TECHNIQUES DEGENERALE
INTRODUCTION FORAGE
PEROLIER
Chargé du Cours: Volume horaire:
M. MAMAN OUSMANE 30Heures
Maman Sani
Enseignant Technologue
ENPG/UAS TGP2/S3
2024-25
Objectifs du cours
A la fin de ce module, l’étudiant doit être
capable de :
▪ décrire la typologie du forage,
▪ connaitre les différentes techniques
du forage,
▪ décrire les opérations du forage,
▪ connaitre les matériels du forage et
leurs rôles.
TRAVAIL PERSONNEL DE L’ETUDIANT
❑Forage hydraulique
❑Forage minier
❑Forage offshore
❑Forage directionnel
INTRODUCTION GENERALE
La recherche des ressources naturelles a
toujours influencé l’activité humaine. Que ce
soit dans le domaine minier, pétrolier
qu’hydraulique, cette activité a permis de
valoriser l’activité humaine. Actuellement les
produits de cette activité constituent des
données vitales dans notre vie de tous les
jours.
INTRODUCTION GENERALE
Il est donc évident qu’elle soit d’une
importance capitale dans le développement
d’un pays. Mais avec le progrès de la
technologie on assiste à un épuisement des
gisements. Ce qui implique une recherche de
ces ressources a des grandes profondeurs dans
l’écorce terrestre.
Tout ceci nous permet de souligner l’enjeu
que représente la recherche et l’exploitation
des ressources du sous-sol. Des techniques
sont renouvelées et les équipements de plus en
plus perfectionnés sont nécessaires afin
d’accéder à ces ressources.
De nouveaux challenges se posent de ce fait aux techniciens
de forage, car c’est l’outil indispensable pour produire ou
même envisager la présence de ces matières. Quelque soit le
domaine, pétrolier, minier ou même dans la recherche d’eau
le forage demeure incontournable.
1. NOTION SUR LE FORAGE
Un forage est une cavité cylindrique creusée
dans le sol ou dans le sous-sol afin d’accéder à
une ressource. En fonction des ressources
recherchées on distingue des forages pétroliers,
des forages miniers et des forages d’eau.
Quelle que soit la ressource explorée ou
exploitée la mise en place d’un forage respecte
des dispositions et mesures réglementaires.
1.1 Typologie du forage
Selon la nature de la ressource à exploiter, on
dénombre le forage pétrolier, le forage minier et le
forage hydraulique.
1.1.1 Forage pétrolier
Les techniques de prospection géologiques et géophysiques
nous ont permis de localiser des prospects c'est-à-dire des zones
potentielles pouvant renfermer des accumulations
d’hydrocarbure. Le seul moyen de confirmer la présence
effective d’huile ou de gaz est de creuser dans le sous-sol ; c'est-
à-dire de réaliser un forage.
Un forage pétrolier ou puits pétrolier est un trou
creusé dans le sous-sol afin de permettre l’accès
à un objectif qui est un gisement d’Hydrocarbure
prouvé ou pronostiqué. Le forage des puits
pétroliers absorbe une bonne partie des budgets
d’exploration ; un forage pétrolier nécessite un
investissement colossal.
Il existe deux types de forage pétrolier à savoir
les forages on-shore et offshore.
Il peut s’agir de forages d’exploration, de
forages d’évaluation et de forages de
développement.
Les forages pétroliers sont réalisés dans les
phases suivantes :
➢ Forage d’exploration : confirmation de la
présence des hydrocarbures ;
➢ Forage d’évaluation : détermination de la
quantité de réserves d’hydrocarbures en
place ;
➢ Forage de développement et production : la
mise en exploitation du gisement ;
➢ Forage d’amélioration de la productivité :
puits d’injection.
Types de forages réalisés lors de la recherche pétrolière.
Un forage pétrolier est un ouvrage coûteux qui
doit être étudié et planifié avant sa réalisation.
Cette étude se fait par une collecte de données
techniques (géologiques, géographiques,
géophysiques, etc..) et économiques permettant
de déterminer l’environnement dans lequel le
puits sera foré afin de réduire les taux
d’incertitudes. Ces données sont compilées à
l’intérieur d’un document appelé proposition de
forage ou pronostic de forage (well / drilling
prognosis).
C’est un document qui définit :
❑ l’emplacement du forage c'est-à-dire sa localisation :
coordonnées, profondeur d’eau si on est en offshore
❑ les objectifs du forage : nature de l’objectif: sables,
carbonates, grès ; étage stratigraphique de l’objectif :
Albien, Cénomanien, etc… et profondeur de l’objectif.
❑ Le cadre géologique et géophysique de la zone : géologie
générale de la région, tectonique, zones de pressions
anormales pouvant être rencontrées au cours du forage.
❑ Les puits de corrélation qui sont des puits qui présentent
des caractéristiques proches de celles du puits projet et ce
sont en général des puits voisins.
❑ Le programme de forage et de tubage.
Le programme de carottage, d’échantillonnage, de
diagraphies et de test.
❑ Les contraintes et échéances à respecter : base de
forage, ravitaillement en matériel.
❑ Les besoins en personnel, services et consommables.
Ce document couvre donc l’ensemble des opérations à
mener et détermine le budget prévisionnel global.
1.1.2 Forages miniers
Le forage est une opération qui consiste à percer
un trou dans la roche. C’est la méthode la plus
courante de perforation de la roche. Le forage
occupe une place importante dans l’industrie
minière où il est d’abord utilisé comme méthode
d’échantillonnage permettant de connaitre toute
concentration minérale par un prélèvement en
profondeur. Par conséquent le forage permet de
déterminer l’existence de réserve suffisante
pouvant être exploitée avec profit.
Dans les mines où la production est faite par
abattage de la roche à l’explosif, le forage est
l’opération qui précède le sautage.
Dans ce cas le forage est utilisé pour obtenir une
ouverture suffisante dans la roche pour le
placement de charge explosive. On distingue trois
types de forage dans le domaine minier.
Le forage d’exploration ;
Le forage de développement ;
Le forage de production.
1.1.3 Forages d’eau
La réalisation de forages d'eau permet de
répondre rapidement à un besoin en eau.
[Link] Forages de prospection
[Link] Forages d’exploitation
1.2 TECHNIQUES DE FORAGE
Plusieurs techniques de forage ont été développées
en fonction du type d’ouvrage recherché et du
contexte géologique.
1.2.1 Catégorisation des techniques
Les techniques de forage peuvent être caractérisées par :
Le type d’outil qui découpe la roche (tricône ou outil à
molette, marteau fond de trou, etc.) ;
La nature du fluide (boue, air, eau) ;
Le sens de circulation du fluide :
o Direct quand le fluide est injecté à l’intérieur du train de tige
(garniture) et remonte les déblais dans l’espace annulaire
entre le forage et la garniture ;
o Inverse quand le fluide descend dans cet espace annulaire
entre les tiges à double parois et remonte les déblais par
l’intérieur du train de tige.
Forage au rotary,
Utilisé principalement pour l'exploration pétrolière et gazière, cette
méthode utilise une perceuse rotative pour créer des trous. Un fluide de
forage est injecté pour refroidir l'outil et évacuer les déblais.
Forage à percussion
Utilisé pour forer dans des matériaux durs, cette technique consiste à faire
descendre un outil de forage qui frappe les roches, brisant ainsi le matériau.
Forage à air
Cette méthode utilise de l'air comprimé pour évacuer les déblais. Elle est
souvent utilisée pour le forage de puits d'eau.
Forage à carottage
Permet de récupérer des échantillons cylindriques de sol ou de roche, utile
pour des études géologiques et environnementales.
Forage directionnel
Utilisé pour atteindre des réserves de pétrole ou de gaz situées sous des
zones sensibles. Cette technique permet de forer des puits inclinés ou
horizontaux.
Forage au diamant
Utilise l’outils en diamant pour forer des trous précis dans des matériaux
durs. Très utilisé en exploration minière.
Forage par jet d'eau
Utilise un jet d'eau haute pression pour creuser dans des matériaux moins
durs, souvent utilisé pour l'excavation sous-marine.
1.2.2 Technique de forage par battage
On distingue deux méthodes selon le sens de circulation
du fluide :
Le forage à marteau fond de trou en circulation directe
Le forage à marteau fond de trou en circulation
indirecte.
[Link] Principe et matériel
Dans le cas de la circulation directe, le marteau est
vissé à un train de tiges creuses qui l’aliment en air
comprimé à travers une tête d’injection et un flexible
qui permettent la rotation et les mouvements verticaux
du train de tige. L’air comprimé donne un mouvement
rapide de va et vient vertical à une pièce métallique (le
piston) qui vient frapper la queue de l’outil dont le
taillant reste en contact avec le sol (percussion). Ainsi
la roche soumise aux contraintes éclate en morceaux.
L’air détendu, à son passage dans le marteau acquiert
une grande vitesse et remonte dans l’espace annulaire
en entrainant les déblais (soufflage).
Dans le cas de la circulation inverse, l’air sous
pression est injecté à l’intérieur de l’espace annulaire
des tiges à double parois coaxiales (1), pénètre dans le
bloc distributeur (2), sors à la hauteur du marteau fond
de trou (3) pour en assurer le fonctionnement, permet
ensuite l’évacuation et la remontée des déblais (cutting)
par le tube intérieur des tiges à double paroi.
Dans le cas de terrain non consolidés (sable) le forage
peut être réalisé avec un tubage à l’avancement.
[Link] Avantages
Les avantages de cette technique sont :
Technique adaptée aux forages de petits diamètres (100
à 250 mm) ;
Technique convenant aux terrains durs ;
Avancement rapide et profondeur d’investigation
pouvant dépasser plusieurs centaines de mètres ;
Bonne observation des déblais (informations
géologiques précises) et des zones productrices
(aquifère) ;
Pas d’interférence entre la boue et la ressource ;
L’information géologique est précise, quasi-instantanée
et continue ;
Les arrivées d’eau sont individualisées.
[Link] Inconvénients
Les inconvénients de cette technique sont :
Difficulté d’avancement en terrain tendre non consolidé
(formation de boue collante qui peut coincer l’outil) ;
Nécessité d’utilisation de compresseur très puissant ;
Nécessité d’avoir une main d’œuvre spécialisée ;
Lourdeur du matériel qui exige un système d’accès
développé ;
Atelier très onéreux.
1.2.3 Technique de forage rotary
[Link] Principe
La technique de forage par rotary utilise un outil (tricône ou
trilame) monté au bout d’une ligne de sonde (tiges vissées les
unes aux autres) animé d’un mouvement de rotation de vitesse
variable et d’un mouvement de translation verticale (traction)
sous l’effet d’une partie du poids de la ligne de sonde (masse-
tige : tiges ayant un poids plus important que les tiges
ordinaires). Ces masse-tiges accentuent la pression verticale
sur l’outil (poussée) et favorisent la pénétration et la rectitude
du trou. Le mouvement de rotation est imprimé au train de tige
et à l’outil par un moteur situé sur la machine de forage.
Dans le cas de la circulation directe, le fluide est injecté en
continu sous pression dans les tiges creuses de la ligne de
sonde. Il ressort par les évents de l’outil et remonte à la
surface dans l’espace annulaire. Arrivée à la surface, la boue
est canalisée dans une série de fosses qui permettent aux
déblais de décanter puis pompée et injectée sous pression
dans le train de tige.
Le forage par rotary à la boue conçu pour forer sans
tubage dans les terrains meubles ou peu consolidés
est la seule méthode permettant de réaliser des
forages à moyenne ou grande profondeur dans les
bassins sédimentaires de roches peu variées
généralement tendres et peu cohérentes. Au delà
d’une certaine dureté de la roche, son rendement
diminue fortement de sorte que cette technique
convienne mal aux roches dures ou très dures. Il n’y a
pas de limite technique à la profondeur qui peut être
atteinte mais une limite de prix de revient.
Au niveau du forage au rotary à l’air, l’équipement est
analogue au précédent mais la circulation de boue est
remplacée par celle d’air comprimé qui permet seulement la
remontée des déblais. Cette technique est surtout appliquée
en début de forage pour les premiers mètres (10 à 20m) et
évite de préparer une boue de forage lorsqu’on sait qu’on
forera ensuite au marteau fond de trou.
Dans le cas de la circulation inverse, il existe également des
tiges à double paroi qui assurent l’injection et la remontée du
fluide par l’intermédiaire des seules tiges.
[Link] Boue de forage
Il s’agit d’un liquide composé d’eau et d’argile (bentonite)
avec des additifs chimiques (chaux, etc.).
La bentonite est une variété d’argile proche du kaolin aux
particules très fines et à la surface de contact avec l’eau
très grande.
Les fonctions de la boue de forage sont les suivantes :
Lubrifier et refroidir l’outil ;
Remonter les déblais ;
Consolider les parois du trou par la constitution d’une
croute de dépôt (cake) ;
Renseigner le foreur sur les venues ou les pertes
d’eau par l’observation des variations de volume de
boue.
Equilibrer les pressions hydrostatiques en empêchant
le jaillissement de fluide.
[Link] Avantages
Les avantages de la méthode de forage au rotary
sont :
La profondeur du forage peut être très
importante ;
La consolidation des parois en terrain meuble par
dépôt d’un mud cake ;
L’information géologique est précise (cas du
forage au rotary à l’air), continue et quasi-
instantanée.
[Link] Inconvénients
Les inconvénients que présente cette technique
sont :
Procédé relativement lent compte tenu de toutes
les opérations annexes au forage proprement dit.
Il en résulte que cette méthode est onéreuse ;
Nécessité d’un fluide de forage qui ne permet pas
d’observations directes de la qualité des fluides
des formations traversées ;
Maintien en circulation de la boue exigeant un travail
continu à deux ou trois postes ;
Consommation importante d’eau ;
Difficulté d’observation des déblais ;
Risque de colmatage dû à l’observation de boue de
forage.
1.3 CHOIX D’UNE TECHNIQUE DE FORAGE
La technique de forage à retenir pour la
réalisation d’un ouvrage dépend de nombreux
paramètres à prendre en compte au moment de
la conception de l’ouvrage, tel que l’objectif de
l’ouvrage, les caractéristiques de l’ouvrage, la
nature des terrains traversés (terrain meuble,
terrain dur, présence de fracture, de cavité,
etc.) et de l’environnement.
Ce choix doit se faire en fonction de sa capacité
d’exécution des travaux dans les conditions
techniques et financières possibles en tenant
compte des difficultés.
Les éléments qui guident le choix d’une
technique de forage sont :
La nature géologique des terrains traversés :
Il convient d’apprécier la stabilité des formations
concernées (roches meubles, dures...), la
présence de discontinuités (fractures, cavité).
Pour des terrains alluvionnaires peu stables, on
choisira une méthode de foration à l’air avec
tubage à l’avancement. Pour des terrains
consolidés, on choisira une méthode de foration à
l’air avec possibilité de tuber s’il existe des
discontinuités ;
La profondeur finale de l’ouvrage. Selon la
profondeur à atteindre, il convient de réaliser des
forages en diamètre suffisant pour permettre la mise
en place d’éventuels tubages qui permettent de
poursuivre le forage après des zones instables. En
terrain dur, pour des forages de grande profondeur,
on travaillera au marteau fond de trou. En terrain
présentant des risques d’instabilité et à forte
profondeur, on peut être amené à choisir un forage au
rotary à la boue ;
La nature de l’ouvrage à réaliser
(reconnaissance ou exploitation). En phase de
reconnaissance, l’objectif prioritaire sera
l’acquisition de données sur la géologie et les
niveaux producteurs. On privilégiera dans ce cas,
les possibilités offertes quant à la qualité du
suivit de forage (forage à l’air).
Pour la réalisation d’un forage d’exploitation, l’accent
sera mis sur le captage d’un niveau producteur
déterminé qu’il convient d’exploiter à un débit donné et de
protéger de façon la plus efficace vis-à-vis de son
environnement. Le diamètre de l’ouvrage sera déterminé
en tenant compte des contraintes d’exploitation de
l’ouvrage.
Le choix de la méthode de forages sera fait pour obtenir
un trou dans lequel les tubages crépinés et pleins
pourront être positionnés au mieux avec mise en place
du massif filtrant face aux crépines ou des cimentations
derrière les tubages pleins.
La qualité des fluides des réservoirs.
Dans certains cas particulier, la qualité du fluide du
réservoir peut induire des précautions spécifiques. La
foration au rotary à la boue pourra être privilégiée dans
certains cas où le risque d’éruption est grand. Cette
technique permet en effet par augmentation de densité
de la boue de contenir les effets de pression ;
L’environnement du chantier.
Selon le lieu de réalisation de l’ouvrage (zone habitée ou
non), et la place disponible pour réaliser la plate forme
de forage, les matériels à utiliser pourront être choisis
selon leur encombrement et leur niveau sonore.
1.4 SUIVI DU FORAGE
1.4.1 Suivi des paramètres de forage
Il permet d’avoir en temps réel un enregistrement
graphique en fonction de la profondeur des
paramètres suivants :
La vitesse d’avancement ;
La pression sur l’outil ;
La pression du fluide d’injection ;
La vitesse de rotation ;
La profondeur d’avancement.
1.4.2 Suivi géologique
Il consiste en une prise d’échantillons
des terrains traversés. Le rythme des
prises d’échantillon dépend de la
profondeur de l’ouvrage et de l’intérêt
des terrains traversés. Il pourra être
d’un échantillon tous les trois mètres
dans les premiers terrains et d’un
échantillon par mètre dans les réservoirs
traversés. La qualité de ces informations
dépend beaucoup de la méthode de
foration choisie.
2. Atelier de forage
2.1 Rig de forage (appareil de forage, Derrick)
La tour de forage ou derrick permet de monter ou
descendre la garniture de forage et sert à déplacer
verticalement les poids (train de tige, le trépan, les
tubes). Elle repose sur la table de rotation qui permet
de répartir les charges sur le sol. L'accrocheur situé
sur plate forme d'accrochage, permet d'accrocher et
de décrocher les tiges de forage.
TP N°1
2.1.1 Rôles du derrick
Le derrick a trois fonctions principales :
- la rotation
- la circulation de boue
- le levage
Les deux premières fonctions participent
directement à l'avancement de l'outil. La troisième
est par contre improductive, ce sont les
manœuvres de montées et de descente de la
garniture pendant lesquelles le trou n'avance pas.
2.1.2 Les matériels du derrick
Le mouflage
Il répartit sur plusieurs brins de câble, la charge totale que
supporte le crochet. Cela permet de donner au câble un plus
petit diamètre et de réduire l'effort sur le brin actif et donc de
diminuer la puissance du treuil.
Les poulies
La forme de leurs gorges et leurs diamètres dépendent de la
grosseur des câbles.
Le câble:
C'est un élément essentiel du levage. Son état est contrôlé très
souvent.
Le crochet
Situé immédiatement sous le moufle mobile, il
possède un crochet avec sécurité de verrouillage
pour prendre l'anse de la tête d'injection, des
oreilles pour recevoir les bras d'élévateur, un
verrouillage pour ne pas tourner librement pendant
le forage.
La tête d'injection
C’est une butée doublée d’une presse étoupe. En effet,
elle supporte le poids de la garniture en rotation pendant
le forage.
D'autre part, elle permet le passage de la boue de
circulation en faisant la liaison entre la colonne montante
et l'ensemble que forme la tige carrée et la garniture de
forage.
Cette tête rotative doit donc résister à des tractions et à
des pressions élevées avec des vitesses de rotation de
plus de 100 tours minute.
Le matériel de manœuvre
Le matériel de manœuvre comprend :
- l'élévateur est une sorte de collier capable de prendre
les tiges, les tubes, etc...
- les coins ou câbles qui servent à supporter les tiges
ou les tubes quand ils ne sont pas suspendus au crochet.
- les clés qui sont des mâchoires puissantes qui
permettent de visser ou de dévisser les tiges ou les
tubes entre eux.
Les appareils de mesure dans le levage
Il faut connaître à chaque instant le poids total suspendu
au crochet ou pendant le forage, la force appuyée sur
l'outil. Ce poids est lu sur un appareil.
2.2 Unité de fabrication de la boue
Il s’agit du fluide pompé dans le puits durant le forage.
Une boue de forage est constituée de 4 ingrédients
principaux :
Une phase liquide (eau ou huile) pour supporter les
autres composants ;
Un agent viscosifiant pour fournir la viscosité et le
gel (bentonite);
Un agent alourdissant pour produire sa densité
(barite, Carbonate de Calcium...);
Des agents chimiques pour contrôler les
changements des caractéristiques de la boue
du fait de l’inter-réaction avec les formations
forées.
2.2.1 Eléments requis pour la sélection
d’une densité de boue
pression de pores/gradient de fracturation
données de puits environnants
programme de casing
propriétés de la boue
Restrictions concernant la région
2.2.2 Rôles de la boue
La boue a plusieurs fonctions:
Nettoyage du trou
La boue doit débarrasser le trou des terrains forés
par l'outil qui se présentent sous la forme de
déblais appelés cuttings. L'aptitude de la boue à
entraîner les cuttings vers le haut dépend de ses
propriétés physiques (densité, viscosité, etc...).
Refroidissement et lubrification du train de
sonde:
La circulation de boue refroidit l'outil et le train de
sonde.
Prévenir le cavage et le resserrement des
parois:
Le cavage est causé par des éboulements dans les
parois du trou. Les resserrements ou diminution du
diamètre du trou sont dûs à des formations
gonflantes (argiles, craies, etc...).
S'opposer aux venues d'eau, de gaz et d’huile:
Les formations traversées peuvent contenir des
fluides qui exercent une pression sur les parois
du puits et peuvent débiter.
Aussi la boue doit pouvoir contrebalancer cette
pression et supporter la contamination sans
variation brutale de ses caractéristiques
physiques et chimiques.
Autres fonctions:
- La boue ne doit pas altérer les cuttings afin de
permettre un examen géologique correct et ne doit
pas cacher les indices d'huile.
- La boue doit favoriser la vitesse de pénétration de
l'outil en conservant des caractéristiques
compatibles avec la sécurité et le prix de revient du
forage.
- La boue ne doit pas être corrosive pour le
matériel, ni toxique, ni abrasive.
2.2.3 Circuit de boue
A la sortie du puits, la boue est recyclée avant d’être
réinjectée pour la poursuite du forage. La boue remplie de
déblais (densité plus lourde) passe aux tamis vibrants (shale
shakers) d’où elle est filtrée des éléments grossiers.
La boue se dépose ensuite dans les bacs en dessous des
tamis (Sand traps); Le gaz présent dans la boue est retiré à
l’aide d’un dégazeur. Les éléments très fins ayant pu passer
les tamis vibrants sont séparés par la boue par des
dessableurs et des désilteurs
Enfin les éléments solides plus fins sont retirés par
centrifugation; à la sortie de la centrifugeuse, la
boue retrouve ces caractéristiques de départ et
peut être réinjectée dans le puits. La boue de
forage effectue donc un cycle fermé.
Il est à noter que les caractéristiques
rhéologiques, la densité, la capacité de gel et la
viscosité sont contrôlées périodiquement au cours
du forage du puits.
2.3 Garniture de forage (Drill stem)
2.3.1 Définition
La garniture de forage permet l’ouverture et le
prolongement du puits. C’est l'ensemble du
train de tiges qui tourne et entraîne l'outil par
l'intermédiaire de la table de rotation. Elle se
compose de deux éléments essentiels :
La garniture de fond (Bottom Hole Assembly BHA): Elle
permet de creuser le puits et de contrôler sa
trajectoire.
La garniture de surface : Connectée à la garniture de
fond, son rôle est d’apporter la longueur à la BHA.
Chaque tube en acier est constitué d’une partie dite PIN
et d’une partie BOX permettant de faire des connexions.
Les filetages dans les parties PIN d’un tube supérieur et
BOX du tube inférieur doivent correspondre afin de
permettre la connexion
2.3.2 Garniture de fond
La composition est différente en fonction de
l’importance des sections traversées. Une BHA pour
le forage du réservoir sera plus complexe que la
BHA utilisée pour une section de surface. Le
positionnement de certains équipements (tels que
les stabiliseurs) va définir les différents types de :
Pendulum, packed assembly, Steerable, Rotary build
assembly
Les masses tiges ou drill collars
Ce sont des tiges massives de gros diamètre extérieur, de
faible trou intérieur, très lourdes. Elles sont placées entre
les tiges et l'outil et servent à appliquer du poids sur ce
dernier sans mettre les tiges en état de compression.
Elles permettent également de lutter contre la présence
du point neutre dans le train de tige.
HWDP (Heavy Walled Drill Pipe)
Le HWDP est une tige de forage en acier qui a le
même diamètre extérieur que les tiges de forage
mais en diamètre intérieur plus réduit
(3’’ généralement). Il est utilisé pour fournir une
partie du poids à l’outil.
Stabiliseur
Le stabiliseur est un outil placé juste au dessus du
trépan ou un peu plus en hauteur dans la
garniture de forage pour contrôler la trajectoire
du puits, le degré de déviation et de prévenir le
coincement de l’outil dû à la pression
différentielle au niveau de la paroi du puits. Il
assume ces fonctions en fournissant une certaine
rigidité à la garniture de forage.
Jar
Il s’agit d’un tube en acier qui a pour rôle de libérer la
garniture de forage en cas de coincement en la
secouant vers le haut ou vers le bas. Il peut fonctionner
mécaniquement (utilisation d’un marteau en surface)
ou hydrauliquement. Une charge est appliquée en
surface pour permettre, à l’extrémité sous forme de
marteau (piston) de coulisser puis d’entrer en contact
contre la face de l’enclume dans le jar permettant donc
de le secouer et libérer la BHA.
Equipements d’orientation
Ce sont des équipements en acier qui permettent de :
- Avoir des données du puits en temps réel :
- Ramener en temps réel en surface les informations sur la
direction du puits (angle d’inclinaison, azimuth, profondeur
verticale
- Ramener en surface des informations sur les formations
traversées ainsi que les paramètres de forage tels que la
résistivité et la radioactivité de la formation, le WOB, le
torque…. (LWD)
- Suivre et contrôler la trajectoire du puits
(moteur ou Powerdrive); Des masses tiges non
magnétiques sont positionnées avant et après les
équipement d’orientation afin d’éviter qu’ils ne
soient influencer par le magnétisme provenant
des autres tubes en acier et faire parvenir en
surface des données erronées.
Equipements accessoires
- Agrandir le diamètre du trou (élargisseurs);
- Avoir des informations complémentaires des
formations... (Sthétoscope.)
- Minimiser l’effet de la vibration du train de tiges
sur l’outil et ainsi améliorer la performance de la
vie de l’outil (shock sub).
Les outils de forage
Rôle de l’outil de forage
L’outil de forage sert essentiellement à la
destruction des éléments des roches. La
destruction de la roche est une affaire d’usinage
dont dépendent les outils. L’outillage dépendra de la
machine qui met en marche les outils, du matériau à
usiner.
Le trépan est choisi en fonction du terrain à
forer selon que celui-ci sera compact, abrasif,
tendre ou collant. L’outil sera soigneusement
choisi quant à son type, à sa forme, ainsi qu’à
l’ensemble des possibilités hydrauliques des
installations et de l’équipement en général.
Les outils doivent travailler à un rendement
maximal. Cela exige de disposer d’outils qui forent
vite et pendant longtemps.
Le rendement de l’outil dépend de sa vitesse de
rotation, de La puissance mécanique disponible, de
la distribution en couple de cette puissance et de
la façon dont les déblais sont évacués au fur et à
mesure qu’ils sont détachés par l’outil au fond du
trou.
La vitesse d'avancement dépendra de sa
conception, de sa forme, de sa résistance. Il doit
travailler le plus longtemps possible pour
espacer les manœuvres qui constituent des
temps morts.
TP N°2
2.3.3. Différents types d’outils de forage
[Link]. outils à molettes
Les trépans à molettes ou tricônes sont formés de trois
molettes dentées ou équipées de bâtonnets en carbure de
tungstène montées par l'intermédiaire de roulements sur
les axes de trois bras.
Ils sont constitués de trois parties: les molettes, les
roulements et le corps de l’outil.
Les molettes présentent des rangées circonférentielles
de dents s’intercalant entre les rangées de dents des
cônes adjacents.
Les dents sont soit en acier soit en picots de carbure de
tungstène.
Différents types d’outils de forage
[Link] Outils diamantés
Les outils à diamant sont de trois types:
À diamants naturels,
A taillant PDC ou diamants polycristallins,
À taillant TSP ou diamants polycristallins
thermostables.
[Link]. Conditions d’utilisation des outils
diamantés
Le choix de l’outils de forage, en général repose
sur l’analyse de coût. Il en est de même pour le
choix de l’outil diamanté. Quelques critères en
forage qui exigent l’utilisation de l’outil à diamant:
➢Courte durée de vie de l’outil à molettes du fait
de l’usure ou de la cassure des dents,
➢Faible vitesse d’avancement du forage (1,5m/h)
à cause d’une densité de boue élevée ou d’une
puissance hydraulique insuffisante de l’appareil
de forage,
➢Diamètre inférieur ou égal à six pouces où la
durée de vie de l’outil à molettes est limitée,
➢Montées d’inclinaison en forage dirigé,
➢Poids sur l’outil limité,
➢….
2.3.4 Garniture de surface
La garniture de surface est composée de tiges de
forage de diamètres allant de 5inch à 6 5/8 inch.
Son rôle est d’apporter la longueur permettant à la
garniture de fond d’atteindre la profondeur finale
du puits.
Tiges de forage
- Treuils de manœuvre
Ils servent aux manœuvres de vissage et de blocage
des tiges pendant les différentes manipulations.
-Table de rotation
C’est un plateau circulaire dans un appareil de
forage qui transmet le mouvement de rotation par
l'intermédiaire de la tige d'entraînement (tige
carré)
Tige carrée
Les moteurs qui fournissent l'énergie mécanique
sont reliés soit à une table de rotation qui transmet
le mouvement à la tige carrée, comme son nom
l'indique elle est carrée ou hexagonale pour
permettre sa rotation. Cette tige est raccordée aux
tiges de forage par un raccord d'usure, qui
transmet le mouvement à l'outil de forage (trépan) ;
soit à un topdrive qui transmet le mouvement
directement aux tiges de forage.
2.4 Système de sécurité
2.4.1 Contrôle primaire
Afin d’éviter des éruptions en surface, les fluides des pores
doivent être maintenues dans la formation. Ce rôle est
assuré par la pression hydrostatique de la boue utilisée :
c’est le contrôle primaire.
Pression Pores (PP) < Pression hydrostatique de la boue
(PHB)
2.4.2 Contrôle secondaire
Il s’agit du contrôle de la pression du puits en cas de
perte de contrôle primaire. A cet effet, un système
permettant de contrôler et l’évacuation de la pression du
trou en cas de perte de contrôle primaire est mis en
place afin de protéger le puits et la plate forme de forage.
Les éléments composants ce système :
- Le BOP (Blow Out Preventer)
- Les IBOP (Insérer dans la garniture de forage)
- Le déflecteur
3. Paramètres du forage
Les paramètres du forage sont les facteurs qui
conditionnent l’avancement du forage. Il existe:
les paramètres mécaniques, qui concernent le type
et la forme de l’outil, le poids, la vitesse de rotation,…;
les paramètres hydrauliques qui sont le débit, la
pression, la nature du fluide de forage et ses
caractéristiques (densité, viscosité, filtrat, pH, …).
3.1. Paramètres mécaniques
Les terrains traversés présentent une grande variété
de dureté. Les avancements peuvent variés de 100m/h
à quelques dizaines de cm/h. ces paramètres
dépendent non seulement de la nature des formations
géologiques à traverser, mais aussi de type de fluides
et de l’outil de forage utilisés.
Poids sur l’outil
La vitesse d’avancement augmente si on augment le
poids sur l’outil, à la vitesse de rotation constante.
Vitesse de rotation
Le poids sur l’outil est étroitement lié à la vitesse de
rotation.
La vitesse d’avancement est fonction directe de la
vitesse de rotation.
La vitesse de rotation peut être limitée par:
✓Les vibrations de train de tige,
✓Types d’outil,
✓Frottement en forage devié.
✓Vitesse de rotation
3.2. Paramètres hydrauliques
Débit
Jet de boue
Influence de:
➢ la densité
➢La viscosité
➢filtrat
3.3. Calcul de prix de revient
L
Evaluation continue N°1//Forage Pétrolier
Décrire le mode de
fonctionnement pour l’avancement
d’un forage pétrolier, les
paramètres qui y concourent et
leurs importance.
EVALUATION CONTINUE N°2 (20 min)
Décrire les opérations du forage en les
expliquant succinctement
Exemple du Profil de Puits
WELL XXXX1
KB: 7.50m
508.0mmConductor at 30.00m 609.6mm Conductor Hole at 30.00m
7.38
200
m
400
273.1mm Casing at 492.00m
374.7mm Surface Hole at 492.60m
600
800
1000
1200
1400
1600
177.8mm Casing at 1751.00m
1800
250.8mm Main Hole at 1780.00 m
3. OPERATIONS DU FORAGE
3.1. Foration
La foration est l’opération de base. Elle nécessite moins
de personnels que les autres opération. Le foreur
assure le fonctionnement de l’appareil de forage depuis
sa cabine.
3.2. Ajout de tiges
Cette opération permet l’avancement du forage.
La garniture de forage constituée de l’outil de forage,
de centraliseur, des masses tiges est rallongée par
l’ajout des tiges de forage
3.3. Manœuvre
La manœuvre intervient lorsque l’outil de forage est usé
ou lorsque la profondeur du forage est atteinte ou
encore pour effectuer d’autres opérations notamment
la diagraphie, le tubage, …
3.4Tubage et Cimentation
Le tubage et la cimentation sont deux opérations
systématiquement liées. En général, il n’y a pas de la
mise en place des tubes dans le puits sans qu’il ait
cimentation. Ces opérations nécessitent
impérativement une préparation minutieuse. Car, tout
problème rencontré relativement à l’une de ces
opérations, pourrait engendrer d’énormes
conséquences négatives pour la poursuite du forage et
même souvent sur la mise en production du puits.
3.4.1 Tubage
La réalisation d'un puits exige à certains moments
du forage la mise en place de colonnes de tubes
en acier (casings). Ces colonnes ont pour but de
maintenir les parois du trou. Il s’agit d’un
ensemble de tubes cylindriques en acier de
différents grades et diamètres extérieurs
descendus et cimentés dans le puits au cours du
forage.
[Link] Dimension des tubes
Chaque tube à une longueur de 9 m environs. Par
diamètre on entend le diamètre extérieur du tube
donné en pouces. Les diamètres les plus courants
sont : 7" - 9"5/8 - 10"3/4 - 13"3/8 et 20".
L'établissement d'un programme de tubages est
fonction du but du sondage (exploration-production),
de la profondeur du sondage et des conditions
géologiques.
Tube guide (conductor pipe) ou cuvelage (26 in
à 42 in)
Le tube guide est dans presque tous les cas
nécessaire et peut être défini comme le tube qui
isole tout le puits des terrains encaissants et qui,
durant les opérations, contient le fluide de forage.
Le tube conducteur est descendu à faible
profondeur par battage ou jetting, il permet de :
- Prévenir l’effondrement des formations de surface
non consolidées dans le puits,
- isoler les formations contenant les eaux de
surface,
- assurer la stabilité de la surface du sol sur lequel
le bateau de forage est situé
- protéger le puits de l’entrée des gaz de surface
- servir de canal à la boue de forage
Tube de surface (18 5/8’’ inch à 20’’ inch)
Il permet de :
- Protéger le puits contre l’éboulement des
formations faibles,
- Supporter le BOP et le reste des tubages
- Protéger le puits des formations gênantes
(formations très perméables, gaz de surface)
Tubage intermédiaire (ou colonne technique)
(9 5/8’’ in à 13 3/8’’ in)
Le tubage intermédiaire est facultatif et peut être défini[
]comme le tubage installé dans un puits après
l'installation et à l'intérieur du tubage de surface et dans
lequel les opérations de forage ultérieures peuvent être
effectuées à l'intérieur du puits. Il permet de :
- Isoler les zones de pertes de circulation sévères
- Isoler les formations sous compactées
Tube de production (4 ½ inch, 5in, 7inch)
Le tubage de production isole l'encaissant du système
d'exploitation (pompe et tiges). Ce tubage est cimenté
dans l'encaissant, du moins dans la partie basse du forage
si un tubage intermédiaire est utilisé. Il permet de :
- Permettre aux hydrocarbures d’accéder en surface
- Permettre un contrôle des fluides du réservoir
- Permettre une production sélective dans les zones
multiples de production
Colonne perdue (liner)
Toutes les sections précédentes couvrent le trou du fond
à la surface et souvent suspendues dans la colonne
précédant.
La colonne perdue est accrochée par un système
mécanique (liner hanger) dans la partie inférieure de la
colonne précédemment en place.
[Link] Préparation du trou
Lorsque l’outil de forage a atteint la cote désignée
par le sabot de la colonne de tubes, le trou n’est pas
généralement prêt pour descendre immédiatement
les tubes. Il convient d’abord de réaliser les
opérations de la diagraphie à l’initiative du
géologue. Certaines mesures peuvent être
demandées par l’ingénieur foreur entre autres, le
diametreur ; l’azimut et déviation, mesure de la
température maximale,…
3.4.2 Cimentation
La cimentation consiste en la mise en place d’un
laitier de ciment approprié à une cote donnée du
puits ou dans l’espace annulaire entre le trou et le
‘casing’ en place.
Cette opération consiste à injecter sous haute
pression un laitier de ciment dans l’espace annulaire
existant et l’extérieur du tubage en place et la paroi
du trou foré.
Ce laitier est injecté directement à l’intérieur de la
colonne des tubes à cimenter de sorte à lui faire
ensuite remonter dans cet annulaire jusqu’à une
hauteur prédéterminée.
Le laitier est réalisé par un mélange de ciment et
d'eau, sa densité est souvent comprise entre 1.75 et
1.90.
Le but de la cimentation est de :
Obtenir le scellement des tubes dans le terrain.
Empêcher l'eau des réservoirs se trouvant au dessus du sabot
de descendre sous le sabot du tubage et de pénétrer dans une
zone de production.
Empêcher l'huile ou le gaz de s'échapper à l’extrémité de la
colonne en passant sous le sabot pendant l'exploitation, la seule
sortie possible étant par l'intérieur de la colonne.
Protéger le métal des tubes de l'action corrosive des eaux
souterraines.
Augmenter la résistance du tubage à l'écrasement.
Méthode de cimentation
Quand le tubage est en place, on effectue la
cimentation. On injecte le laitier par l'intérieur de
la colonne au moyen de la tête de cimentation, le
laitier remonte ensuite dans l'espace annulaire
chassant la boue devant lui.
Après la cimentation d'un tubage il est nécessaire
avant de travailler dans la colonne, de laisser au
ciment le temps de faire prise.
3.5 Complétion
La complétion es une opération qui succède la mise en
place de la dernière colonne de tubage tube de
production. Elle consiste à descendre dans le puis
l’équipement de production qui sont le packer, tubing
vanne de sécurité, … C’est souvent le parachèvement
de la liaison bouche-trou par forage, perforation,
acidification, fracturation,… Cette opération, bien
qu’une partie de la production-fond techniquement, est
souvent réalisée par le foreur.
4. Instrumentations
Plusieurs types d’incidents peuvent survenir, lors
de la réalisation d’un forage en interdisant la
poursuite normale de l’opération.
Le terme instrumentation désigne les opérations
dans un puits qui mettent en œuvre des
instruments spécifiques permettant le
rétablissement à la normale de la situation propice
à la continuation du programme.
Les principaux types d’accidents possibles en cours du
forage sont : la présence des pièces métalliques sur le
front de taille, la rupture de tubulaires dans le trou
foré, le coincement de la garniture de forage.
4.1 Causes des instrumentations
Il existe trois principaux facteurs qui sont à
l’origine des accidents lors de la réalisation d’un
forage : une déficience du matériel, des
problèmes liés au trou et le facteur humain.
4.1.1. Cause liée au matériel
En ce qui concerne les outils de forage, leur bris
peut résulter d’une mauvaise qualité ou d’une
mauvaise technique d’utilisation. Un outil mal
adapter à la formation traversée peut avoir des
usures excessives qui provoquent des ruptures
inattendues. De mêmes, des paramètres
mécaniques mal choisis peuvent avoir les mêmes
effets.
La garniture du forage es surtout mise en péril par
la fatigue, l’usure l’entretien et le contrôle
déficients ainsi que le mauvais usage. Les ruptures
les plus courantes sont au niveau des filetages des
masses-tiges où les contraintes sont les plus
grandes.
4.1.2. Problèmes liés au trou foré
Les terrains peu consolidés provoquent des
frottements importants pouvant aller jusqu’au
coincement total de la garniture du forage. Les
terrains gonflants auront les mêmes conséquences.
Les formations frottements perméables peuvent
coincer la garniture du forage par l’action de la
pression différentielle résultant de la différence
entre la pression hydrostatique de la boue et la
pression de pore de la formation traversée.
4.1.3. Facteur humain
Il y a des impondérables, mais surtout des maladresses et
des fautes techniques.
C’est le cas de chute des matériels dans le trou. La
décision de la remontée des outils avant rupture est
soumise aux circonstances techniques. L’expérience du
responsable du chantier est primordiale pour limiter ces
risques bien qu’il faille impérativement en prendre pour
augmenter le rendement en appliquant les paramètres les
plus performants.
4.2 Procédures de résolution
d’instrumentation
Avant toute initiative de la mise en œuvre des
moyens importants qui sont d’ailleurs couteux par
le superviseur du forage, il est indispensable d’en
évaluer les chances de réussite et son coût.
Il est indispensable de connaitre avec précision les
circonstances de l’accident pour la réussite de
l’opération de repêchage. De pouvoir analyser les
différents enregistrements concernant la phase du
forage en cours, d’avoir à sa disposition le
programme journalier du géologue.
4.2.1. Résolution des instrumentations dues à des
débris de trepan
En fonction de la grosseur des débris métalliques on
peut utiliser:
Le panier à sédiment (basket sub) pour repêcher
des rouleaux, des billets, des dents du trépan.
Placer au-dessus d’un trépan , une circulation de
quelques minutes brusquement occupée, permettra
aux parties métalliques entrainées par le débit de
boue de retomber dans le panier.
4.2.2. Repêchage d’une garniture cassée
La rupture de la garniture est averti par la variation
de trois paramètres:
Diminution de charge à l’indicateur de poids,
Chute de la pression de refoulement (la circulation
ne passe plus par le jets du trépan);
Variation du couple à la table de rotation.
4.2.3. Résolution du coincement d’une garniture
de forage
Les méthodes pour résoudre un coincement de
garniture différent en fonction de l’origine du
coincement. Il peut s’agir de:
Éboulement, resserrement du trou suite à une
instabilité de la formation;
Collage par pression différentielle.