La notion de puissance varie selon les approches réaliste et libérale.
Pour le réalisme, elle repose sur
la capacité d’un État à imposer sa volonté par la force, tandis que le libéralisme y voit une
combinaison de coopération et d’influence économique. Pendant la Guerre froide, la puissance
s’exprime à travers la bipolarité entre les blocs de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, illustrant une
confrontation idéologique et militaire fondée sur l’équilibre de la terreur. Dans un monde
anarchique, la puissance demeure l’élément structurant des relations internationales, les États
cherchant à maximiser leur sécurité et leur influence face à l’absence d’une autorité supérieure
capable de réguler durablement les conflits
•Les 3 facettes de la puissance:
• La puissance militaire, fondée sur la force armée, la dissuasion et la capacité à imposer sa volonté
par la contrainte. Elle joue un rôle central dans l'équilibre des forces et la sécurité des États.
• La puissance politique, qui repose sur l'influence diplomatique, la capacité à forger des alliances et
à orienter les décisions internationales en fonction de ses intérêts stratégiques.
• La puissance sociologique, qui renvoie à la cohésion interne d’un État, à sa stabilité sociale et à sa
capacité à mobiliser sa population autour d’un projet national, influençant ainsi son rayonnement et
sa résilience face aux défis extérieurs.
L’Approche réaliste Réaliste en relations internationales repose sur plusieurs caractéristiques
fondamentales : la primauté de l’intérêt national, la centralité du pouvoir et la compétition entre
États dans un système anarchique. La puissance est perçue comme un enjeu central, reposant sur la
force militaire, la stabilité politique et la capacité économique. L’équilibre des puissances est
essentiel pour éviter l’hégémonie d’un acteur et maintenir une certaine stabilité internationale,
comme l’illustrent les rivalités impériales avant 1914 et la bipolarité de la Guerre froide. Enfin, la
compétition s’étend aussi aux ressources stratégiques, aux avancées technologiques et aux alliances,
chaque État cherchant à renforcer sa position face à des adversaires potentiels.
L'approche libéraliste L’approche libérale des relations internationales repose sur l’idée que la
coopération entre États est possible et préférable à la confrontation. Contrairement au réalisme, elle
met l’accent sur l’interdépendance économique, le respect du droit international et le rôle central
des organisations internationales dans la gestion des conflits et des défis globaux.
Le libre accès aux ressources et aux marchés est vu comme un facteur de stabilité et de prospérité
partagée. Paul Kennedy et Joseph Nye ont enrichi cette perspective en distinguant le hard power,
fondé sur la puissance militaire et économique, du soft power, qui repose sur l’influence culturelle,
diplomatique et institutionnelle. Ainsi, dans un monde marqué par la mondialisation, le libéralisme
considère que la coopération et la régulation collective sont essentielles pour éviter les crises et
renforcer un ordre international plus pacifié.
Du système bipolaire vers un monde unipolaire (Guerre froide et après)
Types d’impérialismes et transformations du système international
L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 marque la fin du monde bipolaire et le
passage à une structure unipolaire dominée par les États-Unis.
Développement des théories des relations internationales (R.I) pour analyser ces
dynamiques.
Définition et facettes de la puissance
Robert Dahl définit la puissance comme la capacité d’un acteur à influencer le
comportement d’un autre.
Raymond Aron distingue la puissance (capacité d’action au niveau international) et
le pouvoir (capacité d’action au niveau interne).
L’OTAN vise à légitimer l’action de ses pays membres dans le cadre de la sécurité
collective.
La facette sociologique de la puissance : un État peut persuader un autre État de
prendre des décisions qui servent ses propres intérêts.
La puissance : une notion relative et combinatoire
La puissance n’est pas absolue ; elle repose sur l’association entre :
1. L’action (les intérêts poursuivis)
2. La volonté (les objectifs)
3. Les ressources (capacités matérielles et immatérielles)
Référence : Pourquoi les États perdent les petites guerres (ouvrage clé sur l’asymétrie
de la puissance).
Les approches réalistes des relations internationales
Réaliste classique : La puissance est le facteur clé des relations internationales.
Réaliste moderne : Adaptation du réalisme aux nouvelles formes de puissance.
Les réalistes considèrent que l’éthique et le droit international ne sont pas des
éléments structurants du système international.
Fin de la diplomatie secrète, remplacée par une diplomatie plus transparente et
multilatérale.
Libéralisation du réalisme et approche libérale
Libéralisation du réalisme :
la diplomatie est utilisée comme un outil pour éviter la guerre.
Approche libérale :
Tendance à la globalisation.
Constitution de réseaux internationaux.