété
Si X est une VAR discrète admettant une variance alors pour tout
(a, b) ∈ R2 , aX + b admet une variance et on a
V (aX + b) = a2 V (X )
Définition
Si X est une VAR discrète admettant une variance et telle que E (X ) = 0
et σ(X ) = 1, on dit que X est une variable centrée réduite.
Proposition
Soit X une VAR discrète admettant une variance non nulle. La variable
aléatoire X ∗ = X −E (X )
σ(X ) est une VAR discrète centrée réduite appelée la
variable aléatoire centrée réduite associé à X .
Propriété
Si X suit une loi de Bernoulli alors
E(X ) = p et V (X ) = p(1 − p)
Mise en place :
On considère une expérience E et un événement A lié à cette expérience tel
que P(A) = p.
Mise en place :
On considère une expérience E et un événement A lié à cette expérience tel
que P(A) = [Link] suppose que l’on effectue n fois l’expérience E dans les
mêmes conditions et on considère X le nombre de fois où A est réalisé au
cours de ces n expériences identiques. X prend donc les valeurs 0, 1, . . . , n.
Mise en place :
On considère une expérience E et un événement A lié à cette expérience tel
que P(A) = [Link] suppose que l’on effectue n fois l’expérience E dans les
mêmes conditions et on considère X le nombre de fois où A est réalisé au
cours de ces n expériences identiques. X prend donc les valeurs 0, 1, . . . , n.
Soit k ∈ J0, nK. On cherche à calculer P(X = k) c’est-à-dire la probabilité
que A soit réalisé k fois exactement.
Mise en place :
On considère une expérience E et un événement A lié à cette expérience tel
que P(A) = [Link] suppose que l’on effectue n fois l’expérience E dans les
mêmes conditions et on considère X le nombre de fois où A est réalisé au
cours de ces n expériences identiques. X prend donc les valeurs 0, 1, . . . , n.
Soit k ∈ J0, nK. On cherche à calculer P(X = k) c’est-à-dire la probabilité
que A soit réalisé k fois exactement.
Parmi les n expériences, il y a Cnk façon de placer les k fois où A est
réalisé. Chacun de ces Cnk événement est réalisé avec la probabilité
p k (1 − p)n−k . On a donc : P(X = k) = Cnk p k (1 − p)n−k .
Définition
Soit p ∈ [0; 1] et n ∈ N. On dit que la VAR X suit la loi binomiale de taille
n et de paramètre p (notée B(n, p) ) si X prend les valeurs 0, 1, . . . , n avec
les probabilités P(X = k) = Cnk p k (1 − p)n−k .
Définition
Soit p ∈ [0; 1] et n ∈ N. On dit que la VAR X suit la loi binomiale de taille
n et de paramètre p (notée B(n, p) ) si X prend les valeurs 0, 1, . . . , n avec
les probabilités P(X = k) = Cnk p k (1 − p)n−k .
Une VAR qui suit une loi binomiale est une VAR qui compte le nombre
de réalisation d’un événement A de probabilité p au cours de n expériences
identiques.
Propriété
Soit X B(n, p) alors
E(X ) =
Propriété
Soit X B(n, p) alors
E(X ) = np et V (X ) =
Propriété
Soit X B(n, p) alors
E(X ) = np et V (X ) = np(1 − p)
Propriété
Soit X B(n, p) alors
E(X ) = np et V (X ) = np(1 − p)
Théorème
La somme de n VAR de Bernoulli indépendantes, de même paramètre p,
suit la loi binomiale B(n, p).
Définition
Soit λ > 0. On dit qu’une VAR X suit une loi de Poisson (notée P(λ) ) si
X prend ses valeurs dans N et :
e −λ λn
P(X = n) =
n!
Définition
Soit λ > 0. On dit qu’une VAR X suit une loi de Poisson (notée P(λ) ) si
X prend ses valeurs dans N et :
e −λ λn
P(X = n) =
n!
Propriété
Soit X P(λ), alors
E(X ) =
Définition
Soit λ > 0. On dit qu’une VAR X suit une loi de Poisson (notée P(λ) ) si
X prend ses valeurs dans N et :
e −λ λn
P(X = n) =
n!
Propriété
Soit X P(λ), alors
E(X ) = λ et V (X ) = λ
On peut donc considérer que X prend ses valeurs dans N∗ . De plus pour
tout n ∈ N∗ ,
Définition
Soit p ∈]0; 1[. On dit qu’une VAR X suit la loi géométrique de paramètre
p (notée G(p) ) si X prend ses valeurs dans N∗ et
P(X = n) = (1 − p)n−1 p
Propriété
1 1−p
E(X ) = et V (X ) =
p p2
Définition
Une variable aléatoire réelle continue sur (Ω, F) est une application
X : Ω 7→ R telle que pour tout intervalle I ⊂ R, on a
X −1 (I ) = {ω ∈ Ω, X (ω) ∈ I } ∈ F.
Propriété
0 ≤ F (x) ≤ 1.
lim F (x) = 0 et lim F (x) = 1.
x→−∞ x→+∞
F est continue à droite.
Fonction de Densité
Définition
On dit qu’une fonction f est une densité si :
f est positive.
f est intégrable sur R telle que
Z +∞
f (x)dx = 1
−∞
Théorème
Si F est la fonction de répartition d’une variable à densité X et si f est
une densité de X alors :
F est continue sur R.
F est de classe C 1 sauf éventuellement en un nombre fini de points et
lorsque F est dérivable en x, F 0 (x) = f (x).
-
Théorème
Si F est la fonction de répartition d’une variable à densité X et si f est
une densité de X alors :
F est continue sur R.
F est de classe C 1 sauf éventuellement en un nombre fini de points et
lorsque F est dérivable en x, F 0 (x) = f (x).
-
Remarque
Les variables discrètes ne sont donc pas des variables à densité.
Comme f est positive, la fonction de répartition est bien croissante.
La fonction de répartition est une primitive de la densité.
Exemple
Exemple
(i) Sur ] − ∞; 2[, F est une fonction constante donc continue. Sur ]2; +∞[
la fonction x → x83 est continue donc F est continue sur cet intervalle.
8
De plus lim F (x) = 0 et lim+ F (x) = 1 − = 0 = F (2). Donc F est
x→2− x→2 8
continue sur R.
Exemple
(i) Sur ] − ∞; 2[, F est une fonction constante donc continue. Sur ]2; +∞[
la fonction x → x83 est continue donc F est continue sur cet intervalle.
8
De plus lim F (x) = 0 et lim+ F (x) = 1 − = 0 = F (2). Donc F est
x→2− x→2 8
continue sur R.
(ii) Sur ] − ∞; 2[, F est une fonction constante donc C 1 . Sur ]2; +∞[ la
fonction x → x83 est C 1 donc F est C 1 sur ]2; +∞[.
Ainsi F est de classe C 1 sur R\{2} et pour x 6= 2 :
Exemple
(i) Sur ] − ∞; 2[, F est une fonction constante donc continue. Sur ]2; +∞[
la fonction x → x83 est continue donc F est continue sur cet intervalle.
8
De plus lim F (x) = 0 et lim+ F (x) = 1 − = 0 = F (2). Donc F est
x→2− x→2 8
continue sur R.
(ii) Sur ] − ∞; 2[, F est une fonction constante donc C 1 . Sur ]2; +∞[ la
fonction x → x83 est C 1 donc F est C 1 sur ]2; +∞[.
Ainsi F est de classe C 1 sur R\{2} et pour x 6= 2 :
(
0 0 si x < 2
F (x) = 24
x4
si x > 2
X est donc
( bien une variable à densité et une densité de X est par exemple
0 si x < 2
f (x) = 24
x4
si x > 2
Pr. Badr-eddine Berrhazi Probabilités 6 mars 2023 32 / 36
Variables Aléatoires Variable Aléatoire Continue
Propriétés
Propriété
Soit X une variable aléatoire admettant une densité f .
Pour tout a ∈ R, P(X = a) = 0
Pour tout x réel :
Propriétés
Propriété
Soit X une variable aléatoire admettant une densité f .
Pour tout a ∈ R, P(X = a) = 0
Pour tout x réel :
Propriétés
Exemple