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Usages socioéconomiques du tamarinier au Niger

L'étude met en lumière l'importance ethnobotanique du tamarinier (Tamarindus indica L.) dans le Sud-Ouest du Niger, en soulignant ses multiples usages socioéconomiques, notamment alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques. Les résultats d'enquêtes menées auprès de 117 personnes montrent une variation significative d'utilisation entre les ethnies, avec les feuilles, les fruits et le bois ayant les valeurs d'usage les plus élevées. Cette recherche appelle à intégrer le tamarinier dans les stratégies de conservation et de domestication pour assurer une gestion durable de cette espèce précieuse.

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Thèmes abordés

  • systèmes de gestion des ressou…,
  • développement rural,
  • ressources alimentaires,
  • répartition géographique,
  • variabilité d'usage,
  • analyse statistique,
  • ressources naturelles,
  • connaissances traditionnelles,
  • impact des changements climati…,
  • systèmes de culture
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Usages socioéconomiques du tamarinier au Niger

L'étude met en lumière l'importance ethnobotanique du tamarinier (Tamarindus indica L.) dans le Sud-Ouest du Niger, en soulignant ses multiples usages socioéconomiques, notamment alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques. Les résultats d'enquêtes menées auprès de 117 personnes montrent une variation significative d'utilisation entre les ethnies, avec les feuilles, les fruits et le bois ayant les valeurs d'usage les plus élevées. Cette recherche appelle à intégrer le tamarinier dans les stratégies de conservation et de domestication pour assurer une gestion durable de cette espèce précieuse.

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  • systèmes de gestion des ressou…,
  • développement rural,
  • ressources alimentaires,
  • répartition géographique,
  • variabilité d'usage,
  • analyse statistique,
  • ressources naturelles,
  • connaissances traditionnelles,
  • impact des changements climati…,
  • systèmes de culture

Journal of Animal & Plant Sciences (J.Anim.Plant Sci.), 2019. Vol.

40, Issue 2: 6584-6602


Publication date 31/05/2019, http://www.m.elewa.org/JAPS; ISSN 2071-7024

Perceptions et usages socioéconomiques du


tamarinier (Tamarindus indica L.) dans le Sud-
Ouest du Niger : Implications pour une
domestication et une conservation durable.
Amadou GARBA 1 Abdou AMANI 2 ABDOU Laouali 3 et Ali Mahamane3
1. Université Abdou Moumouni de Niamey, Faculté des Sciences et Techniques, Département de Biologie,
Laboratoire GARBA Mounkaila, BP 1066, Niamey, Niger Tel : (+227)97569925
2. Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN), BP 429 Niamey, Niger,
Tel : (+227)96977476 Email : [email protected]
3. Université de Diffa, Faculté des Sciences Agronomiques, BP 78, Diffa, Niger. Tel : (+227)96576646 Email :
[email protected]
Auteur correspondant : Tel :(+227)97569925 Email : [email protected]

Mots clés : Tamarindus indica L., ethnobotanique, domestication, Tillabéri, Torodi


Keywords : Tamarindus indica L., ethno-botanical, domestication, Tillaberi, Torodi.

1 RESUME
Elle a pour objectif de montrer l’importance ethnobotanique de Tamarindus indica L. à
travers l’usage socioéconomique de ses différents organes en vue de contribuer à une
meilleure gestion durable de sa population au Niger. La présente étude a été menée dans le
département de Torodi, situé dans la région de Tillabéry. Des enquêtes ethnobotaniques
semi-structurées par interviews individuels et par focus groupe ont concerné 117 personnes
appartenant à sept ethnies. Les résultats ont révélé que toutes les parties de Tamarindus
indica. L sont utilisées .Les usages sont de types alimentaires, thérapeutiques, fourragers et
cosmétiques. . De toutes les parties de la plante utilisées, les feuilles ont une valeur d’usage
beaucoup plus importante (PPV =27,38%), suivie des fruits (PPV = 24,63%) et le Bois (PPV
=24,5%). Les résultats montrent une variation significative d’usage au sein des ethnies ( p
=0,00). Les résultats de cette étude ont montré que le tamarinier ( Tamarindus indica L.) est
une espèce forestière à haute valeur socioéconomique. Les différents usages (alimentaires,
thérapeutiques, économiques etc.) tant prouvés par les populations doivent susciter une
prise en compte de cette espèce dans les différents programmes ou stratégies de
conservation et d’amélioration génétique durable des ressources phytogénétiques au Niger.

Perceptions and socio-economic use of the Tamarind tree (Tamarindus indica L.) in
southwest Niger : Implications for a sustainable domestication and conservation.

The study aims at showing the ethno-botanic importance of the Tamarindus indica L.
through the socio-economic use of its different organs to contribute to a better management
of its population in Niger. This study has been conducted in the district of Torodi, located
in the region of Tillaberi (Niger). Ethno-botanical surveys semi-structured by individual
and focus group interviews targeted 117 people belonging to seven ethnic groups. The
results revealed that all the parts of the Tamarindus indica L. are used. The parts are used
for dietary, therapeutic, cosmetic purposes, and as fodder for livestock. Of all the parts of

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Journal of Animal & Plant Sciences (J.Anim.Plant Sci.), 2019. Vol.40, Issue 2: 6584-6602
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the plant used, the leaves have a much more important usage value (PPV = 27.38%),
followed by the fruits (PPV = 24.63%), and the wood (PPV = 24.5%). The results show a
significant usage variation across the ethnic groups (p = 0.00).The results of this study
showed that Tamarind (Tamarindus indica L.) is a forest species with a high socioeconomic
value. The different uses (food, therapeutic, economic, etc.) that are proven by the
populations must encourage the consideration of this species in the various programs or
strategies for the conservation and sustainable genetic improvement of plant genetic
resources in Niger.

2 INTRODUCTION
Dans le monde, environ un milliard de ses superficies forestières à cause du
personnes tirent leurs revenus de l’utilisation déboisement contre une moyenne de 0,49% par
des ressources naturelles sauvages (Pimentel et an en Afrique (FAO, 2010). Dans un pays où
al., 1997).L’Afrique est l’un des continents les les conséquences de la variabilité climatique
plus riche en biodiversité ((White, 1985 ; Myers menace la survie des communautés les plus
et al., 2000 ; Wieringa et al., 2004 ; Adjéya et al., vulnérables, ces formations forestières jouent
2015). Des milliers de personnes en milieu rural un rôle très important dans la résilience des
dépendent de cette biodiversité pour leur populations locales. Elles constituent un
nourriture, leurs revenus et pour de réservoir de biodiversité et suivant les saisons,
nombreuses autres fonctions (Akinnifesi et al., ce sont des feuilles, fruits, racines ou écorces
2006 ; Adjéya et al.,2015).Malgré cette richesse qui sont prélevés pour servir comme aliments
et le progrès du front de développement de base en période d’insécurité alimentaire
humain, ce continent reste le plus pauvre et (Codjia et al., 2003 ; Ayantunde et al., 2009 ;
sous-alimenté (PNUD,2013).Les populations N’Klo et al., 2010 ; Sop et al., 2012,
rurales sahéliennes ont des connaissances Abdourhamane et al., 2015). A cet effet,
ethnobotaniques traditionnellement très riches plusieurs espèces végétales en occurrence les
grâce aux diversités culturelles et écologiques de espèces fruitières sont reconnues du fait de leur
l’environnement dans lequel ils vivent (Van den valeur économique et de leur contribution à la
Eyden et al., 1994, Abdoulaye et al., 2017). Ces réduction de la pauvreté des ménages des
connaissances ne sont pas statistiques mais plusieurs populations. Au Niger par exemple, la
dynamiques, et peuvent aider à la domestication vente des fruits de Balanites aegyptiaca (L.) Del.,
des meilleurs individus (Kakudidi, 2004, de Ziziphus mauritiana Lam., de Tamarindus
Abdoulaye et al., 2017). La contribution à indica., de la gomme arabique d’Acacia senegal (L.)
l’alimentation et à la création de revenus pour Willd., d’Acacia seyal Del., et des feuilles
les populations en particulier celles au sud du d’Adansonia digitata L.et de Moringa oleifera Lam.,
Sahara des espèces fruitières sous utilisées n’est de fruits de Dionysos mespiliformis Hochst. ex A.
plus à démontrer (Assogbadjo, 2006 ; Bowe, Rich., de Parkia biglobosa (Jacq.) R. Br. ex G.
2007 ; Bourou, 2012). Cependant, depuis trois Dondu beurre de karité (Vitellaria paradoxa
décennies, le Sahel est confronté à de Gaertn. f.) permet à de nombreux ménages de
nombreuses difficultés parmi lesquelles la s’acheter de la nourriture et de subvenir à de
dégradation du couvert végétal. Au Niger, suite nombreux besoins familiaux (Abdourhamane et
à la croissance démographique et à un besoin al 2015).L’implication de ces espèces locales
sans cesse croissant des populations en dans l’alimentation, les soins traditionnels et la
ressources énergétiques, la disparition des forêts création des revenus aux populations n’est plus
et des ressources forestières sont au cœur des à démontrer (Chevalier et al., 2004 ; Malaise,
enjeux des problématiques environnementaux. 2010 ; Mapongmetsem et al., 2010 ; Abdoulaye
En effet, on estime à 1%, la perte annuelle de et al., 2017). C’est pourquoi, surexploitées, elles

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sont aujourd’hui menacées d’extinction et leur soumise à une forte pression anthropique
taux de régénération faible couplé au processus permanente à laquelle viennent s’ajouter les
d’érosion hydrique, cause de la perte des défis environnementaux qui menacent
semences forestières et des pratiques de récolte dangereusement sa survie. Surexploitée,
non durables de leurs produits accélèrent le menacée par les feux de brousse, le surpâturage,
processus d’érosion génétique de la plus part de le déboisement, la déforestation et la
ces essences forestières. Plusieurs auteurs sécheresse, la population de cette espèce est en
(Wynberg & Laird, 2007 ; Ayantunde et al., 2008 nette régression dans le département. Le
; Lougbegnon et al., 2011 ; Abdourhamane et al., peuplement se caractérise par des individus
2015) affirment que les connaissances locales âgés, et peu productifs. Cependant, malgré
des espèces végétales spontanées peuvent l’importance socioéconomique de cette espèce
guider leur prioritisation, voire leur dans la vie des communautés locales, on
domestication dans un futur proche dispose de très peu d’informations au Niger sur
(Bellefontaine, 2010 ; Mapongmetsem et al., son statut de conservation, sur sa valeur
2012) pour promouvoir le développement rural écologique et socioéconomique et sa
et la conservation de la biodiversité. Le distribution. Sa chaine de valeur est encore
tamarinier (Tamarindus indica L.), objet de cette informelle et par conséquent sa contribution au
étude, est une essence fruitière, qui est niveau de vie des populations et de l’économie
largement utilisée dans l’alimentation humaine reste peu ou non connue. C’est pourquoi il est
sous différentes formes. Cette espèce fruitière nécessaire dans l’optique d’une gestion durable
qui a une large distribution appartient à la de collecter des informations utiles auprès de la
famille des Ceasalpiniaceae et est une espèce à population pour la domestication, la
usages multiples. En effet, chaque partie de conservation et la valorisation de cette espèce.
l'arbre peut générer une valeur ajoutée. Cette étude s’inscrit dans ce cadre et vise la
Toutefois, elle est aujourd’hui l'une des espèces valorisation du savoir paysan dans la
affectées par la dégradation des écosystèmes conservation et la gestion durable des
(Ba et al., 2001). Ces multiples usages ont peuplements des tamariniers dans le
permis de motiver des travaux de recherches de département de Torodi. De façon spécifique
plusieurs thèmes sur cette plante dans la sous- l’étude vise à : ;
région notamment au Bénin, au Burkina Faso et  déterminer les différentes formes
au Sénégal en vue d’une meilleure gestion d’utilisations des organes du tamarinier par les
durable pour le bien-être de leurs populations. populations de la région ;
Aujourd’hui, sa domestication semble être  évaluer la variation du niveau de
réussie dans ces pays. Au Niger le tamarinier connaissance des usages des organes du
(Tamarindus indica L.) est très apprécié par l à tamarinier (Tamarindus indica.) suivant les
travers les différents usages dont il fait l’objet. ethnies, le sexe, l’âge, la religion et la
Dans le département de Torodi, les populations profession ;
exploitent l’espèce sous différentes formes :  déterminer la convergence d’usage
alimentaire, thérapeutique, fourragère, interethnique des parties du tamarinier
cosmétique, culturelles etc. Très sollicitée,
l’espèce Tamarindus indica L. se trouve ainsi

3 MATERIEL ET METHODES

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3.1 Présentation de la zone d’étude : La caractérisée par des savanes arbustives arborées
présente étude a été conduite dans le des forêts claires avec des espèces comme
département de Torodi au niveau de ses deux Acacia macrostachya, Guiera senegalensis, Piliostigma
communes, à savoir la commune rurale de reticulatum ,Ziziphus mauritiana, Combretum
Torodi et la commune rurale de Makalondé glutinosum, Sclerocarya birrea, Khaya senegalensis,
(Figure 1). La commune rurale de Torodi était Balanites aegyptiaca, Acacia nilotica Acacia seyal,
au départ la seule commune du département et Tamarindus indica., Vitellaria paradoxa, Diospyros
en 2009 elle fut scindée en deux collectivités mespiliformis, Combretum micranthum, cCombrethum
territoriales. Ainsi la zone gourma du nigricans. La faune sauvage quant à elle est
département été devenue la commune de composée essentiellement d’hyènes, de gazelles
Makalondi. Cette commune fait frontière avec de lièvres, et de reptiles. La faune aquatique est
le Burkina Faso. Elle est composée des Djerma, représentée par les poissons et les reptiles
des Haoussa, des Peulh, des Gourmantché, des aquatiques. L’avifaune est représentée par les
Touareg et d’autres communautés des pays francolins, les pintades, les canards, et les
voisins comme le Bénin, le Nigéria, le Burkina outardes. Au plan hydrographique le
Faso et le Togo. Les coordonnées département dispose des eaux de surface et des
géographiques du chef-lieu de la commune eaux souterraines. Les eaux de surface sont
sont : 13°5 latitude Nord et 2°02 longitude Sud. composées de 144 mares non permanentes ; 2
D’une superficie de 2 538 km2, elle représente rivières qui sont le Goroubi et la Sirba. Les eaux
36 % de la superficie totale du Département de souterraines sont la nappe perchée dans le
Torodi (PDCM, 2018). Ces deux communes Digbari, les nappes phréatiques et les nappes
sont caractérisées par des fortes activités aquifères dans toute la région. Le département
anthropiques notamment le déboisement où il de Torodi est peuplé par des Haussa, des
existe encore quelques poches ou résidus des Djerma, des Peulhs, des Touareg et des
forêts combrétacées. C’est cette partie qui Gourmantché. L’agriculture demeure la
alimente aujourd’hui la capitale en bois principale activité des populations et les
d’énergie. Le climat de la zone est de type principales variétés de spéculation utilisées sont
sahélo-soudanien avec une pluviométrie le mil, le sorgho, le niébé et le maïs. Cette
moyenne de 600 MM. la saison des pluies dure agriculture tributaire des conditions climatiques
3 à 4 mois (juin à septembre) alors que la saison est confrontée à d’énormes problèmes issus des
sèche s’étale sur à 9 mois. La température varie mauvaises répartitions des pluies dans le temps
au sein d’une même saison et entre les saisons et dans l’espace. Cette situation a pour
avec une moyenne de 32,4°C et un maximum conséquence une crise alimentaire chronique au
de 40,6°C. niveau régional et départemental. L’élevage qui
Il existe deux types de vents : est la deuxième activité des populations
- l’harmattan, très sec et qui souffle d’Est s’effectue sous deux formes : L’élevage extensif
ou Nord-est à l’Ouest ou Nord-Ouest ; et l’élevage intensif. Le cheptel comprend les
- la mousson, vent chargé d’humidité et bovins, les ovins, les caprins, les asins, les
qui apporte les pluies. Il souffle du Sud-Ouest camelins et la volaille. La déforestation et le
au Nord-est. déboisement au profit de l’agriculture et du
Le relief de la zone de Torodi est caractérisé par commerce avaient conduit à une diminution
des plaines, des vallées, des plateaux et des des espaces pastoraux créant ainsi un climat des
glacis parfois impropres à la culture. La conflits permanent entre les agriculteurs et les
végétation rencontrée dans cette zone est éleveurs (PDCT, 2012).

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Figure 1 : Localisation de la zone d’étude

3.2 Description de l’espèce : Tamarindus grappes instables de 3 à 5cm de long, groupées


indica (Figure 2) appartient à la famille des de 5 à 10 cm, seuls ou en cymes. La floraison se
Ceasalpiniaceae. C’est un arbre qui atteigne 30 déroule de décembre à mai. Les fruits sont
m de hauteur et 1m de diamètre, à tronc court. droits et légèrement courbés, cylindriques,
Les feuilles sont sempervirentes, sauf dans les aplatis, de 5 à 15cm de long et de 2 à 3 cm
régions semi-arides. Tronc court, cime étalée, d’épaisseur avec 1 à 10 graines brunes luisantes,
écorce grise, très crevassées et écailleuses, dans une pulpe brune ou rouge brune. Période
même sur les ramifications. Les feuilles sont de maturité, décembre à Janvier. Son origine
alternes, pennées, à rachis de 7à 12 cm portant vient de Madagascar et l’Afrique orientale, mais
9 à 12 paires des folioles, arrondies aux deux actuellement elle est rependue dans toute
bouts, opposées, d’environs 6 sur 8 mm. Les l’Afrique tropicale, semi-aride et aux indes
fleurs sont jaunâtres à dessins rouges, en (Maydell, 1990)

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Figure 2 : Un pied de Tamarindus indica L. à droite avec un tas de ses fruits à gauche.

3.3 Collecte des données : Les données par des observations directes dans les
ont été collectées à travers des enquêtes formations végétales sur le terrain, les ménages
ethnobotaniques semis structurées par et les marchés.
interviews individuelles et par focus groupe 3.4 Traitement et analyse des données :
(groupe de 3 à 10 personnes) dans les localités Le tableur Excel 2010 a été utilisé pour la saisie
des communes choisies sur la base d’un et la codification des données. Les traitements
échantillonnage aléatoire. Ces localités ont été des données ont été effectués à travers une
choisies en tenant compte de la présence de analyse statistique descriptive et en des analyses
l’espèce (Uprety et al., 2012 ; Adjéya et al.,2015). multivariées comme la classification ascendante
Comme les plantes sont utilisées selon les hiérarchique (CAH) des ethnies selon la
cultures et les groupes ethniques des méthode Ward’s. Cette analyse a été effectuée
populations, un échantillon constitué de 117 grâce au logiciel Community Analysis Package
personnes composé de 44 femmes et 73 (CAP) (Adjéya et al., 2015) et a permis de
hommes appartenant à sept groupes ethniques discriminer les groupements des ethnies en
présents (Djerma, Haoussa, Touareg Peulh, fonction des parties utilisées et des types
Gourmantché, Mossi et Sonrai) a été enquêté. d’usages. L’évaluation des connaissances
Dans chaque groupe ethnique des hommes et ethnobotaniques a été réalisée sur la base des
des femmes ont été interrogées. Les calculs des indices des valeurs d’usage de la
questionnaires ont porté sur les différents plante tels que définis par Gomez-Beloz (2002)
usages des différentes parties de la plante lors d’une étude sur plusieurs espèces, ensuite
(alimentaire, thérapeutique, fourragère, adaptées aux études spécifiques à une espèce
commerciale et autre), sur l’état du peuplement, (Avocèvou et al., 2009 ; Atakpama et al., 2012 ;
la production en fruit, les différentes menaces Atakpama et al., 2013, Adjéya et al., 2015). On
qui pèsent sur l’espèce sur la biodiversité dénombre au total quatre valeurs d’usages tels
végétale en général et sur les stratégies de qu’ils ont été définis par Adjéya et al en 2015
conservation et de restauration.de l’espèce. Les lors d’une étude sur le baobab (Adansonia
questionnaires ont été également portés sur les digitata L.) au Togo. Ces indices des valeurs
espèces disparues ou menacées de disparition d’usages sont :
dans la zone .Ces enquêtes ont été complétées

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 le nombre d’usages rapportés par partie plante. La partie dont le PPV est plus élevé au
de la plante définie (reported use for plant part, sein d’une ethnie est la plus utilisée par cette
RUplant part) ; dernière.
 la valeur d’usage de la partie (plant part PPV = RUplant part/ RU
value, PPV) ;  L’usage spécifique est l’usage tel que
 la valeur d’usage spécifique (specific rapporté par enquêté. La valeur d’usage
reported use, SU) ; spécifique (SU) correspond au nombre de
 et la valeur d’usage interspécifique citations rapportées pour cet usage. L’usage
(Interspecific Use Value, IUV). interspécifique (IUV) est le ratio de l’usage
 Le nombre total des usages rapportés spécifique rapporté, par rapport au nombre
pour la plante (reported use, RU) est égal à la d’usages rapportés pour une partie de la plante.
somme des usages rapportés par partie de la Il permet de déterminer l’usage spécifique le
plante plus important de chaque partie de la plante
RU = Σ RUplant part.l pour chaque ethnie.
 La valeur d’usage de la partie de la IUV = SUplant part / RUplant part
plante (PPV) qui est égale au ratio entre la
somme des usages pour une partie de la plante
par rapport au nombre total d’usages pour la

4 RESULTATS
4.1 Parties utilisées du tamarinier tamarinier est également utilisé comme bois de
(Tamarindus indica) : Les résultats des service. De toutes les parties de la plante
enquêtes socioéconomiques ont révélé que utilisées, les feuilles ont une valeur d’usage
toutes les parties du tamarinier sont utilisées par beaucoup plus importante, PPV =27,38%),
les populations. Il s’agit des feuilles, des fleurs, suivie des fruits (PPV = 24,63%) et du Bois
des fruits des graines, de l’écorce, de la racine (PPV =24,5%). Les valeurs d’usage des autres
de la gomme et du bois).Les usages sont de parties sont les graines (5,75%) les fleurs
type alimentaire, thérapeutique, fourrager, (3,25%), l’écorce (8%), la racine (3,5%) et la
cosmétique et énergétique. Le bois du gomme (3%) (Figure 3).

Figure 3 : Fréquences des valeurs d’usages des parties de la plante.

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4.2 Domaines d’usages des parties de la pulpe du fruit de Tamarindus indica est utilisée
plante dans la préparation d’un jus dénommé « jus du
4.2.1 Domaine alimentaire : Dans le tamarin » qui est aujourd’hui vendu dans les
domaine alimentaire, les fruits représentent les supers marchés et qui est très apprécié par les
parties de la plante les plus utilisées (96,58%), communautés locales. Après maturation, les
suivies des feuilles (47,01%).et des graines gousses sont récoltées puis débarrassées de leur
(31,62%) (Figure 4). Les autres parties telles que épicarpe. La pulpe et les graines sont macérées
les fleurs et la gomme sont moins utilisés dans afin d’obtenir un liquide qui est utilisé de
l’alimentation humaine. L’usage prédominant manière traditionnelle dans la préparation des
des fruits dans l’alimentation confirme plusieurs types d’aliments notamment le jus, la
l’affirmation de 80 % des personnes bouillie, la sauce. Parfois les fruits sont
interviewées lors cette enquête. En effet, la directement consommés (figure 5).

Figure 4 : Fréquences des parties de la plante utilisées dans l’alimentation humaine.

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a b

Figure 5 : a) Bouillie préparée par le jus du tamarinier b) Fruits du tamarinier débarrassés de leur
épicarpe et transformés en boule.

Quant aux feuilles, elles entrent aussi dans la (54,7%) et les fruits (51,28% ) sont les organes
préparation de la bouillie de mil. Pour ce faire, les plus utilisées (figure 6).Les autres parties de
les feuilles sont bouillies et la décoction la plante telles que les graines, les fleurs et la
obtenue est recueillie puis refroidie. Le liquide gomme sont aussi utilisées mais à des
refroidi est ensuite utilisé pour malaxer une pâte proportions faibles. Pour les communautés
de mil apprêtée à cet effet. Les jeunes feuilles et locales de cette zone il n’existe pas une espèce
les fleurs cuites sont utilisées avec d’autres aussi importante dans le domaine de la thérapie
ingrédients dans la préparation de la sauce comme le Tamarindus indica. Toutes ses parties
comme on le fait avec les feuilles de Moringa sont utilisées chez toutes les ethnies surtout
oleifera ou avec d’autres plantes dont les feuilles chez les peulhs. Cette utilisation est fonction du
sont comestibles. Les graines grillées sont degré des connaissances endogènes que leur ont
directement consommées ou utilisées pour faire légué leurs aïeux. Plusieurs maux sont
du « soumbala ». Certains enquêtés prétendent aujourd’hui traitées avec les organes du
que l’amande des graines grillées est plus douce tamarinier .Les douleurs articulaires, les
à consommer que celle de l’arachide. La gomme douleurs corporelles, les maux de dos, les
du tamarinier est aussi consommée comme les douleurs urinaires, les difficultés
gommes des autres essences forestières d’accouchement, les fatigues générales,
comestibles. C’est le cas de la gomme arabique l’impuissance sexuelle, les lésions de l’oreille, les
d’Acacia senegal et Acacia seyal ou les gommes de lésions buccales, la cécité , les maux de tête, les
Combretum nigricans et Detarium microcarpum. maux de ventre, les maux de plante des pieds,
Ainsi, toutes les parties du tamarinier sont si les piqûres de scorpion, les toux persistants, les
diversement et intensément utilisées que l’arbre vomissements., les maladies fongiques, les
tamarinier dans le champ est qualifié de vache dermatoses. Aujourd’hui les populations se
laitière. plaignent de la disparition de plus en plus
4.2.2 Domaine thérapeutique : Dans le préoccupante des individus de cette espèce
domaine de la pharmacopée traditionnelle, les dans la zone.
feuilles avec une fréquence de 67,52%, l’écorce

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Figure 6. Fréquences des parties de la plante utilisées dans le domaine de la thérapie

4.2.3 Domaine fourrager : Il ressort des fruits une fois mûrs sont attaqués par des
résultats de cette enquête que dans le domaine insectes qui pondent leurs œufs à l’intérieur.
fourrager, ce sont les feuilles qui sont les plus Après l’éclosion les laves se nourrissent de la
utilisées (72,65%) suivies des fruits (20,51%). pulpe qui est sucrée ou aigre. A cette occasion
Les autres parties comme les graines et les même l’amande des graines est consommée par
fleurs sont moins utilisées (Figure 7). Les les larves comme pour les graines du niébé
feuilles sont enlevées par arrachage ou par (Vigna unguiculata (L.) Walp). Cet aspect
coupe et les jeunes feuilles à la portée des explique la difficulté dans la conservation des
animaux sont toujours broutées. Les fruits mûrs graines de cette espèce. L’apport du tamarinier
tombent difficilement et ils sont hautement dans l’affouragement des animaux est très levé
recherchés par les animaux et les oiseaux. Les et surtout en saison sèche au sahel.

Figure 7 : Fréquences d’utilisation des parties de la plante utilisées dans le domaine fourrager.

4.2.4 Domaine cosmétique : Les résultats dans la cosmétique, mais avec des fréquences
des enquêtes ont prouvé que les organes du faibles, C’est ainsi que le cendre issus du bois
tamarinier tels que, les feuilles, les fruits , la brûlé est utilisé dans la fabrication du savon
gomme et le bois sont parfois aussi sollicités traditionnel. La gomme est utilisée comme

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encens, la décoction des feuilles est parfois mauvaises odeurs (figure 8).
utilisée par les femmes pour chasser les

Figure 8 : Parties du tamarinier utilisées dans la cosmétique

4.2.5 Bois de service et d’énergie : Le bois conséquent, si aucune mesure de protection ou


du tamarinier est utilisé à hauteur de 100% de conservation n’est entreprise, l’espèce finira
comme bois d’énergie ou de feu (Figure 9). sans doute par s’éteindre dans cette zone.
Quant au bois de service, le tamarinier D’autre part, toutes les réponses obtenues sur
contribue jusqu’à 75,21%. L’importance du bois l’état de la population de l’espèce au près des
du tamarinier fait en sorte que les activités enquêtés dans cette zone ont convergées vers la
anthropiques dans cette zone comme le disparition de plus en plus préoccupante des
déboisement menacent fortement la survie des individus de l’espèce.
individus de la population de cette espèce. Par

Figure 9 : Fréquences de bois de service et d’énergie

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4.3 Variations des connaissances d’usa mossis et les kourtés et le groupement G4 qui
ges des organes de Tamarindus indica L. regroupe les sonraïs. Les résultats de l’analyse
4.3. 1 Variation d’usage selon les ethnies: en composante principale (ACP) de l’axe 2 et 3
La détermination des valeurs d’usages des montrent aussi que l’usage des organes du
organes de Tamarindus indica a permis de tamarinier varie entre les groupes ethniques. En
montrer que l’usage des organes de Tamarindus effet, sur l’axe trois (3) l’usage des graines
indica varie entre les huit(8)groupes ethniques. alimentaires et des racines thérapeutiques chez
Les tests statistiques (ANOVA One-way) les djermas s’oppose à ceux des feuilles
attestent que cette variation entre les ethnies est fourrages et des fleurs fourrages chez les mossi.
significative (p =0,000).La classification Sur l’axe 2 l’usage des fruits alimentaires,
ascendante hiérarchique (CAH) des ethnies a thérapeutiques, de l’écorce thérapeutique et des
permis de discriminer à un niveau de similarité feuilles alimentaires par les peulhs et les
de 16,2 % quatre (4) grands groupements haoussas s’oppose à celui des fruits fourrages
(figure 9). Le groupement G1 qui regroupe les par les Touareg et les sonraïs. L’usage des fleurs
gourmantchés, les Touaregs et les peulhs, le thérapeutiques et de bois de feu par les
groupement G2 qui regroupe les Djerma, le gourmas sur l’axe 2 s’oppose à ceux des fruits
groupement G3 qui comprend les haoussas, les fourrages par les touaregs. (figure10).

Indice de dissimilarité

G1

G2

G3
3

G4

Figure 10 : Classification hiérarchique des groupements d’ethnies en fonction de la connaissance


d’usage des organes de Tamarindus indica.au Niger

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PCA Plot - Covariance


Graialim Zarma 0
11 0,6
0,55
10
Racinther 0,5
9
0,45
8
0,4
7
0,35
6
0,3
5 Peulh 0,25
4 0,2
Fruither
3 Fruialim Feuialim
0,15
Gommalim Gomther Ecorther
2 Feuither 0,1
Haoussa
1 Boisserv Fleuther Gourma 0,05
Fleualim Bois feux
0 Graither
Graifour 0
Mossi Fleufour
-1 -0,05
-2 -0,1

-3 -0,15
Kourté
-4 -0,2
Touareg
Sonrai -0,25
-5 Fruifour
-0,3
-6
-0,35
-7
-0,4
-8
Feuifour -0,45
-9
-0,5
-10
-0,55
-11 -0,6
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4

Axis 3 Axis 2
NB : Feuialim = feuille alimentaire ; Feuither = feuilles thérapeutique ; Feuifour = feuilles fourrages ; Graialim = graine
alimentaire ; Gaifour = graine fourrage ; graither = graine thérapeutique ; Fruialim = fruit alimentaire ; fruither = fruit
thérapeutique, fruifour =fruit fourrage ; Fleualim = fleur alimentaire ; fleuther = fleur thérapeutique ; fleufour = fleur
fourrage, Ecorcether = écorce thérapeutique ; Racinther = racine thérapeutique ; Gommalim = gomme alimentaire :
gommther = gomme thérapeutique, Bois d feu ; bois de service
Figure 11 : Répartition des organes d’usages de Tamarindus indica sur le plan factoriel de la PCA

4.3.2 Variation d’usage selon les sexes et 4.4 Convergence d’usage interethnique
la religion : Le calcul des moyennes d’usages des différentes parties de Tamarindus
rapportées par organes montrent qu’il n’ y’a pas indica L : Les valeurs d’usages rapportées par
une variation assez significative entre les sexes. les huit (8) parties de Tamarindus indica varient
Elle est de 20,11 chez la femme et 27,44 chez entre les groupes ethniques. L’usage des fruits
l’homme. Pour ce qui est de La religion, elle n’a dans l’alimentation est presque reconnu par
pas un effet positif ou négatif sur la toutes les ethnies. De même que l’usage du bois
connaissance des organes d’usage de Tamarindus a été reconnu par tous les enquêtés .Mais pour
indica car 98% des enquêtés affirment être des certaines parties l’usage peut varier entre les
musulmans. Dans la zone il a très peu des ethnies ou reste identique.
chrétiens et ils sont surtout des gourmantchés
situés dans la commune de Makalondi.

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Tableau 1 : Les indices d’usages (RU, PPV, SU, IUV°) au sein de huit groupes ethniques,
utilisateurs de Tamarindus indica.
Organes RU plant part PPV Usages spécifiques SU IUV
Bilharziose 4 1,83
Constipation 3 1,37
Déchirure 1 0,04
Diarrhée 1 0,4
Douleurs corporelles 23 10,5
Drépanocytose 9 4,11
Facilite l'accouchement 3 1,37
Fièvre 3 1,37
Feuilles 219 27,38 Fontanelle 1 0,4
Gonococcie 1 0,4
Hémorroïde 3 1,37
Impuissance sexuelle 1 0,46
Jaunisse 3 1,37
Fatigues générales 2 0,9
Maux de ventre 4 1,83
Plaies 2 0,91
Rhume 6 2,74
Organes RU plant part PPV Usages spécifiques SU IUV
Bilharziose 2 1,02
Constipation 2 1,02
Douleurs urinaires 1 0,51
Gonococcie 1 0,51
Hémorroïde 7 3,55
Fruits 197 24,63
Impuissance sexuelle 1 0,51
Maux de ventre 4 2,03
Maux des plantes des pieds 1 0,51
Nausées 1 0,51
Rhume 33 16,75
Organes RU plant part PPV Usages spécifiques SU IUV
Diarrhée 1 2,17
Graines 46 5,75 Rhume 1 2,17
Maux de tête 1 2,17
Organes RU plant part Usages spécifiques SU IUV
Fleurs 26 3,25 Fièvre 1 3,85
Organes RU plant part Usages spécifiques SU IUV
Constipation 2 3,13
Dermatose 2 3,13
Diarrhée 1 1,56
Douleurs articulaires 1 1,56
Écorce 64 8
Douleurs corporelles 1 1,56
Douleurs dorsales 1 1,56
Facilite l'accouchement 1 1,56
Fièvre 2 3,13

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Fontanelle 10 15,62
Hémorroïde 12 18,75
Jaunisse 2 3,13
Fatigues générales 1 1,56
Maux de ventre 6 9,38
piqure de scorpion 1 1,56
Plaies 12 18,75
Rhume 1 1,56
Vertiges 1 1,56
Organes RU plant part PPV Usages spécifiques SU IUV
Diarrhée 1 3,57
Douleurs articulaires 1 3,57
Facilite l'accouchement 1 3,57
Fontanelle 1 3,57
Hémorroïde 6 21,43
Impuissance sexuelle 1 3,57
28 3,5 Jaunisse 2 7,14
Racine Lésions buccales 1 3,57
Mal vision 1 3,57
Maux de ventre 2 7,14
Rhume 1 3,57
Toux persistante 1 3,57
vomissement 1 3,57
Organes RU plant part PPV Usages spécifiques SU IUV
Diarrhée 1 4,17
Douleurs articulaires 1 4,17
Facilite l'accouchement 1 4,17
Fontanelle 1 4,17
Hémorroïde 6 25
Impuissance sexuelle 1 4,17
Gomme 24 3 Jaunisse 2 8,33
Lésions buccales 1 4,17
Mal vision 1 4,17
Maux de ventre 2 8,33
Rhume 1 4,17
Toux persistante 1 4,17
Vomissement 1 4,17

5 DISCUSSION
L’usage des indices ethnobotaniques constitue les usages socioéconomiques de Tamarindus
un outil fondamental pour évaluer le niveau des indica en fonction des différents groupes
connaissances des communautés locales sur les ethniques, du sexe, de l’âge et de la religion. Les
essences fruitières locales qui constituent un résultats révèlent que toutes les parties du
patrimoine naturel sur lequel repose leur bien- tamarinier sont utilisées par les populations. Les
être. L’usage de ces indices dans la présente usages sont de types alimentaires,
étude a permis ainsi d’évaluer les perceptions et thérapeutiques, fourragers et cosmétiques. La

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fonction alimentaire, thérapeutique, fourragère, ce qui démontre que le Tamarindus indica est
cosmétique reconnue des cinq (5) organes connue par toutes les ethnies. Ces résultats sont
(feuilles, fruits, graines, fleurs, gomme) de similaires à ceux de Assogbadjo (2006) ; Adjèha
Tamarindus indica. a été rapportée par plusieurs et al., (2015) ; Abdourhamane (2014). La
auteurs comme (Diallo, 2001 ; El-Siddig et al. convergence d’usage interethnique des organes
2006, Bowe, 2007, Fandohan et al., 2010),cités du tamarinier serait ’expliquée à travers des
par Bourou (2012).Ces résultats corroborent facteurs sociaux, causes des liens familiaux
également ceux des autres recherches menées interethniques en occurrence le mariage. Ce
sur d’autres essences fruitières locales d’intérêt dernier constitue un canal d’échange et de
économique important comme Adansonia transmission des connaissances
digitata, Parkia biglobosa, Vitellaria paradosa ethnobotaniques sur les ressources forestières.
Detarium microcapum, Diospyros Cette convergence peut aussi être s’expliquer
mespiliformis(Amadou,2005 ;Assogbadjo et al., par le phénomène de la migration des
2011 ; Koura et al., 2011; Atakpama et al.,2014 ; communautés causée par des catastrophes
Rabiou, 2011 ; Iro,2011 ; Abdourhamane, naturels (sécheresses, inondations etc.) ou
2015 ; Adjéha et al.,2015 ;Laouali, 2016).. La anthropiques (guerres). L’importance d’usage
variation d’usage des organes entre les ethnies du bois du tamarinier est reconnue par toutes
est issue de la différence des cultures et de les ethnies qui composent la région. Il est utilisé
savoir endogène sur les ressources en tant que bois de service et d’énergie. Ces
phytogénétiques dont chaque communauté résultats sont similaires à ceux de Abdoulaye et
avait hérité. Cette différence a été soulignée par al., 2017, sur Balanites aegyptiaca au Tchad. Face à
d’autres auteurs (Assogbadjo et al., 2006 ; De la croissance démographique, à la rareté et
Caluwé et al., 2009). L’ethnie est alors un des l’irrégularité des pluies ; le rendement agricole
facteurs de différences dans les usages et ne suffit plus pour nourrir les populations. De
connaissances des plantes entre les ce fait, elle se lance dans d’autres activités
communautés (Adjéha et al., 2015). Chez les (8) permettant l’obtention de revenue comme la
ethnies, la valeur d’usage des feuilles est plus fabrication de charbon de bois à travers la
importante chez les haoussas (IUV = 29%) coupe abusive des espèces fruitières ligneuses.
suivis des Touareg (IUV = 28%).Ces deux En raison de l’importance de son bois le
ethnies ont de tout temps une connaissance Tamarindus indica fait partie des espèces
approfondie des usages des plantes liée à leur menacées de disparition par la coupe du bois
histoire. Chez les peulhs les valeurs d’usages de dans cette zone. Ces pratiques compliquent
l’écorce et celle des racines varient de 11% à 5 d’avantage l’absence de sa régénération
%, tandis que chez les haoussas elles varient de naturelle et ont fortement contribué à la
10% à 2 %. Ceci démontre que dans le domaine dégradation du couvert végétal (Bellefontaine et
de la thérapie, les peulhs ont une connaissance Monteuuis, 2002 ; Fawa1 G., et al., 2012).En
plus importante sur l’écorce et la racine de la raison de ces utilisations multiples, le bois de
plante que les haoussas. Mais ils affirment Tamarindus indica constitue une importante
n’avoir pas connaissance de l’usage des fleurs source de revenus pour les populations locales
de l’espèce contrairement aux autres ethnies. et l’arbre se trouve ainsi soumis à une très forte
L’usage des organes du tamarinier n’est pas pression anthropique menaçant ainsi la survie
influencé par le sexe, la religion ou la profession de ses individus du peuplement.

6 CONCLUSION
L’importance d’une ressource phytogénétique résultats de la présente étude ont prouvé que les
est liée aux connaissances ethnobotaniques populations enquêtées disposent d’une
dont disposent les différentes communautés qui connaissance ethnobotanique importante sur le
partagent sa zone phytogéographique. Les Tamarindus indica. Ces savoirs constituent une
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voie sûre pour le développement des stratégies l’adoption des nouvelles reformes ou
de conservation et d’utilisation durable de technologies développées. Ces savoir
population de Tamarindus indica et de ses constituent un guide pour les futurs
produits pour le bien-être des populations du programmes de sélection et d’amélioration
Niger. A cet effet, tout programme génétique et ou de domestication pour les
d’amélioration et ou de conservation durable essences forestières au sahel. La gestion durable
des ressources génétiques du tamarinier doit en d’une ressource forestière passe par la
tenir compte de ces savoirs paysans. Cela connaissance des valeurs d’usages
favorise la valorisation de leurs riches socioéconomiques et culturels de ses organes .
expériences à travers leur implication et

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