La continuité
I. La continuité
1. La continuité en un point :
Activité :
On considère deux fonctions f et g définies par :
x2 − 1 x2 + x
{f(x) = x − 1 ; x ≠ 1 et { g(x) = x ;x ≠ 0
f(1) = 2 g(0) = 0
1. Calculer lim f(x) puis comparer le résultat avec f(1).
x→1
2. Calculer lim g(x) puis comparer le résultat avec g(0).
x→0
3. Que déduisez-vous ?
Définition :
Soit f une fonction numérique définie sur un intervalle ouvert I et soit x0 un élément de I.
f est continue en 𝒙𝟎 si et seulement si 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ).
𝒙→𝒙𝟎
Exemple :
Soif h la fonction numérique définie par :
h(x) = x sin(x) ; x ≠ 0
{
h(0) = 0
Etudier la continuité de h au point d’abscisse x0 = 0.
Exercice d’application :
Soit f la fonction numérique définie par :
cos(x) − x sin(3x) − 1
f(x) = ;x ≠ 0
{ x²
7
f(0) = −
2
Etudier la continuité de 𝑓 au point d’abscisse x0 = 0.
1
2. La continuité à droite - la continuité à gauche en un point :
Définition :
Soit 𝑓 une fonction numérique à variable réelle définie sur un intervalle du type [𝑥0 ; 𝑥0 + 𝛼[,
avec 𝛼 > 0.
▪ On dit que 𝑓 est continue à droite en 𝒙𝟎 si 𝒙→𝒙
𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ).
𝟎
𝒙>𝒙𝟎
Soit 𝑓 une fonction numérique à variable réelle définie sur un intervalle du type ]𝑥0 − 𝛼; 𝑥0 [,
avec 𝛼 > 0.
▪ On dit que 𝑓 est continue à gauche en 𝒙𝟎 si 𝒙→𝒙
𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ).
𝟎
𝒙<𝒙𝟎
Exemple :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie sur ℝ par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 1
1
𝑓(𝑥) = 𝑥 + ; 𝑠𝑖 0 < 𝑥 < 1
𝑥−1
{ 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 0
Etudier la continuité de la fonction 𝑓 à droite en 1 et à gauche en 0.
L’interprétation géométrique :
2
Propriété :
Soit 𝑓 une fonction numérique à variable réelle définie sur un intervalle ouvert 𝐼 et 𝑥0 ∈ 𝐼.
La fonction 𝑓 est continue en 𝒙𝟎 si et seulement si 𝑓 est continue à droite et à gauche en
𝑥0 .
𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ) et 𝒙→𝒙
c-à-d :𝒙→𝒙 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ) ⇔ 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒇(𝒙𝟎 ).
𝟎 𝟎 𝒙→𝒙𝟎
𝒙>𝒙𝟎 𝒙<𝒙𝟎
Exercice d’application 01 :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie par :
|𝑥|
𝑓(𝑥) = ;;𝑥 ≠ 0
{ 𝑥
𝑓(0) = −1
1) Etudier la continuité de 𝑓 en 0.
2) Tracer la courbe de la fonction 𝑓 dans un repère orthonormé.
Exercice d’application 02:
Soit 𝑓 la fonction numérique définie par :
√1 + sin 𝑥 − 1
𝑓(𝑥) = ; 𝑥<0
𝑥
1
{𝑓(0) = √1 + 𝑥 − ; 𝑥≥0
2
Etudier la continuité de la fonction 𝑓 en 0.
3
Exercice d’application 03:
Soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux nombres réelles non nuls et 𝑓 la fonction numérique définie par :
𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 5𝑏 − 𝑎 ; 𝑥 > 0
sin 𝑎𝑥
{ 𝑓(𝑥) = ; 𝑥<0
𝑏𝑥
𝑓(0) = 4
Déterminer 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sachant que 𝑓 est continue en 0.
3. La continuité sur un intervalle :
Définition :
o La fonction 𝑓 est continue sur l’intervalle ouvert ]𝑎; 𝑏[, si 𝑓 est continue en tout
points de ]𝑎; 𝑏[.
o La fonction 𝑓 est continue sur l’intervalle [𝑎; 𝑏[,si 𝑓 est continue sur l’intervalle
]𝑎; 𝑏[ et continue à droite en𝑎.
Remarque :
➢ De même, on définit la continuité de 𝑓 sur les intervalles du type :
]𝑎; 𝑏], [𝑎; 𝑏], ]𝑎; +∞[, [𝑎; +∞[ , ] − ∞; 𝑏[ 𝑒𝑡 ] − ∞; 𝑏].
➢ Géométriquement : si 𝑓 est continue sur l’intervalle [𝑎; 𝑏], on peut tracer la courbe
(𝐶) 𝑑𝑒 𝑓 sans lever le crayon.
➢ Si 𝑓 est continue sur un intervalle 𝐼, alors 𝑓 est continue sur tout intervalle inclus dans 𝐼.
4. Fonction partie entière :
Définition :
La fonction partie entière est la fonction définie sur ℝ qui à tout réel 𝑥 associe l’entier
relatif 𝑛 tel que : 𝑛 ≤ 𝑥 < 𝑛 + 1. On note 𝐸 cette fonction.
Exemples :
𝐸(2,3) = 2 ; 𝐸(5,1) = 5 ; 𝐸(−7,5) = −8 ; 𝐸(−17,2) = −18 ; 𝐸(10) = 10
Conséquences :
Soit 𝑛 ∈ ℤ, on a :
✓ La fonction partie entière est continue à droite en 𝑛 et non continue à gauche en 𝑛.
✓ La fonction partie entière est continue sur l’intervalle [𝑛; 𝑛 + 1[.
✓ La fonction partie entière est non continue en 𝑛.
4
La représentation géométrique de la fonction partie entière :
………………………………………………………….
5. Continuité des fonctions usuelles:
i. Continuité de la fonction polynôme:
Exemple :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie sur ℝ par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 5 + 𝑥 3 + 4𝑥² + 3
Etudier la continuité de 𝑓 en 0.
Théorème :
Toute fonction polynôme est continue sur tout intervalle inclus dans ℝ.
ii. Continuité de la fonction rationnelle:
Exemple :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie par :
𝑥3 − 𝑥 − 3
𝑓(𝑥) =
𝑥² − 1
1. Déterminer𝐷𝑓 le domaine de définition de .
2. Étudier sa continuité en 0.
Théorème :
Toute fonction rationnelle est continue sur tout intervalle inclus dansson domaine de définition.
Dans l’exemple précèdent :
• 𝑓 est discontinue (non continue) sur l’intervalle ]0; 2[, car il n’est pas inclus dans 𝐷𝑓 .
• 𝑓 est continue sur l’intervalle [2; 4[, car il est inclus dans 𝐷𝑓 .
Propriété :
❖ La fonction : 𝑥 ↦ |𝑥| 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟ℝ .
❖ La fonction : 𝑥 ↦ √𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 [0; +∞[.
❖ Les fonctions : 𝑥 ↦ sin(𝑥) 𝑒𝑡 𝑥 ↦ cos(𝑥)sont continues sur ℝ.
❖ La fonction : 𝑥 ↦ tan(𝑥) 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑠𝑜𝑛 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐷.
𝜋
Où : 𝐷 = ℝ − { 2 + 𝑘𝜋 /𝑘 ∈ ℤ}
5
Propriété :
Soit 𝑥 ↦ 𝑢(𝑥) une fonction définit sur un intervalle 𝐼.
Si 𝑢 est continue sur l’intervalle 𝐼 et positive sur 𝐼 alors la fonction 𝑥 ↦ √𝑢(𝑥) est continue
sur 𝐼.
Exemple :
Soit 𝑓 la fonction numérique définit sur l’intervalle 𝐼 = [1; +∞[ par :
𝑓(𝑥) = √𝑥 − 1
Etudier la continuité de 𝑓 sur 𝐼.
6. Opérations sur les fonctions continues :
Propriétés :
Soient 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 deux fonctions numériques, à variable réelle, définies sur un intervalle ouvert
𝐼et 𝑘 un nombre réel.
Si 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 sont continues sur l’intervalle 𝐼 alors :
o Les fonctions 𝑓 + 𝑔 , 𝑓 × 𝑔 𝑒𝑡 𝑘𝑓 sont continues sur l’intervalle 𝐼.
1 𝑓
o Si la fonction 𝑔est non nulle sur l’intervalle 𝐼 alors 𝑔 𝑒𝑡 sont continues sur 𝐼.
𝑔
o La fonction 𝑓 𝑛 (𝑜ù 𝑛 ∈ ℕ) est continue sur l’intervalle 𝐼.
Exercice d’applications :
1) Soit ℎ la fonction numerique définit sur l’intervalle [0; 1] par :
1
ℎ(𝑥) = 3𝑥² − 𝑥 − ; 𝑥 ∈ [0; 1/2[
{ 4
7 1
ℎ(𝑥) = 1 − ; 𝑥 ∈ [ ; 1]
6𝑥 + 4 2
Montrer que ℎ est continue sur l’intervalle [0; 1].
2) Soit 𝑓 une fonction numérique définie sur un intervalle𝐼.
Etudier la continuité de la fonction 𝑓 sur 𝐼 dans chacun des cas :
𝑥² + 1
𝑓(𝑥) = 𝑥 + √𝑥
𝑎) { ; 𝑏) {𝑓(𝑥) = 𝑥² + 4 − sin (𝑥)
𝐼 = [0; +∞[
𝐼=ℝ
𝑥² + 𝑥 + √𝑥 𝑓(𝑥) = tan (𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝜋 𝜋
𝑐) { 4 √𝑥 ; 𝑑) {
𝐼 =] ; [
𝐼 =]0; +∞[ 2 2
6
II. Continuité de la composée de deux fonctions-
théorème des valeurs intermédiaires :
1. Continuité de la composée de deux fonctions :
Propriété : (admise)
Soient 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 deux fonctions numériques, à variables réelle, définies, respectivement, sur
deux intervalles ouverts 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 tels que 𝑓(𝐼) ⊂ 𝐽.
Si 𝑓 est continue en un point 𝑥0 de 𝐼 et si 𝑔 est continue en 𝑓(𝑥0 ) alors la fonction composée
𝑔 ∘ 𝑓 est continue en 𝑥0 .
Exemple :
𝑥²−1)
Etudier la continuité de la fonction 𝑓(𝑥) = sin ( ) en 1.
𝑥
Conséquence :
Soient 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 deux fonctions numériques, à variables réelle, définies, respectivement, sur
deux intervalles ouverts 𝐼 𝑒𝑡 𝐽 tels que 𝑓(𝐼) ⊂ 𝐽.
➢ Si 𝑓 est continue sur l’intervalle 𝐼 et si 𝑔 est continue sur l’intervalle 𝐽, alors la
fonction composée 𝑔 ∘ 𝑓 est continue sur l’intervalle 𝐼.
Exemple :
Montrer que la fonction 𝑔: 𝑥 ↦ cos (𝑥 2 + 4𝑥) est continue sur ℝ.
2. Image d’un segment – image d’un intervalle par une fonction
continue :
Propriété :
o Si une fonction numérique 𝑓 est continue sur un intervalle 𝐼, alors son image par 𝑓
est un intervalle.
o Si une fonction numérique 𝑓 est continue sur un segment [𝑎; 𝑏], alors son image par
𝑓 est un segment [𝑚; 𝑀], où 𝑚 et 𝑀 sont, respectivements, les valeurs minimale et
maximale de 𝑓 sur le segment [𝑎; 𝑏].
Géométriquement :
Soit 𝑓 une fonction numérique continue sur [𝑎; 𝑏], alors :
𝑓([𝑎; 𝑏]) = [𝑚; 𝑀]
𝑚 est la valeur minimale de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 [𝑎; 𝑏].
𝑀 est la valeur maximale de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 [𝑎; 𝑏].
7
Remarque :
❖ Si l’imaged’un intervalle 𝐼 par une fonction𝑓 n’est pas un intervalle, alors 𝑓 est non
continue (discontinue) sur l’intervalle 𝐼.
❖ L’image d’un intervalle𝐼 par une fonction𝑓 peut-être aussi un intervalle mais la fonction 𝑓
est discontinue sur 𝐼. Donc la condition de la continuité de 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐼 est suffisante et n’est
pas nécessaire.
3. Image d’un intervalle par une fonction continue et strictement
monotone :
i. Si 𝒇 est une fonction strictement croissante :
L’intervalle 𝑰 L’intervalle 𝒇(𝑰)
[𝑎; 𝑏] [𝑓(𝑎); 𝑓(𝑏)]
[𝑎; 𝑏[ [𝑓(𝑎); lim− 𝑓(𝑥)[
𝑥→𝑏
]𝑎; 𝑏] ] lim+ 𝑓(𝑥) ; 𝑓(𝑏)]
𝑥→𝑎
]𝑎; 𝑏[ ] lim+ 𝑓(𝑥) ; lim− 𝑓(𝑥)[
𝑥→𝑎 𝑥→𝑏
ii. Si 𝐟 est une fonction strictement décroissante :
L’intervalle 𝑰 L’intervalle 𝒇(𝑰)
[𝑎; 𝑏] [𝑓(𝑏); 𝑓(𝑎)]
[𝑎; 𝑏[ ] lim− 𝑓(𝑥); 𝑓(𝑎)]
𝑥→𝑏
]𝑎; 𝑏] [𝑓(𝑏); lim+ 𝑓(𝑥) [
𝑥→𝑎
]𝑎; 𝑏[ ] lim− 𝑓(𝑥) ; lim+ 𝑓(𝑥) [
𝑥→𝑏 𝑥→𝑎
8
Exercice d’application 01 :
3𝑥+4
Soit 𝑓 la fonction numérique définie par : 𝑓(𝑥) =
2𝑥+1
1. Déterminer 𝐷𝑓 l’ensemble de définition de 𝑓.
2. Etudier la monotonie de 𝑓 sur l’intervalle ] − ∞; −1/2[.
3. Déterminer l’image de l’intervalle ] − ∞; −1/2[ par la fonction 𝑓.
Exercice d’application 02 :
Déterminer 𝑓(𝐼) dans chacun des cas suivants :
𝑎) 𝑓(𝑥) = tan(𝑥) ; 𝐼 =]0; 𝜋/2[
1
𝑏) 𝑓(𝑥) = ; 𝐼 =]0; 1[
𝑥² − 1
1
𝑐) 𝑓(𝑥) = ; 𝐼 =] − ∞; −1[
𝑥² − 2𝑥 − 3
𝑑) 𝑓(𝑥) = 𝑥² ; 𝐼 = [−1; +∞[
4. Théorème des valeurs intermédiaires :
Théorème :
Si une fonction 𝑓 est continue sur un intervalle [𝑎; 𝑏], alors pour tout nombre réel 𝑘 compris
entre 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓(𝑏), il existe au moins un nombre 𝛼 𝑑𝑒 [𝑎; 𝑏], tel que 𝑓(𝛼) = 𝑘.
Propriété :
Si une fonction 𝑓 est continue sur un intervalle [𝑎; 𝑏], alors pour tout nombre réel 𝑘 compris
entre 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓(𝑏) : l’équation ≪ 𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏], 𝑓(𝑥) = 𝑘 ≫,admet au moins une solution.
9
Propriété :
Si une fonction 𝑓 est continue et strictement monotone sur un intervalle [𝑎; 𝑏], alors pour
tout nombre réel 𝑘 compris entre 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓(𝑏), il existe un seule nombre𝛼 𝑑𝑒 [𝑎; 𝑏], tel
que 𝑓(𝛼) = 𝑘. Autrement dit ; l’équation 𝒇(𝜶) = 𝒌 admet une seule solution sur [𝑎; 𝑏].
Conséquences :
Conséquence 01 :
Si une fonction 𝑓 est continue sur un intervalle [𝑎; 𝑏] et 𝑓(𝑎) × 𝑓(𝑏) < 0, alors l’équation
𝑓(𝑥) = 0 admet au moins une solution sur ]𝑎; 𝑏[.
Conséquence 02 :
Si une fonction 𝑓 est continue et strictement monotone sur un intervalle [𝑎; 𝑏] et
𝑓(𝑎) × 𝑓(𝑏) < 0, alors l’équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution sur ]𝑎; 𝑏[.
10
Exemple :
On montre que l’équation 𝑥 4 + 𝑥² + 4𝑥 − 1 = 0 admet au moins une solution dans l’intervalle
[0; 1].
Exercice d’application :
1) Montrer que les deux équationssuivantes admettent au moins une solution dans 𝐼, dans
chacun des cas :
a) 2 cos(𝑥) − 1 = 0 ; 𝐼 = [0; 𝜋]
b) 3𝑥 3 − 𝑥 − 1 = 0 ; 𝐼 = [0; 1]
1
2) Montrer que l’équation cos(𝑥) + 2 = 𝑥 admet une seule solution dans l’intervalle
]0; 𝜋/3[.
5. Utiliser la dichotomie pour encadrer les solutions de l’équation
𝐟(𝐱) = 𝛌 :
Exercice :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie sur l’intervalle [2; 4] par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 3𝑥 2 − 5.
1) Montrer que l’équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution 𝛼 dans l’intervalle ]2; 4[.
2) Vérifier que le nombre 3 est le centre de l’intervalle [2; 4], puis calculer 𝑓(3), et
déduire que : 2 < 𝛼 < 4.
3) Calculer 𝑓(3,5), et déduire un autre encadrement de 𝛼.
4) Par la même méthode, donner un encadrement de 𝛼 d’amplitude 25. 10−2.
III. Fonction réciproque d’une fonction continue et
strictement monotone sur un intervalle :
Propriété :
Si 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle 𝐼, alors pour
tout 𝑦 𝑑𝑒 𝑓(𝐼), l’équation 𝑓 (𝑥) = 𝑦 admet une seule solution dans l’intervalle 𝐼.
Activité :
Soit 𝑓 la fonction numérique définie sur l’intervalle 𝐼 = [1; 3] par : 𝑓(𝑥) = 𝑥² − 2𝑥
1. Montrer que la fonction 𝑓 est continue et strictement monotone sur 𝐼.
2. Déterminer l’intervalle 𝐽 l’image de 𝐼 par 𝑓.
3. Soient 𝑥 ∈ 𝐽 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐼, montrer que : 𝑓(𝑦) = 𝑥 ⇔ 𝑦 = 1 + √𝑥 + 1.
11
Définition :
Soient 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle 𝐼 et 𝐽
l’image de 𝐼 par la fonction 𝑓.
La relation qui à chaque élément 𝑦 de l’intervalle 𝐽 associe l’élément 𝑥 de l’intervalle
𝐼 tel que 𝑓(𝑥) = 𝑦, est une fonction définie de 𝐽 vers 𝐼. Cette fonction est appelée la
fonction réciproque de la fonction 𝑓, elle est notée 𝒇−𝟏 .
Conséquences :
Soit 𝑓 une fonction continue et strictement monotone sur l’intervalle 𝐼 et 𝑓 −1 son fonction
réciproque, on a :
𝑓 −1 (𝑥) = 𝑦 𝑓(𝑦) = 𝑥
• { ⇔ {
𝑥 ∈ 𝑓(𝑥) 𝑦∈𝐼
• −1
∀𝑥 ∈ 𝐼; 𝑓 ∘ 𝑓(𝑥) = 𝑥
• ∀𝑥 ∈ 𝑓(𝐼); 𝑓 ∘ 𝑓 −1 (𝑥) = 𝑥
Exercice d’application :
Soit 𝑓 la fonction définit sur ℝ+ par :𝑓(𝑥) = 𝑥².
1. Montrer que la fonction 𝑓 admet une fonction réciproque sur ℝ+ .
2. Déterminer 𝑓 −1 (𝑥) pour tout 𝑥 𝑑𝑒 ℝ+ .
3. Tracer (𝐶𝑓 ) 𝑒𝑡 (𝐶𝑓−1 ) les courbes représentatives, respectivement, de 𝑓 𝑒𝑡 𝑓 −1 dans un
repère orthonormé (𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗).
4. Que déduisez-vous ?
Propriétés de la fonction réciproque :
Si 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur l’intervalle 𝐼 et 𝑓 −1 sa réciproque,
alors :
o La fonction 𝑓 −1 est continue sur 𝑓(𝐼).
o La fonction 𝑓 −1 est strictement monotone sur 𝑓(𝐼) et elle a le même sensde variation
que 𝑓 𝑠𝑢𝑟 𝐼.
o La courbes représentatives de 𝑓 et 𝑓 −1 , dans le plan muni d’un repère orthonormé, sont
symétriques par rapport à la 1è𝑟𝑒 bissectrice (la droite d’équation 𝑦 = 𝑥).
Remarque :
Si 𝑀(𝑥; 𝑓(𝑥)) ∈ (𝐶𝑓 ) 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑀′ 𝑓(𝑥); 𝑥) ∈ (𝐶𝑓−1 ).
12
Exercice d’application :
1
Soit 𝑓 la fonction numérique définie sur l’intervalle 𝐼 = [2 ; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = √2𝑥 − 1
1. Montrer que la fonction 𝑓 admet une fonction réciproque définie sur l’intervalle 𝐽, et
déterminer 𝐽.
2. Déterminer 𝑓 −1 (𝑥)pour tout 𝑥 ∈ 𝐽.
3. Tracer dans un repère orthonormé (𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗) les courbes (𝐶𝑓 )𝑒𝑡 (𝐶𝑓−1 ).
IV. Fonction racine 𝐧𝐢è𝐦𝐞 :
(Utilisant la fonction f(x) = x² d' exercice précèdent)
Propriété :
Soit 𝑛 un nombre entier naturel non nul.
La fonction 𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 définie sur ℝ+ vers ℝ+ , admet une fonction réciproque continue et
strictement croissante sur ℝ+ .
Définition :
La fonction réciproque de la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 définie sur ℝ+ vers ℝ+ est appelée fonction
𝒏
racine 𝒏𝒊è𝒎𝒆 et est notée √. .
2
Onpose pour tout 𝑥 𝑑𝑒ℝ+ : √𝑥 = √𝑥
Exemples :
2
❖ 𝑥 ↦ √𝑥 est la fonction racine 2𝑖è𝑚𝑒 ( la fonction racine carrée).
3
❖ 𝑥 ↦ √𝑥 est la fonction racine 3𝑖è𝑚𝑒 ( la fonction racine cube).
Propriété :
o La fonction racine 𝑛𝑖è𝑚𝑒 est continue et strictement croissante sur [0; +∞[ et
𝑛
lim √𝑥 = +∞.
𝑥→+∞
𝑛
o La courbe de la fonction 𝑥 ↦ √𝑥 est le symétrie da celle de la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 par
rapport à la première bissectrice.
13
Conséquences :
Soit 𝑛 un entier naturel non nul.
𝑛
❖ ∀(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ+ × ℝ+ , ( √𝑥 = 𝑦 ⇔ 𝑥 = 𝑦 𝑛 ).
𝑛 𝑛
❖ ∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℝ+ × ℝ+ ; √𝑎 = √𝑏 ⇔ 𝑎 = 𝑏.
𝑛 𝑛
❖ ∀(𝑎, 𝑏) ∈ ℝ+ × ℝ+ ; √𝑎 < √𝑏 ⇔ 𝑎 < 𝑏.
𝑛 𝑛 𝑛
❖ ∀𝑎 ∈ ℝ+ ; ( √𝑎) = 𝑎 ; √𝑎𝑛 = 𝑎.
Exemples :
3 3
√8 = √23 = 2
3 3
√27 = √33 = 3
4 4
√16 = √24 = 2
1. Résoudre l’équation 𝒙𝒏 = 𝒂 (𝒂 ∈ ℝ) :
On résoudre dans ℝ les équations suivantes :
𝑥 4 = 2 ; 𝑥 5 = 243 ; 𝑥 8 = −64 ; 𝑥 7 = −8
2. Opérations sur les racines 𝐧𝐢è𝐦𝐞 :
Propriété :
Soient 𝑛 𝑒𝑡 𝑚 𝑑𝑒𝑢𝑥 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 ℕ∗ et 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑑𝑒𝑢𝑥 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 ℝ+ .
𝑛
𝑛 𝑛 𝑛 √𝑎 𝑛 𝑎
√𝑎 × √𝑏 = √𝑎𝑏 ; 𝑛 = √ ; 𝑏≠0
√𝑏 𝑏
𝑛𝑚 𝑛
𝑛 1 1
√𝑎𝑚 = √𝑎 ; √ =𝑛 ; 𝑏≠0
𝑏 √𝑏
𝑛 𝑚 𝑛𝑚 𝑛 𝑚 𝑛𝑚
√ √𝑎 = √𝑎 ; √𝑎 × √𝑎 = √𝑎𝑛+𝑚
14
Exercice d’application :
1. Simplifier les expressions𝐴 suivantes :
6 25 + 128000000 3
𝐴= √ ; 𝐵 = √√64
272
7 5
2. Comparer les deux nombres :√3 𝑒𝑡 √2.
5
3. Résoudre dans ℝ l’équation :√3𝑥 − 4 = 2.
6
4. Résoudre dans ℝ l’inéquation :√2𝑥 − 3 < 2.
3. Continuité et limite de la composer d’une fonction et la fonction
racine 𝐧𝐢è𝐦𝐞 :
Si 𝑓 est une fonction définie et positive sur l’intervalle 𝐼 alors :
𝑛
√𝑓 ∶ 𝐼 → ℝ
𝐿𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑒𝑠𝑡 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝐼
𝑥 ↦ 𝑛√𝑓(𝑥)
Propriété : (admise)
Soient 𝑓 une fonction numérique définie sur un intervalle 𝐼 et positive sur 𝐼 et 𝑥0 ∈ 𝐼
o Si la fonction 𝑓 est continue sur l’intervalle 𝐼 alors la fonction 𝑛√𝑓 est continue sur 𝐼.
𝑛
o Si lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 alors : lim 𝑛√𝑓(𝑥) = √𝑙 .
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
o Si lim 𝑓(𝑥) = +∞ alors : lim 𝑛√𝑓(𝑥) = +∞.
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
Remarque :
Ces deux dernières propriétés restent vraisquand 𝑥 tend vers𝑥0 à droite ou à gaucheet quand 𝑥
tend vers +∞ 𝑜𝑢 − ∞.
Exemples :
3 3
lim √𝑥² + 27 ; lim √𝑥² + 27.
𝑥→0 𝑥→+∞
Exercice d’application :
1. Montrer que la fonction 𝑓 est continue en tout point de son domaine de définition tel que:
5 3
𝑓(𝑥) = √𝑥 + 1 √𝑥 − 1
2. Calculer les limites suivantes :
5 4
lim √𝑥 3 − 𝑥 + 3 ; lim √𝑥 3 + 8
𝑥→+∞ 𝑥→2
15
3
√𝑥 + 1 − 1 3
lim ; lim √𝑥 3 + 𝑥² − 𝑥
𝑥→0 𝑥 𝑥→+∞
4. Puissance rationnelle d’un nombre réel strictement positif :
Définition :
Soient 𝑥 un nombre réel strictement positif et 𝑟 un nombre rationnel non nul.
La puissance rationnelle est le nombre 𝑥 d’exposant 𝑟 qu’on le note 𝒙𝒓 et définie par : 𝒙𝒓 =
𝒏 𝑚
√𝒙𝒎 𝑎𝑣𝑒𝑐, 𝑟 = 𝑜ù 𝑛 ∈ ℕ∗ 𝑒𝑡 𝑚 ∈ ℤ∗ .
𝑛
Remarque :
𝑚 𝑚′
❖ 𝑆𝑖 ∶ 𝑟 = = 𝑜ù (𝑚; 𝑚′ ) ∈ ℤ∗ × ℤ∗ 𝑒𝑡 (𝑛; 𝑛′ ) ∈ ℕ∗ × ℕ∗ , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 ∶
𝑛 𝑛′
𝑚 𝑛′ 𝑚′
𝑛
𝑥 𝑟 = 𝑥 𝑛 = √𝑥 𝑚 = √𝑥 𝑚 ′ = 𝑥 𝑛′
❖ Pour tous 𝑟 𝑒𝑡 𝑟 ′ 𝑑𝑒 ℚ∗ et pour tout 𝑥 𝑑𝑒 ℝ∗+ on a : 𝑟 = 𝑟 ′ ⇔ 𝑥 𝑟 = 𝑥 𝑟′ .
1
𝑛
❖ Si 𝑚 = 1, alors pour tout 𝑥 𝑑𝑒 ℝ∗+ on a : √𝑥 = 𝑥 𝑛 .
Exemples :
6 3 1 3 5
√23 = 26 = 22 = √2 ; 𝑥 5 = √𝑥 3
Conséquences :
❖ (∀𝑥 ∈ ℝ∗+ ); (∀𝑟 ∈ ℚ∗ ); 𝑥 𝑟 > 0
𝑚 1 1 𝑚
❖ (∀𝑥 ∈ ℝ∗+ ); (∀𝑚 ∈ ℤ∗ ); (∀𝑛 ∈ ℕ∗ ); 𝑥 𝑛 = (𝑥 𝑚 )𝑛 = (𝑥 𝑛 )
Propriétés :
Soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑑𝑒 ℝ∗+ et 𝑟 𝑒𝑡 𝑟 ′ 𝑑𝑒 ℚ∗ : on a :
𝑎𝑟
𝑎𝑟 × 𝑎𝑟′ = 𝑎𝑟+𝑟′ ; (𝑎𝑟 )𝑟′ = 𝑎𝑟×𝑟′ ; = 𝑎𝑟−𝑟′
𝑎𝑟′
1 𝑎𝑟 𝑎 𝑟
𝑎 −𝑟 = ; = ( ) ; 𝑎𝑟 × 𝑏 𝑟 = (𝑎 × 𝑏)𝑟
𝑎𝑟 𝑏𝑟 𝑏
Remarque :
𝑚
La fonction numérique définit sur ℝ∗+ par 𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 est la composer de deux fonctions définies sur
𝑛
ℝ∗+ par 𝑥 ↦ √𝑥 𝑒𝑡 𝑥 ↦ 𝑥 𝑚 .
16
Limites de la fonction : 𝒙 ↦ 𝒙𝒓 (𝒐ù 𝒓 ∈ ℚ∗ ) :
o Si 𝑟 > 0 :
lim 𝑥 𝑟 = 0 ; lim 𝑥 𝑟 = +∞
𝑥→0+ 𝑥→+∞
o Si 𝑟 < 0 :
lim 𝑥 𝑟 = +∞ ; lim 𝑥 𝑟 = 0
𝑥→0+ 𝑥→+∞
Exercice d’application :
1. Simplifier les nombres suivants :
3 15 3 5
√√2 × 12√16 √35 × √9 × ( √9)3
𝐴= 5 ; 𝐵= 5
√2 √3
3
2. Soit 𝑥 un nombre réel avec 𝑥 > 2 :
3
√2𝑥 − 3
𝑂𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝐶 = 5 4
√2𝑥 − 3
Ecrit 𝐶 se forme d’une puissance rationnelle d’exposant un nombre rationnel strictement positif.
3. Ecrit le nombre 𝐷 se forme d’une puissance, tel que :
3 4 5
√72 × √73 × √74
𝐷= 6
( √75 )2
4. Résoudre dans ℝ les équations :
3
i. √(2𝑥 − 1)² = 16
3
ii. √𝑥 = √2𝑥 − 1
RÉALISER PAR : [Link] OUTIDIR
LYCÉE EL WOUROD KALAAT MEGOUNA
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