REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE DE KINSHASA
FACULTE DE DROIT
DEPARTEMENT DE DROIT
ECONOMIQUE ET SOCIAL
RAPPORT DE STAGE EFFECTUE AU PARQUET
PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE
KINSHASA/GOMBE
DU 09 JANVIER AU 14 FEVRIER
PPar
PAR
MALANDA MAMBOTE Karen
L3 LMD/B DES
ENCADREUR : Dominique KISHIBA MWENDA
Premier substitut du Procureur de la République
ANNEE-UNIVERSITAIRE: 2023-2024
LISTE DES ABREVIATIONS
A.T : Amende transactionnelle
Art : Article
C.P : Code pénal
DA : Date d’Arrestation
IPJ : Inspecteur de Police judiciaire
MAP : Mandat d’Arrêt Provisoire
OC : Ordonnance de Confirmation
ODP : Ordonnance de Détention Préventive
OMP : Officier du Ministère Public
OPJ : Officier de Police Judiciaire
PG : Parquet Général
PGI : Parquet près le Grande Instance
PROREP : Procureur de la République
PV : Procès-verbal
MP : Ministère Public
RMP : Registre du Ministère Public
RAP : Registre Autre Parquet
RAT : Registre d’Amende Transactionnelle
RECL : Registre des Enfants en Conflit avec la Loi
RD : Registre de Détention
RT : Registre Tutelle
ROS : Registre des objets Saisis
RFNI : Registre de Fait Non Infractionnel
RI : Registre d’Information
RP : Rôle Pénal
RPA : Rôle Pénal en Appel
RMP/A : Registre du Ministère Public en Appel
TRICOM : Tribunal de Commerce
TGI : Tribunal de Grand Instance
TRITRAV : Tribunal de Travail
TRIPAIX : Tribunal de Paix
UNIKIN : Universite de Kinshas
INTRODUCTION
L’apprentissage du droit exige de l’étudiant la maîtrise des enseignements
reçus dans l’auditoire et l’exécution des travaux pratiques avec sérieux. Il
parait pourtant indispensable d’assimiler la théorie apprises en cours avec
les pratiques et usages du monde juridique pour constituer un juriste
complet digne de ce nom. Le permettant ainsi d’avoir les atouts
nécessaires pour affronter les réalités judiciaires voire même
juridictionnelles. C’est dans cette optique que la faculté de droit de
l’université de Kinshasa à organiser une session de stage pour les
étudiants de troisième année de licence en vue de les permettre de
parfaire leur formation en alliant les connaissances théoriques juridiques
aux réalités des pratiques juridiques.
Avant toute chose, il nous est primordial d’adresser nos remerciements au
procureur de la république, chef d’office, Monsieur Edmond ISOFA NKANGA
pour avoir accepté notre candidature et nous avoir offert la possibilité
d’assoir les matières juridiques apprises pendant nos trois années de
licence. Ensuite nous adressons notre grande gratitude au premier
substitut du Procureur de la République Monsieur Dominique KISHIBA
MWENDA appelé chef DKM qui a énormément participé au bon
déroulement de ce temps de stage en jouant le rôle d’encadreur qui
malgré ses occupations s’est disponibilisé pour nous transmettre son
savoir et son savoir-faire qu’il a acquis durant plusieurs années de travail.
Il nous a appris à marier la pratique à la théorie juridique par son
attention, ses remarques et sa rigueur digne d’un bon père de famille. De
la même manière nous tenons à remercier les responsables du secrétariat
du parquet qui ont été les premiers à nous accueillir, il s’agit de Maman
charlotte, Maman Ngalula, Monsieur Christian et Papa Jean-Marie grâce à
leurs explications claires et limpides, nous avons pu comprendre le rôle
non-négligeable de l’administration dans l’organisation du parquet. Et de
manière générale, nous éprouvons de la gratitude envers toutes ces
personnes à leur titres et qualités ont su contribuer de près ou de loin à la
réussite de ce temps de stage académique, ne pouvant rembourser leur
gentillesse envers nous, nous leurs disons simplement par ces quelques
lignes MERCI.
Notre stage a été effectué du 09 janvier au 14 février soit pendant 1 mois
au Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa /Gombe.
Soucieux de la formation intégrale des juristes, l’office du Ministère Public
de Kinshasa /Gombe a bien voulu nous encadrer en nous offrant un cadre
optimal à l’apprentissage, passer un stage dans un Parquet est bénéfique
car c’est l’occasion pour l’étudiant de découvrir le monde professionnel,
de comprendre le fonctionnement réel du Parquet, d’appréhender l’univers
des Magistrats debout en vue de nous préparer à cette vie. Le choix porté
sur le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe se
justifie d’abord par le fait que les encadreurs de ce dernier développent
une telle attention à l’accueil, la formation, le suivi des stagiaires que
ceux-ci conseillent aux promotions suivantes d’y aller, ensuite du fait de
son emplacement, les affaires qui y sont traitées et la criminalité de son
ressort est plus intéressante à suivre.
Ainsi nous avons espéré sortir de cette période en ayant saisi les réalités
de la pratique du Droit ainsi qu’en ayant compris le fonctionnement du
parquet et les aléas du procès judiciaire en s’appuyant sur la participation
du ministre public et en ayant appris à combiner la théorie à la pratique.
Nous pouvons fièrement dire que nous sommes satisfaits du rendement.
Notre rapport de stage est subdivisé en deux grandes parties :
Premièrement nous parler de la présentation et fonctionnement du
parquet du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa /Gombe et
deuxièmement on va parler du Ministère Public dans et en dehors de son
cabinet.
CHAPITRE I : PRESENTATION ET FONCTIONNEMENT DU PARQUET
PRES LE TRIBUNAL DE GRAND E INSTANCE DE KINSHASA/GOMBE
SECTION 1 : HISTORIQUE ET SITUATION GEOGRAPHIQUE
§1. Historique
Le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe est
créé et organisé par l’ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 telle que
modifiée et complétée par la Loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013
portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de
l’ordre Judiciaire.
§2. Situation géographique
Le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe se
situe sur la place de l’indépendance, en face du Ministère des affaires
étrangères, entre les avenues Père BOKA, MPUMBU, des BATONNIERS et
des CLINIQUES (ex. Père ILEO).
Il exerce ses prérogatives dans le ressort du district de la LUKUNGA,
composé de sept communes à savoir : GOMBE, KINSHASA, BARUMBU,
KINTAMBO, NGALIEMA, LINGWALA, MONT – NGAFULA.
SECTION 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
§1. Organisation
1. Notion
En procédure pénale congolais, le Parquet est considéré comme l’Organe
Judiciaire chargé de l’instruction et de la poursuite des auteurs présumés
des infractions. Il est constitué des Magistrats appelés : ‘’Officier du
Ministère Public / Magistrats Débout/ Organe de la Loi‘’. Le Parquet
renferme en son sein non seulement un corps de Magistrats mais encore
une Police Judiciaire qui aide le Parquet dans ses prérogatives (rechercher
les infractions et poursuivre les infracteurs) et aussi un secrétariat pour le
besoin d’administration.
2. Mission du Magistrat du Parquet
Les missions du Ministère Public diffèrent selon qu’on est en matière
pénale ou en matière civile.
En matière civile, il intervient par voie d’avis, il a ainsi un rôle passif dans
une procédure civile. Il donne ses avis soit sur place à l’audience, soit à
l’écrit.
En matière répressive, le Ministère Public recherche les infractions aux
actes législatifs et réglementaires qui sont commises sur l’étendue de la
République Démocratique du [Link] Magistrats constatent rarement
eux-mêmes les infractions. Généralement, ce sont les OPJ qui le font et par
la suite, transmettent les procès-verbaux de constat et/ou d’audition et
d’autres actes de procédure d’une part et d’autre part poursuivent les
auteurs ou les présumés auteurs des faits infractionnels et les défèrent
devant les Cours et Tribunaux.
§2. Fonctionnement
Dans son fonctionnement, le Parquet se repose sur ses Organes. Sur ce,
nous traiterons de manière successive des Organes du Parquet, ceux-ci
cristallisent comment ce dernier fonctionne.
1. Le Ministère Public
Le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe est
dirigé par un Procureur de la République et son code est 021. Le Procureur
est appelé ainsi chef d’office et il a sous sa direction les Magistrats appelés
premiers substituts et les substituts du procureur de la République tel que
régis par le statut des Magistrats. En outre, il a aussi des auxiliaires de
Justice notamment les Inspecteurs de Police Judiciaire, les Officiers de
Police Judiciaire et Agents de Police Judiciaire ainsi que les agents de
secrétariat attachés au Parquet.
• Attribution du Procureur de la République, article 80de la Loi
organique n°13/011-B du 11 Avril 2013
Le PGI de Kinshasa/Gombe est dirigé par le Procureur de la République
Edmond ISOFA NKANGA. Il a le grade de Substitut du Procureur Général. Il
assure la surveillance et la direction de son office sous l’impulsion du
Procureur Général. Il est le coordonnateur de toutes les activités de son
office. C’est dans ce sens qu’il supervise et surveille son office, il attribue
les dossiers aux Magistrats.
· Les premiers substituts, articles 81à83 de la Loi organique
n°13/011-B du 11 Avril 2013
Ils sont les remplaçants du Procureur de la République ,car ils assument
toutes ses activités, qui seront citées, en son absence ou sur sa demande.
C’est donc le plus pré séant qui le remplace d’office en cas d’absence ou
d’empêchement. Ils sont chargés aussi d’encadrer les substituts.
• Les Substituts du Procureur de la République
Ils sont des Magistrats qui se font encadrer par les premiers substituts et
le ProRép. Tous, sans exception, ont la même mission.
2. Le Secrétariat
Le secrétariat est la porte d’entrée et de sortie de tous les courriers et
correspondances. Le secrétariat est dirigé par le chef de division
communément appelé secrétaire divisionnaire. Il est secondé par les chefs
de bureau, les attachés de bureau de première et de deuxième classe et
les agents de bureau de première et de deuxième classe.
Le chef de division assure la coordination entre le cabinet du Procureur de
la République et le cabinet des Magistrats de l’office. Il coordonne et
contrôle les tâches soumises à tous les services administratifs. Il assure
également la discipline au sein du secrétariat. Le chef de division certifie
les documents et/ou des pièces contenues dans les dossiers Judiciaires
après l’autorisation du PG ou son représentant. Le secrétariat du Parquet
près le Tribunal de Grande Instance est subdivisé en quatre sections :
· Section services généraux, article 103 de l’Arrêté
d’organisation Judiciaire du 20 Aout 1979.
Les services généraux assurent la gestion du personnel, du budget,
économat et intendance. Ils comprennent aussi en leur sein un service des
relations publiques et protocole. C’est à cette section qu’a lieu l’ouverture
des dossiers ; elle est appelée la porte d’entrée et de sortie des courriers
du Parquet. Elle tient essentiellement deux registres à savoir le registre
d’entrée et le registre de sortie. Il est cependant admis un troisième
registre, dit PRO 30, utilisé lorsqu’on instruit les dossiers venant d’autres
Parquets.P
Le premier contient sept colonnes dont les mentions sont :
N° de Date du N° de la Documents en Le nom de Résumé ou Obs.
l’indicateur dépôt lettre et date annexe l’expéditeur objet de la
entré de la lettre
signature
020 12/01/202 14236/CAB Photos et OPJ Plainte à charge Dossier
de NGOMA
5 messages KAZADI attribué à
/NMJ/021 du KIKOMA
imprimés KALALA l’OMP KMM
11/01/2025 pour
escroquerie
Le deuxième contient également sept colonnes dont les mentions sont :
N° de Date La nature de la Documents Le nom du Résumé ou objet Obs.
l’indicateur d’expédition lettre en annexe destinataire de la lettre
de sortie de la lettre et
de la
signature
034 03/01/2025 Plainte pour vol Des photos Mr. Dossier classé
Et AUNGE sans suite pour
Article 80 du CPL
messages NEHEMA inopportunités des
II
poursuites
· Section de l’action publique, article 104 de l’Arrêté
d’organisation Judiciaire du 20 Aout 1979.
Elle est la deuxième section de l’administration au Parquet de Grande
Instance. Cette section est chargée de contrôler les services administratifs
de l’action publique et les détentions préventives, de tenir les registres
réglementaires afférant à l’action publique ainsi que de réceptionner les
Procès-Verbaux venant des Officiers de Police Judiciaire de la Police
nationale, des Inspecteurs de la Police Judiciaire et ceux des OPJ des
sociétés privées. Comme la première section, section des services
généraux, la section de l’action publique tient également deux registres
appelés indicateurs d’entrée de PV, qui sont à savoir :
1° Les PV avec prévenu : sont ceux transmis avec une personne arrêtée.
Ces PV sont
toujours accompagnés d’un PV de saisi du prévenu.
N° Date N° des Le nom de l’OPJ Le nom du prévenu ou Prévention Obs.
d’enregistre P.V verbalisant inculpé
/infraction
ment
043 17/02/2025 143/ MAKEBA JEAN KABONGO Coups et Dossier
PNC/06/
KITENGE ELIE blessures attribué à
KMM/
2025 volontaires l’OMP KMM
simples,
article 43 et
46 CPLII
2° Les PV sans prévenu : sont ceux qui sont transmis sans prévenu en
détention. Les PV sans prévenu suivent le même circuit que les PV avec
prévenu. Les PV sont traités avec diligence, lorsque le secrétaire les
réceptionne, il les enregistre dans son indicateur d’entrée en y
mentionnant le numéro de l’indicateur d’entrée ainsi que la date
d’enregistrement. Il les introduit au cabinet du Procureur, chef d’office,
pour l’attribution au Magistrat instructeur. Et, généralement, le Procureur
désigne un des Premiers substituts pour l’attribution aux Magistrats.
Les rubriques des indicateurs sont :
N° Date N° des P.V Le nom de Le nom du Prévention/infraction Obs.
d’ordre d’enre l’OPJ prévenu ou
gistre verbalisant inculpé
ment
047 19/02/ ‘-456/PNC/ GEORGES MARC Escroquerie article 98 Dossier
2025 08/KMM/ KABEYA KABASELE CPLII attribué à
2025 l’OMP KMM
· Section Judiciaire
Elle est appelée section mère ou miroir du Parquet parce que l’ouverture
et la numérotation de tous les dossiers Judiciaires du Parquet s’y font et,
les suites données à tous les dossiers sont trouvables dans les registres de
la section Judiciaire.
Il s’y tient 8 registres dont 5 ont des dossiers Judiciaires et 3 sont des
registres administratifs à savoir :
1. RMP (Registre du Ministère Public) :
Il est le registre central du Parquet près le Tribunal de Grande Instance. Il
est le registre qui montre ou qualifie même la mission du Parquet. C’est un
registre dans lequel l’OMP enregistre les dossiers portant sur les matières
infractionnelles ou pénales. C’est le registre le plus utilisé au Parquet.
Cette rubrique sert à reconstituer un dossier Judiciaire lors de sa
disparition. Ce registre est important car il sert à reconstituer un dossier
Judiciaire perdu.
Détention préventive PV
N° Date Identi
initial
d’ins N° té de
d’or Prévention Suite donnée ou Obs.
cript RMP l’incu MA OD
dre DA OC plaint
ion lpé P P e
Dossier fixé
devant le TGI
Kinshasa/
Dossier
RMP/
13 14 17 29 Gombe, coté et 1232/
14/0 KABA attribué
030 5/20
PRO25
MBA Empoisonnement 05 05 05 05 paraphé de 1 à PNC/ à
/0123/ 11/20
25 JESSI 16 l’OMP
NDL
CA 025 025 025 025 25
N° Requête KMM
2768
du 20/06/025
2. RECL (registre d’enfants en conflit avec la Loi) :
Ce registre est ouvert uniquement pour les mineurs d’âge. Si le
manquement qualifié d’infraction s’avérait grave, le Magistrat auditionne
l’enfant en conflit avec la Loi ou le transfère directement avec son dossier
physique devant son Juge naturel, qui est le Juge du Tribunal pour Enfants
et cela par une lettre de transmission signée par le Procureur de la
République.
N° N° DI Identité de l’enfant Manqueme Nom des Situation Suite PV Obs.
REC nt qualifié parents ou en donnée initial
L Nom Age Sexe National d’infraction responsable détention
ité , adresse ou en
liberté
12 1456 13/0 KATALA 15 M -C- Vol simple, 03, av du En Transmis au 1345/ Dossier
4/20 KABI ANS attribué
articles 79 palmiers, detention TPE/GOM PNC/
25 MARDO à
CHE et 80 du Gombe. BE côté et 01/2025 l’OMP
CPLII paraphé de
KATALA 1 à 11 ce KMM
ARISTOTE
27/04/2025
3. RI (registre d’information) :
Il est ouvert sur une information donnée et/ou sur une plainte, il est aussi
ouvert pour les cadres de commandement tels que les Magistrats, les
Directeurs, les professeurs, etc. Lorsque le registre d’information est
ouvert et qu’à l’issue des enquêtes, il s’avère que les faits de la personne
sur qui il était ouvert sont infractionnels, le RI sera classé sans suite pour
l’ouverture d’un dossier RMP.
Le R.I comprend 8 colonnes ci-après :
N° DI N° RI Identité Objet Suite réservée PV initial Obs.
nationalité
profession
07 01/07/ 00207 KIDASO Faux Classement sans 6783/PNC/ Dossier attribué
02/NNM/2025
2025 KTL ALICIA témoignage, suite pour à l’OMP KMM
article 128 insuffisance des
CPLII charges, côté et
paraphé de 01 à
14 ce 12/07/2025
4. RFNI (Registre des faits non Infractionnel) :
Ce registre est ouvert pour les infractions qui ne sont pas punissables par
la Loi, des faits à caractère civil. Ces dossiers sont ouverts sous l’initiale du
Procureur de la Republique et classés sans suite pour faits civils. Il a les
mêmes rubriques que le registre d’information.
5. RAT (Registre d’Amende Transactionnelle) :
Le registre d’amende transactionnelle, on y renseigne le montant de
l’amende infligée aux justiciables, le numéro et date de l’attestation de
paiement de la DGRAD, qui est l’Organe créé par l’Etat pour la
maximisation des recettes.
N° Date de N° Référenc Identité de Prévention Montant PV initial Suite donnée Obs.
d’ordre réceptio
n RAT e PV l’inculpé AT
27 13/02/20 2345 RMP.130 TANZA Grivèlerie 40 000 2678/ Classé sans Dossier
25 22/KMM GRACE FC PNC/09/ suite par AT, attribué à
PEB côté et l’OMP
paraphé de KMM
01 à 07 ce
20/02/2025
6. RAP (registre d’autres Parquets) :
Ce registre est ouvert sur demande par un autre Parquet du pays ou des
pays voisins. Ces devoirs parviennent au secrétariat sur un document
appelé commission rogatoire.
N° DI N° RAP Parties Objet Parquet d’origine Suite donnée Obs.
56 17/09/ 2710 MP et PC Assassinat, Parquet près le Dossier transmis pour Dossier
2025 contre les articles TGI de disposition et attribué à
NGALASI 44 et 45 du Kinshasa/MATET compétence, côté et l’OMP
CPLII E paraphé de 1 à 20 ce KMM
31/09/2025
7. RD (registre de détention) :
Ce registre sert à enregistrer les prévenus mis sous Mandat d’arrêt
provisoire et à régulariser leur détention en chambre du conseil devant les
juges du Tribunal de paix. La chambre du conseil sert à éviter les
irrégularités de la détention.
N° N° Identité de Prévention Détention préventive Suite donnée Obs.
d’ordre RD l’inculpé
DA MAP OD OC
P
45 455 JOSEPH Homicide 10/0 12/03 17/0 31/03 Classement sans Dossier
3/20 3/20
0MP BANZA involontaire, /2025 /2025 suite pour transmis
25 25
J article 53 CPLII inopportunité des à l’OMP
-C- Médecin
poursuites KMM
8. ROS (registre des objets saisis) :
Ce registre sert à enregistrer les biens saisis dans une affaire ou biens mis
en gage devant la Police et transmis devant le PGI. Ces biens saisis ou
biens mis en gage sont enregistrés en quantité et en qualité à l’état où ils
sont saisis. Ils sont restitués à travers un PV de restitution ou détruits que
sur ordre du Magistrat instructeur du dossier.
N° N° Date de N° dossier Prévention ou N° de l’étiquette de Suite donnée Obs.
d’ordre ROS réception infraction l’objet saisi
11 122 08 / 0456/25/ Vol Simple, Téléphone Dossier fixé devant le Dossier
attribué
06/2025 KMM articles 79 et 80 TGI Kinshasa/
à
du CPLII l’OMP
Gombe, coté et
KMM
paraphé de 1 à 15
N° Requête 1002
du 21/06/2025
· Section exécution des jugements, article 105 de l’Arrêté
d’organisation Judiciaire du 20 Août 1979
C’est la section qui exécute les jugements (toutes les décisions de Justice
en matière pénale) après que le Tribunal ait rendu sa décision. Elle est
chargée notamment de l’établissement des pièces de procédure, du
contrôle des calculs des peines, des amendes judicaires et la récupération
des dommages intérêts d’office, des relations avec les prisons. Il assure
également la tenue des archives Judiciaires et des registres réglementaires
afférents à l’exécution des jugements. Deux mouvements sont alors
envisagés dans l’exécution des jugements : lorsque le prévenu est en
détention et lorsqu’il est en liberté.
= La fixation du dossier avec prévenu en détention
Le Magistrat instruit le dossier et à l’issue de cette instruction il fait fixer
l’affaire devant le Tribunal par une requête aux fins de fixation de la date
d’audience. Si le Tribunal condamne le prévenu, le Parquet établit une
réquisition aux fins d’emprisonnement qui est une pièce de détention qui
confirme la condamnation du prévenu en prison. Si le prévenu qui est en
détention préventive venait d’être acquitté, le service d’exécution de
jugement établit une réquisition à fin d’élargissement qui sera signé par le
chef d’office.
= Fixation de l’affaire avec prévenu en liberté
En cas d’une condamnation, le Parquet par l’entremise du service
d’exécution de jugement établit un mandat de prise de corps qui sera
signé par le chef d’office pour chercher le condamné. On remplit le registre
audiencier sur base de l’extrait de rôle pénal envoyé au Parquet. Cette
section établit aussi des actes qui permettront l’exécution des jugements.
Il y a trois types d’acte qu’il établit :
= La réquisition aux fins d’emprisonnement : après le jugement, cette
section va établir cet acte pour signifier au prévenu en détention qu’il est
condamné. Cette réquisition est signée par le Procureur de la République .
= Réquisition à fin d’élargissement : lorsque la décision du juge est
l’acquittement et que le prévenu est en détention, on le lui signifie par cet
acte qu’il est acquitté.
= Mandat de prise de corps : lorsque la décision du Juge est la
condamnation à la servitude pénale, et que le prévenu est en liberté
provisoire ou liberté, on établit cet acte pour le mettre en détention. C’est
lors de la détention qu’on va établir la réquisition à fin d’emprisonnement.
Cette section tient aussi le registre RMP d’appel (RMP/A).
CHAPITRE II : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC
Dans ce chapitre, il nous sera donc question de vous parler des
attributions du Ministère Public :
SECTION 1 : LE MINISTERE PUBLIC DANS SON CABINET
Lorsqu’un dossier arrive au Parquet, il doit d’abord passer par le
secrétariat. Ce dernier reçoit le dossier, l’enregistre puis le transmet au
ProRép. Celui-ci à son tour, l’attribue à un Magistrat qui sera chargé
d’instruire ledit dossier et le retourner au secrétariat. Le secrétariat
reprend le dossier et inscrit toutes les indications qui figurent sur le PV,
attribue un numéro et le transmet au Magistrat à qui le dossier a été
attribué. L’OMP qui reçoit le dossier signe dans le registre du secrétariat
en guise d’accusé de réception.
§1. L’instruction d’un dossier Judiciaire
Les différents registres tenus par le Ministère Public sont :
[Link] du Ministère Public :
N° Détention préventive
Date N° Identité
d’ordr d’insc de Prévention Suite donnée Obs.
RMP MA
e rition l’inculpé DA ODP OC
P
Dossier fixé
devant le TGI
Kinshasa/ Dossier
RMP/ Viol, articles 14/0 16/0 20/0 03/0 attribué
10/05/ PRO25/ YAKO Gombe, coté et
045 2349/
170 et 171 du 05/2 5/20 5/20 6/20 à
2025 MARIE paraphé de 1 à
MZB LPPE 025 25 22 25 l’OMP
22
KMM
N° Requête 1365
du 10/06/2025
[Link] des Enfants en conflit avec la Loi :
N° N° DI Identité de l’enfant Manquem Nom des Situation Suite Obs.
parents ou
RECL ent qualité en donnée
responsable,
Nom Age Sexe Nationa d’infractio adresse détention
lité n ou non
liberté
01 0123 10/1 Luc 15 M Congolais Coups et KAPING En liberté Dossier
1/20 transmis à
8 KABA ans blessures A Roger, Transmis
24 l’OMP
MBA volontaire 12 ,av du au KMM
s simples, Palmiers TPE/NGO
MBE côté
articles 43 GOMBE
et paraphé
et 46 de 1 à 13
CPLII ce
22/11/202
4
[Link] d’Autres Parquets :
N° DI N° RAP Parties Objet Parquet d’origine Suite donnée Obs.
017 O1/02 0049 MP et PC Lésions Parquet près le Dossier classé sans Dossier
transmis
/2025 contre corporelles TRIPAIX de suite par AT côté et
à l’OMP
KALALA involontaires Kinshasa/MATET paraphé de 1 à 16 ce KMM
articles 52 et E 12/02/2021
56 CPLII
[Link] d’Amende Transactionnelle :
N° Date de N° Référenc Identité de Prévention Montant Suite donnée Obs.
d’ordre réceptio RAT e PV l’inculpé AT
n
023 01/03/20 2101 RMP081 Raissa Grivèlerie, 250 000 Dossier Dossier
transmis
25 234 MULENDA article 102 FC classé sans
à
bis CPLII suite par AT, l’OMP
-C-
côté et KMM
Commerçant paraphé de 1
e à 11 du
15/08/2025
[Link] des Affaires Communiquées au Ministère Public par les
Juridictions :
N° Date N° RACJ Parties Objet Date de sortie Suite donnée Obs.
d’ordre réception
05 02/04/2025 RC10789 Joel Dommages Dossier Dossier Dossier
RAMAZANI et intérêts retourné le retourné le transmis
contre Leo 12/04/2025 12/04/2025 à l’OMP
KATEKE KMM
[Link] d’Information :
N° DI N° RI Identité Prévention ou Suite réservée Obs.
nationalité objet
profession
05 10/03/2 01271K LIKASI Loic Escroquerie, Dossier classé sans Dossier transmis à
025 TL article 98 suite pour l’OMP KMM
CPLII insuffisance des
charges, côté et
paraphé de 1 à 22 ce
31/03/2025
[Link] de Tutelle
N° Date N° RT Objet Suite donnée Obs.
d’ordre réception
013 01/04/2025 15607TKL Désignation Saisine du TGI Dossier
d’un tuteur Kinshasa/GOMBE transmis à
ce 17/04/2025 l’OMP KMM
L’instruction du dossier
L’instruction a pour objet la recherche de la vérité sur les faits dénoncés et
éventuellement sur les personnes autour de ces faits. La phase de
l’instruction comprend deux parties : la phase pré-juridictionnelle qui se
passe au niveau des OPJ, IPJ et OMP ; et la phase juridictionnelle qui se
passe en pleine audience. L’instruction menée au niveau du Parquet (pré-
juridictionnelle) est aussi appelée système inquisitorial.
Le Magistrat reçoit les dossiers pour instruction sur base d’un registre ou
cahier de
transmission. Dès qu’il réceptionne un dossier, il l’enregistre directement
dans le registre concerné et ce, selon la nature des faits.
NB : Nous devons signaler que l’OPJ intervient dans l’instruction sur base
de
l’ordonnance-Loi du 03 mars 1978.
1. Les pouvoirs communs des Officiers de Police Judiciaire, des
inspecteurs de Police Judiciaire et des Magistrats « Article 11
CPP »
❖ L’établissement des procès-verbaux de constat ;
❖ L’établissement des procès-verbaux de comparution ;
❖ Les saisies.
2. Les pouvoirs susceptibles de délégation
Ce sont les pouvoirs que le Ministère Public peut déléguer à l’OPJ ou à
l’IPJ aux fins que celui accomplisse les taches que lui pouvait faire. Ces
pouvoirs peuvent être exercés par l’OPJ que dans deux cas :
Premier cas : soit en cas d’infraction flagrante ou de celle réputée telle ;
Deuxième cas : soit en cas de délégation expresse et écrite du Ministère
Public ;
Sous les ordres de l’OMP, les IPJ et/ou OPJ exercent dans les limites de ses
compétences les pouvoirs et attributions déterminés. Hormis les pouvoirs
communs, ces derniers peuvent, dans le cadre de la recherche de la vérité
et avec l’autorisation du Ministère Public, procéder aux actes suivants :
❖ Le pouvoir d’enquête ; Les visites domiciliaires et perquisitions ;
❖ La fouille ou perquisition corporelle ; La saisie de la correspondance
❖ La réquisition à expert ; L’autopsie et exhumation des cadavres
3. Les pouvoirs non susceptibles de délégation
Ce sont les pouvoirs que l’OPJ ne peut en aucun cas exercer, ils relèvent
de la compétence exclusive de l’OMP. Ces pouvoirs sont à titre illustratif :
❖ La condamnation du témoin récalcitrant ;
❖ La direction de la Police Judiciaire ;
❖ La fixation du dossier au Tribunal
❖ L’inspection et la surveillance des lieux carcéraux
A la fin de l’instruction, le Magistrat instructeur dresse un rapport au
Procureur de la République en vue de définir le sort du dossier.
Le contenu du contenu du rapport à adresser au Procureur de la
République
L’OMP, après toute audition ou instruction, est tenu de présenter un
rapport à son chef d’office. Ce rapport contient les éléments substantiels
suivants :- Le numéro du dossier ;-Le nom de l’inculpé ;- La prévention ;-
Le résumé des faits ;- La réaction de l’inculpé ;- La discussion des faits en
Droit ;- La position du Magistrat.
Dans son rapport, le Magistrat peut proposer au Procureur de la
République : la mise en détention préventive ou la relaxation ou encore la
main levée de la détention ou le mandat
d’élargissement et/ou la liberté provisoire de l’inculpé.
La Détention.
Si, à l’issue d’une audition, le Magistrat a la conviction que l’infraction est
établie en fait tout comme en Droit, il fait un rapport au Procureur et
sollicite par la même occasion le placement de l’inculpé sous Mandat
d’Arrêt Provisoire « MAP » et cela conformément aux prescrits des articles
27 et 28 du CPP, notamment :
- L’existence des indices sérieux de culpabilité ; exemple : Retrouver
un objet volé entre les mains d’une personne.
- L’infraction doit être réprimée par la Loi d’une peine de six mois de
servitude pénale, au moins ;
- L’identité inconnue ou douteuse de l’inculpé ; exemple : lorsque
l’inculpé ne veut pas dire son nom ou porte sur lui plusieurs cartes
d’identité avec des identités différentes ;
- La fuite à craindre de l’inculpé.
Ainsi, le MAP contient les mentions suivantes :
1. Le numéro du dossier ;
2. La date d’arrestation (DA) ;
3. Le nom du Magistrat instructeur ;
4. L’identité complète de l’inculpé ;
5. La prévention avec l’article qui incrimine ces faits ;
6. Le motif d’arrestation qui peut être soit : la fuite à craindre, identité
douteuse, les raisons liées à la sécurité, les faits grave, les indices
sérieux de culpabilités, etc. ;
7. La date et la signature du Magistrat.
Le MAP a une validité de 5 jours (article 28 du CPP). A l’expiration de ce
délai, l’inculpé sera présent en chambre de conseil devant les 3 juges du
Tribunal de Paix en audience à huis clos pour obtenir une ordonnance de
détention préventive «ODP », cette ordonnance a une validité de 15 jours,
en vertu de l’article 31 du CPP. A l’expiration de ce délai, l’OMP peut, s’il
estime qu’il n’a pas encore finit son instruction, présenter à nouveau
l’inculpé en chambre de conseil pour une ordonnance de confirmation «
OC », elle a un délai de 30 jours et est renouvelable 3 fois. Au cas où l’OMP
estimerait continuer avec l’instruction, cette fois-là, il demande l’OC
devant les juges qui connaitront de l’affaire en audience ordinaire. Mais,
ces derniers peuvent accorder à l’inculpé la liberté provisoire, à la
condition de déposer entre les mains du greffier à titre de cautionnement
une somme d’argent et en plus de respecter les restrictions qui lui seront
imposées, conformément à l’article 32 du CPP.
NB : Les documents à emmener dans la chambre de conseil sont le
rapport au Procureur du Magistrat instructeur et les différentes pièces de
détention.
§2 : Sous fardage et/ ou cotation du dossier judicaire
Un dossier est considéré comme un tout composé de plusieurs sous farde.
Sous farder consiste à classer les différentes pièces selon leur nature. Elles
sont cotées et paraphées. Lorsqu’une farde manque, elle est remplacée
par celle qui suit. Le sous fardage suit l’ordre suivant :
1. S/FI : contient l’extrait du casier Judiciaire par principe. Cependant, suite
aux difficultés que connait l’administration Judiciaire, la plupart de
congolais ne possède pas leur extrait du casier Judiciaire. C’est pourquoi
cette sous farde est souvent réservée à la lettre plainte ;
2. S/FII : elle est composée des PV d’audition de l’OPJ ;
3. S/FIII : elle est composée des PV d’audition de l’OMP ;
4. S/FIV : elle contient les pièces de détention. C’est notamment les PV de
saisie de prévenu, MAP, l’ODP, l’OC, l’OMLP (ordonnance de mise en liberté
provisoire), l’OML (ordonnance de main levée), ME (mandat
d’élargissement)
5. S/FV : elle contient les pièces de procédure : Mandat de comparution,
différentes formes de réquisition, commission rogatoire, mandat d’amener,
mandat de prise de corps, mandat de perquisition, avis de signalement,
avis de recherche, etc.
6. S/FVI : elle est composée des pièces à conviction. C’est notamment la
décharge, facture, acte de reconnaissance, règlement à l’amiable,
quittance, recommandation etc…… ;
7. S/FVII : elle est composée du dossier administratif (D.A) constitué du
double des pièces et les invitations c.-à-d. du double du dossier Judiciaire :
les copies de la S/FI – S/FVI, ajouté aux lettres de la hiérarchie, de
demande en liberté provisoire ou de tout autre lettre des parties (rapport
au Procureur également), les lettres d’autre autorité politico-
administrative ainsi que les invitations. En principe le (D.A) est coté et
paraphé en se référant aux numéros que porte le dossier original.
§3. Le classement sans suite
Le classement sans suite est une décision administrative et non Judiciaire.
C’est une note dans laquelle l’OMP explique les raisons pour lesquelles il a
opté pour ladite décision.
Il existe 2 motifs pour lesquels un Magistrat peut classer une affaire sans
suite : nous avons d’une part les motifs péremptoires et d’autre part les
motifs non péremptoires.
1. Les motifs péremptoires
Sont ceux qui mettent fin à une affaire et/ou poursuite dans le cadre de
l’instruction. Parmi eux nous citons :
❖ La prescription de l’action publique en vertu de l’article 24 du Code
Pénal Livre Ier ;
❖ L’extinction de l’action publique ;
- L’abrogation de la Loi pénale, conformément au principe «Nullum
crimen nulla
poena sine lege.» ;
- Le jugement coulé en force de chose jugée ;
- Le jugement qui a acquis l’autorité de la chose jugée ;
- La mort du prévenu ;
- Désistement de la victime pour les infractions d’adultère, Droit
d’auteur et de grivèlerie ;
- Amnistie ;
- Purger la peine.
2. Les motifs non péremptoires
- Les faits non établis : c’est-à-dire l’un des éléments constitutifs fait
défaut ;
- Le fait bénin : les faits sont établis en faits comme en Droit
cependant le préjudice est minime ;
- Les faits non imputables : ces faits sont invoqués dans 2 cas, en cas
de la démence ou la minorité d’âge de 14 ans ;
- Le fait non infractionnel : lorsque les faits ne sont pas
constitutifs d’infractions ;
- Le fait civil : c’est-à-dire les faits sont régis par la procédure civile ;
- Inopportunité des poursuites : ce motif est invoqué lorsque
l’infraction est établie mais il existe une ou plusieurs causes
déterminantes qui imposent l’interruption de l’instruction :
· La relation entre les parties ;
· Le désistement de la victime ;
· La réparation du préjudice ;
· Le manque d’intérêt de la victime, etc.
- Double emploi : il y a double emploi lorsque deux Magistrats sont
saisis par la même partie et pour un même fait. Le Magistrat le
moins avancé dans l’instruction classe pour double emploi. Il y a
aussi double emploi lorsque le Tribunal est saisi au même titre que le
Magistrat instructeur, pour les mêmes faits et par la même partie.
Dans ce cas, l’OMP classe son dossier au profit du Tribunal.
- Insuffisance de charges : on fait appel à ce motif lorsqu’après les
enquêtes menées, on n’arrive pas à réunir les preuves.
- Vétusté des faits : ce sont des vieux faits qui ne permettent pas à
l’OMP de réunir les éléments nécessaires à l’établissement de
l’infraction. Exemple : une fille qui a été violé en 2010 et se plaint en
2013, les preuves du viol auront disparu.
- Difficultés d’atteindre l’inculpé : le Ministère Public se trouve dans
l’impossibilité matérielle de retrouver l’inculpé.
Quid de la Requête aux fins de fixation de date d’audience ?
La requête est un acte par lequel le Ministère Public (le ProRép) saisit le
président des cours et tribunaux, lequel à son tour désigne une chambre
qui connaîtra de l’affaire à travers une ordonnance de fixation, il fixe par la
même occasion la date de l’audience.
La chambre est saisie par la citation à prévenu et la notification de date
d’audience à l’égard des parties civiles.
Le Tribunal de commerce est saisi sur pied de l’article 19 al. 04 de la Loi
n°002-2001 portant création, organisation et fonctionnement de tribunaux
de commerce.
Pour les tribunaux pour Enfant, l’OMP saisit le président de la juridiction
par la lettre transmission qui accompagne l’enfant en conflit avec la Loi et
le Tribunal est saisi par la notification de date d’audience. Le port de la
toge n’est pas admis pendant ces audiences.
Les mentions substantielles de la requête :
a. Le nom de la juridiction saisie ;
b. Le numéro du dossier ;
c. L’identité complète du prévenu et la situation carcérale, c’est-à-dire
déterminé si le prévenu est en liberté, en liberté provisoire ou en
détention préventive ;
d. La prévention (libellé en Droit et en espèce) ;
e. Le texte légal.
Quid Réquisitoire ?
Après avoir instruit un dossier et avant de l’avoir envoyé en fixation, le
Magistrat instructeur rédige son réquisitoire pour permettre au Magistrat
audiencier de requérir convenablement.
Dans le réquisitoire, le Ministre Public donne sa position par rapport aux
faits infractionnels mis à charge de l’inculpé. Normalement, la position du
Magistrat est la réprimande à infliger à l’inculpé. En principe, le Magistrat
audiencier ne peut pas requérir l’acquittement car le Magistrat instructeur
envoie le dossier en fixation que lorsque l’infraction est établie et que les
faits sont imputables à l’inculpé.
Le réquisitoire comprend quatre parties et une conclusion qui sont :
- L’identité du prévenu ;- Prévention légale ;- Résumé succinct des faits ;-
Discussion en Droit Dans la dernière partie, le Ministère Public procède à
l’analyse des faits en les comparants aux éléments constitutifs de
l’infraction. Sinon, dans la conclusion, l’OMP propose la peine c'est-à-dire
la servitude pénale et/ou une amende.
SECTION 2 : LES ACTIVITES DU MINISTERE PUBLIC EN DEHORS DE
SON CABINET
Le Ministère Public exerce plusieurs activités en dehors de son cabinet.
C’est notamment l’assistance aux audiences, les descentes et procédés
aux inspections tant des amigos que de la prison.
§1. De l’assistance aux audiences
Pendant notre stage, nous étions obligés d’accompagner notre encadreur
aux audiences, ce qui nous a permis de comprendre et de maitriser la
pratique Judiciaire.
Au sein du Parquet près le Tribunal de Grande Instance de
Kinshasa/Gombe, il y a un roulement établi généralement chaque dernier
jeudi, à défaut dernier vendredi du mois dans lequel on détermine le nom
des Magistrats qui devront assister aux audiences. Dans le roulement, il
est indiqué la juridiction et le jour. Ce roulement prévoit des Magistrats
auprès de sept juridictions qui sont notamment :
1. Le Tribunal de paix de Kinshasa/GOMBE
2. Le Tribunal de paix de Kinshasa/NGALIEMA
3. Le Tribunal Grande Instance de Kinshasa/GOMBE
4. Le TRICOM ou Tribunal de commerce de Kinshasa/GOMBE
5. Le Tribunal du travail de Kinshasa/GOMBE
6. Le Tribunal pour Enfant de Kinshasa/GOMBE
7. Le Tribunal pour Enfant de Kinshasa/NGALIEMA
Principalement les deux Tribunaux de paix siègent en chambre du conseil
au premier degré chaque Mardi et Jeudi devant trois juges et Tribunal de
Grande Instance au deuxième degré chaque lundi et vendredi pour statuer
sur la détention préventive.
-L’audience ordinaire : est celle qui se passe au siège du Tribunal. Les
audiences ordinaires sont soit pénales soit civiles.
- l’audience foraine : se tient hors du siège du Tribunal, c.-à-d. le Tribunal
se déplace de son siège à un lieu et elle est soit pénale soit civile. Cfr les
articles 45 à 48 de la Loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013.
En matière pénale :
Le MP siège toujours comme partie principale. Il reste le maître du procès.
Il intervient à tout moment par voie d’avis soit par voie de réquisitoire. Il
instruit à charge et à décharge.
a. Par voies d’avis : lorsqu’il y a une question de fond ou de forme
soulevée à l’audience, le MP donne sa position quant à ce.
b. Par voies de réquisitoire : le Ministère Public donne sa position par
rapport aux faits mis à charge de l’inculpé. Néanmoins, le Tribunal de
Commerce est saisi sur pied de l’article19 al. 04 de la Loi002-2001 portant
création, organisation et fonctionnement des Tribunaux de commerce qui
dispose : « En matière pénale, le Tribunal de commerce est saisi
conformément aux règles de la procédure pénale en vigueur, soit par
requête du Ministère Public, soit par la citation directe ».
En matière civile : le Magistrat du Ministère Public y siège en tant que
partie jointe car les dossiers civils sont une œuvre des parties. Mais, le MP
devient partie principale en cette matière lorsqu’il agit au nom des
incapables et de l’Etat. A ce titre, il intervient par voie d’avis et cela
conformément aux prescrits de l’article 69 de la Loi organique n°13/011-B
du 11 Avril 2013 portant code d’organisation, fonctionnement et
compétence des juridictions de l’ordre Judiciaire, cet avis est obligatoire
dans certains cas. Un délai de 30 jours accordé au MP pour son avis écrit
et cela en obtenant le dossier sollicité en communication.
En outre, il agit par voie d’avis, veille au respect et à l’ordre Public
pendant l’audience, tel que prévu par la procédure civile. Soit il donne ses
avis sur le banc soit il demande le dossier en communication pour le
donner par écrit dans un délai de 15 jours conformément à l’article 12 de
la Loi 002-2001 portant création, organisation et fonctionnement des
Tribunaux de commerce et l’article 32 al. 02 de la Loi 016-2002 portant
création, organisation et fonctionnement des Tribunaux de Travail.
Quid des mentions substantielles d’un avis :
1° Noms des parties ;
2° Faits et rétroactes (Résumé succinct des faits de la cause en relevant
les prétentions du demandeur ainsi que la position du défendeur) ;
3° La discussion en Droit ;
A. La forme : consiste à se rendre compte des conditions liés à la
recevabilité de l’action.
B. Le fond : c’est la discussion en Droit proprement dite ; l’OMP discute des
notions de Droit par rapport aux faits soumit au Tribunal. Puis, il donne sa
conclusion.
§2. La descente sur les lieux
Il y a certains cas ou certains dossiers où le Magistrat instructeur est
obligé d’effectuer une descente sur le lieu des faits aux fins de procéder
au constat soit à la reconstitution des faits.
Généralement et par principe, le Ministère Public effectue des descentes
sur le lieu soit lui-même accompagné d’un IPJ et/ou OPJ pour que ce
dernier dresse les différents actes de procédure soit par une délégation de
pouvoir ; il donne un devoir à l’OPJ ou l’IPJ qui, après quoi, va lui faire
rapport. Ex : En cas d’un corps inerte trouvé dans la rue, le Ministère
Public étant sur place peut ordonner la levée du corps au terme de son
enquête, tout en établissant un PV de constat.
§3. Inspection
1. La Prison
La prison étant un lieu carcéral, les Magistrats sont appelés, de par
l’article 28 de l’ordonnance n°344 du 7 septembre 1965 relative au régime
pénitentiaire qui confère cette prérogative au Magistrat du Parquet, au
début de chaque mois de visiter la prison centrale du ressort, les prisons
des sous-régions (districts), les maisons d’arrêts y annexées et les camps
de détention. Il vérifie les registre d’écrou, les registres d’hébergement et
s’assure qu’aucune personne arrêtée n’est retenue au-delà du temps
nécessaire pour être conduite devant l’autorité Judiciaire compétente.
Mais, nous n’avions pas eu la chance d’accompagner notre encadreur pour
cette fin au motif que pendant notre période, il n’était pas programmé. Ils
le font sous la supervision du Procureur Général près la Cour d’Appel et du
Procureur Général près la Cour de Cassation. Lesquels, du reste, reçoivent
un rapport y relatif.
2. Les Amigos
Pendant notre stage, nous n’avions eu la chance d’accompagner les
Magistrats lors des inspections des amigos. L’inspection faite sous la
supervision d’un premier substitut. Les Magistrats procèdent à la
vérification de la régularité de la garde à vue et du manque d’abus des
Officiers de Police Judiciaires en ce qui concerne le traitement des dossiers
Judiciaires. Ils contrôlent aussi l’aspect hygiénique du cachot ainsi que les
installations sanitaires d’une part et la tenue des registres d’écrou et
registres des OPJ d’autre part. Les Magistrats vérifient aussi le nombre
d’OPJ affectés à la garde des amigos.
CONCLUSION
Le stage est une étape essentielle à la formation des juristes compétents.
Durant cette période les étudiants acquièrent les expériences pratiques
nécessaires pour appréhender le domaine dans lequel ils se lancent, les
permettant d’apprivoiser le milieu professionnel, les exigences de
travail ,les avantages et contraintes du futur métier qu’ils espèrent
exercer.
L’objectif même du stage est l’acquisition des connaissances et
expériences pratiques.
Notre choix était porté vers le Parquet près le Tribunal de Grande Instance
de Kinshasa Gombe pour son emplacement qui permettait de jouir des
affaires interessantes, de la qualité des encadreurs qui sont réputés pour
être connaisseurs avérés en matière juridique.
Notre stage a débuté le 09 janvier 2025 et s’est achevé le 14 février 2025, durant cette
période, nous avons mis en pratique les connaissances théoriques
apprises en cours développant ainsi nos compétences professionnelles.
Nous nous sommes familiarisés aux activités judiciaires grâce aux
occasions offertes de participer aux audiences ,nous avons appris à écrire
un Procès Verbal (PV), à manier l’art de l’interrogatoire en rédigeant des
questions à poser aux prévenus et grâce aux explications claires et
limpides de notre encadreur et différents magistrats désireux de partager
leur savoir ,nous avons compris certaines techniques pour mieux exercer
leur métier d’avocat ou magistrat.
En dépit de tout ce que nous avons appris nous sommes restés à notre soif
car nous n’avons pu visiter les prisons ,les amigos ,classer les dossiers…
Notre rapport de stage comprend deux parties essentielles ,la première
porte sur la présentation du Parquet près le Tribunal de Grande Instance
de Kinshasa /Gombe où il à été essentiellement question de la situation
géographique du parquet ainsi que son organisation et son
fonctionnement et le Deuxième se concentre sur les activités du Ministère
public dans son cabinet où nous avons parlé l’instruction d’un dossier
Judiciaire, du Sous fardage et cotation du dossier judiciaire et du classement sans suite
ensuite nous nous sommes intéressés aux activités du Ministère Public en
dehors de son bureau où il a été question de l’assistance aux audiences,
de la descente sur les lieux et de l’inspection
En ce qui s’agit des critiques nous avons majoritairement des critiques
positives car nous sommes ressortis de cette période de stage riches de
connaissances tant théoriques que Pratiques. Nous conseillons aux futurs
stagiaires de respecter les règles et instructions imposées au Parquet ,
d’être à l’heure et de veiller à garder un accoutrement décent et
adapté ,c’est en respectant ces préalables qu’ ils passeront un excellent
moment de stage.