Cours Optique L1 BGM 2024 Complet
Cours Optique L1 BGM 2024 Complet
OPTIQUE GEOMETRIQUE ET
INTRODUCTION A
L’OPTIQUE PHYSIQUE
Dr SORO P. Adama
Maître de Conférences
SOMMAIRE
Pages
Dans ce chapitre, nous nous proposons d’énoncer les principes et les lois simples qui
sont à la base de l’optique géométrique. Dans ce cas, nous représentons la
propagation de l’énergie lumineuse par des rayons lumineux. À aucun moment, nous
ne prenons en compte la nature physique de la lumière.
I – PRINCIPE DE FERMAT
I - 1. Chemin optique
Soient deux points A et A’ situés sur le même rayon lumineux. Soit un élément d’arc
dS compté sur ce rayon lumineux et soit n l’indice de réfraction du milieu de
propagation au voisinage de dS.
Le trajet suivi par la lumière entre deux points situés sur un même rayon lumineux est
indépendant du sens de propagation de la lumière entre ces deux points.
Ces lois, découvertes expérimentalement par le savant arabe Ibn Sâhl au Xème siècle
et retrouvées par l’allemand Snell et le français Descartes au XVIIème siècle,
caractérisent le comportement d’un rayon lumineux rectiligne à l’interface entre deux
milieux transparents, homogènes et isotropes. On constate expérimentalement qu’un
faisceau lumineux se scinde généralement en deux lorsqu’il arrive sur un dioptre (une
interface entre deux milieux) : une partie de l’énergie lumineuse du faisceau est
transmise (ou réfractée) tandis que l’autre est réfléchie. Dans le cas d’une vitre, environ
96% de l’énergie lumineuse est transmise.
Définitions : On appelle :
o Point d’incidence, le point où le rayon incident rencontre la surface
réfléchissante ;
o Plan d’incidence, le plan contenant le rayon incident et la normale à la surface
réfléchissante au point d’incidence ;
o Angle d’incidence, l’angle que fait le rayon incident avec la normale à la surface
réfléchissante au point d’incidence ;
o Angle de réflexion, l’angle que fait le rayon réfléchi avec la normale à la
surface réfléchissante au point d’incidence.
o Les définitions du point d’incidence et du plan d’incidence sont les mêmes que
pour la réflexion.
o Les milieux de propagation que nous supposerons homogènes et isotropes sont
𝑐 𝑐
caractérisés par leurs indices de réfraction n et n’, respectivement égaux à 𝑣 et 𝑣, , c
étant la célérité de la lumière dans le vide, v la vitesse de propagation de la lumière
dans l’un des milieux et v’ la vitesse de propagation de la lumière dans l’autre milieu.
L’angle d’incidence i peut prendre toutes les valeurs comprises entre 0° et 90°. La
valeur prise par l’angle de réfraction i’ est liée à celles des indices n et n’et de l’angle
d’incidence i. Deux types de situations peuvent apparaître selon que n < n’, le
deuxième milieu est plus réfringent que le premier et n > n’, le deuxième milieu est
moins réfringent que le premier.
On a :
𝑛𝑠𝑖𝑛𝑖 = 𝑛′ 𝑠𝑖𝑛𝑖 ′ ⟹ 𝑠𝑖𝑛𝑖 > 𝑠𝑖𝑛𝑖 ′ ⟹ 𝑖 > 𝑖′
Si un rayon lumineux rencontre un milieu plus réfringent avec un angle d’incidence i,
l’angle de réfraction i’ (plus petit que i) existe toujours, mais ne dépasse pas une valeur
limite appelée angle de réfraction limite. Cette limite donnée pour i = 90°, est définie
par la relation :
𝑛
sin 𝑖′𝑚𝑎𝑥 = < 1.
𝑛′
Considérons la propagation d’un rayon lumineux de l’air (n = 1) vers le verre (n’ = 1,5).
On a la relation :
𝑠𝑖𝑛𝑖 = 1,5𝑠𝑖𝑛𝑖′
Pour certaines valeurs de i, on obtient le tableau suivant :
0 0
10 6,65
20 13,18
30 19,47
40 25,37
50 30,71
60 35,26
70 38,79
80 41,04
90 41,81
Pour i = 90°, on a i’ = 41,81°. Cette valeur est alors celle de l’angle de réfraction limite.
On a :
𝑛𝑠𝑖𝑛𝑖 = 𝑛′ 𝑠𝑖𝑛𝑖 ′ ⟹ 𝑠𝑖𝑛𝑖 < 𝑠𝑖𝑛𝑖 ′ ⟹ 𝑖 < 𝑖′
Considérons un rayon lumineux rencontrant un milieu moins réfringent avec un angle
d’incidence i. L’angle de réfraction i’ (plus grand que i) n’existe plus pour une incidence
supérieure à la valeur limite fixée par la relation :
𝑛′
sin 𝑖𝑐 =
𝑛
L’angle d’incidence ic est obtenu pour une réfraction i’ = 90°.
Soit la propagation de la lumière du verre (n = 1,5) vers l’air (n’ = 1). On a la relation :
1,5 𝑠𝑖𝑛𝑖 = 𝑠𝑖𝑛𝑖′
Pour certaines valeurs de i, on obtient le tableau suivant :
0 0
10 15,10
20 30,87
30 48,59
40 74,62
41,81 90
50 Impossible
60 Impossible
70 Impossible
80 Impossible
90 Impossible
Pour tout angle d’incidence i ≤ 41,81°, on a une réfraction. Mais pour i > 41,81°, on a
le phénomène de réflexion totale. L’angle ic = 41,81° est appelé angle critique ou
angle d’incidence limite pour avoir une réfraction.
Si l’angle d’incidence i est petit, on peut confondre la fonction sinus avec la valeur de
l’angle exprimée en radians. Il en est alors de même pour l’angle de réfraction i’. On
rappelle qu’au premier ordre, sini ≈ i et cosi ≈ 1 ; on a de même sini’ ≈ i’ et cosi’ ≈ 1.
Le tableau suivant teste l’approximation des petits angles en termes d’erreur relative :
i(°) 0 10 20 30 40 50 60 90
𝑖 𝑛′
=
𝑖, 𝑛
Les angles dans ce cas doivent être exprimés en radians.
Un cube de verre placé dans l’air, a un indice de réfraction n = 1,5. Un rayon lumineux
entre par la face supérieure obliquement et frappe le côté du cube. La lumière émerge-
t-elle de ce côté ? (Justifiez votre réponse).
I – DEFINITIONS
I – 1. Objet
On appelle objet, la source de lumière qui émet les rayons lumineux sur le système
optique.
I - 2. Système optique
On appelle système optique, l’ensemble d’un certain nombre de milieux transparents,
en général homogènes et isotropes, séparés par des surfaces réfractantes (dioptres)
ou réfléchissantes (miroirs).
Les systèmes utilisés sont souvent centrés, c'est-à-dire qu’ils possèdent un axe de
symétrie commun. On distingue trois catégories de systèmes :
o Les systèmes dioptriques qui sont constitués de dioptres dans lesquels un
rayon ne peut subir que des réfractions ;
o Les systèmes catadioptriques qui contiennent au moins un miroir, un rayon
incident pouvant subir des réfractions et des réflexions ;
o Les systèmes catoptriques qui ne contiennent que des surfaces
réfléchissantes appelées miroirs.
Pour un système dioptrique, l’espace image virtuelle est en avant et l’espace image
réelle est donc en arrière. (Voir figure ci-dessous).
Dans les deux cas, l’espace objet réel est en avant et l’espace objet virtuel est en
arrière.
o Une image est dite réelle si elle est située dans l’espace image réelle ; elle est
alors formée par l’intersection des rayons physiques issus de l’objet A. Elle peut
être obtenue sur un écran.
o Une image est virtuelle si elle est formée par l’intersection des prolongements
de rayons physiques. Dans ces conditions, elle se trouve dans l’espace image virtuelle.
Une telle image ne peut être obtenue sur un écran.
II – STIGMATISME
II - 2. Stigmatisme rigoureux
II – 2-1. Définition
Un système optique est dit rigoureusement stigmatique pour le couple de points (A,
A’) si tous les rayons issus de A passent par A’ après avoir traversé le système.
Les points A et A’ sont dits conjugués par rapport au système.
On montre que pour qu’il en soit ainsi, il faut et il suffit que le chemin optique en A et
A’ soit constant.
Ceci constitue la condition de stigmatisme rigoureux. Elle est valable quelle que soit la
nature de l’objet A et de l’image A’.
II – 3. Stigmatisme approché
II – 3-1. Définition
Le système centré (S) réalise le stigmatisme approché pour tous les points de l’axe
optique à condition que les rayons émis soient paraxiaux (angles petit).
On montre que dans ces conditions le chemin optique entre A et A’ est sensiblement
égal à une constante.
III – APLANÉTISME
Le système est dit aplanétique pour A et A’ si, étant rigoureusement stigmatique pour
A et A’, il est rigoureusement stigmatique pour B et B’. A et B sont situés dans un
plan de front perpendiculaire à l’axe optique.
A et A’ sont deux points de l’axe pour lesquels le système centré (S) est
rigoureusement stigmatique. A et A’ sont conjugués. Ce qui signifie que (AA’) = cste.
B et B’ sont deux points très proches de A et A’ respectivement, et situés dans les
plans perpendiculaires à l’axe en A et A’ (plans de front). B et B’ sont conjugués. Ce
qui signifie que (BB’) = cte.
(𝐵𝐵 ′ ) − (𝐴𝐴′ ) = [(𝐵𝐼) + (𝐼𝐼 ′ ) + (𝐼 ′ 𝐵 ′ )] − [(𝐴𝐼) + (𝐼𝐼 ′ ) + (𝐼 ′ 𝐴′ ] = 𝑐𝑡𝑒
𝑛𝑢 ⃗⃗⃗⃗ − ⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝐵𝐼 𝐴𝐼 ) + 𝑛′ ⃗⃗⃗
𝑢′ (𝐼⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝐵 ′ − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐼 ′ 𝐴′ ) = 𝑐𝑡𝑒
𝐵𝐴 + 𝑛′ ⃗⃗⃗
⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑛𝑢 𝑢′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴′𝐵′ = 𝑐𝑡𝑒
𝐵𝐴 = 𝐴𝐵 = 𝐴𝐵 𝑒𝑡 𝐴′ 𝐵 ′ = 𝐵 ′ 𝐴′ = −𝐴′𝐵′
𝐴𝐵 sin 𝛼 + 𝑛′ ̅̅̅̅̅̅
−𝑛 ̅̅̅̅ 𝐴′𝐵′ sin 𝛼′ = 𝑐𝑡𝑒
Finalement :
𝐴𝐵 sin 𝛼 = 𝑛′ ̅̅̅̅̅̅
𝑛 ̅̅̅̅ 𝐴′𝐵′ sin 𝛼′
C’est la condition d’aplanétisme (ou condition d’Abbe ou condition des sinus).
a) La condition d’aplanétisme ne stipule rien sur les angles et ' : ils peuvent prendre
des valeurs élevées. Elle stipule seulement que AB et A’B’ sont petits.
b) Si les rayons sont paraxiaux, sin≈, sin’≈ ’ et la condition d’Abbe devient :
𝐴𝐵 𝛼 = 𝑛′ ̅̅̅̅̅̅
𝑛 ̅̅̅̅ 𝐴′𝐵′ 𝛼′
Correspondant à la relation de Lagrange-Helmholtz.
Ces conditions permettent d’obtenir une image convenable d’un objet et traduisent le
stigmatisme approché dans un petit volume. Elles sont les suivantes :
o L’objet doit être plan, perpendiculaire à l’axe, de petites dimensions ;
o Il ne doit envoyer sur le système que des rayons paraxiaux.
L’image obtenue dans ces conditions est de bonne qualité, plane, perpendiculaire à
l’axe et centrée sur l’axe.
EXERCICE D’APPLICATION
I – MIROIR PLAN
I - 1. Définition
Un miroir plan est une surface plane capable de réfléchir la quasi-totalité de la lumière
qu’elle reçoit, quel que soit l’angle d’incidence.
I - 2. Etude du stigmatisme
I - 3. Déplacements du miroir
I - 1.1. Translation
Or,
𝐻1 𝐴 = −𝐻1 𝐴1
𝑒𝑡 𝐻2 𝐴2 = −𝐻2 𝐴 = 𝐻1 𝐻2 + 𝐴𝐻1
𝐴1 𝐴2 = 𝐻1 𝐴 + 𝐻1 𝐻2 + 𝐻1 𝐻2 + 𝐴𝐻1
𝐴1 𝐴2 = 2 𝐻1 𝐻2
𝐴1 𝐴2 = 𝐴1 𝐻1 + 𝐻1 𝐻2 + 𝐻2 𝐴2
Université de Man Prépa 1 GM / TC BGM Page 14
Lorsque le miroir se translate, l’image se déplace dans le même sens d’une longueur
double.
I - 1.2. Rotation
On a : OA = OA1 et OA = OA2.
Donc OA = OA1 = OA2, ce qui signifie que les points A, A1, A2 appartiennent au même
cercle de rayon OA. L’angle 𝐴̂ 1 𝑂𝐴2 = 𝛽 est l’angle au centre qui intercepte le même
arc que l’angle inscrit (𝐴̂
1 𝐴𝐴2 = 𝜃).
Donc : 𝛽 = 2 𝜃
Lorsque le miroir tourne d’un angle 𝜃 autour d’un point O, le rayon réfléchi tourne de
2𝜃 dans le même sens.
II − DIOPTRE PLAN
II - 1. Définition
II - 2. Etude du stigmatisme
A est réel ; A’ est virtuel. A’ est l’image de A et se situe sur l’axe (AH), H étant le projeté
orthogonal de A sur le dioptre plan.
Les seuls cas de stigmatisme rigoureux du dioptre plan sont ceux des points à l’infini
et sur la surface de séparation des deux milieux.
Remarques :
𝐴𝐴′ = 𝐴𝐻 + 𝐴𝐻′
Comme,
𝑛1 𝑛2 𝑛2
= ⇒ 𝐻𝐴′ = 𝐻𝐴
𝐻𝐴 𝐻𝐴′ 𝑛1
Ainsi,
𝑛2 𝑛2
𝐴𝐴′ = 𝐴𝐻 + 𝐻𝐴 = 𝐴𝐻 (1 − )
𝑛1 𝑛1
EXERCICE D’APPLICATION
I - 1. Définition
I - 2. Etude du stigmatisme
Considérons un point objet A et son image A’ donnée par le dioptre sphérique ci-
dessous :
𝐶𝐴 𝐼𝐴 𝐼𝐴 𝑠𝑖𝑛𝑖
= = ⟹ 𝐶𝐴 = 𝐼𝐴 (1)
𝑠𝑖𝑛𝑖 sin (𝜋 − 𝜔) 𝑠𝑖𝑛𝜔 𝑠𝑖𝑛𝜔
Au point d’incidence I, on a :
𝑛𝑠𝑖𝑛 = 𝑛′𝑠𝑖𝑛𝑖′
Le stigmatisme rigoureux est réalisé pour les points du dioptre, ainsi que pour le centre
C. Les autres points stigmatiques éventuels doivent satisfaire à la relation (4) quel que
soit le point I.
On montre que le stigmatisme est rigoureux pour les points objet-image (A et A’) tels
que :
𝑛 𝑛′
𝐶𝐴′ = − 𝐶𝑆 𝑒𝑡 𝐶𝐴 = − 𝐶𝑆
𝑛′ 𝑛
Les deux points A et A’ sont appelés points de Weierstrass (ou points de Young). Ils
sont de natures opposées. Sur chaque diamètre du dioptre il existe un couple de points
de Weierstrass.
Pour la plupart des couples de points objet-image, le stigmatisme n’est donc pas
rigoureux. L’étude se fait dans les conditions du stigmatisme approché (conditions de
Gauss). Ainsi, pour des rayons paraxiaux, I tend vers S et la relation (4) devient :
𝐶𝐴 𝑛 𝑆𝐴
=
CA′ 𝑛′ 𝑆𝐴′
Cette relation est indépendante de I, donc de l’angle d’incidence car S est fixe. Dans
ces conditions A et A’ sont conjugués par approximation.
A partir de cette formule de conjugaison brute, nous allons établir deux autres
formules de conjugaison.
𝐶𝑆 𝐶𝑆
𝑛 (1 + ) = 𝑛′ (1 + )
𝑆𝐴 𝑆𝐴′
𝐶𝑆 𝐶𝑆
𝑛+𝑛 = 𝑛′ + 𝑛′
𝑆𝐴 𝑆𝐴′
𝑛 𝑛′
𝐶𝑆 ( − ) = 𝑛′ − 𝑛
𝑆𝐴 𝑆𝐴′
𝑛 𝑛′
−𝑆𝐶 ( − ) = 𝑛′ − 𝑛
𝑆𝐴 𝑆𝐴′
𝑛′ 𝑛 𝑛′ − 𝑛
− =
𝑆𝐴′ 𝑆𝐴 𝑆𝐶
Cette dernière relation correspondant à la formule de conjugaison avec origine au
sommet (S) du dioptre sphérique.
Remarque :
Si le rayon de courbure est infini ( SC = ), la formule de conjugaison devient :
𝑛′ 𝑛 𝑛′ 𝑛
− =0 ⟹ =
𝑆𝐴′ 𝑆𝐴 𝑆𝐴′ 𝑆𝐴
On retrouve la formule de conjugaison du dioptre plan avec S = H. Ainsi, le dioptre
plan est un dioptre sphérique de rayon infini.
𝑛𝐶𝐴 𝑛′𝐶𝐴′
=
SC + 𝐶𝐴 𝑆𝐶 + 𝐶𝐴′
1 𝑆𝐶 1 𝑆𝐶
( + )=( + )
𝑛 𝑛𝐶𝐴 𝑛′ 𝑛′𝐶𝐴′
1 1 1 1 𝑛 − 𝑛′
𝑆𝐶 ( − )= − =
𝑛𝐶𝐴 𝑛′𝐶𝐴′ 𝑛′ 𝑛 𝑛𝑛′
𝑛′ 𝑛 ′
𝑛′ 𝑛 𝑛′ − 𝑛
−𝐶𝑆 ( − )=𝑛−𝑛 ⟺ − =
𝐶𝐴 𝐶𝐴′ 𝐶𝐴 𝐶𝐴′ 𝐶𝑆
Ainsi les deux relations équivalentes ci-après, sont les formules de conjugaison avec
origine au centre (C) du dioptre sphérique.
𝑛′ 𝑛 𝑛′ − 𝑛 𝑛 𝑛′ 𝑛 − 𝑛′
− = ⟺ − =
𝐶𝐴 𝐶𝐴′ 𝐶𝑆 𝐶𝐴′ 𝐶𝐴 𝐶𝑆
S F’
F C
Remarques :
𝑆𝐹 𝑛 𝑓 𝑛
o =− ⟹ =−
𝑆𝐹′ 𝑛′ 𝑓′ 𝑛′
I - 5.2. Puissance
Si les foyers d’un dioptre sont réels, tous les rayons incidents paraxiaux parallèles à
l’axe optique convergent en F’. Le dioptre est dit convergent et P > 0.
Si par contre, les foyers sont virtuels, tous les rayons incidents paraxiaux parallèles à
l’axe optique semblent provenir de F’. Le dioptre est dit divergent et P < 0.
𝑛′ 𝑛 𝑛′ − 𝑛 𝑆𝐶𝑛′ 𝑆𝐶𝑛
− = ⟹ − = 𝑛′ − 𝑛
𝑆𝐴′ 𝑆𝐴 𝑆𝐶 𝑆𝐴′ 𝑆𝐴
𝑆𝐶𝑛′ 𝑆𝐶𝑛
− =1
(𝑛′ − 𝑛)𝑆𝐴′ (𝑛′ − 𝑛)𝑆𝐴
𝑆𝐹′ 𝑆𝐹
+ =1
𝑆𝐴′ 𝑆𝐴
Pour construire l’image A’B’ d’un objet AB à travers le dioptre sphérique, on utilise les
représentations symboliques du dioptre sphérique et les trois rayons remarquables
issus du point B.
➢ Selon Descartes
Le grandissement transversal (ou linéaire) est exprimé par le rapport algébrique
suivant :
𝐴′𝐵′
𝛾=
𝐴𝐵
Considérons les triangles rectangles CAB et CA’B’. On a :
𝐴′𝐵′ 𝐶𝐴′
𝛾= =
𝐴𝐵 𝐶𝐴
C’est l’expression du grandissement transversal avec origine au centre (C).
Or, nous avons montré que :
𝑆𝐴′ 𝑛′ 𝐶𝐴′ 𝐴′ 𝐵′ 𝑛 𝑆𝐴′
= ⟹ 𝛾= =
𝑆𝐴 𝑛 𝐶𝐴 𝐴𝐵 𝑛′ 𝑆𝐴
C’est le grandissement transversal avec origine au sommet (S).
𝐹𝑆 𝑆𝐽 𝐴′𝐵′ 𝐴′ 𝐵 ′ 𝐹𝑆 −𝑓 −𝑓
= = ⟹ 𝛾= = = =
𝐹𝐴 𝐴𝐵 𝐴𝐵 𝐴𝐵 𝐹𝐴 𝐹𝐴 𝑥
II − MIROIR SPHERIQUE
II - 1. Définition
II - 2. Etude du stigmatisme
Considérons un point objet A sur l’axe optique et son image A’ donnée par un miroir
sphérique.
𝛼 + 𝑖 + (𝜋 − 𝛽) = 𝜋 ⟹ 𝛼 = 𝛽 − 𝑖
𝐶𝐴 𝐶𝐼 sin 𝑖 sin 𝑖
= ⟹ 𝐶𝐴 = 𝐶𝐼 = 𝐶𝑆
sin 𝑖 sin 𝛼 sin 𝛼 sin(𝛽 − 𝑖)
En algébrisant la relation, on a :
sin 𝑖 1 1 sin(𝛽 − 𝑖)
−𝐶𝐴 = 𝐶𝑆 ⟹ =− (1)
sin(𝛽 − 𝑖) 𝐶𝐴 𝐶𝑆 sin 𝑖
𝛽 + 𝑖 + (𝜋 − 𝛼′) = 𝜋 ⟹ 𝛼 ′ = 𝛽 + 𝑖
Par algébrisation, on a :
sin 𝑖 1 1 sin(𝛽 + 𝑖)
𝐶𝐴′ = 𝐶𝑆 ⟹ = (2)
sin(𝛽 + 𝑖) 𝐶𝐴′ 𝐶𝑆 sin 𝑖
1 1 1 sin(𝛽 + 𝑖) − sin(𝛽 − 𝑖)
(1) + (2) ⟹ + =
𝐶𝐴 𝐶𝐴′ 𝐶𝑆 sin 𝑖
1 1 1 2 cos 𝛽 sin 𝑖
+ =
𝐶𝐴 𝐶𝐴′ 𝐶𝑆 sin 𝑖
Le stigmatisme rigoureux n’est réalisé que pour le centre du miroir, ainsi que pour tout
point de la surface du miroir.
De façon générale, le miroir comme le dioptre sphérique sera utilisé dans les
conditions du stigmatisme approché ; c'est-à-dire dans les conditions de Gauss.
A’
A C S
B’
𝐶𝑆 + 𝑆𝐴′ + 𝐶𝑆 + 𝑆𝐴 2
=
(𝐶𝑆 + 𝑆𝐴) (𝐶𝑆 + 𝑆𝐴′) 𝐶𝑆
i
A’
A C S
i B’
𝐴𝐵 𝐴′𝐵′
𝑡𝑎𝑛𝑖 =
=
𝑆𝐴 𝑆𝐴′
𝐴′𝐵′ 𝑆𝐴′ −𝐴′𝐵′ −𝑆𝐴′
𝐷𝑜𝑛𝑐: = 𝑠𝑜𝑖𝑡 ∶ =
𝐴𝐵 𝑆𝐴 𝐴𝐵 −𝑆𝐴
𝐴′𝐵′ 𝑆𝐴′
⟹ 𝛾= =−
𝐴𝐵 𝑆𝐴
Soit une image A’ à l’infini sur l’axe. Ce point a pour point conjugué le foyer objet F.
𝑆𝐴′ → ∞
𝑆𝐴 = 𝑆𝐹 = 𝑓
1 2 𝑆𝐶
(5) ⟹ = 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒: 𝑆𝐹 = 𝑓 = (𝑑𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑓𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡)
𝑆𝐹 𝑆𝐶 2
𝑆𝐶
𝑆𝐹 = 𝑆𝐹′ = ⟹ 𝐹 = 𝐹′
2
Les deux foyers du miroir sphérique sont confondus au centre du rayon de courbure.
✓ Formules de Newton
𝑆𝐽 𝐹𝑆 𝐴′𝐵′
= =
𝐴𝐵 𝐹𝐴 𝐴𝐵
𝐴′ 𝐵′ 𝐹𝐴′ 𝐴′𝐵′
= =
𝑆𝐼 𝐹𝑆 𝐴𝐵
Le grandissement transversal est tel que :
𝐴′ 𝐵′ 𝑆𝐽 𝐹𝑆
𝛾= = =
𝐴𝐵 𝐴𝐵 𝐹𝐴
𝐴′ 𝐵′ 𝐴′ 𝐵′ 𝐹𝐴′
𝛾= = =
𝐴𝐵 𝑆𝐼 𝐹𝑆
𝐴′𝐵′ −𝑓 𝐹𝐴′
𝛾= = = 𝑒𝑡 𝐹𝐴 × 𝐹𝐴′ = 𝑓 2 (𝑓𝑜𝑟𝑚𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑁𝑒𝑤𝑡𝑜𝑛)
𝐴𝐵 𝐹𝐴 −𝑓
𝑑𝑥 ′
𝑔=
𝑑𝑥
Newton repère l’objet et l’mage par rapport aux foyers.
𝐹𝐴 = 𝑥 𝑒𝑡 𝐹 ′ 𝐴′ = 𝑥 ′
′ 2 ′) ′ ′
𝑑𝑥 ′ −𝑥′
𝑥𝑥 = 𝑓 ⟹ 𝑑(𝑥𝑥 = 𝑥 𝑑𝑥 + 𝑥𝑑𝑥 = 0 ⟹ =
𝑑𝑥 𝑥
′ ′ 2 2
𝑑𝑥 −𝑥 𝑓 𝑓
𝑔= = = − 2 = −( )
𝑑𝑥 𝑥 𝑥 𝑥
𝑓 𝑓 𝑑𝑥 ′ 𝑓 2
𝑜𝑟 𝛾 = − =− ⟹ 𝑔= = − ( ) = −𝛾 2
𝐹𝐴 𝑥 𝑑𝑥 𝑥
𝑔<0
L’image et l’objet se déplacent en sens inverse.
Exercice 1
Soit un dioptre sphérique convergent (n1 → n2) de centre C et de rayon de courbure
̅̅̅̅
𝑆𝐶 >0. Un rayon lumineux incident A1I se réfractant sur le dioptre en I, donne le rayon
IA2. A1 et A2 sont situés sur l’axe optique.
1) Faire un schéma soigné indiquant les différents angles ainsi que les points A1, A2 et
I.
2) Que représente les points A1 et A2.
3) Établir la formule de conjugaison avec origine au sommet de ce dioptre.
4) Définir les foyers objet (F1) et image (F2) du dioptre sphérique.
5) En déduire les distances focales objet, f1 et image, f2.
6) Calculer f1 + f2 et conclure.
7) Déduire des résultats précédents, la formule de conjugaison et les distances focales
du dioptre plan.
Exercice 2
Un objet AB de hauteur 2 cm se trouve à 15 cm devant un miroir concave de rayon
de courbure R = 5 cm.
1) Calculer la position de l’image A’B’.
2) Calculer le grandissement transversal ainsi que la taille de l’image.
3) Donner la nature de l’image.
4) Vérifier les résultats obtenus graphiquement.
Répondre aux mêmes questions pour un objet AB de hauteur 1 cm se trouvant à 20
cm devant un miroir convexe de rayon 10 cm.
I – LENTILLES EPAISSES
I – 1. Définition
Une lentille épaisse est l’association de deux dioptres, dont au moins un est sphérique.
On dit qu’une lentille est épaisse si son épaisseur au centre n’est pas négligeable par
rapport à ses rayons de courbures.
La puissance cardinale ou puissance vraie d’une lentille épaisse n’est pas égale à la
somme des puissances des deux dioptres !!!
II – LENTILLES MINCES
II – 1. Définition
Une lentille est mince lorsque son épaisseur au centre est très petite comparativement
aux rayons de courbure des faces.
b) Les rayons incidents parallèles à l’axe optique émergent en passant par le foyer
principal image F’.
c) Les rayons passant par le foyer principal objet F émergent parallèlement à l’axe
optique.
II – 5. Relations de conjugaison
𝐷 = 𝐷1 + 𝐷2
𝑛−1 1−𝑛
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝐷1 = 𝑒𝑡 𝐷2 =
𝑆1 𝐶1 𝑆2 𝐶2
1 1 1 1
𝐹𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑜𝑛 𝑎: 𝐷 = (𝑛 − 1) ( − ) = (𝑛 − 1) ( − )
𝑆1 𝐶1 𝑆2 𝐶2 𝑅1 𝑅2
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑆1 𝐶1 = 𝑅1 𝑒𝑡 𝑆2 𝐶2 = 𝑅2
1 1
𝐷= =− ⟹ 𝑓 ′ = −𝑓
𝑓′ 𝑓
EXERCICE D’APPLICATION
Soit (L) une lentille divergente de distance focale 100mm. Un objet virtuel de diamètre
10mm est placé à 75mm de (L).
Déterminer son image A’B’ :
1) Graphiquement.
2) Avec la formule de Newton.
3) Avec la formule de Descartes.
La lumière peut être considérée comme une onde électromagnétique. C'est grâce aux
ondes électromagnétiques que l'on peut communiquer. En effet, la radio, la télévision,
le wifi et le réseau 4G ou 5G utilisent les ondes électromagnétiques. Pour expliquer
certains phénomènes physiques comme la polarisation, les interférences ou la
diffraction, il faut prendre en compte l’aspect ondulatoire de la lumière.
⃗ , 𝐸⃗ , 𝐵
Oscillation couplée du champ électrique et du champ magnétique. Le trièdre (𝑉 ⃗)
reste direct au cours de la propagation de l’onde lumineuse.
Les variations des champs électrique et magnétique sont liées par les équations de
Maxwell. On peut donc représenter l'onde par un seul de ces champs, en général le
champ électrique. On dit alors que ce champ caractérise l’onde électromagnétique.
C’est pourquoi dans la suite du cours, nous allons restreindre l’étude uniquement à
celle du champ électrique.
On appelle front d’onde une surface sur laquelle tous les points vibrent en phase. Le
rayon lumineux utilisé en optique géométrique représente la direction de propagation
de l’onde électromagnétique. Lorsque nous faisons l’étude de l’onde dans une
direction particulière, on peut localement l’assimiler à une onde plane pour laquelle les
fronts d’onde sont des plans perpendiculaires à la direction de propagation.
Le champ électrique mesuré en B à l’instant t est égal à la valeur du champ tel qu’il
était en A un peu plus tôt ; c’est-à-dire à l’instant (𝑡 − Δ𝑡). Ainsi :
2𝜋 2𝜋𝑧
𝑧 𝐸𝑥 cos ( 𝑡 − )
Sachant que : Δ𝑡 = on obtient ∶ 𝐸⃗⃗⃗⃗𝐵 (𝑡) { 𝑇 𝑣𝑇
𝑣 2𝜋 2𝜋𝑧
𝐸𝑦 cos ( 𝑡 − + 𝜙)
𝑇 𝑣𝑇
Le terme vT est la distance parcourue par l’onde en une période. On définit alors la
longueur d’onde l d’une onde monochromatique par la relation :
𝑣
𝜆 = 𝑣𝑇 ou encore 𝜆=
𝜈
La longueur d’onde dépend du milieu de propagation :
𝑐
▪ Dans le vide, 𝜆0 = 𝑣
▪ Dans un milieu d’indice n :
𝑣 𝑐 𝜆0
𝜆= avec 𝑣 = soit 𝜆 =
𝜈 𝑛 𝑛
Les composantes du champ électrique en B deviennent alors :
2𝜋 2𝜋𝑧 𝑛𝑧
𝐸𝑥 cos ( 𝑇 𝑡 − ) 𝐸𝑥 cos (𝜔𝑡 − 2𝜋 𝜆 )
⃗⃗⃗⃗ 𝜆
𝐸𝐵 (𝑡) { 2𝜋 2𝜋𝑧
soit ⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐵 (𝑡) { 0
𝑛𝑧
𝐸𝑦 cos ( 𝑡 − + 𝜙) 𝐸𝑦 cos (𝜔𝑡 − 2𝜋 + 𝜙)
𝑇 𝜆 𝜆0