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Les Cancers Cutanes: Aspects Épidémiologiques, Diagnostic Et Principes Thérapeutiques. 1. Carcinome Basocellulaire

Le document traite des cancers cutanés, en particulier du carcinome basocellulaire et du carcinome épidermoïde, en abordant leur épidémiologie, diagnostic, traitement et pronostic. Il souligne l'importance des facteurs environnementaux, notamment l'exposition au soleil, et des facteurs génétiques dans le développement de ces tumeurs. Le texte insiste également sur la nécessité d'un diagnostic précoce et d'une prévention adéquate pour réduire le risque de récidive et de métastases.

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Les Cancers Cutanes: Aspects Épidémiologiques, Diagnostic Et Principes Thérapeutiques. 1. Carcinome Basocellulaire

Le document traite des cancers cutanés, en particulier du carcinome basocellulaire et du carcinome épidermoïde, en abordant leur épidémiologie, diagnostic, traitement et pronostic. Il souligne l'importance des facteurs environnementaux, notamment l'exposition au soleil, et des facteurs génétiques dans le développement de ces tumeurs. Le texte insiste également sur la nécessité d'un diagnostic précoce et d'une prévention adéquate pour réduire le risque de récidive et de métastases.

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- Erosion superficielle en coup d’ongle.

76. LES CANCERS CUTANES : - Lésion érythémateuse et squameuse.


Aspects épidémiologiques,
diagnostic et principes
thérapeutiques.

1. Carcinome basocellulaire :
B – CBC nodulaire :
- Tête et cou.
INTRODUCTION : - Lésion : des perles en bordures – centre ombiliqué.
- CBC : Tumeur maligne cutanée. ☞ CBC plan à bordure perlée : CBC nodulaire à extension
- La plus fréquente. centrifuge et un centre atropho-cicatriciel.
- Intéresse les zones photo-exposées. JAMAIS LES
MUQUEUSES.
- Cellules tumorales ressemblent aux cellules de la
membrane basale de l’épiderme et des annexes.
- Rôle important du soleil dans l’apparition de ces tumeurs.
- Tumeur à malignité locale mais récidives fréquentes.

I – ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES : C – CBC superficiel ou "Pagétoïde":


- Tronc et membres.
A – Épidémiologie descriptive : - Sujet plus jeune.
- 2/3 cas de cancers cutanés. - Lésions multiples.
- Âge : de 40 à 50 ans. - Plaque érythémateuse, plane, bien limitée, à extension
- Sans prédominance du sexe. centrifuge, squamo-croûteuse.

B – Épidémiologie analytique :
☞ Facteurs favorisants :
1 – Le Soleil : +++
- Souvent atteinte des zones photo exposées.
- UV ont un rôle d’initiation et de promotion des anomalies
génétiques (p53).
- Des expositions intenses et occasionnelles dans de bas âge
(coup de soleil pendant les vacances dans l’enfance). D – CBC sclérodermiforme :
- Plaque dure, brillante, mal limitée et déprimée, aspect de
2 – Facteurs génétiques : cicatrice blanchâtre.
- CBC familiaux.
- Maladie génétiques, Xéroderma pigmentosum : AR,
déficit des enzymes de réparation des lésions d’ADN photo
induites.

3 – Phototype :
- Risque x 10 chez les sujets à peau et yeux claires et des E – Autres formes :
cheveux roux. - CBC ulcéreux, extension en profondeur.
- Sujets qui bronzent peu ou pas.

4 – Agents physiques et chimiques:


- UV, irradiations ionisantes et les rayons X.
- Arsenic, hydrocarbures polycycliques.

II – ETUDE CLINIQUE :
- CBC pigmenté ou tatoué.

A – Formes de début :
- Papule translucide, ferme, rose ou grisâtre,
télangiectasique = Perle.
- Effets secondaires tardifs irréversibles graves :
radiodermite avec fibrose sous cutanée parfois
radionécrose.
- CI génodermatose (Xéroderma pigmentosum,
naevomatose basocellulaire)

III – ETUDE HISTOLOGIQUE :


Confirmation diagnostique +++ :
3 – Cryochirurgie :
- L’azote liquide.
- Amas cellulaires compacts de petites cellules basophiles
- Risque de retard de cicatrisation.
à limites nettes à disposition périphérique palissadique,
arrondis, appendu à l’épiderme, le derme est le siège d’une
fibrose.
4 – Autres :
- Curetage / Electrocoagulation : Technique aveugles ne
- Image de différentiation pilaire, kératinisante.
permettant pas d'étude histologique.
- Plusieurs formes :
☞​ Forme superficielle.
☞​ Forme nodulaire. C – Indications :
☞​ Forme micronodulaire. - Chirurgie : le traitement de choix.
☞​ Forme infiltrante et sclérodermiforme. - Radiothérapie ou cryochirurgie : malades inopérables.

IV – DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL : D – Prévention – Suivi :


- Carcinome épidermoïde +++ - La prévention est basée sur la protection des zones
- Mélanome. photo-exposées.
- Suivi : doit être régulier (risque de récidive +++).
V – EVOLUTION & PRONOSTIC :
- CBC est une tumeur à malignité locale. CONCLUSION :
- Développé aux dépens du kératinocyte.
- Le CBC est le plus fréquent des cancers épithéliaux.
☞ Critères pronostic :
- Une augmentation d’incidence (rôle de l’exposition solaire) et leur prise
- Localisation : zone H du visage (péri orificielles) en charge avant tout chirurgicale.
- Il ne survient pas sur une lésion précancéreuse.
- Taille : 1 ou 2cm. - Il n’est pas localisé sur les muqueuses.
- Forme clinique : - Son évolution est lente, purement locale.
☞​ CBC sclérodermiforme.
☞​ Formes récidivées.
☞​ Formes histologiques infiltrées.
2. Carcinome épidermoïde :

VI – TRAITEMENT : INTRODUCTION :
- Tumeur au dépend des cellules épithéliales.
- Lésions précancéreuses : précurseurs cutanés et ou
A – Buts : muqueuses.
- Eradiquer la tumeur.
- Cible : peau, muqueuses.
- Eviter les récidives.

B – Moyens : I – ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES :

1 – Chirurgie : A – Épidémiologie descriptive :


ème
- Traitement du choix. - Le 2 du point de vue fréquence des cancers cutanés.
- Suture directe ou différée. - Peut être observé à tout âge.
- Marges d’exérèse : +++ - Prédominance masculine (sex-ratio 2/1).
☞​ 3 à 4mm pour les formes de bon pronostic. - Incidence : France :
☞​ 5 à 10mm pour les formes de mauvais pronostic. ▪​ 10 à 20/100 000 habitants chez l’homme.
☞​ Marges profondes dans le tissu graisseux sous ▪​ 5 à 10/100 000 chez la femme.
cutanée jusqu’à l’aponévrose ou le périoste ou le
périchondre qu’il faut respecter. B – Épidémiologie analytique :
☞ Facteurs favorisants :
2 – Radiothérapie : 1 – Rayons ultraviolets :
- Méthode non invasive, indolore. - L’irradiation solaire chronique.
- Effets secondaires précoces : érythème, desquamation et - 2 types d’UV :
ulcérations superficielles transitoires. ▪​ UVB : action directe.
▪​ UVA : action indirecte (génération de radicaux - Papules cornées dures de coloration jaunâtre ou brune,
libres capables d’altérer le génome cellulaire). ces lésions peuvent confluer en plaques verruqueuses et
- Phototype cutané est un cofacteur. subir une transformation maladie de Bowen ou
- Photothérapie UVA. carcinome invasif.
2 – Traumatismes chroniques :
- Plaies chroniques et cicatrices

3 – Agents chimiques :
- Arsenic.
- Les dérivés des goudrons : les hydrocarbures aromatiques
4 – Maladie de Bowen :
polycycliques.
- Plaque érythémateuse ou rosée bien limitée, persistante
plus ou moins squameuse.
4 – Agents infectieux :
- Zones photo exposées.
- Papillomavirus de types oncogène (16–18).
- L’éclatement de la lésion, induration, bourgeonnement,
ulcération, l’apparition d’un nodule doivent alerter.
5 – Immunodépression :
- Les transplantés, VIH, traitement immunosuppresseur.

6 – Génodermatoses :
- Xéroderma pigmentosum.
- Epydermodysplasie verruciforme.

II – ETUDE CLINIQUE :
5 – Leucoplasie :
A – Précurseurs : - Kératinisation de la muqueuse buccale.
- Tabac ou aux UV (chéilite actinique).
1 – Kératoses actiniques : - Lésions blanchâtres bien limitées, asymptomatiques,
- Zones photo-exposées. adhérentes et ne saignant pas au contact.
- Début : des taches jaunes ou brunes, planes ou légèrement
surélevées, elles se recouvrent d’un enduit kératosique gris
ou brunâtre rugueux sec dure est très adhérent.
- Souvent multiples.
- La taille ne dépassant pas 1cm.
☞ Signes cliniques de dégénérescence : l’étalement de la
lésion, bourgeonnement en surface, l’infiltration,
l’ulcération, son caractère saignotant.
6 – Radiodermites :
- Une atrophie avec une peau amincie et sèche.
- Des dyschromies associant des zones hypo et hyper
pigmentés.
- Des télangiectasies.
- Une sclérose dermique.
- La cancérisation survient dans 25% des cas.
2 – Corne cutanée :
- Les dos des mains, les avant-bras ou le visage. 7 – Lichen mal traité :
- Elles forment les protubérances solides et sèches en forme ☞ Lichen scléreux génital : Macules ou papules
de cornes de coloration et de taille variable. érythémateuses, des plaques blanches, ivoires, un reflet
bleuté, et une infiltration scléreuse.

☞ Lichen érosif buccal.


3 – Kératoses arsenicales :
- Siège : les paumes des mains et plantes.
• Carcinome invasif.

IV – EVOLUTION – EXTENSION :

A – Evolution :
- L’évolution locale est agressive, soit par infiltration, soit le
long des vaisseaux ou des nerfs.
B – Formes cliniques : ☞ Le risque de métastases à distance :
- Par extension aux premiers relais ganglionnaires (2% des
1 – Forme ulcéro-bourgeonnante : formes cutanées et 20% des formes muqueuses).
- La plus fréquente. ☞ Métastases viscérales :
- La tumeur est saillante, volumineuse, infiltrante à surface - Poumons, foie, cerveau…
irrégulière, bourgeonnante et ulcérée.
- L’ulcération à un fond irrégulier plus ou moins végétant B – Bilan d'extension :
et soignotant. - Bilan d’extension à pratiquer est fondé sur :
- Le bord est épais, dur éversé et constitue la coque de la ▪​ L’examen clinique :
masse tumorale dans laquelle s’est formée l’ulcération. o​ Autres carcinomes associés.
o​ Une adénopathie satellite dans le territoire
2 – Forme verruqueuse : de drainage.
- Au niveau buccal, laryngé, nasal ou génital. ▪​ Radiologie :
- Forme particulière : Le carcinome cuniculatum (plaie o​ Radiographie du thorax et échographie
chronique du pied). abdominale, TDM.

V – DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL :
1. Kératocanthome.
2. Carcinome basocellulaire.
3. Carcinomes annexiels.
4. Les métastases de carcinomes.
5. Le mélanome.

3 – C.E des lèvres : VI – TRAITEMENT :


- 90% des cancers des lèvres, ils siègent dans 88 à 98% des
cas de vermillon de la lèvre inférieure. A – Buts :
- L’homme de plus de 60 ans. - Ablation de la tumeur.
- L’exposition solaire chronique, le tabac +++. - Eviter les récidives.

B – Moyens & indications :

1 – Traitement des lésions


précancéreuses :
☞ Kératoses actiniques :
- Cryothérapie, électrocoagulation au laser, au CO2
4 – Carcinome épidermoïde de la
vulve, de l'anus : ☞ Leucoplasies :
- Une ulcération indurée, d’une lésion végétante ou
- Destruction par chirurgie ou électrocoagulation ou laser.
bourgeonnante, saignant au contact.
☞ Maladie de Bowen :
III – ETUDE HISTOLOGIQUE : - Chirurgie – cryothérapie, laser – photothérapie : PDT.
- Biopsie + analyse anatomopathologique :
Prolifération épithéliale irrégulière et anarchique ☞ Lichen scléreux génital :
développée aux dépends des kératinocytes. La tumeur est - Dermocorticoïdes de niveau très fort : Si échec 🡪 exérèse
disposée en amas ou cordons mal limités. chirurgicale.

- Selon le degré d’infiltration du derme et de 2 – Traitement de la Tm primitive :


franchissement de la membrane basale on distingue : a☞ Chirurgie :
• Carcinome in situ. - 1ère intension.
• Carcinome micro invasif. - Contrôle histologique.
- Marges d’exérèse large : D – Traitement préventif et
☞​ Carcinome in situ : 5mm
☞​ CE < 1cm, primitif, bien différencié, hors site à risque, surveillance :
non récidivant : 5mm. - Protection contre les UV.
☞​ CE > 1cm, mal différencié, présentant neurotopisme, - Traitement des lésions précancéreuses.
situé sur site à risque (fusion embryonnaire, rétro - Tous les 3 à 4 mois de la 1ère année.
auriculaire, cuir cheveux, extrémités) 1cm. - Puis 2 fois par an.
- Exérèse + suture : si tumeur de petite taille.
- Exérèse + reconstruction : si tumeur grande taille. CONCLUSION :
- Technique de Mohs : - Tumeurs fréquentes.
☞​ Fixation in situ de la tumeur. - Plusieurs formes cliniques (cutanées / muqueuses).
☞​ Excision : coupe horizontales en série. - Lésions de haute malignité, risque de récidive, métastases
☞​ Etude anatomopathologique immédiate. à distance d'où l'intérêt du diagnostic précoce avec
b☞ Radiothérapie : traitement des précurseurs.
- Indications limitées : tumeur de grande taille, sujets - Prévention : éviction des facteurs de risque +++.
inopérables.
- Risques : 3. Mélanome :
▪​ Radiodermite.
▪​ Nécrose cutanée. INTRODUCTION :
▪​ Risque carcinogène. - Tumeur maligne, développée aux dépens des mélanocytes.
▪​ Reprise chirurgicale difficile. - Le mélanome apparaît le plus souvent de novo.
- Dose totale : 50 à 60 Gray. - Son incidence est en rapide augmentation.
- Curiethérapie interstitielle : pyramide nasale, lèvres, - Diagnostic anatomo-clinique.
<4cm. - Pronostic est mauvais et la prise en charge est lourde et
couteuse.
c☞ Chimiothérapie : - Prévention +++
- Formes inopérables d’emblée.
- Formes métastatiques. I – ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES :
- Cisplastine + 5-FU et / ou Bléomycine.
- Effet palliatif.
- Chimio réduction préopératoire.
A – Épidémiologie descriptive :
- Double tous les 10ans dans les pays à population blanche.
- Âge moyen : 55ans.
d☞ Autres :
- Prédominance masculines.
- Electrocoagulation.
- Cryothérapie.
- Laser CO2. B – Épidémiologie analytique :
☞ Facteurs de risque :
3 – Traitement des atteintes
1 – Exposition solaire :
ganglionnaires :
- Expositions intermittentes dans l’enfance.
- ADP = 0 🡪 Abstention chirurgicale. Surveillance : 3 à 4
- Sauf pour mélanome de Dubreuilh : exposition chronique.
mois (1ère année)
- Mélanome des paumes des mains et plante des pieds n’est
- ADP + 🡪 Curage ganglionnaire ++ avec irradiation
pas en relation avec l’exposition solaire.
systémique de l’aire ganglionnaire.
2 – Facteurs génétiques :
C – Facteurs pronostic : - 10% des mélanomes familiaux (2cas sur 3 générations)
☞ Critères de mauvais pronostic : - Sensibilité au soleil déterminée par le phénotype : Peau
- La localisation : claire et cheveux roux.
▪​ Extrémité céphalique, en particulier le nez. - Syndrome de naevus atypique : naevus multiples et
▪​ Zones péri orificielles. ressemblant au mélanome.
▪​ Les muqueuses +++
- Les formes mal limitées. 3 – Marqueurs de risque : +++
- La taille supérieure à 1cm dans les zones à haut risque. 1. Antécédents familiaux.
- Le terrain (Immunosuppression).
- Le caractère récidivant : le risque d’une première récidive 2. Antécédents personnels de mélanome.
est d’environ 7%.
3. Phototype blanc aux cheveux roux avec des éphélides.
4. Syndrome de naevus atypique : naevus (N>50) souvent 2 – Lentigo malin ou mélanome de
de grande taille (>6 mm de diamètre), ayant des aspects "Dubreuilh" :
atypiques (bords irréguliers, polychromie) et siégeant en
- Macules brunâtres de type lentigo solaire sur zones
peau non exposée au soleil.
photo-exposées.
- Âge > 60ans.
5. Antécédents d’exposition solaire intense avec des coups
- Evolution sur plusieurs années.
de soleil multiples.

II – ETUDE CLINIQUE :

A – Précurseurs :
- Mélanome apparaît souvent de novo.
- Le risque de transformation des naevus communs est peu
fréquent
- Exception pour les naevus congénitaux de grande taille
ou d’apparition précoce dans l’enfance. 3 – Mélanome acro-lentigineux :
☞ Signes de dégénérescence du naevus : - Rare chez les blancs, la forme la plus fréquente chez les
❖​ Modification de couleur. noirs et les orientaux.
❖​ Augmentation de surface - La forme la plus fréquente au Maroc.
❖​ Augmentation d’épaisseur. - Age : 50 à 60ans.
❖​ Ulcération, saignement (tardifs) - Tache pigmentée avec des bords irréguliers, déchiquetés
et qui évolue sur quelques mois à quelques années en une
B – Diagnostic clinique : tumeur exophytique.
Lésion pigmentée avec des aspects particuliers : - Parfois nodule achromique.
-​ Asymétrie. - Localisation : palmo-plantaire, ongles.

-​ Bords irréguliers : bien délimités avec encoches ou


polycycliques ou se prolongeant en coulées d’encre
accentuant l’asymétrie.
-​ Couleur inhomogène avec des nuances variable du
noir au brun, avec aussi des zones décolorées ou
rouges ou cicatricielles bleutées.
4 – Mélanome nodulaire :
-​ Diamètre > 6mm.
- Age : de 50 à 60ans.
-​ Evolutivité : modification de taille ou de couleur ou de
- Hommes +++
relier (sur des photos successives). - Nodule de couleur bleue, noire assez homogène.
- Parfois achromique.
Biopsie exérèse complète de toute lésion suspecte. - Croissance rapide, aspect polypoïde, ulcération centrale.

C – Formes anatomocliniques :
1 – Mélanome à extension
superficielle :
- Âge : 40 – 50ans.
- Femme au niveau des jambes. 5 – Formes cliniques particulières :
- Homme sur le dos. - Mélanome unguéal.
- Tache pigmentée avec les critères A B C D. - Mélanome muqueux : conjonctive oculaire, les fosses
nasales, la muqueuse buccale, la vulve, anorectal.

- Mélanome primitif non retrouvé :


• Régression spontanée ou détruit sans preuves
histologiques.
• Diagnostic au stade de métastases.

III – ETUDE HITOLOGIQUE :


☞ Evolution bi phasique (architecture) : ❖​ Dès l’infraction dermique.
▪​ Composante intra-épidermique lentigineuse ou en ❖​ Atteinte du premier relai ganglionnaire.
thèques le long de la membrane basale avec souvent un ❖​ Métastases en transit.
envahissement du derme superficiel. ❖​ Le nombre de ganglions atteints et l’effraction capsulaire
▪​ Composante invasive dermique associée à une sont de mauvais pronostic.
inflammation. ❖​ L’épaisseur de la tumeur et l’ulcération.
☞ Confirme la nature mélanocytaire de la tumeur : - Mélanome au stade d’atteinte métastatique à distance :
❖​ Thèque, pigment mélanique. ❖​ Métastase cutanée ou viscérale unique.
❖​ Protéine S100, HMB45. ❖​ Métastases multiples ou un taux de LDH élevé sont de
❖​ Critères architecturaux de l’infiltrat tumoral. pronostic péjoratif.
❖​ Anomalies cytologiques.
❖​ L’épaisseur de la tumeur mesurée au micromètre VI – TRAITEMENT :
oculaire (Indice de Breslow).
❖​ Degré d’invasion de la tumeur en profondeur (niveaux
de Clarck I, II, III, IV, et V). A – Stade de la Tm primitive :
☞ Niveaux d'extension : +++ (de Clark)
▪​ Niveau I : Intra-épidermique. 1 – Chirurgie :
▪​ Niveau II : Derme papillaire : limitée. - Les marges d'exérèse :
▪​ Niveau III : Tout le derme papillaire. ▪​ M. intra épidermique : 0,5cm.
▪​ Niveau IV : Derme réticulaire. ▪​ M < 1mm : 1cm.
▪​ Niveau V : Hypoderme. ▪​ M > 1mm et > 2mm : 2cm.
▪​ M > 2mm : 2 ou 3cm.
2 – Traitement adjuvent :
- Ganglion sentinelle :
▪​ Exérèse du premier relai ganglionnaire.
- Immunothérapie :
▪​ INF α-2 à la dose de 3M d’unités 3 fois par
semaine (18mois)
▪​ Améliore la survie sans récidive.
IV – DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL : ▪​ Mélanome > 1.5mm sans atteinte ganglionnaire.
- La naevus et surtout le naevus atypique (A, B, C, D)
- Kératose séborrhéique (B, C) : surface verruqueuse criblée B – Stade de métastases
de bouchons kératosiques, souvent multiples. locorégionales :
- CBC tatoué : bourrelet perlé.
- Histiocytofibromes : aspect en pastille. 1 – Métastases en transit :
- Angiome thrombosé. - Chirurgie.
- Botriomycome. - Chimiothérapie régionale (Mélphalan, INF γ, TNF α)
- Mélanonychie longitudinale.
2 – Métastases ganglionnaires :
V – EVOLUTION – PRONOSTIC : - Curage chirurgical.
- +/- radiothérapie ou immunothérapie.
A – Evolution :
- Au stade in-situ l’évolution se fait vers : C – Métastases à distance :
▪​ Métastases en transit (locales). ☞ Chirurgie :
▪​ Ganglionnaire (régionale). - Métastase unique.
▪​ Métastases viscérales (à distance). ☞ Radiothérapie :
- Risque d’un 2ème mélanome quelque soit le stade. - Antalgiques pour les métastases osseuses.
- Métastases cérébrales.
B – Pronostic : ☞ Chimiothérapie :
- Dacarbazine DETICENE ®.
☞ Facteurs de mauvais pronostic :
- Mélanome au stade de tumeur primaire :
❖​ Le sexe masculin. D – Surveillance :
❖​ L’âge avancé.
❖​ Certaine topographies (tronc, tête et cou). 1 – Mélanome in-situ :
❖​ Indice de Breslow. Surveillance clinique pendant tous les 6mois pendant 2ans, puis
❖​ Ulcération (clinique ou histologique). une fois par an pendant 5ans, puis auto surveillance.
❖​ Niveau d’invasion selon Clarck (intérêt dans les
mélanomes minces). 1 – Mélanome < 1.5mm :
❖​ Régression (sous estime de l’épaisseur). Surveillance clinique tous les 6mois pendant 10ans, puis une fois
- Stade d’atteinte régionale ganglionnaire : par an à vie.
3 – Mélanome > 1.5mm ou
régression (quelque soit
l'épaisseur) :
- Surveillance clinique tous les 3 mois, pendant 5ans, puis tous les
6 mois pendant 5ans suivantes puis une fois par an à vie.

E – Prévention : +++++
☞ Prévention primaire :
●​ Réduction de l’exposition solaire.
●​ Sujets à risque : naevus atypiques ou multiples.
☞ Prévention secondaire :
●​ Dépistage par information de la population.
●​ Auto-surveillance.
●​ Examen des parents et enfant des patients.
●​ Photo protection.
CONCLUSION :
- Tumeurs fréquentes de haut degré de malignité.
- Métastases fréquentes. Récidives possibles.
- Mauvais pronostic.
- Intérêt de la prévention +++

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