0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues66 pages

ANALYSE LITTERAIRE Rugigana

Le document présente un plan de cours sur les genres littéraires, détaillant différents types de textes tels que narratif, descriptif, argumentatif, informatif, injonctif, dialogué et poétique. Il aborde également les genres littéraires majeurs comme le roman, le théâtre et la poésie, en expliquant leurs caractéristiques et sous-catégories. Enfin, il propose des outils pour l'analyse des textes, notamment en poésie et en roman, en se concentrant sur des éléments tels que la structure, le rythme et la focalisation.

Transféré par

elisandacyayisaba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues66 pages

ANALYSE LITTERAIRE Rugigana

Le document présente un plan de cours sur les genres littéraires, détaillant différents types de textes tels que narratif, descriptif, argumentatif, informatif, injonctif, dialogué et poétique. Il aborde également les genres littéraires majeurs comme le roman, le théâtre et la poésie, en expliquant leurs caractéristiques et sous-catégories. Enfin, il propose des outils pour l'analyse des textes, notamment en poésie et en roman, en se concentrant sur des éléments tels que la structure, le rythme et la focalisation.

Transféré par

elisandacyayisaba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Plan du cours

Chap I: Les genres littéraires


Chap II: Quelques outils pour l’analyse des
textes
CHAP I: LES TYPES DE TEXTES

• 2.1. Texte narratif : il sert à raconter des


événements, des suites de faits.
Genres : récit historique, roman, légende,
reportage journalistique, nouvelle...
• 2.2. Texte descriptif : il peint au lecteur un lieu
ou un personnage.
Genres : guide touristique, roman, texte
documentaire...
• 2.3. Texte argumentatif : son but est de
persuader, de convaincre, en apportant des
éléments pour étayer le point de vue de
l'auteur.
Genres : essai, pamphlet, plaidoyer, critique de
film...
• 2.4. Texte informatif / explicatif : ce type de
texte est utilisé pour transmettre une analyse
objective d'un phénomène afin qu'il soit
correctement assimilé.
Genres : article scientifique, ouvrage scolaire...
• 2.5. Texte injonctif : il sert à imposer une
opinion ou à conseiller, en usant de consignes
ou en donnant des ordres, des injonctions.
Genres : recette de cuisine, notice de montage,
décision de justice...
• 2.6. Texte dialogué : il rapporte la
conversation entre plusieurs personnages.
Genres : interview, dialogue de théâtre,
rapport de débat...
• 2.7. Texte poétique : il s'affranchit des
différents types de texte en les détournant
dans une grande liberté créative.
Genres : poème, comptine, chanson,
proverbe...
CHAP III: LES GENRES LITTÉRAIRES

• Un genre est un ensemble d’objets qui


partagent une série de caractères communs.
En répondant à la question " Qu’est-ce que
c’est ? ", on définit le genre.
• En littérature, un genre est un ensemble
d’œuvres, une grande catégorie de textes,
définie par des thèmes et des caractéristiques
formelles communes.
• Leur définition a évolué selon les époques.
• On distingue aujourd’hui quatre grandes
catégories, regroupant chacune plusieurs
genres apparentés.
• De nombreuses œuvres se trouvent à la
frontière entre plusieurs genres.
• Ainsi les fables de La Fontaine appartiennent
au genre poétique, et aussi narratif et
argumentatif.
• 4.1. LES GENRES NARRATIFS OU RÉCITS
(APPELÉS PARFOIS " ROMAN ")

• Ils regroupent les textes qui rapportent une


histoire, fictive ou non. Le roman est le genre
narratif majeur depuis le XIXe s.
• On y trouve les contes, les nouvelles et les
romans
• On y range aussi le biographique
• Le biographique regroupe des récits de vie
réelles, narrés à la troisième personne
(biographies)
• ou à la première personne (autobiographies,
mémoires, journaux intimes)
4.2. LE THEATRE (OU GENRES DRAMATIQUES)

• Il représente l’action au lieu de la raconter, il


est fait pour être joué.
• Le texte est constitué des répliques (paroles
échangées sur scène par les personnages) et
des didascalies (noms des personnages,
indications de décor, de costume, de geste,
d’intonation, etc.).
• Il se caractérise par la double énonciation :
• les personnages se parlent entre eux mais à
travers leurs paroles, l’auteur s’adresse aux
spectateurs.
• Depuis l’Antiquité, des genres dramatiques
différents ont été définis, ils sont liés à des
registres précis :
La tragédie
• Celle-ci représente l’affrontement de héros de
rang élevé (quels que soient leurs défauts), et
la fatalité qui pèse sur eux (volonté des dieux,
passions, hérédité).
• Son dénouement est malheureux.
• La tragédie cherche à éveiller chez le
spectateur " crainte et pitié ".
La comédie
• Celle-ci est liée au registre comique et
satirique.
• Elle met en scène des personnages de
condition moyenne ou modeste ;
• Le sujet est tiré de la vie quotidienne ;
• La pièce se termine bien (souvent par un
mariage).
• La farce (du Moyen Age au XVIIIe s surtout)
est une forme populaire de comédie, qui fait
appel à un comique plus grossier (de mots, de
gestes surtout).

Le drame
• Celui-ci apparait entre le XVIIIe-XIXe s.
• Le drame mêle les registres tragique et
comique (tragi-comédie)
• 4.3. LA POESIE

• Elle se définit par un usage différent de la


langue, une recherche particulière sur les
mots, un jeu sur leurs sens, leurs sonorités, un
travail des rythmes.
• La poésie ancienne obéit à des contraintes
(règles de versification avec types de vers,
rimes, rythmes imposés ; formes fixes comme
le sonnet, etc.) mais il y a aussi des poèmes en
prose (XIXe s).
• La poésie du XXe siècle a abandonné les règles
de versification traditionnelles (vers libres) et
recherche les effets sonores et rythmiques.
• La poésie épique raconte des événements
héroïques (Iliade, Odyssée) ;
• Il existait aussi:
• la poésie didactique (poèmes philosophiques
de l’Antiquité) ;
• la poésie lyrique exprime des sentiments
personnels, surtout l’amour ;
• la poésie satirique dénonce en se moquant ;
• la poésie engagée prend parti (Hugo contre
Napoléon III, Aragon ou Eluard contre le
nazisme).
4.4. LES GENRES ARGUMENTATIFS
(LITTERATURE D’IDEE)

• Ces œuvres ont pour but essentiel de


persuader ou convaincre le destinataire.
• Elles peuvent être :
philosophiques : essais, discours, traités,
dialogues
polémiques et satiriques : pamphlets
morales : apologues, maximes
religieuses : sermons
CHAP IV: QUELQUES OUTILS POUR L’ANALYSE
DES TEXTES

• 5.1. Outils pour l’analyse d’un texte poétique

Types de vers :

Les plus courants sont :


- l’octosyllabe (8 syll.) ;
- le décasyllabe (10 syll.) ;
- l’alexandrin (12 syll.).
• Il existe le dissyllabe (2 syllabes) ; le trisyllabe
(3 syllabes) ; le tétrasyllabe (4 syllabes) ; le
pentasyllabes (5 syllabes) ; l’hexasyllabe (6
syllabes) ; l’heptasyllabe (7 syllabes).

• On dit qu’une strophe qui a des vers de même


type est isométrique.
• Lorsque les types de vers sont mélangés, on
dit que le texte est hétérométrique.
Les strophes
• En général, elles varient de 2 à 14 vers.
• On trouve le distique (2 vers) ; le tercet (3
vers) ; le quatrain (4 vers) ; le quintil (5 vers) ;
le sizain (6 vers) ; le septain (7 vers) ; le
huitain (8 vers) ; le neuvain (9 vers) ; le dizain
(10 vers) ; le douzain (12 vers)
Le rythme :

L’alexandrin est divisé en deux hémistiches (6


+ 6 syllabes) et la pause centrale se nomme la
césure (repos).
• Il existe différents types de césure comme par
exemple la césure lyrique : le mot à la fin du
1er hémistiche a un « e » non élidable.

Ex : O Bretagne // pleure ton espérance.


Les rimes

• Les rimes comportent une homophonie finale


(un même son final).
• Elles peuvent être :
- plates (AA, BB…) ;
- croisées (ABAB) ;
- embrassées (ABBA)
• Une rime est masculine ou féminine
(terminée par une syllabe non accentuée :
présence d’un e muet – qui ne se prononce
pas).
• Le genre de la rime
- Les rimes féminines sont toutes les rimes qui
se terminent par un « e » non
accentué, même si après le « e » figure une
marque du pluriel.
- Toutes les autres rimes sont appelées rimes
masculines.
Qualité de la rime :

- suffisante (2 sons identiques : consonne +


voyelle ou voyelle + consonne)
- riche (plus de 3 sons identiques)
- pauvre (1 seul son identique)

Ex : sache / lâche = rime suffisante


• Les rimes féminines comportent un e dit
caduc car il n’est jamais prononcé et on ne le
compte pas dans le nombre des syllabes du
vers.
• On dit que le vers à rime féminine a une
syllabe surnuméraire (une syllabe de plus):
• Décompte :

Ex :
De / s’a / bais / ser / ain / si / jus / qu’à / tra /
hir / son / âme.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (e : e caduc)

Et NON
Ex :
De / s’a / bais / ser / ain / si / jus / qu’à / tra /
hir / son / â / me.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
L’enjambement :
Quand un groupe grammatical inachevé en fin
de vers se poursuit au vers suivant, on dit
qu’il y a enjambement.

Ex :
Morbleau ! C’est une chose indigne, lâche,
infâme
De s’abaisser ainsi jusqu’à trahir son âme.
Les figures de style (cfr annexe)
• La prononciation :

Toutes les syllabes se prononcent au sein du


vers.
• La diérèse est le fait d’ajouter une syllabe (en
séparant la diphtongue en deux sons
distincts). Ex : pro/ tes/ ta/ tion > pro/ tes/ ta/
ti/ on.
• La synérèse est le fait de contracter deux
syllabes. (rare)
• Les différentes formes poétiques :
• 1. Les poèmes à forme fixe :
 Le Sonnet :
• Il est composé de 4 strophes : 2 quatrains (
strophe de 4 vers ) et de 2 tercets (strophe de
3 vers ).
• Le sonnet comporte en tout 14 vers.
• Ex : Sonnets pour Hélène, « Quand vous serez
bien vieille » (Ronsard).
 L’Ode :
• Poème lyrique divisé en strophes, dont la
pratique en langue française date du XVIème
siècle.
• Une ode est composée de 3 strophes : la
strophe, l’antistrophe, l’épode. Les trois
strophes sont en général formées sur le même
nombre de vers.
• Le ton d’une ode doit être enthousiaste,
saisissante, rythmée.
• Ex : « Mignonne, allons voir si la rose »
(Ronsard).
 La Ballade :
• Poème lyrique constitué généralement de
trois strophes identiques (souvent de 8 ou 10
vers, avec des rimes réparties selon la
structure ABABBCBC ou ABABBCCDCD) se
terminant par un refrain, et d'une demi-
strophe appelée l'envoi, qui reprend les
dernières rimes et le refrain
• Ex : « La Ballade des pendus » de François
Villon.
Le Lai :
• Pratiqué par les troubadours, il s’agit d’un
petit poème narratif, souvent en octosyllabe,
empreint de sensibilité et de mélancolie.
• Ex : Les lais de Marie de France (XIIIème
siècle).
Le Rondeau :
• En poésie, un rondeau est un poème de trois
strophes (5/3/5 ou 4/2/4 vers) comptant deux
rimes, avec un refrain à la fin des strophes 2 et
3 (qui reprend le premier hémistiche du vers
1)
• 2. Les poèmes en vers libres :
• Les vers libres composent un énoncé poétique
dont les mètres sont inégaux et sont
déterminés, non par une règle, mais par la
recherche du rythme le plus adapté à la
création du poète.
• Le vers libre, déjà employé au XVIIème siècle
par La Fontaine, est utilisé surtout depuis la
fin du XIXème siècle (période symboliste) et
est la caractéristique de la poésie moderne.
• Ex :
• « Comme une femme solitaire
Qui dessine pour parler
Dans le désert ». (Paul Eluard, Poésie
interrompue).
• Ici, le nombre de syllabes dans chaque vers est
varié et irrégulier.
• 3. Formes poétiques typographiques:

- L’acrostiche :
• Poème dont on peut lire le sujet, le nom de
l’auteur ou celui du dédicataire dans un mot
formé des initiales de chaque vers.
• Vous portâtes, digne Vierge, princesse,
• Iésus régnant qui n’a ni fin ni cesse.
• Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,
• Laissa les cieux et nous vint secourir,
• Offrit à mort sa très chère jeunesse ;
• Notre Seigneur tel est, tel le confesse :
• En cette foi je veux vivre et mourir.

Poème de François Villon, extrait du Grand


Testament.

• - Poème en avalanche ou « Boule de neige »
• Le jeu consiste à composer un poème dont le
premier mot compte une lettre, le deuxième
deux lettres, le troisième trois lettres, et ainsi
de suite.
• Ex :
• O (1)
• Un (2)
• Rat (3)
• Cris ! (4)
• Joues (5)
• Blêmes (6)
• Courses (7)
• Eperdues (8)
• Moqueries (9)
• Ricanantes (9)
• Poursuivent (10)
• L’effarouchée ! (11)
• - Le calligramme :

• Le souci de mise en forme visuelle du texte sur


la page connaît un aspect particulier avec ce
qu’on nomme les calligrammes.
• Le calligramme est un poème dont les lettres
et les mots forment un dessin en relation
directe avec le contenu du poème.
• Les calligrammes figurent souvent des objets
ou des animaux, des petites scènes, ou même
tout simplement des formes géométriques.
• Le mot « calligramme » a été employé pour la
première fois par Apollinaire en 1918.
• 5.2. Outils pour l’analyse d’un roman ou d’un
extrait de roman

Narrateur et auteur
• Le premier raconte l’histoire. Le second écrit
le livre.
• Donc attention à ne pas mélanger :
• Les fictions qui présentent des personnages et
des situations imaginaires où le narrateur
n’est pas forcément écrivain,
• Les autobiographies dans lesquelles l’auteur
se met en scène, raconte son histoire et
fusionne ainsi avec le narrateur.

La focalisation
• Elle se décline en plusieurs niveaux
identifiables qui exposent le point de vue du
narrateur :
• La focalisation est interne lorsque le narrateur
se confond avec un personnage intégré dans
l’action, comme le héros du roman :
Ex : Je décidai d’entamer une nouvelle vie et
partis à l’aventure.

• La focalisation est externe lorsque le


narrateur demeure un simple observateur
distant et objectif :
Ex : Il sortit et se mit à marcher d’un pas lent.
Il s’arrêta un instant devant la boulangerie
pour regarder la vitrine puis reprit sa route.
• on parle de focalisation zéro lorsque le
narrateur est omniscient. Il voit tout; il connaît
les pensées, les sentiments des personnages
Ex : Elle se mit à crier. Elle savait qu’elle allait
mourir mais elle refusait d’abandonner. Au
même instant, dans la pièce voisine, son
complice s’efforçait de se dégager de ses
liens…
Les temps du récit

• En règle générale, pour les récits au passé,


l’imparfait s’impose comme le temps de la
description tandis que le passé simple ou
passé-composé servent pour la narration:

Ex : Les murs du salon étaient peints en jaune


et recouverts de tableaux tous plus hideux les
uns que les autres
Les fenêtres, encadrées de rideaux rouges, ne
laissaient passer qu’un timide rayon de
lumière, grisé de poussière. Il se sentait mal à
l’aise dans ce décor terne. Quand elle entra
enfin, il oublia ses craintes et se précipita vers
elle pour l’étreindre. Ils parlèrent aussitôt de
leurs projets…
Le schéma narratif

• La plupart des récits respectent une


progression logique et se « découpent » en
cinq grandes étapes :
• La situation initiale représente le point de
départ; elle pose les lieux, les personnages,
l’époque…:
Ex : Paul vit avec ses parents et sa sœur
adoptive à Paris.
• L’histoire en elle-même démarre avec
l’introduction d’un élément
perturbateur(arrivée d’un nouveau
personnage, événement historique, décès,
héritage, déménagement…) :
Ex : La sœur de Paul disparaît. Il part à sa
recherche.
• Les péripéties correspondent aux diverses
aventures du héros :

Ex : Paul suit une piste qui le mène au Brésil,


où sa sœur avait été adoptée ; il embarque sur
un navire à destination de l’Amérique du Sud ;
il fait la connaissance d’un vieux marin ; il est
recueilli par une bande de gamins des rues…
• L’élément de résolution apporte un début de
solution et calme l’enchaînement des
péripéties :
Ex : Paul retrouve la vraie famille de sa sœur. Il
découvre qu’elle avait été enlevée puis
vendue à un réseau de trafiquants d’enfants.
Elle s’était en réalité enfuie pour rejoindre les
siens.
• La situation finale conclut l’histoire :
démantèlement du réseau, explications et
grandes retrouvailles.
Schéma narratif
• 5.2. Outils pour l’analyse d’une pièce
théâtrale

La fiction et son organisation :

Une pièce de théâtre est divisée en actes et


en scènes.
• Une scène se justifie parce qu’il existe une
entrée et/ou une sortie de personnages. Le
théâtre moderne a vu la naissance des «
tableaux » (autre forme de découpage).
• Néanmoins on peut considérer qu’il existe une
structure spécifique au théâtre :
• - Une pièce débute par une exposition : elle
couvre une ou plusieurs scènes du premier
acte.
• Le décor, les costumes sont les premiers
éléments informatifs.
• Durant l’exposition ces informations sont
adressées en particulier aux spectateurs dans
le but qu’ils comprennent mieux l’histoire qui
va se jouer, les relations entre personnages
(noms, origine, liens familiaux ou sociaux).
• On parle alors de double-énonciation.
• Une pièce théâtrale développe une intrigue,
associée à un nœud et des péripéties.
• Le nœud est un conflit (choix ou dilemme
auquel est confronté un personnage ou un
groupe).
• C’est là qu’interviennent les relations entre
personnages : liens familiaux, psychologiques,
sentiments, ou le passé.
• Autour du nœud s’élabore l’action (les
péripéties ou obstacles viennent l’entraver, la
freiner ou, au contraire, la relancer).
• Une pièce théâtrale se termine par un
dénouement : comme son nom l’indique le
dénouement symbolise la fin des intrigues.
• Dans la tragédie, la pièce se termine de
manière funeste (généralement la mort),
tandis que dans la comédie il se termine de
manière heureuse (le dramaturge peut avoir
recours à un Deus ex Machina)
• L’espace et le temps :

Des informations temporelles sont données : à


travers les événements qui se sont déroulés
avant la pièce, mais aussi entre les actes.
• Des informations spatiales apparaissent dans
les didascalies ou le texte.
• Enoncés et énonciation :

Le dialogue : il nécessite deux interlocuteurs.


• La tirade : elle se démarque dans le texte par
sa longueur.
• Le personnage prend la parole mais la garde
pour un temps assez long.
• Dans la tirade on peut analyser les
changements de ton, les réactions du
personnage ou de l’interlocuteur, les réseaux
lexicaux et sémantiques.
• Le monologue : il s’apparente à la tirade.
• Le monologue se caractérise par l’absence
d’interlocuteur.
• Le personnage parle seul en scène.
• Le monologue sert généralement à exprimer
des sentiments contradictoires afin que le
spectateur puise connaître l’état émotionnel
du personnage.
• Il peut aussi marquer une étape décisive dans
l’action (la décision finale du monologue) et il
a donc une fonction dramaturgique.
• Le récit : ce n’est pas une manière de
s’exprimer au théâtre.
• Le récit est présent dans le monologue ou la
tirade.
• Le personnage fait appel à son imagination
pour retracer une scène, un événement.
• On peut donc étudier les images, les mots
employés afin de rendre vivant cet événement
ou ce tableau (en particulier la figure de
l’hypotypose).
• Les stances : ce sont des morceaux poétiques
qui surgissent dans les moments d’émotion
d’une pièce en alexandrins.
• Les vers sont alors hétérométriques de
manière à donner plus de lyrisme ou de
pathétisme aux paroles.
• On les trouve surtout dans les pièces de 1629
à 1650.
• Les stichomythies : ce sont de brèves
répliques qui s’enchaînent rapidement entre
deux ou plusieurs interlocuteurs (elles
suggèrent qu’il existe une certaine tension
entre les personnages qui parlent). Elles sont
de longueur identiques mais sont
symétriques.
• L’aparté : ce sont quelques mots prononcés
sur un ton plus bas par un personnage
(paroles qu’il se dit à lui-même ; entendues
des spectateurs mais non des partenaires sur
scène).

Le quiproquo : méprise ou malentendu entre


un ou plusieurs personnages.
• Ce cours, Techniques d’analyse d’un texte
littéraire, n’a pas eu la prétention d’être aussi
exhaustif que possible.
• Néanmoins, il a été une occasion d’être en
contact avec les notions essentielles de
l’analyse de textes.
• Ces notions, enrichies de lectures et de
documentations personnelles constituent,
certes, une base solides pour une meilleure
pratique de l’analyse des textes littéraires.

Vous aimerez peut-être aussi