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Section C

Dans un hôpital psychiatrique, David Marlowe, un patient interné pour avoir tué sa famille, rencontre le docteur Lawrence McGrath alors qu'une panne de courant déverrouille les cellules. Ils réalisent qu'ils sont piégés dans un asile déserté, traqués par un mystérieux tueur, et découvrent des symboles liés à une secte satanique. Le récit révèle que Marlowe et McGrath sont en réalité deux personnalités d'un même homme, luttant contre la folie et une entité maléfique qui menace de détruire leur esprit et le monde.

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Section C

Dans un hôpital psychiatrique, David Marlowe, un patient interné pour avoir tué sa famille, rencontre le docteur Lawrence McGrath alors qu'une panne de courant déverrouille les cellules. Ils réalisent qu'ils sont piégés dans un asile déserté, traqués par un mystérieux tueur, et découvrent des symboles liés à une secte satanique. Le récit révèle que Marlowe et McGrath sont en réalité deux personnalités d'un même homme, luttant contre la folie et une entité maléfique qui menace de détruire leur esprit et le monde.

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SECTION C

En quelques mots...
Dans un hôpital psychiatrique, le générateur de la section dédiée aux fous
dangereux s’éteint pour une raison inconnue, déverrouillant toutes les cellules.
Un patient et un psychiatre se rencontrent en errant dans les couloirs de la
section C plongée dans la lumière défaillante du générateur de secours. Ils ne se
connaissent pas mais s’aperçoivent très rapidement que l’asile semble déserté
de tous ses pensionnaires et du reste du personnel médical... Mais plus
inquiétant encore, il s’avère impossible pour eux de quitter les lieux, et tandis
qu’un mystérieux tueur semble les traquer, la découverte de symboles aussi
malsains que familiers les lance sur la piste de leurs passés jusqu’aux confins de
la folie.

Le contexte
David Marlowe, détective privé, est le nouveau patient de la Section C d’un asile
psychiatrique, celle où les fous dangereux sont enfermés. Il a été interné après
son procès suite au massacre de sa propre femme et de ses trois enfants.
Marlowe a été retrouvé prostré dans son salon au milieu des corps ensanglantés,
le visage arraché de sa femme cousu sur son propre visage. Les murs du salon
étaient couverts de glyphes peints avec le sang des victimes. Marlowe a toujours
nié et affirmé qu’il avait trouvé sa famille massacrée en rentrant chez lui. Il s’est
ensuite fait attaqué par l’assassin qui s’était cousu le visage d’un autre sur le
sien en une parodie malsaine d’être humain, et l’avait ensuite assommé. A son
réveil, le visage de sa femme était cousu sur son propre visage. Selon Marlowe,
le meurtre de sa famille est lié à une secte satanique sur laquelle il enquêtait.
Aucune trace de l’intrus ou de la secte n’a pu être mise à jour, et les notes de la
soi-disant enquête de Marlowe n’ont jamais été retrouvées. Ainsi, son histoire
rocambolesque n’ayant pu être étayée, Marlowe a été déclaré fou et interné.

Le docteur Lawrence McGrath est un psychiatre de la Section C ayant entendu


parler de l’histoire de Daniel Marlowe et ayant constaté des similitudes étranges
avec l’un de ses patients, Ian Claybourne. Ce dernier est un illuminé agressif et
imprévisible qui vouait un culte malsain à des entités abominables dont ils
disaient qu’elles arriveraient bientôt sur notre monde. Il possédait d’ailleurs un
étrange grimoire dont la couverture était frappée d’un glyphe similaire à ceux
décrits par Daniel Marlowe dans son histoire. Bien qu’il soit impossible que
Claybourne ait commis les meurtres dont Marlowe est accusé car il était déjà
interné à l’asile, les similitudes sont suffisamment troublantes pour que le
docteur McGrath soit intrigué. Il a donc décidé de parler avec Daniel Marlowe,
d’abord de manière non officielle, dans le but d’établir un possible lien.
Une panne de courant plonge l’asile dans le noir total pendant plusieurs
secondes durant lesquelles un bruit dissonant aux tonalités défiant toute notion
humaine retentit, assaillant l’âme même de David Marlowe et Lawrence McGrath.
Les deux personnages se tiennent la tête et s’écroulent avant de sombrer dans
l’inconscience. A leur réveil, un générateur de secours défaillant s’est mis en
route. Ils se rencontrent juste à l’entrée de la cellule déverrouillée de David
Marlowe et se rendent vite compte qu’ils ne peuvent pas quitter la section C.

L’effroyable vérité
Les investigateurs incarnent en fait deux personnalités d’un même personnage à
l’esprit brisé par la folie. Ces deux personnalités empruntent chacune des
éléments de la vie du personnage dont elles sont dérivées. Ainsi, David Marlowe
est un nom bien réel, mais il n’était pas détective privé ; il officiait en tant
psychiatre à la section C de l’asile, comme sa personnalité Lawrence McGrath
dont le nom est emprunté à un ancien médecin aujourd’hui décédé. L’ensemble
de ce scénario se déroule dans une réalité alternative créée par l’esprit malade
de Daniel Marlowe et c’est cette réalisation qui constitue pour les joueurs la clé
du scénario.

La descente aux enfers de David Marlowe commence avec l’un de ses patients :
Ian Claybourne. Afin d’étudier et de comprendre les causes psychiatriques des
pulsions de ce dangereux tueur en série, David Marlowe s’implique dans de
nombreux entretiens avec son patient au cours desquels ce dernier lui parle
d’entités innommables habitant des réalités parallèles et communiquant avec
leurs fidèles sur terre par divers moyens incompréhensibles pour les humains. Il
lui raconte que ses meurtres accomplissaient la volonté d’une entité supérieure
nommée Le Voyageur (un aspect de Yog-Sothoth), et qu’il cherchait à aider la
divinité à ouvrir une fenêtre entre son monde et le nôtre afin qu’elle puisse
pénétrer dans notre plan d’existence. A force d’écouter les histoires
épouvantables de son patient, Daniel Marlowe commence à ressentir une peur
instinctive au fond de lui, un doute naissant quant à la part de vérité des
clameurs du fou dangereux. Cependant, son esprit cartésien rejette en bloc ces
peurs irrationnelles qu’il attribue à un temps trop important passé en compagnie
du patient aliéné. Mais lorsque Ian Claybourne évoque l’existence d’une secte
adoratrice du Voyageur dont il faisait partie et lui dévoile son lieu de
regroupement secret, Daniel Marlowe ne résiste pas à la tentation d’aller vérifier
la véracité de ses propos. Arrivé sur les lieux, Marlowe constate que la secte
existe bel et bien et décide de s’y infiltrer en revêtant un accoutrement de
sectateur. Les choses qu’il y voit font grandir le doute en lui et il se sent de moins
en moins capable de rationaliser ses découvertes. Il est d’ailleurs témoin du
sacrifice d’un détective privé nommé Freddy O’Downell qui enquêtait sur la secte
et avait été découvert par l’un des sectateurs. Marlowe finit par subtiliser un
grimoire à l’un des sectateurs et rentre chez lui pour le lire dans son bureau à la
nuit tombée. L’ouvrage est une ode au Voyageur qui explique notamment
comment l’entité pourra pénétrer dans notre plan d’existence. L’entité choisira
un élu dont l’esprit constituera une fenêtre vers notre monde ; Le Voyageur
entreprendra alors de briser cet esprit, cette fenêtre, afin de pénétrer dans notre
réalité. Cet élu sera choisi alors qu’il lira les lignes du grimoire. C’est après la
lecture de l’ouvrage que Daniel Marlowe sombre dans un état de folie temporaire
aigue. Il assassine d’abord sa femme et entreprend de lui découper la peau du
visage qu’il se coud ensuite sur le sien. Puis, il massacre ses enfants et peint les
glyphes du Voyageur sur les murs avec leur propre sang. Si l’on en croit
l’ouvrage impie, Le Voyageur l’a choisi comme élu, s’insinuant dans son esprit et
commençant à le détruire. Lorsqu’il émerge de sa crise, Daniel Marlowe
s’effondre en réalisant l’horreur de son acte. Son esprit se brise dans l’optique de
se protéger de la vérité et de l’influence de l’entité. Une part de lui reste un père
de famille meurtri et innocent dont le métier de détective privé justifie son
enquête et sa découverte de la secte satanique, quand l’autre devient le médecin
psychiatre qu’il était avant ses entretiens avec Ian Claybourne.

Si la secte du Voyageur et la folie meurtrière de Daniel Marlowe sont bien réelles,


il revient au gardien de décider si le Voyageur l’est aussi ou s’il n’est que l’objet
d’une hystérie collective. Dans le premier cas, le scénario représente la lutte de
Daniel Marlowe contre l’entité ayant envahi son esprit pour l’empêcher de le
briser et d’envahir le monde. Dans le second cas, il s’agit du combat de Marlowe
contre sa propre folie. Libre au gardien de donner une réponse claire à la fin de
l’histoire ou de laisser planer le doute.

Lieux et indices associés


Le bureau du docteur Lawrence McGrath

Les indices : La plaque « Dr. Daniel Marlowe », les photos de famille

Présence notable: une créature indicible

Le bureau du docteur Lawrence McGrath est ainsi nommé car les investigateurs
le considéreront d’abord comme tel, bien qu’il soit en fait le bureau du docteur
Daniel Marlowe. La porte du bureau est la seule sur laquelle ne figure pas de
plaque avec le nom du docteur en question ; une trace est d’ailleurs toujours
visible montrant que la plaque a été retirée récemment. Et pour cause, le docteur
ayant été interné, il ne fait plus partie du personnel médical. L’intérieur du
bureau est entièrement plongé dans les ténèbres et il est impossible d’y voir
quoique ce soit dans source de lumière.

La pièce contient un indice majeur pouvant grandement aider les investigateurs


à comprendre l’effroyable vérité et c’est pourquoi cette parcelle de l’esprit de
Daniel Marlowe est gardée par un élément de son subconscient prenant la forme
d’une créature vorace à l’aspect indicible (inspirée d’un Shoggoth). La créature
s’annonce par un gargouillis épouvantable qui semble provenir de divers endroits
de la pièce ; et pour cause, la créature s’est étalée sur l’ensemble des murs et
cherchera à ingérer tout investigateur qu’elle aura saisi. Si les investigateurs
s’aventurent dans la pièce sans source de lumière, ils ne pourront pas la voir et
seront immédiatement saisis si le bruit de la créature ne les convainc pas à
rebrousser chemin. Les investigateurs doivent se débarrasser de la créature s’ils
veulent espérer accéder aux indices mais celle-ci est immunisée à toute les
attaques excepté le feu ou l’électricité qui ont le potentiel de l’affaiblir et de la
forcer à « se résorber » temporairement avant qu’elle ne se régénère.

La pièce a été vidée de toutes ses fournitures excepté le bureau sur lequel est
posé le dossier du patient Ian Claybourne. Un carton est également disposé près
du bureau qui contient les affaires du docteur Marlowe et notamment la plaque
sur laquelle son nom est écrit en toutes lettres et une photo de famille avec
Daniel Marlowe et sa famille. Ces deux indices ont le potentiel de semer le
trouble dans l’esprit des investigateurs tout en les rapprochant de l’effroyable
vérité.

La cellule de Ian Claybourne

Indices : Glyphes de Yog Sothoth, annotation gravée sur le mur.

La cellule est vide mais les murs sont souillés de glyphes impies peints avec du
sang que Lawrence McGrath reconnait comme étant ceux du grimoire de Ian
Claybourne et que Daniel Marlowe identifie comme ceux peints sur la scène du
massacre de sa famille. Sur l’un des murs, Ian Claybourne a griffonné la phrase
suivante avec ses ongles :

« Par la fenêtre scindée en deux, le maître du temps et de l’espace s’insinuera,


tandis que les éclats éparpillés scanderont son nom et lui ouvriront les portes du
monde ».

Après lecture de la phrase, les glyphes se mettent à luire d’une lueur malsaine.
Cette phrase énigmatique donne la réponse aux joueurs quant à l’effroyable
vérité, bien que la découverte d’indices plus factuels soit nécessaire pour qu’ils
puissent pleinement la comprendre. La fenêtre fait bien sûr référence à l’esprit
de Daniel Marlowe tandis que les « éclats éparpillés représentent les deux
personnalités qui en sont issues.

Le bureau de Peter Newman, le médecin en chef

Les indices : rapport audio du docteur Newman, lettre de l’inspecteur Layman.

Autres objets : un revolver chargé avec six balles (cal. 32, 1d8), une bouteille
de whiskey, un paquet de cigarettes, clé de la salle de traitement.

La porte est fermée à clé et peut-être forcée, crochetée, ou ouverte avec la clé
(voir La salle de traitement). Le bureau du docteur Peter Newman, médecin en
chef de l’asile est de loin le plus grand et le plus prestigieux de tout le corps
médical de l’hôpital psychiatrique. Le dossier « Daniel Marlowe » est posé sur le
bureau.

La salle de détente

Présence notable : Howard Parson, infirmier.


La salle de détente est la pièce où les patients de l’hôpital sont regroupés à
heures régulières afin de pouvoir quitter leur cellule. Elle consiste en quelques
tables, fauteuils et un canapé ainsi que quelques jeux tels que notamment un jeu
d'échecs à moitié renversé. La salle est dans un désordre chaotique et le temps
semble avoir fait son œuvre sur les fauteuils déchirés et les tables usées, si bien
qu’il semble que la pièce soit à l’abandon depuis des années. Au centre de la
salle de détente, un patient est assis sur un fauteuil roulant rouillé et tourne le
dos aux investigateurs, chantonnant des paroles incompréhensibles. Lorsqu’ils
s’approchent, ils réalisent qu’il s’agit de Howard Parson, un infirmier de l’asile.
Son visage a été entièrement découpé et il est aux portes de la mort sans aucun
espoir d’être sauvé. Mais lorsqu’il voit les investigateurs, il tend une main vers
eux et murmure « Daniel, aide-moi », avant de rendre l’âme. Il ne doit pas
pouvoir être sauvé sous peine de dévoiler la vérité prématurément. Néanmoins,
le simple fait qu’il choisisse d’adresser son appel à l’aide au patient plutôt qu’au
docteur devrait éveiller la curiosité des investigateurs et constituer un indice qui
prendra toute son importance à mesure qu’ils en accumulent d’autres.

Au pied du fauteuil roulant, les investigateurs peuvent ramasser une lampe


torche allumée dont la batterie ne survivra qu’à la visite d’une ou deux pièces
ténébreuses, si et seulement s’ils ne la laissent allumer que pour ces
explorations. S’ils ne pensent pas à l’éteindre quand ils n’en n’ont pas besoin, la
batterie s’épuisera à un moment inopportun.

La salle de traitement

Indices : Grimoire : l’Ode au Voyageur

Autres objets : une boîte d’allumettes contenant cinq allumettes, la clé du


bureau, une machine à électrochocs.

Présence notable : Ian Claybourne

Situé dans le sous-sol de l’asile, la salle de traitement est accessible par un


escalier situé de l’autre côté des cellules et accessible par une lourde porte
fermée à clé. L’escalier mène à un long tunnel aux murs froids et humides qui
mène directement à la salle de traitement. Le chemin vers la salle de traitement
est complètement plongé dans le noir et on ne peut rien y voir sans source de
lumière. En approchant, les investigateurs peuvent entendre des murmures
incantatoires en provenance de leur destination. Le corps nu du médecin en chef
est disposé sur la table de traitement, solidement harnaché et complètement
couvert de scarifications rituelles de la même forme que les glyphes peints sur
les murs de l’asile et la cellule de Ian Claybourne. Les vêtements de Peter
Newman ont été jetés dans un coin de la pièce, et les investigateurs peuvent y
trouver une boîte d’allumettes et la clé de son bureau s’ils les fouillent.

Ian Claybourne est là, penché au-dessus du cadavre, lisant à voix haute des
incantations écrites dans le grimoire, tenant un couteau d’une main et un
grimoire de l’autre. Dès qu’il voit les investigateurs, il pose le grimoire et
esquisse un sourire empreint de folie en prononce ces paroles : « Le guide du
voyageur est arrivé. » A partir de là, il peut être questionné mais son instabilité
peut le pousser à attaquer de manière hystérique, ce qu’il est possible d’éviter
en usant de psychologie. D’autre part, les questions doivent être précises et les
réponses sont toujours évasives et ponctuées de rires hystériques. Voici quelques
exemples de questions et réponses :

Question : « Qu’est-ce qui se passe ici ? » Réponse : Le Voyageur arrive.

Question : « Qui est le Voyageur ? » Réponse : Il possède de nombreux noms. Le


Maître du Temps et de l’Espace, Yog-Sothoth…

Question : « Qui nous poursuit ? » Réponse : « Le Découpeur, celui qui doit briser
la fenêtre pour le Voyageur. »

Question : « Qu’est-ce que la fenêtre ? » Réponse : Rire hystérique. « Votre


esprit. La fenêtre, c’est votre esprit.»

Question : « Pourquoi ne peut-on pas sortir ? » Réponse : « Pour les mêmes raison
qu’Il ne peut pas rentrer.

Les investigateurs peuvent faire usage de Psychologie afin de retarder sa crise


d’agressivité et donc poser plus de questions.

L’Ode au Voyageur
Il s’agit du grimoire possédé par Ian Claybourne. La couverture est frappée du
même glyphe retrouvé sur la scène du massacre de la famille de Daniel Marlowe,
dans la cellule de Ian Claybourne et sur le corps scarifié de Peter Newman. Le
grimoire est un épais ouvrage qui décrit essentiellement le parcours du Voyageur
à travers le temps et l’espace et notamment son passage prochain dans notre
monde. L’Ode au Voyageur est bien trop volumineux pour être entièrement lu au
cours du scénario, mais il peut être feuilleté dans l’espoir de réponse à des
questions particulières. Ainsi, tout investigateur peut tenter, par un jet habituel,
de trouver la réponse à une question tant qu’elle ne concerne pas directement
les investigateurs bien sûr. Par exemple, ils peuvent rechercher des informations
sur la « fenêtre qui doit être brisée » pour en découvrir la nature exacte, mais ne
peuvent pas chercher la réponse à la question « Notre esprit est-il la fenêtre que
le Voyageur doit briser ? ». Les investigateurs peuvent chercher des informations
sur autant de sujets qu’ils le souhaitent mais chaque recherche de ce type
implique une perte de 2/1d10 points de santé mentale. Le gardien reste toutefois
libre de limiter le nombre de sujets qui peuvent être étudiés de cette manière.
Quoiqu’il en soit, même si Daniel Marlowe a déjà lu l’ouvrage lui-même, sa
personnalité actuelle n’en n’a pas souvenir.

Le Découpeur
Le Découpeur est une abomination qui traque les investigateurs à travers la
Section C afin de les assassiner. La créature prend la forme d’un humain vêtu de
haillons et s’étant cousu le visage de l’infirmier Howard Parsons sur le sien. On
peut d’ailleurs apercevoir les chairs à vif du Découpeur par les trous de sa fausse
peau au niveau des yeux et de la bouche, ainsi qu’une dentition absurde et
inégale. Pour attaquer, l’abomination projette ses nombreux longs bras
tentaculaires faits de ténèbres intangibles qui s’extirpent de la peau de son dos
et qu’elle projette avec une terrifiante rapidité afin de découper ses victimes à
l’aide de crochets invisibles. La chose se déplace habilement parmi les ombres
et évite les zones éclairées ; elle n’apparait jamais de manière stable et son
image « clignote » parfois au point qu’elle ne semble appartenir que
partiellement à notre réalité. Le Découpeur est né de ténèbres, et aucune
attaque ne peut l’atteindre, sauf lorsqu’il est exposé à la lumière, auquel cas son
image se « solidifie » et peut alors être blessé par des armes matérielles. Dans de
tels cas, Le Découpeur préfère fuir pour mieux revenir en jaillissant d’un coin
sombre pour déchaîner sa furie meurtrière. Lorsqu’il est « tué », le Découpeur se
désintègre en un nuage de ténèbres et en poussant un cri horriblement humain.
Au bout de quelques temps cependant, il se reforme et est à nouveau libre de
pourchasser ses victimes.

Le Découpeur est la représentation de la folie qui ronge l’esprit de Daniel


Marlowe. Chaque blessure qu’il inflige à l’une des personnalités du docteur
rapproche ce dernier de la démence permanente. Dans le cas où l’existence du
Voyageur s’avère véritable, le Découpeur est aussi le bras armé du Voyageur,
celui qui doit briser la fenêtre, ou l’esprit de Daniel Marlowe, afin d’ouvrir la voie
à son maître. C’est parce que le Découpeur est le produit de l’esprit de Daniel
Marlowe qu’il ne peut être détruit de manière permanente.

C’est au gardien de décider où et quand le Découpeur appartient. Ses apparitions


doivent servir à faire monter la tension et la peur.

La mort des investigateurs


Lorsque l’une des personnalités de Daniel Marlowe est « tuée » (et donc un
investigateur), elle ne meurt jamais vraiment. En effet, elles n’évoluent que dans
l’esprit dérangé du docteur et les attaques subies ne sont pas réellement
physiques. Alors, lorsqu’un investigateur est « tué », il se réveille légèrement plus
loin et hors de vue de son compagnon. Les deux personnalités auront tôt fait de
se rejoindre à nouveau et de réaliser que là où elles évoluent, la mort n’est pas
permanente. En revanche, chaque mort implique une perte obligatoire de 1d10
points de santé mentale à laquelle il n’est pas possible de résister. Ainsi, les
morts à répétition des personnalités et les évènements et créatures indicibles
auxquels elles sont confrontées peuvent très bien faire tomber leur santé
mentale à zéro. Lorsque cela arrive, ne serait-ce que pour un seul des
personnages, cela signifie que Daniel Marlowe a perdu son combat contre le
Voyageur ou contre sa propre folie.

La folie au cœur de la folie


Même si la situation dans laquelle les personnages se trouvent est déjà un
produit de la folie de Daniel Marlowe, cela n’empêche pas les évènements qui s’y
produisent d’avoir un impact supplémentaire sur la psyché des deux
personnalités, et il est tout à fait possible que chacune d’elles soit victime de
folie temporaire. Lorsque cela se produit, le gardien est libre d’appliquer des
crises de folie telles que décrites dans le livre du gardien, mais il peut ici être
plus intéressant d’exposer le personnage fou à des visions qu’il est impossible de
dissocier de la réalité, du moins celle au sein de laquelle les investigateurs
évoluent. Ces visions ont le potentiel d’être prises au premier degré par des
joueurs déjà exposées à une situation dénuée de toute logique, et de semer
encore plus le trouble dans leur esprit. Ils en viendront à se poser la question de
savoir si ce qu’ils voient est le produit d’une folie dans leur folie, ou simplement
de leur première folie, tout en se demandant quelle part de leur folie originale est
le produit de faits bien réels…de quoi devenir réellement fou.

Résolution de l’histoire
L’histoire peut se terminer de trois manières différentes.

La folie l’emporte

La folie l’emporte si l’une des deux personnalités de Daniel Marlowe tombe à 0


points de santé mentale ou si, même après la découverte de l’effroyable vérité,
les investigateurs décident de laisser le Voyageur entrer dans notre monde. Un
gardien particulièrement sadique peut d’ailleurs décider d’ajouter une forme de
compte à rebours s’il le souhaite en ajoutant des éléments surnaturels au décor
afin de représenter le rapprochement du Voyageur. Dans le cas de cette
résolution, le gardien peut décrire une scène dans le monde réel dans laquelle
Daniel Marlowe est attaché sur la table de la salle de traitement, hurlant comme
un hystérique tandis que le chef du service annonce que la lobotomie peut
commencer. Si le gardien estime que la menace du Voyageur était bien réelle, il
peut terminer en décrivant le visage d’horreur du médecin et des infirmiers alors
qu’ils observent Daniel Marlowe et que quelque chose d’abominable est
visiblement en train de se produire sous leurs yeux terrifiés. Il est inutile d’en dire
d’avantage, le sous-entendu est suffisant.

La folie est vaincue, Daniel Marlowe s’éveille

Dès que les investigateurs ont compris l’effroyable vérité, ils peuvent décider de
quitter la Section C en passant par l’entrée principale qui était jusque-là
surnaturellement verrouillée. S’ils ne pensent pas à réessayer, le gardien peut le
leur suggérer la possibilité. En quittant l’asile, la réalité que Daniel Marlowe a
créée s’estompe et il se réveille alors dans sa cellule, le médecin en chef lui
faisant face. Ce dernier lui demande comment il se sent, et Daniel Marlowe
répond qu’il se sent « lui-même, malheureusement » ; il se prend la tête dans les
mains, libéré de sa folie mais empli de tristesse et de désespoir devant la prise
de conscience de l’horreur de son acte. Si la menace du Voyageur n’était pas
réelle, alors la scène s’arrête là. Si l’horreur était bien réelle, en revanche, un
infirmier appelle le médecin en chef pour qu’il regarde à la fenêtre. Ce qu’il voit
l’horrifie complètement et une peur abjecte se saisit de lui et son infirmier. En
ouvrant la porte de son esprit, Daniel Marlowe a laissé le Voyageur pénétrer dans
notre monde.

La folie est vaincue, Daniel Marlowe meurt

Après avoir compris l’effroyable vérité, les personnalités de Daniel Marlowe


décide de se suicider en même temps, soit car elles ne souhaitent pas s’éveiller
dans un monde où elles ont commis l’innommable, soit parce qu’elles pensent
que mourir empêchera le Voyageur d’utiliser l’esprit de Marlowe comme portail.
Le scénario se termine alors que le médecin en chef trouve Daniel Marlowe
pendu dans sa cellule. Ici, rien ne peut indiquer s’il s’est sacrifié uniquement pour
s’épargner une vie de culpabilité, ou s’il l’a fait en sauvant le monde.

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