Les Essai
Les Essai
C- Analyse granulométrique
I. Introduction
Les granulats sont nécessaires pour la fabrication des bétons (deuxièmes constituants du
béton après le ciment); du point de vue économique, car ils permettent de diminuer la
quantité de liant qui est la plus cher; du point technique, car ils augmentent la stabilité
dimensionnelle (retrait, fluage) et ils sont plus résistants que la pâte de ciment. Il faut par
conséquence, augmenter au maximum la quantité de granulats, en respectant toutefois les
deux conditions suivantes :
Les granulats utilisés dans les travaux de génie civil doivent répondre à des impératifs de
qualité et des caractéristiques propres à chaque usage. Les granulats constituent le squelette
du béton et ils représentent, dans les cas usuels, environ 80% du poids total du béton.
Normes de référence
II. But
Le but de ce TP est de séparer les différents granulats en classe élémentaire. L’analyse
granulométrique permet de déterminer la grosseur et les pourcentages pondéraux respectifs
des différentes familles de grains constituant les échantillons. Elle s’applique à tous les
granulats de dimension normale inférieure ou égale à 63 mm, à l’exclusion des fillers.
a. Tamis
Figure1: Tamis
b. Chronomètre précise à 1s près
c. Balance
La balance qu’on a utilisée nous permet de peser
les sables et les tamis à 10-2 g près.
Figure2: Balance
d. Tamiseuse électrique
e. Etuve
voulue.
Figure4: Etuve
IV. Conduite de l’essai
RC (k ) =
k
i
mk
R C (k, en %)
k i
= mk × 100%
M total de sable
Pi 100% RC ,i
Module de finesse (Mf) du sable
Le module de finesse quantifie le caractère plus ou moins fin d’un sable. Celui-ci
correspond à la somme des pourcentages des refus cumulés, ramenés à l’unité, pour les
tamis d’ouverture (exprimée en mm) 0.16 – 0.315 – 0.63 – 1.25 – 2.5 – 5. Ce paramètre est
en particulier utilisé dans les calculs de composition des bétons. Un bon sable pour faire le
béton doit avoir le module de finesse environ 2.2 à 2.8.
- 1.8 < Mf < 2.2 : est utilisé si l’on recherche particulièrement la facilité misse
en œuvre qui détriment la probable de la résistance.
- 2.2 < Mf < 2.8 : convient pour obtenir une ouvrabilité satisfaisant et une
bonne résistance avec risques des ségrégations limités.
- 2.8 < Mf < 3.2 : correspond à des sable à utiliser pour la recherche de
résistance élevée, mais on aura, en général, une moins bonne ouvrabilité et des
risques de ségrégation.
Essai d'équivalent de sable :
Matériel nécessaire :
1. Appareillage d'équivalent de sable :
o Cylindre gradué (en plastique ou en verre) avec un bouchon.
o Tige de piston avec une pointe en caoutchouc.
o Entonnoir pour introduire l'échantillon.
2. Solution lavante :
o Solution de chlorure de calcium (CaCl₂) à 5 % ou solution spécifique se-
lon la norme.
3. Échantillon de sable :
o Environ 120 g de sable séché à l'étuve et tamisé à 2 mm.
4. Matériel supplémentaire :
o Balance de précision.
o Étuve de séchage.
o Tamis de 2 mm.
o Agitateur mécanique (optionnel).
o Chronomètre.
Mode opératoire :
1. Préparation de l'échantillon :
1. Sécher l'échantillon de sable à l'étuve à 105 °C jusqu'à masse constante.
2. Tamiser l'échantillon à 2 mm pour éliminer les particules grossières.
3. Peser environ 120 g de sable tamisé.
4. Agitation du mélange :
1. Boucher le cylindre et agiter vigoureusement manuellement ou à l'aide d'un
agitateur mécanique pendant 30 secondes.
2. Laisser reposer le mélange pendant 10 minutes pour permettre la décanta-
tion des particules fines.
5. Lavage et décantation :
1. Après la période de repos, ajouter délicatement de la solution lavante jus-
qu'au deuxième trait repère (généralement environ 150 mL).
2. Laisser reposer à nouveau pendant 20 minutes pour permettre la séparation
complète des particules fines et du sable.
Exemple de calcul :
Hauteur du sable H1=120 mmH1=120mm
Hauteur des fines H2=80 mmH2=80mm
ES=12080×100=150ES=80120×100=150
L'équivalent de sable est donc de 150.
Remarques et précautions :
Précision des mesures : Les hauteurs H1H1 et H2H2 doivent être mesu-
rées avec soin pour éviter des erreurs de calcul.
Température : La température de la solution lavante doit être contrôlée
pour éviter des variations dans les résultats.
Reproductibilité : Répéter l'essai plusieurs fois pour vérifier la cohérence
des résultats.
Cet essai est essentiel pour évaluer la qualité des sables utilisés dans les travaux
de génie civil, notamment pour les bétons et les couches de fondation.
D- Limite D’Atterberg
Définitions
Dans les sols fins, ou cohérents, où la surface spécifique des grains (rapport de la surface du grain à son
volume) est grande, l'eau joue un rôle très important par son influence sur les forces qui s'exercent
entre les particules.
Selon la valeur de la teneur en eau, les propriétés mécaniques d'un sol fin évoluent depuis celle
d'un solide (w faible) jusqu'à celle d'un liquide (w élevé). Entre ces deux états, pour les teneurs en eau
moyennes, le sol présente des propriétés plastiques, c'està-dire qu'il est capable de se déformer
rapidement et considérablement sans se casser, se fendiller ou changer de volume et sans présenter de
déformation réversible notable.
L'état solide peut lui-même être séparé en deux états : un état dans lequel l'eau adsorbée est encore
en place, appelé état solide avec retrait ; et un état dans lequel toute l'eau adsorbée a disparu,
appelé état solide sans retrait. Le retrait est une diminution du volume qui accompagne l'élimination de
l'eau adsorbée.
p
Si Ic > I, le sol est à l'état solide.
Si O < Ic < I, le sol est à l'état plastique. Si Ic < I, le sol est à l'état liquide.
L'indice de liquidité : « IL =
1p
Les valeurs des limites de WL, WP et Ip sont fonctions de la proportion et de l'activité des particules
argileuses. L'activité « Ac » se définit comme suit :
Pour le calcul de la limite de plasticité, on fera la moyenne des teneurs en eau deux essais.
Compte rendu : Il vous est demandé de :
I. Dresser les tableaux des résultats.
Calculer l'indice de plasticité Ip
Classifier le sol selon la classification LCPC pour les sols fins (voir TP analyse granulométrique
par tamisage)
TP N°3 : Essai de Compressibilité à l'oedomètre ( NF P 94-090-1)
1. But de l’essai:
La manipulation a pour but de déterminer les caractéristiques de compressibilité d’un sol qui
permettent d’estimer le tassement d’un massif de sol, par exemple sous une fondation superficielle.
2. Principe de l’essai :
Le sol est placé dans une enceinte cylindrique indéformable, on exerce sur sa partie supérieure une
pression variable à l’aide d’un piston et on mesure les affaissements observés après stabilisation.
On détermine ainsi la relation entre les contraintes effectives et les déformations verticales.
Contrainte de chargement : Contrainte moyenne totale σ obtenue en divisant l’effor axial (N
ou F) par l’aire de la section transversale de l’éprouvette(S) : σ=F/S
Déformation axiale (verticale) ΔH/H0 : déformation qui se produit lorsqu’une contrante σ est
appliquée à une éprouvette de matérau frétté latéralement : ε= ΔH/H0
3. Définitions :
a) Phénomène de consolidation : les sols sont des mélanges de solide, d’eau et de gaz. Les sols
présentant de forts tassements sont les sols saturés. On fera donc les essais en milieu saturé. Les
contraintes s’appliquent d’abord à l’eau puis après dissipation des surpressions, au squelette
solide. C’est le phénomène de consolidation
b) Cet essai permet d’établir, pour un échantillon donné, deux types de courbes :
- les courbes de consolidation (fig 3), qui donnent le tassement (s) de l’échantillon en fonction du
temps (t) sous application d’une contrainte constante.
- la courbe de compressibilité (fig 4), qui indique Le diagramme donnant l’indice de vide (e) en fonc-
tion du logarithme de la contrainte effective appliquée logσv’ ; e=f(logσv’).
La courbe de compressibilité peut également être tracée sous la forme ε=Δh/h0= f (σ' ) (fig 5).
Par analogie avec le module de Young E on définit le module œdométrique :
Eoed = Δσ' / Δε
qui peut également être utilisé pour calculer le tassement de la couche de sol
Figure 3.
Figure 4. Courbe de compressibilité œdométrique dans le plan(e- logσ')
4. Matériels utilisés
Oedomètre (fig 6) : Appareil permettant de charger axialement une éprouvette cylindrique placée
dans un cylindre rigide et de mesurer la variation ΔH de hauteur initiale H0. Un bras de levier permet
de multiplier par un facteur de 10 ou 11 la force créée par l'application des masses,
- Une cellule oedométrique (fig 7 ) existent en plusieurs diamètres 50, 70 ou 100mm. Cependant la
norme préconise un diamètre >=60mm
- Un dispositif de mesure du tassement.
Figure 6. Oedomètre
AVANT SATURATION :
Araser avec soin la surface du matériau et placer le disque drainant supérieur. Vé-
rifier son horizontalité par 3 mesures au pied à coulisse et mettre en place le piston.
Déterminer au pied à coulisse la hauteur (en mm) du piston au dessus du moule (« hau-
teur après remplissage »). En déduire la hauteur initiale de l’échantillon sec (notée Hd).
Déterminer le poids de l’ensemble « moule, disques drainants, sable sec et piston ». En
déduire le poids du sol sec (notée Ws).
SATURATION DE L’EPROUVETTE DE SABLE :
Régler le comparateur à zéro puis saturer très lentement l’échantillon (le sable ne
doit pas s’écouler par les orifices de drainage supérieurs).
Après stabilisation, faire une lecture du comparateur ΔH et en déduire la hauteur initiale de
l’échantillon saturé (notée Hi). Déterminer les caractéristiques après saturation (et avant charge-
ment) de l’éprouvette de sable. (précisées dans le tableau d’identification fourni en annexe).
Réinitialiser le comparateur. L’échantillon est alors prêt pour l’essai oedométrique.
e. Nettoyer le moule.
On détermine:
−∆e
Cc=
∆( log σ ')
c) L’indice de gonflement Cs comme la pente moyenne de la courbe de compressibilité calculée sur
un cycle de déchargement-rechargement. En général est de l'ordre de Cc/10.
−∆e
C s=
∆( log σ ')
8- Interprétation
Classification des sols vis-à-vis de la compressibilité :
Soit σc’ la pression de consolidation, trois cas sont possibles, selon la valeur de σo’ la contrainte
effective véritable avant son extraction du sol.
un sol est sur consolidé lorsque il a subit au cours de son histoire une pression supérieure a l’actuelle
pression due au poids des terres .
c’est un sol qui a tassé sous son propre poids et qui n’a jamais subi d’autres pressions supérieure a celle
de l’actuelle (de chargement )
c’est un sol en cours de consolidation sous son poids propre il s’agit de remblais récents mal ou non
compactés ou bien d’une vase.
ESSAI DE CISAILLEMENT SUR
UN SOL PULVERULENT
Norme NF P 94-071-1
- L’étude au laboratoire, des déplacements des grains d’un sol sous une fondation montre la forma-
tion d’un coin rigide sous la fondation. A l’intérieur de ce coin, les grains s’enfoncent verticalement
sans mouvements des uns par rapport aux autres. - Le schéma mécanique adopté est donc le
suivant :
Par analogie au frottement solide-solide, nous pouvons pour une contrainte normale (σ) donnée, appliquer
une contrainte tangentielle limiteτ lim: Au-delà de cette valeur ( τ >τ lim ), il y aura glissement.
La valeur de l’angle limite ( β lim ) s ’appelle: ANGLE DE FROTTEMENT INTERNE DES GRAINS. Il est
noté: φ.
Cette relation s’appelle le critère de COULOMB: La courbe intrinsèque du sol représente ce critère dans
le plan de MOHR
L’essai de cisaillement rectiligne permet de mesurer la valeur de l’angle de frottement interne
d’un sol : on impose une contrainte normale (σ) puis on cisaille le sol. La valeur de τlim est
- B : largeur de la fondation.
- L : longueur de la fondation.
- γ1: poids volumique apparent du sol sous la fondation (sec, humide ou déjaugé).
- γ2: poids volumique apparent du sol au dessous du fond de fouille (sec, humide ou déjaugé).
- D : profondeur d’encastrement de la fondation.
- Sq = 1 et Sγ = (1 - 0,2 B/L) sont les facteurs de forme pour une fondation rectangulaire
- Nγ, Nq sont des paramètres sans dimension, dépendant de la valeur de l’angle de frottement interne du sol.
CALCUL A LONG TERME
POUR LES SOLS COHERENTS
APPLICATION :
Calculer la contrainte de rupture q’u sous cette fondation dans les 2 cas suivants :
- la nappe est située à grande profondeur - la nappe est située à 1m sous le terrain
naturel (wsat = 15%)
q'u−q'o
+
Calculer aux ELU la contrainte admissible du sol : q’ELU = γ q'o avec
γq = 2 q et q’0 = contrainte naturelle à la profondeur D (avant travaux).
B. PRINCIPE DE L’ESSAI :
Dans l’essai de cisaillement à la boîte de Casagrande, on cherche à provoquer la rupture de
l’échantillon suivant un plan imposé.
D. PREPARATION DE L’ESSAI :
Avant de réaliser tout essai, demander le contrôle du professeur.
a. Prendre connaissance du manuel d’utilisation de la machine de cisaillement et effectuer les
réglages.
La vitesse de cisaillement a t’elle une influence sur les résultats de votre essai ?
Justifiez votre réponse
b. Peser à vide l’ensemble « boîtes, plaques et piston ». Relever les dimensions intérieures des
boîtes.
d. En déduire la relation entre la contrainte appliquée sur l ‘échantillon par le piston et le poids pla-
cé sur le plateau du bâti de chargement.
Il vous est demandé d’appliquer sur l’éprouvette les contraintes suivantes : 50 kPa, 100
kPa et 200 kPa. - A quels efforts ces contraintes correspondent-elles ?
Préparer 3 boîtes de cisaillement identiques : les échantillons d’une même série doivent
avoir sensiblement le même poids volumique (donc la même compacité)
¾ Pour obtenir une faible compacité, déverser rapidement le sable dans la boîte et aplanir sa sur-
face sans tasser.
¾ Pour obtenir une compacité maximum, piquer le sable en procédant par couche successive.
La compacité initiale a-t-elle une influence sur la résistance au cisaillement d’u sol sableux ?
Mettre en place la boîte n°1 sur le bâti (voir §D) et procéder à l’essai n°1 ( 50 kPa).
Procéder de même aux essais sur les boîtes n°2 ( 100 kPa) et n°3 ( 200 kPa)
.
G. ESSAIS A REALISER:
Chaque groupe effectuera deux séries de 3 essais :
3. Principe de L'essai :
Le principe de ces essais consiste à humidifier un matériau à plusieurs teneurs en eau et à le
compacter, pour chacune des teneurs en eau, selon un procédé et une énergie conventionnels. Pour
chacune des valeurs de teneur en eau considérées, on détermine la masse volumique sèche du matériau et
on trace la courbe des variations de cette masse volumique en fonction de la teneur en eau. , appelée
courbe Proctor.
L’essai consiste à compacter dans un moule normalisé, à l’aide d’une dame normalisée, selon un
processus bien défini, l’échantillon de sol à étudier et à mesurer sa teneur en eau et son poids spécifique
sec après compactage.
L’essai est répété plusieurs fois de suite sur des échantillons portés à différentes teneurs en eau. On
définit ainsi plusieurs points de la courbe Proctor.
Pour ces essais on peut utiliser, selon la finesse des grains du sol, deux types de moules :
-Règle à araser,
-Disque d’espacement,
-Bacs d’homogénéisation pour préparation du matériau,
-Tamis t 20 mm (contrôle et écrêtage le cas échéant de l’échantillon),
-Truelle, spatule, pinceau, etc.…
-Eprouvette graduée 150 ml environ (pour l’eau),
-Petits récipients (mesures des teneurs en eau),
-Balance portée 20 kg,
-Balance de précision 200 g,
-Etuve 105°C
- Burette à huile.
Mode opératoire
(Fig.2)
Le matériau à étudier est tamisé « granulométrie < 20mm par tamisage ».
▪ Prendre environ 5,5Kg de notre matériau
▪ Ajouter pour chacun une quantité d’eau pour avoir le teneur en eau (6%,
8%, 10%, 12%, 14%, 16%, 18%).
▪ Placer la hausse sur le moule et donner 55coups pour chaque
couche.
▪ Compacter le sol en trois 05 couches de marnes à avoir la dernière débor-
dant légèrement le haut de moule.
▪ Enlever la hausse et araser soigneusement le haut du moule.
▪ Peser le moule avec le sol.
▪ On prend de chaque cotés (au dessus et au dessous) de ce moule une quanti-
té (environ de 150g) pour la détermination de la teneur en eau.
▪ Répéter l’essai pour des teneurs en eau croissante.
▪ Mettre les tares dans l’étuve de 105°C pendant 24heures.
▪ On faite l’essai 3 fois.
▪ Après compactage, on pèse le moule et on détermine la teneur en eau du matériau,
ce qui permet de calculer le poids volumique sec. Le résultat de l’essai se traduit
par un point de la courbe.
▪ Après ces calculs on passe à la construction de la courbe repré-
sentative
de la variation de la poids volumique sèche γd
en fonction de la
teneur en eau f() = d (voir la courbe ) et on tire d max et opt .
γmax
d
Den
sité
sèc
he
γ
d
O
p donc γ
t Calcul de
i 1
m
ω