UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU
Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de
Gestion Département des Sciences de Gestion
Filière : Sciences Financières et Comptabilité
Polycopié de cours
Intitulé
FISCALITE DE L’ENTREPRISE
APPROFONDIE
Elaboré par :
Dr. GUENDOUZI Mohammed
Cours destiné aux étudiants en Master
FINANCE DE L’ENTREPRISE
Année universitaire 2023-2024
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Sommaire
Introduction générale 04
Chapitre 01 : Introduction au système fiscal Algérien
La notion de l’impôt
Les missions de l’impôt
Les sources du droit fiscal
Classification des impôts
Chapitre 02 : Organisation de l’administration fiscale et
régimes d’imposition
Organisation de l’administration fiscale
Les régimes d’imposition en Algérie
Chapitre 03 : La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Le champ d’application de la TVA
Calcul de la TVA collectée
La TVA Récupérable
Les régularisations en matière de TVA
La déclaration de la TVA
Majoration et amendes fiscales en matière de TVA
Remboursement de la TVA
Chapitre 04 : L’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS)
Champ d’application
La base imposable de l’IBS (l’assiette)
Liquidation de l’IBS
Déclaration de l'impôt sur les bénéfices des sociétés
Majorations et pénalités
Chapitre 05 : L’impôt sur le revenu global (IRG)
Les personnes imposables à l’IRG
Le barème de l’IRG
Paiement de l’IRG
Présentation des revenus catégoriels
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 06 : Fiscalité des sociétés étrangères
Entreprises étrangères ayant une installation permanente en
Algérie
Les entreprises étrangères n'ayant pas d'installation
professionnelle permanente en Algérie
Revenus et bénéfices concernés
Détermination des impôts dus par les sociétés étrangères
Imposition des bénéfices transférés
Modalités de calcul de la retenue
Conclusion Générale
Exercices d’application
Solution des exercices
Références bibliographiques
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Introduction Générale
L'impôt joue un rôle fondamental dans tous les pays, son principal rôle consiste dans
le soutien de l'économie nationale, car il est considéré comme l'un des moyens les
plus importants pour financer le budget de l'État. L’impôt est donc un moyen qui
permet d’atteindre la stabilité politique, sociale et économique d’un pays.
Historiquement, l’impôt a été, tout au long des siècles, le sujet qui préoccupe au plus
haut point les responsables publics ainsi que les agents économiques (la population
fiscale, représentée par les contribuables) et ce, en raison de son importance capitale,
car le fonctionnement normal de toute société suppose visiblement la couverture des
charges publiques qui ne peuvent être assurées que par l’impôt.
Le système fiscal algérien est un système essentiellement déclaratif sous réserve de
droit de contrôle et de vérification. Il se compose de deux grandes parties distinctes.
La première partie s’intéresse à la fiscalité ordinaire. Cette dernière s’applique sur
l’ensemble des activités des personnes physiques et morales, des biens et des
services, elle est constituée de la fiscalité directe et indirecte. La deuxième partie
touche à la fiscalité pétrolière qui vise les produits pétroliers ainsi que les activités
propres au secteur des hydrocarbures.
Le système fiscal Algérien tel qu’il est aujourd’hui a connu plusieurs réformes,
fondamentalement celle de l’année 1992. Cette dernière vise la simplification du
système fiscal à travers la mise en place de trois nouveaux impôts à savoir la Taxe sur
la Valeur Ajoutée (TVA), l’institution de l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS)
et la création de l’Impôt sur le Revenu Global (IRG). De surcroit, la politique fiscale
algérienne, après la réforme de 1992, s’est suivie d’un processus permanant de
réforme, de modernisation et de reconstruction de l’administration fiscale qui ont
accompagné les différentes périodes de croissance économique. Ces réformes ont été
bien adoptées dans l’espoir d’aménager l’émergence des PME/PMI, d’encourager
l’investissement productif, de poursuivre le processus de simplification et
l’élargissement de l’assiette fiscale des différents impôts et taxes.
En effet, les principales mesures fiscales introduites sont notamment le renforcement
des garanties des contribuables vérifiés, la simplification et l’harmonisation des
procédures administratives en faveur des entreprises nationales et internationales en
particulier celles afférentes au contrôle et au contentieux fiscal, la lutte contre le
marché informel et de réduire son importance, la mise en place du programme de
conformité fiscale volontaire, le rééchelonnement des dettes fiscale…etc. Ajoutée à
cela, l’octroi des avantages fiscaux aux investisseurs et aux jeunes promoteurs
d’investissements, la simplification du système fiscal à travers l’institution de l’Impôt
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 4
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Forfaitaire Unique (IFU)…etc.
Partant de là, l'importance de ce polycopié consiste à permettre à l'étudiant de
connaître les droits accordés aux contribuables et les droits qui leur sont accordés
face aux pouvoirs dont dispose l'administration fiscale, ce qui fait de la relation qui le
lie à cette dernière une relation basée sur des contrôles légaux loin de toutes
interprétations et inclinations personnelles.
Aussi, il est important de cerner le maintien de l'équilibre existant entre le
contribuable en tant que contributeur au financement du trésor public et
l'administration fiscale habilitée à contrôler toutes les actions visant à préserver les
intérêts du trésor public.
C'est pourquoi nous avons délibérément présenté la loi fiscale algérienne et démontré
son importance dans le contrôle et la définition des obligations et des droits des
contribuables, d'autant plus qu'elle est liée à un ensemble de deux lois qui
réglementent ses relations avec l'administration fiscale, et montrent comment
pratiquer et réguler son activité, A la fin du polycopié des exercices résolus sur
l’ensemble des notions abordées sur le système fiscal Algérien.
Enfin, l'étude de ce module qui constitue une unité fondamentale ouvre la voie aux
étudiants en Master Finance de l’entreprise d’approfondir leurs connaissances en
fiscalité, d'autant plus que la fiscalité connaît un développement rapide et une
modification permanente à l'occasion de chaque promulgation de loi de finances ou
de loi de finances rectificative.
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 01 : Introduction au système
fiscal Algérien
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 01 : Introduction au système fiscal Algérien
Dans chaque pays, les pouvoirs publics financent la politique économique et sociale
au moyen de la fiscalité. L’impôt est conçu de tel sorte d’assurer une répartition
solidaire et équitable des charges entre les citoyens dans le cadre de la contribution à
la dépense publique et ce en fonction de leur capacité contributive.
En Algérie, la fiscalité dite pétrolière représente une grande partie des recettes qui
sont collectées, Cependant, cette ressource n’est pas faite pour exister durablement.
C’est la fiscalité ordinaire, celle qui s’applique à l’activité économique et à la
richesse produite par la société qui est nécessairement appelée à la remplacer.
1- La notion de l’impôt
▪ Définition du droit fiscal : Le droit fiscal est l’ensemble des règles juridiques
régissant les impôts applicables aux contribuables personnes physiques et morales.
▪ Définition de l’impôt (donnée par Gaston Jèze) : l’impôt est une contribution
pécuniaire mise à la charge des personnes par voie d’autorité à titre définitif et sans
contrepartie en vue de la couverture des charges publiques. A partir de cette
définition il ressort les caractéristiques suivantes :
✓ Le caractère pécuniaire : l’impôt est une prestation en argent et non en
nature : dans le temps avant le développement de la monnaie et des relations
monétaires, les impôts été payés en nature, actuellement ce n’est plus le cas.
L’impôt est désormais réglé exclusivement à travers des flux monétaires.
✓ Le caractère obligatoire : personne ne peut se soustraire au paiement de
l’impôt sur un territoire donné et en raison du principe de justice fiscale,
chaque citoyen est tenu de s’acquitter des impôts qui sont mis à sa charge.
✓ Le caractère définitif : qui implique qu’une fois le règlement effectué, il n’a
plus de retour ni de remboursement possible. L’impôt n’est pas un emprunt.
✓ Une prestation sans contrepartie : Le paiement de l’impôt n’entraine pas
une contre partie directe en matière de service rendu par l’Etat. Il existe une
contre partie mais qui n’a aucune corrélation avec le montant payé. L’impôt
est avant tout une contribution aux charges de l’Etat.
✓ Une prestation qui est perçue au profit des collectivités publiques : que
sont : l’Etat et les wilayas et communes qui vont bénéficier des recettes
fiscales collectées ;
✓ Le caractère législatif : les impôts et taxes sont institués en vertu de textes
légaux et ne peuvent donc pas faire preuve de contestation. Chaque année,
les nouveautés sont introduites à travers les lois de finances.
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Distinctions à faire :
Il est nécessaire de distinguer l’impôt d’un certain nombre de prélèvements qui
pourraient présenter les mêmes apparences ; ce sont notamment : les taxes fiscales,
les taxes parafiscales et les redevances.
✓ La taxe : se présente également comme un prélèvement obligatoire mais perçu
à l’occasion de la prestation d’un service rendu par la collectivité publique.
Elle constitue une contribution symbolique dans le financement du coût de la
prestation servie (pas de corrélation entre le mentant de la taxe et le service
rendu).
✓ La redevance : elle est le prix d’un service rendu par un organisme public au
client qui en fait la demande. Elle se distingue de la taxe par son mode de
création, elle est créée par un règlement, alors que la taxe par une loi. De même
qu’elle s’en distingue par le fait qu’elle est proportionnelle au service rendu, ce
qui n’est pas le cas de la taxe.
✓ La taxe parafiscale : elle est définie par l’article 15 de la loi relative aux lois
de finances. Elle est perçue dans un but d’intérêt économique et social, mais au
profit d’une personne morale de droit public ou privé autre que l’Etat, la wilaya
ou la commune. Ces taxes sont instituées par une loi
2- Les missions de l’impôt
L’impôt remplit une mission principalement financière et deux autres accessoires.
- Une mission financière : La mission essentielle de l’impôt est d’ordre financière, la
collecte des fonds nécessaires à l’accomplissement des missions de l’Etat (défense,
sécurité, santé, éducation…). Le prélèvement de l’impôt est un attribut essentiel de
l’Etat, un acte de souveraineté.
- Une mission de redistribution sociale : l’Etat prélève sur les contribuables riches
pour d’une part limiter leur enrichissement et d’autre part pour financer les dépenses
sociales en vue d’améliorer la situation des citoyens économiquement faibles ce qui
permettrait de réduire les écarts des revenus.
- Un rôle de régulation : L’impôt participe à la régulation des grands équilibres :
stimuler l’activité économique, lutter contre le chômage (un canalisateur de
l’investissement).
3- Les sources du droit fiscal
La constitution : qui représente le texte fondamental qui régit les grandes
orientations politiques, économiques et culturelles du pays. La constitution pose les
principes sur lesquels doivent se fonder les différents prélèvements obligatoires
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
auxquels les textes législatifs ou réglementaires ne peuvent y déroger. Ainsi trois
grands principes sont proclamés par le constituant dans l’article 78. Le principe de
légalité, d’égalité et la non rétroactivité de l’impôt.
Les traités internationaux : essentiellement bilatérales (entre deux pays), elles
tendent à éviter les doubles impositions. Elles se sont développées sous l’égide de
l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) en vue
de faciliter les échanges économiques internationaux. Elles surclassent les lois et
règlement en vigueur ;
Les textes législatifs : La loi organique relative aux lois de finances, les lois de
finances, chaque année, la loi de finances apporte son lot de nouveautés en matière
fiscale. Et aussi la législation complémentaire (investissement, douane…)
Les codes fiscaux : Le système fiscal algérien a été codifié à travers 06 codes,
chaque code étant consacré à une catégorie d’impositions :
▪ Code des impôts directs et taxes assimilés (CIDTA)
▪ Code des taxes sur le chiffre d’affaires (CTCA)
▪ Code des impôts indirects (CII)
▪ Code de l’enregistrement (CE)
▪ Code du timbre (CT)
▪ Code des procédures fiscales (CPF)
La doctrine administrative : elle est constituée de l’ensemble des circulaires et
instructions de service et autres documents administratifs émis par l’administration
fiscale qui expliquent et commentent et surtout interprètent les dispositions fiscales.
Elle est qualifiée d’infra juridique dans la mesure où elle ne doit pas produire de
nouvelles normes. Cette source a été enrichie en 2012 par une nouvelle mesure : le
rescrit fiscal. Par cette procédure, le contribuable peut désormais consulter par écrit
l’administration fiscale à propos d’une difficulté ou d’un montage juridique envisagé.
La réponse de l’administration apporte au contribuable une garantie contre tout
redressement fiscal ultérieur.
Application de la loi fiscale :
On dit que la loi fiscale s’applique dans le temps et dans l’espace mais que recouvrent
ces deux notions ?
Dans le temps : comme les autres lois, la loi fiscale ne s’applique qu’une fois le texte
promulgué donc elle n’est pas rétroactive. Exemple : si une disposition est parue dans
la LF2022, elle ne s’appliquera qu’à partir de la publication de la loi.
Dans l’espace : chaque loi fiscale ne s’applique qu’à un Etat donné, chaque pays
dispose de sa propre législation fiscale. Par conséquent, ce qui est valable dans un
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
pays ne l’est pas forcément dans un autre pays. Toutefois, certaines exceptions sont
prévues pour certains cas qui peuvent être imposés même s’ils se trouvent hors du
territoire national tel que les ambassadeurs et les consuls.
4- Classification des impôts
Il existe plusieurs classifications des impôts en vigueur. On peut citer :
Les impôts directs et indirects : l’impôt direct est un impôt qui touche directement la
propriété, la profession et le revenu. Exemple : l’IRG, IBS.
Les impôts indirects : sont des impôts sur la consommation tel que la TVA, ils sont
dits indirects en raison de leur mécanisme de fonctionnement
Les impôts réels et personnels : L’impôt réel est un impôt qui est établi ou calculé
uniquement sur la valeur ou la quantité de matière imposable Ex : TVA, TAP. Ce la
présente donc une dimension très objective
L’impôt personnel quant à lui il va tenir en compte de la situation personnelle du
contribuable. Ex L’IRG tient compte du salaire perçu par les personnes l’imposition
n’est donc pas la même pur tout le monde.
L’impôt général et l’impôt spécial l’impôt général frappe tous les revenus du
contribuable sans exception Ex : L’IRG par contre l’impôt spécial frappe une seule
catégorie de revenu. Ex la TIC.
L’impôt proportionnel et l’impôt progressif : l’impôt proportionnel est celui dont le
taux d’imposition ne change pas quel que soit le montant de la base imposable. Ex :
TVA, IBS.
L’impôt progressif désigne celui dont l’imposition va venir augmenter au fur et a
mesure de l’augmentation de la base imposable. Ex : l’IRG comporte plusieurs
niveaux d’impositions correspondant aux différentes tranches du barème, en fonction
de la base imposable.
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 02 : Organisation de
l’administration fiscale et régimes
d’imposition
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 02 : Organisation de l’administration fiscale et régimes
d’imposition
La Direction Générale des Impôts (DGI) est une direction de l'administration
publique centrale algérienne qui dépend du ministère des Finances. La DGI gère la
fiscalité de l'État algérien et des collectivités territoriales qui s'impose aux particuliers
et aux entreprises, en définit les règles juridiques, en assure le recouvrement au
moyen de son réseau territorial et en instruit les contentieux fiscaux.
1. Organisation de l’administration fiscale
1.1. Organisation centrale
Direction générale des impôts
Créée en 1963 en vertu du décret n°63-127, la Direction Générale des Impôts est un
établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de
l'autonomie financière, place sous la tutelle du Ministère des finance.
La Direction Générale des Impôts (DGI) est chargée notamment de :
▪ De veiller à l’étude, à la proposition et à l’élaboration des textes législatifs et
réglementaires ;
▪ D’assurer la mise en œuvre des mesures nécessaires pour l’établissement de
l’assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts, droits et taxes fiscales,
ainsi que la perception des taxes parafiscales et autres produits ;
▪ De définir et de simplifier les procédures fiscales relatives à la gestion de
l’assiette, du contrôle, du recouvrement et du contentieux de l’impôt ;
▪ D’élaborer les programmes stratégiques de modernisation et de s’assurer de leur
mise en œuvre.
Pour réaliser ces missions la DGI est dotée des structures suivantes
Trois (03) divisions :
✓ Division de la législation et de la réglementation fiscales et des affaires
juridiques ;
✓ Division de la gestion du recouvrement et de la modernisation des processus
métiers ;
✓ Division du contrôle et des enquêtes fiscales ;
- Quatre (04) directions d’appui et de soutien
- Une Inspection Générale des Services Fiscaux (IGSF)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 12
Fiscalité de l’entreprise approfondie
1.2. Les Services Extérieurs
- Direction des Grandes Entreprises (DGE)
- Inspection Régionale des Services Fiscaux (IRSF)
- Direction Régionale des Impôts (DRI) : Les directions régionales au nombre de
neuf (09) et sont sises à : Chlef, Béchar, Blida,Alger, Sétif, Annaba,
Constantine, Ouargla et Oran. Elles sont principalement chargées d’assurer la
relation fonctionnelle entre l’administration centrale et les directions des
impôts de wilaya ;
- Service Régional des Recherches et Vérifications (SRV)
- Centre Régional de l'Information et de la Documentation (CRID)
- Direction des Impôts de Wilaya (DIW) : au niveau de chaque wilaya elle est
notamment chargée d’assurer l’autorité hiérarchique des centres des impôts et
des centres de proximité des impôts et de veiller au respect de la
réglementation et de la législation fiscale, au suivi, au contrôle de l’action des
services et à la réalisation des objectifs fixés.
- Le Centre Des Impôts (CDI) : la gestion des dossiers fiscaux des entreprises
suivies au régime du réel non éligibles à la direction des grandes entreprises
(D.G.E) ainsi que l’ensemble des professions libérales. Dans ce cadre, cette
structure est chargée notamment de l’émission, de la constatation et de
l’homologation des rôles, états de produits, certificats d’annulation ou de
réduction, la prise en charge des rôles et des titres de recettes et du
recouvrement des impôts, taxes et redevances, la recherche, la collecte et
l’exploitation des informations fiscales et du contrôle des déclarations;
l’élaboration et de la réalisation des programmes d’intervention et de contrôle
auprès des contribuables et de l’évaluation de leurs résultats, l’instruction et du
traitement des réclamations.
- Le Centre de Proximité des Impôts (CPI) : Ils sont notamment chargés de
gérer les dossiers des contribuables relevant de leur compétence c’est-à-dire de
la gestion des entreprises individuelles soumises au régime du forfait, de la
gestion des exploitations agricoles, de la gestion des personnes physiques. Le
CPI partage une grande partie des activités assignées au CDI tel que la gestion
du contentieux fiscal et le contrôle fiscal.
2. Les régimes d’imposition en Algérie
Le législateur algérien a prévu trois (3) régimes d’imposition :
2.1. Régime du réel
A. Champ d'application :
Le régime du bénéfice réel s'applique obligatoirement aux :
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 13
Fiscalité de l’entreprise approfondie
▪ Personnes physiques exerçant une activité industrielle, commerciale ou
artisanale dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à huit (8) millions de
dinars algériens (8 000 000 DA)
▪ Personnes morales quel que soit le chiffre d'affaires réalisé.
▪ Les activités exclues de l'assujettissement au régime du forfait sont également
soumises au régime du bénéfice réel qui sont :
✓ Les activités exercées par les mandataires.
✓ Activités de promotion immobilière et de lotissement du terrain.
✓ Activités d'importation de biens et marchandises destinés à la revente.
✓ Grossistes
✓ Activités exercées par les établissements de santé privés et les
laboratoires d'analyse.
✓ Travaux publics, ETB/TCE.
✓ Activités de restauration et d'hôtellerie catégorisées.
✓ Affineurs et reconditionneurs de métaux précieux, fabricants et
négociants d'objets en or et en argent.
Demande d’option : Personnes physiques exerçant une activité industrielle,
commerciale ou artisanale dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 8.000.000
DA et qui désirent être soumises au régime du réel selon leur propre volonté et choix,
elles doivent en informer l'administration compétente (inspection des impôts/CDI) de
leur volonté en déposant leur demande d'assujettissement à ce régime avant le 01
février de l'année du choix, et ce choix reste définitif et irrévocable.
B. Obligations déclaratives :
Les contribuables soumis au régime du réel sont tenus à un ensemble d'obligations
tout au long de leur activité, du début à la fin de leur activité.
❖ Déclaration d'existence (série G8).
Les nouveaux contribuables soumis au régime du réel doivent déposer une
déclaration d'existence (série G8) dans les 30 premiers jours suivant le début de leur
activité.
❖ Déclarations mensuelles : (série G50)
Les contribuables soumis au régime du réel sont tenus de remplir une déclaration
mensuelle via la série G50 avant les 20 premiers jours du mois suivant le mois de la
déclaration au cours duquel les recettes ont été réalisées, et cette déclaration
comprend les droits et honoraires courus correspondant aux recettes réalisées, qui
sont :
✓ Taxe sur l'activité professionnelle (TAP).
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
✓ Taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
✓ Impôt sur le revenu brut dans la catégorie des salaires (IRG/s) pour les
contribuables qui emploient des ouvriers.
✓ Droits de timbre.
❖ Déclarations annuelles :
Les contribuables soumis au régime du bénéfice réel sont tenus de souscrire une
déclaration annuelle de revenus avant le 30 avril de chaque exercice, et cette
déclaration doit être obligatoirement accompagnée de toutes les pièces justificatives
permettant à l'administration fiscale de connaître la situation fiscale du contribuable.
❖ Déclaration de cessation d'activité :
Les contribuables soumis au régime du réel doivent, en cas de cessation de tout ou
partie de leur activité aviser le service des impôts dont relève l'activité dans les 10
jours de la date à laquelle l'activité a été ou sera interrompue.
C. Obligations comptables :
Les contribuables soumis au régime du réel sont tenus de tenir une comptabilité
régulière et de respecter les obligations comptables prévues aux articles : 09, 10 et 11
du code de commerce algérien pour éviter les sanctions fiscales et pénales.
Les obligations comptables les plus importantes peuvent être résumées comme suit :
❖ Tenue d'un journal général :
Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant est tenue de tenir
un livre numéroté et signé par le tribunal.
Ce livre, appelé journal général, dans lequel le commerçant enregistre les opérations
quotidiennes sans laisser d'espaces vides ni de modifications de quelque nature que ce
soit.
Il doit conserver ce livre ainsi que tous les documents et pièces permettant la
vérification et l'examen de ces opérations au jour le jour.
❖ Tenue du livre d'inventaire :
Le code de commerce algérien stipule que le livre d'inventaire doit être tenu par date,
sans blanc ni altération d'aucune sorte, et que ce livre est numéroté et signé par le
tribunal.
❖ Obligation de tenir les documents comptables :
Les contribuables ayant la qualité de commerçant doivent tenir des documents
comptables et les actes de correspondance pendant 10 ans : pièces justificatives
(Factures d’achats, de ventes, charges, situations des travaux, cahier de charges ...) et
les journaux auxiliaires.
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
2.2. Régime simplifié
A. Champ d'application :
Sont soumises au régime simplifié, toutes les personnes physiques exerçant une
activité non commerciale et les professions libérales, dont le chiffre d'affaires annuel
dépasse 8.000.000 DA, à l'exception des personnes morales qui sont obligatoirement
soumises au régime du réel.
Les personnes physiques exerçant une activité non commerciale dont le chiffre
d'affaires / les revenus professionnel annuel ne dépassent pas 8.000.000 DA, et qui
souhaitent être soumises au régime simplifié selon leur désir et leur choix. Ils peuvent
informer l'autorité compétente de leur volonté en déposant une demande
d'assujettissement à ce régime avant le 01 février de l'année de l'élection, et l'élection
reste définitive et irrévocable.
B. Obligations déclaratives :
Les contribuables assujettis à l'impôt et relevant du régime simplifié doivent respecter
un ensemble d'obligations tout au long de l'exercice de leur activité, comprenant les
déclarations suivantes :
❖ Déclaration d'existence (Série G8) :
Les nouveaux contribuables soumis au régime simplifié doivent déposer une
déclaration d'existence (Série G8) dans les trente premiers jours suivant le début de
l'exercice de leur activité auprès de l'inspection fiscale ou du centre fiscal auquel ils
sont rattachés."
❖ Déclarations trimestrielles (Série G50) :
Les contribuables relevant du régime simplifié doivent acquérir une déclaration
trimestrielle via la Série G50 avant le 20e jour du premier mois suivant le trimestre,
où les revenus professionnels ont été réalisés. Cette déclaration comprend les droits et
taxes correspondant aux revenus générés, tels que :
- La taxe sur la valeur ajoutée (TVA),
- L'impôt sur le revenu global (IRG) pour la catégorie des salaires (IRG/S).
❖ Déclarations annuelles (Série G13) :
Les contribuables relevant du régime simplifié doivent déposer une déclaration
annuelle via la Série G13, en y inscrivant le total des revenus perçus, des dépenses
payées et du résultat obtenu pour l'exercice financier, avant le 30 avril de chaque
année.
C. Obligations comptables :
Les contribuables relevant du régime simplifié doivent :
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
• Tenir un livre journal (recettes/dépenses) numéroté et signé par l'administration
fiscale, enregistrant de manière détaillée leurs revenus et dépenses, jour après
jour, sans laisser de blancs ni d'altérations.
• Tenir un registre numéroté et signé par l'administration fiscale, accompagné de
justificatifs correspondants, comprenant :
▪ La date d'acquisition ou de construction et le coût des équipements
spécifiquement dédiés à l'exercice de leur profession,
▪ Le montant de l'amortissement appliqué à ces équipements,
▪ Le prix et la date de cession de ces équipements."
• Obligation de conserver les livres et les pièces justificatives pendant une
période de dix ans au cours de laquelle les revenus et les dépenses ont été
enregistrés. Ils doivent également présenter ces registres à toute demande de
l'administration fiscale.
III. Le régime forfaitaire (de l'impôt forfaitaire unique)
Un impôt forfaitaire unique remplace l'impôt sur le revenu global, la taxe sur la
valeur ajoutée et la taxe locale de solidarité (ex TAP)1.
A. Champs d’application2 :
Le régime de l'impôt forfaitaire unique s'applique aux personnes physiques exerçant
une activité industrielle, commerciale, non commerciale ou artisanale, ainsi qu'aux
coopératives techniques et traditionnelles, dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse
pas huit millions de dinars algériens (8 000 000 DZD), à l'exception de celles ayant
choisi de relever du régime d'imposition basé sur les bénéfices réels ou du régime
simplifié pour les professions non commerciales, selon la situation.
Sont exclus de ce régime :
▪ Les activités exercées par des mandataires,
▪ Les activités de promotion immobilière et de lotissement de terrains,
▪ Les activités d'importation de biens destinés à être revendus en l'état,
▪ Le commerce de gros,
▪ Les activités exercées par des établissements de santé privés et les
laboratoires d'analyses,
▪ Les travaux publics, ETB/TCE,
▪ Les activités de restauration et d'hôtellerie classées,
▪ Les opérateurs de raffinage et de recyclage des métaux précieux, ainsi
que les fabricants et les commerçants de produits en or et en argent.
1
Article 282 bis du CIDTA
2
Article 282 ter du CIDTA
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
▪ Sont également exemptés du régime de l'impôt forfaitaire unique toutes
les personnes morales, quel que soit la nature de leur activité et le chiffre
d'affaires réalisé par elles.
Les exonérations
La législation fiscale algérienne a défini des exonérations spécifiques pour l'impôt
forfaitaire unique comme suit :
❖ Les exonérations permanentes : Bénéficient d'une exonération permanente de
paiement de l'impôt forfaitaire unique :
• Les artisans traditionnels, ainsi que les personnes exerçant une activité
artisanale artistique et inscrites au registre des métiers.
• Les établissements appartenant à des associations de personnes handicapées
agréées, ainsi que les services qui y sont rattachés.
• Les montants des revenus réalisés par les troupes théâtrales.
Ces contribuables restent toutefois tenus de payer le montant minimum de l'impôt
forfaitaire unique, fixé à 10 000 DA au titre d'une année d'activité.
❖ Les exonérations temporaires : Bénéficient d'une exonération temporaire de
paiement de l'impôt forfaitaire unique :
▪ Exonération de trois (3) ans à compter de la date de leur exploitation :
Les activités exercées par les jeunes porteurs de projets ou les activités
d'investissement éligibles aux régimes de soutien à l'emploi gérés par
l'Agence nationale de soutien à l'emploi (ANADE), le Fonds national
d'assurance chômage (CNAC), ou l'Agence nationale de gestion du
microcrédit (ANGEM).
▪ Cette période est étendue à 6 ans à compter de la date de démarrage de
l'exploitation lorsque ces activités sont exercées dans les zones à
promouvoir, déterminées par la réglementation.
▪ Cette période est prolongée de deux ans lorsque les investisseurs
s'engagent à employer au moins 3 employés (travailleurs) pendant une
durée indéterminée.
▪ Exonération de 4 ans pour les start-ups à partir de la date d’obtention
de label start-up, avec une année supplémentaire en cas de
renouvellement.
Cependant, les investisseurs restent tenus de payer le montant minimum de l'impôt
soit 10 000 DA. Le non-respect des engagements liés au nombre d'emplois créés
entraîne le retrait de l'agrément et le remboursement des droits et taxes qui auraient
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
dû être payés.
❖ Les exonérations temporaires suivies de réductions : Bénéficient
d'exonérations temporaires suivies de réductions :
- Les nouvelles petites activités commerciales établies récemment dans des
emplacements aménagés par les collectivités locales au cours des deux premières
années d'activité.
- Les activités de collecte de papier usagé, de déchets ménagers, ainsi que d'autres
déchets recyclables pratiquées par les personnes physiques bénéficient d'une
exonération de l'impôt au cours des deux premières années d'activité. Ces activités
bénéficient, à la fin de la période d'exonération, d'une réduction de l'impôt forfaitaire
unique dû, pendant les trois premières années de soumission, comme suit :
- La première année : réduction de 70%.
- La deuxième année : réduction de 50%.
- La troisième année : réduction de 25%.
B. Taux d’imposition :
Le taux de l'impôt forfaitaire unique est fixé comme suit :
▪ 05 % pour les activités de production et de vente de biens,
▪ 12 % pour les autres activités,
▪ 0,5% pour les activités exercées sous le statut d’auto-entrepreneur
"Il convient de mentionner que l'impôt forfaitaire unique, à ses deux taux de 05 % et
12 %, est calculé sur la base du chiffre d'affaires réalisé par le contribuable.
À l'exception des contribuables assujettis à l'impôt qui commercialisent des produits
avec une marge bénéficiaire fixée par la réglementation, inférieure au taux de
l'impôt forfaitaire unique, la base d'imposition à utiliser pour cet impôt est
constituée par cette marge. Les contribuables assujettis à l'impôt selon le système de
la marge doivent séparer dans leur déclaration le chiffre d'affaires lié aux produits
pour lesquels la marge bénéficiaire est déterminée.
C. Déclaration et paiement de l'impôt forfaitaire unique :
a. Déclaration estimative : Les contribuables soumis à l'impôt forfaitaire unique
doivent acquérir une déclaration estimative portant le numéro d'entreprise " G 12" et
l'envoyer à l'inspecteur des impôts compétent pour le lieu d'exercice de l'activité.
Cette déclaration doit être acquise avant le 30 juin de chaque année au plus tard.
b. Paiement de l'impôt forfaitaire unique : Lors de l'acquisition de la déclaration
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 19
Fiscalité de l’entreprise approfondie
estimative avec le numéro d'entreprise pour les contribuables soumis à l'impôt, ils
doivent également payer le montant de l'impôt correspondant à la déclaration, selon
leur choix par l'une des méthodes suivantes :"
▪ Paiement intégral de l'impôt : Le montant total de l'impôt dû et
correspondant au chiffre d’affaires d’entreprise estimatif déclaré auprès
de l'inspecteur des impôts compétent pour le lieu d'exercice de l'activité
doit être payé lors du dépôt de la déclaration avant le 30 juin de l'année
d'activité, au plus tard.
▪ Paiement partiel de l'impôt : En payant 50 % du montant de l'impôt dû
lors du dépôt de la déclaration estimative, au plus tard le 30 juin de
l'année d'activité, les 50 % restants doivent être payés en deux
versements égaux : du 1er au 15 septembre et du 1er au 15 décembre. En
cas d'échéance un jour férié, le paiement est reporté au premier jour
ouvrable suivant.
c. Déclaration finale : Les contribuables assujettis à l'impôt doivent souscrire une
déclaration finale comprenant le chiffre d’affaires réel d'ici au 20 janvier au plus tard
de la deuxième année N+1 (année suivant l'année d'activité). Si le numéro
d'entreprise réel dépasse celui déclaré dans la déclaration estimative (provisoire), le
contribuable doit payer l'impôt complémentaire lors de l'acquisition de la déclaration
finale. Cependant, si le numéro d'entreprise réel dépasse le seuil de 8 000 000 DZD,
la différence entre le numéro d'entreprise réel et celui déclaré est soumise à l'impôt
forfaitaire unique aux taux correspondants.
D. Majorations et amendes fiscales
▪ Absence de déclaration
A l’expiration du délai d‘un (01) mois3, le contribuable qui n’a pas souscrit la
déclaration édictée (G12) par l’article 1er du code des procédures fiscales est imposé
d’office, assorti d’une majoration de 25%, après avoir été mis en demeure, par pli
recommandé avec accusé de réception, de la produire dans un délai de trente (30)
jours. Toutefois, si la déclaration est produite dans le délai de trente (30) jours cité ci-
dessus, la majoration est ramenée à 20%.
▪ Dépôt tardif : (Déclaration tardive)
Le contribuable qui n'a pas souscrit les déclarations prévues aux articles 1er du code
des procédures fiscales4 et 282 quater du code des impôts directs et taxes assimilées,
après expiration des délais impartis, sa cotisation est augmentée, selon le cas, des
3
Art. 282deciès du CIDTA
4
Art. 282noniès du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 20
Fiscalité de l’entreprise approfondie
majorations suivantes :
✓ 10%, si le retard n'excède pas un (01) mois ;
✓ 20%, lorsque le retard excède un (01) mois et n'excède pas deux (02) mois ;
✓ 25%, lorsque le retard excède deux (02) mois.
Le dépôt tardif de la déclaration définitive prévue à l’article 282 quater lorsqu‘elle ne
donne pas lieu à un paiement (déclaration NEANT), entraine l‘application d‘une
amende de :
- 2.500 DA, lorsque le retard n’excède pas un (01) mois ;
- 5.000 DA, lorsque le retard est supérieur à un (01) mois et n‘excède pas
deux (02) mois ;
- 10.000 DA, lorsque le retard excède deux (02) mois
▪ Insuffisance de déclaration
Les insuffisances de déclaration ou les cas de manœuvres frauduleuses, objet de
régularisation par l‘administration (Cas de contrôle fiscale), sont passibles des
sanctions prévues à l‘article 193 du CIDTA.5
- 10% montant des droits éludés inférieur ou égale à 50 000 DA
- 15% entre 50 000 et 200 000DA
- 25% supérieur à 200 000DA
▪ Paiement tardif 6
a. Le retard dans le paiement des impôts et taxes perçus par voie de rôles, en vertu des
dispositions prévues par les différents codes fiscaux, entraîne, de plein droit,
l‘application d‘une pénalité de 10 %, lorsque le paiement intervient après la date
d'exigibilité.
En cas de non-paiement dans les trente (30) jours qui suivent le délai visé à l‘alinéa
précédent, une astreinte de 3 % par mois ou fraction de mois de retard est applicable
sans que cette astreinte, cumulée avec la pénalité fiscale de 10 % ci-dessus, n‘excède
pas 25 %.
Le paiement tardif de l'impôt forfaitaire unique donne lieu à l'application d'une
pénalité de retard de 10% à compter du premier jour qui suit la date limite de
5
Art. 282undecies du CIDTA
6
Art. 402 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 21
Fiscalité de l’entreprise approfondie
paiement. En cas de non-paiement dans un délai d‘un mois, une astreinte de 3% est
appliquée au titre de chaque mois ou fraction de mois de retard et ce, dans la limite de
25%.
Délai cde retard Pénalité de
recouvrement
Premier mois 10%
Deuxième mois 13%
Troisième mois 16%
Quatrième mois 19%
Cinquième mois 22%
Sixième mois et plus 25%
b. Lorsque la pénalité de recouvrement de 10% se cumule avec la pénalité pour
dépôt tardif de la déclaration, le montant total des deux pénalités est ramené à
15%, à condition que le dépôt de la déclaration et le paiement interviennent au
plus tard le dernier jour du mois de l’exigibilité.
Délai cde retard Pénalité
Premier mois 15%
Deuxième mois 13% + 20%= 33%
Troisième mois 16% + 25% = 41%
Quatrième mois 19% + 25% = 44%
Cinquième mois 22% + 25% = 47%
Sixième mois et plus 25% + 25% = 50%
E. Obligations fiscales et comptables :
• Obligations fiscales : En plus des obligations fiscales mentionnées précédemment,
telles que la déclaration estimative et la déclaration finale, les contribuables
assujettis à l'impôt forfaitaire unique doivent également : Déclaration d'existence
(Série G8) : Les nouveaux contribuables assujettis à l'impôt doivent déposer une
déclaration d'existence de la Série G8 dans les trente jours suivant le début de leur
activité auprès de l'inspection des impôts ou du centre fiscal de rattachement.
• Tableaux d'avis de paiement (Série G, numéro 50A) : Les contribuables
assujettis à la taxe qui emploient des travailleurs doivent acquérir activement le
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 22
Fiscalité de l’entreprise approfondie
formulaire de déclaration d'impôt sur le revenu global, catégorie salaires, de la
série G 50A.
• Engagements comptables : Les contribuables assujettis au régime de l'impôt
forfaitaire unique doivent tenir et présenter, à chaque demande de l'administration
fiscale :
• Un registre numéroté et indexé par les services fiscaux résumant les
détails des achats pour chaque année, avec inclusion de toutes les
factures et documents justificatifs.
• Un registre numéroté et indexé par les services fiscaux contenant les
détails de leurs ventes.
• Les contribuables assujettis à la taxe qui exercent des activités de
prestation de services doivent également détenir un journal quotidien,
réglé jour après jour, dans lequel sont enregistrés les détails de leurs
revenus.
F. Répartition du produit de l’impôt forfaitaire unique
Le produit de l’impôt forfaitaire unique est réparti comme suit7 :
- Budget de l‘Etat : 49 % ;
- Chambres de commerce et d‘industrie : 0,5% ;
- Chambre nationale de l‘artisanat et des métiers : 0,01% ;
- Chambres de l‘artisanat et des métiers : 0,24 % ;
- Communes : 40, 25% ;
- Wilayas : 5% ;
- Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales (CGSCL) : 5%.
7
Art. 282septies du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 23
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 03 : La taxe sur la valeur
ajoutée (TVA)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 24
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 03 : La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
La TVA est introduite en Algérie avec la loi de finance 1992, son application est
effective à partir de 01/04/1992. Cette période correspond aux différentes réformes
économiques appliquée par l’Algérie pour assurer la transition à l’économie du
marché.
Les réformes engagées durant les années 1990 et ou le système fiscal de l’époque
était basée sur deux taxes :
- La TUGP taxe uni-globale sur la production et
- La TUGPS, taxe uni-globale sur les prestations de services Les
inconvénients de l’ancien système : limites de la TUGP/TUGPS :
- Manque de transparence de la formation des couts dans les factures
- Exonération non fondée de certains secteurs d’activité (fonctions
libérales)
- Non déductibilité de la TUGPS
- Applications de plusieurs taux (une vingtaine de taux)
• Les caractéristiques de la TVA
La TVA présente les caractéristiques suivantes :
- C’est un impôt indirect (sur la dépense)
- La TVA est calculée sur le chiffre d’affaires hors taxe
- La TVA est un impôt proportionnel (09% et 19%)
- La TVA est un impôt qui se calcule sur la valeur ou Ad valorem
- La TVA est un impôt dont les déclarations sont mensuelles avant le
20 de chaque mois suivant la réalisation du CA.
- La TVA est un impôt qui est dû et payé au niveau di siège social ou
du lieu d’activité
Le produit de la taxe sur la valeur ajoutée est réparti comme suit :
- 80 %, au profit du budget de l’Etat ;
- 10 %, au profit des communes directement ;
- 10% au profit de la caisse de solidarité et de garantie des
collectivités locales.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 25
Fiscalité de l’entreprise approfondie
I. TVA Collectée (TVA/VENTE)
1. Le champ d’application de la TVA
Le champ d’application est défini par l’article premier du code des taxes sur le
chiffre d’affaires CTCA
A. Les personnes assujetties à la TVA
La qualité d’assujetti résulte de la réalisation de manière indépendante d’opérations
relevant d’une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale. En d’autres
termes, l’assujetti s’entend de toute personne qui effectue des opérations situées dans
le domaine d’application de la TVA.
Sont assujettis à la TVA :
- Les producteurs :
- Les commerçants grossistes
- Les commerçants détaillants
- Les sociétés filiales
Les notions de redevable réel et de redevable légal :
Le redevable réel : est celui qui supporte la taxe et qui la paye effectivement c’est le
client final.
Le redevable légal : Le redevable légal est celui qui facture la TVA, la collecte et la
verse pour le compte de l’Etat.
B. Opérations imposables :
Le champ d’application permet de déterminer les différentes opérations imposables
à la TVA, qu’on pourra les classer comme suit :
- Opérations de ventes des biens meubles :
Les processus de vente peuvent être définis comme le transfert de biens et de
produits pour un prix convenu.
En général, toutes les opérations de vente effectuées par des personnes appartenant
au régime réel sont soumises à la TVA, sauf celles qui sont expressément exonérées.
Sur cette base, les opérations de vente effectuées par les producteurs, les
importateurs et les grossistes, ainsi que par les grandes surfaces, sont soumises à la
TVA.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 26
Fiscalité de l’entreprise approfondie
En outre, certains biens essentiels (pain, semoule, lait, médicaments …) sont
exonérés de la TVA, tandis que les ventes effectuées par les agriculteurs et les
détaillants relevant du régime de l'impôt forfaitaire unique ne sont pas soumises à la
TVA.
- Opérations portant sur des biens immeubles
Les opérations principalement liées à l'immobilier sont soumises à la TVA à titre
d’exemple :
✓ Les travaux immobiliers effectués par des organismes de travaux publics
(construction de bâtiments, construction de routes, raccordement à
l'électricité et au gaz…)
✓ La vente d'immeubles ou de locaux par des personnes qui achètent ces biens
en leur nom propre pour les revendre
✓ Les opérations de lotissement effectuées par les propriétaires fonciers en
divisant le terrain en parcelles constructibles et en les vendant.
Les travaux immobiliers réalisés au profit du ministère de la défense nationale, de la
banque d'Algérie ou des consulats étrangers sous condition de réciprocité sont
exonérés de la TVA.
- Opérations de prestations de services
Les prestations de services effectuées par les assujettis au régime réel sont
considérées comme des opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée :
✓ Locations à caractère commercial
✓ Transport de personnes et de biens
✓ Opérations effectuées par les banques et les compagnies d'assurance
✓ Services Internet et de télécommunications
✓ Cliniques médicales, écoles privées, etc.
- Opérations de livraison à soi-même :
La livraison à soi-même est un processus qui permet à une organisation d'obtenir des
produits qu'elle a fabriqués et livrés à elle-même ou de construire des biens
immobiliers avec ses propres moyens pour couvrir les besoins de ses intérêts, le
contribuable étant considéré dans ce cas comme un client et un fournisseur à la fois ;
on peut donc distinguer deux types de livraison à soi-même :
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 27
Fiscalité de l’entreprise approfondie
✓ La livraison à soi-même de biens meubles, comme lorsqu'une organisation
spécialisée dans la production de bureaux ou d'équipements de médias
électroniques livre ces biens meubles au profit de ses services administratifs.
✓ La livraison à soi-même de biens immobiliers, comme lorsqu'une entreprise
spécialisée dans les travaux publics construit des bâtiments pour abriter ses
bureaux administratifs ou des entrepôts pour ses stocks.
N.B :
Il convient de noter qu'il existe des opérations qui sont soumises à la TVA sur
option, à la demande du contribuable. Il s'agit des personnes physiques et morales
dont l'activité se situe en dehors du champ d'application de la TVA lorsqu'elles
réalisent des ventes à l'exportation ou au profit de sociétés pétrolières ou d'autres
assujettis, ainsi que des bénéficiaires du régime des achats en franchise. Et ce dans
le but de bénéficier du droit de déduction et de leur accorder ce droit auprès des
clients avec lesquelles elles ont affaire.8
C. Les exonérations en matière de TVA.
L’objectif des exonérations est de libérer certaines activités ou opérations pour des
considérations économiques, sociales culturelles et fiscales.9
Parmi les exonérations on peut citer :
- Les acquisitions d’équipements pour les entreprises créées dans le cadre de
dispositifs aidés ANSEJ, CNAC, ANDI et ANJEM
- Les opérations réalisées entre filiales et membres relevant du même groupe
au sens fiscal.
- Les acquisitions par ou pour le compte des sociétés
pétrolières d’équipements ou matière dont la liste est fixée par arrêté
interministériel.
- Acquisition par les agriculteurs de moissonneuses batteuses de fabrication
locale
- Acquisition de bien par les banques dans le cadre du crédit-bail.
- Opérations de vente portant sur le pain, les farines panifiables, la semoule, le
lait en sachet, sucre et huile de table
- Les marchandises à expédier à titre de dons aux associations caritatives
8
Article 03 du CTCA
9
Articles 08 à 13 du CTCA.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 28
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Les opérations de crédit accordés par les banques pour les ménages pour la
construction ou l’acquisition de logements individuels
- Les commerçants suivis au régime de l’impôt forfaitaire unique IFU.
2. Calcul de la TVA collectée
A. La base d’imposition de la TVA
La TVA est calculée sur le chiffre d’affaires hors taxes. Ce chiffre d’affaires est
composé du prix de vente auquel vont s’ajouter ou déduits certains éléments :
Eléments à ajouter :
- Frais de transport facturé
- Les frais d’emballage perdus
- Les droits et taxes (TIC, Droits de douane…)
- Les suppléments de prix (intérêts)
Eléments à exclure :
- Rabais, remises et ristournes
- Droits de timbre
- Emballages récupérables
N.B :
Si le chiffre d'affaires est exprimé en montant toutes taxes comprises (TTC), le
contribuable peut utiliser le facteur de conversion pour convertir le montant
perçu avec toutes les taxes en montant sans les taxes selon la formule suivante :
CA HT = CATTC/ (1 + taux TVA)
B. Le fait générateur de la TVA
C’est l’acte matériel qui rend le redevable débiteur de la taxe c’est le fait
d’effectuer une opération qui se situe dans le champ d’application de la TVA.
Suivant le type d’opération réalisée le fait générateur peut différer :
- Opérations de vente : livraison matérielle ou juridique de la marchandise à
l’exception des ventes effectuées dans le cadre d’un marché public et la
vente d’eau par l’ADE dont le fait générateur est l’encaissement total ou
partiel du prix.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 29
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Pour les travaux immobiliers : l’encaissement total ou partiel du prix,
- Promotion immobilière : la livraison matérielle ou juridique.
- Pour les prestations de service : l’encaissement total ou partiel du prix
- Pour les livraisons à soi-même : deux cas de figure : pour les biens
meubles c’est la livraison matérielle ou juridique
Pour les biens immeubles c’est la première utilisation ou occupation du
bien.
- Pour les opérations d’importation : le FG est constitué par l’entrée de la
marchandise sur le territoire.
C. Les taux de la TVA
La loi de finance 2017 a introduit des modifications de taux de TVA : taux réduit 9%
au lieu de 7% et taux normal 19% au lieu de 17%
Le taux réduit : le taux réduit est de 09%10 (article 23 du CTCA) :
Le taux réduit s'applique aux biens et services qui représentent un avantage
particulier sur le plan économique, social et culturel, par exemple,
✓ Pâtes alimentaires (macaron, spaghetti, couscous…)
✓ Fruits, légumes et dattes
✓ Professions médicales (médecins, laboratoires d’analyses médicales,
cliniques ...)
✓ Animaux domestiques (Moutons, chèvres, vaches, chevaux…)
✓ Écoles et instituts privés
✓ Nutrition des animaux domestiques (Son, d'orge …)
✓ Essence, Mazout, Propane, Butane
✓ Construction, rénovation et vente de logements
✓ Loyers des logements sociaux perçus par les entités chargées de leur
gestion OPGI
✓ Poulets de chair et œufs de consommation produits localement
Le taux normal : Le taux normal est de 19% (article 21 CTCA) Opérations de
biens et services non soumis au taux réduit de 9%.
II. TVA Récupérable (TVA/ACHAT) (ART 37 CTCA)
La TVA récupérée est la taxe payée par le client sur l'achat de divers biens,
services et immobilisations qui entrent dans l’exploitation de son activité
10
Article 23 du CTCA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 30
Fiscalité de l’entreprise approfondie
A. Les conditions de déductibilité
Le mécanisme de déduction permet à l’assujetti de déduire le montant de la TVA
supportée en amont sur les achats facturés, est soumise à un ensemble de conditions
qui sont :
- Le droit de récupération n'est autorisé que pour les personnes assujetties à la
TVA selon le régime réel ou simplifié, ce qui signifie que les personnes non
assujetties à la TVA ou celles soumises au régime de l'impôt forfaitaire unique
ne peuvent pas exercer le droit de récupération.
- La TVA récupérée doit se rapporter à des opérations liées à l’activité de la
personne assujettie à la TVA. De de fait, la TVA ne peut pas être récupérée sur
des biens et des services utilisés à des fins personnelles ou pour une activité
non imposable.
- La TVA récupérée doit être mentionnée sur les factures d'achat, les
documents douaniers en cas d'importation ou tout autre document, c'est-à-
dire que des pièces justificatives doivent être présentées à l'administration
fiscale afin de justifier la TVA récupérée.
- La TVA récupérée doit être comptabilisée dans les livres comptables et
déclarée dans les déclarations mensuelles préparées à cet effet.
- La taxe sur la valeur ajoutée liée aux factures payées au comptant ne peut être
remboursée lorsque son montant, toutes taxes comprises, dépasse 1 000
000 DZD. Autrement dit, pour que la TVA liée à ces factures soit déductible,
les factures doivent être payées par un autre moyen de paiement autre que la
caisse : qui est représenté par chèque bancaire, la carte de paiement, virement,
versement bancaire ou postal.
- Un état de déduction (liste des fournisseurs) doit être jointe au déclaration
G50, comprenant un support électronique contenant les informations
suivantes pour chaque fournisseur : Nom et prénom ou désignation sociale,
Numéro d'identification fiscale, adresse commerciale, numéro du registre de
commerce, date et numéro de la facture, montant des achats effectués ou des
services, montant de la taxe sur la valeur ajoutée déductible.
N.B : En ce qui concerne les biens amortissables « immobilisations » : Pour que
le bien soit déductible, il faut que :
- Ce dernier soit acheté en l’état neuf ou rénové avec facture.
- Le bien doit être affecté à la réalisation d’opération soumises à la TVA, la
production de biens destinés à l’exportation ou une opération bénéficiant du
régime d’achat en franchise
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 31
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Les biens doivent être conservés dans l’actif de la société pendant toute la
durée de leur amortissement.
B. Exclusion du droit de déduction
Certains biens sont exclus du droit à la déduction.11 Il s’agit des biens suivants :
- Les biens, services, matières, immeubles et locaux non utilisés pour les
besoins de l’exploitation d’une activité imposable à cette taxe (cadeaux, dons,
frais de restaurations et d’hôtellerie, fêtes, frais de réception, vêtements,
nourriture des employés…) ;
- Les véhicules de tourisme et de transport de personnes qui ne constituent pas
l’outil principal d’exploitation de l’entreprise assujettie à la taxe sur la valeur
ajoutée ;
- Les services et accessoires pour l’entretien d’actif exclu de déduction (pièces
détachées pour véhicule de tourisme, achat de pneus pour moyen de transport
des travailleurs, assurances…).
C. Période légale de récupération de la taxe sur la valeur ajoutée
Il s’agit de déterminer le moment où l'organisation peut récupérer la TVA, c'est- à-
dire si elle peut récupérer la TVA à la réception des factures d'achat ou si elle doit
attendre que le processus de paiement soit terminé.
L’article 30 du CTCA, dispose que la déduction de la taxe est effectuée au cours du
mois pendant lequel la taxe était due : principe d’exigibilité (la taxe est récupérable
chez le client lorsqu’elle est exigible chez le fournisseur).
D. Déduction de la TVA oubliée
Si la TVA sur les achats n'est pas récupérée à temps par oubli ou omission, elle peut
être récupérée dans les déclarations ultérieures jusqu'au 20 décembre de l'année qui
suit l'année de l'omission, à condition qu'elle soit déclarée séparément des frais
récupérables relatifs à la période en cours de déclaration, qui ont été déclarés dans le
formulaire G50 à la dernière ligne de la partie B : autres déductions.
11
Article 41 du CTCA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 32
Fiscalité de l’entreprise approfondie
III. Les régularisations en matière de la TVA
Les déductions accordées par l'organisation pour la déductibilité de la TVA sur les
achats ont un caractère définitif. Toutefois, ces déductions peuvent être révisées dans
certains cas, ce qui entraîne le remboursement au Trésor public de la TVA
précédemment déduites.
1. Règle du Butoir
Cette règle indique que la TVA sur les achats de biens et de services est déductible si
les biens et les services sont destinés à des opérations imposables et que la TVA
déduite doit être remboursée si les biens et les services sont destinés à des opérations
non imposables dans les cas suivants :
- Disparition de la marchandise : En raison d'un vol, d'un incendie, d'une
inondation, d'un dommage, d'une date de péremption, les contribuables sont
tenus de reverser la TVA déduites avant le 20 du mois qui suit le mois de la
disparition.
- Opérations de ventes considérées comme définitivement impayées : En
raison de la faillite, du décès ou de l'abandon du client, l'assujetti à la TVA (le
fournisseur) est tenu, d'une part, de reverser la TVA sur les achats vendus à ce
client et, d'autre part, de récupérer la TVA sur les ventes non encaissées
réalisées avec ce même client.
- Biens et services utilisés pour une opération non soumise à la TVA : Le
contribuable doit rembourser la TVA sur les biens et services utilisés pour des
opérations qui ne sont pas effectivement soumises à la TVA, y compris les
biens et services utilisés pour les besoins personnels du responsable de
l'organisation (déductions personnelles), ainsi que ceux donnés sous forme de
dons et de cadeaux.
Il est à noter que l'organisation n'est pas tenue de reverser la TVA s'il n'a pas
bénéficié précédemment du droit de déduction.
2. Règle du prorata
Il s'agit du reversement de la TVA en cas de :
- Cession des immobilisations : Si les immobilisations corporelles et
incorporelles ne sont pas conservées pendant cinq ans à compter de la date
d'acquisition, cela entraînera inévitablement le reversement de la tva
initialement récupérée en fonction du nombre d'années restant à courir pour
compléter la période de cinq ans (l'année d'acquisition et l'année de cessation
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 33
Fiscalité de l’entreprise approfondie
comptent pour une année entière).
- Les redevables partiels : Lorsque dans une activité, le redevable accomplit à
la fois des opérations assujetties à la TVA et d’autres opérations non assujetties
on parle alors d’un redevable partiel (ex pharmacie, boulangerie) et la
déduction de la taxe ne sera pas intégrale. La déduction se fera suivant un
pourcentage qu’on appelle le prorata. Il est calculé comme suit :
Prorata = (CA soumis à TVA + CA exportations + CA en franchise de taxe)
/ Numérateur + CA exonéré ou situé hors champ d’application de la TVA.
Remarques :
- En cas de cessation d’activité ou d’abandon de qualité de redevable : Le
contribuable est tenu de reverser la TVA sur les stocks en entrepôt pour
lesquels le droit de récupération a été réalisé d'une part, et d'autre part, de
reverser la TVA sur les immobilisations qui n'ont pas accompli la période de
cinq ans entre la date d'acquisition et la date de cessation de l'activité ou de
perte de la qualité de contribuable.
- En cas de facture d’avoir : (retours de marchandises), il en résulte un
remboursement de la TVA collectée sur les retours de ventes pour le
fournisseur et reversement de la TVA sur les retours d'achat pour le client.
IV. Déclaration de la TVA
La déclaration est autorisée par le biais du formulaire G50, qui est également utilisé
pour payer tous les impôts et droits perçus immédiatement et par voie de retenue à la
source (TAP, IRG/S, AP/IBS, Droit de timbre).
Lieu de déclaration : La déclaration peut être déposée auprès des autorités fiscales de
l'organisation concernée par la déclaration :
- La recette des impôts territorialement compétente
- La recette des impôts des centres des impôts pour les contribuables relevant
du CDI
- La recette des impôts de la Direction des Grandes Entreprises au niveau
central pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 02
milliards DA et pour les entreprises étrangères.
Délai de la déclaration : Le contribuable doit déposer la déclaration G50 auprès de
l'autorité fiscale compétente dans les délais suivants :
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 34
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Dans les 20 premiers jours du mois suivant le mois au cours duquel les
opérations ont été réalisées pour les contribuables soumis au régime du réel.
- Dans les 20 premiers jours du trimestre suivant le mois au cours duquel les
opérations ont été réalisées pour les contribuables soumis au régime simplifié.
Remarque :
- Lorsque le délai expire un jour férié, le délai de dépôt est prolongé jusqu'au
premier jour ouvrable suivant sans que des pénalités de retard ne soient
appliquées.
- Il est également possible de remplir la déclaration par voie électronique via le
portail Jibaitic جبايتك.
V. Majoration et amendes fiscales en matière de TVA
▪ Absence de déclaration :
Le dépôt tardif du relevé de chiffre d’affaires donne lieu à l’application d’une
pénalité de10%.12
Cette pénalité est portée à 25 % après que l‘administration ait mis en demeure le
redevable, par lettre recommandée avec avis de réception, de régulariser sa situation
dans un délai d‘un (01) mois.
▪ Déclaration tardive :
En cas de dépôt tardif de la déclaration G50, des pénalités de recouvrement sont
appliquées par les services de recouvrement, consistant en deux pénalités claires, l'une
liée au dépôt tardif et l'autre liée au paiement tardif des droits.13
Mois de retard Pénalité de Pénalité de Amende total
recouvrement dépôt tardif
er
1 mois (entre le 10% 5% - 15%
21et le 30 du mois)
2eme mois 10% 10% 3% 23%
3eme mois 10% 10% 3+3=6% 26%
4eme mois 10% 10% 6+3=9% 29%
5eme mois 10% 10% 9+3=12% 32%
6eme mois et plus 10% 10% 12+3=15% 35%
12
Article 115 du CTCA
13
Article 402/1 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 35
Fiscalité de l’entreprise approfondie
▪ Insuffisance de déclaration
Lorsqu’à la suite d’une vérification, il ressort que le chiffre d’affaires annuel déclaré
par un redevable est insuffisant ou en cas de déductions opérées à tort, le montant des
droits éludés est majoré de14 :
- 10 % lorsque le montant des droits éludés par exercice est inférieur ou égal
à 50.000 DA ;
- 15 % lorsque le montant des droits éludés, par exercice, est supérieur à
50.000 DA et inférieur ou égal à 200.000 DA ;
- 25 % lorsque le montant des droits éludés par exercice est supérieur à
200.000 DA.
Dans le cas de manœuvres frauduleuses, une amende de 100 % est applicable sur
l’intégralité des droits.
VI. Remboursement de la TVA
Dans certains cas particuliers, l'entreprise constitue un prêt fiscal chronique
(précompte très important) qu'il devient impossible d'absorber à partir des taxes
collectées sur les ventes, ce qui nécessite son remboursement par l'administration
fiscale en faveur de l'entreprise conformément à certaines procédures et conditions.
1. Cas de remboursement de TVA15 art 50 CTCA
Lorsque la TVA déductible ne peut être entièrement imputée sur la TVA due/Vente,
le crédit de TVA restant est remboursable dans sa totalité, dans les cas ci-après :
- Opérations exonérées : en cas d‘exportation, ou en cas de livraison de
marchandises, de travaux, de biens et services à un secteur exonéré ou
bénéficiant du régime de l’autorisation d‘achat en franchise de taxe.
- La cessation d’activité : toutefois le remboursement du crédit de la TVA est
déterminé après régularisation de la situation globale du contribuable,
notamment en matière de reversement des déductions initiales.
- La différence de taux de la TVA : résultant de l’application du taux normal
sur l‘acquisition des matières, marchandises, biens amortissables et services et
du taux réduit sur les affaires taxables. (ACHAT à 19% VENTE à 9%)
- Opérations effectuées par des redevables partiels de la TVA : Si un
précompte est constitué par une entreprise partiellement assujettie afin
14
Article 116 – I du CTCA
15
Article 50 du CTCA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 36
Fiscalité de l’entreprise approfondie
d'appliquer le prorata de déduction, l'entreprise peut demander à
l'administration fiscale le remboursement du précompte constitué sous
certaines conditions.
2. Les conditions du remboursement de la TVA :
L’octroi du remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est subordonné aux
conditions ci-après :
✓ La tenue d’une comptabilité régulière en la forme ;
✓ La production d‘un extrait de rôle ;
✓ La mention du précompte sur les déclarations mensuelles souscrites par le
bénéficiaire ;
✓ Les demandes de remboursement des crédits de taxe sur la valeur ajoutée
doivent être formulées, selon le cas, auprès du directeur des grandes
entreprises, du directeur des impôts de wilaya, ou du chef du centre des
impôts compétents au plus tard le 20 du mois qui suit le trimestre au titre
duquel le remboursement est sollicité.
Pour les redevables partiels, les demandes de remboursement doivent être introduites
au plus tard le 30 avril de l’année qui suit celle de la constitution du crédit.
• Le crédit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) doit être constitué de la
TVA/achats régulièrement déduits.
• Le crédit de la taxe dont le remboursement a été demandé ne peut plus
donner lieu à imputation, il doit être annulé par le redevable dès le dépôt de
sa demande de remboursement.
• Le montant du crédit de la taxe constatée au terme du trimestre civil et
dont le remboursement est sollicité doit être égal ou supérieur à un million
de dinars (1.000.000 DA).
Concernant les contribuables ayant cessé leur activité et les redevables partiels dont
les demandes de remboursement sont annuelles, la condition relative au montant n‘est
pas exigée.
3. Les procédures du remboursement du précompte TVA
Le remboursement de la TVA est soumis à certaines procédures qui commencent par
l'introduction de la demande de remboursement, se poursuivent par l'obtention du
montant du versement financier et se terminent par l'examen de la demande et la
décision finale.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 37
Fiscalité de l’entreprise approfondie
❖ Demande de remboursement du précompte TVA :
Les contribuables qui souhaitent récupérer leur précompte TVA doivent présenter une
demande de remboursement aux autorités fiscales compétentes avant le 20 du mois
suivant le trimestre civil au cours duquel le précompte TVA a été formé,
accompagnée des pièces justificatives suivantes :
- Une demande manuscrite selon un formulaire reconnu par l'administration
fiscale
- Extrait du rôle liquidé ou l'échéancier de paiement des acomptes.
- Déclarations mensuelles G50 relatives au trimestre civil concerné par le
remboursement
- Factures d'achat et de vente relatives au trimestre concerné par le
remboursement
- Justificatif du précompte TVA à récupérer (attestation de franchise F20, D10,
situation des travaux, radiation du registre du commerce …).
❖ Recevoir un versement financier16
Les entreprises qui ont demandé le remboursement du précompte TVA, après
vérification de la validité des documents présentés, peuvent bénéficier d'une avance
financière de 30 % du montant du précompte à rembourser, les 70 % restants étant
reportés jusqu'à ce que le dossier de remboursement de l'institution soit traité.
❖ Etude de demande de remboursement : (vérification ponctuelle de
comptabilité)
Après le dépôt du dossier de récupération du précompte TVA par les entreprises
intéressées, celui-ci est étudié de manière approfondie par l'administration fiscale
compétente qui, après étude du dossier, émet une décision d'acceptation totale ou
partielle ou de rejet.
Donc Le versement du reliquat du montant du précompte TVA ne peut être effectué
qu’après détermination du montant total admis au remboursement à l’issue d‘un
contrôle approfondi de la demande.
16
Article 50 quater du CTCA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 38
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 04 : L’impôt sur le bénéfice
des sociétés (IBS)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 39
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 04 : L’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS)
L’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) a été mis en place en Algérie en 1992 lors
de la réforme fiscale en remplacement de l’impôt sur le bénéfice industriel et
commercial (BIC). Il se caractérise par ce qui suit :
- L’IBS est un impôt direct
- Il s’applique aux personnes morales
- Son assiette est constituée des bénéfices réalisés par la personne morale
- C’est un impôt annuel
- C’est un impôt déclaratif, l’entreprise est tenue de de déclarer son bénéfice
accompagné des documents comptables justificatifs
- C’est un impôt proportionnel qui est établi au niveau du siège social et dont le
produit vient alimenter le budget de l’Etat.
I. Champ d’application
Le champ d'application de l'impôt sur les bénéfices des sociétés se fait sur la base
d'une imposition obligatoire ou d'une imposition facultative.
- Sociétés obligatoirement imposables : Les personnes morales de droit
commercial sont obligatoirement soumises à l’IBS, notamment :
- Les sociétés à responsabilité limité (SARL)
- Les entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL)
- Sociétés par actions (SPA)
- Sociétés en commandite par actions (SCA)
- Les entreprises publiques économiques (EPE)
- Etablissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC)
- Les sociétés par actions (SPA)
- Sociétés imposables par option : En particulier, sont les sociétés qui étaient à
l'origine soumises à l'IRG, mais à qui la loi fiscale a donné la possibilité de
demander une soumission volontaire à l'impôt sur les bénéfices des sociétés en
présentant une demande écrite signée par le gérant de la société, qui doit être
jointe à la déclaration annuelle des résultats (qui doit être déposée avant le 1er
mai de l'année suivante).
Il faut préciser que cette option n'est pas rétroactive pour la durée de vie de la société
et ne peut en aucun cas revenir à l'assujettissement à l'IRG.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 40
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Les exonérations17
Sont exonérées de l‘impôt sur les bénéfices des sociétés :
❖ A titre permanent :
1. Les coopératives de consommation des entreprises et organismes publics ;
2. Les entreprises relevant des associations de personnes à besoins spécifiques
agréées ainsi que les structures qui en dépendent ;
3. Les caisses de mutualité agricole au titre des opérations de banques et d’assurances
réalisées exclusivement avec leurs sociétaires ;
4. Les coopératives agricoles d‘approvisionnement et d‘achat ainsi que leurs unions
bénéficiant d‘un agrément délivré par les services habilités du ministère chargé de
l’agriculture et fonctionnant conformément aux dispositions légales et réglementaires
qui les régissent, sauf pour les opérations réalisées avec des usagers non sociétaires ;
5. Les sociétés coopératives de production, transformation, conservation et ventes de
produits agricoles et leurs unions agréées dans les mêmes conditions que celles visées
ci-dessus et fonctionnant conformément aux dispositions légales ou réglementaires
qui les régissent, sauf pour les opérations désignées ci-après :
o Les ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de leur
établissement principal ;
o Les opérations de transformation portant sur les produits ou sous-
produits autres que ceux destinés à l‘alimentation humaine et animale ou
pouvant être utilisés à titre de matière première dans l’agriculture ou
l’industrie ;
o Les opérations effectuées avec des usagers non sociétaires que les
coopératives ont été autorisées ou astreintes à accepter.
Cette exonération est applicable aux opérations effectuées par les coopératives de
céréales et leurs unions avec l‘office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC)
relativement à l‘achat, la vente, la transformation, ou le transport de céréales ; il en
est de même pour les opérations effectuées par les coopératives de céréales avec
d‘autre coopératives de céréales dans le cadre de programmes élaborés par l‘office ou
avec son autorisation.
17
Article 138 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 41
Fiscalité de l’entreprise approfondie
6. Les revenus issus des activités de collecte et de vente de lait cru ;
7. Les opérations d‘exportation de biens et de services à l‘exception de celles
réalisées par les entreprises de transports terrestres, maritimes, aériens, les
réassurances, les banques, ainsi que les opérateurs de téléphonie mobile, les titulaires
d‘autorisation d‘établissement et d‘exploitation de service de transfert de la voix sur
IP (internet) et les entreprises intervenant en amont ou en aval dans le domaine
minier par rapport aux opérations d‘exportation des produits miniers en l‘état brut ou
après transformation.
Le bénéfice exonéré est déterminé sur la base des chiffres d‘affaires réalisés en
devises.
Le bénéfice des dispositions du présent alinéa, est subordonné à la présentation par la
société aux services fiscaux compétents, d‘un document attestant du versement de ces
recettes auprès d‘une banque domiciliée en Algérie dans les conditions et les délais
fixés par la règlementation en vigueur.
8. Les coopératives de la pêche et de l‘aquaculture ainsi que leurs unions bénéficiant
d’un agrément délivré par les services habilités du ministère chargé de la pêche et de
l‘aquaculture et fonctionnant conformément aux dispositions légales et
réglementaires qui les régissent, sauf pour les opérations réalisées avec des usagers
non sociétaires.
❖ A titre temporaire :
1. Les activités exercées par les promoteurs d'investissements, éligibles aux
dispositifs d'aide à l'emploi, régis par l'agence nationale d'appui et de développement
de l'entreprenariat (ANADE), de l'agence nationale de gestion du microcrédit
(ANGEM), ou la caisse nationale d'assurance-chômage (CNAC), pour une période de
trois (3) années, à compter de leur mise en exploitation.
Si les activités sont exercées dans une zone à promouvoir, la période d‘exonération
est portée à six (6) années et ce, à partir de la date de mise en exploitation.
Cette période d‘exonération est prorogée de deux (2) années lorsque les promoteurs
d‘investissements s‘engagent à recruter au moins trois (3) employés à durée
indéterminée.
Lorsqu‘une entreprise dont l’activité est déployée par ces jeunes promoteurs, exerce
concurremment une activité dans les zones à promouvoir, dont la liste est fixée par
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 42
Fiscalité de l’entreprise approfondie
voie réglementaire et en dehors de ces zones, le bénéfice exonéré résulte du rapport
entre le chiffre d‘affaires réalisé dans les zones à promouvoir et le chiffre d‘affaires
global.
Si les activités exercées par les jeunes promoteurs d‘investissements, éligibles à
l’aide de «l’Agence nationale d‘appui et de développement de l‘entreprenariat», de la
«Caisse nationale d’assurance-chômage» ou du «Fonds national de soutien au micro-
crédit», sont implantées dans une zone du Sud bénéficiant de l’aide du « Fonds de
gestion des opérations d’investissements publics inscrites au titre du budget
d’équipements de l’Etat et de développement des régions du Sud et des Hauts-
Plateaux», la période de l’exonération est portée à dix (10) années à compter de la
mise en exploitation.
2. Les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux ou étrangers à
l‘exception des agences de tourisme et de voyage, pour une période de dix (10) ans.
3. Les agences de tourisme et de voyage ainsi que les établissements hôteliers, pour
une période de trois (03) années à compter du début d‘exercice de l‘activité.
Le bénéfice exonéré est déterminé sur la base des chiffres d‘affaires réalisés en
devises.
4. Les bénéfices des impôts des comptes d‘investissement effectués dans le cadre des
opérations bancaires liées à la finance islamique pour une durée de cinq (5) ans, à
compter du premier janvier 2023.
II. La base imposable de l’IBS (l’assiette)
L'assiette de l'impôt sur l’IBS est déterminée à partir du bénéfice comptable réalisé
par les entreprises du régime du réel, qui doit être ajusté à des fins fiscales (bénéfice
fiscal) conformément aux règles de la loi fiscale.
1. Résultat comptable :
Un résultat comptable est un résultat qui est déterminé par un exercice comptable
régulier en faisant une différence entre les produits (comptes de la classe 7) et les
charges (comptes de la classe 6) au cours d'un cycle d'exploitation.
Résultat comptable = Produits - Charges
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 43
Fiscalité de l’entreprise approfondie
2. Résultat fiscal
Le bénéfice fiscal est un bénéfice comptable, mais après l'avoir ajusté et corrigé
conformément aux règles de la législation fiscale en effectuant certains calculs en
dehors du cadre comptable par le biais du tableau de détermination du résultat fiscal
(TCR : tableau n° 9 de la liasse fiscal) qui doit être joint à la déclaration annuelle des
résultats.
Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations - Déductions
➢ Les réintégrations : sont les produits imposables fiscalement (généralement la
plus-value de cession) et les charges non déductibles fiscalement.
Il existe 3 catégories de charges :
- Les charges déductibles en totalité
- Les charges déductibles à concurrence d’un plafond
- Les charges non déductibles
Le législateur fiscal algérien à exiger le respect des conditions précises afin de
bénéficier de la déductibilité des charges de toutes natures (ART 42 de la loi
finances 2022 qui modifie l’article 140bis du CITDA) :
- La charge doit être exposée dans l’intérêt direct de l’exploitation et se rattacher
à la gestion normale de l’entreprise ;
- La charge doit être effective et appuyée de pièces justificatives dument établies
;
- La charge doit se traduire par la diminution de l’actif net ;
- La charge doit être comptabilisée et comprise dans le résultat de l’exercice de
son engagement.
✓ Charges déductibles sans limitation (exemples):
- Agios bancaires
- Impôts et taxe mise en recouvrement : TF, TAP, vignette auto, taxe de
pollutions….
- Frais de formation liés à l’activité
- Frais de transport (personnel et marchandises)
- Frais généraux
- Entretien et réparation
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 44
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Frais de publicité
- Commission honoraire et autre
- Salaire versé dans le cadre d’exploitation de l’activité
- Pénalités contractuelles
✓ Charges déductibles à concurrence d’un plafond
1- La base de calcul des annuités d‘amortissement des véhicules de tourisme à une
valeur d’acquisition unitaire de 3.000.000 DA18. Ce plafond de 3.000.000 DA ne
s’applique pas lorsque le véhicule de tourisme constitue l’outil principal de l’activité
de l’entreprise.
Location (plafonné à 200 000DA par an), assurance, entretien et réparation :
plafonné à 20 000DA par véhicule.
2- Les Cadeaux publicitaires
A l’exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire lorsque leur valeur unitaire ne
dépasse pas 1.000 DA, dans la limite d’un montant global de cinq cent mille dinars
500.000 DA
3- les subventions et les dons : la déduction ne doit pas dépasser le montant de
4.000.000,00 DA par an
4- Sponsoring, Patronage Et Parrainage les sommes consacrées au sponsoring,
patronage et parrainage des activités sportives et de la promotion des initiatives des
jeunes sont admises en déduction pour la détermination du bénéfice fiscal, sous
réserve d’être dûment justifiées à hauteur de 10 du chiffre d’affaires de l’exercice des
personnes morales et/ou physiques et dans la limite d’un plafond de trente millions de
dinars 30.000.000 DA.
5- Les dépenses liées à la promotion médicale des produits pharmaceutiques et
parapharmaceutiques, ne sont déductibles au plan fiscal, qu‘à concurrence de 01% du
chiffre d‘affaires annuel.19
6- La Recherche Développement Au Sein De L’Entreprise
Les dépenses engagées dans le cadre de la recherche développement au sein de
l‘entreprise, sont admis en déduction du résultat fiscal jusqu’à concurrence de 30%
du montant de ce revenu ou bénéfice, dans la limite d’un plafond de deux cents
millions de dinars (200.000.000 DA)20.
7- Les déficits antérieurs sont déductibles à concurrence de 4 ans seulement.
8- Le salaire du conjoint de l’exploitant d‘une entreprise individuelle, d’un associé ou
de tout détenteur de parts sociales dans une société, servi au titre de sa participation
18
Article 43 de la loi finances 2022 qui modifie l’article 141 du CITDA
19
Article 50 de la loi finances 2022.
20
Article 171 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 45
Fiscalité de l’entreprise approfondie
effective et exclusive à l’exercice de la profession, n’est déductible du bénéfice
imposable qu’à concurrence de la rémunération servie à un agent ayant la même
qualification professionnelle ou occupant un même poste de travail et sous réserve du
versement des cotisations prévues pour les allocations familiales et autres
prélèvements sociaux en vigueur.
✓ Charges non déductibles : on peut citer notamment
- Pénalités, majorations, ou amendes de toutes natures, générés par le non-
respect des obligations légales
Exemples :
- Majorations appliquées par les caisses de sécurité sociale (CNAS, CASNOS)
- Pénalités et amendes appliquées par les services fiscaux (non souscription de la
déclaration d’existence, retard pour le paiement de la TAP, TF, TA, IBS,
IRG…)
- Transactions payées au niveau de l’administration fiscale…21
- Taxe de formation professionnelle
- Taxe d’apprentissage (articles 55 – 56 LF 1998)
- IBS selon la forme juridique de l’entreprise
- Taxe de publicité (art 63 LFC 2010)
- Taxe annuelle sur les véhicules neufs de sociétés (art 26 LFC 2010)
- Taxe de torchage22
III. Liquidation de l’IBS
L'impôt doit être calculé et liquidé par le contribuable et versé à l'administration
fiscale sans préavis. L’IBS est calculé comme suit :
IBS = Bénéfice fiscal x Taux
21
Article 141 du CIDTA
22
Article 52 de la Loi N° 05-07 du 28/04/2005 relative aux hydrocarbures
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 46
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Taux d’IBS :
Trois principaux taux sont prévus en matière d’IBS :
- 19 % : Pour les activités de production de biens
- 23 % : Pour les activités de bâtiment, de travaux publics et d’hydrauliques ainsi
que les activités touristiques et thermales à l’exclusion des agences de voyages
- 26 % : Pour les autres activités (commerce et prestations)
La loi de finances 2022 a introduit un taux réduit (préférentiel) IBS de 10 % pour les
entreprises de production lorsqu’il y a réinvestissement du bénéfice, sous conditions :
✓ Les bénéfices doivent être destinés à l'acquisition de matériel de
production pour l'activité exercée au cours de l'année de réalisation des
bénéfices.
✓ Les bénéfices bénéficiant du taux réduit doivent être indiqués
séparément des bénéfices ordinaires dans la déclaration annuelle des
résultats.
✓ Une liste détaillée du matériel acquis au titre des bénéfices réinvestis
doit être jointe (en indiquant la nature du matériel acquis, date
d'inscription du matériel à l’actif et le coût d'acquisition du matériel)
✓ Le matériel acquis au titre des bénéfices réinvestis doit être conservé
pendant au moins cinq ans à compter de la date de son inscription à
l'actif.
✓ Les bénéfices correspondant au montant des immobilisations achevées
qui n'ont pas été soumises au taux réduit au titre de l'année d'achèvement
ne peuvent bénéficier ultérieurement de cet avantage.
Remarques :
- Minimum d’imposition à payer est de 10 000DA.
- En cas d'exercice de plusieurs activités de façon simultanée, les entreprises
doivent tenir une comptabilité séparée pour ces activités, permettant de
déterminer la quote-part des bénéfices pour chaque activité à laquelle le taux
de l‘IBS approprié doit être appliqué. Le non-respect de cette condition
entraîne systématiquement l’application du taux de 26 %.
- Outre les taux d'imposition susmentionnés, il existe des taux spéciaux
applicables dans le cadre du système de retenue à la source23 :
✓ Crédit d'impôt de 10 % appliqué aux revenus des dépôts et
cautionnement
✓ 30 % pour les sociétés étrangères qui n'ont pas de résidence permanente
en Algérie dans le cadre d'un contrat de prestation de services
23
Article 150/2 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 47
Fiscalité de l’entreprise approfondie
✓ 5 % libératoire d’impôt appliqué aux dividendes distribués aux sociétés.
Paiement et calcul de l’impôt sur les bénéfices des sociétés IBS en Algérie
Le paiement de l’impôt sur les bénéfices des sociétés IBS en Algérie se fait selon
trois (03) acomptes provisionnels et le règlement d’un solde de liquidation à verser au
lieu d’imposition dont relève l’entreprise.
Les échéances de paiement des acomptes sont les suivantes :
- 1er : acompte provisionnel : du 20 février au 20 mars
- 2ème acompte provisionnel du 20 mai au 20 juin
- 3ème acompte provisionnel du 20 octobre au 20 novembre
- Le solde de liquidation doit être déposé au plus tard le 20 mai de chaque année.
Le calcul des acomptes se fait comme suit :
1er Acompte provisionnel = (30% x taux IBS x bénéfice de l’année N-1 ou N-2)
(pour les sociétés nouvellement créées premier acompte se calcule sur 30% de 5%
des parts sociales).
2ème acompte provisionnel = (30% x taux IBS x bénéfice de l’année N-1)
(Si le 1er acompte a été calculé sur la base IBS de l’année de référence (N-2), comme
reprise plus, ce précompte devra être régularisé dans le 2ème acompte provisionnel on
aura alors :
2ème acompte provisionnel = (30% x taux IBS x bénéfice de l’année N-1) +
ajustement du 1er acompte provisionnel (qui est égale à : 2ème acompte provisionnel –
1e acompte provisionnel)
3eme acompte provisionnel = (30% x taux IBS x bénéfice de l’année N-1)
Pour ce qui est du solde de liquidation IBS, ce dernier résulte de la différence entre le
montant de l'impôt calculé sur la base du bénéfice de l'exercice considéré et le total
des acomptes réglés.
Solde de liquidation = IBS - acomptes provisionnels
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 48
Fiscalité de l’entreprise approfondie
IV. Déclaration de l'impôt sur les bénéfices des sociétés
- Déclaration mensuelle :
Le paiement de l'IBS s'effectue par avances au compte (acomptes provisionnels) au
moyen de la déclaration mensuelle G50,
- Déclarations annuelles :
Le bénéfice fiscal imposable est déclaré au moyen d'une liasse fiscale comprenant un
bilan (actif, passif) et un compte de résultat, ainsi que 13 tableaux explicatifs du bilan
et du compte de résultat, qui doivent être déposés avant le 1er mai de l'année
suivante.
Outre la déclaration annuelle de résultats (la liasse fiscale), il existe une déclaration
d'impôt sur les bénéfices des sociétés et de taxe sur l'activité professionnelle (imprimé
G04), qui doit être déposée avec la liasse fiscale avant le 1er mai de l'année qui suit
l'année de réalisation des bénéfices.
- État récapitulatif annuel (ERA)
Les entreprises relevant de la Direction des grandes entreprises et des centres des
impôts sont tenues de remplir par voie électronique sur la plateforme djibaya-tic
, جبايتكavant le 30 septembre de chaque année, un état récapitulatif annuel comprenant
22 informations extraites de la liasse fiscale comprenant la déclaration annuelle des
résultats de l'exercice précédent, à savoir :
1. Chiffre d’affaires net des rabais 2. Consommation de l’exercice
remises ristournes (compte du (compte de résultat)
résultat)
3. Solde de compte clients (bilan 4. Charges extraordinaires
actif) (compte de résultat)
5. Provisions clients (tableau n8 : 6. Autres consommations (compte
rubrique pertes de valeurs sur de résultat)
créances)
7. Provisions des stocks (tableau 8. Autres services (compte de
n8 : rubrique pertes de valeurs résultat)
sur stocks colonne provisions
cumulées en fin d’exercice)
9. Stocks (bilan actif) 10.Résultat ordinaire (compte de
résultat)
11.Capitaux propres (bilan passif) 12.Produits financiers (compte de
résultat)
13.Résultat net de l’exercice 14.Immobilisations financières
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 49
Fiscalité de l’entreprise approfondie
(compte de résultat) (bilan actifs)
15.Dividendes distribués (tableau 16.Perte comptable (tableau n9)
n10 : rubrique dividendes)
17.Chiffre d’affaires (déclaration 18.Résultat fiscal (tableau n9 :
G4) rubrique résultat fiscal)
19.Résultat opérationnel (compte 20. Charge de personnel ((compte
de résultat) de résultat)
21.Sous-traitance générale 22.Rémunérations des dirigeants
(compte de résultat) (compte de résultat –
déclaration des traitements et
émoluments divers payés
pendant l’année série G29)
V. Majorations et pénalités
La législation fiscale prévoit l'application de plusieurs sanctions fiscales à l'encontre
des entreprises qui ne respectent pas leurs obligations fiscales, à savoir :
1. Pénalités de dépôt tardif des déclarations annuelles (liasse fiscale et G04)
Lorsque les déclarations annuelles ont été produites après l’expiration des délais
fixés, la société est soumise aux pénalités suivantes24 :
Délai de retard Pénalités Cas d’exonération ou
résultat déficitaire
N’excède pas 1 mois 10% 2 500 DA
Excède 1 mois et moins de 2 mois 20% 5 000 DA
Plus de 2 mois 25% 10 000 DA
2. Pénalités pour absence de déclaration annuelle
Le contribuable qui n‘a pas produit la déclaration annuelle de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés est imposé d’office et sa cotisation est majorée de 25%25.
3. Pénalités d’insuffisance de déclaration annuelle
Lorsqu’un contribuable, tenu de souscrire des déclarations comportant l’indication
des bases ou éléments à retenir pour l’assiette de l‘impôt, déclare ou fait apparaître un
bénéfice insuffisant ou inexact, le montant des droits éludés ou compromis est majoré
24
Article 322 du CIDTA
25
Article 192 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 50
Fiscalité de l’entreprise approfondie
de26 :
Montant des droits éludés Taux de pénalités
0 – 50 000 DA 10%
50 001-200 000 DA 15%
+ 200 000 DA 25%
Cas de manœuvres frauduleuses 50% à 100%
4. Pénalités paiement tardif des droits IBS (Les acomptes et soldes de
liquidation)
On applique les mêmes pénalités de retard applicable au dépôt tardif de G5027
Délai de retard Taux de pénalités
Premier mois 15%
Deuxième mois 23%
Troisième mois 26%
Quatrième mois 29%
Cinquième mois 32%
Sixième mois et plus 35%
5. Pénalités d’état récapitulatif annuel 28
• Les contribuables qui n’ont pas souscrit par voie de télé-déclaration, dans le
délai prévu à l‘article 151 bis, l’état récapitulatif annuel, sont passibles d’une
amende fiscale de de 25% sur le résultat fiscal déclaré, sans que cette amende
excède la somme de 1.000.000 DA.
Dans le cas de déficit enregistré dans le résultat fiscal déclaré, une amende de
100.000 DA sera appliquée.
Cette amende fiscale est majorée de 35%, lorsque les contribuables concernés ne
souscrivent pas l‘état récapitulatif annuel à l’expiration d’un délai de trente (30) jours
à compter de la date de réception de la mise en demeure.
• Les contribuables qui ont souscrit un état récapitulatif annuel comportant des
données différentes de celles mentionnées dans la déclaration annuelle de
résultats et les états annexes, sont passibles d’une amende fiscale fixée à
10.000 DA par champ saisi non conforme, sans que le cumul des amendes
fiscales applicables ne dépasse le montant de 100.000 DA.
26
Article 193 du CIDTA
27
Article 402 du CIDTA
28
Article 192 bis du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 51
Fiscalité de l’entreprise approfondie
6. Non-respect des conditions de bénéfice réinvesti (article 142 bis/2)
Pour bénéficier du taux réduit de l’IBS, les sociétés doivent, d’une part, mentionner
distinctement dans leur déclaration annuelle de résultat, les bénéfices susceptibles
d’être taxés à ce taux, et d‘autre part, joindre la liste détaillée des investissements
réalisés, avec indication des informations ci-après :
✓ La nature des équipements acquis ;
✓ La date d‘inscription de ces équipements à l’actif ;
✓ Le coût d‘acquisition de ces équipements ;
✓ Les éléments d‘identification et de localisation des sociétés, objet de la prise de
participation, ainsi que le nombre de titres acquis.
Les investissements réalisés, pour un montant équivalent à la fraction du bénéfice
taxé au taux réduit de l’IBS, doivent être conservés à l’actif des sociétés pendant une
durée d‘au moins, cinq (5) années, à compter de la date de leur inscription à l’actif.
Le non-respect de l’une de ces conditions entraine le rappel de l’IBS non acquitté,
majoré d’une pénalité de 25%.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 52
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 05 : L’impôt sur le revenu
global (IRG)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 53
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 05 : L’impôt sur le revenu global (IRG)
Apparu au début des années 90 en Algérie, l’impôt sur le revenu global (IRG) est un
impôt direct qui touche toutes les personnes physiques à raison de l’ensemble des
revenus par catégorie perçus.
Selon l'article 2 de la loi de finances 2022, dorénavant, Il existe en Algérie sept (07)
catégories de revenus imposables :
- Les bénéfices Industriels et commerciaux (BIC)
- Les bénéfices des professions non commerciales (BNC)
- Les revenus agricoles
- Les revenus fonciers (locatifs)
- Les revenus des capitaux mobiliers (RCM)
- Traitements et salaires
- Plus-value de cession (PVC)
Par ailleurs, l’IRG est un impôt :
- Direct
- Global
- Annuel
- Progressif
- Déclaratif
1. Les personnes imposables à l’IRG
L’IRG est établi au nom du contribuable à raison de ses revenus personnels et ceux
de ces enfants à charge (enfants de moins de 18 ans ou 25 ans en cas de poursuite de
leurs études ou invalides et aussi les enfants recueillis :
- Les personnes qui ont en Algérie leur domicile fiscal sont passibles de l’impôt
sur le revenu à raison de l’ensemble de leurs revenus ;
- Celles dont le domicile fiscal est situé hors d’Algérie sont passibles de cet
impôt pour leurs revenus de source algérienne ;
- Sont considérés comme ayant en Algérie leur domicile fiscal :
✓ Les personnes qui y possèdent une habitation à titre de propriétaires ou
d’usufruitiers ou qui en sont locataires lorsque, dans ce dernier cas, la location
est conclue soit par convention unique, soit par conventions successives pour
une période continue d‘au moins une année ;
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 54
Fiscalité de l’entreprise approfondie
✓ Les personnes qui y ont soit le lieu de leur séjour principal, soit le centre de
leurs principaux intérêts ;
✓ Les personnes qui exercent en Algérie une activité professionnelle salariée ou
non.
- Sont également considérées comme ayant leur domicile fiscal en Algérie, les
agents de l’Etat qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un
pays étranger et qui ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur
l’ensemble de leurs revenus.
2. Le barème de l’IRG
Le taux de l’impôt sur le revenu global (IRG) suit un taux progressif et se présente
comme suit :
- 0 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles n’excédant pas
240.000 DA
- 23 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles allant de 240.000
DA à 480.000 DA
- 27 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles allant de 480.001
DA à 960.000 DA
- 30 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles allant de 960.001
DA à 1.920.000 DA
- 33 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles allant de
1.920.001 DA à 3.840.000 DA
- 35 % : Pour un chiffre d'affaires où recettes professionnelles supérieures à
3.840.000 DA
L’ensemble des revenus catégoriels sont soumis au barème de l’impôt sur le revenu
global (IRG) et une seule déclaration appelée Série G N°01 doit les regrouper. Il
s’agit là d’une règle mais quelques revenus catégoriels sortent de cette règle.
La déclaration annuelle des revenus doit être déposée au plus tard le 30 avril chaque
année.
3. Paiement de l’IRG
Le bénéfice imposable est soumis au système de paiement des acomptes
provisionnels. Le versement des acomptes provisionnels s’effectue dans les délais
suivants :
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 55
Fiscalité de l’entreprise approfondie
1er acompte IRG : entre le 20 février et le 20 mars par GN°50.
2e acompte IRG: entre le 20 mai et le 20 juin G N°50.
Le solde de liquidation IRG est versé par les contribuables en déduction des acomptes
déjà versés par bordereau avis de versement, au plus tard, le 20 Mai de chaque année
à travers la Série GN°50.
Selon l’article 8 de la loi de finance 2021, lorsque les acomptes payés sont supérieurs
à l’IRG dû de l’exercice, la différence donne lieu à un excédent de versement qui
peut être déduit sur les prochains acomptes ou sollicité, le cas échéant, en
remboursement.
Par ailleurs, le minimum d'imposition à l'IRG est de 10.000 DA quel que soit le
résultat réalisé.
4. Présentation des revenus catégoriels
4.1 Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
Sont considérés comme bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices réalisés
par les personnes physiques et provenant de l’exercice d’une activité commerciale,
industrielle ou artisanale, ainsi que ceux réalisés au titre des activités minières ou en
résultant. Les BIC concernent principalement les activités suivantes :
- Les activités minières
- Les opérations d’intermédiaires pour l’achat et la vente d’immeubles ou de
fonds de commerce
- La location d’établissements commerciaux ou industriels muni de mobilier
nécessaire à son exploitation
- L’aviculture et la cuniculture lorsqu’elles ont un caractère industriel
- Les activités des marins pécheurs
- Les activités des produits provenant de l’exploitation des salins
Exonérations permanentes
- Les entreprises relevant des associations de personnes handicapées agréés par
l’Etat
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 56
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Les recettes réalisées par les troupes théâtrales
- Le revenu annuel inférieur au seuil minimum d’imposition
- Les revenus issus des opérations d’exportation de biens et de services ;
- Les coopératives de la pêche et de l’aquaculture ainsi que leurs unions
bénéficiant d’un agrément délivré par les services habilités du ministère chargé
de la pêche et de l’aquaculture et fonctionnant conformément aux dispositions
légales et réglementaires qui les régissent, sauf pour les opérations réalisées
avec des usagers non sociétaires29.
Exonérations temporaires
➢ Les activités exercées par les jeunes promoteurs d’investissements, d’activités
ou de projets, éligibles aux dispositifs d’aide à l’emploi régis par « l’Agence
Nationale d’Appui et de Développement de l’Entreprenariat », « la Caisse
Nationale d’Assurance Chômage » ou « l’Agence Nationale de Gestion de
Micro-Crédit », pour une période de trois (3) ans, à compter de la date de leur
mise en exploitation ;
Lorsque ces activités sont implantées dans une zone à promouvoir dont la liste est
fixée par voie réglementaire, la période de l’exonération est portée à six (6) années, à
compter de la mise en exploitation.
Cette période est prorogée de deux (2) années lorsque les promoteurs
d‘investissements s‘engagent à recruter, au moins trois (03) employés à durée
indéterminée.
- Le non-respect de l’engagement lié au nombre d’emplois créés entraîne le
retrait de l’agrément et le rappel des droits et taxes qui auraient dû être
acquittés.
Lorsque ces activités sont implantées dans une zone du Sud bénéficiant de l’aide du «
Fonds de gestion des opérations d’investissements publics inscrites au titre du budget
d‘équipements de l‘Etat et de développement des régions du Sud et des Hauts-
Plateaux », la période de l’exonération de l’impôt sur le revenu global est portée à dix
(10) années, à compter de la mise en exploitation.
29
Article 07 de la loi de finances 2023 qui modifie l'article 138 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 57
Fiscalité de l’entreprise approfondie
➢ Les revenus issus de l’exercice d’une activité d’artisanat traditionnelle et de
l’activité d’artisanat d’art, pour une période de dix (10) ans.
Les bénéfices des impôts des comptes d’investissement effectués dans le cadre des
opérations bancaires liées à la finance islamique pour une durée de cinq (5) ans, à
compter du premier janvier 2023.
Abattements accordés à certaines activités
La loi fiscale algérienne accorde les abattements suivants sur l’impôt sur le revenu
global (IRG) :
- 35%, sur le bénéfice de l’activité de boulangerie (pour le pain exclusivement) ;
- 30%, sur les bénéfices réinvestis ;
- Dans les cas de concession de licence d'exploitation d'un brevet ou de cession
d'un procédé ou formule de fabrication par l'inventeur lui-même, il est appliqué
sur les produits d'exploitation ou sur le prix de vente un abattement de 30%.
Détermination du revenu imposable
Les personnes physiques (commerçant, artisans et industriels) ainsi que les
activités minières dont le chiffre d’affaires dépasse les 8.000.000 DA ou qui
ont opté pour le régime réel sont soumis à l’impôt sur le revenu global IRG et
sont dans l’obligation de déposer à l’inspection des impôts ou CPI avant les 30
Avril de chaque année les déclarations suivantes :
- Série G N°02 : il s’agit de la liasse fiscale Bilan comptable, compte de
résultat,…). Les contribuables sont dans l’obligation présenter aux services des
impôts sur support informatique (CD où clé USB) ou par télédéclaration
Jibayatic l’annexe n°12, relative aux frais de sous-traitances, d’études, de
locations de matériels, de mise à disposition de personnel, de loyers de toute
nature et autres rémunérations de quelle que nature que ce soit
- Série G N°11 : il s’agit d’une déclaration spéciale qui reprend le résultat
comptable et fiscal de l’exercice, le chiffre d’affaires et la taxe sur l’activité
professionnelle payée durant l’exercice
- Série G N°01 : il s’agit de la déclaration annuelle des revenus. Dans ce cas, elle
doit reprendre les informations de la Série G N°11.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 58
Fiscalité de l’entreprise approfondie
4.2 Les Bénéfices Des Professions Non Commerciales (BNC)
Sont considérés comme revenus provenant de l'exercice d'une profession non
commerciale, les bénéfices des professions libérales, des charges et offices dont les
titulaires n'ont pas la qualité de commerçant, ainsi que toutes occupations,
exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie
de bénéfices ou de revenus. Ces bénéfices comprennent également :
- Les produits de droits d'auteurs perçus par les écrivains ou compositeurs et par
leurs héritiers ou légataires ;
- Les produits réalisés par les inventeurs au titre, soit, de la concession de
licences d'exploitation de leurs brevets, soit de la cession ou concession de
marques de fabrique, procédés ou formules de fabrication.
Imposition des BNC
La loi de finances 2022 a réintroduit les bénéfices des professions non commerciales
BNC (professions libérales) dans la catégorie des revenus imposables à l'impôt sur le
revenu global IRG selon le nouveau barème. Ceci dit, Les professions libérales (non
commerciales) seront soumises au régime simplifié si leurs recettes annuelles (chiffre
d'affaires dépassent les 8.000.000 DA à la clôture de l’année suivant celle du
dépassement du seuil ou pour les professions libérales qui ont opté pour le régime
simplifié30.
Le bénéfice à prendre en compte dans la base de l'impôt sur le revenu est constitué
par l'excédent des recettes totales sur les dépenses nécessaires pour l'exercice de la
profession.
Cependant dans le cas d’absence de justifications de l’ensemble des dépenses
nécessaires pour l’exercice de la profession, un montant forfaitaire de 10% des
recettes totales déclarées, est admis.
Enfin, les titulaires des BNC ont l'obligation de détenir deux livres légaux (recettes et
dépenses et immobilisations). Il s'agit d'une obligation comptable
30
Articles 7 et 8 de la loi de finances complémentaire LFC 2022 qui modifient l’article 8 ter et quater du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 59
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Les exonérations prévues
En matière de BNC, les exonérations suivantes sont prévues :
- Les sommes perçues sous forme d'honoraires, cachets, droits d'auteurs et
d'inventeurs au titre des œuvres littéraires, scientifiques, artistiques ou
cinématographiques, par les artistes, auteurs, compositeurs et inventeurs, ayant
leur domicile fiscal en Algérie ;
- Exonération de l'impôt sur le revenu global au titre des bénéfices des
professions non commerciales (BNC) (profession libérale...), réalisés par les
jeunes promoteurs d’investissements, éligibles aux dispositifs d’aide à l’emploi
régis par l’Agence Nationale d’Appui et de Développement de l’Entreprenariat
(ANADE) ;
- Bénéficient d‘une exonération les revenus issus des opérations d‘exportation ;
- Bénéficient d‘une exonération, les revenus ayant servi au cours de l’année de
leur réalisation, à la prise de participation dans le capital des sociétés de
production de biens, de travaux ou de services, à condition de cinq (05) ans,
décomptée à partir de l‘exercice suivant celui de leur acquisition. Le non-
respect de cette obligation entraine le rappel de l‘avantage fiscal accordé, avec
application d‘une majoration de 25%.
4.3 Les revenus des capitaux mobiliers (RCM)
Les revenus de capitaux mobiliers désignent les revenus provenant des valeurs
mobilières (parts, actions, obligations, intérêt, etc.).
En Algérie, Il existe deux types de revenus de capitaux mobiliers :
Les produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés
Il s’agit essentiellement des revenus distribués (dividendes) par les sociétés :
- Les sociétés par actions (SPA)
- Les sociétés à responsabilité limitée (SARL)
- Entreprise unipersonnelle à responsabilité limité (EURL)
- Les sociétés civiles constituées sous la forme de sociétés par actions
- Les sociétés de personnes et les associations en participation ayant opté pour le
régime des sociétés de capitaux
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 60
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Les dividendes sont des revenus procurés par les parts et/ou actions détenues
par le contribuable dans une plusieurs entreprises. Le taux d’imposition (IRG)
est à 15%.
Une retenue à la source au taux de 15% est applicable aux bénéfices transférés
à une société étrangère non résidente par sa succursale établie en Algérie ou
toute autre installation professionnelle.
Les revenus des créances, dépôts et cautionnements (intérêts) : Il s’agit
essentiellement :
- Des intérêts
- Des revenus des bons de caisse
- Les intérêts des sommes inscrites sur les livrets d’épargne
Les revenus des créances, dépôts et cautionnements perçus par toute personne
physique sont soumis à une retenue à la source de 10% opérée par la partie versante
(par exemple la banque qui fait une retenue à la source de l’IRG à un de ses clients de
10.000 DA sur des intérêts perçus de 100.000 DA, soit 10% de 100.000 DA).
L’impôt n’est pas libératoire mais constitue un crédit d’impôt déductible de l’impôt
sur le revenu global IRG
Les livrets d’épargnes logements et populaires sont soumis aux taux suivants :
01% si c’est inférieur ou égal à 50.000 DA d’intérêts. Dans ce cas, l’impôt est
libératoire. Il libère le contribuable de la déclaration sur le revenu annuel global Série
G N°01
10% si c’est supérieur à 50.000 DA d’intérêts. Dans ce cas, l’impôt n’est pas
libératoire mais constitue un crédit d’impôt déductible de l’impôt sur le revenu global
IRG.
Les bons de caisses anonymes sont soumis à un taux de 50%. L’impôt sur le revenu
global IRG payé par la partie versante (banque) est libératoire. Un bon de caisse
anonyme est un placement d’argent d’une personne effectué auprès d’une banque tout
en gardant l’anonymat de la personne concernée.
Exonérations :
- Les produits des actions et titres assimilés cotés en bourse ou des obligations et
titres assimilés d’une maturité égale ou supérieure à cinq (05) ans cotés en
bourse sont exonérés de l’impôt sur le revenu global (IRG)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 61
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Depuis le 1er janvier 2014, les produits et les plus-values de cession des
obligations et titres assimilés du trésor ou en bourse ou négociés sur un marché
organisé d’une échéance minimale de cinq (05) ans émis au cours d’une
période de cinq (05) ans sont exonérée de l’impôt sur le revenu global.
4.4. Les revenus agricoles
Les revenus agricoles sont ceux réalisés dans le cadre de l’exercice des activités
agricoles et d’élevage, quel que soit leur caractère, élaboré ou traditionnel. Selon
l'article Les revenus ci-après constituent aussi des revenus agricoles :
- Activité avicoles, apicoles, cuniculicoles et hélicicultures ;
- Exploitation des champignonnières en galerie souterraines ;
- Production forestière concernant le liège, l'écorce et l'extraction de résine ;
- Exploitation des pépinières exerçant, exclusivement, l'activité de production de
plants arboricoles et viticoles ;
- De l’exploitation alfatière.
Concernant l'activité de l'élevage, Il s’agit de l’élevage des animaux de toutes
espèces, notamment : ovine, bovine, caprine, cameline et équine.
Les revenus agricoles et d'élevage servant de base à l'impôt sur le revenu global
(IRG) sont déterminés pour chaque zone de potentialité, ainsi que pour chaque
wilaya, commune ou ensemble de communes, par une commission algérienne de
wilaya composée du représentant de l'administration fiscale, de celui de
l'administration chargée de l'agriculture et de la chambre de l'agriculture.
Les tarifs ainsi fixés selon la région, le climat et le rendement sont homologués par
décision du Directeur Général des Impôts avant le 1er mars de chaque année pour les
revenus de l'année précédente. A défaut, les derniers tarifs connus sont reconduits.
4.4.1 Exonérations en matière de revenus agricoles
Bénéficient d’une exonération permanente au titre de l’impôt sur le revenu global :
- Les revenus issus des cultures de céréales, de légumes secs et de dattes :
- Les revenus issus des activités portant sur le lait cru, destiné à la
consommation en l’état ;
- Les revenus des exploitations dont la superficie est inférieure ou égale à :
✓ 06 Hectares, pour les exploitations situées au Sud ;
✓ 06 Hectares, pour les exploitations situées dans les Hauts Plateaux ;
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 62
Fiscalité de l’entreprise approfondie
✓ 02 Hectare, pour les exploitations situées dans les autres régions.
- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu global pendant une durée de dix (10)
ans, les revenus résultant des activités agricoles et d‘élevage exercées dans :
✓ Les terres nouvellement mises en valeur, et ce, à compter de la date
d‘entrée en exploitation ;
✓ Les zones de montagne, et ce, à compter du début de leurs activités. Les
terres et les zones susvisées, sont celles définies par la législation et la
réglementation en vigueur.
4.4.2. Détermination du revenu agricole
- Le revenu agricole correspond au revenu net déterminé, en tenant compte des
charges liées à l’exploitation.
Pour l’activité agricole : le revenu est déterminé pour chaque exploitation
agricole, en fonction: (nature des cultures, superficies implantées, du
rendement moyen), Pour la détermination du rendement, il est tenu compte des
procédés de cultivation, d’irrigation et de la potentialité des terres cultivées (le
rendement moyen à l’hectare exprimé en quantité, les tarifs moyens à l’hectare
ou à l’unité lesquels, selon le cas, correspondent, à la moyenne pondérée
obtenue à partir d’un minimum et d’un maximum établis par wilaya ou par
commune ou par un ensemble de communes, les charges à l’hectare);
Pour l’activité d’élevage : le revenu est fixé en fonction : (du croît pour les
espèces bovines, ovines, caprines, camelines, du nombre ou des quantités
réalisés pour les activités avicoles, cuniculicoles, hélicicultures et les produits
d’exploitation de champignonnières, du nombre de ruches pour l’activité
apicole).
- Pour l’activité agricole, le revenu net imposable correspond à la différence
entre le rendement moyen à l’hectare, exprimé en valeur, et les charges
retenues, multipliée par la superficie cultivée ;
- Pour l’activité d’élevage, le revenu net imposable est obtenu en multipliant la
valeur vénale moyenne par le nombre de têtes par espèce, correspondant au
croît, avec application d‘un abattement de 60% ;
- Pour les activités avicoles, cuniculicoles, hélicicultures, et les produits
d’exploitation de champignonnières, le revenu net imposable est déterminé par
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 63
Fiscalité de l’entreprise approfondie
l’application du tarif moyen, selon le cas, au nombre d’unités ou de quantités
réalisées.
Le contribuable algérien est tenu de déposer à l’inspection des impôts avant le 30
avril de chaque année les documents suivants :
- Série G N°15 : Il s’agit d’une déclaration spéciale qui reprend le revenu
dégagé ainsi que d’autres éléments comme la superficie du terrain exploité par
nature de culture, le nombre d’animaux…etc.
- Série G N°01 : il s’agit de la déclaration annuelle des revenus. Dans ce cas,
elle doit reprendre les informations de la Série G N°15.
Par ailleurs, le contribuable est tenu de déclarer et de payer un seul acompte
provisionnel, du 20 septembre au 20 octobre, au lieu de la situation de
l'exploitation31.
4.5. Les revenus fonciers (RF)
Les revenus fonciers sont les revenus qui proviennent de la location d’immeubles ou
de fraction d’immeubles bâtis, concernant tous locaux commerciaux ou industriels
non munis de leurs matériels, lorsqu’ils ne sont pas inclus dans les bénéfices d’une
entreprise industrielle, commerciale ou artisanale, d’une exploitation agricole ou
d’une profession non commerciale, ainsi que ceux provenant d‘un contrat de prêt à
usage conclu entre des parties autres que les descendants de premier degré, sont
compris dans la détermination du revenu global servant de base à l‘impôt sur le
revenu global, dans la catégorie des revenus fonciers.
La base d‘imposition à retenir pour le contrat de prêt à usage est constituée par la
valeur locative telle que déterminée par référence au marché local ou selon les
critères fixés par voie réglementaire.
Il s’agit des revenus que tire le contribuable des biens (appartement, villa, local
commercial, Hangar, terrain) qu’il donne en location.
Le contribuable (le propriétaire) doit s'acquitter (payer) du montant de l'impôt sur le
revenu global IRG au plus tard le 20 du mois suivant la perception du loyer
(paiement) auprès de la recette au lieu de situation du bien loué à travers le dépôt du
document Série G N°51, et d’une copie du contrat de location. S’il dépasse ce délai,
31
Article 76 de la loi de finances 2022 qui modifie l'article 355 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 64
Fiscalité de l’entreprise approfondie
une pénalité lui sera appliquée.32
4.5.1. Détermination du revenu imposable (RF)
Le revenu imposable en matière de revenus fonciers est égal au montant global des
loyers. Ils comprennent les revenus provenant de la location, à titre civil, de biens
immeubles à usage d’habitation ou professionnel.
Les loyers bruts annuels dont le montant est inférieur ou égal à 1 800 000 DA, sont
soumis à une imposition libératoire33 comme suit :
- Les revenus provenant de la location à titre civil (particulier) de biens
immobiliers collectifs (appartement) et de maisons individuelles (villa) à usage
d’habitation sont soumis à l’IRG au taux de 07% du loyer mensuel ;
- Les revenus provenant de la location de locaux à usage commercial ou
professionnel sont soumis à un taux de 15% du loyer mensuel
- Les revenus provenant de la location des propriétés non bâties sont soumis à un
taux de 15% du loyer mensuel. Ce taux est ramené à 10% pour les locations à
usage agricole ;
- Les loyers bruts annuels dont le montant est supérieur à 1 800 000 DA, sont
soumis à une imposition provisoire au taux de 07% qui s’impute sur
l’imposition définitive du revenu global, établie par les services fiscaux au lieu
de situation de l’immeuble bâti ou non bâti loué, il libère le contribuable de la
déclaration sur le revenu annuel global Série G N°0134.
Bénéficient d’un abattement de 25%, les revenus fonciers issus de la location à usage
d’habitation à retenir dans l’assiette de l’impôt sur le revenu global35.
4.5.2. Exonérations en matière de revenus fonciers
Bénéficient d’une exonération les revenus issus locations au profit des étudiants et ce,
à compter du 1er janvier 2005.
4.6. Les traitements et salaires (TS)
32
Article 42 du CIDTA
33
Article 05 de la loi de finances 2023 qui modifie l'article 104 du CIDTA
34
Article 05 de la loi de finances 2023 qui modifie l'article 104 du CIDTA
35
Article 28 de la loi de finances 2022 qui modifie l'article 85 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 65
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Il s’agit des rémunérations que l’employeur verse à l’employé constituées des
traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères. Le calcul
de l’impôt sur le revenu global IRG se fait sur la base du salaire imposable suivant le
barème de l’impôt sur le revenu global (IRG). Dans ce cadre, l’IRG est retenu à la
source par l’employeur, il s’agit donc un impôt libératoire, Il libère le contribuable de
la déclaration annuelle des revenus G01.
A ce titre, sont considérés comme des salaires pour l’établissement de l’impôt :
- Les revenus alloués aux associés et gérants des sociétés à responsabilité
limitée, aux associés de sociétés de personnes, des sociétés civiles
professionnelles et des membres des sociétés de participation ;
- Les sommes perçues en rémunération de leur travail par des personnes,
exerçant à domicile à titre individuel, pour le compte de tiers ;
- Les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés
aux dirigeants de sociétés ;
- Les primes de rendement, gratifications ou autres, d‘une périodicité autre que
mensuelle, habituellement servies par les employeurs ;
- Les sommes versées à des personnes exerçant, en sus de leur activité principale
de salariés, une activité d‘enseignement, de recherche, de surveillance ou
d‘assistanat à titre vacataire, ainsi que les rémunérations provenant de toutes
activités occasionnelles à caractère intellectuel.
4.6.1. Exonérations en matière de traitement et salaires36
- Les revenus perçus au titre de traitement ou salaire dont le montant n’excède
pas 30.000 dinars par mois ;
- Les personnes de nationalité étrangère exerçant en Algérie dans le cadre d’une
assistance bénévole prévue dans un accord étatique ;
- Les salaires et autres rémunérations servis dans le cadre des programmes
destinés à l’emploi des jeunes dans les conditions fixées par voie réglementaire
;
- Les indemnités allouées pour frais de déplacement ou de mission ;
- Les indemnités de zone géographique ;
- Les indemnités à caractère familial prévues par la législation sociale telles que
: salaire unique, allocations familiales, allocation maternité ;
- Les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies aux victimes
d’accidents de travail ou leurs ayants droits ;
36
Article 5 et 68 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 66
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Les allocations de chômage, indemnités et prestations servies sous quelque
forme que ce soit par l’Etat, les collectivités et les établissements publics en
application des lois et décrets d’assistance et d’assurance ;
- Les rentes viagères servies en représentation de dommages-intérêts en vertu
d’une condamnation prononcée judiciairement pour la réparation d’un
préjudice corporel ayant entraîné, pour la victime, une incapacité permanente
totale l’obligeant à avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour
effectuer les actes ordinaires de la vie ;
- Les pensions des moudjahidine, des veuves et des ascendants de chahid pour
faits de guerre de libération nationale ;
- Les pensions versées à titre obligatoire à la suite d’une décision de justice ;
- L’indemnité de licenciement ;
- Les indemnités liées aux conditions particulières de résidence et d’isolement,
dans la limite de 70% du salaire de base.
4.6.2. Détermination de l’IRG salaire
La retenue à la source de l’impôt sur le revenu global, au titre des traitements,
salaires, pensions et rentes viagères est déterminée sur la base du barème de l’impôt
sur le revenu global (IRG) qui est un barème progressif. Ce dernier a fait l’objet
d’une révision à travers la loi de finances 2022.
Il faut noter que ces revenus bénéficient d’un abattement proportionnel sur l’impôt
global égal à 40%, toutefois, cet abattement ne peut être inférieur à 12.000DA /an ou
supérieur à 18.000DA/ an (soit entre 1000 et 1.500DA /mois)37;
Bénéficient également d’une exonération totale de l’IRG, les revenus qui n’excèdent
pas 30.000 dinars ;
Les revenus supérieurs à 30.000 et inférieurs à 35.000 dinars bénéficient d’un
deuxième abattement supplémentaire. L’IRG dû est déterminé, pour cette catégorie
de revenu, selon la formule suivante :
IRG = IRG (selon le premier abattement) * (137/51) – (27925/8)
Enfin, pour les revenus supérieurs à 30.000 et inférieurs à 42.500 dinars des
travailleurs handicapés moteurs, mentaux, non-voyants ou sourds-muets, ainsi que les
travailleurs retraités du régime général, ils bénéficient d’un abattement
supplémentaire sur le montant de l’impôt sur le revenu global, non cumulable avec le
37
Article 31 de la loi de finances 2022 qui modifie l’article 104-3 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 67
Fiscalité de l’entreprise approfondie
deuxième abattement suscité. Pour cette catégorie de revenu, selon la formule
suivante :
IRG = IRG (selon le premier abattement) * (93/61) – (81213/41)
4.6.2. Les dont la périodicité n’est pas mensuelle
Les rémunérations, indemnités, primes et allocation, ainsi que les rappels y afférents,
sont considérées comme une mensualité distincte et soumises à la retenue à la source
de l‘impôt sur le revenu global au taux de 10%.
4.7 Les plus-values de cession (PVC)
Sont considérées comme des plus-values de cession à titre onéreux d’immeubles bâtis
ou non bâtis, les plus-values effectivement réalisées par des personnes qui cèdent, en
dehors du cadre de l’activité professionnelle, des immeubles ou fractions
d’immeubles bâtis ou non bâtis, ainsi que les droits immobiliers se rapportant à ces
biens. Aussi, sont considérées comme cessions à titre onéreux, les donations faites
aux parents au-delà du deuxième degré ainsi qu’aux non-parents.
Sont considérées, comme plus-values de cessions d’actions, de parts sociales ou titres
assimilés, pour l’assiette de l’impôt sur le revenu global, les plus-values réalisées par
les personnes physiques qui cèdent, en dehors du cadre de l’activité professionnelle,
tout ou partie des actions, parts sociales ou titres assimilés qu’elles détiennent.
Sont également considérées comme cessions à titre onéreux, les donations faites aux
parents au-delà du deuxième degré, ainsi qu’aux non parents.
4.7.1. Déterminations de la plus-value imposable
En Algérie, sont considérées comme plus-values de cession d'immeubles bâtis (villa,
appartement…) ou non bâtis (terrain…), les plus-values effectivement réalisées par
des personnes qui cèdent, en dehors du cadre de l'activité professionnelle, des
immeubles ou fractions d'immeubles bâtis ou non bâtis.
La plus-value imposable, au titre des cessions à titre onéreux d’immeubles bâtis ou
non bâtis et des droits réels immobiliers, est constituée par la différence positive entre
- Le prix de cession du bien ;
- Le prix d’acquisition ou la valeur de création par le cédant ;
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 68
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Le prix de cession est réduit du montant des droits et taxes acquittés et des frais
dûment justifiés, supportés par le vendeur à l'occasion de cette opération.
Le prix d'acquisition ou la valeur de création du bien est majoré des frais
d'acquisition, d'entretien et d'amélioration, dûment justifiés, dans la limite de 30% du
prix d'acquisition ou de la valeur de création.
L’administration peut, en outre, réévaluer les immeubles ou fractions d‘immeubles
bâtis ou non bâtis sur la base de la valeur vénale réelle.
Les contribuables réalisant les plus-values de cession, sont tenus de calculer et de
payer eux-mêmes l‘impôt dû, auprès du receveur des impôts du lieu de résidence du
cédant, dans un délai de 30 jours, à compter de la date de l’opération de cession.
La déclaration des plus-values et le paiement des droits se fait à travers le formulaire
G N°17.
4.7.2. Exonérations en matière de PVC
- Le revenu imposable bénéficie d’un abattement de l’ordre de 5% par an, à
compter de la troisième (03) année de la date d’entrée en possession du bien
cédé, et ce, dans la limite de 50% ;
- Les biens immobiliers dépendant d’une succession, pour les besoins de la
liquidation d‘une indivision successorale existante.
4.7.3. Détermination de l’impôt sur les PVC
Les plus-values de cession d’actions, de parts sociales et titres assimilés, donnent lieu
à une imposition au taux de 15%, libératoire d’impôt sur le revenu global IRG. Un
taux réduit de 05% est également applicable en cas de réinvestissement du montant
de la plus-value. Dans ce cadre, par réinvestissement, il est entendu la souscription
des sommes équivalentes aux plus-values générées par la cession d’actions, de parts
sociales et titres assimilés, au capital d’une ou plusieurs entreprises et se traduisant
par l’acquisition d’actions, de parts sociales et titres assimilés.
Enfin, Bénéficient d’une réduction d’impôt de 50%, les cessions de logements
collectifs constituant l’unique propriété et l’habitation principale.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 69
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 06 : Fiscalité des sociétés
étrangères
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 70
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Chapitre 06 : Fiscalité des sociétés étrangères
Les entreprises étrangères activant en Algérie peuvent être regroupées en deux
principales catégories : les sociétés ayant une installation permanente et celles qui
n’en ont pas.
1- Entreprises étrangères ayant une installation permanente en Algérie
Par entreprise étrangère ayant une installation permanente en Algérie, il y’a lieu
d’entendre les sociétés de capitaux ou les entreprises individuelles situées en Algérie
dont l’installation présente une certaine permanence au moyen de laquelle s’exerce
une activité génératrice de profits, jouissant d’une autonomie de fait ou de droit
réalisant une opération avec contrepartie à caractère industriel ou commercial.
L’implantation de ces entreprises s’effectue ainsi soit par la création d’une filiale, soit
par l’intermédiaire d’une succursale ou de tout autre établissement (chantier, bureau,
local…...). A condition de réaliser des cycles commerciaux complet donnant
normalement lieu à rémunération.
2- Les entreprises étrangères n'ayant pas d'installation professionnelle
permanente en Algérie
Par entreprises étrangères n'ayant pas d'installation professionnelle permanente en
Algérie, il y a lieu d'entendre les sociétés de capitaux ou les entreprises individuelles
qui exercent en Algérie à titre temporaire dans le cadre de contrats conclus avec des
opérateurs algériens.
3- Revenus et bénéfices concernés
L’impôt est dû à raison des bénéfices réalisés en Algérie. Sont considérés comme
bénéfices réalisés en Algérie les bénéfices, produits et revenus réalisés en Algérie par
des sociétés étrangères, générés par des opérations portant sur les biens qu’elles
possèdent en Algérie, ainsi que les bénéfices dont le droit d’imposition est attribué à
l’Algérie en vertu d’une convention fiscale38.
38
Article.137 du CIDTA
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 71
Fiscalité de l’entreprise approfondie
4- Détermination des impôts dus par les sociétés étrangères
Les entreprises étrangères ayant une installation professionnelle permanente en
Algérie sont soumises, au même titre que les entreprises algériennes, au régime du
droit commun c’est-à-dire (IBS, IRG, TAP, TVA, et taxe foncière).
Les entreprises étrangères qui n’ont pas d’installation professionnelle permanente en
Algérie, leur régime varie suivant la nature de l’activité exercée : travaux
immobiliers ou prestation de service.
Entreprises étrangères intervenant dans le cadre d’un marché de travaux
immobiliers
Les entreprises étrangères qui réalisent des travaux immobiliers temporairement en
Algérie relèvent du régime de droit commun. (IBS ou IRG, TAP, TVA, et taxe
foncière). Toutefois, au titre de l’imposition à l’IBS ou l’IRG un régime d’acomptes,
différent de celui des acomptes provisionnels du régime général, est réservé à ces
entreprises. L’acompte est calculé au taux de 0.5% sur les paiements reçus et versé
dans les 20 premiers jours du mois suivant.
Le paiement de l’acompte ouvre droit, en faveur de l’entreprise étrangère, à un crédit
d’impôt qui s’impute sur l’imposition définitive de l’exercice considéré.
Lorsqu’il n’a pu être imputé totalement ou partiellement sur l’imposition définitive,
le crédit d’impôt est reporté, pour son imputation, sur les impositions des exercices
suivants. En cas de non-imputation le crédit d’impôt donne lieu à un remboursement.
L’impôt dû à raison des sommes qui n’ont pas encore été encaissées est exigible à la
réception définitive. Il doit être versé immédiatement à la caisse du receveur.
Quant aux entreprises étrangères n'ayant pas d'installation professionnelle
permanente en Algérie et intervenant dans le cadre d’un marché de prestation de
services, elles sont soumises à une retenue à la source au titre de l’IBS ou de l’IRG.
▪ En matière d’IBS :
Si l’entreprise est une société de capitaux elle est soumise à une retenue à la source
au taux de 30%. Cette retenue à la source couvre la taxe sur l’activité professionnelle
et la taxe sur la valeur ajoutée.
▪ En matière d’IRG :
Si l’entreprise est une personne physique ou une société de personnes, elle est
soumise à une retenue à la source au taux de 24%, qui s’applique également sur
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 72
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Les sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou
utilisés en Algérie.
- Les sommes versées sous forme de cachets ou droits d’auteurs aux artistes
ayant leur domicile fiscal hors d’Algérie sont soumises à l’IRG au taux de 15
% libératoire d’impôt
5- Imposition des bénéfices transférés
Les bénéfices transférés par les sociétés étrangères intervenant en Algérie, sous
forme de succursales ou toutes autres installations professionnelles au siège des
sociétés étrangères situés hors d’Algérie, sont assimilés à des bénéfices distribués
soumis à l’impôt.
Les transferts de bénéfices ainsi opérés sont, désormais, soumis au même titre que
les dividendes, à la retenue à la source de 15 % applicable en matière d’IBS.
6- Modalités de calcul de la retenue
La retenue à la source de l’IRG ou de l’IBS est calculée sur le montant brut du chiffre
d’affaires encaissé qui peut être réduit selon le cas de 60% dans le cas des loyers
perçus en vertu d’un contrat de crédit-bail international ou de 80% dans celui de
contrats portant sur l’utilisation de logiciels informatiques.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 73
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Exercices d’application
Exercice 01 :
Un vendeur de matériel de construction a facturé pour son client les produits
suivants :
- Ciment : 200.000 DA HT avec remise de 05%
- Rond à béton : 70.000 DA HT
- Transport et livraison 30.000 DA HT
Travail : calculer la TVA facturée.
Exercice 02 :
L’entreprise SARL Délice de vente de produits alimentaires a comptabilisé au titre
du mois de d’octobre 2021 les opérations suivantes :
- Facturation de légumes secs 100.000 DA TTC (encaissement effectué le mois
suivant)
- Encaissement d’une facture du 14 du mois juin relative à la vente de confiserie
pour 72.000 DA TTC
- Facturation de lait en format sachet pour un restaurant universitaire : 30.000 DA
TTC.
- Facturation de prestation de transport 20.000 DA TTC à encaisser au mois de
décembre.
- Encaissement d’une facture de transport du mois de mai pour un montant de
26.500 DA TTC
- Facturation et encaissement d’une commande de gâteaux traditionnels pour un
montant de 40.000 DA TTC
Travail : établir la déclaration du mois d’octobre relative à la TVA.
Exercice 03 :
L’entreprise Batico SPA a réalisé au cours du mois de mai 2022 les opérations
suivantes :
- Achat de tuiles : 200.000 DA TTC
- Achat de rond à béton pour 140.000 DA TTC
- Acquisition d’un véhicule touristique pour 1.500.000 DA TTC
- Acquisition d’un camion pour 2.400.000 DA TTC
- Règlement de factures pour 120.000 DA TTC réglé en espèces
- Facturation de locaux pout 7.800.000 DA TTC (encaissement prévu en juillet)
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Encaissement lié à des logements construits facturés suivant facture 09 du
14/01/2022 : 12.400.000 DA TTC
Travail : Faire la déclaration du mois de Mai.
Exercice 04 :
Un artisan boulanger et pâtissier a fait au cours de l’année 2019 l’acquisition d’un
pétrin destiné à la préparation de la pâte pour le pain et les pâtisseries. Ce pétrin a
été acquis au prix de 600.000 DA TTC. Par ailleurs la TVA y afférente a été
déduite au titre du mois de son acquisition.
Le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année par cet artisan se présente comme
suit :
- Chiffres d’affaires pain : 17.400.000 DA
- Chiffre d’affaires pâtisserie : 2.750.000 DA TTC
Ce contribuable est tenu de régulariser sa situation fiscale vis-à-vis de la TVA.
Travail : déterminer la TVA à reverser au Trésor public
Exercice05 :
Une entreprise de travaux de bâtiments a réalisé au mois d’avril 2023 les
opérations suivantes :
- 01/04 : situation des travaux n°23/2023 concernant la construction des locaux :
Mt HT : 1 000 000 DA
- 03/04 : achat du ciment mt HT 2 300 000 DA à terme
- 04/04 : encaissement de 1/3 du montant de la situation n°3/2023 concernant la
construction des logements sociaux, montant de la situation en TTC 4 500 000
DA
- 06/04 : achat du béton mt TTC : 2 540 000 DA
- 07/04 : achat d’un véhicule touristique : mt HT 4 600 000 DA payé par
virement bancaire
- 09/04 : encaissement total du montant de la situation n 23/2023
- 10/04 : facturation des travaux mt TTC : 1 700 000 DA concernant la réalisation
des logements sociaux pour l’OPGI
- 12/04 : location d’un engin mt HT : 294 000 DA réglé en espèce
- 14/04 : assurance mt HT 360 000 DA non encore réglé
- Entretien et réparation des engins : mt HT : 450 000 DA réglé par versement
bancaire
- 20/04 : encaissement de la moitié de la facture de 10/04
- 24/04 : vendre un camion au prix de 3 000 000 DA sachant que ce dernier a été
acquis en mois de décembre 2022 au prix de 4 780 000 DA HT.
T.A.F : établir la déclaration du mois d’Avril.
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 75
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Exercice 06 :
Mr SAMIR propriétaire d'une station de lavage de voitures et de lubrification avec
vente d'huiles a réalisé au cours de l'année 2023 un chiffre d'affaires estimé à 6
000 000 DA, dont 30% sont liés au lavage de voitures. Son chiffre d’affaires
annuel réel pour la même année est de 7 000 000DA dont 40% sont des prestations
de lavage de voitures.
T.A.F :
1. A quel régime fiscal le contribuable est-il soumis ?
2. Calculer le montant de l'impôt forfaitaire unique prévisionnel en indiquant le
formulaire de déclaration et la date limite de paiement (sachant que le contribuable
a choisi le mode de paiement partiel).
3. Si le contribuable SAMIR dépose la déclaration estimative le 23 Octobre 2023
et paie l'impôt qui en résulte à la même date, calculer les pénalités de retard liées à
ce retard
4. Déterminer le chiffre d'affaires réel réalisé par le contribuable SAMIR au cours
de l'année 2023 et préciser la date limite pour le déclarer à l'administration fiscale
5. Calculer l'impôt complémentaire unique en précisant le formulaire de
déclaration et la date limite de paiement.
6. Si l'administration fiscale constate que le chiffre d'affaires réel réalisé par le
contribuable SAMIR au cours de l'année 2023 pour l’activité de vente d’huiles est
de 5 200 000 DA, procéder aux ajustements nécessaires.
Exercice 07 :
Indiquez si le fait générateur de l'impôt s'est produit ou non pour les opérations
suivantes et calculez la TVA s'il s'est produit :
- Livraison des produits industriels mt 100 000DA en ajoutant les frais de transport
mt 20 000DA ;
- Délivrance d’une facture de vente de marchandises mt 250 000DA en espèces,
sachant que la livraison se fera après 1 mois ;
- Délivrance de la facture n 01/22 concernant la construction des logements
sociaux mt TTC 928 898 DA ;
- Encaissement du montant facturé sous n01/22 concernant la construction des
logements sociaux ;
- Encaissement d’une avance de 200 000DA concernant la livraison des
équipements du bureau, sachant que la livraison après 3 mois ;
- Règlement des salaires des employés mt 300 000DA ;
- Entrée de la marchandise importée au port d’Alger mt 800 000DA (DD 05%)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 76
Fiscalité de l’entreprise approfondie
- Encaissement des avances concernant les travaux immobiliers mt TTC 292 502
DA ;
- Facturation des prestations de publicité mt TTC 23 800 DA ;
- L’entreprise a reçoit les clés de l’atelier de production qu’elle avait réalisé pour
ses propres besoins et dont le coût s’élève à 700 000DA.
Exercice 08 :
L’entreprise SARL Délice de vente de produits alimentaires a comptabilisé au
titre du mois de d’octobre 2023 les opérations suivantes :
- Facturation de légumes secs 100.000 DA TTC (encaissement effectué le mois
suivant)
- Encaissement d’une facture du 14 du mois juin relative à la vente de confiserie
pour 72.000 DA TTC
- Facturation de lait en format sachet pour un restaurant universitaire : 30.000 DA
TTC.
- Facturation de prestation de transport 20.000 DA TTC à encaisser au mois de
décembre.
- Encaissement d’une facture de transport du mois de mai pour un montant de
26.500 DA TTC
- Facturation et encaissement d’une commande de gâteaux traditionnels pour un
montant de 40.000 DA TTC
TAF : établir la déclaration du mois d’octobre relative à la TVA.
Exercice 09 :
Une SARL exerce une activité de production de lait pasteurisé et de fromage a fait
l'objet d'un audit interne et l'auditeur a extrait ces données suivantes :
CA total CA LAIT CA FROMAGE TTC TVA Déduite
janvier 12 159 472,70 4 171 800,00 7 987 672,70 1 082 352,00
février 9 546 273,14 5 208 240,00 4 338 033,14 592 954,00
mars 11 183 443,56 7 765 140,00 3 418 303,56 879 656,00
avril 13 820 687,45 10 626 900,00 3 193 787,45 339 628,00
mai 16 772 086,20 11 482 560,00 5 289 526,20 718 785,00
juin 10 859 398,40 8 207 650,00 2 651 748,40 293 744,00
juillet 16 173 227,71 8 440 240,00 7 732 987,71 1 051 051,00
août 15 919 163,76 8 893 280,00 7 025 883,76 1 000 846,00
septembre 11 976 755,39 8 139 980,00 3 836 775,39 438 448,00
octobre 17 392 479,10 13 651 250,00 3 741 229,10 522 664,00
novembre 9 417 983,80 6 636 930,00 2 781 053,80 343 877,00
décembre 20 820 792,05 15 561 950,00 5 258 842,05 730 649,00
166 041 763,26 108 785 920,00 57 255 843,26 7 994 654,00
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 77
Fiscalité de l’entreprise approfondie
L’auditeur a demandé au comptable de la société d’effectuer des régularisations pour
éviter de redressement fiscal majoré de pénalités.
TAF : vous êtes le comptable de la société, effectuez les régularisations suggérées
par l’auditeur interne.
Exercices 10 :
Une SARL spécialisée dans les travaux de construction (ETB/TCE), a bénéficié de
l'appui de l'Agence Nationale de Développement de l'Investissement (ANDI) et a
acquis le 18/02/2020 les équipements suivants :
Libellés Mt HT TVA TTC
Un camion 4 820 000 915 000 5 735 800
Machine à forage 8 500 000 1 615 000 10 115 000
Rond à béton 3 600 000 684 000 4 284 000
Pour votre information, la société n'a commencé son exploitation que le 10/01/2021,
selon le procès-verbal de constat établi par l'administration fiscale.
1. Quels sont les avantages fiscaux dont bénéficie l'entreprise dans ce cas ?
Vous avez les informations suivantes :
Libellés/Années 2021 2022
CA facturé HT 40 000 000 54 800 000
Encaissements HT 40 000 000 48 000 000
Achat de la matière première 30 482 000 39 518 000
HT
- Le 29/06/2021 : la société a cédé le camion pour un prix de 5 000 000 DA
- Le 10/08/2022 : vente de la machine à forage au prix de 8 200 000 DA.
2. Calculer la TVA à payer pour chaque année.
Exercice 11 :
Une société ayant pour activité les travaux de construction a cessé son activité le
25/10/2022 et a introduit une demande auprès de l'administration fiscale pour la
récupération du précompte TVA d'un montant de 5 500 000 DA relatif à la période
allant du 01/01/2022 jusqu'à la cessation d'activité.
La société a fait l'objet d'un contrôle fiscal au titre de l'année 2022, car la société a
déclaré dans le bilan de cessation d'activité ce qui suit :
Libellés Montant
CA facturé (TCR) 92 00 000
S C/ Clients au 01/01 3 289 000
S C/Clients au 31/12 3 289 000
CA G50 133 027 523
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 78
Fiscalité de l’entreprise approfondie
Achat 68 500 000
Stocks matières premières 24 890 000
Après examen du dossier fiscal de l'entreprise, il a été constaté que :
Libellés Date Montant TVA Mode de règlement
Achat d’un camion 15/02/2021 5 000 000 950 000 Chèque
Facture n 0001 20/08/2019 1 200 000 228 000 Virement bancaire
Facture n 002 01/09/2021 300 000 57 000 Versement bancaire
Facture n 003 31/07/2022 600 000 114 000 Versement bancaire
Facture n 004 30/11/2022 80 000 15 200 Chèque
Entretien camion 24/10/2022 255 800 48 602 Espèces
- Bulletin de recoupement de l'OPGI indiquant que la société a bénéficié d'un
projet de construction de logements sociaux d'un montant de 125 900 800 DA
TTC qui a été achevé au cours du deuxième semestre 2022.
- Le relevé bancaire de l'entreprise comporte des créances pour la période du
01/10/2022 au 31/12/2022 d'un montant de 145 000 000 DA
- Compte client résultant de l’aménagement des logements sociaux exercice 2016.
T.A.F: Effectuer le rapprochement nécessaire (calculer le solde restant à payer
par le trésor à l'entreprise).
Exercice 12 :
La société Sigma a déclaré au cours des exercices suivants les bénéficies ci-
après:
- Bénéfice exercice 2017 : 2.800.000 DA
- Bénéfice exercice 2018 : 3.100.000 DA a été connu en date du 15/04/2019
- Bénéfice exercice 2019 : 3.400.000 DA
Travail : Déterminer le net à payer au titre des acomptes provisionnels et
liquider l’IRG de l’exercice 2019.
Exercice 13 :
Voici les soldes des comptes de gestion de la SARL LE REVE, en date du
31/12/2022 :
N° du Libellés Montant
compte
60 Achats consommés 15 000 000
61 Services extérieurs 470 000
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 79
Fiscalité de l’entreprise approfondie
62 Autres services extérieurs 4 790 000
63 Charges du personnel 4 500 000
64 Impôts et taxes 150 000
65 Autres charges opérationnelles 10 000
66 Charges financières 60 000
68 Dotations aux amortissements 3 160 000
70 Vente des marchandises, 30 000 000
produits industriels et
prestations fournies
72 Production stockée 1 510 000
75 Autres produits opérationnels 500 000
78 Dépréciation et provision sur 60 000
perte de valeurs
Sachant que :
- Le compte 61 des services extérieurs contient :
✓ Charges de réparation de véhicule touristique : mt 150 000 DA
✓ Charges de loyer d’un bâtiment destiné pour loger les salariés de l’entreprise :
mt 140 000 DA
✓ Assurance des équipements industriels : mt 180 000 DA
- Le compte 62 des autres services extérieurs contient :
✓ Honoraires comptable estimés à 120 000 A non encore réglés
✓ Charges d’hôtellerie et restauration du gérant de l’entreprise : 80 000 DA
✓ 300 Cadeaux publicitaires pour un montant unitaire de 1 300 DA
✓ Subventions financières pour une association caritative mt de 4 200 000 DA
- Le compte 64 impôts et taxes contient :
✓ Taxe sur l’environnement : mt 50 000 DA
✓ Taxe de la formation professionnelle mt 45 000 DA
✓ Taxe d’apprentissage mt 45 000 DA
✓ Taxe foncière mt 10 000 DA
- Le compte 65 autres charges opérationnelles contient des amendes fiscales pour
un montant de 10 000 DA
- Le compte 68 dotations aux amortissements, provisions et perte de valeurs
contient :
✓ Dotation aux amortissements annuelle d’un véhicule touristique mt 660 000 DA
✓ Dotation aux amortissements de matériel du transport acquis dans le cadre de
leasing mt 400 000 DA
- Le compte 75 autres produits opérationnels contient une plus-value de cession
d’une machine de production mt 500 000 DA (machine acquise au mois de
janvier 2018)
DR. GUENDOUZI MOHAMMED 80
Fiscalité de l’entreprise approfondie
T.A.F :
1. Calculer le résultat comptable de la SARL LE REVE
2. Calculer le résultat fiscal imposable
3. Calculer l’IBS dû pour l’exercice 2022 sachant que :
- Résultat fiscal en 2021 est de 3 000 000 DA
- Résultat fiscal en 2020 est de 2 900 000 DA
Exercice 14 :
La société SARL BETA exerçant une activité des travaux de bâtiments, a réalisé
durant l’exercice 2023 les opérations suivantes :
-03/02/2023 : encaissement d’une situation de travaux concernant la réalisation
d’une école à la wilaya de Tizi Ouzou sachant qu’elle a établi la facture de la
situation le 05/01/2022
- 05/02/2023 : achat de la matière première pour un montant de 4 165 000 DA (elle
a consommé la totalité des achats durant la même année)
- 28/02/2023 : facturation mt 1 000 000 DA concernant le réaménagement du la
cours de siège de la wilaya de Bouira
- 20/04/2023 : Encaissement d’une avance de 9 520 000 DA concernant la
réalisation du la bibliothèque communale de Tirmitine
- 25/04/2023 : location d’une machine pour une durée de 10 jours à 5 950
DA/journée
-16/07/2023 : elle s’est faite attribuée un marché de la réalisation de 20 logements
sociaux mt 6 540 000 DA sachant qu’elle a encaissé le 20/07/2023 la première
tranche du montant et qui représente 1/3 du montant du marché
- 20/07/2023 : achat de la matière première pour un montant de 1 190 000DA
(consommée la même année)
- 03/11/2023 : encaissement d’une avance de 3 270 000DA concernant le projet de
réalisation de nouveau siège de la mairie de Blida.
Suite aux informations ci-dessus le tableau de compte de résultat (TCR) contient :
- Compte 63 salaire du personnel : 1 000 000DA
- Compte 752 plus-value de cession : 1 200 000 DA concerne vente d’une machine
en date du 1/05/2023 (sachant que la machine a été acquise en date du 01/05/2019 à
2 000 000 DA, durée de vie 10 ans).
T.A.F :
1. Calculer la TVA
2. Calculer le résultat comptable et le résultat fiscal
3. Calculer l’IBS dû pour l’exercice 2023.
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
Références bibliographiques
1. AHMED SADOUDI, Cours de Droit Fiscal, Ex Directeur Général du budget et
consultant international, 2019;
2. BACHIR YELLES CHAOUCHE, Cours De Droit Fiscal, UNIVERSITE ORAN 2,
2019;
3. Direction général d’impôt, Instruction N° 341/MF/DGI/21 DU 01/08/2021 ,
avantage fiscaux –entreprise accordée aux entreprises disposant du label « Start-up
» ou du label « incubateur »;
4. Direction général d’impôt, circulaire N°15/MF/DGI/DLRFAJ/LF22 DU
14/12/2022, DISPOSITIONS RELATIVES A LA DETERMINATIONS DU
RESULTATS FISCALE/ REGIME REEL;
5. Emmanuel DISLE et autre, DCG 4 Droit fiscal, Editions Francis Lefebvre, ;
6. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 100, Loi n° 21-
61 du 25 Joumada El Oula1443 correspondant au 30 décembre 2021, portant loi de
finances pour l'année 2022;
7. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 53, Décision n°
05/D. CC/22 du 29 Dhou El Hidja 1443 correspondant au 28 juillet 2022 relative au
contrôle de constitutionnalité de l’ordonnance portant loi de finances
complémentaire pour 2022;
8. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 78, Loi n° 14-
10 du 8 Rabie El Aouel 1436 correspondant au 30 décembre 2014 portant loi de
finances pour 2015;
9. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 81, Loi n° 19-
14 du 14 Rabie Ethani 1441 correspondant au 11 décembre 2019 portant loi de
finances pour 2020;
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Fiscalité de l’entreprise approfondie
10.JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 85, Loi n° 22-
23 du 24 Joumada El Oula 1444 correspondant au 18 décembre portant statut de
l’auto-entrepreneur;
11.JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, N° 89, Loi n° 22-
24 du Aouel Joumada Ethania 1444 correspondant au 25 décembre 2022 portant loi
de finances pour 2023;
12.Le Code De L’enregistrement Selon LF 2022
13.Le Code Des Impôts Directs Et Taxes Assimilées Selon LF 2022;
14.Le Code Des Impôts Indirects Selon LF 2022;
15.Le Code Des Procédures Fiscales Selon LF 2022;
16.Le Code Des Taxes Sur Les Chiffres D’affaires Selon LF 2022
17.Le Code Du Timbre Selon LF 2022;
18.Ministère des Finances, INSTRUCTION GENERALE N°001 MF/DGI/DG/ 07 DU
09 JANVIER 2007 RELATIVE A L’IMPOT FORFAITAIRE UNIQUE;
19.REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE,
MINISTERE DES FINANCES, GUIDE PRATIQUE DE LA TVA, 2021.
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