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Mémoire Miche

Ce mémoire présente une étude géotechnique sur la plateforme routière de la section PK25-PK30 du projet de construction de la route Foumban-Koupamatapit au Cameroun. Il vise à obtenir un diplôme de Master Professionnel en Sciences de l'Ingénieur, option Géologie Appliquée, avec un accent sur les méthodes et résultats des investigations géotechniques. Le travail inclut des remerciements, une méthodologie détaillée, des résultats d'essais et des interprétations des données géotechniques.

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Ce mémoire présente une étude géotechnique sur la plateforme routière de la section PK25-PK30 du projet de construction de la route Foumban-Koupamatapit au Cameroun. Il vise à obtenir un diplôme de Master Professionnel en Sciences de l'Ingénieur, option Géologie Appliquée, avec un accent sur les méthodes et résultats des investigations géotechniques. Le travail inclut des remerciements, une méthodologie détaillée, des résultats d'essais et des interprétations des données géotechniques.

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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

PEACE-WORK-FATHERLAND
PAIX-TRAVAIL-PATRIE
******* *******
UNIVERSITE DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG
******* *********
FACULTE DES SCIENCES FACULTY OF SCIENCE
******* *********
DEPARTEMENT DE SCIENCE
DE LA TERRE DEPATEMENT OF EARTH
******* SCIENCE
*******
BP 96. Dschang (Cameroun) – Tel. /Fax (237) 233 45 13 81 BP 67. Dschang (Cameroun)
Website: [Link] Tel: (237) 243 69 15 11
E-mail: udsrectorat@[Link] E-mail: [Link]@[Link]

MEMOIRE DE FIN DE FORMATION


ETUDE GEOTECHNIQUE D’UNE PLATEFORME ROUTIERE :
CAS DE LA SECTION PK25-PK30 DU PROJET DE
CONSTRUCTION DE LA ROUTE FOUMBAN-KOUPAMATAPIT,
OUEST-CAMEROUN
Mémoire rédigé et soutenu en vue de l’obtention du diplôme de Master Professionnel en
Sciences de l’Ingénieur
Option: Géologie Appliquée
Spécialité: Géotechnique

Présenté par:
MICHERAIN FRANCKY JUNIOR
Matricule: CM-UDS-15SCI0184
Licencié en Sciences de la Terre
Sous l’encadrement

Académique de : Professionnel de :
[Link]. KENFACK Jean Victor Ing. NDEFFO Jules
Maître de Conférences Ingénieur qualité de Soroubat-Cm
Ingénieur de Génie-Civil-Géotechnicien
Université de Dschang

10ème promotion

ANNEE ACADEMIQUE :
2022-2023
DEDICACE

A
MES PARENTS
JIMGANG SIMI
HOLORIEN ET
YOMBE
DELPHINE

Qu'ils trouvent ici le fruit de leurs sacrifices et de l'engagement


qu'ils ont eu pour mon éducation.

ii
REMERCIEMENTS
Je ne saurais commencer sans rendre grâce à Dieu qui a permis que tout ceci soit possible.
Nos remerciements vont aussi à l’endroit de tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la
réalisation du présent travail. Nous remercions:
 Pr. TSAFACK NANFOSSO Roger, Recteur de l’Université de Dschang qui veille au
bon déroulement de ce Master ;
 Pr. TEUGWA Clautilde, Doyen de la faculté des Sciences pour sa disponibilité et sa
participation en recommandation pour stage nécessaire pour cette formation;
 Pr. KENGNI Lucas, Chef de Département des Sciences de la Terre pour ses conseils et
ses encouragements ;
 Pr. KAGOU Dongmo Armand, Coordonnateur du Master Professionnel en Géologie
Appliquée, Mines et Pétrole pour son précieux concours, le suivi de notre formation et tout
le travail abattu pour le bien-être de ses étudiants;
 Pr. KENFACK Jean Victor, pour la supervision de ce mémoire, sa disponibilité
et ses conseils avisés sans lesquels ce travail n’aurait pas pris forme ;
 Le Directeur du projet: Foumban – Koupamatapit limite Ouest / Nord-Ouest de qui a
accepté que je fasse mon stage au sein de son équipe ;
 M. NDEFFO Jules, ingénieur de l’entreprise SOROUBAT, pour sa supervision, sa
disponibilité et ses conseils en entreprise;
 M. NAMAGE Ndive Oscar, Géotechnicien de l’entreprise SOROUBAT, pour sa
disponibilité, son orientation et à l’ensemble du personnel de laboratoire;
 M. KAGNIA Foyou Roméo, chef du laboratoire de l’entreprise SOROUBAT pour avoir
trouvé du temps pour me faire profiter de sa riche expérience ;
 A l’ensemble du jury qui présidera ce travail pour leurs remarques;
 Au corps enseignant de l’Université de Dschang en général et à ceux du Département
des sciences de la Terre en particulier, qui n’ont managé aucun effort pour nous encadrer
au cours de notre formation ;
 A mes parents et à toute la famille pour les encouragements et les conseils;
 A mes frères et sœurs pour m’avoir soutenu tout au long de cette formation;
 A ma tante NONO Chantal pour tout son soutien moral et financier;
 Mon Co-stagiaire FOGANG TSAPI Lucianing pour sa volonté à collaborer ;
 A tous mes amis et camarades de Master Professionnel en Science de l’ingénieur
pour l’esprit de paix et de partage qu’ils ont su préserver au sein de notre campus.

i
TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS ................................................................................................................. i
TABLE DES MATIERES ....................................................................................................... ii
LISTE DES FIGURES............................................................................................................. v
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................. vii
RESUME ................................................................................................................................ viii
ABSTRACT ............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................ 1
1. Contexte de l’étude............................................................................................................ 1
2. Problématique ................................................................................................................... 1
4. Structure du mémoire ....................................................................................................... 2
CHAPITRE I : GENERALITES ............................................................................................ 3
I.1. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ............................................ 3
I.1.1. Historique ............................................................................................................................ 3
I.1.2. Cadre institutionnel ............................................................................................................ 3
I.1.3. Organigramme et domaine d’activité de SOROUBAT-CM ........................................ 5
I.2. PRÉSENTATION DE LA ZONE D’ÉTUDE .............................................................. 5
I.2.1. Localisation et situation du projet .................................................................................... 5
I.2.2. Climat………………………………………………………………………………………………………………………………6
I.2.3. Relief…………………..…………………………………………………………...................................................7
I.2.4. Hydrographique .................................................................................................................. 8
I.2.5. Sols………..………………………………………………………………………………………………………………………..9
I.2.6. Ecosystème……………………………………………………………………………………………………………………..9
I.2.7. Géologie et géomorphologie ............................................................................................. 9
I.3. GENERALITE SUR LES PLATEFORMES EN REMBLAI ................................. 10
I.3.1. Définitions, réalisation et constitution d’un remblai routier ....................................... 10
I.3.2. Fonction des plateformes en remblais ........................................................................... 14
I.3.3. Classification générales des matériaux de plateforme en remblai ............................. 15
I.3.3.3. Paramètre d’état ............................................................................................................. 16
I.3.4. Étude des sites d’emprunt latéritique ............................................................................. 16
I.3.4.2. Condition d’exploitation et d’utilisation des emprunts de graveleux-
Latéritiques……………………………………………………………………………………………………………………………..17
I.4. GENERALITE SUR LES PLATEFORMES EN DEBLAIS ................................... 18
I.4.1. Définitions ......................................................................................................................... 18
I.4.2. Démarche à suivre sur les déblais .............................................................................. 19

ii
I.4.2.1. Extraction des matériaux……………………………………….........................20
I.4.2.2 .Fermeture de la surface .............................................................................................. 19
I.4.3. Structure de la plateforme ........................................................................................... 20
I.4.3.1. Sol support .................................................................................................................. 20
I.4.3.2. Couche de forme ........................................................................................................ 20
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL ................................... 22
II.2. Méthodologie de travail ............................................................................................. 23
II.2.1.1. Echantillonnage par Sondages à pelle mécanique………………………………23
II.2.1.2. Technique de prélèvement des sols de plateforme………………………………23
II.2.1.3. Essai au pénétromètre dynamique lourd .................................................................. 22
II.2.1.4. Essai de la densité in-situ……………………………………………………….25
II.2.1.5. Essai de plaque…………………………………………………………………26
II.2.1.6. Essai de déflexion : déformabilité des surfaces des chaussées ............................. 27
II.2.2. Essais en laboratoire................................................................................................ 28
II.2.2.1. Essais de la caractérisation physique des matériaux ........................................ 28
II.[Link]. Teneur en eau…………………………………………………………………29
II.[Link]. Analyse granulométrique par tamisage ................................................................ 29
II.[Link]. Limite d’Atterberg .................................................................................................. 29
II.[Link]. Poids spécifique ........................................................................................................ 32
II.2.2.2. Essais de la caractérisation mécanique des matériaux ..................................... 32
II.[Link]. Essais de compactage : Proctor modifié ................................................................ 32
II.[Link]. Essais C.B.R ............................................................................................................. 33
II.3.3.3. Système de classification des sols ....................................................................... 33
II.[Link]. Système de classification HRB............................................................................... 34
CHAPITRE III : PRESENTATION DES RESULTATS ................................................... 36
III.1. Résultats des investigations géotechniques sur le terrain ..................................... 36
III.1.1. Résultat des caractérisations des matériaux de la plateforme .................................. 36
III.1.2. Récapitulatif des résultats complémentaires sur les déblais .................................... 38
III.1.3. Caractérisations des emprunts N°12 du PK26+950A ......................................... 39
III.1.4. Données des sondages au PDL sur les zones compressibles ................................... 40
III.1.5. Résultats des éssais au pénétromètre dynamique lourd ............................................ 40
III.2. Résultat des essais de contrôle de mise en œuvre ................................................... 41
III.2.1. Résultat de l’essai de la densité in-situ ....................................................................... 41
III.2.2. Résultat de l’essai de plaque ........................................................................................ 42

iii
III.2.3. Résultat de l’essai de déflexion ................................................................................... 42
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ET INTERPRETATIONS ........................................... 45
IV.1. Critères d’acceptabilités des matériaux selon les exigences du CCTP ....................... 45
IV.2. Interprétation des essais géotechniques du sol de la
plateforme.…………………….445
IV.3. Interprétation des essais complémentaires des déblais ................................................ 47
IV.4. Interprétation sur les tas foisonnés à l’emprunt no 12 du pk 26+950a........................ 49
IV.5. Interprétation des essais in-situ ................................................................................... 51
IV.5.1. Synthèse lithologique et hydraulique ......................................................................... 51
IV.5.2. Pénétromètre dynamique lourd.................................................................................... 51
IV.5.3. Interprétation des éssais de contrôle de mise en œuvre ........................................... 51
IV.5.4. Discussion ...................................................................................................................... 52
IV.5.4.1. Classifications des résultats d'identification selon le HRB et le CEBTP ........... 54
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMENDATION ............................................... 56
REFERENCES ....................................................................................................................... 57
ANNEXES ................................................................................................................................. a

iv
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Organigramme de l’entreprise SOROUBAT ............................................................ 5
Figure 2 : Carte de localisation du projet .................................................................................. 6
Figure 3 : Diagramme ombrothermique de Foumban ............................................................... 7
Figure 4 : Carte du relief de la zone d’étude ............................................................................. 8
Figure 5 : Carte hydrographique de Foumban .......................................................................... 9
Figure 6 : Carte géologique de Foumban ................................................................................ 10
Figure 7 : Etapes de mise en œuvre d’un remblai ................................................................... 12
Figure 8 : Schéma des différentes parties d’un remblai.......................................................... 12
Figure 9 : Modèle de structure d’une chaussée ....................................................................... 15
Figure 10 : Position des déblais et remblais ............................................................................ 19
Figure 11 : Etape de mise en œuvre d’un déblai ..................................................................... 19
Figure 12 : Principe de fonctionnement d’un pénétromètre de type B ................................... 24
Figure 13 : Classification par l'abaque de plasticité de Casagrandre ...................................... 31
Figure 14 : Catégorie de sol en fonction de l'indice de groupe ............................................... 34
Figure 15 : Coupes lithologiques des sondages à la pelle mécanique ..................................... 39
Figure 16 : Courbe des AG tas 26 et 27 .................................................................................. 49
Figure 17 : Courbe Proctor pour tas 26 et 27 .......................................................................... 50
Figure 18 : Courbe CBR pour tas 26 et 27 .............................................................................. 50

v
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Tableau explicatif des conditions à étudier selon votre sol de plateforme avant
remblai. ............................................................................................................... 13
Tableau 2 : Tableau récapitulatif des différents types de plateformes en remblai ................. 14
Tableau 3 : Classe des sols en fonction de la portance .......................................................... 20
Tableau 4 : Récapitulatif des résultats des essais complémentaires de la plateforme du PK25
au PK30+150 ...................................................................................................... 37
Tableau 5 : Récapitulatif des résultats des essais complémentaires des déblais (prélèvement
des talus) ............................................................................................................. 38
Tableau 6 : Synthèse sur les tas foisonnés à l’emprunt No 12 du PK26 +950 A .................. 39
Tableau 7 : Tableau récapitulatif des données hydrauliques des zones d’études .................. 40
Tableau 8 : Récapitulatifs Les contraintes admissibles des points de sondage des sols étudiés
............................................................................................................................. 41
Tableau 9 : Synthèse des densités in-situ pour la mise en œuvre des assises de remblais ..... 41
Tableau 10 : Récapitulatifs des essais de plaque de la plateforme/couche de forme/Pst/ fond de
déblai plateforme du PK25-PK30 ....................................................................... 42
Tableau 11 : Récapitulatifs des essais de déflexion de la plateforme / couche de forme / Pst /
fond de déblai plateforme du PK25-PKk30 ........................................................ 43
Tableau 12 : Conditions d’utilisation des matériaux selon les exigences du CCTP ............... 45
Tableau 13: Récapitulatif des essais complémentaire de la plateforme du Pk25-PK30 ......... 47

vi
LISTE DES ABREVIATIONS
AFNOR : Association française de normalisation
BTP : Bâtiment Travaux Publics
CBR : California Bearing Ratio
CCTP : Cahiers des Clauses Techniques Particuliers
CEBTP : Centre Expérimental de Recherches et d’Études du Bâtiment et des Travaux publics
D : Déflexion
C : Compacité
GPS : Global Positionning Système
GLAR : Grave latéritique argileuse rougeâtre
GTR : Guide de Terrassement Routier
NF : Norme Française
RTR : Recommandation pour le terrassement routier
OPM : Optimum Proctor Modifié
PK : Point Kilométrique
PM : Proctor Modifié
PS : Poids Spécifique
PFSC : Plateforme support de chaussée
PST : Partie supérieur de terrassement
Mh : Masse humide de l’échantillon de sol
ms : Masse de matériau sec
SPDL : sondage au pénétromètre dynamique lourd
HRB: Highway Research Board
IP : Indice de plasticité
LL : Limite de liquidité
IC: Identification complète
AG : Analyse granulométrique
Wn : Teneur en eau naturel
WOPM : Teneur en eau à l’optimum Proctor

𝜸ₕ : Densité humide
𝜸𝒅 : Densité sèche
Qd : Résistance dynamique à la pointe
Wp : Limite de plasticité
Wopm : Teneur en eau optimale

vii
RESUME
La présente étude menée dans la région de l’Ouest-Cameroun consiste à faire une étude
géotechnique de la plateforme de la section du pk25-pk30 du projet Foumban/Koupamatapit en
vue de palier à tous problèmes d’instabilités de chaussée. De ce fait, une caractérisation
géotechnique des matériaux en place a été réalisée. Dans cette optique, seize (16) prélèvements
d’échantillons de plateforme ont été réalisés sur le terrain à une profondeur de 0,90 m pour
identification complète et douze (12) sondages au pénétromètre dynamique lourd ont été
effectués. L’analyse granulométrique présente dans l’ensemble au tamis de 0,80 mm un
pourcentage de passants variant entre 52,9 et 92,9 % avec une moyenne de 72,3. L’indice de
plasticité de la plateforme varie entre 17,3 et 31,5 % avec une moyenne 25,5. Les valeurs de
teneur en eau naturelle de la plateforme sont comprises entre 18,9 et 34,6 %. Les valeurs à
l’OPM des teneurs en eau sont comprises entre 17 et 28 % ; celles des densités sèches entre
1,485 et 1,720 t/m3. Les indices CBR varient entre 3,8 et 15,8 % correspondant aux classes de
portance. Il en ressort que les sols de plateforme sont des sols argileux très plastique
correspondant aux groupes A-7-5 a A-7-6, constitués majoritairement des argiles rougeâtres,
le reste étant des roches décomposées. Les indices de groupe obtenus aux différents points de
prélèvements sont dans l’ensemble compris entre 5 et 20, caractéristiques des sols mauvais.
Le bilan des sondages au pénétromètre dynamique lourd montre que les sols résistants se
trouvent à une profondeur de 4 m. Les résultats obtenus dans le cadre de ce travail montrent
que les sols de plateforme présentent des faibles portances, nécessitent une substitution par une
couche de forme respectant les critères d’acceptabilité des conditions du CCTP.

Mots clés : Route, Plateforme, Portance, mise en œuvre.

viii
ABSTRACT
The present study carried out in the region of West-Cameroon consisted in carrying out
a geotechnical study of the platform of the pk25-pk30 section of the Foumban/Koupamatapit
project in order to overcome all problems of pavement instabilities. As a result, a geotechnical
characterization of the materials in place was carried out. With this in mind, sixteen (16)
samples were taken on the platform at a depth of 0.90 m for a complete identification analyses
of the materials with equally twelve (12) heavy dynamic penetrometer surveys carried out. The
particle size analysis shows on the whole at the 0.80 mm sieve a passing percentage varying
between 52.9 and 92.9 with an average of 72.3. The plasticity index of the platform varies
between 17.3 and 31.5 with an average of 25.5. The natural water content values of the platform
are between 18.9 and 34.6%. The OPM values of the water contents are between 17 and 28%;
those of dry densities between 1.485 and 1.720. The CBR indices vary between 3.8 and 15.8
corresponding to lift classes. It appears that the platform soils are clayey in nature (group A-7-
5 to A-7-6), consisting mainly of reddish clays, the rest being decomposed rock. The group
indices obtained at the different sampling points varies from 5 to 20, characteristics of poor and
very poor soils. The results of the heavy dynamic penetrometer surveys show that the resistant
soils are found at a depth of 4 m. The results obtained in the context of this work show that
plateform soils with low bearing capacity require substitution by a capping layer that meets the
acceptability criteria of the CCTP conditions.

Keywords: Road, Platform, Lift, implementation.

ix
INTRODUCTION GENERALE
1. Contexte de l’étude
La route est sans doute un des moyens les plus importants dans le système de transport
d’un pays. Elle participe activement au développement du pays sur plusieurs plans (le
développement culturel, le désenclavement, le transport des marchandises etc..). C’est dans
cette optique que le gouvernement camerounais a mis sur pied plusieurs projets à l’instar de la
construction du tronçon Foumban/Koupamatapit. La structure d’une chaussée est constituée de
couches de surface (couche de roulement et couche de liaison) et couches d’assise (couche de
base et couche de fondation) qui repose sur la plateforme (LPC-SETRA). Toutefois, les
matériaux en place ne présentent pas toujours les capacités portantes susceptibles d’assurer la
stabilité de la route en fonction du trafic. Il s’avère nécessaire de la substituer par un matériau
présentant des caractéristiques acceptables. Cependant, la mise en œuvre de la plateforme doit
intégrer les caractéristiques intrinsèques des matériaux (paramètre d’état et paramètre
mécanique), qui doivent également être pris en compte dans le calcul du dimensionnement de
la structure de la chaussée pour éviter le processus de dégradation précoce. Afin d’assurer la
stabilité de la plateforme et d’atteindre la résistance escomptée (durée de vie) de la chaussée
dans la section PK25-PK30 du projet de construction de la route Foumban /Koupamatapit, s’est
avéré nécessaire l’idée de mené une étude géotechnique de la plateforme dans ce projet.

Problématique

La plateforme constitue la couche support de l’ensemble des couches de la chaussée. De ce


fait, ses caractéristiques physico-mécaniques dépendent de la stabilité de la structure. La zone
du projet est caractérisée par la présence des sols compressibles susceptible d’engendrer les
problèmes tels que l’affaissement de la route, le matelassage et les remontées d’eau par
capillarité. Au regard de tous ces problèmes, il est donc nécessaire de réaliser une étude
géotechnique de la plateforme afin de déterminer ses paramètres physico-mécaniques ainsi que
la profondeur des sols résistants. De plus, il faudra caractériser les emprunts susceptibles d’être
utiliser en substitution du matériau en place.

2. Objectifs
Ce travail a pour objectif principal l’étude des caractéristiques physiques et mécaniques
des sols et emprunts de la section pk25-pk30 dans le but de stabiliser les sols de plateforme du
projet de construction du tronçon Foumban-Koupamatapit. Plus spécifiquement il s’agira de :

1
 réaliser les essais d’identifications et de portance des sols afin de les classifier;
 réaliser les essais au pénétromètre dynamique lourd sur des zones compressibles;
 réaliser les essais de contrôle de mise en œuvre sur l’ensemble de l’arase de
terrassement afin de vérifier la conformité avec les exigences du marché.
3. Structure du mémoire
Ce travail débute par une introduction générale, quatre autres chapitres et une conclusion
générale. Le premier chapitre traite des généralités sur la présentation de la structure
d’accueil, du cadre géographique du projet et les généralités sur l’étude géotechnique des
plateformes en remblai et en déblai. Le second chapitre présente la méthodologie et le matériel
utilisé lors de cette étude. Le troisième chapitre présent les résultats obtenus en laboratoire et
sur le terrain, et le quatrième concerne la discussion et l’interprétation des résultats.

2
CHAPITRE I : GENERALITES
Ce chapitre présente les éléments nécessaires à la compréhension de cette étude. Il
présente d’abord la structure d’accueil, ensuite la zone d’étude et enfin les généralités sur les
plateformes en remblais et déblais.
I.1. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL
SOROUBAT (société de route et de bâtiment) est une entreprise Tunisienne spécialisée
dans la réalisation des routes, autoroutes, voiries et réseaux divers, fondations profondes et
ouvrages d’art.
I.1.1. Historique
SOROUBAT a été créée en 1974 en TUNUSIE par Monsieur NOUREDDINE
HACHICHA un jeune technicien en pont et chaussées.
De 2002-2006 : il obtient les travaux de construction de l’autoroute A2 Tunis- Oued Zarga
22km.
L’entreprise SOROUBAT a développé une véritable stratégie visant à promouvoir ses
activités hors des frontières et son implantation dans le continent africain tel qu’en Lybie,
Algérie, Côte-d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Tchad, Benin, et au Cameroun.
L’implantation de la filiale SOUROUBAT Cameroun en 2016 avec son siège social
basé à Douala Bonapriso, rue Njo-Njo est adjudicataire de plusieurs projets à savoir :
 Construction de la route Kumba Ekondo-Titti, 60 km dont les travaux ont été
interrompus pour la crise anglophone et a été ensuite attribué à une autre entreprise. ;
 Construction de la route Foumban Koupamatapit 54 km dans la Région de l’Ouest
Cameroun, département du Noun.
I.1.2. Cadre institutionnel
Dans le but d’optimiser les travaux et en vue de respecter les délais contractuels de
livraison des travaux, l’entreprise se doit de subdiviser les travaux en tâches. Ceci à travers la
création de plusieurs sections et sous-sections d’activités. Pour exécuter ce projet comme il se
doit, la direction de ce chantier le divise en différents services. Chaque service est mené par un
conducteur de travaux/chef d’équipe. Pour accomplir ses attributions, chaque service est doté
d’une main d’œuvre compétente etpétrie d’expérience :
 Service Topographie,
La topographie est une technique qui a pour objet l’exécution, l’exploitation et le
contrôle des observations concernant la position planimétrique et altimétrique, la forme, les
dimensions et l’identification des éléments concrets, fixes et durables existant à la surface du sol
à un moment donné.Ce service est le premier intervenant sur les chantiers. Avec leur appareil,
ils font des mesures, calculent des distances, les surfaces, les niveaux d’altitudes du sol…mais

3
ils sont également les derniers intervenants sur le terrain, car ils font des opérations de
recollement à la fin d’un chantier ;

 Service Terrassement
Le terrassement est vu comme tout déplacement de terre ou encore toute modification
artificielle de la configuration du sol. C'est le secteur le plus prisé par SOROUBAT Cameroun
car l’entreprise est dotée de moyens matériels conséquents et adaptés à toutes situations;

 Service Génie Civil


Le service génie civil est l’un des services moteurs des travaux car il gère la
préfabrication et la mise en œuvre d’ouvrage en acier, bois ou béton sur le chantier d’où
assiduité et précision sont requises ;

 Service QHSE
SOROUBAT Cameroun dispose également d’un service QHSE qui a de nombreuses
missions notamment : Tenir compte de la qualité des travaux de l’entreprise. C’est une
entreprise dont tous les salariés ont le devoir de respecter les standards de sécurité
internationaux, le port des équipements de protection individuelle (EPI) notamment.
L’encadrement des chantiers veille à assurer un quart d’heure de sécurité hebdomadaire et de
nombreux rappels sont effectués par une signalétique appropriée et le respect de
l’environnement ;

 Service Géotechnique/Laboratoire
SOROUBAT Cameroun possède un laboratoire de géotechnique pour ses différents
essais. Il propose notamment des solutions techniques en fonction de la nature et du
comportement des terrains. Ce laboratoire permet l’optimisation les taches réalisées. Il est géré
par la direction technique de l’entreprise ayant à sa tête un responsable. C’est dans ce service
que nous avons effectué le stage.

4
I.1.3. Organigramme et domaine d’activité de SOROUBAT-CM

L’entreprise est organisée de façon suivante (fig. 1) :

DIRECTEUR GENERAL

DIRECTEUR ADMINISTRATIF FINANCIER

DIRECTEUR DU PROJET
RESSOURCE HUMAINE
SERVICE COMPTABLE
ASSISTANT DU DIRECTEUR

DIRECTEUR MATERIEL
INGENIEUR DU GENIE CIVIL
CHEF PARC CHEF EQUIPE MOBILE

RESPONSABLE CONCASSAGE CONTROLEUR


DE GESTION GESTION GASOIL AGENT DE SAISIR

ETUDE ET PLANIFICATION
CAISSIER
CHEF EQUIPE FOREUR- CHEF
CONCASSAGE MINEUR ATELIER CHEF DE PERSONNEL ASSISTANT CHEF DU PERSONNEL

INGENIEUR RESPONSABLE INGENIEUR INGENIEUR ROUTIER GEOTECHNICIEN INGENIEUR QUALITE


HSE TOPO D’OUVRAGE D’ART
CONDUCTEUR CONTROLEUR QUALITE
CHEF TRANSPORT
CHEF DES TRAVAUX
RESPONSABLE
TOPO DE ROUTE
ENVIRONNEMENT
CHEF DU
CONDUCTEUR DES TRAVAUX
CHEF TOPO OUVRAGE LABORATOIORE
CHEF CHANTIER I

Figure 1: Organigramme de l’entreprise SOROUBAT.


Le domaine d’activité de SOROUBAT est spécialisé dans les travaux publics et l’agriculture
I.2. PRÉSENTATION DE LA ZONE D’ÉTUDE

I.2.1. Localisation du secteur d’étude

Le secteur d’étude est situé dans la région de l’Ouest, département du Noun,


arrondissement de Bangourain de coordonnées variant de: N5°49’30’’ à N5°51’53’’ de latitude
et de 10°42’35’’ à 10°44’30’’ de longitude Est (fig.2) avec une altitude moyenne de 1119 m.
La zone est limitée :

 Au Nord par NJIMOM ;


 À l’Ouest par KOUTABA ;
 À l’EST par MALENTOUEN ;
 Au SUD par MASSANGAM.

5
Figure 2: Localisation du secteur d’étude

I.2.2. Climat

Le climat de la commune de Foumban est de type soudano guinéen avec deux saisons :
 Une saison de pluie qui va de mi-mars à mi-novembre ;
 Une saison sèche qui va de mi-novembre a mi-mars.
La hauteur des précipitations annuelles dépasse parfois 170 mm avec les températures variant
entre 25 et 35°C (fig. 3). Dans l’ensemble, on a un climat favorable pour la pratique agricole.

6
Températures Précipitations
T0 C P (mm)
100 200

80 160

60 120

40 80

20
40

0 0
-

Source : climat data. Org


Figure 3: Diagramme ombrothermique de Foumban

I.2.3. Relief
Le relief dans l’ensemble du territoire de la commune de Foumban est dominé par trois
morphologies différentes à savoir les plaines ; plateaux et les montagnes.
Les pentes sont en générale assez accidenter (fig. 4) et on observe par endroits des pentes
qui favorisent l’érosion des sols et des vallées ce qui crée les tranchées qui sont à l’origine des
effondrements et des glissements de terrain par endroits dans les zones urbaines.

7
Figure 4: Relief de la zone d’étude

I.2.4. Hydrographique
L’espace géographique de la commune de Foumban est arrosé pas plusieurs cours d’eau
dont les plus connus sont : Nshi, et le Mfû qui sont les affluents du fleuve Mbam (fig.5) et qui
prennent leur source au Nord- Ouest vers le Sud-Ouest et arrosent plusieurs villages et quartiers
environnants. Les cours d’eau Nshi alimentent l’abattoir municipal, le centre zootechnique et
vétérinaire de Foumban, et la station de pompage Camwater dans la partie nord de la ville.

8
Figure 5: Hydrographique de la zone d’étude

I.2.5. Sols

Le sol de Foumban a une texture variée et assez pauvre pour la pratique des activités
agricoles. Par contre c’est un sol riche en grave latéritique pratique pour la construction des
routes.

I.2.6. Ecosystème

L’écosystème dans l’espace géographique de la commune de Foumban est dominé par


des arbustes avec récurrence des conifères (Sapins), des eucalyptus Saligna, des galeries
forestières (2100 ha) et la forêt communale avec une superficie de 97 ha le long des cours
d’eaux. On constate une déforestation rapide du fait de la recherche du bois de chauffage pour
la production du charbon de bois très utilisé dans les unités artisanales. La faune sauvage est
constituée des biches, lièvres, et de petits rongeurs, les hérissons, et souvent des oiseaux.

I.2.7. Géologie et géomorphologie

La lithologie des hautes terre de l’ouest donc le secteur d’étude fait partie comporte
essentiellement des formations granito-gneissique du socle recouvert par les formations
volcaniques en surface (basalte, rhyolite, trachyte, tufs, en ne citer que ceux-ci) mise en place
suivant la ligne volcanique du Cameroun (LVC) et la tectonique de la chaine panafricaine Nord-
9
Equatoriale (Nono et al., 2009). Le plateau Bamoum se caractérise par des ondulations dont
l’altitude varie de 800 à 1600 m. (Figure 6).

Figure 6: Carte géologique de la zone d’étude

I.3. GENERALITE SUR LES PLATEFORMES EN REMBLAI


En règle générale, on entend par « plateforme » la couche des 30 cm supérieur de
terrassement. Elle doit présenter à court terme, un niveau qui assure la régularité des épaisseurs
prescrites pour les couches d’assises, un niveau de déformation qui autorise le compactage de
celle-ci, une protection du sol, support contre les intempéries et à long terme, une portance
minimale homogène pour assurer le bon fonctionnement de la chaussée en service CEBTP,
(1984).

I.3.1. Définitions, réalisation et constitution d’un remblai routier

Le remblai peut être défini comme étant un matériau de terrassement mis en œuvre par
compactage et destiné à surélevé le profil d’un terrain ou à combler une fouille. Tout ouvrage
en terre qui provient de la mise en place de matériaux pour créer une plateforme ou nivelé un
terrain naturel est appelé remblai.
L’objectif principal est d’obtenir un remblai stable qui supporte la chaussée sans
tassement qui serait préjudiciable à sa bonne tenue. Pour atteindre cet objectif, il convient de

10
respecter les dispositions particulières de mise en œuvre et qui se résument comme suit :
 Exécuter le remblai par couches successives au moyen de buteurs ;
 Densifier chaque couche par compactage méthodique ;
 Apporter un soin particulier à l’exécution de sa partie supérieure qui recevra la chaussée.
Pour la réalisation des remblais et des couches de formes, on s'assure que l'assise qui
devra recevoir le remblai est apte. Cela passe par le décapage de la terre végétale et la purge
éventuelle des terres de mauvaise tenue. Des essais de compacité sont faits sur ces assises avant
le remblai proprement dit.
 Travaux d'assises:
Les purges sont détectées après observation visuelle in-situ :
Des essais sont réalisés pour confirmer les caractères défavorables des matériaux. Des
sondages complémentaires sont ensuite réalisés pour estimer les dimensions de la substitution.
On procède alors à la délimitation de la zone de purge et à l'exécution du décaissement.
Ces matériaux seront extraits et mis en dépôt définitif.

 Travaux de remblai et de couche de forme


Ces travaux ont lieu après la réception de l'assise de remblai; ils consistent à:
- Un suivi des matériaux par le laboratoire, afin de vérifier la conformité de ceux-ci par
rapport aux prévisions en matière de classification, état hydrique et éventuellement
d'adapter les consignes de mises en œuvre si les conditions ont changé.
- Les remblais sont montés en couches élémentaires de 30 cm avec une pente transversale
permettant l'écoulement des eaux vers l'extérieur des remblais.
- Le compactage intervient immédiatement après réglage des matériaux selon les
consignes de mises en couvre. - une équipe de laboratoire intervient dès la fin de
compactage de chaque couche pour vérifier la compacité par rapport aux spécifications
techniques prévues par le CCTP et faire reprendre d'éventuelles insuffisances si un
complément de compactage est encore possible (couche mal compactée non
recouverte). Dans le cas contraire, il procède au démontage et à la reprise de la partie
concernée, accompagnée de l'ouverture d'une fiche de non-conformité.
- Le réglage des talus est réalisé sur la base des profils en travers implantés au fur et à
mesure de la montée du remblai. Le suivi du réglage est réalisé à l'aide de gabarits de
pente et pose piquets intermédiaires Kone, (2013).

11
-
PREPARATION DES EXCAVATION TRANSPORT
ASSISES DU DU DEBLAI DU DEBLAI
REMBLAI

REGLAGE DEPENDAGE DU
COMPACTAGE REMBLAI

Source : Kone, (2013).


Figure 7 : Etapes de mise en œuvre d’un remblai.
Lors d’un remblai, des tranchées ou des plateformes, il faut s’assurer que le bon matériau
de remplissage est utilisé et compacté afin que l’eau ne s’accumule pas autour de la fondation.
La constitution interne du remblai est présentée à la Figure 8 et selon les situations, on distingue
plusieurs parties.

Source : Cerema, (2020)


Figure 8: Schéma des différentes parties d’un remblai.

 Le corps de remblai : Le corps du remblai et lui-même sont constitués de plusieurs


sous parties.
 A : L’arase de remblai : elle correspond à la zone de transition entre le sol support (E)
et le cœur de remblai (B). Cette base assure deux fonctions : 1 assurer l’ouvrage en terre et
surtout dans les cas des ouvrages de grande hauteur et 2. Assurer la stabilité de l’ouvrage en
cas de remontées d’eau libre ou d’eau capillaire provenant du sol support (zone humide, nappe
sub-affleurante) ou d’arrivées d’eau latérales dans les zones inondables,
 B : Le noyau du remblai : il correspond à la zone située entre la base du remblai (A)
et la partie supérieure des terrassements (D). Cette zone est peu sollicitée par les contraintes
extérieures (trafic, météo, etc.),

12
 C : La zone du remblai : Elle correspond à la partie de remblai en talus et selon le cas
à l encagement et/ou l’épaulement, cette zone doit assurer la stabilité de la pente de talus définie
par le concepteur, le confinement de certains matériaux, et s’il y a lieu, la protection du noyau
du remblai vis-à-vis des conditions extérieures (météo, cycles humidification/séchage,
 D : La partie supérieure des terrassements : cette zone d’environ 1 m d’épaisseur est
située entre le corps du remblai et la couche de chaussée (F). Elle entre dans le dimensionnement
de l’infrastructure qui surmonte le remblai et assure une fonction, mécanique dans le long
terme.
Les facteurs à prendre en compte pour améliorer la conception sont :
• L’environnement naturel : pentes, cavités, sols supports, nappes, circulations d’eau;
• La nature du matériau que l’on va mettre en œuvre pour réaliser l’ouvrage (sensibilité
à l’eau, nature évolutive, etc.) ;
• Les techniques de réalisation de cet ouvrage : épaulement encagement;
• La hauteur pour vérifier la stabilité du sol support, la stabilité interne et « externe »
de l’ouvrage.

Le comportement d’un remblai lié à des causes externe est principalement lié à la nature
du terrain support du remblai donc plusieurs points sont usuellement examinés :

 La capacité portante du sol support peut limiter la hauteur maximale de remblai et


induire des contraintes lors de la construction, c’est en effet au cours de la réalisation des
travaux que les risques d’une rupture par poinçonnement du sol support sont les plus présents.
Le tassement peut varier en fonction de la nature des sols (un sol sableux se tassera moins qu’un
sol argileux), c’est pourquoi une connaissance de base sur ces matériaux est importante, c’est
à dire leurs conditions de formations et leurs natures. Alors, avant d’implanter le remblai, il sera
bon de faire des vérifications par rapport à la nature des sols en places Cerema, (2020). Tout
ceci est détaillé dans les Tableaux 1 et 2.
Tableau 1 : Conditions à étudier selon les sols de plateforme avant remblai.
Etat du sol et vérification Exemple
Potentiel hydrique du terrain Le sable fin, le lœss ne sont pas de terrains de bonnes assises,
(état d’humidité) car susceptible de conserver l’humidité.
Un terrain argileux ne réagit pas bien à l’eau : il s’affaiblir
Un sol trop sec : il est éventuellement susceptible de bouger
Paramètre de granularité On peut étudier la grosseur maximum des plus gros éléments
retenu en tamisant le sol.
Argilosité Le taux d’argile du sol définira le taux de plasticité du sol.
Pour une bonne assise de fondation, il existe plusieurs types de plateformes en remblais
qui peuvent être composées de différents éléments supportant les conditions climatiques et
mécaniques de l’environnement où il se trouve.

13
Tableau 2: Récapitulatif des différents types de plateformes en remblai

Type de plateformes en Comportement


remblai
Terre de remblai Seules certaines terres sont susceptibles d’être utilisé en terre de
remblai.
Les terres sableuses, argileuses ou trop humide seront évitées
Craie En sol humide, la craie se désagrège et forme une pate qui peut
générer des pressions faisant bouger la structure finale.
En sol très sec, la craie est idéalement très solide
Roches argileuse : Ces roches peuvent se broyer et laisser des débris argileux qui
schistes, etc. gonflent le sol, ébranlent ainsi la future structure.
Roches siliceuses : grès Ces roches sont résistant bien que fragmentable
etc.
Roches salines : gypse, La teneur en sel de ces roches fait qu’elles sont trop solubles
etc. pour être employé dans les remblais.

I.3.2. Fonction des plateformes en remblais

I.3.2.1. Fonction à court terme

Elles doivent permettre :


 Un niveau de traficabilité qui permette la circulation des engins ;
 Un compactage (ensemble de mesures prises pour augmenter la densité apparente sèche
d’un sol) efficace de la couche de fondation ;
 De satisfaire aux exigences de nivellement de la plateforme elle-même ;
 D’assurer la protection de l’arase supérieur de terrassements vis-à-vis des agents
climatiques en attente de la réalisation de la chaussée. Toutes ces fonctions doivent être
assurées lors de la phase de réalisation du chantier.

I.3.2.2. Fonction à long terme

Les plateformes en remblai doivent permettre :


 Une amélioration de la portance pour optimiser le coût de l’ensemble couche de forme-
structure de la chaussée ;

 Le maintien dans le temps, en dépit des fluctuations de l’état hydrique des sols supports
sensibles à l’eau d’une portance minimale pouvant être estimée avec précision suffisante
au stade du dimensionnement de la structure de chaussée ;

 L’homogénéisation de la portance du support pour concevoir des chaussées d’épaisseur


constante ;
 Contribution éventuelle au drainage de la chaussée.
Cette dernière est requise lors de la phase d’exploitation de la chaussée

14
Source : LCPC et SETRA, (1994).
Figure 9: Modèle de structure d’une chaussée.

I.3.3. Classification générales des matériaux de plateforme en remblai

Les plateformes en remblai peuvent être regroupées en cinq grandes classes de sols :
 Les sols de classe A : sols fins ;
 Les sols de classe B : sols sableux et graveleux avec des fines ;
 Les sols de classe C : sols comportant des fines et gros éléments ;
 Les sols de classe D : sols insensible à l’eau ;
 Les sols de classe R : sont des roches ;
 Les sols de classe F : sols organiques et sous-produits.
Les sols sont des matériaux naturels (classe A, B, C, D), constituer des grains pouvant
se séparer aisément. Par des simples triturations ou éventuellement sous l’action d’un courant
d’eau. Ces grains peuvent être de dimensions variables (des argiles aux blocs).
Les sols sont de nature et d’origine géologique diverses : alluvions, dépôts glaciaires,
sols résiduels, matériaux meuble et sédimentaires etc. Les sols ayant une teneur en matières
organique supérieures de 3% sont classées à part en classe F avec les sous-produits industriels.

Les paramètres retenus pour la classification des sols de plateformes en remblai se rangent
en trois catégories :
 Les paramètres de nature ;
 Les paramètres de comportement mécaniques ;
 Les paramètres d’état.

I.3.3.1. Paramètres de nature

Ce sont des paramètres qui ne varient pas ou peu ni dans le temps, ni au cours des
manipulations que subit ce sol. Ces paramètres se situent au niveau de la granularité et de

15
l’argilosité du matériau étudié.
La granularité d’un matériau peut s’évaluer à l’aide d’une analyse granulométrique tant
disque l’indice de plasticité (IP) est le paramètre le plus couramment utilisé pour caractériser
l’argilosité des sols, cet indice de plasticité s’obtient grâce aux essais de limites d’Atterberg.
L’argilosité d’un sol s’évalue aussi par l’essai au bleu de méthylène encore appelé l’essai à la
tâche (VBS). Ce test permet d’évaluer le degré de sensibilité du matériau à l’eau, et donne
également une idée sur la quantité et la qualité de l’argile contenu dans cet échantillon de sol,
Njiki, (2020).

I.3.3.2. Paramètres de comportement mécanique

Ces paramètres ne sont pris en considérations que pour juger de l’utilisation possible
des sols en couche de forme. Ils distinguent les matériaux dont la fraction granulaire est
susceptible de résister au trafic et qui de ce fait peuvent être utilisés tels quels dans la
construction des couches de formes, ceux qui risquent de se fragmenter pour se transformer en
un sol constitué en majorité d’éléments fins, utilisables dans son état naturel sans disposition
particulière.
Les paramètres de comportement mécanique considérés dans la classification sont : les
coefficients de Los Angeles (LA) et Mico-Deval en présence d’eau (MDE), et le coefficient de
friabilité des sables sols Njiki, (2020).

I.3.3.3. Paramètre d’état

Ces paramètres ne sont pas propres aux sols mais plutôt fonction de l’environnement
dans lequel ils se trouvent. Le seul paramètre d’état qui est considéré est l’état hydrique car son
importance est capitale vis-à-vis de tous les problèmes de la plateforme en remblai. L’on
distingue de ce fait cinq états physiques sol Njiki, (2020):

 L’état très humide (th)


 L’état humide (h)
 L’état d’humidité moyen (m)
 L’état sec (s)
 L’état très sec (ts)

I.3.4. Étude des sites d’emprunt latéritique

L’utilisateur routier doit savoir ce qui distingue les graveleux latéritiques des autres sols.
De même, le prospecteur d’emprunts recélant ces matériaux doit bien maitriser les différents
facteurs qui caractérisent leur formation ; il peut alors localiser plus aisément les zones ou les
indices pouvant retenir son attention.

16
I.3.4.1. Définition et identification préliminaire

Les sols latéritiques utilisables en technique routière sont les graveleux latéritiques
contenants une proportion suffisante d’éléments supérieurs à 2 mm. Au Cameroun, on observe
essentiellement les concrétions ferralitiques (Sud) et ferrugineuse (Nord). Les matériaux
contenant un pourcentage de fines supérieures à 35% ne sont pas considérés comme étant des
graveleux latéritiques. Les indices qui peuvent retenir l’attention du prospecteur de graveleux
latéritiques sont les suivants :

 Affleurement de cuirasse,
 Présence de gravillons latéritiques en surface,
 Ancienne exploitation de matériaux,
 Morphologie : les graveleux latéritiques sont recherchés à mi- pente ou aux ruptures de
pente ou aux ruptures de pentes des interfluves
 Présence de certains arbres que les prospecteurs avertis et identifient.
Les couches de graveleux latéritiques sont souvent discontinues et d’épaisseur faible
(0,2 à 1m en général), elles peuvent être masquées par une couverture ou découverte, souvent
plus épaisse que le niveau utile.
La méthodologie de recherche consiste dans une première phase, à réparer les zones a
priori favorables en exploitant les cartes pédologiques et les informations existantes, et ensuite
à réparer un programme d’investigation existante et ensuite à préparer un programme
d’investigation par sondage systématique dans laquelle des prélèvements d’échantillons
permettront de déterminer les puissances exploitables et la qualité de matériaux de l’emprunt,
(Sikali et al., 1986).

I.3.4.2. Condition d’exploitation et d’utilisation des emprunts de graveleux-Latéritiques

L’exploitation des graveleux latéritiques débute par le déboisage du site et par le


décapage de la découverte lorsqu’elle existe. On procède ensuite au buttage du graveleux au
bulldozer par légères passes, en vue de ne pas mélanger les différentes couches dans le cas
d’une hétérogénéité verticale ou les différents matériaux sont utilisés séparément. Un soin
particulier sera apporté, en cour d’exploitation, au drainage des emprunts. On se souviendra,
dans l’estimation des quantités, qu’un m 3 de matériau à l’emprunt correspond à environ 0,75
m3 compacité dans la chaussée (Sikali et al., 1986).

Les conditions d'utilisation des sols, des matériaux rocheux, des sous-produits
industriels sont celles qu'il y a lieu de respecter pour autoriser l'emploi en remblai et en couche
de forme des différentes classes et sous-classes de matériaux qui sont distinguées dans la
classification. Elles ont été définies dans le double souci:

17
- D'une part, de viser le juste niveau de qualité technique nécessaire compte tenu des
possibilités des matériels d'exécution actuels et des pratiques habituelles ;
- D'autre part, de tenir compte des coûts moyens des différentes techniques et méthodes
utilisées actuellement dans les pays industrialisés LCPC-SETRA, (1992).

I.4. GENERALITE SUR LES PLATEFORMES EN DEBLAIS

Le déblai c’est l’ensemble des terres retirées du sol lors des divers travaux de
terrassement.
La reconnaissance des déblais après la phase préliminaire consiste en l’ouverture de sondages,
prélèvements d’échantillons et exécution d’essais de laboratoire. Ceci est destiné à fournir :
 La coupe, la description des sols (leur structure naturelle, leur dureté, le pendage moyen
des couches) ;
 L’identification des terrains et leur catégorie par référence à la classification catalogue
des structure RTR. ;
 La détermination des caractéristiques physiques d’état et de mécanique intactes.
L’exploitation des résultats obtenus permet alors :
 D’aboutir à des considérations sur les travaux de terrassements (difficulté pressenties
pour le travail aux engins, etc. ….
 D’examiner les possibilités de réutilisation des matériaux à extraire
 D’aider à décider du choix des pentes admissibles ou de la nécessité éventuelle de
prévoir des ouvrages confortatifs, de soutènement ou de protection M’rhizou, (1984).

I.4.1. Définitions

Un déblai c’est l’action d’enlever des décombres pour niveler ou abaisser le sol en
d’autre terme c’est l’excavation pratiquée dans le sol pour la construction d’ouvrages d’art, de
routes, de chemin de fer.
Le fond des déblais est constitué du matériau naturel initial en place. Comme dans le
cas du remblai, l’arase de terrassement constitue la plateforme support de la chaussée.
Le remblai est construit sur le sol support également appelé assise de remblai. Cette
assise de remblai a les caractéristiques mécaniques suffisantes pour supporter l’ouvrage sans se
déformer.

18
Surface de sol naturel Ligne rouge

Source : Tsambou (2020).


Figure 10: Position des déblais et remblais.

I.4.2. Démarche à suivre sur les déblais

Elle se définie comme étant les altitudes de l’axe de la chaussée. Le calage de la ligne
rouge se fait en suivant le terrain naturel pour éviter les grands terrassements. Il doit aussi tenir
compte des contraintes des terrains naturels et des contraintes d’assainissement.

I.4.2.1. Extraction des matériaux


L’organisation de l’extraction des matériaux (technique frontale, circulation de chantier)
est définie en fonction :
Des matériaux rencontrés, De la hauteur des déblais à réaliser, du matériel utilisé et du
sens du mouvement des terres. Des modalités définies dans les fiches de consignes de mise en
œuvre. Pendant l’extraction, le laboratoire procède à l’identification des matériaux par rapport
aux prévisions en matière de classification, d’état hydrique et adaptation éventuelle des
consignes de mise en œuvre.

I.4.2.2. Fermeture de la surface

La fermeture de la plateforme en cours de terrassement est effectuée en fin de journée


et à chaque arrêt de chantier pour limiter au maximum les infiltrations d’eau en cas de pluie.
L’écoulement des eaux est assuré en permanence vers l’extérieur de la zone de déblai. À cet
effet pendant la réalisation des déblais, des faussées provisoires sont maintenus en état.
L’écoulement des eaux en crête de talus de déblai est maintenu durant toute la phase des travaux
par des fossés de crête, LCPC-SETRA (2000).

FERMETURE DE LA
EXCAVATION REGLAGE
SURFACE

Source : Tsambou, (2020)


Figure 11: Etape de mise en œuvre d’un déblai.

19
I.4.3. Structure de la plateforme
I.4.3.1. Sol support (plateforme en place)
Le sol support ou plateforme correspond au terrain occupant les parties supérieures des
terrassements. Elle doit être suffisamment rigide pour permettre le passage des engins de
terrassements, insensible à l’eau et aux intempéries. Sa portance influence pour une grande part
l’épaisseur des couches de la chaussée qui reposent sur elle. Une bonne portance permet d’éviter
les déformations sous chargement lourd entrainant une dégradation prématurée de la chaussée.
Selon les cas, on peut avoir recours à :
 La pose d’une couche de forme ;
 Des puits des remblais ;
 Une substitution de matériaux ;
 Un traitement de sol en place par la chaux et du ciment ;
 La pose d’un matériau anti-contaminant type géotextile.
Le guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux (CEBTP,
2014), classe cinq (5) types de sol (Tableau 3) en fonction de leur portance (CBR).

Tableau 3 : Classes des sols en fonction de la portance.


Source : CEBTP (1984).

Valeur CBR Classe de portance des sols


CBR< 5 S1
5 < CBR <10 S2
10 < CBR <15 S3
15 <CBR < 30 S4
CBR >30 S5

Dans la pratique, les sols de portance CBR inférieur à 5 sont à éliminer .ils préconisent
un des traitements spéciaux cités plus loin (amélioration, purge, substitution, remblais d’apport
et/ ou drainage) Selon le type de sol rencontré.
I.4.3.2. Couche de forme

Eventuellement mise en place, elle est située à la partie supérieure du terrassement (PST)
et réalisée dans le but de faire reposer la chaussée sur la plateforme homogène de bonne qualité.
Elle peut être constituée de matériaux de bonne portance et avoir une épaisseur suffisante. Ainsi,
elle assure une transition entre le sol en place et la chaussée.
Selon les cas de chantier (nature des sols, climat, environnement hydrogéologique, trafic
de chantier) la couche de forme se présentera sous des formes différentes. Elle peut être :

20
- Inexistante car inutile lorsque les matériaux constituant le remblai ou le sol en place ont eux-
mêmes les qualités requises ;
- Limitée à l'apport d'une seule couche d'un matériau ayant les caractéristiques nécessaires; c'est
le concept traditionnel de la couche de forme ;
- Constituée d'une superposition de couches de matériaux différents répondant à des fonctions
distinctes, incluant par exemple un géotextile, des matériaux grossiers, une couche de fin
réglage, un enduit gravillonné. Cette association conçue rationnellement permet de former une
structure d'adaptation dont la surface présente les caractéristiques requises pour une plate-
forme support (couche de forme) de chaussée Tsobna, (2018).

CONCLUSION
Ce chapitre présente l’ensemble des notions indispensables à la bonne conduite de la
suite de ce travail. Les notions de base sur les plateformes routières nous ont conduits à la
généralisation des déblais, remblais, couches de forme et mise en œuvre dans un projet routier.
Toutefois, la ligne rouge établie lors de la projection d’une chaussée, peut être respectée qu’en
faisant des remblais dans le cas où elle se trouve en hauteur ou des déblais lorsqu’elle se
retrouve en profondeur.

21
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL

L’objet de ce chapitre est de présenter le matériel utilisé sur le terrain et au laboratoire


pour la réalisation des études géotechniques de la plateforme, ainsi que les différentes méthodes
d’investigation dans le but de collecter des données permettant de faire une bonne interprétation
du comportement physique et mécanique des sols étudiés.

II.1. Logiciels de traitement utilisés

En laboratoire, l’outil informatique reste très important dans le traitement des données.
Il permet de détecter la moindre erreur ; Ainsi ArcGIS Desktop (ou ArcMap) est un logiciel de
SIG (système d’information géographique) pour visualiser, gérer créer et analyser des données
géographiques, EXCEL est le plus utilisé car son champ d’action est trop vaste.

II.2. Méthodologie de travail

II.2.1. Essais in-situ

Les travaux sur le terrain ont consisté aux prélèvements des échantillons remaniés
(chaque 25 m) pour identification complete, ensuite à la réalisation des essais au pénétromètre
dynamique lourd, essai de la densité in-situ, essais de plaques et essais de déflexion.

II.2.1.1. Echantillonnage par sondage à pelle mécanique

Le sondage à la pelle mécanique consiste à creuser par passes successives au droit d’un
indice observé sur site afin d’en définir la nature. Le prélèvement d'échantillon intact dans le
sol consiste à échantillonner sur le site d'emprunts préalablement localisé et présentant une forte
étendue de matériau d’une épaisseur considérable. On dénombre ainsi un total de huit (08) puits
mécanique réalisés à l’emprunt du PK26+950A. Le prélèvement d'échantillons sur chaque puits
s'est effectué sur une profondeur moyenne de 150 à 400 cm et les échantillons devraient
permettre d'effectuer une identification complète (IC) au laboratoire dans l’optique d’obtenir
l’agreement du dit emprunt. Une fois agrée le matériau d’emprunt est à nouveau foisonnée en
tas et identifier afin d’être exploité pour la réalisation des couches de chaussées.

[Link] de prélèvement des sols de plateforme

Une campagne de terrain a été mené sur le tronçon étudié afin d’effectué les
prélèvements des échantillons. La reconnaissance s’est déroulé en suivant l’axe du projet et
selon le planning des travaux, elle a évoluée dans le sens Foumban-Koupamatapit du PK25-
PK30. L’on parcoure le linéaire de route et prélève à tout changement de nature du sol de

22
plateforme et de talus, Sur ce tronçon les essais réalisés sont les P.E.R (C'est-à-dire prélèvement
d’échantillon remanié) ils sont exécutés dans des puits mécaniques descendus à 0,90 m de
profondeur. L’échantillonnage ici se fait par la pelle mécanique en suivant une certaine
prospection, ainsi près de 16 échantillons ont été prélevés sur la plateforme, 08 échantillons
sur les talus, destinés aux essais d’identifications complémentaires au laboratoire.
Toutefois, il est à noter que lors de cette campagne, nous avons relevé les zones
compressibles. Ces zones feront l’objet d’une campagne d’auscultation au pénétromètre
dynamique lourd.

II.2.1.3. Essai au pénétromètre dynamique lourd

Le pénétromètre dynamique lourd est un moyen simple, rapide et économique


d’investigation des sols in-situ. Il existe une grande variété de pénétromètre dynamique lourd ;
selon les normes françaises, on en distingue deux types : le pénétromètre dynamique A (NF
P94-114) et le pénétromètre dynamique B selon la norme NF P 94-115, (1990). Toutefois, pour
ces projets, les études ont été réalisé au pénétromètre dynamique lourd de type B avec pour buts
d’évaluer de façon qualitative et quantitative la résistance des terrains traversés et de prévoir la
réaction du sol en l’enfoncement du pieux ; déterminer l’épaisseur et la profondeur des
différentes couches de sol et enfin d’estimer une caractéristique de portance de la résistance
dynamique à la pointe.

 Mode opératoire de l’essai pénétrométrique

L’essai au pénétromètre dynamique lourd de type B, consiste à enfoncer dans le sol par
battage et de façon quasi-continue un train de tige muni à son extrémité d’une pointe débordante
(frottement limité). Le battage se fait à l’aide de la chute d’une masse de 64 kg (mouton) par
gravité uniquement. Le nombre de coup de mouton est noté pour chaque tranche de 20 cm au
fur et à mesure de la pénétration dans le sol. La hauteur de chute est de 75 cm, et le mouton
tombe à une tendance de 15 à 30 coups/min. la figure ci-dessous illustre clairement le principe
de pénétromètre dynamique lourd de type trépied :

23
Guide
Mouton

Système de levage

Enclume

Train de tiges
Pointe

Figure 12: Principe de fonctionnement d’un pénétromètre de type B

 Expression des résultats de la résistance dynamique de pointe Qd


La résistance dynamique à la pointe Qd sous le choc du mouton est déterminée par les formules
des Hollandais donnée par l’équation 1 :
𝑀2 ×𝐻×𝑔
Qd = × (𝑀 + 𝑃) … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (1)
A×e

Avec :
M : Masse du mouton ;
H : hauteur de chute ;
A : Section de la pointe ;
e : enfoncement ;
g : Accélération de pesanteur ;
P : Poids passive associées au poids de la tige.
II.2.1.4. Essai de la densité in-situ (Méthode au densitomètre à membrane)
L’essai de densité in-situ permet de rechercher les taux de compacité ponctuels d’une
couche quelconque et l’objectif de cet essai est de tester la compacité soit d’une plateforme,
soit d’une fondation selon la norme NF P94-061-2, (1996), soit d’une couche de base avec pour
principe de creuser une cavité de diamètre connu puis à peser le matériau ressortir, mesurer le
volume de la cavité à l’aide d’un densitomètre à membrane. Ce densitomètre est doté d’un
piston sur lequel l’opérateur exerce une pression qui refoule de l’eau dans la membrane étanche
qui a son tour épouse la forme de la cavité ; une tige graduée qui permet de lire directement le
volume.

24
Son mode opératoire consiste à :

Mesurer le volume V0 qui est le volume initial. Pour cela, on prépare par balayage une
surface plane plus ou moins horizontale puis fixer la plaque d’appui avec les valets d’encrage,
fixer le densitomètre et appuyer sur le piston (pression supérieur ou égale à 4K Pa) puis lire la
valeur de V0 sur la tige graduée. Noter V0, désolidariser le densitomètre de la plaque de base et
pratiquer l’excavation du trou à travers l’orifice de la plaque de base ; la profondeur doit être
égale au diamètre de l’orifice de la plaque de base ; la profondeur doit être égale au diamètre
de l’orifice. La cavité doit être de forme régulière sans aspérités le poids du matériau ne doit a
aucun cas être inférieur à 1500g, recueillir la totalité du matériau extrait du trou sans perte au
fur et à mesure que l’on creuse et le peser après excavation terminé (mh). Prélever une masse
quelconque dans mh pour déterminer la teneur en eau du matériau excavé et solidarisé à
nouveau le densitomètre sur la plaque d’appui puis exercer une pression supérieur ou égale à 4
KPa et mesuré le volume total (Vt). Tout au long de l’essai s’assurer que la plaque fixée
n’effectue aucun mouvement.

 Expression des résultats


 Le volume du trou se détermine par la formule donnée par l’équation 2 :
VT = Vf -Vi………………………………………………………………..(2)
Où VT, Vf et Vi représentent le volume total, final et initial exprimé en cm3
 Détermination de la teneur en eau (W en %)

𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑒𝑎𝑢
W% = 100 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑠𝑜𝑙 𝑠𝑒𝑐 ……………………………………..............................(3)

 Détermination de la densité sèche (Ɣs)


𝐶 ×Ɣ𝐝opm
Ɣ𝐬 = … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . (4)
100

Ɣ𝐬 en g/cm3
 Détermination densité humide (g) par la formule suivante :
𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑢 𝑚𝑎𝑡é𝑟𝑖𝑎𝑢 ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑒
Ɣh = …………………………..................................... (5)
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑟𝑜𝑢

Ɣh en g/cm3 ; mh en g ; VT en cm3
 La compacité du matériau sec s’obtient par la formule suivante :

Ɣ𝐝
C% = 100 Ɣ 𝐝opm … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (6)

25
 Moyens nécessaires : 1 densitomètre à membrane, 1 balance de précision, 1
marteau, 1 pointrole, 1 emballage plastique, 1 étuve ou réchaud.

II.2.1.5. Essai de plaque

L’essai à la plaque sert principalement à déterminer la capacité portante des sols ; à


évaluer la résistance à la compression des terrains et ensuite de contrôler le compactage des
couches du sol. Selon la norme NF P94-117-1, (2000) le domaine d’application est destiné à la
mesure de la déformabilité des plateformes de terrassement constituées par des matériaux dont
les plus gros éléments ne dépassent pas 200 mm.

 Principe de l’essai

L’essai est effectué avec une plaque de 0,6 m de diamètre sur laquelle est exercée une
charge à l’aide d’un vérin prenant appui sous un massif de réaction. Le mouvement du sol
appelé « Déformation » est ensuite mesuré avec une poutre de Benkelman munie à ses
extrémités d’un comparateur au centimètre. L’essai de plaque comporte deux cycles de
chargement. Le premier cycle est effectué de 0 à 0,25 Mpa puis le second de 0 à 0,20 Mpa.
Chaque cycle de chargement est maintenu jusqu’à la stabilisation de la déformation et suivi
d’un déchargement.

 Expression des résultats


- À partir des résultats mesurer sur la feuille d’essai, on calcule les modules de
déformations relatifs à chacun des deux cycles de chargement d’après la formule
générale donnant la déflexion totale à la surface d’un massif indéfini, homogène et
élastique soumis à une charge sur une plaque circulaire rigide :

1, 5 Q. a.
𝑊= (1 − δ2 ) … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (7)
Ev

- W : Déflexion du massif au centre de la plaque, en mm
- Ev : Module de déformation à la plaque, en bois
- Q : Pression moyenne sous la plaque, en bois
- a : Rayon de la plaque, en mm
- δ : Coefficient Pression considéré égal à 0,25

26
- Compte tenu des valeurs, de la pression moyenne retenues, du diamètre de la plaque
et en assimilant l’expression (1 – δ2) à 1, les modules de déformation au premier et
au second chargement se calculent d’après les formules ci-après :
1125 900
𝐄𝐯𝟏 = et 𝐄𝐯𝟐 = … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (8)
W1 W2

On calcule ensuite K.
𝐄𝐯𝟐
K= ………………………………………………………………………(9)
Ev1

- Compactage du sol d’autant meilleur que K est proche de 1 ;


- En générale on admet que si ce rapport est inférieur à 1,25, le compactage au sol est
satisfaisant ;
- Au-delà (dessus) de 1,25, il faut ré-compacter si la teneur en eau le permet ou alors
si cette dernière est trop élevée, il est préférable de purger ;

- Le rapport
EV 2 permet d’apprécier la qualité du compacte ;
EV 1

-
EV 2 < 2 => bon compacte
EV 1

-
EV 2 < 1,2 => très bon compacte.
EV 1

 Moyens nécessaires : 1 plaque de chargement en fonte d’aluminium, 1 vérin


hydraulique, 1 pompe hydraulique manuelle avec réservoir double étage, 1
manomètre analogique de 200 KN, une poutre de Benkelman.

II.2.1.6. Essai de déflexion : déformabilité des surfaces des chaussées

La déflexion a pour but de donner une indication sur la portance et la rigidité d'une
Chaussée. Cet essai, à la poutre de Benkelman avec comparateur, est effectué selon les
proscriptions de la norme NF P 98.200-2, (1992).
 Principe
Il consiste à mesurer en un point donné de la chaussée et dans les conditions spécifiées,
la déflexion provoquée par une charge roulante chargée de 13 tonnes à l'essieu arrière qui se
rapproche du point de mesure tout en relevant la valeur indiquée sur le comparateur. Les
différentes mesures faites permettent ainsi de tracer la ligne d'influence qui traduit les variations
de déformations de la chaussée le long de la section.

27
 Expression des résultats de déflexion
La déflexion globale de la couche mesurée est donnée par les calculs permettant de
déterminer le nombre total de mesure (N), le maximum de la série, le minimum, la moyenne
(M), l'écart-type (σ) et enfin la déflexion (D).

Σ(Xi − M)
σ=√ … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (10)
𝑁

Avec Xi = valeur de la lecture au point i.


D90 = 1,3σ+dm a 90 % avec dm= déflexion maximale
- Moyens nécessaires : Poutre de Benkelman avec comparateur ; Charge roulante
chargée de 13 tonnes.

II.2.2. Essais en laboratoire


II.2.2.1. Essais d’identification des matériaux
II.[Link]. Teneur en eau

L’essai de teneur en eau est un essai que l’on réalise en laboratoire ou sur un site pour
déterminer la teneur en eau immédiate d’un sol. L’objectif de cet essai est de déterminer la
proportion d’eau que contient un matériau rapporté au poids du même matériau sec après
dessiccation Extrait de la norme NF P94-050, (1995).

 Principe de l’essai

On évalue la quantité d’eau contenu dans les échantillons en faisant les pesées sur les
prises à l’état humide (mh) et à l’état sec (md). Et par la suite on détermine le pourcentage d’eau
contenu dans la prise par rapport à la masse sèche. L’eau contenue dans le sol humide est
extraire par séchage a l’étuve et maintenue à température constante de 105° jusqu’à poids
constant (température limite entre 40° et 60° pour les sols organiques et gypseux). Le
pourcentage s’obtenant de la façon suivante :

𝒎𝒉 − 𝒎𝒅
𝐖𝐧 = × 100 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . (11)
𝒎𝒅
-mh est la masse de l’échantillon humide et md représente la masse de l’échantillon sec.
L’utilisation de l’appareil de speedy conditionnant la réaction du carbure de calcium sur
l’eau, nous permet d’avoir la teneur en eau naturelle rapidement. Sur le chantier on sèche le
matériau humide à l’alcool ou à l’essence.

28
II.[Link]. Analyse granulométrique par tamisage
L'analyse granulométrique s'effectue par voie sèche sur un échantillon de masse connue. Il
faut que l'échantillon analysé soit en quantité suffisante pour être mesurable et pas trop
importante pour éviter de saturer les tamis. Une masse humide Mh est prélevée telle que 200
Dm < Mh < 500 Dm (Dm est le diamètre des plus grosses particules) et est lavé soigneusement
au-dessus d'un tamis de 0,08mm. Cette prise d'essai est par la suite séchée à l'étuve à 105°
maximum pendant 24h. L'analyse granulométrique a pour but de determiner la grosseur et les
pourcentages pondéraux respectifs des différentes familles de grains constitutifs d'un matériaux
donné extrait de la norme NF P94-056, (1996).
L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau en plusieurs classes
granulaires de tailles décroissantes. Les masses des différents refus ou celles des différents
tamisats sont rapportées à la masse initiale du matériau, les pourcentages ainsi obtenus sont
exploités sous forme graphique (courbe granulométrique). Le matériel à utiliser est constitué
des tamis de mailles carrées conforme à la norme NF ISO 565, d'une balance de précision, d'une
étuve ventilée réglée à 105°C, d'un dispositif de lavage, des bacs, d'une brosse et d'un pinceau.
 Expression des résultats
On détermine les pourcentages des refus cumulés (PC) et les pourcentages des tamisât
(passants) sont donnés respectivement par la formule 12.
refus
Refus cumulés (PC) = 100 * poids total (en %)……………………………………………(12)

Passants cumulés = 100 – (PC) (en %)


On trace ensuite la courbe granulométrique sur un format normalisé, avec en abscisse
les dimensions (ou modules des tamis) et en ordonnée le pourcentage des passants (ou refus).
On détermine à partir de la courbe granulométrique les valeurs : d10, d30, d60, qui représente
les ouvertures de tamis à tamisas cumulés. Ces trois valeurs permettent de calculer les
coefficients d’uniformité (Cu) et de courbure (Cc) respectivement par la formule 13:
𝑑60 𝑑30 2
𝐶𝑈 = 𝐶𝐶 = … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (13)
𝑑10 𝑑60 ×𝑑10

Si Cu > 6, la granulométrie est dite étalée sinon elle est uniforme ;


Si 1<Cc<3 : le sol est bien gradué, sinon il est dit mal gradué.

II.[Link]. Limite d’Atterberg

Ce sont les teneurs en eau caractéristiques des différents états d'un matériau fin donné.
Les limites d'Atterberg définissent les quatre états principaux des matériaux, qui sont: l'état

29
liquide, l'état plastique, l'état solide sans retrait et l'état solide avec retrait, extrait de la norme
NF P94-051, (1993).
Lorsque la teneur en eau d’un sol sec augmente, on passe successivement de la phase
solide sans retrait à la phase solide avec retrait, puis à la phase plastique et enfin à la phase
liquide. Les limites d'Atterberg sont des teneurs en eau qui correspondent au passage de l'une à
l'autre de ces phases. L’objectif de cet essai est de permettre d'établir un lien entre la teneur eau
du sol et son comportement, et de définir la limite de liquidité qui marque le passage de l'état
liquide à l'état plastique (WL), puis la limite de plasticité qui marque le passage de l'état
plastique à l'état solide (WP). Par différence des deux limites on obtient l'indice de plasticité
(Ip). Cela permettra de trouver le meilleur dosage en eau permettant le rejet ou l'utilisation des
matériaux de déblai pour remblai.

 Principe de l’essai

L'essai de limite de liquidité se fait avec un matériau (sol sec) passant au tamis 0,40mm.
Le matériau est mouillé et malaxé avec les outils de Casagrande sur une plaque en marbre. On
dispose le matériau dans une coupelle appropriée et on arase celui-ci, puis à l'aide de l'outil à
rainure on fait une séparation par la moitié. Ensuite on fait chuter la coupelle, un certain nombre
de fois à l'aide de l'appareil de Casagrande. Il faut que la fente se referme sur une largeur de 1
cm quand le nombre de coups est compris entre 15 et 35. Si la fermeture se fait avant le matériau
étant encore humide, il faut continuer à le malaxer, si elle se fait après le matériau étant sec il
faudra le mouiller. Dès que la condition est satisfaite, le matériau est re-malaxé et chaque fois
on redispose le matériau dans la coupelle, afin de faire toutes les étapes comprises de 15 à 35
coups. Ensuite on fait la moyenne des teneurs en eau obtenues après chaque série. C'est la teneur
en eau du matériau de passage de l'état liquide à l'état plastique. Après cette phase vient la
recherche de la plasticité, cet essai consiste à pétrir un échantillon en pâte de boudin de 3mm
de diamètre roulé sur une plaque en marbre sans brisure. Ensuite on place le boudin sous infra
rouge, puis on calcule la teneur en eau. C'est la teneur en eau du matériau de passage de l'état
plastique vers un état solide avec retrait. Par différence de la valeur de limite de liquidité moins
la valeur de limite de plasticité on obtiendra la valeur de l'indice de plasticité.
 Moyens nécessaires : Un appareil Casagrande, I outil à rainure, 1 plaque en marbre, 1
balance de précision, 1 spatule, 1 coupelle lisse pour sol fin, 1 coupelle rugueuse pour sol
sableux, I étuve, I lampe infra-rouge, de l'eau distillée.

30
 Limite de retrait ws
Elle correspond à la teneur en eau atteinte lors du séchage de l'échantillon lorsque la
pellicule d'eau d'absorption est telle que les grains solides et l'eau liée peuvent venir en contact.
Ce qui interdit toute contraction ultérieure même si l'évaporation continue.

 Limite de plasticité Wp
Elle correspond à la teneur suffisante pour permettre une certaine liberté de déplacement
relatif des particules mais qui est trop faible pour les éloigner au point de réduire fortement les
forces de liaison entre ces particules.

 Limite de liquidité wL
Elle correspond à la teneur en eau permettant un éloignement suffisant des particules
pour annuler les forces inter particulaires; ce qui leur permet un libre déplacement relatif.

 Indices déductibles des limites d'Atterberg :

-Indice de plasticité (IP) IP=WL-Wp. Il mesure l'intervalle de teneur en eau à l'intérieur duquel
le matériau est apte à se modeler c'est-à-dire l'étendue de l'état plastique
-Indice de consistance (Ic) se détermine par la formule 14.
Ic = 𝑾𝒍−𝝎
𝑰𝒑
… … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (𝟏𝟒)
-Indice de liquidité (Il) se détermine par la formule 15.
Il =𝝎−𝑾𝒑
𝑰𝒑
… … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (𝟏𝟓)

Figure 13: Classification par l'abaque de plasticité de Casagrandre

31
II.[Link]. Poids spécifique (Masse volumique des particules solides : Méthode au
pycnomètre à eau)
Le but de cet essai est de déterminer le poids spécifique des grains solides contenus
dans un matériau. Ce poids volumique se détermine par rapport à la masse des particules
solides(Ms) et leur volume (vs) selon la norme NF P94-054, (1991). Il consiste à faire deux
ou trois prises d’essais de matériau préalablement séché à l’étuve à 105°C pendant 24h. Après
quoi des pesées successives sont précédé du pycnomètre à vide, pycnomètre rempli d’eau, du
pycnomètre contenant le matériau, du pycnomètre contenant l’ensemble des matériaux plus de
l’eau. Lors de l’analyse, la température de l’eau est prise à chaque fois pour procéder à la
correction de la densité. Aussi, le pycnomètre contenant l’ensemble des matériaux plus eau
doit également être secoué afin de chasser les bulles d’air. L’ensemble des mesures
consignées sur la fiche d’essai permet de déterminer la masse et le volume des grains pour en
déduire la densité spécifique.
ɤs = ⍴w. (m2 – m1)/ (m4 + m2 – m1-m3)………………………………………………….(16)

Où, ρw : masse volumique de l’eau (1000kg/m3), m1 : masse du pycnomètre


vide, m2 : masse du pycnomètre + granulat, m3 : la masse du pycnomètre + matériau + eau et
m4 : masse du pycnomètre plein d’eau en grammes.

II.2.2.2. Essais de la caractérisation mécanique des matériaux


II.[Link]. Essais de compactage : Proctor modifié
C’est un essaie utilisée le plus souvent en géotechnique routière. Il a pour but de
déterminer la teneur en eau et la densité sèche optimale pour un matériau donné, qui conduit au
meilleur compactage de ce dernier. L’essai consiste à humidifier un matériau à plusieurs teneurs
en eau et à le compacter pour chacune des teneurs en eau selon un procédé et une énergie
conventionnels. Pour chacune des valeurs de teneur en eau considérées ont détermine le poids
volumique sec de matériau et on trace la courbe des variations de ce poids volumique en
fonction de la teneur en eau, selon la norme NF P94-093, (1993).
Cette courbe est appelée courbe Proctor, présente une valeur maximale du poids
volumique du matériau sec qui est obtenue correspondant ainsi à une valeur de teneur en eau
optimale. Le compactage de l’échantillon se fait par couches d’épaisseurs déterminées. Soit 5
couches correspondant à 55 coups pour un moule Proctor.
Poids total humide = Pth – Pm …………………………………………………………………………………………………(17)

32
𝑷𝒉
Densité humide Ɣ𝒅 = 𝑽𝒎 ………………………………………………………………………………………………………(18)
Ɣ𝒉
Densité sèche Ɣ𝒅 = 𝟏𝟎𝟎+𝒘 × 𝟏𝟎𝟎 …………………………………………………………………………...................(19)

La masse volumique sèche du matériau sèche (Ɣ𝑑 ) est en (g/cm3) et la teneur en eau en
eau(w) en %. La densité humide (Ɣℎ ) en g/m
II.[Link]. Essais C.B.R (Californian bearing ratio)
L'essai CBR est un essai de portance que l'on réalise au laboratoire dans des conditions
normalisées pour mesurer la portance d'un sol donné selon la norme NF P94-078, (1997).
L'objectif de cet essai est de déterminer la portance d'un sol par rapport à un matériau de
référence. L'essai CBR détermine un indice permettant de calculer l'épaisseur des couches de
fondation.

L’essai sera réalisé à la teneur en eau optimale déterminée par l’essai Proctor modifié.
Il s'opère sur un matériau de granulométrie 20 mm. On prélève en vrac une certaine quantité de
matériau sur le lieu même du chantier qu'on laisse sécher. On le mouille à la teneur en eau
optimum obtenue lors de la référence proctor, puis on remplit le moule C.B.R. en 5 couches.
On fait trois série de moule, une première série à 55 coups qui nous donnera l'indication par
rapport au 100% de l'O.P.M., puis une seconde série à 25 coups qui nous donnera l'indication
par rapport au 95% de l'O.P.M., et enfin une troisième série à 10 coups qui nous donnera
l'indication par rapport au 90% de l'O.P.M., puis chaque échantillon est imbibé pendant 4 jours.
Ensuite le poinçonnement des échantillons est réalisé à la presse C.B.R. à une vitesse constante
de 1,27mm par minute. Le C.B.R. est obtenu en comparant la pression qui a provoqué un certain
enfoncement dans l'échantillon testé à la pression qui provoquerait le même enfoncement dans
un sol type. Le C.B.R. est largement utilisé pour le dimensionnement des chaussées souples et
des routes en terre. La couche de roulement des routes en terre doit avoir un C.B.R. au moins
égal à 30 ici au Cameroun. L’indice considéré est la plus grande des valeurs déterminées par
les formules :
Pression en KN pour enfoncement de 2,5 mm
CBR = ……………………………………(20)
13,35
Pression en KN pour enfoncement de 2,5 mm
CBR = 19,93

 Moyens nécessaires
1 moule C.B.R.1 presse C.B.R, 1 dame cylindrique, 1 cadensimètre, l’étuve, 1 comparateur.

II.3.3.3. Système de classification des sols


En géotechnique, la classification des sols tient compte des paramètres physiques et
mécaniques propre aux matériaux étudiés. Cette classification est déterminée par les différents

33
paramètres liés à la nature du sol. Ces différents paramètres détermineront à quelle classe
géotechnique les sols appartiennent. Un système de référence de classification HRB (Highway
Road Board) a été utilisé pour classer les sols de Makary.
II.[Link]. Le système de classification HRB
Système basé sur la granulométrie et les limites d’Atterberg. La classification HRB
(Highway Research Board) représenté par le tableau de l’annexe (2) se base sur la
granulométrie et les données apportées par l’essai de limites d’Atterberg. Cette classification
regroupe les sols en plusieurs classes à s’avoir A-1, A-3, A-2, A-4, A-5, A-6 et A-7. Ces
classes de sol cité précédemment se subdivise en sous classes parmis lesquelles nous avons :
 A-1-a et A-1-b qui sont les sous classes de la classe A-1 qui caractérise les cailloux,
les sables et les graves ;
 La classe A-3 quant à elle est essentiellement constituée de sable fin
 Les sous classes A-2-4, A-2-5, A-2-6, et A-2-7 de la classe A-2 regroupe le mélange
des sols graveleux limoneux ou argileux avec des sols constitués des sables limoneux
et ou argileux.
 La classe A-4 et A-5 ne contiennent pas de sous classe est la catégorie des sols
limoneux avec plus de 36% de passants au tamis de 0,08 mm
 La classe A-6 et A-7 qui se subdivise encore en deux sous classes A-7-5 et A-7-6
permet d’identifier les sols argileux
Il est important de rappeler ici que ces différentes catégories de sols sont déterminées en
fonction de leur pourcentage de passant au tamis de 2 mm, 0,4 mm,0,08 mm, de l’indice de
plasticité de la limite de liquidité, et de la valeur de l’indice de groupe déterminé par la
formule (19) suivante .
L’intérêt de la classification HRB se trouve au niveau de l’indice de groupe (IG), il
permet de dire si les matériaux utilisés sont appropriés pour les travaux routiers et classe les
matériaux en quatre catégories tel que présenté à la figure 14.

Sol bon Sol passable Sol mauvais Sol très mauvais


Indice du groupe
0 2 5 10 (IG)
0
Figure 14: Catégorie de sol en fonction de l’indice de groupe
IG= a (0,2+0,005b) +0,01cd ………………………………………………....(21)
Où:

34
F200 représente le pourcentage des passants au tamis 0,08mm
 Si F200 < 35 alors a = 0 ; 35 < F200 < 75 alors a = F200-35 ; F200 >75 alors a = 75
 Si F200 < 15 alors b = 0 ; 15 < F200 < 55 alors b = F200-15 ; F200 > 55 alors b =
40
 Si LL<40 alors C= 0, 40 <F200 < 60 alors C= LL- 40 ; LL > 60 alors c = 40
 IP < 10 alors d = 0 ; 10 < IP < 30 alors d= IP-10 ; IP > 30 alors d = 20.

CONCLUSION
La connaissance des caractéristiques d’un matériau est primordiale avant son utilisation.
Ainsi, tout échantillon est soumis à un ensemble d’essais de laboratoire permettant de le
caractériser. Les différents essais et la technique d’amélioration viennent d’être présentés. Les
données ainsi obtenues seront présentées dans le chapitre suivant.

35
CHAPITRE III : PRESENTATION DES RESULTATS
Ce chapitre présente les résultats des essais réalisés sur le terrain et au laboratoire dans
l’optique de déterminer les caractéristiques de plateforme en remblai et déblai. Ces
investigations ont permis d’avoir les résultats sur :
La nature des différents sols rencontrés sur le linéaire ; La caractérisation physique et
mécanique des matériaux de plateformes ; Le récapitulatif des résultats des essais
complémentaires des déblais ; Les données hydrauliques des SPDL sur les zones compressibles.

III.1. Résultats des investigations géotechniques sur le terrain


III.1.1. Coup lithologique du sol par point de prélèvement.
16 puits creusés manuellement et d’une profondeur allant de 0 à 0,90 m ont permis
l’identification visuelle des couches de sol traversées. Cette identification visuelle permet
d’observé une seule couche par point de prélèvement parmi lesquelles : une couche de grave
latéritique rougeâtre, argile rougeâtre, roche décomposée. Les coupes lithologiques sont
présentées à l’annexe (1)

III.1.2. Résultat des caractérisations des matériaux de la plateforme


Le prélèvement de 16 échantillons sur la section du Pk25-Pk30 (Sol de plateforme) a
permis d’avoir différentes natures de matériaux et de même que pour les classes portantes. Les
échantillons 3, 4, 5, 6, 7, 10, 12, 13, 14, 15, 16 des Pks 25+600A, 25+950A, 26+300A,
26+600A, 26+850A, 27+550G, 28+184A, 29+100G, 29+400G, 29+784G, 30+150A possèdent
une classification A-7-5 et contrairement aux échantillons 1, 2, 8, 9 des Pks 25+000A,
25+275A, 27+000D, 27+300A ayant une classification A-7-6 et ensuite vient l’échantillon 11
de classification A-7-5. Les résultats des échantillons d’analyse granulométrique des sols de
plate-forme montrent pour l’ensemble des points, une moyenne de 72,3 % de passant au tamis
de 0,08 mm ce qui laisse entrevoir qu’elles ont une fraction argileuse plus importante. Les
valeurs de l’IP sont comprises entre 17,46 % et 31,5 % avec une valeur moyenne de 25,5 %.
L’ensemble des résultats sont consignés dans le Tableau 4.

36
Tableau 4 : Récapitulatif des résultats des essais complémentaires de la plateforme du pk25-pk30+150

Limites Atterberg

Optimum Proctor

Classe portance
Epaisseur en m

Teneur en eau
Classifications
numéro ech

Modifié

CBR
pk TAMISATS poids spécifique nature du matériau

31,5 25 20 16 12,5 10 5 2 0,5 0,08 LL LP IP HRB Nat. OPM γd 4jrs %

(%) (%) T/m3

16 30+150 A 0,30 - 0,80 100 100 100 100 100 100 99,5 98,6 96 92,9 71,2 41,3 29,9 A-7-5(20) 27,9 28,0 1,548 5,7 S2 2,133 argile rougeâtre
15 29+784 G 0,10 - 0,40 100 100 100 100 100 100 97,6 95,7 94 86,7 57,7 37,2 20,5 A-7-5(20) 33,8 26,5 1,575 3,8 S1 2,447 argile rougeâtre
14 29+400 G 0,30 - 0,60 100 100 100 99,2 97,8 95,6 88,7 80,1 73 67,6 63,5 37,5 26,0 A-7-5(16) 28,9 20,9 1,687 10,4 S3 2,314 argile rougeâtre
13 29+100 G 0,20 - 0,90 100 100 100 100 100 98,5 96,2 92,9 92 86,9 61,2 38,2 23,0 A-7-5(16) 30,3 27,8 1,510 15,8 S4 2,547 argile rougeâtre
12 28+184 A 0,20 - 0,80 100 100 100 100 100 100 99,3 92,7 88 76,3 78,3 46,8 31,5 A-7-5(20) 34,6 32,5 1,485 11,6 S3 2,125 argile rougeâtre
11 27+900 A 0,00 - 0,30 100 100 100 100 99,9 99,2 91,3 77,4 65 59,7 77,6 49,7 27,9 A-7-5(15) 29,3 25,5 1,614 13,6 S3 2,262 Argile brunatre +RD
10 27+550 G 0,00 - 0,30 100 100 100 100 100 100 100 99,0 95 91,1 69,0 39,1 29,9 A-7-5(20) 30,4 23,8 1,588 8,4 S2 2,07 argile rougeâtre
9 27+300 A 0,30 - 0,60 100 100 100 100 100 100 99,8 99,2 99 79,6 50,8 28,3 22,5 A-7-6(15) 28,6 22,5 1,592 6 S2 2,491 Roche décomposée
8 27+000 D 0,00 - 0,30 100 100 100 100 100 100 100 99,1 99 77,3 46,5 26,9 19,6 A-7-6(15) 30,5 22,0 1,592 5 S1 2,469 Roche décomposée
7 26+850 A 0,30 - 0,60 100 100 100 98,4 97,9 96,5 87,8 74,5 67 54,1 57,2 30,2 27,0 A-7-5(12) 18,9 22,7 1,648 8,4 S2 2,05 argile rougeâtre
6 26+600 A 0,30 - 0,60 100 100 100 100 100 100 99,5 98,8 96 71,8 58,3 30,9 27,4 A-7-5(18) 20,8 24,2 1,575 11 S3 2,28 argile rougeâtre
5 26+300 A 0,10 - 0,40 100 100 100 100 100 100 100 99,9 98 77,4 59,2 34,1 25,1 A-7-5(18) 25,0 25,0 1,607 18 S4 2,116 argile rougeâtre
4 25+950 A 0,00 - 0,30 100 100 100 99,1 99 98 95,3 92,5 90 76,4 65,2 37 28,2 A-7-5(19) 25,4 24,0 1,693 9,5 S2 2,141 argile rougeâtre
3 25+600 A 0,10 - 0,40 100 100 100 100 99,2 97,1 88,1 78,2 70 54,7 60,2 33,3 26,9 A-7-5(8) 21,6 14,8 1,688 15,1 S4 2,22 argile rougeâtre
2 25+275 A 0,00 - 0,30 95,7 93,6 91,6 87 80,8 74,5 70,3 63,3 60 59,5 54,4 28,5 25,9 A-7-6(13) 20,9 22,5 1,586 15,1 S4 2,25 Roche décomposée
1 25+000 A 0,30 - 0,60 100 97,5 93,2 92,5 91,9 90,6 87,6 84,9 79 52,9 41,0 23,7 17,3 A-7-6(7) 29,2 17,0 1,72 14 S3 2,237 Roche décomposée
Moyenne 99,7 99,4 99,0 98,5 97,9 95,8 92,5 87,6 84,0 72,3 59,9 34,6 25,5 27,3 23,7 1,607 10,4 2,3
CCTP CdF≤50 IP≤35: CBR>5 Ps>1 cdf ; couche de forme
GLLR = Graveleux latéritique limoneux rougeâtre m = passant au tamis de 0,5 f = passant au tamis de 0,080

37
III.1.3. Récapitulatif des résultats complémentaires sur les déblais
Les résultats des huit (08) échantillons des déblais (tableau 5) prélevés pour identification complète, présentent pour analyse
granulométrique dans l’ensemble une moyenne de 82,1 % de passant au tamis de 0,80 mm, avec une moyenne d’indice de plasticité de valeur
30,5 %, et les valeurs de teneur en eau naturelle moyenne de 30,6% supérieure à la valeur en eau à l’OPM (25,6 %), La densité sèche quant à
elle varie de 1,480 T/m3 à 1,645 T/m3 avec une moyenne de 1,560 T/m3 . La classification HRB (A-7-5 et A-7-6) des matériaux sont de nature
des roches décomposées et d’argile rougeâtre d’indice de groupe variant de 15 à 20. La valeur du CBR varie de 6,7 à 12,1 avec une moyenne
totale de 9,6 pour l’ensemble des échantillons comportant une classe portante de S2 et S3.

Tableau 5: Récapitulatif des résultats des essais complémentaires des déblais (prélèvement des talus)

Limites Atterberg

Optimum Proctor

Classe portance
Epaisseur en m

Teneur en eau
Classifications
numéro ech

Modifié
Poids

CBR
pk TAMISATS A
spécifique
nature du matériau

31,5 25 20 16 12,5 10 5 2 0,5 0,08 LL LP IP HRB Nat. OPM γd 4jrs T/m3

(%) (%) T/m3

1 29+900 D 0,50 - 1,50 100 100 100 100 100 100 100 100 98,3 93,0 68,6 37,1 31,5 A-7-5(20) 40,1 27,9 1,500 9,2 S2 2,437 Argile rougeatre
2 29+600 D 1,00 - 1,80 100 100 100 100 100 100 100 99,3 97,6 92,9 60,9 40 20,9 A-7-5(16) 30,6 25,6 1,520 8,9 S2 2,148 Argile rougeatre
3 28+130 D 1,50 - 4,50 100 100 100 100 100 100 99,9 99,6 95,1 88,5 76,3 38,5 37,8 A-7-5(15) 43,1 29,6 1,480 11,5 S3 2,741 Argile rougeatre
4 28+130 G 1,50 - 4,50 100 100 100 100 100 99,9 99,1 94,2 89,5 85,3 84,4 49,1 35,3 A-7-5(20) 28,3 28,5 1,52 6,7 S2 2,203 Argile rougeatre
5 28+100 G 3,40 -5,30 100 100 100 99,3 98,8 97,5 92,5 87,1 77,3 68,7 70,3 43,3 27,0 A-7-5(17) 20,6 21,4 1,626 8,2 S2 2,397 Roche décomposée
6 27+800 D 3,40 - 4,20 100 100 100 100 100 99,8 98,8 96,4 91,9 88,3 75,1 43,2 31,9 A-7-6(20) 23,0 25,0 1,58 9,2 S2 2,212 Argile rougeatre
7 25+950 D 1,00 - 1,80 100 100 100 93,2 92,6 92,5 91,1 89,4 86,4 71 54,3 26,1 28,2 A-7-6(17) 29,9 24,4 1,611 12,1 S3 2,217 Roche décomposée
8 25+275 G 0,70 - 1,70 100 100 100 100 100 100 98,2 97,8 94,5 69,3 67,6 36,6 31,0 A-7-6(18) 29,2 22,5 1,645 10,6 S3 2,253 Roche décomposée
Moyenne 100,0 100,0 100,0 99,1 98,9 98,7 97,5 95,5 91,3 82,1 69,7 39,2 30,5 30,6 25,6 1,560 9,6 2,3

GLLR = Graveleux latéritique limoneux rougeâtre m = passant au tamis de 0,5 f = passant au tamis de 0,080

38
III.1.4. Caractérisations des emprunts N°12 du pk26+950A
Huit puits (8) creusés à la pelle mécanique et d’une profondeur moyenne de 3,50 m ont
permis l’identification visuelle des couches de sol traversées. Les profils pédologiques (figure
15) de ces sondages permettent de vérifier la nature et les épaisseurs des couches de sols dans
différent zones d’étude du projet. L’analyse du site montre un dépôt de couche végétale
d’environ 0,30m (qui correspond à la terre végétale) ; après nettoyage de cette terre végétale, la
structure du puits nous montre une couche latéritique uniforme de 3,20 m (graves latéritiques
argileux rougeâtres) pour les sondages SPM1 à SPM8.

Figure 15: Coupes lithologiques des SPM (sondages à la pelle mécanique).


 Résultat sur les tas foisonnés à l’emprunt No 12 du PK 26+950A
La caractérisation des tas foisonnés à l’emprunt permet de ressortir les résultats suivants :
le tas gerbé 26 a un indice de plasticité de 20,1 avec une limite de liquidité de 53,2 d’une valeur
de 15,5 pour la granulométrie au tamis de 0.08 mm appartenant à la classification A-2-7 et
ensuite le tas 27 qui a un IP de 20,1 comportant une valeur de 14,6 au tamis de 2 mm de
classification A-2-7 et un CBR de 35 sont synthétisés dans le Tableau 6.

Tableau 6: Synthèse sur les tas foisonnés à l’emprunt No 12 du pk26 +950 A

Date de Tas Limites Tamisats au tamis de (mm) OPM CBR PS Classification Utulisation
prélevement gerbé LL IP 20 10 2 0,5 0,08 γd Kn/m3 W% 95% HRB Remblai Forme Fondation
13/02/2023 26 53,2 20,1 71,5 48,2 23,6 17,9 15,5 1,99 16 35 2,814 A-2-7(0) oui oui oui
13/02/2023 27 55,5 20,1 65,9 41 14,6 10,3 8,1 2,038 13,3 35 2,856 A-2-7(0) oui oui oui

39
III.1.5. Les données des sondages au PDL sur les zones compressibles
Les relevés hydrauliques de la zone marécageuse se trouvent résumés dans le Tableau
7. Lors de réalisation des sondages au pénétromètre dynamique lourd, nous avions pu noter les
venues d’eau dans certaines zones d’études, illustré au tableau 7. Le niveau des venues d’eaux
est de 1,2 m pour le sondage SPDL 7 et SPDL5 ; de 1,4 m pour le sondage SPDL 6 ; de 1,6 m
pour le sondage SPDL 2 ; de 2 m uniquement pour le sondage SPDL 8 ; de 2,2 m pour le
sondage SPDL 1 ; de 3 m pour le sondage SPDL 10 et de 3,2 m pour le sondage SPDL 11.
Ensuite dans les sites SPDL 3, SPDL 4 et SPDL 12 ou les sondages se sont limités à la
profondeur de 4,4 m ; 3,6 m et 4,8 m à cause de la présence du toit rocheux et sans remonter
d’eau.

Tableau 7 : Récapitulatif des données hydrauliques de la zone marécageuse


Profondeur de niveau de la nappe d’eau(m)
Site d’étude pk essai sondage(m)

SPDL 1 25+700 D 7 2,2


SPDL 2 25+725 G 5,8 1,6
SPDL 3 25+800 4,4 pas de venue d'eau
SPDL 4 26+725 D 3,6 pas de venue d'eau
SPDL 5 26+750 G 8 1,2
SPDL 6 28+650 D 4,6 1,4
SPDL 7 28+700 4,6 1,2
SPDL 8 28+750 D 8,2 2
SPDL 9 28+800 G 5,8 2,4
SPDL 10 28+850 D 6 3
SPDL 11 28+875 G 6 3,2
SPDL 12 28+925 D 4,8 pas de venue d'eau

III.1.6. Résultats des éssais au pénétromètre dynamique lourd


Le Tableau 8 présente les résultats des résistances à la pointe du pk25-pk30. Ces
résultats ont été obtenus suite à la réalisation de 12 (douze) sondages au pénétromètre
dynamique lourd de type B, dans chacune des zones compressibles du projet.
Ce tableau présente les contraintes (0,33-7,01 Bar) résultantes des différents points et à
des profondeurs croissantes (0,5-8 m). Elle permet à partir de la contrainte admissible
raisonnable de déterminer les profondeurs de purge sur le linéaire.

40
Tableau 8 : Récapitulatifs Les contraintes admissibles des points de sondage des sols étudiés

profil prof(m) 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8
25+700 D spdl 1 3,51 2,03 1,62 1,13 1,13 1,06 0,35 0,33 0,83 1,57 3,29
25+725 G spdl 2 4,38 4,87 2,44 1,51 0,38 0,35 0,53 1,33 1,33 1,26 1,26 1,48 1,78
25+800 spdl 3 1,32 2,03 1,02 0,38 2,08 2,83 2,12 1,66
26+725 D spdl 4 6,58 3,66 1,83 2,65 1,51 1,77 2,48 1,66
26+750 G spdl 5 7,01 4,47 2,23 1,89 1,89 1,77 2,12
28+650 D spdl 6 3,51 1,22 0,41 0,38 0,38 0,35 0,35 2,66
28+700 spdl 7 6,14 1,22 0,41 0,38 0,38 0,71 0,35 1,33 1,50 0,94 1,26 3,56
28+750 D spdl 8 2,63 5,28 3,45 0,38 0,38 0,35 0,35 0,33 0,33 0,31 0,63 1,48 0,89 1,41 1,83 3,66
28+800 G spdl 9 1,97 0,81 0,41 0,38 0,38 0,35 0,35 1,33 1,66 2,20 2,98
28+850 D spdl 10 1,10 0,81 0,61 0,38 0,38 0,35 0,53 1,66 2,16 2,20 2,67
28+875 G spdl 11 2,41 2,03 1,42 0,76 0,38 0,71 0,89 0,67 1,00 1,26 1,88
28+925 D spdl 12 5,70 5,28 1,42 0,76 0,38 0,35 0,53 1,33 4,32
moyenne 3,89 2,88 1,42 0,90 0,77 0,90 0,96 1,40 1,76 1,36 1,78 2,17 1,34 1,41 1,83 3,66

admissibilite résistant résistant résistantpurgé purgé purgé purgé résistant résistant résistant résistantrésistantrésistant résistantrésistant résistant
III.2. Résultat des essais de contrôle de mise en œuvre
III.2.1. Résultat de l’essai de la densité in-situ (Méthode au densitomètre à membrane)
Les résultats de l’essai de densité in-situ consignés dans le Tableau 9 présente des
valeurs de compacités qui varient entre une valeur minimale de 95% et maximal de 96.8 % pour
une valeur minimale de densité sèche égale à 1.684 t/m3 et une valeur maximale de 1.849 t/m3.

Tableau 9 : Synthèse des densités in-situ pour la mise en œuvre des assises de remblais
Référence OPM
Localisation (PK) Position Densité in-situ (t/m3)
Distance (t/m3)
Compacité Ecart (ω%) Spécifications Observations Action
(m)
Couche
PK PK PK Coté ω (%) γd (t/m³) ω (%) γd (t/m³)
25,150 25,300 0,150 1 25,150 Axe 14,9 1,772 17,2 1,799 98,5 -2,3 95 Conforme
1 25,225 Droit 16,1 1,809 15,9 1,845 98,0 0,2 95 Conforme
1 25,275 Gauche 14,0 1,723 15,3 1,799 95,8 -1,3 95 Conforme
25,300 25,450 0,150 2 25,300 Gauche 12,6 1,780 14,5 1,868 95,3 -1,9 95 Conforme
2 25,425 Droit 12,8 1,775 14,5 1,868 95,0 -1,7 95 Conforme
2 25,550 Axe 12,8 1,793 14,5 1,868 96,0 -1,7 95 Conforme
25,550 25,700 0,150 3 25,550 Droit 13,8 1,713 15,0 1,755 97,6 -1,2 95 Conforme
3 25,675 Axe 13,8 1,684 15,0 1,755 96,0 -1,2 95 Conforme
1 25,800 Gauche 15,5 1,723 15,0 1,755 98,2 0,5 95 Conforme
26,775 26,925 0,150 1 26,925 Axe 13,8 1,709 15,0 1,755 97,4 -1,2 95 Conforme
28,400 28,550 0,150 1 28,550 Axe 12,2 1,819 15,5 1,915 95,0 -3,3 95 Conforme
28,600 28,750 0,150 2 28,750 Gauche 13,4 1,843 15,5 1,915 96,2 -2,1 95 Conforme
28,800 28,925 0,125 2 28,775 Gauche 13,9 1,849 12,8 1,875 98,6 1,1 95 Conforme
2 28,800 Gauche 13,9 1,849 12,8 1,875 98,6 1,1 95 Conforme
3 28,850 Droit 13,9 1,815 12,8 1,875 96,8 1,1 95 Conforme
3 28,900 Droit 16,7 1,826 12,8 1,875 97,4 3,9 95 Conforme
3 28,925 Axe 16,7 1,789 12,8 1,875 95,4 3,9 95 Conforme

Min compacité 95

Moyenne : 1,781 1,840 96,8

41
II.2.2. Résultat de l’essai de plaque
L’essai de plaque évalue la capacité portante, la stabilité du sol et du substrat des
fondations. Elle détermine la déformabilité des plateformes de terrassement par la mesure de
l’enfoncement verticale. L’ensemble des résultats (tableau 10) obtenus sont consignés dans le
Tableau 10. Du côté droit, EV2 varie de 102,3 à 195,7 Mpa et du côté gauche EV2 est comprise
entre 100 et 195,7 Mpa d’où on obtient en moyenne une valeur de 123,13 Mpa pour le module
EV2, pour une valeur minimale de 100 Mpa fixé par le marché.

Tableau 10 : Récapitulatifs des essais de plaque de la plateforme/couche de forme/Pst/ fond de


déblai plateforme du Pk25-Pk30
Coté droit Coté gauche

Essai de plaque Essai de plaque

CCTP
EV1 EV1 EV2 CCTP
Profils
25+150 90,7 118,4
25+200 72,1 102,3
25+250 70,3 104,6
25+300 57,4 104,7
26+200 46,8 102,3
26+250 61,8 104,6
26+300 76 106,7
26+350 108,1 195,7
27+450 80,4 125
27+500 60,5 145,2
27+550 74 115,4
27+600 78,1 132,4
28+050 137,2 195,7
28+150 102,2 115,4
28+200 95,3 115,4
28+250 86,5 109,8
29+200 54 100
29+250 106,1 141
29+350 73 121
29+450 59 107
≥100 ≥100
Moyen 125,81 120,45
Moyen EV2 123,13

III.2.3. Résultat de l’essai de déflexion


La déflexion sur 13 tonnes est exprimée au 1/100 mm de comparateur sur les roues
arrière d’un camion normalisé, dans le cas de notre étude les résultats sont consignés dans le
Tableau 11, du côté droit on obtient une déflexion corrigée de valeur admise entre 32 à 116 mm
et à gauche on obtient une déflexion corrigée variant de 36 à 102 mm, avec une moyenne de

42
déflexion de 68,2 mm en rapport avec la valeur du marché, pour l’écart type on a une valeur de
23,814 avec la déflexion caractéristique de 99,158 mm.

Tableau 11 : Récapitulatifs des essais de déflexion de la plateforme / couche de forme / Pst /


fond de déblai plateforme du pk25 au pk30

Coté droit Coté gauche


Mesure des déflexion Mesure de déflexion
Profils EV1 CCTP EV1 EV2 CCTP
25+150 30 60
25+200 42 84
25+250 32 64
25+300 23 46
26+200 30 60
26+250 58 116
26+300 36 72
26+350 25 50
27+450 22 44
27+500 16 32
27+550 18 36
27+600 26 52
28+050 28 56
28+150 29 58
28+200 30 60
28+250 46 92
29+200 51 102
29+250 46 92
29+350 51 102
29+450 43 86
<120 <120
Moyen 70,8 65,6
Moyen corrigé 68,2
Ecart type 23,81419303
D90 90,1584509

CONCLUSION
Dans ce chapitre, il était question de présenter les différents résultats obtenus pour la
caractérisation des matériaux de plateforme et de l’emprunt, ainsi que la nature des différents
sols rencontrés sur le linéaire suivi des résultats des essais complémentaires des déblais et les
essais de contrôle de mise en œuvre.

43
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ET INTERPRETATIONS
Ce dernier chapitre permet d’interpréter les informations recueillies suivant des logiques
précises. Ceci permettra de fonder les hypothèses qui interviendront dans la procédure du
dimensionnement de la structure de la chaussée et sa vérification. Dans l’optique d’apporter
plus de spécificités et d’explicités aux résultats précédemment obtenus. Ce chapitre est réservé
pour une interprétation qui permettra d’avoir une idée sur le comportement des sols rencontrés.

IV.1. Critères d’acceptabilités des matériaux selon les exigences du CCTP


Les paramètres géotechniques des matériaux influencent énormément sur le
dimensionnement des chaussées. Les matériaux pour remblai proviennent de chambre
d’emprunts situés à proximité de la route, Les matériaux de déblais rocheux de diamètre
inférieur à 10 cm peuvent être utilisés en remblai dans des conditions qui sont précisées par le
maitre d’ouvrage. Les matériaux des corps de remblai doivent répondre aux caractéristiques et
fréquence de contrôles du Tableau 12.
Tableau 12 : Conditions d’utilisation des matériaux selon les exigences du CCTP
Matériaux Critères d’acceptabilité Spécification
Matériaux de plateforme CBR a 4 jours d’imbibition CBR ≥ 15
compacité à 95 % de
l’OPM
Limite d’Atterberg IP ≤ 35
Teneur en matières MO < 3%
organiques
Gonflement < 1%
Matériau (grave latéritique) Analyse granulométrique D% fines (80 µ < 50%)
pour couche de fondation (AG) max≤100mm

Limite d’Atterberg IP < 15


EV2 a l’essai de plaque 1 mesure /200m /voie ≥ 100 MPa
(D=60mm)
Déflexion à la poutre de 1 mesure/200 m/voie D90< 120mm
Benkelman
Mesure taux de compactage 1 essai tous les 250m2 à 95% de l’OPM
20cm sous la surface

IV.2 Interprétation des essais géotechniques du sol de la plateforme du pk25-pk30+150.


Le tableau 12 montre l’ensemble des prélèvements des sols de plateforme qui ont été
effectués à 0,90 m de profondeur sur chaque point kilométrique du linéaire et il en ressort que
d’après la classification HRB, ces matériaux sont de classes (A-7-5 et A-7-6) avec leurs indices
de groupe allant de 7 à 20 (sols de mauvaise caractéristique). Selon cette dernière, le sol de
45
plateforme est recouvert des matériaux argileux du fait de leur nature identique et il est probable
que ces sols résultent d’une même roche mère ayant évoluée avec le temps. Les échantillons de
1 à 16 du tableau (4) ci-dessus ont respectivement une granulométrie au tamis de 0,80 mm une
valeur moyenne de 51,51 % d’où le constat des matériaux beaucoup plus riche en fine ne
respectant pas les spécifications du marché (% des fine < 50%); ensuite au tamis de 2 mm une
valeur moyenne de 89,13% qui se traduit par la présence des éléments grossiers. La limite
d’Atterberg effectués sur les échantillons prouve que les sols de plateformes ont un indice de
plasticité comportant la valeur moyenne de 25,53 % d’où l’état plastique des sols qui entre dans
la catégorie des sols argileux confirmant la nature des matériaux qui sont des argiles rougeâtres
et des roches décomposées. Les résultats du poids spécifique obtenus sur les matériaux
présentent des valeurs compris entre 2,05 et 2,547 g/cm3 qui traduisent une forte densité des
matériaux de plateforme.

En ce qui concerne l’essai proctor et la teneur en eau, les sols de plateforme sont
constituées majoritairement d’argiles rougeâtres et minoritairement des roches décomposées,
ce qui donnent une teneur en eau naturelle variante de 18,9 à 33,8% qui sont supérieur par
rapport à la teneur en eau à l’OPM variant de 14,8 à 32,5 % . Ces valeurs élevées sont dues à la
saison de pluie, Il sera donc nécessaire d’aérer la plateforme avant le compactage au vue de la
différence des valeurs de teneur en eau naturelle à la teneur en eau OPM qui est 8,6%. La masse
volumique sèche varie entre 1,485 g/cm3 à 1,720 g/cm3. Bref pour les sols de pk27+000D et
29+784G leurs CBR variant entre 3,8 et 5% qui appartiennent à la classe de portance S1
nécessitant une couche de forme de 50 cm selon le GTR ; les sols de pk25+950A, pk26+850A,
pk27+300A, pk27+950G et pk30+150A avec leurs CBR variant entre 5,7 et 9,5 correspondant
à la classe S2, par conséquence S2 doit recevoir une couche de forme de 35 cm à cause de sa
portance ; les sols des pk25+000A, pk26+600A, pk27+900A, pk28+184A et pk29+400G ont
respectivement une classe S3 avec des CBR variant de 10,4 à 14 qui préconise un traitement
de la zone à partir d’une couche de forme de 30 cm ; les sols de type S4 oblige l’entreprise à
laisser ces sols conforme pour plateforme au vue de leurs caractéristiques géotechniques qui
répondent spécifications du CCTP (Confère le Tableau 13).

46
Tableau 13: Récapitulatif des essais complémentaire de la plateforme du Pk25 au pk30
AG LA CBR
tamis(mm) HRB Classe Epaisseur des couches de forme
IP 4jrs
PK 2 0,08
27+000D 99,1 77,3 19,6 5 A-7-5(20)
S1 couche de forme de 50cm
29+784G 95,7 86,7 20,5 3,8 A-7-6(15)
25+950A 92,5 76,4 28,2 9,5 A-7-5(19)
26+850A 74,5 54,1 27 8,4 A-7-5(12)
27+300A 99,2 79,6 22,5 6 A-7-6(15) S2 couche de forme de 35cm
27+550G 99 91,1 29,9 8,4
A-7-5(20)
30+150A 98,6 92,9 29,9 5,7
25+000A 84,9 52,9 17,3 14 A-7-6(13)
26+600A 98,8 27 27,4 11 A-7-5(18)
27+900A 77,4 27,9 27,9 13,6 A-7-5(15) S3 couche de forme de 30cm
28+184A 92,7 31,5 31,5 11,6 A-7-5(20)
29+400G 80,1 26 26 10,4 A-7-5(16)
25+275A 63,3 25,9 25,9 15,1 A-7-6(13)
25+600A 78,2 26,9 26,9 15,1 A-7-5(8)
S4
26+300A 99,2 25,1 25,1 18 A-7-5(18) Sol conforme pour
29+100G 92,9 23 23 15,8 A-7-5(16) plateforme
Minimun 74,5 23 17,3 3,8
Maximun 99,2 92,9 31,5 18
Moyen 89,13125 51,51875 25,5375 10,7125

IV.3. Interprétation des essais complémentaires des déblais


a) Analyse granulométrique
Selon le CEBTP la fraction fine doit être inférieure à 35 % pour que le matériau soit
utilisable en construction routière, Cependant, les essais effectués sur les matériaux de déblai
(tableau 5 ci-dessus) permettent d’observer l’évolution granulométrique des échantillons dans
le fuseau granulaire avec une moyenne générale de 82,1 % au tamis de 0,80 mm traduisant une
abondance plus riche en fine. Au tamis de 2 mm on obtient une moyenne de 95,1 % caractérisant
un taux élevé des éléments grossiers. Ces critères montrent la présence des sols argileux de type
A-7-5 (de la classification HBR) qui ne respecte pas les spécifications du CCTP L’on constate
que ces matériaux sont beaucoup plus riches en fine (plus de 35 % de passant). Ces résultats
sont supérieurs à 65,94 % obtenu par Kada (2016) dans l’étude géotechnique d’une plateforme
routière, cas de la route Foumban-Koupamatapit.

b) Limite d’Atterberg
Du fait de leur caractère riche en fine, l'essai des limites d'Atterberg à la coupelle lisse
a pu être effectué et les indices de plasticité sont comprises entre 20,9 et 37,8 % avec une
moyenne de 30,5 % ce qui montre leur caractère peu plastique.

47
c) Poids spécifique
Les résultats obtenus sur les échantillons de déblai présentent des valeurs de poids
spécifiques comprises entre 2,203 g/cm3 et 2,741 g/cm3 avec une moyenne de 2,3 g/cm3. Ces
résultats sont inférieurs à 2,45 g/cm3 obtenus en (2021) par Nguemtchouang à Bangourain dans
le cadre d’une caractérisation géotechnique des sols latéritiques utilisés en construction
routière : cas du projet Foumban.

d) Essai proctor et teneur en eau naturelle


La teneur en eau naturelle des argiles rougeâtre et des roches décomposés est comprise
entre 21,4 % et 29,6 % due à leur caractère à grain grossier d'où leur surface spécifique faible.
La moyenne (30,6%) de la teneur en eau naturelle est supérieure à celle de la teneur en eau
OPM (25,6 %) de 5 % ; Les masses volumiques sèches maximales sont comprises entre 1,480
g/cm³ et 1,645 g/cm³ avec une moyenne de 1,560 g/cm3 (tableau 10). La structure des argiles
leur confère une densité sèche faible, inférieure à 1,5 g/cm³, correspondent par conséquent aux
spécifications du CCTP.

L’interprétation de L'étude des caractéristiques physiques et mécaniques de l'échantillon


a permis de décrire ces déblais. Ainsi l'essai sur les limites d'Atterberg donne un indice de
plasticité qui révèle que ces sols sont argileux car 25< IP <40 ; Ce qui confirme les résultats de
l'analyse granulométrique qui montre qu'on a plus de 60 % de la fraction fine. Les valeurs des
limites d'Atterberg placées dans le diagramme de Casagrande montrent que c'est une argile
rougeâtre et de roche décomposé de haute compressibilité. Le système de classification HBR
range ce sol dans la sous classe des sols argileux A-7-5 et A-7-6.

e) Portance de la plateforme (CBR)


Indice C.B.R est une grandeur utilisée pour caractériser un sol ou un matériau élaboré
en tant que support des ouvrages routiers ou assise d’une voie. Cet essai réalisé sur les
échantillons de sol de plateforme en déblais ont permis de déterminer les classes portantes des
matériaux qui sont S2 et S3 (guide du CEBTP, tableau 3 ci-dessus de portances des sols) à partir
des valeurs du CBR (compris entre 6,7 et 12,1). Cependant il faut noter que la classe des sols
S1 et S2, de CBR < 10, sont dissociées des sols gonflants. L’indice CBR des argiles rougeâtre
et des roches décomposées obtenu après 4 jours d’immersion, permet de caractériser l’évolution
de la portance (aptitude des matériaux à supporter les charges) du matériau compacté à
différente teneurs en eau et soumis à des variations hydriques.

48
De plus, les spécifications du CCTP prescrit un CBR supérieur à 10, ce qui indique les sols
à traiter d’après le guide CEBTP. Par rapport à ce critère, les matériaux (3; 4; 5; 7 et 8) des pk
respectifs (27+800D, 28+100G, 28+130G, 29+600D et 29+900D) appartenant à la classe S2 de
CBR variant entre 6,7 et 9,2% doivent être mis en dépôt définitif et un traitement adéquat sera
nécessaire pour ces zones ou ces matériaux de talus ne respecte aucun critère; les matériaux (1 ;
2 et 6) des zones des pk (25+275G, 25+950D et 28+130D) ayant un CBR compris entre 10,6
et 12,1% peuvent être utiliser en remblai courant compte tenu du fait que la plateforme en
déblais supporte tout le corps de la chaussée, sa capacité portante se veut rigoureuse et doit être
dans les normes. Il est indispensable de disposer d’une bonne assise pour que le corps de la
chaussée soit mis en place dans les conditions. Le CBR en prendre en compte pour le
dimensionnement de la chaussée dépendra de l’épaisseur et de la qualité du matériau de
substitution.

IV.4 Interprétation sur les tas foisonnés à l’emprunt no 12 du pk 26+950a


L’analyse au laboratoire des tas (26 et 27) foisonnés de l’emprunt du pk 26+950 respecte
les conditions de mise en remblai, de couche de forme et de fondation en ce qui concerne les
restrictions du CCTP. Ces deux tas ont été utilisés pour les remblais des zones compressibles
et de réglage de la couche de forme pour la section pk25-pk 30.

a) Analyse granulométrique

Figure 16: Courbe des AG tas 26 et 27


Les données ayant permis d’obtenir la granulométrie de ce matériau d’emprunt sont
présentés dans la figure 16 récapitulatif ci-dessus ; La distribution granulaire des échantillons
montre que Les résultats de l’analyse granulométrique pour les tas foisonnées 26 et 27 au
passant des tamis de 0.80 mm et de 2 mm ont respectivement donné les valeurs 15,5 %, 23,6 %
et 8,7 %, 14,6 %. Ces valeurs sont nettement inférieures aux spécifications du CCTP (<35).
D’où son utilisation possible en couche de remblai, couche de forme et couche de fondation.
49
b) Limite d’Atterberg
Les limites d’Atterberg effectué sur les tas foisonnés 26 et 27 montrent des limites de
liquidité de 53,2 et 55,5 % avec des même indices de plasticité de 20,1 % qui représente un
potentiel de gonflement moyen. Ainsi ce sol répond aux exigences du CCTP qui requiert un
indice de plasticité inférieur ou égale à 35 pour application du matériau en couche de remblai,
forme et fondation. Ces résultats sont inférieurs à 84,5 pour la LL et 37,8 pour l’indice de
plasticité obtenus par Djiki (2020) dans le cadre du dimensionnement des structures de
chaussée : application au projet de de construction de la route Foumban/Koupamatapit.

c) Poids spécifique

Les résultats obtenus sur les échantillons d’emprunts présentent des valeurs de poids
spécifiques pour les tas foisonnés 26 et 27, 2,814 g/cm3 et 2,856 g/cm3. Ces résultats sont
inférieurs à 2,94 g/cm3 obtenus en (2016) par Namage en Koupamatapit dans le cadre de la
caractérisation géotechnique des matériaux de plateforme.

d) Essai de compactage

1,99

1,89

1,79
11,0 13,0 15,0 17,0 19,0 21,0

Figure 17: Courbe Proctor pour tas 26 et 27

1,957
1,937
1,917
1,897
1,877
1,857
1,837
1,817
1,797
1,777
9,00 19,00 29,00 39,00 49,00

Figure 18: Courbe CBR pour tas 26 et 27


50
Les différents échantillons des tas foisonnés 26 et 27 correspondant aux emprunts
utilisés, ils ont été soumis aux essais proctor modifier et CBR. L’essai proctor réaliser sur ces
échantillons a permis de déterminer les masses volumiques sèches de 1,990 KN/m 3 et 2,038
KN/m3 pour les teneurs en eau de 16 % et 13,3 %. L’essai CBR réalisé à 95 % de l’OPM a
permis d’avoir un CBR de 35.0 pour les deux échantillons et un gonflement (0.18 %) après
quatre jours d’imbibition dans l’eau. Ceci confirme leur utilisation en couche de remblai, en
forme et couche de fondation.

IV.5. Interprétation des essais in-situ

IV.5.1. Synthèse lithologique et hydraulique

Lors de la réalisation des essais au pénétromètre dynamique lourd et du sondage à la


pelle mécanique, des analyses ont pu être effectués et des profils lithologiques ont été établis.
Au visuel de ces coupes de ces coupes lithologiques obtenues, nous pouvons conclure que la
majorité des sites étudiés sont des sols de nature grave latéritique argileuse rougeâtre avec une
proportion d’argile variable.
Lors de la réalisation des sondages au pénétromètre dynamique lourd, l’on constate que
les nappes d’eau dans différents sites sont plus ou moins superficielles, ce qui confirme l’état
marécageux de certaines zones de remblais.

IV.5.2. Pénétromètre dynamique lourd

Les résultats obtenus au tableau 5 pour les essais au pénétromètre dynamique lourd
mettent en évidence la variation des contraintes admissibles des sols étudiés, en fonction de la
profondeur (La variation des profondeurs s’étend jusqu’à 8m), Cette variation de la résistance
donne des informations sur la portance. Par observation de ces valeurs de résistance, se situant
entre 0,35 et 7,1 Bar, dans le cas du marché étudié, les contraintes admissibles fixé à 1 Bar a
été arrêté pour la profondeur de purge. L’on peut conclure qu’à partir de 4 m de profondeur
environ on a des sols de portance acceptable. Et par conséquent, une purge sera préconisée
jusqu’à cette profondeur afin de déposer les couches de remblai sur un sol suffisamment stable.

IV.5.3. Interprétation des essais de contrôle de mise en œuvre

IV.5.3.1. Essai de densité in-situ par la méthode du densitomètre à membrane

Le contrôle du compactage constitue une phase indispensable à la surveillance des


travaux de terrassement, elle s’effectue généralement par l’interprétation de la densité in-situ
obtenue en place par comparaison à la densité OPM obtenu en laboratoire. Les résultats de

51
l’essai in-situ obtenu à travers le densitomètre à membrane du pk 25+150 au pk 28+925 donnent
une moyenne générale de 1,781 t/m3 pour la densité sèche et une moyenne de 96,8 % de
compacité a valeur (exigence des compacités supérieur à 95), ceci montre une fois de plus que
le matériau présente une bonne tenue au compactage après mise en œuvre.

IV.5.3.2. Essai de plaque

L’interprétation de cet essai détermine par calcul, plusieurs informations importantes,


telles que le module EV1 qui caractérise la déformabilité du sol en état et EV2 le module de de
déformation statique. Le côté droit de l’essai de plaque a une moyenne de 125,81 Mpa et le côté
gauche une moyenne de 120,45 Mpa d’où on observe une différence de valeur de la capacité
portante plus élevé de 5,4 Mpa à droite qui matérialise un bon compactage du linéaire. En ce
qui concerne les moyennes générales des EV2 du côté droite et gauche, on obtient une valeur
de 123,13 Mpa qui respecte les spécifications du CCTP.

IV.5.3.3. Essai de déflexion à la poudre de Benkelman

D’après les résultats recueillis dans le tableau 11 ci-dessus, La moyenne obtenus après
essai de Benkelman sur le corps de la chaussée du pk20+150-pk 29+450 est de 68.2 mm avec
un écart type de 23,81 et une déflexion caractéristique de 99,15 mm. Les valeurs de déflexion
obtenues sur la voie droite sont à 70,8 % inférieure à 100 et présentant des fortes déflexions
contrairement aux valeurs de la déflexion gauche, par ailleurs il est à remarquer que les valeurs
de la déflexion sont sensiblement constantes. Ceci traduit une homogénéité de la structure de la
chaussée. Ainsi dans le cadre de cette étude, les spécifications du CCTP exigent les déflexions
inférieures à 120 mm, ce qui est conforme au CCTP, on peut conclure que le matériau présente
des faibles déformabilités.

IV.5.4. Discussion

Ce paragraphe a pour objectif d’établir les rapports entre les résultats obtenus lors de
l’étude géotechnique d’une plateforme routière de la section du Pk25-Pk30 du projet
Foumban/Koupamatapit et les travaux antérieurs. Elle débute par un rappel de la problématique,
Elle donne ensuite un sens aux résultats par rapport aux objectifs attendus et aux travaux
antérieurs. Ensuite, elle propose des suggestions à l’attention des projets futurs.

52
 Rappel de la problématique en rapport aux résultats obtenus

Ce travail visait principalement l’étude géotechnique d’une plateforme routière pour


déterminer les paramètres physiques et mécaniques dans le but de stabiliser les sols de
plateforme afin d’apporter des solutions pour l’amélioration des caractéristiques physico-
mécaniques dans l’optique de promouvoir l’efficience de la réalisation des remblais et déblais
routiers à partir de l’identification des sols en place via les essais in-situ, essais de laboratoire et
la réalisation des essais pénétrométrique sur des zones compressibles pour fixer les profondeurs
des sols résistants (4 m de profondeur) et ensuite les essais de contrôle de mise en œuvre sur
l’ensemble de l’arase afin de vérifier la conformité avec les exigences du marché. Les résultats
de l’étude ont permis d’observer la diversité sols de plateforme (S1, S2, S3 et S4). Les
caractéristiques géotechniques des matériaux d’emprunt montrent des meilleurs
caractéristiques (notamment les tas foisonnés 26 et 27) qui peuvent être utilisés en couche de
remblais, couche de forme, couche de fondation et d’apprécier leurs potentiels niveaux de
valorisation dans le souci majeur de livrer des structures durables et résistantes.

 Comparaison des résultats avec les travaux antérieurs


Les principaux résultats peuvent être confrontés aux travaux antérieurs. Ainsi, la capacité
portance des sols de plateforme de la section pk25-pk30 présente une moyenne EV2 de 123
Mpa et une déflexion caractéristique de 99,15 mm qui est nettement supérieure à celle obtenue
par Kagnia, (2021), après les essais de plaque et déflexion non conforme soit 98 Mpa et 130
mm sur la zone de fond de déblai du Pk20-Pk24, ils ont procédé à un prélèvement pour les
essais d’identification du sol provenant de cette section dans le but d’identifier les
caractéristiques géotechniques des matériaux de ce déblais et d’étudié les possibilités de
pouvoir les mettre en dépôts définitif afin de les remplacer par une couche de forme ou couche
de remblai prévu par le critère de dimensionnement de chaussée relatif au indice de portance
CBR du sol respectant les exigences contenues dans les documents de spécifications (CEBTP,
GTR92).
Sur le tronçon allant du Pk25-Pk30 de la localité de Bangambi l’étude de la portance des
matériaux de plateforme présente un CBR variant de 3,8 à 15,8 qui est nettement inférieur à
celle obtenue par Namage (2016), soit 35 sur les graveleux latéritiques formés sur basaltes de
Bangouarain (Foumban) et de classe portante S4. La faiblesse des caractéristiques de
compactage des sols pourrait être liée à la nature gneiss-migmatitiques du substratum rocheux
qui est moins riches en élément ferromagnésiens que les basaltes. De même la

53
géomorphologie caractérisée par des pentes abruptes pourrait expliquer le faible niveau
d’induration des sols latéritiques de Bangambi.

Les sols de plateforme de la localité présentent une hétérogénéité qui rend complexe leur
exploitation dans le cadre de ce projet routier. C’est pourquoi il serait difficile et très couteux
d’effectué la mise en œuvre des matériaux dans les zones de purge en respectant toutes les
spécifications contenus dans le CCTP.

IV.5.4. Classifications des résultats d'identification selon le HRB et le CEBTP

L'interprétation des essais d'identification des sols étudiés a permis de mettre en


évidence deux classes de sols, les sols de classe A-7-5 et A-2-7.
Selon le HRB les sols de classes A-7-5, renvoient aux sols argileux et argiles limoneuse
très plastiques et correspondent à des sols très cohérents à teneur en eau moyenne et faible,
collants ou glissants à l'état humide d'où une difficulté de mise en œuvre sur le chantier en
saison pluvieuse. Leur perméabilité très réduite rend leurs variations de teneur en eau très lents
en place. Une augmentation de la teneur en eau assez importantes est nécessaire pour changer
notablement leur consistance
Les sols A-2-7 renvoient aux sables et graves argileux à très argileux dont l’influence
des fines est prépondérante, le comportement du sol se rapproche de celui du sol fin ayant même
plasticité que les fines du sol avec toutefois une petite sensibilité à l'eau due à la présence de la
fraction sableuse importante.
Selon le CEBTP, les sables argileux qui sont généralement des dépôts sédimentaires
peuvent être utilisés dans des projets routiers à la seule condition d'avoir les caractéristiques
géotechniques Suivantes:

 Une granulométrie 0/2 à 0/10 ;


 Passant à 80 µm: 10 à 30%;
 Indice de plasticité: 5 à 20;
 yd OPM: 1.90 à 2.10;
 WOPM: 7 à 13%.
Ce qui n'est pas le cas de ces matériaux se trouvant sur les sols de plateforme.

54
CONCLUSION
Dans ce chapitre il était question d’évaluer les résultats obtenus et de les interpréter afin
de connaitre à quoi renvoi les sols de plateforme en remblai et déblai, ensuite comparé ces
différents résultats avec ceux retenus dans le CCTP et le guide CEBTP. Au regard de ces
interprétations, il est a noté que le sol support présentent des valeurs de portance acceptable,
mais vue leurs paramètres (de nature hydrique) pas courant, ces sols nécessitent un traitement
particulier pour renforcer ses caractéristiques propres afin qu’ils soient à la hauteur de l’ouvrage
à mettre en place.

55
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMENDATION

Ce travail avait pour objectif principal de mettre en évidence les caractéristiques


géotechniques des sols de plateforme de la section PK25-PK30 du Projet
Foumban/Koupamatapit dans le souci de stabiliser les sols de plateformes et assurer la pérennité
de l’ouvrage.
Pour atteindre cet objectif, il a été question de réaliser les essais d’identification
complète et de caractérisation sur les échantillons de plateforme. Les matériaux de la plateforme
présentent des teneurs en fraction fine variant de 52,9 et 92,9 % avec une moyenne de 72,3 %
qui sont supérieurs à 50 % demandé par le CCTP, avec un indice de plasticité en moyenne de
25 % influençant le comportement mécanique de ces matériaux. Les indices CBR variant entre
3,8 et 15,8 correspondant aux classes portantes. D’après la classification établie à partir de ces
essais géotechniques, les sols de plateformes sont des sols argileux (de classification A-7-5 et
A-7-6) composés d’argile rougeâtre et de roche décomposée. Leurs indices de groupes montrent
qu’il s’agit des sols mauvais à très mauvais. Grace aux résultats du sondage au pénétromètre
dynamique lourd effectués, les sols résistants dans cette zone se trouvent à une profondeur de
4m. En ce qui concerne la mise en œuvre du matériau d’emprunt, les résultats obtenus sont
conformes aux exigences du cahier de charge. Il s’agit d’une valeur moyenne de densité de
1,841 t/m3 et d’une valeur moyenne de 96,8 % pour les taux de compacité des couches
constitutives des différents remblais; un module EV2 de valeur moyenne de 123,13 Mpa pour
l’essai de plaque ; une déflexion caractéristique de 99,15 mm pour l’essai de déflexion. Au
terme de ce travail, Il en ressort que nos objectifs ont été atteint au vue des critères
d’acceptabilité des conditions du CCTP. Les insuffisances observées au cours de la réalisation
de cette étude ont permis de réfléchir sur des mesures susceptibles d’améliorer le rendement
des projets futurs dans la localité. Les suggestions suivantes sont proposées à l’entreprise :
 Mettre sur pieds un bon réseau d’assainissement des eaux en surface et veuillez à son
entretien ;
 Des matériaux drainant doivent être mis en place dans les zones marécageuses après purge
à l'instar des pouzzolanes ou des concassé 0/150 afin de permettre la circulation des eaux
sous le remblai et de limiter les phénomènes de remontées d'eau par capillarité dans les
remblais ;
 Entretien de la structure construite à intervalles de temps réguliers afin d’éviter une
dégradation ;

 Elargir la caractérisation géotechnique des sols latéritiques de la région.

56
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58
ANNEXES
Annexe 1 : Coupe lithologique des sols de plateforme complémentaire Pk25-Pk30
Section courante
LEGENDE

0,30 0,00 0,10 0,00 0,30


0,10 0,30

0,60
0,30 0,80 0,40 0,30 0,40 0,60 0,60
pl a teforme pl a teforme pl a teforme pl a teforme pl a teforme pl a teforme pl a teforme
ech 1 ech 2 ech 3 ech 4 ech 5 ech 6 ech 7
0,00 0,00 0,20 0,20
0,00 0,30

0,30
0,30 0,30 0,80 0,90
0,60 pl a teforme plateforme plateforme
pl a teforme pl a teforme
pl a teforme ech 10 ech 12
ech 8 ech 11 ech 13
ech 9

0,30 0,10 0,30

0,60 0,40 0,80


pl a teforme pl a teforme pl a teforme
ech 14 ech 15 ech 16

Echantillons de puits réalisé sur les sols de plateforme à 0,80 m.

a
Annexe 2 : Courbe de résistance dynamique de pointe

Figure 1 : Résistance dynamique de pointe des différents SPDL


b
Annexe 4 : Arbres à problèmes et a objectifs

FISSURATION PERTE EN VIE HUMAINE


SOUS –SOUS CONSEQUENCES

PERTE DE FLAMBAGE ET TRAJET ACCIDENT


COHESION ENTRE RUPTURE DU LONG ET DE
SOUS-
LES DIFFERENTS TRONCON PENIBLE CIRCULATIO
CONSEQUENCE
MATERIAUX ROUTIER N
S

AFFAIBLISSEMENT DU SQUELLETTE DE DEGATS


CONSEQUENCES LA PLATEFORME ET DEGRADATION DE
LA CHAUSSEE

INSTABILITE DES SOLS DE PLATEFORMES EN REMBLAI ET DEBLAI


Problème centrale

NON RESPECT DES EXIGENCES DU MANQUE DE MAITRISE LORS


CAHIER DE CHARGE DE LA MISE EN OUEVRE DE LA
CAUSES
PLATEFORME

FAIBLE PLATEFORME
ENERGIE
MAUVAIS RESISTANCE DE DE MAUVAISE
LA STRUCTURE A DE PORTANCE
DIMENSIONNE
L’HUMIDITE COMPACT POSANT LES
SOUS CAUSES MENT DES PROBLEMES
IMPORTANTE AGE
STRUCTURES DE DE
DANS LES INSUFFISA
LA CHAUSSEE TRAFICABILITE
COUCHES DE LA NTE
CHAUSSEE

Figure 2 : Arbre à problème

c
Annexe 5 : Classification Américaine des sols.

d
Annexe 6 : Photos d’essais de terrain

1 : Essai au pénétromètre 2 : Purge réalisé au Pk24+950 3 : Essai de compacité in-situ 4 : Détermination de la


dynamique lourd de type B teneur en eau in-situ

5 : Approvisionnement pour 6 : Essai de déflexion a poudre 7 : Essai de plaque 8 : Réception d’une assise de
couche de forme de Benkelman remblai

9 : Réception du bloc technique 10 : Lavage d’une GLAR pour 11 : Analyse granulométrique 12 : Essai de limite
analyse granulométrique d’Atterberg

e
Annexe 7 : Photos d’essais de terrain

13 : Procédé de quartage 14 : Malaxage du matériau 15 : Essai proctor modifié


en utilisant
l’échantillonneur

15 : poinçonnement CBR 15 : Immersion des CBR

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