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Introduction A La Douane

La Douane est une institution clé pour la gestion des affaires publiques, gérant les flux de marchandises et de personnes aux frontières, avec des missions fiscales et économiques. Elle est régie par une législation qui évolue avec le commerce international et fait face à des défis au Sénégal. Les bases juridiques de l'intervention douanière incluent des conventions internationales et des codes communautaires, soulignant l'importance de la douane au-delà de la simple perception fiscale.

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Introduction A La Douane

La Douane est une institution clé pour la gestion des affaires publiques, gérant les flux de marchandises et de personnes aux frontières, avec des missions fiscales et économiques. Elle est régie par une législation qui évolue avec le commerce international et fait face à des défis au Sénégal. Les bases juridiques de l'intervention douanière incluent des conventions internationales et des codes communautaires, soulignant l'importance de la douane au-delà de la simple perception fiscale.

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La Douane est une institution qui joue un rôle essentiel dans la bonne gestion

des affaires publiques, tout en contribuant à la prospérité générale et à la


protection de la société.

Elle gère les flux physiques de marchandises, de personnes et des moyens de


transport qui franchissent les frontières.

Les pouvoirs publics s’appuient sur des administrations des douanes efficaces
pour mettre en œuvre une grande diversité de mesures politiques afférentes à
leurs programmes fiscaux et économiques, d’où les deux grandes missions de la
douane que sont :

 la mission fiscale (liquidation des droits et taxes exigibles) ;


 la mission économique (facilitation du commerce international ;
protection du patrimoine culturel ; établissement des statistiques du
commerce extérieur ; protection de l’environnement, de la société contre
les drogues et les armes,… ; protection des entreprises locales contre les
pratiques illicites telles que le dumping).

Pour garantir l’accomplissement de ses missions, la législation douanière fait


obligation à toute personne transportant des marchandises et désirant franchir la
frontière dans un sens ou dans un autre (importation ou exportation), de se
présenter avec lesdites marchandises au bureau des douanes le plus proche.

Le bureau des douanes peut être défini comme étant la cellule


administrative dans laquelle s’effectue les formalités de dédouanement.

Il existe trois types de bureau des douanes :


 le bureau de plein exercice qui est compétent pour toutes les
marchandises, quelle que soit la valeur et/ou l’espèce (excepter cependant
celles destinées au bureau spécialisé) ;
 le bureau à compétence limitée qui ne peut recevoir les formalités que
de certaines marchandises compte tenu de l’espèce et/ou de la valeur ;
 le bureau spécialisé qui n’est compétent que pour une marchandise ou
groupe de marchandises données.
L’Administration des douanes est une vieille institution qui a traversé toute
l’histoire. Ses missions se sont diversifiées dans le temps pour s’adapter aux
mutations intervenues dans l’environnement du commerce international. Au
Sénégal, l’Administration des douanes est confrontée à des défis importants
dans le cadre de l’exécution de ses missions. A. Aperçu historique Dès la plus
haute antiquité, on assiste à l’émergence de formes embryonnaires de régulation
des échanges de marchandises pour, d’une part, alimenter les caisses publiques
et, d’autre part, se prémunir des risques de pénurie en produits essentiels en
mettant en place des prohibitions. La forme d’organisation douaniere la plus
élaborée a été concue pour la premiere fois à Rome. En effet, les Romains
avaient mis en place un droit spécifique, la « portoria », représentant le
cinquantième de la valeur de la marchandise. Les agents chargés de la collecter
appelés « portitores » ou « publicains », étaient habilités à décharger et inspecter
la marchandise pour en évaluer la valeur. 4 Au moyen age, on assiste à une
altération de la nature douanière des portoria qui tendent alors à se transformer
en droits de circulation au sein même de l'Empire. Appelés « tonlieux » , dans le
royaume des francs, ils concernent les ports (portatica), routes (rotatica), ponts
(pontatica) ou encore les fleuves (ripatica). Les tendances notées au Moyen Age
se sont accentuées entre le XVème et le XVIème siècle : les besoins importants
des trésors royaux mais aussi de l’aristocratie continuent de faire proliférer des
droits d'entrée et de sortie. Les droits perçus, dont la diversité est sans limite,
portent des appellations parfois pittoresques. Outre le haut-passage, le rêve et la
traite foraine, on trouve la douane de Lyon et de Valence, les convoi et
comptablie de Bordeaux, la table de fer, la branche de cyprès de Blaye, le
premier tonneau de fret, l'entrée de Calais, le sénage, le quillage et le cellerage
de Nantes, la traite morte de Bretagne, la coutume de Bayonne, le péage d'Aix,
etc Jean-Baptiste Colbert (1619-1683),contrôleur Général des Finances sous
Louis XIV (entre 1663 - 1683) est considéré comme le père de la douane
moderne. Inspiré par la doctrine mercantiliste, il développe une politique de
soutien aux exportations et de restriction des importations. De plus, l'élaboration
du tarif des douanes en 1664 et la création de la Ferme Générale(chargée de la
perception des droits de douane et de la gabelle) en 1680 sont à mettre à son
actif. Après la Révolution, l’assemblée constituante (1789 - 1791) résilie le bail
de la Ferme générale, le 21 mars 1791 et autorise la création de la Régie
nationale des douanes , le 23 avril 1791. La naissance de l’Administration des
douanes au Sénégal peut être située en 1819, année de nomination du premier
chef de service des douanes du Sénégal et Dépendances.

L’objectif traditionnel de la législation douanière est d’assurer la protection de


l’espace économique national. Cette protection peut revêtir différentes formes
selon les époques et les politiques poursuivies par les gouvernements (politiques
protectionnistes, politiques libérales etc.).
Dans le contexte d’une organisation d’intégration régionale ou sous régionale
comme l’UEMOA, les objectifs généraux de la législation s’inscrivent en
principe, dans une perspective élargie, c’est à dire communautaire. Il s’agira
d’appréhender les mécanismes juridiques tels que le tarif extérieur commun et
le schéma de libéralisation des échanges communautaires.
A l’heure actuelle, les recommandations de l’Organisation Mondiale du
Commerce (OMC) tendant à libéraliser les échanges, favorisent le
développement du commerce extérieur. A ce propos, le droit douanier se fixe
non seulement comme objectifs de faire respecter la réglementation des
échanges extérieurs, mais également, de mettre à la disposition des
gouvernements et autres milieux professionnels intéressés, toute l’information
statistique relative au commerce international.

Les bases juridiques internationales de l’intervention douanière



 Exposé des motifs de la loi 2014-10 du 28 février 2014 : des règles et accords
internationaux ratifiés par le Sénégal intégrés dans le Code des douanes :
 La Convention internationale pour la simplification et l’harmonisation des
régimes douaniers (Convention de Kyoto révisée), 1999
 La Convention internationale sur le Système harmonisé (SH), 1988
L’Accord sur l’évaluation en douane cours 2 LD.docx
La Convention internationale d’assistance mutuelle administrative en matière
douanière dite Convention de Johannesburg,
 La Convention internationale sur l’harmonisation des contrôles des
marchandises aux frontières, 1982
 La Convention sur la facilitation du trafic maritime international, connue sous le
nom de Convention FAL, 1965
 La Convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien
international (Convention de Montréal), 1999
 Le Cadre de normes SAFE (sécurité et facilitation des échanges)

Les bases juridiques communautaires et nationales de l’intervention
douanière
..\docs master\doc module 3\droit communautaire clause de la nation la
plus favorisée.docx
- Le Code des douanes CEDEAO
- Le Code des douanes UEMOA
- L’Accord de Bangui sur la propriété intellectuelle
Les bases juridiques nationales
- Le Code des douanes
- Les arrêtés, décisions et notes de services ;
- La jurisprudence.
-
- Les bases juridiques communautaires
- CEDEAO
- Acte additionnel A/SA.2/12/17 du 16 décembre 2017 portant Code des douanes
CEDEAO
- La Convention d’assistance mutuelle administrative en matière de douane
signée à Cotonou le 29 mai 1982.
- UEMOA :
 Règlement n° 09/2001/CM/UEMOA du 20 novembre 2001 portant Code des
douanes
 Règlement N° 09/1998/CM/UEMOA relatif aux relations financières
extérieures des Etats membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine ;
 Règlement n° 15/2009/CM/UEMOA, du 17 décembre 2009, portant régime
juridique des postes de contrôle juxtaposés aux frontières des Etats membres de
l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

L’Accord de Bangui sur la propriété intellectuelle, acte du 15 décembre 2015

L’importance de l’apport fiscal de l’Administration des Douanes dans le budget


de l’Etat, l’a fait passer pendant longtemps, pour une administration
exclusivement fiscale. En réalité, ses attributions débordent largement le cadre
fiscal. Le service des douanes est chargé de percevoir les droits de douane et les
autres impositions parafiscales frappant les marchandises à l’occasion de leur
importation ou exportation. Le franchissement de la frontière constitue le fait
générateur de l’impôt douanier. Dans les pays en voie de développement en
général, les recettes douanières restent encore une composante essentielle des
recettes budgétaires de l’Etat. En effet, le droit de douane y est encore
largement utilisé comme instrument de politique fiscal au service de
préoccupations budgétaires. Par contre, dans les pays développés et en
particuliers ceux engagés dans des unions économiques, les manipulations du
droit de douane à des fins fiscales sont interdites ; ainsi, du fait des mesures de
désarmement tarifaire prônées par l’OMC, la part du droit de douane dans les
recettes budgétaires de l’Etat, tourne autour de 1%.

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