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Devoir Maison 7: Exercice 1: Transformation de Joukovsky

Le devoir maison 7 de MP2I aborde des exercices sur la transformation de Joukovsky et les racines n-ièmes de l'unité, ainsi qu'un problème sur la méthode de Cardan pour résoudre des équations polynomiales de degré 3. Les exercices incluent des calculs de sommes, des propriétés des polygones réguliers, et des démonstrations liées à la régularité des polygones. Le devoir se termine par une partie facultative sur la méthode de Ferrari pour les équations de degré 4.
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Thèmes abordés

  • propriétés des polynômes de de…,
  • formule du binôme,
  • propriétés des polynômes de de…,
  • propriétés des polynômes de de…,
  • somme géométrique,
  • propriétés des polynômes de de…,
  • image de fonctions,
  • inégalités triangulaires,
  • polygones réguliers,
  • propriétés des polynômes de de…
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Devoir Maison 7: Exercice 1: Transformation de Joukovsky

Le devoir maison 7 de MP2I aborde des exercices sur la transformation de Joukovsky et les racines n-ièmes de l'unité, ainsi qu'un problème sur la méthode de Cardan pour résoudre des équations polynomiales de degré 3. Les exercices incluent des calculs de sommes, des propriétés des polygones réguliers, et des démonstrations liées à la régularité des polygones. Le devoir se termine par une partie facultative sur la méthode de Ferrari pour les équations de degré 4.
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MP2I À RENDRE LE 21.11.

24

DEVOIR MAISON 7
Vous traiterez au choix : soit les deux exercices, soit le problème.
▶ Exercice 1 : transformation de Joukovsky
C∗ −→ C
On note 𝑓 : 1 .
𝑧 ↦−→ 𝑧 +
𝑧
3−𝑖
1. Résoudre l’équation 𝑓 (𝑧) = .
2
2. a. Déterminer l’image de 𝑓 .
b. Pour 𝑎 ∈ Im 𝑓 , donner le nombre d’antécédents de 𝑎 par 𝑓 .
3. Justifier que Im 𝑓 |U = [−2, 2].


▶ Exercice 2 : autour des racines 𝑛 èmes de l’unité.


2𝑖𝜋
Soit 𝑛 ∈ N∗ un entier fixé dans tout l’exercice. On note alors 𝜁 = 𝑒 𝑛 .

Partie I. Calcul de sommes


∑︁
Pour 𝑟 ∈ Z, on notera 𝑆𝑟 = 𝜔𝑟 .
𝜔 ∈U𝑛
1. Soit 𝑟 ∈ Z.
𝑛−1
∑︁
a. Justifier que 𝑆𝑟 = (𝜁 𝑟 )𝑘 .
𝑘=0
(
𝑛 si 𝑛 divise 𝑟
b. En déduire que 𝑆𝑟 = .
sinon0
∑︁ 1
2. Dans cette question, on note 𝑇 = .
1−𝜔
𝜔 ∈U𝑛 \{1}
cos 𝑥
a. On rappelle que la fonction cotangente est définie sur ]0, 𝜋 [ par : ∀𝑥 ∈]0, 𝜋 [, cotan(𝑥) = .
sin 𝑥
𝑛−1
𝑛 − 1 𝑖 ∑︁
 
𝑘𝜋
Justifier que 𝑇 = + cotan .
2 2 𝑛
𝑘=1
𝑛−1  
∑︁ 𝑘𝜋
b. À l’aide du changement d’indice ℓ = 𝑛 − 𝑘, prouver que cotan = 0, et en déduire la valeur
𝑛
𝑘=1
de 𝑇 .
𝑛 
∑︁ 𝑛
3. a. À l’aide de la formule du binôme de Newton, montrer que pour tout 𝑧 ∈ C, 𝜁 𝑘 + 𝑧 = 𝑛 (𝑧𝑛 + 1).
𝑘=1
b. En appliquant la formule de la question précédente avec 𝑧 = 1 et 𝑧 = −1, déterminer les valeurs de
𝑛   𝑛  
𝑛 𝑘𝜋 𝑛 𝑘𝜋
∑︁ ∑︁
𝐶= (−1) cos
𝑘
et 𝑆 = (−1) sin
𝑘
.
𝑛 𝑛
𝑘=1 𝑘=1

Partie II. Une caractérisation des polygones réguliers centrés en l’origine


Dans cette partie, on suppose 𝑛 ⩾ 3.
Soient 𝑀0, 𝑀1, . . . , 𝑀𝑛−1 des points du plan, d’affixes respectives 𝑧 0, 𝑧 1, . . . , 𝑧𝑛−1 .
On suppose de plus que 𝑀0, . . . , 𝑀𝑛−1 sont tous sur un même cercle de centre 𝑂, c’est-à-dire que |𝑧 0 | = |𝑧 1 | = · · · = |𝑧𝑛−1 |.
On note alors 𝑀𝑛 = 𝑀0 et 𝑧𝑛 = 𝑧 0 .
On dit que le polygone 𝑀0 𝑀1 · · · 𝑀𝑛−1 est régulier si il existe une rotation 𝑟 , d’angle 2𝜋 𝑛 , telle que ∀𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧,
𝑀𝑘+1 = 𝑟 (𝑀𝑘 ).

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024–2025


4. On suppose que 𝑀0 𝑀1 · · · 𝑀𝑛 est régulier.
a. Soit 𝑟 une rotation telle que pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, 𝑀𝑘+1 = 𝑟 (𝑀𝑘 ). Montrer que 𝑟 possède
nécessairement 𝑂 pour centre.
𝑛−1
∑︁
b. En déduire que 𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = 𝑛𝑧 0 .
𝑘=0
𝑛−1
∑︁
5. Inversement, prouver que si 𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = 𝑛𝑧 0 , alors 𝑀0 𝑀1 · · · 𝑀𝑛−1 est régulier. On pourra commencer par
𝑘=0
utiliser l’inégalité triangulaire et son cas d’égalité.

▶ Problème : résolution des équations polynomiales de degré 3 par la méthode de


Cardan.
Le but de cet exercice est de présenter la méthode de Cardan (JÉRÔME CARDAN : 1501–1576) pour la résolution
des équations polynomiales de degré 3.
Cette méthode serait en fait due à NICCOLÒ TARTAGLIA (1499–1557), qui l’avait apprise à Cardan contre la
promesse de garder cette méthode secrète, promesse qui ne fut pas tenue.
2𝜋
Dans tout le problème, 𝑗 désigne le nombre complexe 𝑒 𝑖 3 .
La forme algébrique de 𝑗 ne vous sera d’aucune utilité avant la question 4.

Partie I. Méthode de Cardan dans un cas particulier.


Dans cette partie, on s’intéresse à l’équation (𝐸) : 𝑧 3 + 𝑝𝑧 + 𝑞 = 0, d’inconnue 𝑧 ∈ C, et où 𝑝, 𝑞 sont deux
complexes fixés, avec 𝑝 ≠ 0 (ce cas ayant déjà été traité en cours : les solutions de 𝑧 3 + 𝑞 = 0 sont les racines
cubiques de −𝑞).
4𝑝 3
On note alors Δ = 𝑞 2 + , et on note 𝛿 une racine carrée de Δ.
27
1. Soient (𝑢, 𝑣) ∈ C2 . Montrer que 𝑢 + 𝑣 est solution de (𝐸) si et seulement si 𝑢 3 + 𝑣 3 + (𝑝 + 3𝑢𝑣) (𝑢 + 𝑣) + 𝑞 = 0.
2. Soit 𝑧 0 une solution de (𝐸).
(
𝑢 + 𝑣 = 𝑧0
a. Justifier qu’il existe (𝑢, 𝑣) ∈ C2 tels que .
3𝑢𝑣 + 𝑝 = 0
(
𝑢 + 𝑣 = 𝑧0
Dans toute la suite de la question, 𝑢 et 𝑣 sont fixés, et tels que .
3𝑢𝑣 + 𝑝 = 0
b. En considérant 𝑢 3 + 𝑣 3 et 𝑢 3𝑣 3 , montrer que 𝑢 3, 𝑣 3 est l’ensemble des solutions de l’équation

𝑝3
𝑧 2 + 𝑞𝑧 − 27 = 0. Exprimer alors les solutions de cette équation à l’aide de 𝑞 et 𝛿.
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
c. Soit 𝑢 0 une racine cubique de 2 et 𝑣 0 une racine cubique de 2 .
−𝑞−𝛿
Quelles sont les autres racines cubiques de 2 ?
−𝑞−𝛿
Montrer que quitte à remplacer 𝑣 0 par une autre racine cubique de 2 , on peut faire l’hypothèse
𝑝
que 𝑢 0𝑣 0 = − 3 .
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
d. On suppose que 𝑢 0 (respectivement 𝑣 0 ) est une racine cubique de 2 (resp. de 2 ) telles que
3𝑢 0𝑣 0 + 𝑝 = 0. Montrer que l’ensemble
−𝑞 + 𝛿 −𝑞 − 𝛿
 
(𝑎, 𝑏) ∈ C2 𝑎 3 = et 𝑏 3 = et 3𝑎𝑏 + 𝑝 = 0
2 2
contient au plus trois éléments, que l’on exprimera en fonction de 𝑢 0 et 𝑣 0 .
e. En déduire que 𝑧 0 ∈ 𝑢 0 + 𝑣 0, 𝑢 0 𝑗 + 𝑣 0 𝑗 2, 𝑢 0 𝑗 2 + 𝑣 0 𝑗 .

−𝑞+𝛿
3. Inversement, et sans faire de nouveaux calculs, prouver que si 𝑢 0 est une racine cubique de 2 et
−𝑞−𝛿
que 𝑣 0 est une racine cubique de 2 telles que 3𝑢 0𝑣 0 + 𝑝 = 0, alors 𝑢 0 + 𝑣 0 , 𝑢 0 𝑗 + 𝑣 0 𝑗 2 et 𝑢 0 𝑗 2 + 𝑣 0 𝑗 sont
solutions de (𝐸).
4. Mettre en œuvre la méthode précédente pour résoudre 𝑧 3 − 6𝑖𝑧 − 1 + 8𝑖 = 0, d’inconnue 𝑧 ∈ C.
5. Résoudre l’équation 𝑧 3 − 15𝑧 − 4 = 0. On pourra commencer par remarquer que (2 + 𝑖) 3 = 2 + 11𝑖.

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Partie II. Résolution de l’équation générale
Soit (𝐸) : 𝑧 3 + 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 une équation polynomiale de degré 3, avec 𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑 complexes.
6. Prouver qu’à l’aide d’un changement de variable de la forme 𝑧 = 𝑥 + 𝜆, où 𝜆 est un complexe bien choisi,
on peut se ramener à une équation de la forme 𝑧 3 + 𝑝𝑧 + 𝑞 = 0.
7. Déterminer alors les solutions de 𝑧 3 − (6 + 3𝑖)𝑧 2 + (9 + 6𝑖)𝑧 + 9𝑖 − 9 = 0.

Partie III. Le cas réel


Dans cette partie, on suppose que 𝑝 et 𝑞 sont deux réels, et on note
(𝐸) : 𝑧 3 + 𝑝𝑧 + 𝑞 = 0, et on reprend les notations de la partie I.
−𝑞−𝛿
8. Prouver que si Δ < 0, alors les racines cubiques de 2 sont les
−𝑞+𝛿
conjugués des racines cubiques de 2 .
9. En déduire que (𝐸) possède trois solutions réelles distinctes si Δ < 0,
et une seule solution réelle si Δ > 0.

Partie IV. La méthode de Ferrari pour les équations de degré 4.


Cette partie est facultative et expose la méthode de Ludovico FERRARI (1522–
1565 : élève de Cardan) pour résoudre les équations de degré 4 si l’on sait
résoudre les équations de degré 3.
Dans cette partie, on considère 𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑 quatre complexes, et on s’intéresse
à l’équation :

(𝐸 4 ) : 𝑧 4 + 𝑎𝑧 3 + 𝑏𝑧 2 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0, d’inconnue 𝑧 ∈ C.

10. En vous inspirant de la question 6, prouver qu’on peut se ramener à


la résolution d’une équation de la forme (𝐸 4′ ) : 𝑧 4 + 𝑝𝑧 2 + 𝑞𝑧 + 𝑟 = 0,
avec (𝑝, 𝑞, 𝑟 ) ∈ C3 .
11. Comment résoudre (𝐸 4′ ) dans le cas où 𝑞 = 0 ? Combien de solutions
obtient-on alors au maximum ?
Dans la suite, on suppose donc 𝑞 ≠ 0.
12. Soit 𝜆 ∈ C. Montrer que pour tout 𝑧 ∈ C, 𝑧 4 + 𝑝𝑧 2 + 𝑞𝑧 + 𝑟 = (𝑧 2 + 𝜆) 2 − (2𝜆 − 𝑝)𝑧 2 − 𝑞𝑧 + 𝜆 2 − 𝑟 .
 

13. Soit 𝜆 ∈ C\ 2 . Prouver qu’il existe (𝛼, 𝛽) ∈ C2 tels que pour tout 𝑧 ∈ C, (2𝜆 −𝑝)𝑧 2 −𝑞𝑧 +𝜆 2 −𝑟 = (𝛼𝑧 +𝛽) 2
𝑝

si et seulement si 𝜆 est solution de l’équation (de degré 3) (𝐸 3′ ) : 8𝑧 3 − 4𝑝𝑧 2 − 8𝑟𝑧 + 4𝑟𝑝 − 𝑞 2 = 0.


Cette équation est appelée la cubique résolvante de (𝐸 4 ).
14. Justifier que (𝐸 3′ ) possède au moins une solution. Soit 𝜆0 une solution de (𝐸 3′ ), et soient 𝛼, 𝛽 comme dans
la question précédente.
En utilisant une identité remarquable, expliquer comment trouver les solutions de (𝐸 4 ). On ne demande
pas de formule explicite pour ces solutions.
On justifiera notamment qu’il existe au plus 4 solutions.
15. Résoudre l’équation : 𝑧 4 − 4𝑧 3 + 6𝑧 2 − 4 = 0.
On pourra chercher une racine évidente de la cubique résolvante plutôt que d’appliquer la méthode de Cardan.

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CORRECTION 1

CORRECTION DU DEVOIR MAISON 7

▶ Exercice 1 : transformation de Joukovsky

1. Soit 𝑧 ∈ C∗ . Alors
3−𝑖 1 3−𝑖 3−𝑖
𝑓 (𝑧) = ⇔𝑧+ = ⇔ 𝑧2 − 𝑧 + 1 = 0.
2 𝑧 2 2
 2
3−𝑖 8−6𝑖 −8−6𝑖
Le discriminant de cette équation est Δ = 2 −4= 4 −4= 4 .

Plutôt que de chercher les racines carrées de Δ, cherchons celles de −8 − 6𝑖, il suffira de les
diviser par 2. Remarque
Soit 𝛿 = 𝑎 + 𝑖𝑏 une racine carrée de −8 − 6𝑖, avec 𝑎, 𝑏 ∈ R. Cette vérification, si elle
Alors 𝛿 2 = 𝑎 2 − 𝑏 2 + 2𝑖𝑎𝑏, si bien que 𝑎 2 − 𝑏 2 = −8 et 2𝑎𝑏 = −6. n’est pas superflue, n’est pas
Par ailleurs, |𝛿 | 2 = | − 8 − 6𝑖 | = 10, et donc 𝑎 2 + 𝑏 2 = 10. indispensable. En effet, nous
Alors 2𝑎 2 = 2, si bien que 𝑎 = ±1, et puisque 2𝑎𝑏 = −6, 𝛿 = 1 − 3𝑖 ou 𝛿 = −1 + 3𝑖. savons que −8 − 6𝑖 étant non
nul il possède exactement
Vérifions : on a bien (1 − 3𝑖) 2 = 1 − 6𝑖 − 9 = −8 − 6𝑖. deux racines carrées, et nous
1 − 3𝑖
Donc une racine carrée de Δ est , si bien que les deux solutions de 𝑧 2 − 3−𝑖
2 𝑧+1=0
venons de dire que celles-ci
2 ne peuvent être que 1 − 3𝑖
sont et son opposé. Ce sont donc
3−𝑖 1−3𝑖 3−𝑖
2 + 2 4 − 4𝑖 − 1−3𝑖 2 + 2𝑖 1 + 𝑖 nécessairement les deux
= = 1 − 𝑖 et 2 2
= = . racines carrées de −8 − 6𝑖.
2 4 2 4 2
2.a. Rappelons que l’image de 𝑓 est l’ensemble des éléments de C (l’espace d’arrivée) qui ont au
moins un antécédent par 𝑓 .
Soit donc 𝑎 ∈ C. Alors 𝑎 ∈ Im 𝑓 si et seulement si il existe 𝑧 ∈ C∗ tel que 𝑓 (𝑧) = 𝑎.
Donc si et seulement si l’équation 𝑧 + 𝑧1 = 𝑎 possède au moins une solution dans C∗ .
Mais 𝑧 + 𝑧1 = 𝑎 si et seulement si 𝑧 2 − 𝑎𝑧 + 1 = 0.
Cette équation possède toujours au moins une solution dans C, et puisque 0 n’en est jamais
solution, elle possède toujours au moins une solution dans C∗ .
Et donc Im 𝑓 = C.
2.b. Soit 𝑎 ∈ C. Alors les antécédents de 𝑎 par 𝑓 sont les solutions de 𝑧 2 − 𝑎𝑧 + 1 = 0. Cette
équation possède un discriminant égal à 𝑎 2 − 4.
Si 𝑎 ≠ ±2, alors le discriminant est non nul, et donc l’équation possède deux solutions
distinctes, si bien que 𝑎 possède deux antécédents par 𝑓 .
1 Dont on a déjà dit qu’elle
Si 𝑎 = ±2, alors le discriminant est nul, et donc l’équation possède une unique solution1 , si
bien que 𝑎 possède un unique antécédent par 𝑓 . ne pouvait pas être nulle, et
donc est bien dans C∗ .
3. Soit 𝑧 ∈ U. Alors on sait que 𝑧1 = 𝑧, et donc 𝑓 (𝑧) = 𝑧 + 𝑧 = 2 Re(𝑧). Ce qui prouve déjà que
𝑓 (𝑧) est un réel.
Par ailleurs, |𝑓 (𝑧)| = 2| Re(𝑧)| ⩽ 2|𝑧| ⩽ 2, et donc 𝑓 (𝑧) ∈ [−2, 2].
Ainsi, on a l’inclusion {𝑓 (𝑧), 𝑧 ∈ U} ⊂ [−2, 2].

Inversement, si 𝑥 ∈ [−2, 2], alors il existe un complexe 𝑧 ∈ U tel que 2 Re(𝑧) = 𝑥, soit
encore Re(𝑧) = 𝑥2 .
√︃
2
En effet, on peut par exemple prendre 𝑧 = 2 + 𝑖 1 − 𝑥4 .
𝑥

Et alors pour un tel 𝑧, on a 𝑓 (𝑧) = 2 Re(𝑧) = 2 𝑥2 = 𝑥.


Ceci prouve donc que [−2, 2] ⊂ {𝑓 (𝑧), 𝑧 ∈ U}, et donc par double inclusion, on a bien
l’égalité annoncée.

▶ Exercice 2 : autour des racines 𝑛 èmes de l’unité

Partie I. Calcul de sommes


∑︁ 𝑛−1
∑︁   𝑟 𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁
1.a. On a 𝑆𝑟 = 𝜔𝑟 = 𝜁𝑘 = 𝜁 𝑘𝑟 = (𝜁 𝑟 )𝑘 .
𝜔 ∈U𝑛 𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0

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2 DEVOIR MAISON 7

1.b. La formule précédente fait apparaître la somme des termes consécutifs d’une suite géomé-
trique de raison 𝜁 𝑟 .
Il nous faut tout de même chercher à quelle condition cette raison vaut 1.
Or
2𝑖𝜋𝑟 2𝜋𝑟 𝑟
𝜁𝑟 = 𝑒 𝑛 = 1 ⇔ ≡ 0 [2𝜋] ⇔ ≡ 0 [1] ⇔ 𝑟 ≡ 0 [𝑛].
𝑛 𝑛
𝑛−1
∑︁
▶ Donc si 𝑛 divise 𝑟 , 𝜁 = 1, et donc 𝑆𝑟 =
𝑟 1 = 𝑛.
𝑘=0
▶ Et si 𝑛 ne divise pas 𝑟 , alors 𝜁 𝑟 ≠ 1, si bien que
𝑛−1
∑︁ 1 − (𝜁 𝑟 )𝑛 1 − (𝜁 𝑛 )𝑟
𝑆𝑟 = (𝜁 𝑟 )𝑘 = = = 0.
1 − 𝜁𝑟 1−𝜁
𝑘=0

𝑛−1
∑︁ 1
2.a. On a donc 𝑇 = 2𝑖𝑘𝜋
.
1−𝑒 𝑛 𝑘=1
Mais pour 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧, on a

1 1 𝑒 −𝑖 𝑛 1 sin 𝑘𝜋 𝑖 cos 𝑛
𝑘𝜋
1 𝑖
𝑘𝜋  
𝑘𝜋 𝑘𝜋 𝑛 𝑘𝜋
= = = cos − 𝑖 sin = + = + cotan .
sin 𝑛 2 sin 𝑛 2 2
2𝑖𝑘𝜋
−2 sin 𝑛𝑘𝜋 𝑛 𝑛 −2𝑖 sin 𝑘𝜋 𝑘𝜋 𝑘𝜋 𝑛
 𝑘𝜋 
1−𝑒 𝑒 −𝑖 𝑛 − 𝑒 𝑖 𝑛
𝑖𝑘𝜋 𝑘𝜋
𝑛 𝑒 𝑛 𝑛

Et donc
𝑛−1 𝑛−1
1 𝑖 𝑛 − 1 𝑖 ∑︁
    
∑︁ 𝑘𝜋 𝑘𝜋
𝑇 = + cotan = + cotan .
2 2 𝑛 2 2 𝑛
𝑘=0 𝑘=0

2.b. En utilisant le changement d’indice ℓ = 𝑛 − 𝑘, il vient


𝑛−1  𝜋  𝑛−1 𝑛−1  
∑︁ ∑︁  𝜋  ∑︁ ℓ𝜋
cotan 𝑘 = cotan (𝑛 − ℓ) = cotan 𝜋 − .
𝑛 ℓ=1
𝑛 ℓ=1
𝑛
𝑘=1

Mais pour tout 𝑥 ∈]0, 𝜋 [, on a


cos(𝜋 − 𝑥) − cos(𝑥)
cotan (𝜋 − 𝑥) = = = cotan(𝑥).
sin(𝜋 − 𝑥) sin(𝑥)
Et donc
𝑛−1   𝑛−1  
∑︁ ℓ𝜋 ∑︁ ℓ𝜋
cotan 𝜋 − =− cotan .
ℓ=1
𝑛 ℓ=1
𝑛
𝑛−1   𝑛−1   𝑛−1  
∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘𝜋
Et donc cotan = − cotan , si bien que cotan = 0, et donc
𝑛 𝑛 𝑛
𝑘=1 𝑘=1 𝑘=1
𝑛−1
𝑇 = .
2
3.a. Soit 𝑧 ∈ C. Alors
𝑛  𝑛 ∑︁𝑛  
∑︁  𝑛 ∑︁ 𝑛 𝑘ℓ 𝑛−ℓ
𝜁𝑘 + 𝑧 = 𝜁 𝑧

𝑘=1 𝑘=1 ℓ=0
𝑛   𝑛
∑︁ 𝑛 𝑛−ℓ ∑︁ 𝑘ℓ Permutation des deux sym-
= 𝑧 𝜁
ℓ boles .
Í
ℓ=0 𝑘=1
𝑛  
∑︁ 𝑛 𝑛−ℓ
= 𝑧 𝑆ℓ
ℓ=0

   
=
𝑛 𝑛
𝑧 𝑛+
𝑛 0
𝑧 𝑛 Détails
0 𝑛 𝑆 ℓ est nul, à moins que 𝑛 ne
= 𝑛(𝑧𝑛 + 1). divise ℓ. Ce qui ne se produit
que pour ℓ = 0 et ℓ = 𝑛.
3.b. Pour 𝑧 = 1, il vient donc
𝑛 
∑︁ 𝑛
𝜁 𝑘 + 1 = 2𝑛.
𝑘=1

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CORRECTION 3
2𝑖𝑘𝜋
Mais pour 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛⟧, 𝜁 𝑘 + 1 = 1 + 𝑒 𝑛 , et une factorisation par l’angle moitié nous donne

𝑘𝜋
𝜁 𝑘 + 1 = 𝑒𝑖 2 cos
𝑘𝜋
𝑛 .
𝑛
Ainsi,
𝑛  𝑛 𝑛 𝑛
∑︁  𝑛 ∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘𝜋
𝜁𝑘 + 1 = 𝑒 𝑖 𝑛 2𝑛 cos𝑛 = 2𝑛 𝑒 𝑖𝜋 cos𝑛 = 2𝑛 (−1)𝑘 cos𝑛 = 2𝑛𝐶.
𝑘𝜋

𝑛 𝑛 𝑛
𝑘=1 𝑘=1 𝑘=1 𝑘=1

Et donc 𝐶 = 2𝑛−1
𝑛
.
Pour 𝑧 = −1, la question précédente nous donne
𝑛 
∑︁ 𝑛
𝜁 𝑘 − 1 = 𝑛 ((−1)𝑛 + 1) .
𝑘=1

Mais toujours à l’aide d’une factorisation par l’angle moitié,

𝑘𝜋
𝜁 𝑘 − 1 = 𝑒𝑖 2𝑖 sin
𝑘𝜋
𝑛
𝑛
et donc
𝑛  𝑛
∑︁  𝑛 ∑︁ 𝑘𝜋
𝜁𝑘 − 1 = 𝑒 𝑖𝑘𝜋 (2𝑖)𝑛 sin𝑛 = 2𝑛 𝑖 𝑛 𝑆.
𝑛
𝑘=1 𝑘=1

+1
(−1)𝑛
On en déduit donc que 𝑆 = 𝑛 .
2𝑛 𝑖 𝑛
On notera que lorsque que 𝑛 est impair, le numérateur est nul, donc 𝑆 = 0.
Et lorsque 𝑛 est pair, (−1)𝑛 + 1 = 2, et 𝑖 𝑛 = (−1)𝑛/2 , si bien que
𝑛
𝑆 = (−1)𝑛/2 .
2𝑛−1

Partie II. Une caractérisation des polygones réguliers centrés en l’origine


4.a. Notons Ω le centre de la rotation 𝑟 .
On doit donc avoir, pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, Ω𝑀𝑘 = Ω𝑀𝑘+1 , et donc Ω est sur la médiatrice
de [𝑀𝑘, 𝑀𝑘+1 ].
En particulier, Ω est à la fois sur la médiatrice de [𝑀0 𝑀1 ] et sur celle de [𝑀1 𝑀2 ].
Or ces deux médiatrices ne sont par parallèles, puisque 𝑀0, 𝑀1 et 𝑀2 ne sont pas alignés,
donc s’intersectent en un unique point.
Mais 𝑂 est équidistant de 𝑀0, 𝑀1 et 𝑀2 , et donc est l’unique point de concours des deux
médiatrices susmentionnées. Et donc est égal à Ω.
2𝑖𝜋
4.b. L’expression complexe de 𝑟 est donc 𝑟 : 𝑧 ↦→ 𝑒 𝑛 𝑧 = 𝜁 𝑧.
On alors, pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, 𝑧𝑘+1 = 𝜁 𝑧𝑘 .
On en déduit donc que 𝑧 2 = 𝜁 𝑧 1 = 𝜁 𝜁 𝑧 0 = 𝜁 2𝑧 0 , et une récurrence rapide nous permet de
prouver que pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, 𝑧𝑘 = 𝜁 𝑘 𝑧 0 .
Et donc
𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁
𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = 𝜁 𝑛−𝑘 𝜁 𝑘 𝑧 0 = 𝜁 𝑛𝑧0 = 𝑧 0 = 𝑛𝑧 0 .
𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0

5. On a donc
𝑛−1
∑︁
𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = |𝑛𝑧 0 | = 𝑛|𝑧 0 |.
𝑘=0

Mais par ailleurs,


𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁ 𝑛−1
∑︁
𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = |𝑧𝑘 | = |𝑧 0 | = 𝑛|𝑧 0 |.
𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0

Il y a donc égalité dans l’inégalité triangulaire, si bien que pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, il existe
𝜆𝑘 ∈ R+ tel que 𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = 𝜆𝑘 𝑧 0 .
Et alors |𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 | = |𝜆𝑘 𝑧 0 | = 𝜆𝑘 |𝑧 0 |.
Or, |𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 | = |𝑧𝑘 | = |𝑧 0 |, et donc 𝜆𝑘 = 1.

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4 DEVOIR MAISON 7

Ainsi, pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, 𝜁 𝑛−𝑘 𝑧𝑘 = 𝑧 0 , si bien que 𝑧𝑘 = 𝜁 𝑘 −𝑛 𝑧 0 = 𝜁 𝑘 𝑧 0 .

2𝜋
Si on note 𝑟 : 𝑧 ↦→ 𝜁 𝑧 la rotation de centre 𝑂 et d’angle 𝑛 , on a donc pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛−1⟧,

𝑧𝑘+1 = 𝜁 𝑘+1𝑧 0 = 𝜁 𝜁 𝑘 𝑧 0 = 𝜁 𝑧𝑘 = 𝑟 (𝑧𝑘 ).

Et donc 𝑀𝑘+1 = 𝑟 (𝑀𝑘 ). Puisque de plus, 𝑟 (𝑧𝑛−1 ) = 𝜁 𝜁 𝑛−1𝑧 0 = 𝜁 𝑛 𝑧 0 = 𝑧 0 , on a aussi


𝑟 (𝑀𝑛 ) = 𝑀0 , et donc 𝑀0 𝑀1 · · · 𝑀𝑛 est un polygone régulier.

▶ Problème : méthode de Cardan

Partie I. Méthode de Cardan dans un cas particulier


1. On a (𝑢 +𝑣) 3 +𝑝 (𝑢 +𝑣) +𝑞 = 𝑢 3 +𝑣 3 +3𝑢 2 +3𝑢𝑣 2 +𝑢𝑣 +𝑝 (𝑢 +𝑣) +𝑞 = 𝑢 3 +𝑣 3 + (𝑝 +3𝑢𝑣) (𝑢 +𝑣) +𝑞.
Et donc le membre de gauche est nul (c’est-à-dire 𝑢 + 𝑣 est solution de (𝐸)) si et seulement
si le membre(de droite est nul. (
𝑢 + 𝑣 = 𝑧0 𝑢 + 𝑣 = 𝑧0 2 Et généralement deux.
2.a. Le système ⇔ 𝑝 possède toujours une solution2 qui est un
3𝑢𝑣 + 𝑝 = 0 𝑢𝑣 = − 3
3 Éventuellement confon-
couple formé des deux racines3 de 𝑧 2 − 𝑧 0𝑧 − 3 = 0.
𝑝

Donc il existe bien (𝑢, 𝑣) vérifiant les conditions requises. dues.


 𝑝 3 𝑝3
2.b. Si 𝑝 + 3𝑢𝑣 = 0, alors 𝑢 3𝑣 3 = − =− .
3 27
Mais par la question 1, 𝑢 3 + 𝑣 3 + (3𝑝 + 𝑢𝑣) (𝑢 + 𝑣) + 𝑞 = 0 ⇔ 𝑢 3 + 𝑣 3 = −𝑞.
| {z } Rappel
=0 Deux(complexes 𝑢 et 𝑣 satis-
𝑝3 𝑢+𝑣 =𝑠
Il est alors classique que 𝑢 3 et 𝑣 3 sont les solutions de 𝑧 2 + 𝑞𝑧 − = 0. font si et seule-
27 𝑢𝑣 = 𝑝
4𝑝 3
ment si {𝑢, 𝑣 } est l’ensemble
Cette équation possède 𝑞 2 + 27 = Δ comme discriminant, et 𝛿 étant une racine carrée de des solutions de 𝑧 2 −𝑠𝑧 +𝑝 = 0.
−𝑞−𝛿 −𝑞+𝛿
Δ, ses solutions sont 2 et 2 .
2.c. Rappelons que si on dispose d’une racine 𝑛 ème 𝑧 0 d’un complexe 𝑎, alors les autres racines
𝑛 èmes de 𝑎 sont les 𝑧 0𝜔, 𝜔 ∈
 U𝑛 .
Or ici, 𝑛 = 3, donc U3 = 1, 𝑗, 𝑗 2 .
−𝑞−𝛿
Et donc les autres racines cubiques de 2 sont 𝑗𝑣 0 et 𝑗 2𝑣 0 .
𝑝3 𝑝3
De plus, par hypothèse, 𝑢 03𝑣 03 = − 27 , de sorte que 𝑢 0𝑣 0 est une racine cubique de − 27 .
L’une de ces racines est évidemment − 3 , et les autres sont donc − 3 𝑗 et − 3 𝑗 2 .
𝑝 𝑝 𝑝

Dans le cas où 𝑢 0𝑣 0 = − 3 𝑗, alors on a 𝑢 0 𝑣 0 𝑗 2 = − 3 𝑗 3 = − 3 . Donc il est possible de


𝑝  𝑝 𝑝

remplacer 𝑣 0 par 𝑣 0 𝑗 2 .
Et si 𝑢 0𝑣 0 = − 3 𝑗 2 , alors 𝑢 0𝑣 0 𝑗 = − 3 𝑗 3 = − 3 .
𝑝 𝑝 𝑝

−𝑞−𝛿
Donc dans tous les cas, quitte à remplacer 𝑣 0 par une autre racine cubique de 2 , on
𝑝
peut bien faire l’hypothèse que 𝑢𝑣 = − 3 .
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
2.d. Si (𝑎, 𝑏) ∈ C2 est un couple de complexes tels que 𝑎 3 = 2 et 𝑏 3 = 2 et 3𝑎𝑏 + 𝑝 = 0,
alors 𝑎 ∈ {𝑢 0, 𝑢 0 𝑗, 𝑢 0 𝑗 2 } et 𝑏 ∈ {𝑣 0, 𝑣 0 𝑗, 𝑣 0 𝑗 2 }.
4 Il s’agit de tous les couples
Donc (𝑎, 𝑏) est l’un des neuf4 couples suivants :
formés d’une racine cubique
(𝑢 0, 𝑣 0 ), (𝑢 0, 𝑣 0 𝑗), (𝑢 0, 𝑣 0 𝑗 2 ), (𝑢 0 𝑗, 𝑣 0 ), (𝑢 0 𝑗, 𝑣 0 𝑗), (𝑢 0 𝑗 2, 𝑣 0 ), (𝑢 0 𝑗 2, 𝑣 0 𝑗), (𝑢 0 𝑗 2, 𝑣 0 𝑗 2 ).
−𝑞+𝛿
de 2 et d’une racine
−𝑞−𝛿
cubique de 2 .
Nous savons déjà que, par hypothèse, 3𝑢 0𝑣 0 + 𝑝 = 0.
Donc 𝑢 0 (𝑣 0 𝑗) = − 3 𝑗 ≠ − 3 . Et de même, 𝑢 0 (𝑣 0 𝑗 2 ), (𝑢 0 𝑗) (𝑣 0 𝑗), (𝑢 0 𝑗)𝑣 0 ,(𝑢 0 𝑗 2𝑣 0 ) et (𝑢 0 𝑗 2 ) (𝑣 0 𝑗 2 )
𝑝 𝑝
Plus élégant
𝑝
sont tous différents de − 3 . Les couples qui conviennent
En revanche, (𝑢 0 𝑗) (𝑣 0 𝑗 2 ) = (𝑢 0 𝑗 2 ) (𝑣 0 𝑗) = 𝑢 0𝑣 0 𝑗 3 = 𝑢 0𝑣 0 = − 3 .
𝑝 sont les

Donc il y a en tout au plus (il y en a strictement moins si Δ = 0) trois couples (𝑎, 𝑏)


 
𝑢 0 𝑗 𝑘 , 𝑣0 𝑗 , 0 ⩽ 𝑘 ⩽ 2.
𝑘

satisfaisant les conditions demandées.


n o
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
2.e. Nous savons par ce qui précède que 𝑢 3, 𝑣 3 = .

2 , 2
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿 5 Ce qui ne change pas la
Quitte à échanger5 𝑢 et 𝑣, on peut supposer que 𝑢 3 = 2 et 𝑣 3 = 2 .
valeur de 𝑢 + 𝑣.
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CORRECTION 5

Et donc (𝑢, 𝑣) est l’un des trois couples précédemment obtenus.


Mais puisque 𝑧 0 est la somme des éléments d’un tel couple, on en déduit que nécessairement,
𝑧 0 ∈ 𝑢 0 + 𝑣 0, 𝑢 0 𝑗 + 𝑣 0 𝑗 2, 𝑢 0 𝑗 2 + 𝑣 0 𝑗 .


𝑘
3. Soit donc 𝑘 ∈ ⟦0, 2⟧, prouvons que 𝑢 0 𝑗 𝑘 + 𝑣 0 𝑗 est solution de (𝐸).
𝑘
On a alors 3𝑢 0 𝑗 𝑘 𝑣 0 𝑗 + 𝑝 = 3𝑢 0𝑣 0 + 𝑝 = 0.
3  𝑘 3
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
Et 𝑢 𝑗 𝑘 = 𝑢 03 𝑗 3𝑘 = 𝑢 03 = 2 , et de même 𝑣 0 𝑗 = 2 .
3  𝑘 3
Donc 𝑢 0 𝑗 𝑘 + 𝑣 0 𝑗 = −𝑞, de sorte qu’en reprenant l’équivalence de la question 1 ,
𝑘
𝑢 0 𝑗 𝑘 + 𝑣 0 𝑗 est bien solution de (𝐸).
On a donc Δ = (−1 2
4. √ + 8𝑖) + 32𝑖 = 1 − 16𝑖 − 64 + 32𝑖 = −63 + 16𝑖.
On a alors |Δ| = 16 + 632 = 65.
2

Cherchons alors une racine carrée de Δ sous la forme 𝛿 = 𝑎 + 𝑖𝑏.




 𝑎 2 − 𝑏 2 = −63
Le système usuel s’écrit : 2𝑎𝑏 = 16 qui nous conduit à 𝛿 = ±(1 + 8𝑖).

 𝑎 2 + 𝑏 2 = 65



Prenons dans la suite 𝛿 = 1 + 8𝑖.
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
Alors, avec les notations des questions précédentes, 2 = 1−8𝑖+1+8𝑖2 = 1 et 2 = 1−8𝑖 −1−8𝑖
2 = −8𝑖.
Une racine cubique de 1 est 1, et une racine cubique de −8𝑖 est 2𝑖.
𝑝
Et on a alors 1 × 2𝑖 = − −6𝑖
3 = −3.
Donc on peut prendre 𝑢 0 = 1 et 𝑣 0 = 2𝑖, de sorte que les solutions de l’équation 𝑧 3 −6𝑖𝑧−1+8𝑖
sont 1 + 2𝑖 et

√ ! √ ! √ !
2 1 3 1 3 1 √ 3
𝑗 + 2𝑖 𝑗 = − + 𝑖 + 2𝑖 − − 𝑖 = − + 3 + 𝑖 −1 +
2 2 2 2 2 2
√ !
2 1 √ 3
𝑗 + 2𝑖 𝑗 = − − 3 + 𝑖 −1 − .
2 2

5. La méthode est la même : Δ = 16 − 500 = −484 = −222 .


−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
Donc 2 = 2 + 11𝑖 et 2 = 2 − 11𝑖. Racines cubiques
Rappelons que nous ne dis-
Comme indiqué par l’énoncé, une racine cubique de 2 + 11𝑖 est 2 + 𝑖, et donc une racine posons pas de méthode pour
trouver les racines cubiques
cubique de 2 − 11𝑖 est 2 − 𝑖.
sous forme algébrique, et que
On peut alors prendre 𝑢 0 = 2 + 𝑖 et 𝑣 0 = 2 − 𝑖, pour avoir 3𝑢 0𝑣 0 + 𝑝 = 3|2 + 𝑖 | 2 + 15 = 0, de si on ne les donnait pas ici, il
sorte que les solutions de l’équation sont serait difficile de les trouver
seuls.
√ √
4, (2 + 𝑖) 𝑗 + (2 − 𝑖) 𝑗 2 = −2 − 3 et (2 + 𝑖) 𝑗 2 + (2 − 𝑖) 𝑗 = 3 − 2.

Notons aussi qu’une fois trouvée la racine 4, les autres sont faciles à obtenir à l’aide en
factorisant 𝑧 3 − 15𝑧 − 4 par 𝑧 − 4, ce qui nous ramène à la résolution d’une équation de
degré 2 (qui est 𝑧 2 + 4𝑧 + 1 = 0).

Partie II. Résolution de l’équation générale.


6. Soit 𝑧 ∈ C, et posons 𝑥 = 𝑧 − 𝜆, où 𝜆 ∈ C est un complexe fixé. On a alors 𝑧 = 𝑥 + 𝜆.
Alors 𝑧 est solution de (𝐸) si et seulement si

(𝑥 +𝜆) 3 +𝑎(𝑥 +𝜆) 2 +𝑏 (𝑥 +𝜆) +𝑐 = 0 ⇔ 𝑥 3 +3𝜆𝑥 2 +3𝜆 2𝑥 +𝜆 3 +𝑎𝑥 2 +2𝑎𝑥𝜆 +𝑎𝜆 2 +𝑏𝑥 +𝑏𝜆 +𝑐 = 0.

Soit si et seulement si

𝑥 3 + (3𝜆 + 𝑎)𝑥 2 + (3𝜆 2 + 2𝑎𝜆 + 𝑏)𝑥 + (𝜆 3 + 𝑎𝜆 2 + 𝑏𝜆 + 𝑐) = 0.

𝑎
Si on choisit 𝜆 = − , alors cette équation ne possède pas de terme de degré 2, et donc est
3
bien de la forme de la partie I.

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6 DEVOIR MAISON 7

−6 − 3𝑖
7. On applique ce qui précède, avec 𝜆 = − = 2 + 𝑖, alors 𝑧 est solution de (𝐸) si et
3
seulement si 𝑥 = 𝑧 − (2 + 𝑖) vérifie
𝑥 3 + 3(2 + 𝑖) 2 − 2(6 + 3𝑖) + 9 + 6𝑖 𝑥 + (2 + 𝑖) 3 − (6 + 3𝑖) (2 + 𝑖) + (9 + 6𝑖) (2 + 𝑖) + 9𝑖 − 9 = 0.
 

Soit après calculs, 𝑥 3 − 6𝑖𝑥 − 1 + 8𝑖 = 0.


Nous retrouvons donc l’équation de la question 4, dont les racines ont déjà été déterminées.
Il s’agit donc d’ajouter 2+𝑖 à ces racines, si bien que les solutions de 𝑧 3 − (6 + 3𝑖)𝑧 2 + (9 + 6𝑖)𝑧 + 9𝑖 − 9 = 0
sont
√ √
3 √ 3 3 √ 3
1 + 2𝑖 + (2 + 𝑖) = 3 + 3𝑖, + 3 + 𝑖 et − 3 − 𝑖 .
2 2 2 2

Partie III. Le cas réel


Notons que 𝑝 et 𝑞 étant réels, Δ l’est aussi.

−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
8. Si Δ ⩽ 0, alors 𝛿 est imaginaire pur, si bien que 2 et 2 ne sont pas réelles, mais sont
conjuguées.
Dans ce cas, pour 𝑧 ∈ C, on a 𝑧 3 = 2 ⇔ 𝑧 3 = 2 = 2 .
−𝑞+𝛿 −𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿

−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
Donc les racines cubiques de 2 sont bien les conjugués des racines cubiques de 2 .

−𝑞+𝛿
9. Commençons par supposer Δ < 0. Par ce qui précède, si 𝑢 0 est une racine cubique de 2 ,
−𝑞−𝛿
alors 𝑣 0 = 𝑢 0 est une racine cubique de 2 , et 𝑢 0𝑣 0 = |𝑢 0 | 2 ∈ R.
Or nous avons vu dans la question 2.d que les seules valeurs possibles pour le produit d’une
−𝑞+𝛿 −𝑞−𝛿
racine cubique de 2 par une racine cubique de 2 sont − 3 , − 3 𝑗 et − 3 𝑗 2 .
𝑝 𝑝 𝑝
𝑝
Seule la première est réelle, donc 𝑢 0𝑣 0 = − 3 .
On en déduit que les solutions de l’équation sont

𝑢 0 + 𝑢 0 = 2 Re(𝑢 0 ), 𝑢 0 𝑗 + 𝑢 0 𝑗 2 = 𝑢 0 𝑗 + 𝑢 0 𝑗 = 2 Re(𝑢 0 𝑗) et 𝑢 0 𝑗 2 + 𝑢 0 𝑗 = 2 Re(𝑢 0 𝑗 2 ).


|{z}
=𝑗

Donc déjà, ces trois solutions sont réelles, reste à voir qu’elles sont distinctes. Autrement
dit, que les trois nombres Re(𝑢 0 ), Re(𝑢 0 𝑗) et Re(𝑢 0 𝑗 2 ) sont deux à deux distincts.
Prouvons que Re(𝑢 0 𝑗) ≠ Re(𝑢 0 𝑗 2 ), le raisonnement se transpose sans difficultés pour
prouver que toutes ces racines sont deux à deux distinctes. Argument
Notons 𝜃 l’argument principal de 𝑢 0 . Alors 𝜃 + 2𝜋 4𝜋
3 est un argument de 𝑢 0 𝑗 et 𝜃 + 3 est un
2 Rappelons que l’argument
argument de 𝑢 0 𝑗 .. d’un produit est la somme
   
Puisque |𝑢 0 𝑗 | = |𝑢 0 𝑗 2 |, Re(𝑢 0 𝑗) = Re(𝑢 0 𝑗 2 ) si et seulement si cos 𝜃 + 2𝜋
3 = cos 𝜃 + 4𝜋
3 .
des arguments.

Soit si et seulement si
4𝜋 2𝜋
 
𝜃+ ≡− 𝜃+ [2𝜋] ⇔ 2𝜃 ≡ 0 [2𝜋] ⇔ 𝜃 ≡ 0 [𝜋].
3 3
−𝑞+𝛿
Soit si et seulement si 𝑢 0 ∈ R. Or, nous avons déjà dit que 𝑢 03 = 2 n’est pas réel. Donc
on a bien Re(𝑢 0 𝑗) ≠ Re(𝑢 0 𝑗 2 ).
Ce que nous venons (laborieusement) de prouver sur les parties réelles est en fait assez facile à
comprendre graphiquement.
Il s’agit de prouver que si 𝑧 ∉ R, alors les deux racines cubiques non réelles de 𝑧 ont des parties
réelles distinctes.
Mais ces trois racines cubiques partagent en trois parties égales un cercle de rayon 3 |𝑧|.
√︁

𝑢0 𝑢0 𝑗 2
𝑢0
𝑢0 𝑗
𝑢0 𝑗 2
𝑢0

𝑢0 𝑗 𝑢0 𝑗
𝑢0 𝑗 2
𝜃 . 0 [𝜋/3] 𝜃≡ − 𝜋3 [2𝜋] 𝜃 ≡ 𝜋 [2𝜋]

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CORRECTION 7

Il est assez
  facile de se convaincre que deux de ces trois points ont même abscisse si et seulement si
𝜃 ≡ 0 𝜋3 , ce qui est le cas si et seulement 𝑧 3 ∈ R.
Bref, nous venons de prouver que pour Δ < 0, les trois solutions de (𝐸) sont réelles et deux
à deux distinctes.
√ √︃
3 −𝑞+𝛿
√︃
3 −𝑞−𝛿
Si Δ ⩾ 0, alors on peut prendre 𝛿 = Δ. Et alors 𝑢 0 = 2 et 𝑣 0 = 2 vérifient bien
√︂
1 1 2 𝑝3
√︂ √︂
3 3 3 𝑝
𝑢 0𝑣 0 = (−𝑞 + 𝛿) (−𝑞 − 𝛿) = (𝑞 − 𝛿 2 ) = − =− .
4 4 27 3
Et donc les solutions de l’équation sont 𝑢 0 + 𝑣 0, 𝑢 0 𝑗 + 𝑣 0 𝑗 2, 𝑢 0 𝑗 2 + 𝑣 0 𝑗.
La première est évidemment réelle.
Les deux autres sont conjuguées car 𝑗 2 = 𝑗.
Elles ne seront réelles que si elles sont égales. Or en considérant sa partie imaginaire, il est
facile de constater que 𝑢 0 𝑗 + 𝑣 0 𝑗 2 ∈ R si et seulement si 𝑢 0 = 𝑣 0 (car les parties imaginaires Au plus
de 𝑗 et de 𝑗 2 sont opposées). Ceci ne se produit que lorsque 𝛿 = 0 ⇔ Δ = 0. Nous avons dit que les trois
Donc pour Δ > 0, il n’y a qu’une seule racine réelle et deux racines complexes conjuguées. racines trouvées précédem-
ment sont réelles, que les
deux dernières sont égales
Et pour Δ = 0, il y a au plus deux racines réelles. (car conjuguées), mais il se
peut encore que les trois
racines soient égales. En pra-
tique, ceci ne se produit que
Partie IV. La méthode de Ferrari pour l’équation de degré 4.
pour 𝑝 = 𝑞 = 0.
10. C’est le même principe qu’à la question 6, on pose 𝑥 = 𝑧 − 𝜆, et en développant (𝑥 + 𝜆) 4 ,
on fait apparaître un 4𝜆𝑥 3 , qui viendra s’annuler avec le terme 𝑎𝑥 3 (qui provient lui du
développement de 𝑎(𝑥 + 𝜆) 3 ) si et seulement si 𝜆 = − 𝑎4 .
2
11. Si 𝑞 = 0, on se ramène à 𝑧 4 + 𝑝𝑧 2 + 𝑟 = 0 ⇔ 𝑧 2 + 𝑝𝑧 2 + 𝑞 = 0.
Un changement de variable 𝑍 = 𝑧 2 nous ramène à une équation du second degré dont on
sait trouver les solutions (éventuellement confondues) 𝑍 1 et 𝑍 2 .
Ne reste alors qu’à chercher les deux racines carrées de chacune de ces solutions, ce que
l’on sait faire, et qui fournit donc au plus 4 solutions de (𝐸 4′ ).
12. C’est un simple calcul : pour 𝑧 ∈ C,
h i
(𝑧 2 + 𝜆) 2 − (2𝜆 − 𝑝)𝑧 2 − 𝑞𝑧 + 𝜆 2 − 𝑟 = 𝑧 4 + 
2𝜆𝑧

 2
+ 𝜆2 − 
2𝜆𝑧

 2
+ 𝑝𝑧 2 + 𝑞𝑧 − 𝜆 2 + 𝑟 .

13. C’est assez classique : un polynôme de degré 2 est le carré d’un polynôme de degré 1 si et
seulement si il est de discriminant nul.  2
En effet, si 𝑎𝑧 2 +𝑏𝑧 +𝑐 est de discriminant nul, alors pour tout 𝑧 ∈ C, 𝑎𝑧 2 +𝑏𝑧 +𝑐 = 𝑎 𝑧 + 2𝑎
𝑏
,
 2
et si 𝜇 ∈ C est une racine carrée de 𝑎, alors 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 𝜇𝑧 + 𝜇 2𝑎 𝑏
.
Et inversement, si il existe 𝛼, 𝛽 tels que pour tout 𝑧 ∈ C, 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = (𝛼𝑧 + 𝛽) 2 , alors
𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 possède 𝑧 = − 𝛼 comme unique solution, et donc est de discriminant nul.
𝛽

Donc ici, une telle écriture existera si et seulement si

(−𝑞) 2 − 4(2𝜆 − 𝑝) (𝜆 2 − 𝑟 ) = 0 ⇔ −8𝜆 3 + 4𝜆 2 𝑝 + 8𝑟𝜆 − 4𝑝𝑟 + 𝑞 2 = 0.

Donc si et seulement si 𝜆 est solution de 8𝑧 3 − 4𝑝𝑧 2 − 8𝑟𝑧 + 4𝑝𝑟 − 𝑞 2 = 0.


𝑝
14. Remarquons que la condition 𝜆 ≠ 2 de la question précédente n’est pas une vraie restric-
𝑝
tion : 2 est solution de (𝐸 3′ ) si et seulement si

𝑝3 𝑝2 𝑝
8 − 4𝑝 − 8𝑟 + 4𝑟𝑝 − 𝑞 2 = 0 ⇔ 𝑞 2 = 0 ⇔ 𝑞 = 0.
8 4 2
Or nous avons supposé 𝑞 ≠ 0 (et la preuve de la question 10 prouve que si 𝑞 = 0, alors (𝐸 4′ )
possède au plus quatre solutions.

Avec les notations précédentes, la partie I prouve que (𝐸 3′ ) possède toujours au moins une
6 Et même une solution réelle
solution6 𝜆0 . On a donc, pour tout 𝑧 ∈ C,
dans le cas d’une équation à
 2 coefficients réels.
𝑧 4 + 𝑝𝑧 2 + 𝑞𝑧 + 𝑟 = 𝑧 2 + 𝜆0 − (𝛼𝑧 + 𝛽) 2

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8 DEVOIR MAISON 7
  
= 𝑧 2 + 𝜆0 + 𝛼𝑧 + 𝛽 𝑧 2 + 𝜆0 − 𝛼𝑧 − 𝛽 .

Et donc 𝑧 est solution de (𝐸 4′ ) si et seulement si 𝑧 est solution d’une des deux équations du
second degré
𝑧 2 + 𝛼𝑧 + 𝜆0 + 𝛽 = 0 ou 𝑧 2 − 𝛼𝑧 + 𝜆0 − 𝛽 = 0.
Or nous savons résoudre ces équations, qui possèdent chacune au plus deux solutions, et
donc (𝐸 4′ ) possède au plus 4 solutions (ce qui se produira si les deux équations ci-dessus
possèdent chacune deux solutions, et que ces solutions sont toutes distinctes).
15. Commençons par appliquer la transformation de la question 10, en posant 𝑧 = 𝑥 + 1. Alors
𝑧 est solution de (𝐸 4 ) si et seulement si

(𝑥+1) 4 −4(𝑥+1) 3 +6(𝑥+1) 2 −4 = 0 ⇔ 𝑥 4 +4𝑥 3 +6𝑥 2 +4𝑥+1−4𝑥 3 −12𝑥 2 −12𝑥−4+6𝑥 2 +12𝑥+6−4 = 0

Soit si et seulement si 𝑥 4 + 4𝑥 − 1 = 0.
Nous nous trouvons donc dans le cas où 𝑝 = 0, 𝑞 = 4, 𝑟 = −1.
La cubique résolvante est donc 8𝑧 3 + 8𝑧 − 16 = 0 ⇔ 𝑧 3 + 𝑧 − 2 = 0.
Puisque 1 est solution évidente, prenons 𝜆0 = 1.
√ √ 2
On a alors (2𝜆0 − 𝑝)𝑧 2 − 𝑞𝑧 + 𝜆02 − 𝑟 = 2𝑧 2 − 4𝑧 + 2 = 2(𝑧 − 1) 2 = 2𝑧 − 2 .
Et donc la factorisation obtenue à la question 12 est
 √ √  √ √ 
𝑧 4 + 4𝑧 − 1 = 𝑧 2 + 2𝑧 − 2 + 1 𝑧 2 − 2𝑧 + 2 + 1 .
√ √ √
L’équation 𝑧 2 + 2𝑧 − 2 + 1 = 0 a pour discriminant Δ1 = −2 + 4 2, et donc pour solutions
√ √︁ √ √ √︁ √
− 2+ 4 2−2 − 2− 4 2−2
𝑧1 = et 𝑧 2 = .
2 2
√ √ √
L’équation 𝑧 2 − 2𝑧 + 2 + 1 = 0 a pour discriminant Δ2 = −2 − 4 2 et a donc pour
solutions √ √︁ √ √ √︁ √
2+𝑖 4 2+2 2−𝑖 4 2+2
𝑧3 = et 𝑧 4 = 𝑧 3 = .
2 2
Donc l’ensemble des solutions de (𝐸 4′ ) est :
( √ √︁ √ √ √︁ √ √ √︁ √ √ √︁ √ )
− 2+ 4 2−2 − 2− 4 2−2 2+𝑖 4 2+2 2−𝑖 4 2+2 Rappel
, , , .
2 2 2 2 N’oublions pas que nous
avons effectué le changement
Et donc l’ensemble des solutions de (𝐸 4 ) est : de variable 𝑧 = 𝑥 + 1, et
donc qu’il faut ajouter 1
( √ √︁ √ √ √︁ √ √ √︁ √ √ √︁ √ ) aux solutions de (𝐸 4′ ) pour
2− 2+ 4 2−2 2− 2− 4 2−2 2+ 2+𝑖 4 2+2 2+ 2−𝑖 4 2+2 obtenir celles de (𝐸 4 ).
, , , .
2 2 2 2

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