UNIVERSITE DE KISANGANI
FACULTÉ DE PSYCHOLOGIE ET DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION
Département des sciences de l’éducation
La gratuité del’enseignement tel que perçu par les chefs établissements des écoles primaires
publiques. (Cas des écoles primaires publiques de deux communes mangobo et celle de la
tshopo ).
Par :
Adolphe BASEA MOMELA
Mémoire
Présenté en vue de l’obtention de grade de licencié en pédagogie
Directeur :prof Franck nganga zoko
Année académique 2024- 2025
0.0 Introduction
0.1 Problématique
L'éducation est souvent considérée comme un droit fondamental,et la gratuité de l'enseignement
à été mise en place dans des nombreux pays pour garantir l' accès à l'éducation pour tous les
enfants, indépendamment de leur milieu socio-économique. Après cinq ans de mise en œuvre de
cette politique dans les écoles primaires publiques, il crucial d'évaluer son impact sur les élèves,
les familles et les chefs établissement. Ces derniers, en tant que leader éducatifs , jouent un rôle
central dans la mise en œuvre et l'évaluation des effets de la gratuité.
La conférence mondiale de l'éducation pour tous (EPT)qui s'est tenue à jomtien(Thaïlande) en
1990 a fixé les grandes orientations de l'action en faveur du développement durable. Cette
conférence a été suivie du forum mondial tenu à Dakar (Sénégal) du 26 au 28 avril 2000 au
cours duquel il été adopté que l'éducation pour tous devrait devenir une réalité concrète d'ici
2015, avec cette séquence que les Etats devraient faire l'éducation primaires non seulement
obligatoire mais également gratuite, deux expressions tirées respectivement des instruments
juridiques internationaux et régionaux, dans l'objectif du millénaire pour le développement
(ODM)1
Selon l'UNESCO, depuis 1990 et plus particulièrement depuis les années 2000 , l'objectif
d'atteindre l'éducation pour tous d'ici 2015 a mobilisé plusieurs pays d'Afrique sub-saharienne et
les a incités à confronter leurs taux d'enrôlement scolaire historiquement bas. Leurs initiatives,
pour attirer plus enfants à l'école, on connue un succès remarquable. Le premier texte
conventionnel qui fait mention de la gratuité est la Convention développer et à appliquer une
politique nationale visant à promouvoir, par les Etats parties à la présente Convention s'engagent
en outre à formuler, à méthodes adaptées aux circonstances et aux usages nationaux, l'égalité de
concernant la lutte contre la discriminaton dans le domaine de l’ensegnement de l’UNESCO
(1960) Larticle 4 ndique :
Les Etats parties à la présente Convention s'engagent en outre à formuler, à développer et à
appliquer une politique nationale visant à promouvoir, par des méthodes adaptées aux
circonstances et aux usages nationaux, l'égalité de chances et de traitement en matière
d'enseignement et Rendre obligatoire et gratuit l'enseignement primaire; généraliser et rendre
accessible à tous l'enseignement secondaire sous ses diverses formes.
L’une des motivations de la proclamation, par les Nations Unies, de l’année internationale de
l’alphabétisation (1990), était de pouvoir donner aux gouvernements membres de l’UNESCO,
confrontés au problème d’analphabétisme, l’occasion d’amorcer le plan d’action de l’élimination
de ce fléau avant l’an 2000. Ce plan associe la généralisation de l’enseignement primaire
(procédure préventive de l’analphabétisme) à l’intensification de l’alphabétisation des jeunes non
scolarisés ainsi que des adultes n’ayant pas profité de la première chance d’alphabétisation au
cours de leur enfance (procédure curative de l’analphabétisme).
La République Démocratique du Congo (RDC) a, elle aussi, souscrit à ce plan d’action ainsi
qu’aux objectifs de l’éducation pour tous préconisés tour à tour par la conférence de Jomtien
(1990) et le Forum de Dakar (2000). Déjà, dès 1988, un Comité National de Lutte contre
l’Analphabétisme, comprenant notamment les ministères des affaires sociales, de l’enseignement
primaire et secondaire, de la santé et du plan, avait été mis sur pied.
Cependant, l’observation de la réalité de l’alphabétisation montre que la lutte contre
l’analphabétisme en RDC s’appuie quasi-exclusivement sur la procédure préventive de
l’analphabétisme, faisant ainsi de l’alphabétisation des jeunes et des adultes l’enfant abandonné
de l’éducation pour tous.
C'est dans cet ordre que l'article (43) de la constitution actuelle de la République démocratique
du Congo (RDC) indique que l'enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans des
établissements publics. S'appuyant sur cette constitutionnelle la nouvelle loi cadre de
l'enseignement national Nº14/004 du 11 février 2014 en son article 7 , point 18 parle de la
gratuité de l'enseignement, en termes de prise en charge par l'Etat des frais de scolarisaté de
l'éducation de base dans les établissements publics.
Si le caractère obligatoire de l'éducation primaires n'a jamais suscité des diverses
interprétations,il n'en est pas le cas d'expression<<gratuite>> . En effet, en République
démocratique du Congo par exemple, l'années scolaires 2007-2008 ne serait pas comme les
autres. Le gouvernement congolais a décidé, conformément à l'article 43 alinéa 4 de la
constitution du 18 février 2006, d'expérimenter la gratuité de l'enseignement de base dans toutes
les écoles primaires publiques du pays ce, pour aller vers une plus grande efficacité du système
éducatif congolais .
Avant l'adoption de cette loi par le parlement en 2011, le gouvernement a instauré, des le début
de l'annés scolaire 2010-2011 , la gratuité dans dans le trois premières classes du primaire,
projetant sont extension aux classes de 4ème, 5 ème et 6 ème au cours d'années scolaires 2011-
2012 . L'ensemble de ces orientations constitutionnelles , légale et gouvernementals constitue un
important progrès dans l'optique de la réalisation de l'éducation pour tous d'ici 2025.
A côté des efforts de réglementation de la gratuité de l'enseignement, figurent de multiple
compagnes en faveurs la scolarisation des filles, notamment<<toutes les filles à
l'école>>;<<Vas-y fille>> en vue d'améliorer la fréquentation scolaire des enfants congolais en
général et ceux de l'école primaire en particulier. Ce derniers de preuves éloquentes du souci de
l'autorité poltico- administrative de l'enseignement et de paternnaire à l'éducation d'offrir à tout
enfant congolais l'accès à l'institution fondamentale.
L'application affective de cette disparition légale est perçu différemment par les acteurs éducatif
d'oeuvrant aussi bien à l'école qu'en dehors de celle-ci . Si l'on veut en avoir une idée plus au
mois exact ,il est impérieux d'approcher ces différentes catégories sociales surtout celle qui
pourraient être en mesure de fournir des informations fiables,du fait de leur participation au
fonctionnement de l'institution. Nous pensons ici aux chefs établissements des écoles primaires
publiques. Il est important d'évaluer aussi l'indice de la réforme de la gratuité sur la formation
des élèves.
La République démocratique du Congo (RDC) s’est engagée, depuis 2019, à rendre effective la
gratuité de l’enseignement primaire sur toute l’étendue du territoire national. Cette réforme
trouve son fondement dans l’article 43 de la Constitution de 2006, qui impose à l’État de prendre
en charge les frais de scolarité de l’éducation de base dans les établissements publics. Ces frais
ont été initialement introduits dans les années 1980 pour couvrir les salaires des enseignants et
les coûts de fonctionnement des écoles, à la suite d’une réduction drastique du financement
public de l’éducation et de grèves successives des enseignants.
Ainsi, cette prise en charge par l’État a donné lieu à la suppression de la prime de motivation
payée par les parents pour permettre aux écoles de bien fonctionner. Cette réforme n’est pas sans
conséquence sur le système éducatif congolais.
Ainsi de façon générale,la problématique de cette recherche pourrait être posée en ce termes:
Quelle est la perception des chefs établissement sur la gratuité del'enseignement au cours
des cinq dernières années ?
Comment les chefs d’établissement perçoivent-ils la qualité de l’enseignement depuis
l’instauration de la gratuité ?
Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les chefs d'établissement des
écoles primaires publiques dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité de
l’enseignement ?
0.0 Délimitation et justifications du travail
La science est tellement vaste, nul ne capable d'étudier un domaine dans son entière.
D'où il faut délimiter le sujet de recherche dans le temps et dans l'[Link] est limité dans le
temps à l'années scolaires 2024-2025 , Et dans l'espace auprès des chefs établissement des écoles
primaires publiques de communes mangobo et tshopo. ce choix se justifie par le fait que nous
trouvons un emplacement important des écoles primaires publiques dans les communes de
mangobo et de la tshopo.
Pour ce qui est des chefs établissement des écoles primaires publiques, il s'agit des hommes qui
sont capables de comprendre les questions et d'y répondre par écrit.
0.1 Intérêt d'étude
Cette étude comprends doubles intérêt qui est à la fois théorique et pratique.
Sur le plan théorique ; ce travail présente l'information aux chercheurs sur la perception de
gratuité au près des chefs établissement des écoles primaires publiques de la Commune
mangobo,
Sur le plan pratique ; Les résultats de cette travaille peuvent inciter les chercheurs, partenaires
éducatis et politiciens de proposer au gouvernement congolais d'appliquer cette perception en
tenant compte des besoins et intérêt des chefs établissement des écoles primaires publiques
0.2. Objectif d'étude
Identifier le niveau de perception des chefs établissement sur la gratuité del'enseignement
au cours des cinq dernières années
Savoir Comment les chefs d’établissement perçoivent la qualité de l’enseignement
depuis l’instauration de la gratuité;
Déceler les difficultés rencontrées par les chefs d’établissement dans la gestion
quotidienne des écoles publiques après l'instauration de la gratuité.
0.3 Hypothèse de la recherche
Les chefs établissement perçoivent que la gratuité de l'enseignement a permis une
augmentation significative du taux de scolarisation dans les écoles primaires publiques
des cinq dernières années ;
Malgré l’augmentation du nombre d’élèves, la qualité de l’enseignement a diminué en
raison d’une surcharge des classes et d’un manque de ressources adéquates pour soutenir
un apprentissage efficace.
Les chefs d’établissement rencontrent des difficultés financières croissantes qui limitent
leur capacité à maintenir des infrastructures scolaires adéquates et à offrir un
enseignement de qualité
0.4 cadre méthodologique
La population de cette étude est composée des chefs établissemens des écoles primaires
publiques dans deux communes : ci- après: Commune mangobo et celle de la tshopo
Notre échantillon d'étude est constitué de façon occasionnelle et compte au total 50 sujets.
Pour la récolte des données la méthode d'enquête par questionnaire doit être utilisé.
Ces données serons arrangées sur les tableaux de fréquence que l'on doit faire transformées en
pourcentage et analysés à l'aide de khi-deux d'ajustement de peason .
0.5 Subdivision du travail
Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail compte trois chapitres :
Le premier chapitre traite des considérations théorique sur la gratuité;
Le second chapitre aborde de la cadre méthodologique;Troisième chapitre porte sur l'analyse et
interprétation des résultats.
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Merci promoteur pour l’accompagnement