0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
52 vues8 pages

Scientificité

Le document explore la distinction entre science et parascience, en s'interrogeant sur les critères qui permettent de délimiter ces deux domaines. Il aborde des paradoxes épistémologiques, la définition de la science selon Aristote, et le critère de falsifiabilité proposé par Popper comme moyen de démarcation. Enfin, il questionne l'autorité de la science dans les débats contemporains, soulignant les risques d'instrumentalisation de la science à des fins idéologiques.

Transféré par

Cédric Cagnat
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
52 vues8 pages

Scientificité

Le document explore la distinction entre science et parascience, en s'interrogeant sur les critères qui permettent de délimiter ces deux domaines. Il aborde des paradoxes épistémologiques, la définition de la science selon Aristote, et le critère de falsifiabilité proposé par Popper comme moyen de démarcation. Enfin, il questionne l'autorité de la science dans les débats contemporains, soulignant les risques d'instrumentalisation de la science à des fins idéologiques.

Transféré par

Cédric Cagnat
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

,++&00+ "

P%&),0,-%&"
!" )
À
.2,& /" ,++F1 ,+
.2f2+" 0 &"+ " "01 2+" 0 &"+ " 

C,**"+1&/"

o n vous interroge ici sur le critère de démarcation, autrement


dit sur ce qui permet de délimiter la science de ses contraires.
N’hésitez donc pas, dans votre devoir comme au brouillon, à chercher
des exemples qui marqueraient l’ambiguïté du concept, comme de
comparer des sciences à des parasciences, comme de vous demander
ce qui distingue ou non l’astronomie de l’astrologie. Attention aussi à ne
pas réduire la science à celle que l’enseignement scolaire a valorisée :
elles sont nombreuses et la question devra peut-être se poser au
pluriel.

[Accroche] De nombreuses disciplines prétendent aujourd’hui au statut de science sans


le mériter mais soucieuses d’une étiquette qui les valoriserait. C’est le cas notamment
de l’astrologie, la psychanalyse ou encore la sophrologie. Elles multiplient ainsi des
rapprochements, dans le vocabulaire, les pratiques, les instruments… ce qui fait sourire
les vrais physiciens ou biologistes. Il ne suffit pas en effet de sortir un tensiomètre
pour rendre la chiromancie scientifique. [Définitions] Serait science véritable celle qui
répondrait à un certain nombre de critères essentiels et parascience celle qui tout en
s’en rapprochant en resterait distincte. Reconnaître une science comme telle, c’est donc
pouvoir poser un certain nombre de marques significatives évitant les confusions, ce
qui ne veut pas nécessairement dire en connaître parfaitement l’essence.
[Paradoxes] (1) Le XXe siècle a vu se constituer un paradoxe épistémologique. Au moment
même où les sciences traditionnelles ont connu leurs plus grands développements,
l’idée que les sciences pouvaient proposer des certitudes s’est effritée. Autrement dit,

27
la notion de modèle s’est substituée peu à peu à celle de vérité. Cette contradiction
s’est parallèlement exprimée dans le maintien et le développement de parasciences
qui se sont entre autres appuyées sur cet affaiblissement pour prétendre au statut
de science. (2) À cette première difficulté s’en ajoute une seconde, plus ancienne :
il est bien difficile de parler de LA science quand on compare les mathématiques, la
physique et les sciences humaines. Cette pluralité est gênante et rend le choix des
critères difficile.
[Problématiques] (1) Peut-on définir réellement la science ou faut-il se contenter de
critères nominaux voire provisoires ? (2) Est-ce alors compatible avec la préservation
des idéaux d’objectivité et de vérité ?

I. La science est une discipline qui cherche les causes les plus fonda-
mentales de chaque chose et qui prétend à des jugements universels.

1) [Argument] La science est d’abord distincte de l’opinion au sens où elle cherche


à se fonder solidement et à fixer ses propositions. Telle est la position que défend
Aristote dans ses Analytiques seconds. L’opinion est fortuite et changeante, alors que
savoir, c’est prétendre à une connaissance que l’on peut partager et diffuser. Posséder
de telles propositions, c’est les vouloir universelles et argumentées, là où l’opinion
oscille entre le dogmatisme et la versatilité.
2) [Transition] De quelle argumentation s’agit-il alors ? Comment fonder cette univer-
salité ? [Argument] C’est en connaissant les causes d’une chose qu’on en découvre
l’essence et qu’on peut parvenir à un savoir universel, c’est-à-dire scientifique.
C’est ainsi qu’Aristote explique la possibilité d’un discours non doxique. La science
qui s’occupe de la nature, c’est-à-dire la physique, doit dire quelles causes rendent
compte de telle existence. Plus précisément, elle doit dégager les causes efficientes,
matérielles, finales et formelles qui expliquent ce qui arrive et pourquoi cela arrive ainsi.
Connaître scientifiquement, c’est donc connaître les 4 causes d’une chose et asseoir
essentiellement une universalité.
3) [Transition] Est-ce à dire que toute affirmation certaine est scientifique ? [Argument]
En réalité, une connaissance n’est scientifique que si elle est vraie, c’est-à-dire
renvoie à un objet véritable. C’est ainsi que selon le même Aristote, les mathématiques
ne sont pas vraiment une science. Selon lui, elles investissent des abstractions formelles
issues de l’expérience sensible de sorte qu’elles n’ont pas d’objet réel. Cela ne signifie
pas qu’elles sont libres de toute contrainte logique mais qu’une telle abstraction, même
rigoureuse, ne suffit pas à constituer un objet. Une science doit s’efforcer de révéler
les 4 causes d’un objet réel.

28
,++&00+ "
P%&),0,-%&"
[Transition entre les parties] La difficulté d’une telle conception, c’est qu’elle réduit

!" )
la différence de la physique et de la métaphysique. Des concepts sont nettement
communs à ces deux approches. De plus, elle répond à une analyse des 4 causes
très largement inspirée de l’artisanat humain, ce qui pourrait être considéré comme
un dangereux anthropomorphisme. Enfin, les sciences se sont largement multipliées
depuis l’Antiquité, ce qui oblige à corriger en partie cette définition.

II. La science doit se contenter de relever des lois quantitatives entre les
phénomènes, autrement dit rendre compte légalement du comment
et non du pourquoi.

1) [Argument] Le développement des sciences modernes oblige à remplacer la


notion aristotélicienne de cause par celle de loi. C’est ce mouvement que Comte
expose lorsqu’il décrit le passage de l’état métaphysique à l’état positif. En effet, la
notion de cause est très chargée métaphysiquement. C’est pourquoi elle ne renvoie
pas à quelque chose d’éprouvable et d’attestable : qui a déjà saisi une cause ? Qui
peut la mettre dans un tube à essais ? Les causes sont des relations qu’on suppose
mais qu’on ne prouve jamais. Or la science moderne n’a plus besoin des causes et
des essences mais elle recherche des lois. Il s’agit de rapports constants entre des
phénomènes : on décrit une relation de variations quantitatives mais sans augurer de
la nature métaphysique de la relation.
2) [Transition] Il en résulte que [argument] la méthode scientifique est d’abord
celle de la mesure. Puisqu’une loi est un rapport quantifiable et constant entre
des phénomènes, elle doit donner lieu à une mesure. Cl. Bernard définit ainsi
l’expérimentation dans son Introduction à la médecine expérimentale : il faut poser une
hypothèse et pouvoir l’éprouver par des instruments qui donnent lieu à une évaluation.
En biologie, en physique, en chimie, on convoque ainsi de manière plus ou moins
complexe l’outil mathématique.
3) [Transition] Mais en abandonnant l’idée de cause ou d’essence, a-t-on abandonné
celles de certitude et de vérité ? [Argument] La science continue de viser la certitude
et l’universalité mais à un niveau plus strictement immanent. Les résultats de la
science, même ainsi réduits, ne sauraient valoir que pour quelques-uns. La théorie de
la gravitation universelle de Newton est applicable par tous sous certaines conditions,
de même que la classification mendeleïevienne des éléments est universelle.
[Transition entre les parties] La science se définit donc comme la connaissance
des lois qu’elle peut éprouver et mesurer en vue d’aboutir à des certitudes. Cela
suppose cependant une induction qui est toujours problématique. Mais surtout une
telle conception ne tient pas compte de la multiplication des savoirs scientifiques au
XXe siècle.

29
III. Le critère de falsifiabilité apparaît comme un critère nominal suffisant
pour distinguer une science.

1) [Argument] Il est possible par le critère de falsifiabilité de poser une vraie


démarcation tout en reconnaissant une faillite du projet de certitude absolue. Telle
est l’ambition de K. Popper dans sa Logique de la découverte scientifique. Celui-ci tient
compte des critiques qu’a subies l’idée de science et du problème devenu classique de
l’induction. Qu’est-ce qui permet en effet d’affirmer que ce qui a fonctionné pour les n
expériences précédentes vaille encore pour l’expérience n + 1 ? Et surtout, l’histoire
des sciences pourrait conduire à un relativisme tragique en constatant que ce qui a
paru certain est finalement tombé dans l’oubli. Le critère de falsifiabilité paraît en cela
honnête et économique : « Le critère de démarcation inhérent à la logique inductive
revient à la condition suivante : l’on doit pouvoir décider de manière définitive de la
vérité et de la fausseté de tous les énoncés de la science empirique (ou encore tous les
énoncés “pourvus de sens”) ; nous dirons qu’il doit être “possible de décider de leur
vérité ou de leur fausseté de manière concluante”. Ceci signifie que leur forme doit être
telle qu’il soit logiquement possible tant de les vérifier que de les falsifier. »
2) [Transition] Si ce critère fonctionne très bien pour l’astronomie et la physique
expérimentale, à quelles autres disciplines est-il applicable ? [Argument] Si l’on
reprend le critère de la certitude et du consensus, il paraît difficile de reconnaître
comme scientifiques les sciences humaines. Plus généralement, il existe peu de
sciences véritables. Le critère de falsifiabilité refuse ainsi le statut de science aux
mathématiques, à la psychologie, la psychanalyse, la sociologie, l’économie… pour
le réserver aux seules disciplines expérimentales. Cela ne signifie pas que toutes les
autres sont seulement doxiques mais qu’elles peuvent au mieux tendre vers un degré
intéressant de certitude statistique.

[Conclusion] Si l’on a pu définir la science comme discipline qui cherche les causes
les plus fondamentales de chaque chose et qui prétend à des jugements universels,
le développement de la physique expérimentale a réduit cette ambition : la science
doit se contenter de relever des lois quantitatives entre les phénomènes, autrement
dit rendre compte légalement du comment et non du pourquoi. In fine, le critère
popperien de falsifiabilité apparaît comme un critère nominal suffisant pour distinguer
une science.

30
,++&00+ "
P%&),0,-%&"
Pour aller plus loin

!" )
w G. Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique.
w K. Popper, Logique de la découverte scientifique.
w La Science et les Sciences.
w L. Soler, Introduction à l’épistémologie.

31
] Cf"01 0 &"+1&k.2" ^

C,**"+1&/"

L e sujet renvoie au problème général de l’autorité de la science.


Toutefois, il importe de tenir compte de sa formulation précise et
de rechercher dans quel contexte une telle affirmation pourrait être
prononcée. On peut penser à un débat – sur la pertinence du concept
de race ou sur l’extraction du gaz de schiste – au cours duquel l’un des
interlocuteurs affirme que « c’est scientifique » pour étayer son point de
vue. Il faut alors examiner la pertinence et la valeur de son argument.
Ainsi, il ne s’agit pas de savoir ce que vaut la science en général, mais
d’évaluer précisément ce que vaut ce recours à l’autorité de la science
– qui peut apparaître comme un argument d’autorité – et à quelles
conditions éventuelles il pourrait être légitime. Il peut être fécond de
mobiliser, si possible, des éléments de culture générale scientifique, en
se souvenant toujours que l’exemple illustre l’argument, mais ne saurait
s’y substituer.

[Accroche et Définition] Affirmer que « c’est scientifique », c’est recourir à l’autorité


incontestable de la science, dans le contexte d’une discussion par exemple, pour justifier
un propos ou un résultat. Si « c’est scientifique », c’est apparemment incontestable et
cela vaut certainement mieux que l’argument « c’est écrit dans les astres » ou le slogan
« vu à la télé ». « C’est scientifique » signifie que c’est confirmé ou prouvé, par une
expérience, (dans les sciences expérimentales) ou par un raisonnement, (dans le champ
des sciences exactes). Le débat, qui avait pu s’égarer dans des arguments spécieux,
trouverait une issue indiscutable. « Que les démonstrations paraissent, les aberrations

32
,++&00+ "
P%&),0,-%&"
cesseront bientôt », affirme Auguste Comte. Tous les hommes rationnels ne pourront

!" )
que se rendre à l’évidence de la vérité. Le champ scientifique et l’homme de science
semblent avoir une autorité légitime dans le domaine de la connaissance.
[Paradoxe(s)] Toutefois, il ne suffit pas de dire « c’est scientifique » pour que le résultat
soit ipso facto validé et qu’il soit légitime d’être cru sur parole. Car celui qui n’a plus
de raisons à faire valoir pourrait, par stratagème, invoquer une autorité scientifique
qui n’existe pas. Ainsi le raciste pourrait justifier l’inégalité entre les races en affirmant
que « c’est scientifique ». Il s’agirait ici de l’instrumentalisation d’une pseudoscience
et non de la science elle-même, de même que recourir à un personnage en blouse
blanche pour vendre un produit, ou marteler le slogan « c’est scientifique », permettrait
seulement de donner une apparence scientifique, en réalité mensongère. Par ailleurs,
quand bien même la validité scientifique serait établie, on peut se demander s’il est
véritablement scientifique de clore un débat en invoquant un argument d’autorité
et – en outre – si ce qui est établi comme scientifique doit nécessairement être jugé
bon.
[Problématique] Invoquer l’autorité du scientifique ou de la science en arguant que
« c’est scientifique » pour clore et emporter la discussion, n’est-ce pas trahir l’exigence
scientifique qui requiert d’examiner et de mettre en doute un résultat au lieu de s’y
soumettre aveuglément ?

I. Ce qui est scientifique – au sens où cela procède d’une méthode scien-


tifique – fait légitimement autorité face au registre des préjugés ou
même de l’opinion. Si « c’est scientifique », c’est que cela renvoie à
un résultat rigoureusement démontré et susceptible d’être univer-
sellement admis.

1) [Argument] « C’est scientifique » a de la valeur s’il s’agit d’un résultat validé par la
communauté des savants. L’autorité vient ici de la compétence reconnue et de l’accord
entre des savants de différentes origines. On peut parler d’argument d’autorité : en
l’absence de certitude absolue, la conjecture la plus probable est celle défendue par la
plus haute autorité. En astrophysique, mieux vaut sans doute se fier à une publication
de la revue Nature qu’à la science-fiction des frères Bogdanov. [Transition] L’histoire
des sciences montre que les autorités les plus éminentes peuvent se tromper. Ne faut-il
pas s’en remettre à la seule autorité de la raison pour fonder un résultat ?
2) « C’est scientifique » fait légitimement autorité dès lors que cela résulte d’une
démonstration rationnelle rigoureuse. Ce qui donne de l’autorité à un résultat
– 2 + 2 = 4 ou la somme des angles d’un triangle est égal à 180° – son caractère
universel et incontestable. C’est pourquoi les mathématiques constituent chez Descartes

33
le modèle de la connaissance. Dans Les Règles pour la direction de l’esprit, il fait de
l’arithmétique et de la géométrie les seules sciences qui résistent au doute. Il faudra
« atteindre le même degré de certitude » dans tous les champs du savoir. [Transition]
Peut-on vraiment étendre ce degré de certitude au-delà des mathématiques ?
3) [Argument] Dans le champ des sciences expérimentales, ce qui « est scientifique »
fait légitimement autorité dès lors que cela renvoie à un fait établi par un protocole
expérimental rigoureux. Il y a un effet de l’électricité sur le magnétisme. Mais tant
que les marins constataient des erreurs sur leurs boussoles par temps orageux, le lien
n’était pas scientifiquement établi. Les erreurs des boussoles pouvaient être liées à
d’autres causes (pluie ou gîte du bateau). C’est désormais scientifique parce que c’est
établi par une série d’expériences rigoureuses menées par d’Orsted : une boussole
placée à côté d’un circuit électrique subit l’influence de l’électricité.
[Transition entre les parties] Celui qui dit « c’est scientifique », invoque l’autorité d’un
résultat qu’il n’a pas nécessairement examiné lui-même. Ce faisant, il se place lui-même
à l’extérieur de l’exigence scientifique. Par ailleurs, il ne suffit pas de le dire pour que
ce soit vrai : sans examen, un résultat pseudo-scientifique pourrait être mis au service
d’une idéologie dangereuse.

II. Le recours à la formule « c’est scientifique » est illégitime en tant


qu’argument d’autorité qui mettrait fin à la discussion contradictoire
et qui dispenserait d’un examen personnel. La science a une valeur
en tant que démarche critique et non dogmatique.

« C’est scientifique » a de la valeur, si cela signifie « c’est rationnellement contestable »


et non si cela doit signifier « c’est incontestable ». Il doit s’agir d’une ouverture et non
d’une fermeture à la réflexion.
1) [Argument] Il est dangereux et antiscientifique de s’en remettre à l’autorité du
scientifique sans examen personnel. Car alors le risque est grand de se laisser abuser
par les signes extérieurs de l’autorité : jargon, titre, blouse blanche ou graphique. On
songe aux médecins chez Molière qui trompent par leur apparence docte et leur jargon
ou à la publicité aujourd’hui qui recourt aux artifices de la science pour mieux vendre
ses produits. Pire, sans un véritable examen critique, « c’est scientifique » devient un
argument qui peut se mettre au service des pires idéologies et préjugés. Ainsi, les
racistes affirment-ils que l’inégalité entre les races est « scientifique ». Qui les contredira,
sans un examen approfondi ? Il est dangereux de se taire face à ce type d’argument
d’autorité fallacieux. [Transition] Même lorsque la science est rigoureuse, ses résultats
semblent trop incertains pour servir d’argument définitif.

34

Vous aimerez peut-être aussi