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Polycopié
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Plan du cours
Préambule
1. Eléments de définition
1. Types de recherche
2. La méthode qualitative
3. La méthode quantitative
4. Méthodes mixtes : combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives
1. Communication scientifique
2. Structure physique d’un article scientifique
3. Publication d’un article scientifique
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Préambule
Ce support pédagogique est destiné aux doctorants spécialité Management Stratégique du
département des Sciences de Gestion dans le cadre des cours de renforcement des
connaissances pour les Doctorants.
L’objectif principal de ce cours est d’expliquer aux doctorants les différentes manières
d’élaborer un projet de recherche en vue d’écrire une thèse et un article scientifique d’une
façon bien structurée, cohérente et essentiellement fondée sur la théorie économique.
Notre but n’est pas de donner une procédure de choix systématique mais d’éclairer le
chercheur sur les différentes voies possibles pour la conduite du processus de recherche et
ceci dans un objectif d’efficacité dans le choix de la méthode appropriée.
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Liste des tableaux
Tableau Page
Tableau 1 : exemple de canevas pour une recherche hypothético-déductive 41
Tableau 2 : exemple de canevas pour une recherche inductive 44
Tableau 3 : exemple de canevas pour une recherche abductive 45
Tableau 4 : les caractéristiques principales des différents paradigmes 51
Tableau 5 : les aspects qui agissent sur le positivisme et le constructivisme 53
Tableau 6 : outils de collecte des données qualitatives 61
Tableau 7 : l’utilisation de diverses techniques de collecte de données 63
qualitatives
Tableau 8 : grille de codage 71
Tableau 9 : résumé des caractéristiques de la recherche qualitatives 82
Tableau 10 : les formes de plagiat 105
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Liste des figures
Tableau Page
Figure 1 : les types de la recherche scientifique 14
Figure 2 : les étapes de la démarche scientifique 19
Figure 3 : la methode conique 21
Figure 4 : la methode en cercle 22
Figure 5 : les pièges à éviter lors de la formulation de la problématique 27
Figure 6 : la formulation d’une hypothèse 28
Figure 7 : méthodologie d’accès au térrain et apports de la recherche 57
Figure 8 : panorama graphique des types de recherches qualitatives 67
Figure 9 : les principaux logiciels de traitement des données qualitatives 72
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Liste des annexes
Annexe Page
Annexe 1 : classification JEL 115
Annexe 2 : citer selon les normes APA 134
7 eme édition
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Chapitre 1 : la recherche scientifique en
sciences sociales
1. Définition des concepts
2. Différents niveaux de la recherche
3. Fonctions et types de recherche scientifique
4. Processus de recherche
5. Elaboration d’une problématique
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La recherche scientifique en sciences sociales est un domaine qui englobe une grande variété
de disciplines, telles que la psychologie, la sociologie, l'anthropologie, l'économie, la science
politique et bien d'autres encore. La recherche en sciences sociales peut être qualitative ou
quantitative, ou une combinaison des deux, selon les objectifs de l'étude.
La recherche en sciences sociales peut avoir des applications dans de nombreux domaines,
tels que l'éducation, la santé, les politiques publiques, le marketing, la communication, les
relations interpersonnelles. Les résultats de la recherche en sciences sociales peuvent aider à
comprendre les comportements humains, les motivations, les attitudes et les opinions, et
peuvent être utilisés pour informer la prise de décision et le développement de politiques
publiques efficaces.
Un sujet de recherche est une question, un problème ou une idée que l'on souhaite explorer et
étudier à travers une recherche scientifique. Cela implique généralement la collecte, l'analyse
et l'interprétation de données pertinentes afin de répondre à une question de recherche
spécifique ou de résoudre un problème. Le sujet de recherche est un aspect spécifique du
thème de recherche qui est plus général et décrit un domaine plus large de la recherche
scientifique. Les thèmes de recherche peuvent être utilisés pour décrire les intérêts de
recherche généraux ou les domaines d'expertise d'un chercheur. Par exemple, les effets de la
gestion de la ressource humaine sur la compétitivité de l’entreprise est un thème qui pourrait
inclure plusieurs sujets de recherche : l’impact de la formation sur la performance sociale, …
Un sujet de recherche peut être choisi dans un large éventail de domaines, tels que les
sciences sociales, les sciences naturelles, la médecine, l'ingénierie, les sciences de
l'information, etc. Il peut s'agir de questions théoriques ou appliquées, et il peut être exploré à
travers différentes méthodes de recherche, telles que des enquêtes, des expériences, des études
de cas, des analyses de données, etc.
Il est important de bien définir son sujet de recherche pour assurer la pertinence, la faisabilité
et la validité de la recherche. Un sujet de recherche bien défini doit être clair, précis, original
et significatif.
Il est si important de choisir un sujet en relation avec l’expérience et l’intérêt du chercheur. Il
est indispensable de tenir compte de la faisabilité de la recherche à entreprendre, en d’autres
termes, anticiper à la fois les obstacles matériels et logistiques auxquels le chercheur
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risque de faire face. Il est nécessaire, également de délimiter et de préciser, une question
de recherche. Cette question va orienter la recherche et définir les objectifs à atteindre.
1.2. La recherche scientifique
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croyances et des opinions qui peuvent être une motivation première pour choisir un sujet de
recherche ou pour choisir un cadre théorique d’analyse et d’interprétation. Par conséquent, les
chercheurs s’efforcent de réduire leur subjectivité et de faire preuve du plus d’objectivité
possible pour aborder la question de recherche mais il reste toujours une marge de subjectivité
dans le choix du sujet et la rédaction de l’étude. Par conséquent, une distinction peut être faite
entre l’objectivité de la méthode de recherche et l’objectivité de la rédaction de la recherche.
L’objectivité de la méthode scientifique est l’une des caractéristiques les plus importantes et
l’une des constantes fondamentales de tout travail de recherche sérieux qui aspire à présenter
de nouvelles connaissances scientifiques. Quant à la subjectivité de l’écriture, elle se limite au
style de l’écrivain, aux sujets sur lesquels il choisit de se concentrer et à la manière
d’interpréter les indices et les données. La subjectivité peut être contrôlée et réduite en
clarifiant les limites et en en discutant dans le cadre de la méthodologie. La possibilité de
subjectivité dans la rédaction de l’étude n’exclut pas que des limites et des méthodes
spécifiques soient requises pour la rédaction de la recherche scientifique qui nécessite
l’utilisation d’une terminologie précise et d’analyses systématiques, en écartant toute pensée
et opinion qui ne sont basées sur des données et analyses scientifiques. La subjectivité peut
être réduite par la présence de plus d’un chercheur dans le projet de recherche ou en sollicitant
l’aide de chercheurs et de collègues afin qu’ils lisent la recherche et fassent des observations
sur la méthode de traitement du sujet et de rédaction de l’étude.
- Éthique de la recherche scientifique : Le premier objectif de tout chercheur est
d’obtenir des informations et des données. Or toutes les méthodes d’obtention d’informations
ne sont pas légales et éthiques. L’éthique de la recherche scientifique exige le respect de la vie
privée des participants à la recherche, la préservation de leurs droits et le respect de leurs
opinions, ainsi que la préservation de la sécurité des participants et du chercheur. L’une des
conditions de base pour respecter l’éthique de la recherche scientifique est de protéger
l’identité des participants à la recherche en ne donnant pas leur vrai nom ou en n’utilisant pas
d’indices qui pourraient conduire à révéler leur véritable identité sans leur accord. Il est vrai
que l’éthique de la recherche scientifique limite souvent l’accès à l’information. Cependant, la
recherche scientifique s’accorde aujourd’hui à donner la priorité au respect de l’éthique de la
recherche, même au détriment de l’accès à l’information.
- Honnêteté : Le chercheur doit être honnête et clair avec les participants à la
recherche. Il doit leur expliquer la recherche et son objectif et leur donner accès aux
informations de base qui constituent le fondement de sa recherche. Le chercheur doit
également être honnête avec ses lecteurs en transférant des informations de manière honnête
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et véridique sans falsifier aucune information ou compléter des informations partielles basées
sur des théories antérieures ou ses opinions personnelles.
2. Les différents niveaux de recherche
- Diagnostic : Le diagnostic est l’une des fonctions les plus importantes de toute
recherche scientifique car la caractérisation de la population étudiée et le diagnostic du
phénomène sur lequel se concentre la recherche est la première étape, voire la plus
importante, de la recherche scientifique.
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la société et rechercher des informations suffisantes pour le comprendre amènent le
chercheur/la chercheuse à fournir une interprétation ou une analyse précise du phénomène
étudié.
La recherche en sciences humaines prend différentes formes. Selon l’objectif poursuivi, les
connaissances acquises dans un certain domaine, l’objet étudié, une recherche prendra une
forme plus théorique ou appliquée, elle utilisera une méthode historique ou se tournera vers
l’expérimentation en laboratoire, etc. Une véritable recherche combine souvent plusieurs de
ces formes. On peut cependant faire quelques distinctions qui permettent de définir les
différentes approches (voir figure 1).
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- La recherche empirique consiste plutôt à réunir de nouvelles données, à recueillir de
nouveaux faits ayant pour objet de répondre à une question de recherche particulière.
- La recherche quantitative aborde les phénomènes à l’aide d’instruments de
quantification et traite les données chiffrées obtenues à l’aide de modèles statistiques.
- La recherche qualitative approche les phénomènes de manière systématique mais
non quantitative. Elle utilise des techniques spécifiques de cueillette et de traitement de
données, comme l’entrevue, l’analyse de cas ou l’observation participative.
- La recherche descriptive a pour objet de répertorier et de décrire systématiquement
un certain ordre de phénomènes, d’établir des regroupements de données et des
classifications.
- La recherche explicative a pour objet de rechercher des causes, des principes ou des
lois qui permettent de rendre compte des phénomènes. Recherche de terrain ou recherche en
laboratoire. La recherche sur le terrain se déroule dans un milieu social normal, dans une
institution ou un territoire donné où les chercheurs ne contrôlent pas les variables impliquées.
La recherche en laboratoire se déroule dans un milieu artificiel où les chercheurs peuvent
contrôler un certain nombre de variables.
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Figure 1 : les types de la recherche scientifique
Appellations en Recherche
Recherche
fonction de Qualitative
Fondamentale Par rapport aux
Par rapport à différentes
méthodes
Recherche son utilisation facettes de la Recherche
d’investigation
Appliquée recherche Quantitative
Par rapport à
son objectif
Recherche exploratoire
Recherche descriptive
Recherche explicative
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- un ensemble de connaissances théoriques ou techniques : la gestion est présentée comme
une unité d’ambitions cognitives ou comme une unité de connaissances théoriques ou
techniques.
Elle est considérée comme un ensemble de contributions cognitives ce qui induira une
problématique de cohérence et d’unité.
- un ensemble de discours : c’est une composition de discours qui assurent une mobilisation et
un engagement dans l’action.
- une visée commune : cette visée permet de regrouper les trois définitions précédentes et
d’essayer de les combiner afin d’avoir un objectif commun. C’est la maîtrise des différents
problèmes qui se présentent pour l’organisation, qu’ils soient théoriques ou pratiques ou
cognitifs afin de conduire le travail avec un ensemble de ressources et de contraintes.
La recherche en gestion pose trois problèmes comme conséquence de trois facteurs :
l’épistémologie éclectique, le pouvoir important du sujet (subjectivité). L’épistémologie
éclectique est une approche qui considère que les différentes méthodes et approches de la
connaissance (empirique, rationnelle, intuitive…) peuvent être utiles pour comprendre le
monde. Elle ne privilégie pas une seule méthode ou une seule théorie, mais plutôt cherche à
intégrer différents points de vue pour former une vision globale de la connaissance.
La question qui se pose est : où classer la recherche en gestion? Une réponse est de présenter
la recherche dans le domaine du management et de la stratégie concernant le pourquoi et le
quoi avec une insistance sur l’efficacité. En revanche une recherche centrée sur les aspects
techniques et analytiques, concerne le pourquoi et le quoi avec une insistance sur l’efficience.
Une question de recherche n’est pas limitée à un thème sans finalité ni démarche ; c’est une
combinaison d’un thème (quoi étudier), d’une finalité (pourquoi) et d’une démarche
(comment procéder).
Au-delà des querelles entre courants et paradigmes, le problème est de savoir comment
étudier le management. Quelles sont les questions qu’un chercheur devrait se poser pour
aborder un problème de management ? Une pratique ou une science, une réalité objective ou
un ensemble de représentations ? Appréhende-t-on la réalité en management ou est-on un
acteur de sa construction? Le but ultime de la recherche ne doit pas être oublié, à savoir :
éclairer et aider les acteurs confrontés aux problèmes concrets de management.
Les recherches en gestion ont généralement pour objectif de décrire, de comprendre,
d’expliquer ou de prédire des phénomènes liés aux organisations. Une recherche en gestion ne
devrait pas se focaliser sur un seul domaine ou discipline, elle devrait plutôt porter sur
différentes idées et concepts existants en interaction avec la problématique de recherche.
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4. Le processus de recherche
4.1. Phase de conception / construction de l’objet d’étude
Pour mener à bonne fin une recherche, il faut bien penser, bien réfléchir, bien identifier un
problème précis, poser une question centrale, imaginer les réponses appropriées (hypothèses)
et en envisager la validité. Les étapes de la phase de construction de l’objet sont les suivantes:
choisir et formuler un problème de recherche - Énoncer les questions, les objectifs, les
hypothèses de recherche, définir les variables - Recenser les écrits pertinents, observer les
faits pertinents - Élaborer un cadre de référence
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revue l’ensemble des écrits (revue de littérature) ou autres ouvrages pertinents, c’est-à-dire
ceux qui correspondent aux préoccupations majeures de cette recherche, et sélectionner puis
organiser intelligemment.
- Élaborer un cadre de référence : En principe, le cadre de référence définit la
perspective théorique particulière selon laquelle le problème de recherche sera abordé et
traité, et place l’étude dans un contexte de signification. Le cadre de référence apparaît juste
après l’énoncé du problème ou avant la revue des travaux. Logiquement, le cadre de référence
prolonge la revue des travaux, découle d’elle mais la déborde, et apporte des précisions sur la
perspective particulière de l’étude, en affichant les théories et les auteurs dont se réclame
l’orientation globale de l’étude qui y réfère ou s’y réfère. On également de modèle d’analyse
4.2. Phase méthodologique
Choisir les méthodes et les instruments de collecte des données - Définir la population et
l’échantillon d’étude - Décrire le déroulement de la collecte des données - Présenter le plan
d’analyse des données recueillies - Collecter les données.
Les méthodes ne sont pas isolables des voies ouvertes par les intérêts du chercheur (les
questions, les valeurs, les idéologies, ou les théories orientant ses objectifs) ni des
caractéristiques des informations accessibles. Une méthode est pertinente lorsqu’elle s’ajuste
aux questions posées et aux informations recherchées. Au cours de cette phase, le chercheur
explique et justifie les méthodes et les instruments qu’il utilisera pour appréhender et collecter
les données, en réponse aux questions posées et aux hypothèses formulées. Le chercheur
précise également les caractéristiques de la population (groupe humain ou non) sur laquelle il
va travailler et à laquelle il va arracher les informations. Il décrit enfin le déroulement de la
collecte des données et indique le plan d’analyse des données.
- Choix des méthodes et des instruments de collectes des données : À cette étape, le
chercheur présente ou expose les méthodes ou les paradigmes auxquels il recourt, puis décrit
les instruments ou techniques qui seront utilisées. Divers instruments servent à mesurer les
variables d’étude. Ces instruments peuvent fournir des informations de type qualitatif
(entretiens, observation, etc.) ou des informations de type quantitatif (questionnaire, échelles
de mesure, etc.).
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étudier et à partir de laquelle il voudra faire des généralisations. La population accessible est
la portion de la population cible qui est à la portée du chercheur. Elle peut être limitée à une
région, une ville, une entreprise, une agence, un département, etc. Un échantillon est un sous-
ensemble d’éléments ou de sujets tirés de la population, qui sont sélectionnés pour participer à
l’étude.
- Collecte des données : Ce travail s’effectue selon un plan établi. Cette collecte
systématique d’informations est faite à l’aide des instruments choisis.
Une masse de données recueillies (par exemples deux cartons de mille questionnaires remplis,
dix bandes ou des giga-octets d’entretiens enregistrés) ne constitue pas en soi une recherche.
Il faut traiter toutes ces données. C’est-à-dire qu’il faut y exercer un travail d’analyse pour
isoler des unités signifiantes (thèmes, figures, variables…) abstraites de leur contexte pour en
opérer la comparaison terme à terme. Ensuite, le chercheur en fait une synthèse. Cette phase
comprend deux étapes:
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- L’analyse et la présentation des données : L’analyse des données est fonction du
type d’étude et de son but, selon qu’il s’agit d’explorer ou de décrire des phénomènes et de
comprendre ou de vérifier des relations entre des variables. Les statistiques permettent de
faire des analyses quantitatives. L’analyse qualitative réunit et résume, sous forme narrative,
les données non numériques. Elle peut par exemple faire des catégorisations. L’analyse des
données permet de produire des résultats qui sont interprétés et discutés par le chercheur.
Toute ses étapes peuvent être résumées dans la figure qui suit
Phénomène
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5. élaboration d’une problématique
5.1. Définition
Une problématique de recherche est la jonction d‘un ensemble de concepts, de théories, de
questions, de méthodes, d’hypothèses et de références qui contribuent à clarifier et à
éclaircir un problème de recherche.
Traiter un problème de recherche c’est mettre en œuvre une question spécifique à laquelle le
chercheur tentera de répondre.
La problématique ne débouche pas sur une réponse immédiate, ni sur une réponse limitée à «
oui » ou « non ». Elle doit mettre en jeu une argumentation.
Comment construire une problématique ?
Pour Transformer le sujet en questions il faut :
- chercher par exemple comme point de départ l’opinion couramment admise sur le
sujet ou l’actualité du sujet
- faire des observations, des constats grâce à la recherche documentaire sur la base de
mots clés pourra fournir des éléments de réflexion.
- Etablir, à partir de ces constats, la liste des questions qui semblent les plus pertinentes.
- Transformer le sujet en débat : Demander quel est l’intérêt de ce sujet, Demander ce
qui fait problème dans ce sujet, Effectuer une liste de tous les mots clés du sujet, lister
toutes les questions sur le sujet choisi, Identifier les enjeux, lister les problèmes,
formuler des hypothèses permettant la résolution des problèmes
(causes/conséquences)
Comment trouver une problématique de recherche ?
Cette démarche s’appuiera sur la découverte de ce que l’on appelle en anglais, un
« knowledge gap ». Cette expression anglaise n’est pas évidente à traduire en français, mais
nous pourrions la traduire comme représentant « un trou dans la connaissance », un « déficit
de connaissances ». Bref, il s’agit de quelque chose qui manque dans la connaissance
scientifique.
La méthode conique est la plus classique et c’est la plus recommandée. Tel un cône en
entonnoir. Tel un cône en entonnoir, le chercheur développe sa revue de littérature en partant du
général vers le particulier, en faisant diminuer le nombre des études intéressantes sur lesquelles il va
vraiment s’appuyer.
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Figure 3 : La méthode conique
Général
Large
Etroit
La méthode en cercle : Il s’agit, selon cette approche, de combiner divers aspects ou thèmes
issus de plusieurs domaines ou disciplines, qu’elles soient académiques ou pas. Un knowledge
gap pourrait très bien se situer à l’entrecroisement de ces disciplines. Concrètement, cette
21
méthode est plus appropriée pour détecter les « knowledge gaps » dans les recherches
appliquées et les recherches qualitatives.
sociologie
psychologie managment
22
une variable indépendante utilisée pour prévoir ou expliquer les valeurs d’une variable
dépendante. Pour évaluer si une variable prédit tel autre, on utilise habituellement les
statistiques et notamment des modèles de régression
De même, ce raisonnement pourrait amener le chercheur à poser l’hypothèse de variables
médiatrices ou modératrices se situant entre la variable indépendante et la variable
dépendante.
Toutefois, il faudra dans tous les cas, partir d’études antérieures et prouver la pertinence de
l’ajout de variables (ou autre) qu’on souhaite effectuer.
Dans une autre perspective, il est possible de vouloir passer de la simple description de
variables à une étude des relations entre ces mêmes variables.
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- Les théories et les concepts : dans le cadre théorique, le chercheur fait appel aux :
Différentes théories ayant un lien étroit avec le sujet de recherche, Concepts-clés pouvant
expliquer et éclaircir le problème constaté puisque la recherche tourne autour de la
compréhension de ce problème. Il s'agit des théories qui s'appliquent aux divers aspects
d’un problème de recherche. On entend généralement par-là les théories constituées qui
traitent d’une question dans une discipline donnée. Toute théorie repose sur un
assemblage cohérent de concepts qui sont propres au domaine qu’on appelle quelquefois «état
de la question» la recension des théories, des concepts et des recherches antérieures à la nôtre
qui traitent de notre problème de recherche ou de problèmes connexes
- La question : Il s'agit de la concrétisation du problème constaté sous forme
d‘une question de recherche, il est si important de formuler clairement la question dans la
mesure où sa clarté contribue à mener la recherche d‘une façon fluide «un problème de
recherche peut donner lieu à de multiples questions de recherche; une recherche bien
construite n’aborde directement qu’une seule question à la fois .
La question de recherche peut être pertinente si elle répond aux critères suivants :
Critères conventionnels:
La question posée cherche à expliquer et à comprendre le pourquoi.
La question ne consiste guère en une simple demande d'information : quoi, où,
quand…..
La question doit exclure le jugement de valeur.
Critères communicationnels :
La question doit être formulée correctement.
La question doit être précise.
La question doit être comprise de tous.
Critères contextuels :
Il s‘agit ici du problème constaté au départ, il peut être un phénomène, un
dysfonctionnent ou encore obstacle.
La question doit être en relation directe avec le travail en cours de réalisation.
Après avoir identifié le problème c'est-à-dire identifier ce qui crée le malaise,
l’insatisfaction,…le chercheur est amené à formuler le problème. Il s’agit d’exprimer en
termes sans équivoque, en énoncé affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit
menée. C’est montrer, à l’aide d’une argumentation, que l’exploration empirique du
problème est nécessaire, pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des
connaissances.
24
Ensuite, le chercheur procède à exprimer le problème sous forme d’énoncé interrogatif écrit
au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la question principale
ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour compléter et
clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche).
Exemple
Un chercheur intéressé au domaine de la planification stratégique note lors de son survol de la
littérature que la plupart des recherches traitant de la planification stratégique au sein des
grandes entreprises concluent en une association positive entre le niveau de planification
stratégique et la performance. Or, ce chercheur connaît plusieurs dirigeants de PME fort
prospères dont les actions apparaissent davantage guidées par l’intuition que par une
planification à long terme minutieuse. Il semble donc y avoir un écart, une contradiction entre
la théorie suggérée par les recherches antérieures au sein des grandes entreprises et la réalité
constatée par le chercheur. Le problème général de recherche serait donc qu’il ne semble pas
y avoir de relation entre le niveau de planification stratégique remarqué dans les PME et le
niveau de performance de ces dernières. Ce problème pourrait être abordé de plusieurs façons.
Il convient donc de préciser davantage le problème identifié. À cette étape, le chercheur
reformule le problème de recherche sous forme de question. Dans cet exemple, la question
générale de recherche pourrait être : Est-ce que le niveau de planification stratégique
rencontré chez les dirigeants de PME est associé positivement au rendement de leur
entreprise? La question générale de recherche étant posée, le cadre de la recherche se trouve
en grande partie circonscrit. La question générale donnera lieu à une ou plusieurs questions
spécifiques qui tiendront compte du contexte particulier de la recherche. Toutefois, avant
d’aller plus de l’avant le chercheur doit d’abord décider selon quelle approche il abordera son
sujet.
Comment reconnaître qu’une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle?
Il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes sans l’interpréter
soi-même devant ces personnes.
On recueille les différents avis et on les confronte à la question de recherche. Si les réponses
données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa question de recherche alors celle-
ci peut être retenue.
Pourquoi la question de recherche joue-t-elle un rôle de fil conducteur? Pour deux
raisons: Parce que le thème qu’on s’est donné n’est pas encore en tant que tel un objet de
25
recherche. Parce que la question de recherche va servir plus tard de soubassement à la
formation de l’hypothèse.
Pour élaborer une problématique, il faut éviter un certain nombre de pièges illustrés dans la
figure qui suit.
26
Figure 5 : Les pièges à éviter lors de la formulation de la problématique
trop de questions
pièges à attendre le dernier moment
éviter
27
Figure 6 : la formulation d’une hypothèse
énoncé affirmatif
28
hypothèse qualitative concerne toujours des faits que l‘on ne peut pas quantifier ou dont
l‘approche ne peut être que qualitative en raison de la nature même de ce qui est étudié
Dans le cadre d‘une recherche empirique quantitative, l‘hypothèse s‘appuie sur des faits
observables et vérifiables à travers une expérimentation : Elle concerne la réalité des faits
sous une forme vérifiable par des observations ou des expérimentations données. En fait, on
considère souvent qu‘il s‘agit là du type de recherche le plus intéressant et le plus important
dans plusieurs sciences humaines, comme la psychologie, la psychosociologie, l‘économie,
les sciences de l‘éducation, etc. Par contre, elle ne peut être pratiquée en histoire, et elle est
très difficilement applicable en anthropologie, où les méthodes qualitatives priment (Robert-
Tremblay & Perrier, 2006 : P1)
Types d’hypothèse
Hypothèse de recherche « alternative » (H1) : Le principe des tests d‘hypothèse
est de formuler, en amont, une hypothèse de recherche (Notée H1) et de prédire les
conséquences de cette hypothèse pour les groupes choisis (échantillon) et, on peut comparer,
en aval, ces prédictions avec les observations en concluant soit, par l‘acceptation soit, par le
rejet de l‘hypothèse à partir de règles d‘objectivité. Emettre ces hypothèses par le chercheur,
constitue un élément crucial des tests d'hypothèses
Hypothèse nulle (H0) Notée H0 : est l‘hypothèse, en principe, à contrôler : elle
consiste à dire qu‘il n‘existe pas de différence entre les groupes comparés ou que la différence
observée n‘est pas significative. Cette hypothèse est formulée dans le but d‘être rejetée.
Hypothèse bilatérale ou bi-directionelle : Il s’agit d’un test bilatéral, Lorsqu'on ne
spécifie pas une direction particulière pour l'hypothèse alternative. Dans ce type de test, il y a
deux zones de rejet, sises aux extrémités de la distribution.
Hypothèse unilatérale « orientée » Cette hypothèse appelée aussi « orientée », à
travers celle-ci on s‘intéresse à la moitié de la distribution. Dans ce cas, il s‘agit d‘un test
orienté parce qu‘on peut spécifier une direction particulière pour l'hypothèse alternative. Dans
ce type de test, il y a une seule zone de rejet, sises du côté spécifié par l'hypothèse alternative.
Le test unilatéral est préférable puisque le chercheur peut facilement orienter son travail de
recherche (Mehdi, 2018)
29
avec cela”, “ceci est en relation avec cela”). Dans la plupart des hypothèses, on considère
deux principaux types de concepts: les causes (ou facteurs) qui ont des effets (ou des
conséquences). Les causes sont aussi nommées variables indépendantes tandis que les effets,
variables dépendantes. Dans une relation entre deux variables d’une hypothèse, la variable à
expliquer, c’est la variable dépendante, et le facteur explicatif c’est la variable indépendante.
Le sens de la relation est indiqué par des termes tels que: “moins que”, „plus grand que”,
“différent de”, “positif”, “négatif”, etc.
La vérifiabilité: l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
La plausibilité: l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente par
rapport au phénomène à l’étude.
Quelques éléments à ne pas oublier:
- On peut avoir une hypothèse principale et des hypothèses secondaires ou opérationnelles.
Celles-ci doivent s’articuler autour de la principale et s’appeler les unes les autres dans une
logique imposée par la problématique de la recherche.
- Pour vérifier une hypothèse, l’attitude de départ doit être celle de l’infirmer. Ce qui renforce
le doute et crée les conditions de l’objectivité scientifique en réduisant les risques
d’interprétations et orientations subjectives. L’hypothèse n’est confirmée que dans la mesure
où aucune des données recueillies ne l’invalide.
- Valider une hypothèse ne consiste pas à demander aux sujets enquêtés s’ils adhèrent à l’idée
émise.
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Une fois la question de recherche décortiquée, il faut sélectionner les ouvrages qui se réfèrent
au thème de l’étude et à la question de recherche ou qui portent sur des problématiques liées à
la question de recherche. Pour effectuer ces lectures, il faut observer quelques principes:
- Partir toujours de la question de recherche
- S’orienter vers les ouvrages de synthèses ou les articles ne comportant que quelques dizaines
de pages.
-Rechercher des documents qui présentent surtout des analyses et non uniquement des
statistiques
-Recueillir des textes qui donnent des approches diversifiées du problème que l’on veut
étudier.
-Se donner une grille de lecture. La grille de lecture est une construction qui permet de
dégager d’une part les thèmes majeurs identifiés chez les auteurs et d’autres parts elle permet
de relier ces thèmes aux différentes dimensions de la question de recherche et à son contenu
global.
Comment exposer la revue de la littérature ?
La revue de la littérature doit être organisée, systématisée, structurée. C’est donc dire qu’elle
n’est pas une entreprise hasardeuse, subjective conduite selon les préférences esthétiques ou
idéologiques du chercheur. La revue de la littérature doit commencer par structurer l’exposé
des textes en se donnant des thèmes. Dans l’exposé d’une revue de recherche, on n’écrit pas le
titre de l’ouvrage; on annonce seulement l’auteur et la date de publication de l‘ouvrage. On ne
met pas de citations; il s’agit de résumer ce que l’auteur a dit concernant l’idée évoquée dans
l’ouvrage et qui est en rapport avec les volets de la question de recherche. A la fin de
l’exposé, on donne son point de vue quant à l’apport de cet ouvrage dans l’exercice qu’on
veut entreprendre. Il faut faire aussi à la fin une grande conclusion sur la valeur des auteurs
qui ont servi à faire notre revue de littérature. On fait une conclusion partielle de chaque
auteur (sur la valeur scientifique et notre point de vue). Autour de chaque thème, on fait
graviter les auteurs dont les ouvrages se rapprochent peu ou prou du contenu du thème
considéré. L’exposé d’un auteur doit être synthétique et se terminer par une brève évaluation
de l’apport scientifique de son travail par rapport à la question de recherche qu’on s’est donné
au départ. Une fois épuisé, l’exposé scientifique doit faire place à une deuxième démarche: Le
chercheur doit faire le point des problématiques ou des thèmes centraux rencontrés chez les
auteurs afin de montrer leur relation avec le sujet qu’on s’est donné. Ce deuxième point de la
démarche de la revue de la littérature s’inscrit dans la conclusion générale de la littérature qui
doit rappeler l’essentiel des thèmes abordés chez les auteurs tout en articulant les uns aux
31
autres en relation avec les différentes dimensions de la question de recherche. Cette démarche
est une transition efficace vers la problématique. La revue de littérature et la question initiale
ayant été articulées, il faut renforcer la démarche de rupture initiée par la question de
recherche, par les explorations.
La rigueur scientifique est un idéal qui est très difficile à atteindre. Cela est vrai en sciences
de la nature, mais cela est encore plus vrai en sciences humaines. Il y a différentes raisons à
cela. D’abord, il y a des limites éthiques à ce qui peut être entrepris comme recherches avec
des êtres humains. On ne peut nuire d’aucune manière à des êtres humains, ni les tromper.
Ensuite, on doit considérer le fait que l’être humain est certainement l’objet le plus complexe
de la nature, et donc celui dont l’étude est la plus difficile. Troisièmement, il faut considérer le
fait que les êtres humains ne sont pas transparents: on ne peut pas étudier leurs pensées
intimes, par exemple. De plus, ils attribuent des significations à leurs actes, différentes de
celles que les scientifiques pourraient proposer. Quatrièmement, les chercheurs eux-mêmes
sont humains et donc ont des intérêts et des partis pris liés à leur objet d’étude; il leur est très
difficile de garder la neutralité et l’objectivité nécessaires en bien des circonstances.
Finalement, on ne doit pas oublier que les sciences humaines sont relativement jeunes par
rapport aux sciences de la nature. Toutes ces raisons font que les sciences humaines sont des
disciplines complexes et que les recherches qu’on y mène sont très exigeantes. Il est donc
essentiel pour un chercheur ou une chercheuse en sciences humaines d’avoir une
connaissance approfondie des règles de la méthode scientifique, et de chercher à les appliquer
avec le plus de rigueur possible. Comment peut-on éviter certains biais? Le principe du simple
aveugle vise à prémunir les chercheurs contre certains biais au cours d’une recherche. Ce
principe ordonne que les sujets de l’expérience ne sachent pas s’ils sont soumis à un
traitement ou non: par exemple, s’ils reçoivent un médicament donné ou s’il s’agit d’un
placebo. En outre, il est préférable que les sujets ne sachent pas exactement ce que les
chercheurs veulent déterminer, qu’ils ne connaissent pas précisément leurs hypothèses de
32
travail ou leurs attentes, car ils pourraient être tentés d’y répondre par des comportements
artificiels. Le principe du double aveugle suppose que ni les sujets ni l’expérimentateur (la
personne chargée d’appliquer une procédure ou d’analyser un résultat) ne savent qui a reçu un
traitement et qui a reçu un placebo, par exemple: c’est là la forme classique du principe. Plus
généralement, le principe du double aveugle s’applique chaque fois que les attentes des sujets
ou du chercheur peuvent influencer les résultats. Par exemple, si la recherche suppose la
correction d’un test, les sujets ne doivent pas savoir quels sont les résultats attendus, ni même
l’objet exact du test; et le correcteur du test ne doit connaître ni les hypothèses de recherche,
ni l’identité des sujets, ni la provenance des tests à corriger: son jugement ne peut alors être
biaisé par ses attentes. Il arrive fréquemment qu’une expérience menée sans précaution ne
donne pas les mêmes résultats que lorsqu’on applique le principe du double aveugle, car, dans
ce dernier cas, on neutralise toute possibilité de la part du chercheur de biaiser les résultats.
33
Chapitre 2 : l’épistémologie de recherche
1. Eléments de définition
2. Paradigmes épistémologiques contemporains :
constructivistes vs positivistes
34
Très pratiquée, l'épistémologie est, paradoxalement, peu connue. Vous discutez avec des amis
des progrès récents en génétique moléculaire, de clonage humain et de la valeur de ce type de
recherche ? Vous faites de l'épistémologie. Un vulgarisateur scientifique s'interroge sur la
portée d'une découverte médicale ? Il fait de l'épistémologie. Un physicien propose une
réflexion sur les limites de notre connaissance, les avancées récentes de son domaine et leur
impact sur notre vision du monde ? Il fait de l'épistémologie. En fait, on s'adonne à
l'épistémologie sans le savoir. Mais alors, qu'est-ce au juste que l'épistémologie ?
1. Eléments de définition
Lorsque l'on aborde l’épistémologie pour la première fois, il faut se montrer prudent car le
sens du terme varie. Par epistemology, un anglophone réfère en général à une branche
spécialisée de la philosophie, la théorie de la connaissance. Les francophones pour leur part se
servent plutôt du terme pour désigner l'étude des théories scientifiques. Les deux acceptions
sont étymologiquement justifiées, car le « mot grec épistèmê (qui s'oppose au mot doxa qui
signifie "opinion") peut être tantôt traduit par le mot "science", tantôt par le mot "savoir" ».
On peut réconcilier ces deux acceptions en parlant, de manière très générale, de
l'épistémologie comme de la théorie de la connaissance scientifique.
L'utilisation d'une méthode de recherche est souvent la conséquence d'un choix
méthodologique et épistémologique. Piaget (1967), définit l’épistémologie “ comme l’étude
de la constitution des connaissances valables”
D’après Cohen (1996), l’épistémologie correspond à un simple retour critique de la
connaissance sur elle-même, sur son objet, sur ses conditions de formation et de légitimité ;
elle est définie comme la philosophie de connaissance, la théorie des sciences ou encore
comme la théorie de la connaissance.
Elle permet de mieux comprendre comment la connaissance est produite, évaluée et utilisée
dans différents contextes et peut aider à améliorer la qualité de la recherche, de
l'enseignement et de la prise de décision.
L’épistémologie étudie la formation et la structure des concepts et des théories scientifiques.
Elle se penche aussi sur les procédures et méthodes retenues par les hommes de science.
L'épistémologie vise essentiellement « l'étude critique des principes, des hypothèses et des
résultats des diverses sciences ». Elle veut « déterminer leur origine logique, leur valeur et
leur portée objective». En interrogeant la science elle-même, elle la scrute en fait dans
l'articulation de ses principes et de ses fondements.
35
Elle propose en fait quatre champs délimités d’analyse et de réflexion :
- la nature et la structure des concepts et des théories scientifiques, ce qu'on appelle
parfois la syntaxe des théories;
- l'objet, la portée et la signification des concepts et des théories scientifiques, ce que,
de manière analogue, on appelle cette fois la sémantique des théories;
- la méthode scientifique;
- les limites et la valeur de l'entreprise scientifique
Exemple de questionnement épistémologique :
En quoi le projet de recherche que j’envisage pourra-t-il être tenu pour un projet de
recherche scientifique ?
Quels objectifs de recherche puis-je revendiquer ?
Qu’est-ce qui me permet d’argumenter cela ?
Quels sont les éléments qui me donnent la possibilité de considérer que je serai en
position d’extériorité et de neutralité face à ce que je vais étudier, d’en rester détaché
et distant ?
Dans quelles conditions suis-je autorisé à affirmer tel résultat ?
Quelles précautions dois-je prendre dans la présentation de mes résultats et le
développement de mes conclusions ?
1.1. Le paradigme
Le paradigme n’est pas une théorie ou un outil conceptuel, c’est une manière de voir le
monde. On voit le monde à travers un paradigme, et on ne prend conscience de la manière
dont on voit le monde, c’est-à-dire du paradigme dans lequel on se trouve, que quand ce
paradigme entre en crise et qu’un autre paradigme se présente
Le paradigme des sciences naturelles (ou « exactes ») s’est longtemps imposé comme le seul
et unique modèle pour toute pratique scientifique, inspiré notamment par la physique et la
mécanique. La première tendance a donc été de chercher à appliquer les principes et méthodes
des sciences naturelles à toutes les autres sciences, même humaines. De ce fait, les champs
36
d’étude auxquels le paradigme des sciences naturelles ne pouvait servir de référence ont
longtemps été considérés comme ne pouvant pas être des sciences ou, au mieux, à être des «
pseudosciences » ou « présciences ». À la base de ce paradigme scientifique repose le postulat
selon lequel une connaissance scientifique est une connaissance vérifiée au travers du recours
à la méthode expérimentale. Dans le cadre de ce paradigme, la recherche, qui porte sur des «
objets naturels », a pour ambition de révéler des relations, en particulier causales, susceptibles
d’expliquer les mécanismes sous-jacents aux divers phénomènes naturels étudiés et, plus
largement, au fonctionnement de la Nature Mais, d’une manière générale, les sciences
humaines et sociales ne peuvent s’appuyer le plus souvent que sur des quasi-paradigmes,
moins reconnus et moins puissants que le paradigme des sciences naturelles. La multiplicité
des principes épistémologiques et méthodologiques possibles pour ces « autres » sciences,
ainsi que la difficulté d’une vérification jugée pourtant indispensable au regard des sciences
naturelles, font qu’elles ne peuvent revendiquer un paradigme scientifique unifié et
unificateur, fait de croyances et principes clairs et forts sur ce qu’est la science en question et
la façon dont elle doit se développer. Comme aucun paradigme scientifique ne prévaut, les
chercheurs de ces domaines ont du mal à s’accorder sur des conventions épistémologiques et
méthodologiques ainsi que sur des bases théoriques indiscutables. Dans ce contexte,
l’influence du paradigme scientifique des sciences naturelles a été, et est encore aujourd’hui,
très grande dans les sciences humaines et sociales, en particulier dans les sciences de gestion.
Ainsi que nous l’avons précisé précédemment, la question d’un paradigme de référence pour
les sciences humaines et sociales (et plus largement pour les disciplines de recherche et
sciences autres que celles de la Nature) pose problème. Au sein même des sciences de gestion,
les chercheurs sont encore partagés, d’ailleurs souvent en fonction de leur spécialité : il est
peut-être plus facile, en finance, de se placer dans un cadre épistémologique proche de celui
des sciences naturelles. En revanche, dès que la dimension humaine, le contexte, les relations
entre le chercheur et son sujet deviennent des éléments d’importance, le strict respect du
paradigme des sciences de la Nature devient difficile, voire impossible. Distinguer les
sciences naturelles des sciences de l’artificiel permet de dépasser un certain nombre de
clivages révélés par des intitulés qui portent en eux-mêmes un jugement de valeur : « sciences
dures ou exactes » versus « sciences molles » ; « sciences fondamentales » versus « sciences
appliquées » ; « sciences » versus « humanités », par exemple. Le paradigme des sciences de
l’artificiel présente donc l’intérêt d’offrir un autre modèle de science, bien adapté là où le
37
paradigme des sciences naturelles s’avère inadapté. La conceptualisation des sciences de
l’artificiel part de l’argument selon lequel pratiquement tous les éléments de notre
environnement donnent des témoignages de l’artifice humain. Le monde dans lequel nous
vivons peut davantage être considéré comme façonné par l’homme, c'est-à-dire « artificiel »,
que comme naturel.
La question qui se pose concernant la gestion est : Qu’est-ce qu’on peut considérer en
gestion comme relevant d’une science? Différents travaux ont tenté de répondre à cette
question et ont institué des bases épistémologiques et méthodologiques pour les sciences de
gestion.
L’enjeu de porter une posture épistémologique en gestion est d’affirmer l’identité scientifique
des sciences de gestion et aussi l’identité épistémologique des connaissances de gestion. Cette
affirmation permet d’orienter, de guider et de doter les chercheurs de principes, de paradigmes
régulateurs de l’activité de recherche, de repères problématiques et méthodologiques dans la
conduite du processus de recherche, et ceci afin de conférer à leurs démarches plus de
cohérence et de rigueur (Cohen, 1996).
Devant un problème de recherche, la question qui se pose est : Quels sont les types de
recherche conformes au chercheur en gestion? La détermination du type de recherche est
considérée en fonction du statut philosophique et épistémologique concernant la nature du
monde et comment il est appréhendé. L’objectif du chercheur est d’adopter une approche qui
lui permet d’atteindre un objectif, de trouver une “ solution ” d’une situation ou d’un
problème qui lui fait face : le syndrome de la vérité et de l’explication parfaite.
La production d’une raison ou d’une vérité pure est dans le fond du débat philosophique et
méthodologique concernant la place du chercheur dans les paradigmes philosophiques et donc
sur quels fondements il prend appui. Afin d’identifier la position philosophique du chercheur,
il est essentiel de voir dans quel positionnement il se situe par rapport aux paradigmes majeurs
qui peuvent englober la vision du chercheur du monde (Bourdieu, 1992, Gill & Johnson,
1991, Locke, 1977).
Une vision de la recherche peut être vue sous le paradigme qualitatif versus quantitatif
(Bryman, 1989), une deuxième position est centrée sur deux traditions : positivisme et
phénoménologie. Meridith et alii (1989) voient le choix épistémologique être entre une
38
approche rationnelle ou bien existentielle, de même nous pouvons extrapoler un continuum
entre un déterminisme matériel (empirique) et un déterminisme mental (rationalisme)
Hirschman et alii (1992) et Bourdieu (1992) qui est similaire à une position positiviste versus
phénomélogiste.
Dans la littérature, nous pouvons voir l’existence d’une vue unique des paradigmes
quantitatifs, tandis qu’elle nous montre l’existence d’au moins quatre paradigmes dans une
recherche qualitative, de la position objective à la subjective Merdith et alii (1993) ;
Chevalier-Kuszla (1999).
Merdith et alii (1993) adoptent un schéma similaire en distinguant quatre perspectives à
savoir : axiomatique, logique positiviste/empirique, interprétative et théorie critique.
Cette distinction entre qualitatif versus quantitatif est la conséquence du dualisme sujet/objet.
Les deux méthodologies correspondent en fait à des niveaux de recherche différents dans
l'appréhension des caractéristiques structurelles des organisations. En effet, en se focalisant
sur l’objet, l’intérêt est plutôt porté sur la structure organisationnelle, cependant en se
focalisant sur le sujet, l’intérêt est davantage porté sur l’individu au sein de l’organisation
Chevalier- Kuszla (1999). Ces deux approches sont toutes deux utiles à la compréhension de
la complexité sociale au sein de l’organisation Giddens (1987).
Dans une position positiviste/rationaliste Le Moigne (1995), le monde est externe à l’individu.
On insiste, dans cette position sur les faits observables afin de valider l’approche ou le
raisonnement théorique élaboré. Ainsi, la vérité est regardée d’un point de vue objectif
comme produit de la pure raison.
Dans une perspective constructiviste ou bien phénoménologique/existentielle Le Moigne
(1995), le monde est considéré comme construit social et comme le produit des intuitions et
du “ feeling ” déterminés par les individus. Pour ce courant de pensée, il n’y a pas de critère
efficace de la vérité scientifique. Ainsi, la recherche se définie à travers l’action et les
interventions des acteurs par le biais de leurs processus cognitifs.
Cette opposition entre paradigmes est décrite dans la théorie sociale Chevalier-Kuszla (1999)
entre une orientation individu et une orientation sujet. Si nous reprenons sa définition des
théories sociales : “Les théories sociales ont pour but de saisir la nature de l'action humaine
et de conceptualiser l'action collective et ses relations avec les institutions et
l'environnement”. Centré sur l’objet dans l’étude des interactions sociales, différents courants
montrent que les structures sociales et les contraintes externes déterminent le comportement
humain (le fonctionnalisme, le structuralisme et la théorie des systèmes au début).
39
D'autres approches, à l'opposé, sont centrées sur le sujet dans l'analyse de sa conduite et de
son schéma d'interprétation et motivation propre. Dans ce cadre, structure et contraintes
externes sont secondaires, le sujet se trouve au centre de l'explication. L'herméneutique,
l'interprétativisme et l'humanisme radical sont fondés sur une telle position épistémologique.
Les théories interprétatives cherchaient à dépasser un cadre de recherche fortement imprégné
des théories structuro-fonctionnalistes en focalisant l'attention sur les schémas d'interprétation
des individus. Selon elles, les pratiques de gestion sont construites par les acteurs sociaux et,
par conséquent, peuvent être modifiées par ces derniers
40
Tableau 1: Exemple de canevas pour une recherche hypothético-déductive
Questions de la « vérifier que les stock-options constituent une incitation pour les
recherche dirigeants à agir dans l’intérêt des actionnaires » ; « étudier l’influence
exercée par les options, d’une part, sur l’évolution des décisions
financières des dirigeants en tant que leviers d’action influençant la
valeur de l’entreprise, d’autre part, sur la performance de la firme
envisagée sous l’angle de la création de valeur actionnariale ».
Méthode de « étude longitudinale (…), de nature hypothético-déductive » basée sur «
recherche l’observation d’un échantillon d’entreprises cotées ».
Cadre « le cadre conceptuel de l’étude est fourni par la théorie de l’agence et la
conceptuel théorie des incitations »
Formulation « Hypothèse 1 : l’adoption de plans de stock-options incite les
d’hypothèses dirigeants bénéficiaires à prendre des décisions financières conformes
aux intérêts des actionnaires. »
« Hypothèse 1.1 : l’adoption de plans de stock-options est associée à un
accroissement des investissements. »
« Hypothèse 1.2 : l’adoption de plans de stock-options est associée à
une augmentation du financement par endettement. »
« Hypothèse 1.3 : l’adoption de plans de stock-options est associée à
une diminution de la distribution de dividendes. »
« Hypothèse 2 : l’adoption de plans de stock-options est associée à un
accroissement de la création de valeur actionnariale. »
Collecte des Enquête par questionnaire sur un échantillon de 61 entreprises
données françaises cotées au 31 décembre 1996.
Collecte d’informations sur un échantillon d’entreprises ayant les
mêmes caractéristiques et dont « le rapport d’activité précisait, de
manière non ambiguë, la date de mise en œuvre du premier plan
d’options destiné aux dirigeants sociaux ».
Les informations boursières ont été collectées dans la revue L’année
boursière sur la période 1986-1996, l’utilisation simultanée de plusieurs
sources a été rendue nécessaire par l’exigence de précision et
d’homogénéité de l’information économique et comptable. Des rapports
41
d’activité ont été obtenus auprès des directions financières et des
directions de la communication d’un certain nombre de sociétés de
l’échantillon. Pour les données manquantes, les bases de données Diane
et Worldscope, qui regroupent les informations économiques et
financières de très nombreuses sociétés en France et dans le monde sur
un large champ temporel, ont été utilisées. Enfin, il a fallu recourir aux
avis publiés dans le Bulletin des Annonces Légales Obligatoires pour les
données indisponibles dans ces bases, en particulier pour les plus
anciennes d’entre elles. »
Analyse des « Compte tenu de la taille de l’échantillon et, surtout, de la nature des
données données à traiter, c’est la statistique non paramétrique qui s’est imposée,
car elle permet d’étudier des distributions de variables ordinales,
nominales ou d’intervalles sans faire d’hypothèses sur leur forme ou leur
nature. » – « Afin de mesurer l’impact des options et des différentes
variables explicatives sur la création de valeur actionnariale, des
régressions Logit ont été mises en œuvre. »
Source : extraits de Poulain-Rehm T., « Stock-options, décisions financières des dirigeants et création de valeur
de l’entreprise : le cas français », Finance Contrôle Stratégie, 2003, p. 6, 3, 79-116.
- Raisonnement inductif
Le raisonnement inductif est le contraire du raisonnement déductif. Le raisonnement inductif
permet de généraliser à partir d'observations spécifiques. Le principal avantage de la méthode
inductive est qu’il n’est pas nécessaire de disposer d’un cadre ou d’un modèle préétablie. Le
raisonnement inductif, commence par les observations et les théories sont proposées vers la
fin du processus de recherche.
L‘hypothèse nait à partir de la confrontation des différents phénomènes. L‘hypothèse peut
également être induite de la constatation d‘un fait isolé, inattendu aberrant (statistiquement),
qui est inexplicable par les hypothèses que l‘on avait pu retenir précédemment ou au regard
des théories établies.
L’approche peut fournir des informations extrêmement utiles, mais présente des limites
évidentes. Il est généralement basé sur un ensemble d'observations incomplètes. Dans la
même perspectives, les chercheurs inductifs estiment également que l'on peut logiquement
généraliser les observations de façon générales et inclusives et que les hypothèses
42
scientifiques sont vérifiées (Godfrey, Hodgson, Tarca, Hamilton, & Holmes, 2010). Une
approche déductive commence généralement par une hypothèse, tandis qu'une approche
inductive utilise généralement des questions de recherche pour affiner l'étude. Le
raisonnement inductif est généralement associé à la recherche qualitative, tandis que le
raisonnement déductif est plus généralement associé à la recherche quantitative. Cependant, il
n'y a pas de règles définies et certaines études qualitatives peuvent avoir une orientation
déductive. Cependant, les théories inductive et déductive sont deux étapes complémentaires
de la construction de toute théorie, de manière à ce que l'induction précède la déduction. En
développant les théories, les chercheurs agissent généralement de manière inductive. Afin de
comprendre et d'expliquer les phénomènes, ils font les observations nécessaires, rassemblent
les preuves, puis les testent.
Tableau 2: Exemple de canevas pour une recherche inductive
Questions de la : « Étudier les liens qui existent entre l’environnement externe d’une
recherche organisation et ses processus d’innovation. »
Méthode de S’appuyant sur les constats de Zaltman, Duncan et Holbeck (1973) selon
recherche lesquels « une étude de l’innovation reposant sur l’analyse de résultats
quantitatifs n’est pas appropriée car elle tend à négliger l’articulation des
choix stratégiques qui conduit à un produit nouveau », Xuere fait le
choix d’une recherche qualitative et inductive.
Collecte des « Immersion dans une entreprise de haute technologie. » Quinze
données processus d’innovation sont étudiés. Des entretiens en profondeur (100)
sont réalisés avec des cadres de l’entreprise impliqués dans l’un des 15
processus d’innovation étudiés. D’autres entretiens (30) sont effectués
auprès de cadres des services fonctionnels. Des documents internes
relatifs aux processus d’innovation sont également réunis. Cette
procédure permet « la création de données exhaustives sur le
développement des processus d’innovation ».
Analyse des • 1re phase d’analyse des données : Les données collectées font l’objet
données d’une « procédure de recoupage » (sic), « ensuite systématiquement
appliquée, par processus d’innovation, entre les différents entretiens
réalisés et les documents internes étudiés ». Au final, 15 cas
d’innovations ont ainsi pu être rédigés. • Validation : Chaque cas a
43
ensuite été soumis, accompagné d’un questionnaire, à deux cadres
gestionnaires du processus d’innovation explicité dans le cas. Le
questionnaire leur permettait de porter un jugement sur les faits
rapportés (réalisme, omissions, etc.) et sur les éléments de réussite/échec
du projet. La partie du questionnaire relative aux éléments de réussite ou
d’échec du projet a également été envoyée à des cadres des services
fonctionnels afin d’obtenir un « avis plus neutre ». L’analyse des
réponses a permis de valider « le caractère d’échec ou de succès
commercial de chaque processus étudié ». • 2nde phase d’analyse des
données : Après cette phase de validation, « une analyse comparative du
développement des processus d’innovation étudiés » a permis de «
déterminer des régularités de comportement des acteurs et des
organisations et d’analyser l’environnement interne et externe de
développement d’un processus d’innovation ». Cette analyse
comparative s’organise sur la base d’une « double grille liée à la nature
du processus d’innovation (autonome ou inscrit) et à son caractère
d’échec ou de réussite » qui permet « la détermination des
caractéristiques communes des processus d’innovation, en fonction de
leur nature et de leur résultat » et, « l’analyse des différences constatées
dans le développement des quatre classes de processus d’innovation ». •
Construction de connaissances nouvelles : « À partir de cette analyse, un
certain nombre de concepts ont pu être développés. »
Source : Maaledj ben zaed (20219)
- Raisonnement Abductif : Une autre forme de raisonnement scientifique qui ne
correspond pas au raisonnement inductif ou déductif est abductive. Cette approche est
importante vue qu’il existe souvent un nombre infini d'explications possibles pour un
phénomène. Cette démarche procède par allers-retours successifs entre le travail empirique
effectué et les théories et concepts mobilisés pour appréhender les situations empiriques
étudiées, et en construire des représentations en vue de la construction progressive de
connaissances en relation avec des savoirs déjà admis. Dans une telle recherche, le canevas de
la recherche peut évoluer tout au long du travail : adaptation des guides d’entretien,
affinement, adaptation ou même redéfinition de la question centrale de la recherche,
changement de cadre théorique pour en adopter un autre plus adéquat avec le matériau
empirique recueilli, etc.
44
Tableau 3: Exemple de canevas pour une recherche abductive
Questions de la « Construction d’une grille d’analyse qui aide les managers de groupes
recherche multinationaux dans leur prise de décision » relative à la formation
d’une stratégie intégrée de développement durable entre le siège et les
filiales.
Méthode de : « Cette posture de conception a été suivie au cours des trois volets de la
recherche recherche : recherche théorique, entretiens avec les experts et études de
cas… Pendant toute la recherche nous sommes retournés au référentiel
théorique pour ajouter de nouveaux éléments qui ont émergé du champ
empirique… Les deux axes théoriques qui ont guidé cette recherche
(stratégie d’entreprise et développement durable) ont été construits
lentement, à mesure de l’avancée dans l’analyse des entretiens avec les
experts et dans l’analyse des informations relatives aux entreprises
étudiées. »
Collecte des « Immersion dans une entreprise de haute technologie. » Quinze
données processus d’innovation sont étudiés. Des entretiens en profondeur (100)
sont réalisés avec des cadres de l’entreprise impliqués dans l’un des 15
processus d’innovation étudiés. D’autres entretiens (30) sont effectués
auprès de cadres des services fonctionnels. Des documents internes
relatifs aux processus d’innovation sont également réunis. Cette
procédure permet « la création de données exhaustives sur le
développement des processus d’innovation ».
Analyse des : Effectuée en deux temps. D’abord, « entretiens avec 22 experts
données brésiliens et européens du développement durable. L’objectif était
d’identifier certaines thématiques considérées importantes selon la
perception de ces experts ». Une analyse de contenu thématique de ces
informations (Bardin, 2000) effectuée en deux temps : les 8 thématiques
initialement dégagées ont été consolidées en 3 thématiques. Ces 3
thématiques ont guidé la poursuite de la revue de la littérature dans le
domaine du développement durable et la collecte d’informations dans
les études de cas. Ensuite étude de cas dans deux groupes. Collecte
45
d’informations par « observations dans les magasins des deux groupes,
analyse de documents et entretiens auprès de certains managers » dans
un but de triangulation des informations recueillies. Le traitement des
informations a conduit à un nouvel approfondissement théorique de
certaines idées ayant émergé dans les études de cas, tel que le niveau
d’incorporation de la notion de développement durable dans leurs
stratégies (Payne et Raiborn 2001). • Conception d’une grille de lecture
organisée autour des 3 thématiques progressivement dégagées : structure
de gouvernance pour le développement durable, comportement éthique
dans le groupe, apprentissage par rapport au développement durable. •
Conception de propositions de type conceptuel et de type opératoire tels
que par exemple (voir aussi encadré 1.8) : « Les groupes multinationaux
gagnent à préserver des objectifs de développement durable construits et
périodiquement améliorés à partir des échanges entre leurs intentions
d’action et les demandes des parties prenantes internationales et locales.
» (Proposition de type conceptuel) ; « Les groupes multinationaux
gagnent, en transparence et légitimité, à publier annuellement comment
se fait l’évolution du partage de résultats financiers avec les différentes
parties prenantes, tant au niveau international qu'au niveau local dans
chaque filiale. » (Proposition de type opératoire.)
Source : Allenbach (2020)
46
- Le Moigne (1990) distingue le positivisme et le constructivisme
- Burrell et Morgan (1979) dénombrent quatre paradigmes : le paradigme interprétatif, le
paradigme fonctionnaliste, le paradigme structuraliste radical et le paradigme humaniste
radical (incluant la théorie critique).
- Mucchielli (2006) considère, lui, que le constructivisme est « une nouvelle position
épistémologique » (…) « à côté du positivisme et du subjectivisme ».
Il apparaît cependant que les paradigmes positiviste/post-positiviste sont souvent présentés de
manière associée, alors que le paradigme interprétativiste est soit assimilé ou associé au
paradigme constructiviste soit présenté comme un troisième paradigme épistémologique,
même si, pour ces dernières, le constructivisme et l’interprétativisme partagent des hypothèses
communes sur le « statut de la connaissance » (subjective et contextuelle) et la nature de la «
réalité » (hypothèse phénoménologique).
C’est sur la manière dont la connaissance est engendrée, par construction pour l’un et par
interprétation pour l’autre, que les deux paradigmes sont dissociés.
2.1. Les paradigmes épistémologiques positivistes et post-positivistes
2.2.1. Les hypothèses fondatrices
- réalisme scientifique : Le Moigne note que, pour Comte, « le mot positif désigne le
réel ». La première hypothèse, qualifiée d’ontologie réaliste, postule l’existence d’un réel
indépendant de l’intérêt et de l’attention que peut lui porter un chercheur. Il existe donc, pour
les positivistes, un réel objectif, unique, connaissable, et le chercheur sera capable, non
seulement de l’étudier et de le cerner, mais de le comprendre en toute neutralité puisque ce
réel est indépendant de lui. La vérité est obtenue par l’observation.
- détermination naturelle : Une approche scientifique positiviste permet, en observant
les faits de manière empirique, en éclairant les causalités et en construisant des règles, de
découvrir et comprendre ces formes de détermination. Autrement dit, il est postulé que le réel
est régi par des lois naturelles immuables, dont beaucoup prennent la forme de relations de
cause à effet, observables et mesurables scientifiquement
- chercheur objectiviste dualiste : le chercheur doit et peut se placer en position
d’extériorité par rapport au phénomène étudié, puisque l’observateur et l’objet étudié sont
deux entités clairement séparées d’une part et, d’autre part, grâce aux précautions prises par le
chercheur pour rester détaché et distant de son objet d’étude. Faisant preuve d’objectivité, de
neutralité et travaillant dans des conditions contrôlées (en particulier dans un cadre
expérimental), le chercheur est en mesure d’exclure toutes considérations de valeur
susceptibles de l’influencer.
47
Les paradigmes épistémologiques positivistes et réalistes préconisent deux principes
méthodologiques.
- division ou décomposition analytique : le réel connaissable est décomposable en
parties, et que ces parties soient également connaissables.
- raison suffisante : rien n’arrive jamais sans qu’il y ait une cause ou du moins une
raison déterminante.
- Le raisonnement logique déductif formel : type « si… alors » formalisé par
Aristote. Il compte trois propositions ayant des statuts différents : une prémisse majeure, une
prémisse mineure et une conclusion. « Tous les hommes sont mortels. » (majeure), or « Les
Grecs sont des hommes. » (mineure), donc « Les Grecs sont mortels. ». Mais ce raisonnement
pose problème parfois en sciences de gestion, où il peut être difficile de déterminer l’ordre
exact des éléments qui interviennent dans l’apparition d’un phénomène, et la séquence causale
la plus pertinente.
Par exemple, doit-on se contenter de penser que la satisfaction au travail est la cause de la
fidélité des salariés, ou a-t-on à faire à une relation plus complexe dont il est délicat de
déterminer l’ordre précis, avec par exemple des enchaînements multiples et des
interactions/interrelations, la fidélité étant susceptible d’agir sur la satisfaction qui en retour
agirait elle-même sur la satisfaction, etc. ?
Le post-positivisme
L’évolution du positivisme s’est faite pour tenir compte des critiques et limites évoquées par
de nombreux chercheurs, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales.
Ainsi, pour les post-positivistes, il n’est pas toujours possible de saisir pleinement et
parfaitement la réalité dans sa globalité. Le chercheur doit alors se contenter de l’approcher «
au plus près », en particulier en multipliant les méthodes.
Alors que les positivistes n’envisagent pas d’autres approches que la méthode expérimentale
et la vérification d’hypothèses par les tests statistiques, les post-positivistes acceptent (et
même s’efforcent de construire) d’autres modes de collecte de données et s’attachent plutôt à
réfuter des hypothèses qu’à les vérifier. Ils cherchent à adoucir les règles positivistes afin
d’être mieux à même de saisir des phénomènes sociaux complexes.
48
2.2.2. La validité des connaissances
Le chercheur positiviste ou post-positiviste va tout d’abord vérifier deux formes de validité :
la validité interne et la validité externe, pour déterminer la qualité et la valeur des
connaissances qu’il élabore, puisque c’est la validité de sa recherche qui constitue une
indication de la valeur scientifique des connaissances.
La validité interne correspond au fait de s’assurer que le chercheur, par le biais des
instruments de mesure retenus et de la méthode mise en œuvre, a bien été capable de mesurer
ce qu’il souhaitait mesurer. C'est-à-dire qu’on a correctement procédé aux mesures, sans
introduire de biais, et qu’on a bien saisi le phénomène étudié et pas un autre, et qu’on l’a saisi
dans sa totalité. Dans le cas d’une relation causale, si la validité interne de la recherche est
élevée, alors le chercheur peut avancer avec une grande certitude qu’il y a bien une relation de
cause à effet entre les variables considérées.
La validité externe qui concerne la généralisation des résultats le plus largement possible.
L’objectif est d’être en mesure de généraliser les résultats obtenus dans les situations étudiées
à l’ensemble des situations comparables. Cela soulève donc la question de la qualité des
échantillons. Un autre critère, celui de la fiabilité, renvoie à la question de la stabilité des
résultats. Celle-ci suppose de s’assurer que les instruments de mesure utilisés sont constants
dans la façon dont ils rapportent des données, autrement dit que la technique ou l’instrument
employé sera capable de recueillir les mêmes données en refaisant la même étude.
49
- Existence de multiples réels socialement construits non gouvernés par des lois
naturelles, causales ou autres.
- La connaissance s’exprime par des constructions symboliques appelées
représentations, élaborées à partir de l’expérience d’humains, sans possibilité de connaître
leur degré de similarité avec le réel qui a induit cette expérience. L’élaboration de
connaissances vise la construction de représentations qui conviennent fonctionnellement.
50
Tableau 4: les caractéristiques principales des différents paradigmes
Positivisme Post-positivisme Constructivisme
La réalité existe comme • Réalité existe comme • La réalité est dépendante
vérité vérité, mais elle ne à travers
• La connaissance est un peut être appréhendée l’individuel (existentiel).
contexte ouvert qu’imparfaitement. • La recherche a pour but
• La recherche peut révéler • Evaluer l’objectivité, et de regarder le
le “ vrai ” état achever en étudiant monde à travers le point de
des affaires la ressemblance à la vue du sujet.
• La posture basique est connaissance • Pour comprendre, il faut
réductionniste et préexistante. interpréter.
déterministe • La validité est effectuée à • Il est concerné par
• La vérification : comment travers la comment savoir et faire.
la validité est-elle falsification.
assurée ?
Sans vouloir relancer le débat davantage sur le positionnement à prendre afin de conduire une
recherche en gestion, et sans prendre des visions radicales, constructiviste ou positiviste, nous
pouvons conclure que ses deux approches doivent interagir ensemble afin de conduire une
recherche en gestion. A travers cette interaction et ce questionnement sur la position de la
recherche, qu’une méthodologie de recherche peut être conduite d’une manière efficace.
Une nouvelle approche concernant une boucle récursive abduction/déduction/induction est
adoptée en essayant d’intégrer les différentes approches au sein d’un même schéma
conceptuel.
Nous concluons que le projet du positivisme est d’expliquer la réalité, celui de
l’interprétativisme est de comprendre cette réalité et celui du constructivisme est de la
construire. La différence significative entre les paradigmes est particulièrement dans
l’implication de leur conséquence dans la conduite de la recherche. Ainsi la position
philosophique du chercheur est regardée en termes de déterminant de la méthode de recherche
employée.
51
A partir de l’analyse de ces différents paradigmes, Thiétart (2003) présente deux modèles les
plus utilisés dans la recherche scientifique (Thietart & Coll, 2003, p. 3), d’un côté, le modèle
anglo-saxons dans les pays de nord-américains qui repose sur le paradigme positivisme, il est
basé sur une méthodologie déductive, quantitative, c’est aussi appelé la théorie générale de la
connaissance humaine qui consiste sur une philosophie laquelle étudie de la valeur, de la
nature et des limites de la connaissance. Alors l’autre côté le modèle européen qui consiste sur
paradigme constructivisme, il est basé sur une approche inductive, qualitative. Ce modèle est
très connu dans diverses recherches à l'égard de l’étude de sciences de gestion. Il s’agit de la
théorie de la connaissance scientifique, il repose sur la philosophie des sciences8. D’après ces
différentes tentatives, on peut conclure que les aspects qui agissent sur le positivisme et
constructivisme sont illustrés dans le tableau qui suit.
52
Chapitre 3 : les choix de la méthode de
recherche
1. Clarification conceptuelle
2. Types de recherche
3. La méthode qualitative
4. La méthode quantitative
5. Méthodes mixtes : combinaison de méthodes
quantitatives et qualitatives
53
Le choix d’une méthodologie de recherche appropriée pour mener à bien le processus de
recherche n’est pas une tâche facile. Etant donné la diversité importante des méthodes, et la
complexité croissante des sujets de recherche, le choix d’une méthode appropriée demande
une réflexion sur une démarche de choix de la méthode. Une démarche doit prendre en
compte les différents facteurs qui influencent ce choix. Le choix de la méthode dépend de la
question de recherche. Si la question de recherche est pertinente mais que la méthode pour y
répondre est inadaptée ou mal conduite, on aboutit à des résultats insatisfaisants.
1. Clarification conceptuelle
Une approche : Façon particulière non orthodoxe d'utiliser une théorie. Elle est une manière
de conduire la recherche. Elle enferme un ensemble de techniques utiles et éprouvées pour
étudier des phénomènes.
Technique : Une recherche conçoit l’utilisation de procédés opératoires que l’on nomme
"techniques" (Grawitz, 2002). Le choix de la technique découle de l’objectif poursuivi, lequel
est lui-même lié à la méthode de travail. La technique est le moyen d'appliquer une approche
(Van Der Maren, 2003). Exemple: l’entretient est une technique relevant de l’approche
qualitative.
54
un outil ; Un outil est l'objet utilisé pour l'application d'une technique. Exemple: le formulaire
de questions est l'outil du questionnaire. Le guide d'entretien est l'outil de l'entretien.
55
Recherche-action
La recherche-action est définie comme une approche qui commence par une vision de
changement de la recherche en ayant une corrélation entre la théorie et la pratique.
La recherche-action est vue comme processus interactif. Elle introduit le chercheur comme
participant actif dans le management et la résolution des problèmes d’organisation. Le
chercheur est alors impliqué au sein de l’organisation.
Enquête
Les enquêtes sont utilisées pour obtenir à la fois des données quantitatives et qualitatives. On
peut les classer aussi comme analytique ou descriptive. Le type analytique d’enquête est
approprié pour l’investigation plus compliquées et les enquêtes descriptives sont plus
appropriées à l’identification des caractéristiques générales de l’échantillon. Avec les
méthodes d’enquête analytiques, le résultat de l’analyse et la mesure sont des considérations
centrales pour la conception des instruments de la recherche. Les instruments contiennent des
questionnaires, structurés ou semi-structurés afin d’obtenir des données et de l’information.
Recherche clinique
L'étude clinique cherche à pénétrer une organisation d’une manière adéquate car son travail se
base essentiellement sur le terrain. La recherche clinique est associée aux objectifs, aux buts
de l’organisation dans lequel le chercheur intervient et vient en aide. Le travail du clinicien
repose un sens développé des responsabilités vis-à-vis de l'organisation à laquelle il fournit
son aide conceptuelle.
Recherche ethnographique
La recherche ethnographique est associée aux études anthropologiques du comportement des
individus et des organisations avec une observation ou une participation. L'ethnographe
cherche à éviter au maximum de déranger le système dans lequel il se trouve tout en
s’identifiant à son processus culturel.
Etude de cas
L’étude de cas est une description d’un phénomène, d’une organisation ou d’un incident.
C’est le produit d’un ou de plusieurs méthodes de recherche. Avec l’étude de cas on peut
obtenir et on peut employer plusieurs collections de données et d’analyses à la fois des
données quantitatives et qualitatives qui peuvent être utilisées pour développer ou tester une
théorie.
Les différences entre les méthodologies mobilisées résident dans les apports de la recherche
comme le montre la figure suivante.
56
Figure 7: Méthodologie d’accès au terrain et apports de la recherche
3. La méthode qualitative
57
Si un chercheur décide d’utiliser des méthodes qualitatives dans son étude, il doit décrire
comment les méthodes qualitatives vont fournir des informations pour l’aider à répondre à ses
objectifs de recherche et à ses questions de recherche.
La recherche qualitative est particulièrement appropriée lorsque les facteurs observés sont
difficiles à mesurer objectivement. Les méthodes qualitatives n’ont pas pour objectif de
produire des données représentatives, c’est-à-dire généralisables à l’ensemble d’une
population.
L’approche qualitative permet d’explorer les émotions, les sentiments ainsi que l’expérience
personnelle des individus concernés, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des
interactions entre les sujets et partant du fonctionnement des sociétés.
Les résultats de la recherche qualitative sont descriptifs ou explicatifs plutôt que prédictifs
et prennent généralement beaucoup de temps à recueillir et à analyser.
Les spécificités des techniques de l’étude qualitative
La recherche qualitative est généralement interprétative : il ne s’agit pas de tester des théories,
mais bien de comprendre un phénomène donné à partir d’interprétations, de témoignages ou
d’opinions recueillis.
La recherche qualitative permet de répondre aux questions de type « pourquoi? » ou
« comment? ». Elle s’intéresse particulièrement aux déterminants des comportements des
acteurs.
La recherche où l’on met en place une étude qualitative sont :
Dans des situations complexes.
Quand la recherche porte sur des pensées, du sens ou de l’expérience.
Pour déterminer les variables pertinentes d’une future étude quantitative.
Pour approfondir les corrélations inattendues d’une étude quantitative.
Lorsqu’un chercheur a une objection fondamentale à quantifier différents aspects de
l’existence humaine.
Le but de la recherche qualitative n’est pas d’avoir un échantillon représentatif, mais plutôt un
échantillon qui reflète les caractéristiques et la richesse du contexte ou de la population
étudiée. La détermination des caractéristiques des participant-e-s est une étape importante car
elle renseigne sur les différents interlocuteurs à contacter pour participer à la recherche.
Dans l’approche qualitative, les deux qualités essentielles sont la diversité de l’expression et
la présence dans l’échantillon d’individus présentant des caractéristiques très liées aux
58
phénomènes étudiés. L’approche qualitative décrit et explique les phénomènes de façon
détaillée à partir d’un nombre limité d’observations.
- Echantillon dirigé
Utilisé lorsque les éléments sont sélectionnés en fonction du jugement du chercheur
concernant les informations désirées à collecter. Par exemple, les chercheurs peuvent décider
d’identifier les répondants en fonction de leur participation à un programme de santé
particulier.
- Echantillon à variation maximum
Sélectionne les unités qui représentent une gamme de variation aussi large que possible
(concernant par exemple, genre, statut socio-économique, densité de population, etc.)
- Echantillon boule de neige
Identifie quelques personnes qui participeront à l’étude et leur demande ensuite d’identifier
d’autres personnes qui seraient appropriées d’inclure dans la recherche. Il est préférable de
commencer avec au moins deux personnes afin d’atteindre différents réseaux d’individus.
C’est la forme d’échantillonnage la plus courante dans les méthodes de recherche qualitative.
- Cas opposés
Implique deux ou plusieurs unités d’échantillonnage avec des caractéristiques distinctes de
façon à ce que des comparaisons puissent être faites pour expliquer les problèmes et
comprendre les facteurs qui les influencent. Par exemple, les chercheurs peuvent décider
59
d’étudier des individus vivant dans un site où un programme de santé a été couronné de
succès pour le comparer à un autre site où le programme a été sous-optimal.
- Cas unique
Le cas unique peut être assimilé à une expérimentation. Trois situations justifiant l’utilisation
d’un cas unique : test d’une théorie existante, caractère unique et extrême d’objet d’étude,
inaccessibilité du cas à la communauté scientifique.
3.3.Les techniques de l’étude qualitative
Vu la pluralité d’outils utilisés par le chercheur dans son étude qualitative, nous avons préféré
de le résumé sous forme d’un tableau (voir tableau 6)
Tableau 6: Outils de collecte de données qualitatives
61
L’utilisation de chaque technique est adaptée à une recherche bien spécifique et à un moment
donné de la recherche (voir le tableau 7)
62
3.4. La construction d’un guide d’entretien
Définition
Pour mener un entretien, un outil est indispensable : le guide d’entretien. Il compte des
éléments correspondant aux questions posées dans la recherche. Le guide d’entretien peut
ainsi subir diverses évolutions et changements au cours de l’enquête.
Dans les étapes de la réalisation de l’enquête, le guide d’entretien « stabilisé » ou définitif se
place idéalement après la construction de la problématique. En effet, la question de départ
mène à une exploration du domaine choisi qui aboutit à une problématique, au choix du cadre
théorique et des méthodes les plus adaptées, et à l’élaboration d’hypothèses (voir chapitre 1 de
ce polycopié). Ces hypothèses sont alors transformées en questions claires, neutres et
compréhensibles par tout enquêté. Le guide d’entretien est « un premier travail de traduction
des hypothèses de recherche en indicateurs concrets et de reformulation des questions de
recherche (pour soi) en questions d’enquête (pour les interviewés).
Si vous ne parvenez pas à construire votre guide d’entretien, si vous ne savez pas quelles
questions vous souhaitez poser à votre enquêté, commencez par reprendre votre question de
départ, et à lister les réponses provisoires que vous pouvez formuler. Ces réponses provisoires
sont des hypothèses. Il vous reste alors à vous interroger sur la manière d’obtenir, auprès des
enquêtés, les informations nécessaires à la mise à l’épreuve de vos hypothèses (les infirmer ou
les confirmer). Ces éléments sont autant d’indicateurs que vous jugerez pertinents pour
alimenter votre enquête. Il vous faut alors les retrouver exhaustivement dans votre guide
d’entretien.
Les composantes du guide d’entretien
En fonction des besoins, un guide d’entretien peut être composé de divers éléments :
Une identification anonyme de l’entretien ;
Une consigne ;
Une liste de questions ou de thèmes à aborder ;
Des zones de prise de notes ;
Une frise biographique (pour les récits de vie ou les entretiens autobiographiques) ;
Un court questionnaire portant sur les caractéristiques générales de l’enquêté.
Identification anonyme de l’entretien
63
Le chercheur doit réserver un encart en début de première page pour inscrire le numéro de
l’entretien (par exemple le 12 e entretien pourra être codé E12), la date, et toute autre
information utile.
On pourra trouver plusieurs avantages à procéder ainsi :
- les notes prises en cours d’entretien et les informations sur l’enquêté inscrites sur ces
pages sont anonymes dès le début de l’entretien ;
- le classement de ces données est plus commode puisque les notes ne sont pas
éparpillées ;
on peut les consulter quand bon nous semble et la saisie dans un tableur sera facilitée.
La consigne
La consigne a plusieurs fonctions et est indispensable en préambule de l’entretien. Elle pose le
cadre de l’entretien, de cette interaction particulière entre enquêté et enquêteur. Cette
consigne vise donc également à rassurer l’enquêté sur de nombreux points pour favoriser sa
prise de parole et à instaurer un climat de confiance.
Les questions ou thématiques
Le plus important dans le guide d’entretien est l’ensemble des questions ou thèmes que vous
avez préparés avec soin. Une rédaction soignée des questions peut se révéler très utile au
cours des premiers entretiens, puisque l’une des plus grandes difficultés d’un entretien réside
dans la formulation de questions neutres et ouvertes.
Des zones de prise de notes
La prise de notes est un complément à l’enregistrement qui peut se montrer fort utile (Bardot,
2010). L’enregistrement est nécessaire au traitement ultérieur des données recueillies. La prise
de notes, quant à elle, trouve tout son intérêt au cours de l’entretien, car il est difficile de se
remémorer l’ensemble des éléments fournis par l’enquêté ou toutes les questions qui vous
viennent à l’esprit lorsqu’il parle.
Une frise biographique pour les récits de vie ou les entretiens autobiographiques
Il s’agit de prévoir un espace conséquent sur une page du guide pour pouvoir inscrire à la
main les événements de vie cités au cours de l’entretien, de la naissance de l’enquêté jusqu’à
votre rencontre. Lors d’entretiens autobiographiques, cet outil se révèle fort utile pour avoir
une vision d’ensemble du parcours de l’enquêté tout au long de l’entretien, pour cibler des
questions dans les zones laissées vacantes sur la frise, voire pointer des incohérences
biographiques.
64
Un court questionnaire sur les caractéristiques générales de l’enquêté
La transcription et l’analyse d’un entretien sont des exercices longs et fastidieux. Au cours de
cette phase, on peut convertir certaines données recueillies en variable pour présenter
clairement les caractéristiques générales de la population enquêtée ou pour réaliser des tests
statistiques compatibles avec des échantillons de petite taille. Les variables les plus usuelles
sont le genre (féminin, masculin), l’âge ou l’année de naissance, la profession de l’enquêté,
celle de ses parents, et le niveau d’étude. Ensuite, on ajoute d’autres variables en fonction de
l’enquête. À titre d’exemple : pour une enquête portant sur l’entreprise, on peut inclure le
niveau hiérarchique et la fonction de l’enquêté ; pour une enquête sur la famille, on ajoutera le
nombre d’enfants et le statut matrimonial ; pour une enquête sur les croyances, on ajoutera
l’appartenance religieuse ; etc.
Pour faciliter la saisie de ces données et pour s’assurer de disposer de ces données auprès de
chaque enquêté, construire un court questionnaire à administrer à la fin de l’entretien est
opportun. Ainsi, vous n’aurez pas à rechercher ces données disséminées dans de longs
entretiens, vous évitez d’avoir un recueil incomplet, et vous éviterez de casser la dynamique
de l’entretien.
La forme des questions dans un guide d’entretien
Dans un guide d’entretien, les questions peuvent prendre une forme, une structure, ou un
type différent..
Forme semi-structurée et structurée : le questionnaire
Ce modèle de guide d’entretien est utilisé pour mener un entretien directif ou semi
directif
Pendant un entretien semi-directif vous pouvez changer l’ordre des questions du
questionnaire et ajouter d’autres questions.
Pour un entretien directif vous devez impérativement conserver l’ordre et la structure
exacte des questions.
Avant de se lancer dans la rédaction de votre guide d’entretien, il faut penser à l’ordre
dans lequel poser les questions.
L’ordre de celles-ci peut influencer les réponses de la personne interrogée. Il ne faut donc
pas négliger cette étape.
Les questions peuvent être organisées de trois façons différentes :
65
Option 1 : De la question la plus générale à la plus difficile (technique du sablier)
Exemple
Dans le cadre d’un mémoire sur le réchauffement climatique, cette option reviendrait à
s’interroger sur le phénomène global (la pollution) pour tendre vers un aspect particulier de
cette pollution (gaz d’échappement des voitures).
Option 2 : Une séquence chronologique pour une situation précise.
Exemple
Toujours pour un mémoire sur le réchauffement climatique, les questions pourraient
servir à étudier les changements causés par ce phénomène, de l’an 2000 à aujourd’hui.
Option 3 : D’un problème, d’une cause, d’un effet, jusqu’aux solutions possibles.
Exemple
Pour un mémoire sur le réchauffement climatique, le questionnaire s’intéresserait dans ce
cas aux conséquences de ce phénomène, pour se diriger ensuite vers ses solutions.
Le guide d’un entretien directif
Pour un entretien directif les questions doivent être fermées.
Le guide d’entretien apparaît sous forme de questionnaire ou de QCM. Il doit comporter
des thèmes et des questions précises classés dans un ordre réfléchi et figé.
Le guide d’entretien non directif (libre)
Pour ce type d’entretien le guide d’entretien n’est pas obligatoire. Il peut être utilisé
comme pense-bête.
Pour ce type d’entretien, les questions ne doivent pas être préparées à l’avance et de
façon précise. Elles doivent se former tout au long de l’échange selon les éléments soulevés
par l’enquêté.
L’entretien libre est souvent utilisé quand le chercheur fait face à une personne très
qualifiée sur le sujet : celle-ci à le temps d’exprimer l’ensemble de son point de vue sur un
thème donné.
En fonction du type d’entretien choisi, le guide d’entretien prend une forme variable. Son
but reste le même : structurer votre entretien de recherche pour le rendre le plus efficace
possible.
66
3.5. l’analyse des données qualitatives
Les données qualitatives se présentent sous forme de texte, d’éléments sonores ou de vidéos.
L’analyse de telles données vise à décrire les données (textuelles) dans un sens qui reflète
l’environnement social concerné ou les propres dires des personnes ayant participé aux
entretiens. Analyser des données qualitatives requiert que l’on se concentre sur les aspects
interdépendants de l’environnement social, du groupe ou des personnes enquêtées. L’analyse
qualitative déconstruit les données afin de construire une analyse ou une théorie (Mortelmans,
2009). Plusieurs approches d’analyses peuvent être suivies. Le graphique résume les types de
recherche qualitative. Dans ce cours nous nous limitons à l’analyse du contenu.
67
3.5.1. Retranscription des données
La retranscription est la première étape de l’analyse du contenu, elle consiste à lister les
informations recueillies et les met sous forme de texte appelé « verbatim » qui représente les
données brutes de l’enquête, autrement dit la retranscription organise le matériel d’enquête
sous un format directement accessible à l’analyse. Plutôt que de traiter directement des
enregistrements audio ou vidéo.
Nature des données qualitatives
Les données qualitatives peuvent se présenter sous la forme de :
Textes (de mots, phrases, etc.) ;
Images (photos, film vidéo, etc.) ;
Informations symboliques (gestes, etc.) ;
Ces données une fois analysées peuvent servir à documenter, à décrire et à évaluer en détail
une situation, un phénomène ou une décision, à comparer, à mettre en relation et à en
expliquer les causes, à prédire les comportements et les facteurs de succès et d’échecs
(Andreani, Conchon, 2005).
Formes de retranscription
Retranscription des interviews : C’est une technique qui est généralement menée à la main.
Elle consiste à noter mot à mot tout ce que dit l’interviewé, sans aucune modification,
interprétation ou abréviation du texte. Si le discours verbal est pauvre, la retranscription peut
comporter les comportements gestuels d’approbation ou de rejet (Grimaces). Les discours
hors contexte et hors sujet, ne sont pas retranscrits
Les notes d’observation : Les notes d’observation ont pour objectif d’inscrire ce que
l’observateur a vu, ce qu’il a ressenti, ce qui l’a impressionné, ce qui l’a surpris. Elles
racontent tout ce qui doit être dit, mêmes les plus petits détails. Elles s’attachent à découvrir
les thèmes moins fréquents, qui sont émergents et qui sont porteurs d’avenir en s’échappant à
la logique du résumé et de la synthèse.
3.5.2. Codage des données
Le codage est un processus qui a pour but d’explorer ligne par ligne, étape par étape, les
textes d’interview ou d’observations (Berg, 2003, cité par Andreani, Conchon, 2005). Il
consiste à décrire, classer et transformer les données qualitatives brutes en fonction de la grille
d’analyse. Il s’agit d’un procédé lourd et minutieux qui est fait à la main et pour lesquels il
n’existe aucun système automatique.
68
Catégorisation
La catégorisation consiste à construire une grille d’analyse composée de critères et
d’indicateurs que l’on appelle les catégories d’analyse. Le choix des catégories peut se
faire selon :
Une approche ouverte : les catégories d’analyse sont élaborées sur la base des informations
recueillies selon une approche inductive de généralisation et d’abstraction des données.
Une approche close : elles sont déterminées à l’avance en fonction des objectifs d’étude.
69
L’unité d’analyse sémantique : Dans ce cas l'étude peut se limiter aux passages qui ont une
signification « les idées clés » au lieu de découper le texte dans son intégralité, comme dans
l’analyse syntaxique (Andreani, Conchon, 2005).
L’unité d’analyse psychologique : Les unités psychologiques servent à coder les sensations,
les émotions, les images mentales, les souvenirs profonds, les idées manquantes (Andreani,
Conchon, 2001).
Le traitement des données qualitatives peut être mené d’un point de vue sémantique ou
statistique (Andreani, Conchon, 2001).
Traitements dits« sémantiques », l’analyse est conduite à la main, selon la démarche de
l’Analyse de Contenu. Elle étudie le sens des idées émises ou des mots
Les traitements statistiques sont réalisés sur ordinateur à partir de logiciels de traitement de
textes. Les analyses procèdent à des comptages de mots, des morceaux de phrases ou des
catégories et à des analyses de données.
Traitement sémantique
- Les analyses thématiques : elles se font par l’analyse catégorielle et l’analyse de
l’évaluation
L’analyse catégorielle : Elle consiste à calculer et à comparer les fréquences de certains
éléments et à les regrouper en catégories significatives. Il s’agit d’une démarche
70
essentiellement quantitative basée sur l’hypothèse que la fréquence d’une idée est
proportionnelle à son importance
L’analyse de l’évaluation : Elle porte sur les jugements formulés, positif ou négatif, par le
locuteur du point de vue fréquence.
- Les analyses formelles
Les analyses formelles s’intéressent aux formes d’enchaînement du discours ainsi que
l’agencement des éléments du message. Cette analyse s’effectue par :
L’analyse de l’expression : Elle examine l’état d’esprit du locuteur ainsi que ses dispositions
idéologiques (vocabulaire, longueur des phrases, ordre des mots, hésitations…).
L’analyse de l’énonciation : Elle étudie la dynamique du discours ou de la communication.
Le chercheur doit être attentif à des données telles que le développement général du discours,
l’ordre des séquences, les répétitions, les ruptures de rythme, etc. Cette analyse est
complémentaire de l’analyse thématique.
L’analyse des cooccurrences : L’analyse des cooccurrences examine les associations de
thèmes dans les réponses aux questions, ce qui est susceptible d’informer le chercheur sur des
structures mentales et idéologiques ou sur des préoccupations latentes.
L’analyse structurale : L’analyse structurale a pour but de mettre en évidence les principes
qui organisent les éléments du discours, de manière indépendante du contenu même de ces
éléments. Dans l’analyse à caractère structural, on se penche sur l’agencement des différents
items sans tenir compte du classement des signes ou des significations.
Traitement statistique
Le traitement statistique code et traite les données qualitatives à l’aide de logiciels
spécifiques. Les informations (en général les mots plus que les phrases) sont codées
informatiquement et traitées quantitativement. Le sens des interviews ou des observations est
mis en évidence par l’analyse statistique.
- Les logiciels de traitement : Les logiciels de traitement automatisés de texte sont
nombreux . Cependant il n’existe pas actuellement un programme capable de tout faire. Il est
nécessaire d’en choisir un en fonction d’une utilisation spécifique. Les principales fonctions
que l’on peut en attendre sont la retranscription des textes, le codage des catégories, la
visualisation graphique des données et le traitement multimédia. La première application des
logiciels qualitatifs est de retranscrire les données et de faire des analyses simples de texte.
Son rôle est de stocker et de sauvegarder les informations et de Traitement et analyse des
données qualitatives constituer en quelque sorte un centre de documentation facilement
71
consultable. Il est aussi de pouvoir repérer, trier, classer et compter les mots ou les morceaux
de phrases. Une autre possibilité qu’offrent les logiciels qualitatifs est de coder les catégories,
de calculer leur fréquence et de faire ressortir automatiquement les mots phrases qui sont
derrière une catégorie. En plus de la retranscription et du codage, certains logiciels permettent
de réaliser des analyses multiples. Ils servent à obtenir des représentations visuelles et des
cartes perceptuelles à partir de programmes d’analyse statistique des données.
Objectif Logiciels
Communication TROPES
NEUROTEXT
Caractéristique
du langage
Miroir culture ALCESTE
SPAD T
SPHINX LEXICA
DECISION
EXPLORER
Identification,
Recherche de catégorisation et
régularité connections des
éléments ATLAS /ti
NUD*IST
Identification de « N’VIVO
patterns » WINMAX
Réflexion
Source : http://voynnetf.fr/wp-content/uploads/2013/06/analyse.pdf
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4. La méthode quantitative
4.1. Élément de définition
La recherche quantitative adopte une approche déductive, qui permet de tester des hypothèses
dans le but de bâtir une base de connaissance dans la sphère des intérêts.
Les méthodes quantitatives peuvent être vues comme un processus d’observation avec une
collection des données qui finissent par un process de contrôle de laboratoire ou par une
méthode d’enquête.
Dans un travail de recherche, l’étude quantitative permet de prouver ou démontrer des faits en
quantifiant un phénomène. Cette technique d’étude utilise le questionnaire ou le
sondage auprès d’un panel pour récolter des données à analyser.
Les résultats, exprimés en chiffres, prennent la forme de données statistiques que l’on peut
représenter dans des graphiques ou tableaux.
La recherche quantitative cherche à mesurer un phénomène. On essaie de quantifier, c’est à
dire d’exprimer en chiffres, les paramètres étudiés dans une population.
Ces chiffres peuvent constituer des résultats descriptifs, comparatifs, ou faire l’objet
d’analyses statistiques visant à établir s’il existe des liens significatifs entre certains
paramètres étudiés. Ces calculs requièrent un échantillon représentatif, numériquement plus
important que dans une analyse qualitative. La taille de l’échantillon doit être calculée par une
méthode statistique, et dépend du nombre et des caractéristiques des paramètres étudiés.
4.2. L’échantillonnage
- Echantillonnage probabiliste
Échantillonnage aléatoire simple
C’est la stratégie d’échantillonnage idéale parce que chaque élément de la population a une
probabilité égale d’être sélectionné dans l’échantillon. La procédure d’échantillonnage
consiste à attribuer un numéro à chaque élément du cadre d’échantillonnage et à utiliser un
nombre aléatoire pour sélectionner les éléments du cadre d’échantillonnage. La plupart des
logiciels statistiques peuvent générer des nombres aléatoires.
Échantillonnage aléatoire systématique
Cette stratégie d’échantillonnage utilise une liste des éléments de la population. On suppose
que les éléments sont répertoriés de façon aléatoire. Le premier élément inclus dans
l’échantillon est identifié de manière aléatoire et les éléments suivants sont sélectionnés en
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utilisant un intervalle d’échantillonnage. L’intervalle d’échantillonnage est calculé en divisant
la taille d’échantillon désirée par le nombre d’éléments dans le cadre d’échantillonnage.
Échantillonnage stratifié
L’échantillonnage stratifié peut être utilisé dans une population composée de sous-groupes
mutuellement exclusifs (par exemple, population scolaire divisées en classes). Une procédure
d’échantillonnage aléatoire est ensuite utilisée pour sélectionner les éléments de chaque strate/
sous- groupe. La taille de l’échantillon peut être sélectionnée proportionnellement à la taille
de la strate.
Échantillonnage en grappes
L’échantillonnage en grappes est couramment utilisé lorsque la population est très grande ou
dispersée sur une vaste zone géographique. Le but de l’échantillonnage en grappes est
d’augmenter l’efficacité de l’échantillonnage. Cependant, l’échantillonnage en grappes réduit
la variabilité de la population dans l’échantillon puisqu’ un groupe d’individus dans la même
zone géographique est, dans une certaine mesure, plus homogène que sur l’ensemble de la
population, et la probabilité que chaque élément soit sélectionné dans l’échantillon n’est pas
égale. Pour corriger cette limitation, le calcul de la taille de l’échantillon dans une stratégie
d’échantillonnage en grappes nécessite de prendre en compte l’effet de design, ce qui
augmente la taille de l’échantillon. De plus, le chercheur peut utiliser la procédure de «
probabilité proportionnelle à la taille » pour corriger la différence de taille de la grappe et
ajuster la probabilité que les grappes soient sélectionnées. Un exemple courant est le cadre
d’échantillonnage en grappes du programme élargi de vaccination (PEV).
- Echantillonnage non-probabiliste
Échantillonnage de disponibilité ou de convenance
L’échantillonnage de disponibilité fait référence à la technique selon laquelle la sélection de
l’échantillon est due à l’accessibilité au chercheur. La limitation de cette stratégie est le biais
de sélection. Un exemple de cette stratégie est un échantillon pris au sein du centre ou de
l’établissement où le chercheur est employé.
Échantillonnage successif
L’échantillonnage successif prend place quand les individus sont sélectionnés successivement
par exemple lors d’un entretien de sortie avec des patients après une rencontre avec un
prestataire de soins de santé. Tous les patients qui viennent de rencontrer le médecin sont
invités à participer à l’étude. Si l’étude implique plusieurs sites, une combinaison avec un
échantillonnage stratifié peut être utilisée. Toutefois, les patients sont sélectionnés
successivement dans chaque strate.
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Échantillonnage raisonné
L’échantillonnage raisonné est utilisé lorsque les éléments sont sélectionnés en fonction du
jugement du chercheur concernant les informations souhaitées à recueillir. Les participants
sont sélectionnés en fonction de leurs connaissances du sujet étudié. L’exemple de
l’échantillonnage raisonné est une enquête utilisant un panel d’experts.
Échantillonnage par boule de neige ou guidé par les répondants
Ce type de stratégie d’échantillonnage convient pour recruter des participants appartenant à
une population cachée (par exemple, les victimes de violence domestique, les consommateurs
de drogue). L’échantillonnage par boule de neige commence lorsque le chercheur peut
identifier le premier participant répondant aux critères de sélection. Le chercheur demande
ensuite à ces participants d’identifier les personnes ayant une expérience ou des
caractéristiques similaires. Pour augmenter la variabilité des caractéristiques des participants à
l’étude, les chercheurs peuvent demander aux participants de trouver les participants suivants
qui ont la même expérience mais avec des profils sociodémographiques différents, par
exemple de sexe, d’âge, ou de statut socio-économique différent.
Deux types d’arguments sont à considérer dans la définition de la taille de l’échantillon:
statistique et pratique. Mais quelques soient ces arguments, il convient de respecter les
conditions suivantes:
- par rapport à la «population mère», l’échantillon représente une proportion d’autant plus
faible que cette population est importante.
Il est illusoire de chercher à minimiser à outrance les erreurs d’échantillonnage par le recueil
d’un plus grand nombre de questionnaire. Mieux vaut obtenir un échantillon de faible effectif
avec plus de rigueur qu’un échantillon gigantesque recueilli sans méthode et se rappeler
toujours que les arguments statistiques et les arguments pratiques doivent toujours être
articulés. Au total, les problèmes que rencontre l’échantillonnage en sciences sociales sont des
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problèmes liés à la nature spécifique de l’objet. Le chercheur devra donc en toute circonstance
examiner les conditions d’application des techniques statistiques en tenant compte des
exigences de l’enquête.
L'enquête par questionnaire est un outil d’observation qui permet de quantifier et comparer
l’information. Cette information est collectée auprès d’un échantillon représentatif de la
population visée par l’évaluation. Un questionnaire est un ensemble de questions construit
dans le but d’obtenir l'information correspondant aux questions de l’évaluation. Les
répondants ne sont pas sollicités pour répondre directement à celles-ci : un bon questionnaire
décline en effet la problématique de base en questions élémentaires auxquelles le répondant
saura parfaitement répondre.
Le questionnaire le plus adapté à la méthode qualitative est un questionnaire fermé, où les
questions imposent au répondant une forme précise de réponse et un nombre limité de choix
de réponses. Les questionnaires fermés sont utilisés pour obtenir des renseignements factuels,
juger d'un accord ou non avec une proposition, connaître la position du répondant concernant
une gamme de jugements, etc.
Le questionnaire fermé présente l’avantage de permettre un traitement statistique à un coût
limité. Il peut en cours de réalisation se révéler inadapté si l’évaluateur s’aperçoit que
Comment élaborer le questionnaire ?
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Tester le questionnaire
• En pays développés : les enquêtes par téléphone, mail ou Internet sont de plus en plus
pratiquées.
• En pays en développement : l'enquête en face à face reste le moyen le plus sûr d'obtenir les
informations recherchées. Il est tout de même possible d'utiliser les autres moyens en fonction
des acteurs (agents locaux de développement par exemple).
Avantages
Limites
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Analyse des données quantitatives
Analyser adéquatement des données quantitatives requiert une bonne planification dans la
mesure où l’on doit, avant même de procéder à la collecte de données, décider du ou des tests
statistiques qui seront utilisés en fonction de la question et des données de recherche.
- L’analyse descriptive des données
L’analyse descriptive des données permet au chercheur de résumer un ensemble de données
brutes à l’aide de techniques statistiques. Ce type d’analyse vise essentiellement à décrire les
caractéristiques d’un échantillon et à répondre aux questions de recherche.
Les outils dont dispose le chercheur pour réaliser ce type d’analyse se répartissent en trois
principales catégories.
Les mesures de tendance centrale
Afin de procéder à une analyse descriptive de ses données, un chercheur peut utiliser des
mesures de tendance centrale. Ces mesures constituent un indice concernant le regroupement
des valeurs attribuées aux données autour d’une valeur centrale. Trois mesures de tendance
centrale sont utilisées dans les recherches : le mode, la médiane et la moyenne
Le mode correspond à la valeur de la variable statistique qui apparaît le plus souvent au sein
d’un échantillon de données.
La médiane réfère à la valeur de la variable telle qu’il y ait autant d’observations en dessous
d’elle qu’au-dessus.
La moyenne elle exprime la grandeur qu’aurait chacun des éléments d’un ensemble s’ils
étaient tous identiques sans changer la dimension de l’ensemble.
Les mesures de dispersion et de position
Afin de réaliser une analyse descriptive de ses données, un chercheur peut recourir aux
statistiques mesurant la dispersion et la position des données. Ces mesures constituent un
indice d’étalement des données qui rend compte de la variation de celles-ci. Fréquemment,
ces mesures de dispersion établissent une relation entre l’ensemble des données et la moyenne
de l’échantillon. On en distingue :
L’écart-type mesure de dispersion autour de la moyenne. Cette mesure correspond à l’écart
moyen par rapport à la moyenne.
La variance mesure de dispersion qui consiste en la somme des carrés des écarts par rapport
à la moyenne, divisée par le nombre d’observations.
L’étendue représente la différence entre les valeurs extrêmes d’une distribution/d’un
ensemble.
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Les analyses de fréquences
Afin de réaliser une analyse descriptive des données recueillies, il est également possible de
procéder à une analyse de fréquences. Ce type d’analyse consiste à calculer le nombre
d’observations, pour chacune des modalités d’une variable, ou par groupe de modalités (par
classe). La fréquence absolue est basée sur le nombre effectif d’observations et la fréquence
relative sur le ratio entre ce nombre effectif et l’ensemble des observations L’analyse de la
fréquence est fondamentale pour décrire les données, car elle permet, par exemple, d’établir si
les données suivent des distributions connues, comme la loi normale, ce qui influencera le
choix du test statistique dans le cas d’une analyse inférentielle. Elle permet également de voir
rapidement quelles sont les valeurs surprenantes.
- L’analyse Inférentielle Des Données
L’analyse inférentielle des données correspond à la branche de la statistique qui a pour objet
de généraliser les résultats obtenus à partir d’un échantillon à l’ensemble de la population
d’où il a été tiré. Il importe de mentionner qu’en fonction de ses besoins spécifiques, le
chercheur peut mettre en œuvre un éventail accru d’analyses inférentielles
Le test t ou test de Student : Il existe de nombreux tests visant à étudier la relation entre des
données de deux ou plusieurs populations. Le test t est un test paramétrique visant à
déterminer la différence entre les moyennes de deux populations, et ce, relativement à une
variable prédéterminée. Le terme « paramètre » ou « paramétrique » signifie que la mesure ou
le test effectué est réalisé auprès d’une population. En fonction du type d’échantillon choisi
dans le protocole de recherche, il existe deux types de tests t, soit le test t pour échantillons
indépendants ou le test t pour échantillons dépendants/appariés.
Le test t pour échantillons indépendants sert à déterminer l’évolution d’une variable à partir
d’une comparaison entre deux groupes différents.
Le test t pour échantillons dépendants/appariés vise plutôt à étudier le comportement d’une
variable continue qui a été évaluée à deux occasions auprès d’un même groupe d’individus
L’analyse de variance (ANOVA) : il permet d’examiner une variable quantitative à
expliquer en fonction des effets d’une ou de plusieurs variables nominales.
L’analyse de la variance multiple (MANOVA) permet d’analyser plusieurs variables à
expliquer simultanément.
- Les analyses corrélationnelles
Dans le cadre de certains projets de recherche, les variables sont étudiées et analysées sans
qu’il y ait de manipulation expérimentale. Par la suite, le chercheur tentera de mettre au jour
des relations entre les variables, en utilisant un coefficient de corrélation.
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Le coefficient de corrélation de Pearson permet de mesurer la force de la relation linéaire
entre deux variables quantitatives, normalement distribuées. Si le coefficient de corrélation
est positif, cela signifie que lorsque la valeur de l’une des variables évaluées augmente, la
valeur de la seconde variable évaluée augmentera aussi. Par contre, si le coefficient de
corrélation est négatif, cela veut dire qu’une augmentation de la valeur de l’une des variables
correspond à une diminution de celle de l’autre variable considérée
La régression multiple consiste à évaluer la relation entre une variable (souvent appelée la
variable prédite ou la variable dépendante) et deux autres variables ou plus (souvent appelés «
prédicteur » ou variables indépendantes).
- Les tris à plat Le tri à plat est une opération consistant à déterminer comment les
observations se répartissent sur les différentes modalités que peut prendre une variable à
modalités discrètes. Le résultat de cette opération est donc un simple tableau, de « tableau de
fréquences ». Ce tableau peut faire apparaître simplement le nombre d'individus dans chaque
modalité, la fréquence d'individus par modalité, ou le pourcentage.
- Les tris croisés : C’est une extension à plusieurs variables du tri à plat. Le tri croisé est
l'opération consistant à calculer les fréquences d'individus statistiques tombant dans chacune
des cases du produit cartésien de plusieurs variables. Le résultat d'un tri croisé est ce qu'on
appelle un « tableau de contingences ». Le tri croisé porte sur deux variables et permet
d'obtenir un bilan croisé de leurs réponses
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Tableau 9: Résumé des caractéristiques de la recherche quantitative et qualitative
Recherche Quantitative Qualitative
Objectif Explication, causalité Compréhension et
description
Perspective par rapport à Perspective naturaliste et Perspective interprétative,
la réalité positiviste, courante en sciences courante en sciences
naturelles. sociales.
Tradition de recherche Perspective naturaliste et Perspective interprétative,
positiviste, courante en sciences courante en sciences
naturelles. sociales.
Échantillon et taille de Grande taille d’échantillon utilisant Petite taille d’échantillon
l’échantillon principalement une stratégie utilisant une stratégie
d’échantillonnage aléatoire. d’échantillonnage
raisonné.
L’échantillon est La population étudiée. Le phénomène étudié.
représentatif de L’échantillon représente les Échantillon avec une
variations dans la population. information riche par
rapport au phénomène.
Méthodes Structurées/ Semi- structurées ; Entretiens approfondis,
enquêtes ou observations. discussion de groupe,
observations, etc.
Collecte de données Plus efficace, teste des hypothèses Processus qui prend du
spécifiques. temps ; le plus souvent
environnement de terrain.
Administration Le chercheur utilise des outils pour Le chercheur est l’outil de
recueillir les données (nécessite collecte des données
moins de formation). (nécessite une formation).
Types de questions Fermées, réponses « oui/non ». Pour sonder, ouvertes.
Types d’analyses Chiffres et statistiques. Mots, histoires, et images.
Formes of données Statistiques, résumé des résultats en Interprétatif, établit des
utilisant des chiffres. thèmes ou motifs.
Interprétation de l’étude Généralisation des résultats. Résultats spécifiques au
contexte.
La collecte et l’analyse des données quantitatives dans la première phase sont suivies par la
collecte et l’analyse de données qualitatives qui s’appuient sur les résultats de la première
phase. Le poids est généralement donné aux données quantitatives. La combinaison des
données se produit lorsque les résultats quantitatifs initiaux sont utilisés pour guider la
collecte de données qualitatives ultérieures. Cela peut être particulièrement utile lorsque des
résultats inattendus découlent d’une étude quantitative. La nature directe de la conception
81
d’étude fait sa force et cela est donc facile à mettre en œuvre. La principale faiblesse de cette
conception d’étude est le temps requis pour sa mise en œuvre qui se divise en deux phases.
La collecte et l’analyse des données qualitatives dans la première phase sont suivies par la
collecte et l’analyse de données quantitatives qui s’appuient sur les résultats de la première
phase. Le poids est généralement donné aux données qualitatives. Cette conception d’étude
tend à être utilisé lorsque le but principal est d’explorer un phénomène (par exemple, tester
des éléments d’une théorie émergente ou déterminer la distribution d’un phénomène dans une
population donnée). Il est facile à mettre en œuvre mais nécessite beaucoup de temps pour la
collecte des données.
Les données quantitatives et qualitatives sont recueillies simultanément, puis les deux
ensembles de données sont comparés pour voir s’il y a une convergence, des différences ou
une combinaison des deux.
Idéalement, le poids donné aux résultats quantitatifs et qualitatifs est égal mais en réalité, plus
de poids peut être donné à une méthodologie plutôt qu’à une autre. Cette approche est l’une
des conceptions de méthodes mixtes les plus courante. Il peut cependant être difficile de
comparer les résultats, en particulier si des divergences apparaissent. Il faut aussi beaucoup
d’efforts et d’expertise de la part du chercheur pour étudier adéquatement un phénomène en
utilisant deux méthodes différentes.
82
5.2. Les motifs de la combinaison des deux méthodes quantitative et qualitative
La combinaison des deux méthodes quantitative et qualitative est justifiée dans les cas
suivants :
- élaborer sur les résultats d’une approche avec une autre approche
Il est important d’élaborer, d’améliorer, d’illustrer ou de clarifier les résultats d’une méthode
avec les résultats d’une autre. L’utilisation d’une méthode de recherche pour en guider
séquentiellement une autre est appelée complémentarité.
Lorsque les résultats d’une méthode aident à développer la méthode de collecte des données
suivantes, en guidant la sélection de l’échantillon et des mesures (par exemple, questions de
recherche à poser, échelles à utiliser). Dans ce cas, l’utilisation d’une méthode de recherche
pour en guider séquentiellement une autre est appelée développement.
Quand une méthode de collecte de données révèle des résultats inattendus ou contradictoires
par rapport à ce qui est reconnu comme vrai, reposer les mêmes questions en utilisant une
approche méthodologique différente peut apporter plus de clarté. L’utilisation d’une méthode
de recherche pour explorer plus en détail des résultats contradictoires obtenus avec une autre
méthode de recherche est appelée initiation.
83
- Maximiser sa compréhension
84
Chapitre 4 : publication des résultats de
la recherche
1. Communication scientifique
2. Structure physique d’un article scientifique
3. Publication d’un article scientifique
85
L’étape ultime de la recherche scientifique est la publication des résultats de la recherche qui
respecte à son tour une démarche scientifique rigoureuse. La publication de données
originales dans un article scientifique est loin d’être un simple exercice de rédaction qui
L’objectif de ce chapitre est d’illustrer la structure physique d’un article scientifique ainsi que
les étapes à suivre pour le soumettre à une revue pour publication.
1. La communication scientifique
Afin de pouvoir diffuser leurs travaux, théories et résultats de recherches, les chercheurs
doivent réaliser une communication scientifique, c’est avant tout un échange de savoirs entre
scientifiques appartenant à la même discipline et ayant des intérêts communs. La fonction de
cette communication est la transmission d’un savoir scientifique par le biais d’une langue
spécialisée qui se caractérise aussi par sa rigueur scientifique.
Communiquer est une nécessité pour tous les chercheurs qui veulent, d’une part, faire
connaître les résultats de leurs recherches et d’autre part pouvoir soutenir leur thèse dans les
délais convenus. La véritable communication scientifique de fin de recherche se présente sous
plusieurs formes: la communication orale dans un congrès, un séminaire ou une réunion
interne, l’article scientifique ou la revue générale et enfin le mémoire, la thèse, le livre etc...
Selon cette définition, une communication peut prendre deux formes distinctes à savoir la
communication orale et la communication écrite. Nous montrerons ici les critères qui font la
particularité de chacune d’entre elles et celle qui est considérée comme la plus efficace et
bénéfique pour le chercheur.
Comme son nom l’indique, ce genre de communication s’appuie sur la présentation orale des
résultats d’une étude devant un auditoire de chercheurs dans le cadre d’une conférence
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(congrès national ou international, séminaire, colloque ou symposium). Cette communication
est une occasion pour le chercheur de se présenter à la communauté scientifique à laquelle il
appartient mais aussi de faire connaître les résultats de ses recherches et les soumettre à la
critique d’experts. L’exercice est difficile dans la mesure où il faut garantir l’intérêt de
l’auditoire puis faire face à leurs critiques lors du débat qui suit cette communication. Une
bonne communication orale, c’est aussi présenter un résumé doté d’une problématique claire,
de méthodes convaincantes et de résultats intéressants.
Une communication scientifique orale, peut avoir des avantages que la communication écrite
n’a pas, à savoir d’une part, l’originalité (compte tenu que sa parution est la toute première et
qu’elle représente une contribution nouvelle à la science) et d’autre part, l’intérêt d’un
auditoire captif et disponible à émettre une opinion directe et immédiate (ce jugement
d’experts est nécessaire car il peut être considéré comme une évaluation préalable de la
recherche en question).
La parution d’un article dans une revue scientifique survient le plus souvent après que les
résultats de la recherche en question aient été présentés lors d’une communication orale
devant un auditoire d’experts.
Comme nous pouvons le constater, l’intérêt premier de l’écrit scientifique est la production de
connaissances, il est également privilégié par rapport à l’oral du fait que grâce à sa diffusion,
il cible un large public. La diffusion d’un écrit scientifique se manifeste sous plusieurs
formes et sur plusieurs supports. C’est ainsi qu’on trouve le support papier (avec la revue,
l’ouvrage, la thèse...) et le support électronique (généralisé ces dernières années grâce à
Internet et toutes les revues scientifiques publiées sous forme électronique).
Vu sa diffusion visant un plus large public, l’écrit scientifique doit être mieux élaboré et plus
exigeant que l’exposé oral car il est le seul à laisser la preuve concrète (à savoir un support
87
écrit) des recherches élaborées, le chercheur se doit de s’exprimer clairement en choisissant
les mots adéquats pour légitimer ses idées et leur donner plus de crédibilité.
- Il fait l’objet d’une sélection très rigoureuse de la part d’un comité de lecture.
- Les rapports de recherche qui sont destinés aux commanditaires ; ils ont comme fonction
d’informer ces derniers.
- Les actes de colloques scientifiques orientés vers les pairs de la même discipline dans le but
de transmettre les résultats de recherches.
- Les écrits universitaires se concrétisant dans les mémoires de recherches ou les thèses, leurs
fonctions consistent en la reconnaissance des acquis académiques.
88
L’écrit universitaire
L’écrit universitaire, est multidisciplinaire dans la mesure où il touche à toutes les disciplines
académiques: c’est donc un vaste champ d’investigations pour un étudiant ou un chercheur
qui lui permet de s’approprier des connaissances mais aussi d’exploiter ses compétences à des
fins de diffusion du savoir. Un écrit universitaire est le fruit d’une collaboration d’un étudiant
et son directeur dans un cadre académique, ayant pour finalité une présentation devant un
public du résultat de cette collaboration.
- Les écrits académiques que les étudiants sont amenés à produire tout au long de leur cursus
universitaire et qui servent à évaluer leurs connaissances et valider leurs études. Ces écrits se
présentent sous forme de copies d’examens ou des tâches produites dans le cadre d’une
évaluation intellectuelle.
- Les écrits qui initient et préparent l’étudiant à la recherche et qui concrétisent un travail de
recherche de fin de cycle comme le mémoire ou la thèse.
- Les écrits des chercheurs (docteurs et professeurs), présentant différents travaux comme des
articles scientifiques, des rapports de recherches ….
L’article scientifique est avant tout un écrit universitaire au même titre que le mémoire ou la
thèse, il est au service de la science et de toutes ses disciplines et doit obéir à des normes
méthodologique et académiques spécifiques. Il ne s’agit pas d’un article qui concernerait
spécifiquement les «sciences» au sens courant du terme. L’adjectif «scientifique» renvoie
également au domaine des sciences humaines et sociales.
89
scientifique avec son directeur de thèse avant la soutenance, cet article joue un grand rôle
puisqu’il servira à évaluer le travail de recherche du doctorant.
Les articles scientifiques ou plus communément (articles de revues) sont les publications les
plus importantes de la communication scientifique ils sont considérés comme le moyen
principal dont disposent les chercheurs pour échanger des idées et des résultats scientifiques.
Les chercheurs les utilisent dans un périodique spécialisé, à la fois pour suivre l'actualité de la
recherche mais aussi pour diffuser leurs travaux.
C’est ainsi que Day (2001, p.13) décrit dans son ouvrage l’article scientifique comme : «Un
document scientifique est un rapport écrit et publié décrivant les résultats originaux d'une
recherche».
- Premièrement, il doit être écrit (cela signifie qu’une communication orale n'est pas un
document scientifique), ensuite il doit être publié (contrairement à d’autres écrits
universitaires comme les thèses, rapports…) et enfin, ce document doit refléter les
résultats originaux d’une recherche.
- Un article scientifique est aussi une contribution, c'est-à-dire un apport à la science. Il
est le résultat d’un travail élaboré présentant de façon argumentée une thèse
scientifique devant être évaluée par un comité de lecture composé de spécialistes . De
plus, sa publication doit obéir à des critères et des normes spécifiques selon la revue
dans laquelle il est publié. Il est donc capital de soigner le style et la clarté de son
texte.
- Sur le plan formel, l’article doit obéir à des règles bien précises impliquant un
important appareil critique et méthodologique ; état des connaissances, dispositif de
recherche, méthodes d'observation, de mesure et d'analyse, sources et références
appropriées…destiné à montrer que le chercheur sait se situer dans son domaine
d’étude et qu’il respecte les codes de scientificité en vigueur dans sa discipline. Cela
permettra de juger de la qualité de l'approche scientifique, de l'authenticité des
données et de l’exactitude des résultats.
Dans la rédaction de leurs articles les chercheurs doivent respecter certains critères:
90
- La clarté de l’approche conceptuelle, de la définition, de la méthodologie adoptée et de
l’ancrage scientifique.
- Le niveau de rédaction.
Titre
Noms des auteurs
Résumé
Introduction
Matériel et méthodes
Résultats (y compris tableaux et figures)
Discussion
Bibliographie
La raison primordiale d’écrire un article scientifique est qu’il soit lu. Le titre de l’article est le
premier, et bien souvent aussi le dernier, élément qu’un lecteur potentiel va voir. La rédaction
du titre demande beaucoup d’attention.
Composer un titre ne devrait donc pas consister simplement à fournir un guide approximatif
au lecteur à propos du thème général de l’article. Dans la page de la table des matières de la
revue où l’article est publié, il est en compétition avec tous les autres articles. Il faut être très
attentif à gagner l’attention du lecteur et le décider à passer son temps très précieux à lire
91
l’article. Pour cela l’article doit non seulement être correct, mais en plus qui ressorte de la
masse des autres titres de la table des matières de la revue, ou de la liste des titres fournie par
un logiciel de recherche bibliographique.
Un tel titre n’incite pas vraiment le lecteur à poursuivre la lecture de l’article pour en savoir
plus. Pire encore, ce titre ne dit pas grand-chose : « A » peut avoir perturbé ou influencé « B »
en l’augmentant ou en le diminuant, ou encore peut ne pas l’avoir modifié du tout. Il est très
frustrant de lire un article dont le titre annonce que quelque chose est supposé influencer
quelque chose d’autre, alors que le texte montre que, finalement, il ne s’est rien passé.
D’autres titres sont un peu plus informatifs, mais la question est de savoir si l’information
qu’ils donnent est importante. Prenons l’exemple suivant : « Étude rétrospective de
l’incidence de l’introduction en bourse d’entreprise publique de service dans la wilaya de tizi
ouzou » ou, en suivant une habitude courante qui consiste à mettre deux points dès qu’on le
peut dans un titre. La question importante est de savoir si cette information est susceptible
d’inciter le lecteur à se plonger dans la lecture de l’article. Le titre ci-dessus fait ressortir la
méthodologie utilisée, mais le résultat reste un secret bien gardé.
En résumé, un titre qui ne révèle pas le contenu de l’article rate complètement son objectif.
Les recommandations qui aident à produire un titre qui remplisse les deux fonctions :
de s’assurer que les moteurs de recherche bibliographique vont trouver votre article si
les mots clés appropriés sont utilisés.
Il faut faire une liste par ordre d’importance des mots clés et construire le titre en utilisant
tous les mots clés et en essayant de les placer dans la mesure du possible dans l’ordre de la
liste. Ceci s’appuie sur le principe que le lecteur percevra les premiers mots de votre titre
comme étant plus importants que ceux qui viennent ensuite. Si le titre est trop long, on retire
d’abord les mots clés les moins importants.
92
On corrige cette ébauche de titre pour y introduire une idée du résultat principal ou la
conclusion principale, en d’autres termes, la raison première pour laquelle on écrit l’article.
En résumé, on s’assure que le titre révèle le plus possible les informations scientifiques dont
traite l’article. Sans cette accroche, l’envie du lecteur de continuer sa lecture risque d’être
beaucoup moins forte.
Si l’article comporte plusieurs co-auteurs, il est nécessaire de déterminer l’ordre dans lequel
apparaissent leurs noms dans l’article. Cette décision peut être source de conflit car l’ordre
des auteurs est souvent associé à l’importance de leur contribution dans le travail. Les règles
utilisées pour déterminer l’ordre des auteurs varient d’une équipe de recherche à une autre, et
cet ordre est normalement choisi par le directeur de l’équipe. Les règles les plus souvent
rencontrées sont les suivantes:
Ordre de contribution
Les auteurs sont énumérés selon leur contribution à la préparation de l’article ou au
financement de la recherche, allant de la plus grande contribution à la moindre.
Certains superviseurs vont intentionnellement mettre les doctorants du projet comme
premiers auteurs.
Ordre alphabétique
Pour éviter les conflits, certaines personnes vont préférer mettre les auteurs en ordre
alphabétique de leur nom de famille. Cette règle est également employée pour les
articles ayant un grand nombre d’auteurs.
Autres considérations
D’autres règles peuvent également être employées pour déterminer l’ordre des
auteurs. Par exemple, dans le domaine de la santé (et, par extension, en génie
biomédical), il est fréquent que le directeur de l’équipe soit placé en dernier, ce qui
lui confère une reconnaissance particulière.
93
3.3. Le résumé et les mots clés
Le résumé est une très courte synthèse de l’article qui permet aux lecteurs d’avoir un
aperçu de son contenu afin de pouvoir rapidement s’y plonger. Beaucoup de revues
demandent la rédaction d’un résumé avant de publier l’article. Avec un résumé, l’article
scientifique gagne en visibilité : son contenu est plus rapidement identifiable, sa diffusion
facilitée et son référencement optimisé. Le résumé ne doit pas être confondu avec
l’introduction son rôle est de rappeler l’ensemble de l’article, en passant par la méthode, les
résultats et la conclusion. Sa traduction est souvent demandée par les revues afin de diffuser
l’article à l’international. Cette traduction est appelée abstract et est parfois demandée dans
d’autres langues.
94
Le résumé informatif
Le résumé informatif reprend le contenu de l’article. Il expose les informations les plus
importantes pour chaque étape de l’article (état de l’art, méthode et matériel, résultat,
discussion et conclusion).
Le résumé graphique
Le résumé graphique présente les conclusions de la recherche avec des images, des
graphiques ou des figures. Il permet au lecteur de rapidement comprendre les résultats et
conclusions de l’article. Ce type de résumé est souvent utilisé pour les articles qui introduisent
des processus, des mécanismes ou des théories complexes. On le retrouve surtout dans les
articles de sciences dures (chimie, robotique, informatique, etc.).
Étape 5 : Conclure
Pour finir un résumé scientifique, il peut être utile de rappeler la conclusion de l’article. Elle
peut proposer une ouverture à l’article, en exposant les doutes et les points à approfondir.
95
- Les erreurs à ne pas commettre
Les principales erreurs à ne pas commettre sont les suivantes :
Amener de nouveaux éléments, ou des informations qui ne sont pas présentes dans
l’article.
Ne pas détailler les abréviations employées.
Insérer une image, une figure ou un tableau (sauf dans le cas du résumé graphique).
Renvoyer à des parties de l’article.
Introduire des données bibliographiques qui ne sont pas directement liés à l’objet de
l’article.
Utiliser des phrases longues et complexes.
La plupart des revues exigent les auteurs de fournir une liste de 3 à 7 mots clés qui serviront à
classifier et indexer l’article. Tout comme le titre, le choix de cette liste est important car il
permettra aux lecteurs de trouver l’article plus facilement, à partir d’une requête reliée au
même thème dans un engin de recherche. Suivez ces consignes pour le choix des mots clés:
Ne pas séparer les mots composés formant une seule unité sémantique. Par exemple,
on mettrait le mot composé wireless communications dans la liste, au lieu des
mots wireless et communications séparément.
Inclure tous les mots (simples ou composés) importants du titre et du résumé. Dans
certains cas, il peut également être pertinent d’inclure les mots importants du titre de la
revue.
Utiliser le pluriel pour les mots clés désignant un élément quantifiable. Ainsi, on
préfèrera networks à network.
Éviter les abréviations et les acronymes non conventionnels.
Ne pas lier, si possible, les mots composés par un trait d’union. Par exemple,
mettre knowledge management au lieu de knowledge-management.
96
3.4. L’introduction d’un article scientifique
L’introduction est l’endroit où l’auteur convainc le lecteur que le travail a été bien pensé ; en
même temps, c’est aussi l’endroit où l’on guide la pensée du lecteur sur le même chemin
intellectuel que celui suivi par l’auteur. Une bonne introduction ne se limite pas simplement à
annoncer le problème et à familiariser le lecteur avec la littérature pertinente. Elle doit aussi
décrire une série d’étapes logiques à savoir :
une amorce pour présenter le sujet ;
un cadre théorique (ou état de l’art) pour contextualiser et définir les termes du sujet ;
une problématisation pour introduire la question de recherche ;
une hypothèse de recherche ;
une annonce du plan.
Bien sûr, d’un sujet à l’autre, toutes ces parties n’auront pas forcément la même utilité. Leur
ordre pourra également varier. Les articles scientifiques sont avant tout un terrain libre
d’expression et d’organisation : cette structure n’est pas obligatoire mais peut servir de guide.
Encore plus important, les lecteurs interpréteront plus facilement ce que vous avez à dire dans
le reste de l’article, parce que votre introduction les aura incités à anticiper certaines
informations que vous allez leur présenter là où ils les attendent. Il en résulte moins de risques
que les lecteurs vous comprennent mal ; au contraire, ils seront plus susceptibles d’interpréter
vos informations de la même manière que vous.
- La présentation du sujet
La présentation du sujet fait office d’amorce. Les éléments qu’elle expose ont pour objectif
d’attirer le lecteur en lui montrant l’originalité du sujet. Ce point peut aussi permettre de
définir les concepts centraux de l’article.
- Le cadre théorique
Le cadre théorique est un état de l’art des recherches précédentes menées sur le même sujet.
L’évolution de certains concepts clés ainsi que leur définition peuvent être développés au sein
de cette partie qui prépare l’arrivée de la problématisation. À partir des connaissances déjà
acquises sur le sujet, l’auteur peut justifier sa recherche. Il peut proposer un nouvel angle de
recherche, contredire une idée, étendre des recherches déjà menées, amener une nouvelle
proposition à un débat, etc.
97
- La problématisation
La problématisation est le lieu où la question de recherche est posée. C’est une question qui
ne peut se résoudre qu’à travers des recherches, des tests et des expérimentations menés de
manière scientifique. Cette interrogation est souvent novatrice et soulève des hypothèses de
recherche en guide de réponses.
Celle-ci peut être énoncée sous la forme d’une question, ou alors sous-entendue. Elle se doit
d’être originale afin de déployer un argumentaire, qui sera développé dans le reste de l’article.
- L’hypothèse de recherche
- L’annonce du plan
L’annonce du plan est souvent placée en dernier. Elle permet de relier l’introduction avec le
corps du texte. Ce point permet de faire ressortir la progression logique du plan (qu’il
possède une structure IMRaD ou non). Le plan IMReD (IMRaD) est structuré comme suit
Introduction - Méthodes – Résultats et (and) Discussion. C’est le modèle phare le plus utilisé
pour la rédaction des travaux de recherche scientifique. D’autres plans existent :
Plan OPERA : observation, problème, expérimentation, résultat, action, plus adapté aux
sciences appliquées.
Plan ILPIA : introduction, littérature, problème, implication, avenir, plus adapté aux articles
de synthèse.
98
C’est une section parfois très longue car elle comporte beaucoup d’informations importantes.
Son objectif est de décrire de manière détaillée les méthodes et procédures d’une étude afin
qu’elle puisse être reproduite par d’autres chercheurs. On utilise l’appellation «
méthodologie », certains nomment cette partie « matériel et méthodes », ou « méthodes et
matériel ».
L’approbation éthique
L’approbation éthique va souvent de pair avec le cadre théorique, même s’il est possible de la
retrouver dans d’autres parties de l’article scientifique. Cette sous-section est importante dans
le cas d’études menées en lien avec la population : elle garantit certains principes éthiques tels
que le consentement ou l’anonymat. Par exemple, pour préserver l’anonymat des participants,
les dénominations « témoin 1 », et « témoin 2 » ainsi que « cas 1 » et « cas 2 » seront
utilisées. Qu’ils appartiennent au groupe des témoins ou des cas, la procédure de recueil de
consentement utilisée fut la même pour tous.
99
Le site d’étude
Cette sous-partie précise le lieu de l’étude lorsque les recherches sont menées à l’extérieur.
Elle décrit les caractéristiques du ou des lieux (particularités, population) afin que le lecteur
puisse se représenter l’endroit. Cette partie est particulièrement pertinente dans le cas de sites
d’études précis (zones au climat spécifique, conditions chimiques de l’air, du sol ou des lacs,
environnement en voie de disparition, etc).
L’échantillonnage
La description de la méthode
Cette sous-section présente la méthode de recherche. Son objectif est de montrer si les
expérimentations sont bien adaptées et suffisamment ciblées pour répondre à l’hypothèse
C’est donc un travail de description et de justification de l’étude.
Certains articles ont recours à des schémas, afin de simplifier la compréhension de cette partie
parfois complexe. Si la recherche décrite nécessite du matériel, une description des
instruments doivent être cités et décrits. (chromatographe, analyseur de texte, etc.).
100
Analyse des données
Cette sous-section décrit la méthode d’analyse des données. Sans donner de résultat, elle
montre les techniques qui lui permettent d’utiliser les données recueillies (voir chapitre 3 de
ce cours).
Il s’agit d’ordonner, classer et regrouper les données pour pouvoir les analyser dans la partie
discussion des résultats. Les informations ou faits doivent être isolés, regroupés et classés
dans des catégories, dans des tableaux, dans des graphiques, etc. C’est la seule manière de
permettre à la quantité importante d’informations de prendre sens en laissant découvrir les
liens qui n’étaient pas toujours évidents ou existants. Il faut donc traiter les informations ou
les faits pour les transformer en données analysables. Ces traitements sont en général assistés
par ordinateur à l’aide de logiciels tels que: SPSS, MODALISA, EXCEL, NUMBERS,
SHINX, etc.
101
posées ou aux hypothèses formulées. Ensuite il procède à la discussion de la nature des
relations entre les différentes variables.
3.8. La conclusion
Pour rédiger la conclusion il faut d’abord relire l'introduction afin qu’elle réponde bien aux
questions de l'introduction. Elle constitue un résumé des grandes lignes du travail traité dans
le développement et elle fait ressortir les conclusions ou les réponses à des questions posées
ainsi que proposer de nouvelles pistes de recherche ou de réflexion pour le futur.
Les principaux éléments qui sont souvent retrouvés dans les conclusions scientifiques sont les
suivants :
bref rappel de l’introduction (la question de recherche, les hypothèses scientifiques le
contexte de l’étude) ;
description du ou des résultats principaux et de leur interprétation;
mise en lien de ces résultats avec la problématique ;
102
impact et implications de l’étude pour la recherche ;
ouvertures et proposition de recherches d’approfondissement.
La citation consiste à mentionner le texte exact avec les termes précis rédigés par l'auteur cité.
La paraphrase est la reproduction de la pensée d'un auteur, reformulée avec d'autres mots.
Chaque citation ou paraphrase doit impérativement être accompagnée de sa source sous forme
de note de bas de page ou de note dans le texte.
Les citations doivent étayer les propres réflexions de l’auteur. Pour ne pas se rendre coupable
de plagiat, il faut respecter les règles suivantes :
• Mentionner très précisément la source de la citation ou de la paraphrase.
• Toujours mettre la citation entre guillemets.
• Reproduire le texte exact avec les termes précis rédigés par l'auteur cité.
• Conserver la ponctuation, les majuscules et même les fautes d'orthographe du texte original
(faire suivre de la mention [sic]).
• Toute altération à l'intérieur d'une citation doit être mentionnée clairement, soit en note, soit
après la citation (par exemple : «mots mis en évidence par nous», «traduit par nos soins»,
etc.). Pour écourter une citation en sautant des passages, remplacer ceux-ci par [...] ou (...).
• Pour mettre en valeur des citations étendues, utiliser un style de police différent (italique)
ou une mise en page particulière (retrait).
Pour citer les sources, on peut utiliser plusieurs styles de citation, tels que le style APA, le
format MLA ou les citations du style Chicago. Les universités et les revues indiquent
souvent le style de citation à utiliser. Souvent, la citation dans le texte ne mentionne que le
nom de l’auteur ou des auteurs et l’année de publication. La liste de référence contient toutes
les informations sur une source, y compris le titre de l’ouvrage et l’URL du site web.
Les revues algériennes exigent le style de citation type APA (voir annexe 1)
Le plagiat consiste à voler les mots de quelqu’un d’autre, mais aussi voler ses idées. En
d’autres termes, même si on paraphrase un texte, l’auteur doit quand même être cité. Il faut
toujours citer la source pour éviter de commettre un plagiat. Le plagiat est une violation de
la propriété intellectuelle d’autrui.
103
Le plagiat, ce n’est pas seulement « copier-coller » le travail de quelqu’un d’autre.
La traduction et la paraphrase de textes ou l’utilisation de synonymes sont considérées comme
étant du plagiat tout autant que la reprise d’une théorie existante avec vos propres mots, sans
mentionner la source et l’auteur.
Autrement dit, utiliser l’idée de quelqu’un d’autre sans mentionner dûment la personne
propriétaire de l’idée, c’est du plagiat.
Le plagiat prend diverses formes. Il va de la réutilisation d’un document entier à la réécriture
d’un seul paragraphe. En fin de compte, tous les types de plagiat se résument à faire passer les
idées ou les mots de quelqu’un d’autre pour les vôtres.
104
Tableau 10 : Les formes de plagiat
Faire du copier- Le plagiat par copier-coller, également appelé plagiat direct, consiste à
coller utiliser un texte provenant d’une autre source sans la citer.
Si vous voulez vraiment inclure mot pour mot un passage d’une autre
source, vous devez apprendre à le citer.
Faire du plagiat en Copier et coller ensemble différents morceaux de texte pour créer une sorte de
mosaïque « mosaïque » ou de « patchwork » des idées d’autres chercheurs est un plagiat.
Bien que le résultat soit un morceau de texte complètement nouveau, les mots et
les idées ne sont pas nouveaux.
Faire de l’auto- Lorsque vous utilisez des parties de vos travaux antérieurs (par exemple un
plagiat article, une analyse documentaire ou un ensemble de données) sans les citer
correctement, vous commettez ce que l’on appelle de l’auto-plagiat.
Bien que cela semble un peu fou d’être pénalisé pour avoir plagié votre propre
travail, vous devez savoir que cela se fait parce que cela va à l’encontre des
attentes des lecteurs de votre article. Ils s’attendent à ce que l’œuvre soit
originale.
Acheter des Lorsque vous utilisez le papier de quelqu’un d’autre, vous commettez un plagiat
documents car vous prétendez que les mots et les idées sont les vôtres.
Utiliser le travail de quelqu’un d’autre signifie, par exemple, demander à un ami
ou à un membre de la famille d’écrire le texte pour vous ou acheter un document
en ligne.
Traduire du texte Lorsque vous utiliser un outil pour traduire un paragraphe que vous venez de
copier-coller, cela ne signifie pas que vous devenez l’auteur de la traduction.
Copier-coller le travail de quelqu’un d’autre en langue étrangère et en faire la
traduction sans mentionner la source reste du plagiat.
Faire de la Paraphraser signifie traduire l’idée d’autrui avec vos propres mots. Si vous ne
paraphrase sans citez pas la source de l’idée ou du concept paraphrasés, vous vous les
citer l’auteur approprier. Il s’agit une fois de plus de plagiat.
- Bibliographie
La bibliographie scientifique d’un chercheur rend compte de sa phase de documentation, de
son positionnement et de ses choix argumentatifs. La recherche d’information scientifique
105
constitue un des fondements du métier de chercheur, car ce dernier, en perpétuelle quête
d’information, alimente sa réflexion tout en influant sur le processus de ladite information. La
bibliographie se rédige au fur et à mesure que les sources sont utilisées. Très souvent, la
bibliographie scientifique évolue au fil des lectures et des recherches : cette méthode de
constante “mise à jour” des sources peut donc s’avérer très utile.
Pour organiser la bibliographie, les sources doivent être classées. Plusieurs types de
classements existent et peuvent être utilisés :
Le classement par ordre alphabétique : c’est un prérequis essentiel pour organiser
toute bibliographie. Ce type de classement est utilisé par les normes APA.
Le classement par importance : il s’agit d’un classement dans lequel les sources
primaires sont présentées en premier, avant les sources secondaires.
Le classement par ordre chronologique de date d’édition : méthode aussi appelée «
système Harvard », elle permet de suivre l’évolution d’un concept.
Le classement par ordre d’apparition des citations dans le texte : connu sous le
nom de « système Vancouver », cette méthode classe chaque référence selon son ordre
d’apparition, sans se soucier de la date ou de l’alphabet.
Le classement par thème : il contient des sous-sections qui permettent de catégoriser
chaque référence selon son thème ou sa nature (ouvrage, site web, article de revue…).
Ce classement dépend du style de citation utilisé par l’auteur.
Les principales erreurs à éviter dans une bibliographie scientifique sont au nombre de cinq.
L’absence d’homogénéité : toutes les références de la bibliographie doivent être
présentées suivant le même style et format.
L’étalage des sources : les sources doivent converger vers le sujet de l’article,
l’accumulation de références qui s’en éloignent trop est à éviter.
L’absence de logique dans l’organisation des sources : il est important de leur
donner un ordre pour que le lecteur puisse facilement les consulter.
La présence de sources non officielles, issues de sites ou d’écrits non évalués ou non
reconnus scientifiquement.
Les abréviations non expliquées : chaque abréviation qui se rapporte à un nom de
revue ou de périodique doit être inscrit dans une liste des abréviations.
106
- Les annexes
On insère dans une annexe, de l'information qui aide à comprendre la recherche: des croquis,
tableaux, schémas, statistiques, figures ou questionnaires. Les annexes sont placées par ordre
de mention dans le texte. On les place après la bibliographie.
Il est également possible d‘insérer dans les annexes les équations et les résultats du modèle, ,
les textes de loi, les imprimés, les textes d‘entretien avec des membres de l‘organisme
d‘accueil, l‘enquête...etc. Comme dans tout travail universitaire, les annexes peuvent contenir
bien d‘autres éléments que l‘auteur estime nécessaire à produire pour conforter son analyse.
Seuls les documents utiles et pertinents doivent être annexés.
Exemple d’articles scientifique à rédiger
Les articles scientifiques qu’il est possible de rédiger et de soumettre à publication dans des
revues nationales ou internationales à comité de lecture (évaluation par les pairs) sont de
plusieurs types.
Tout d’abord, il faut distinguer les recherches primaires (originales) des recherches
secondaires.
La recherche originale est considérée comme une source primaire. Un article est considéré
comme une recherche originale si…
il s’agit du rapport d’une étude rédigé par les chercheurs qui ont réalisé l’étude.
les chercheurs décrivent leur hypothèse ou leur question de recherche et le but de
l’étude.
les chercheurs détaillent leurs méthodes de recherche.
les résultats de la recherche sont présentés.
les chercheurs interprètent leurs résultats et discutent des implications possibles.
Une recherche de type « secondaire » comme son nom l’indique relèvera d’une recherche
non plus basée sur des recherches originales, mais sur des travaux antérieurs, menés
précédemment, par exemple en s’appuyant sur des études antérieures afin de mener une revue
de la littérature.
Article de recherche original
Article de recherche de synthèse
Article de perspective (d’opinion)
Critiques d’ouvrages
Article de méthodologie
Etudes de cas et études multi-cas.
107
4. Publication d’un article scientifique
4.1. Publication d’un article scientifique : pourquoi publier ?
108
pour créer un compte et soumettre des articles à publier https://www.asjp.cerist.dz/ ). Chaque
chercheur doit avoir accès à la liste des revues indexées et la liste des revues prédatrices
établies chaque année par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique.
Les principaux critères à prendre en compte pour la sélection de la revue sont les suivants :
La réputation de la revue : plus une revue est réputée, plus elle cherchera des articles
de qualité.
Les frais de publication : certaines revues fonctionnent selon le principe de l’auteur-
payeur, et demandent en moyenne entre 500 et 1 000 euros d’APC (Article Processing
Charges).
Le type de revue : les revues spécialisées n’acceptent que les articles pointus en accord
avec un domaine de recherche précis ; les revues interdisciplinaires sont davantages
ouvertes, et les revues de vulgarisation possèdent des articles compréhensibles par un
public non spécialiste.
La régularité de publication : certaines revues sont mensuelles tandis que d’autres sont
semestrielle ou annuelles.
Le mode d’évaluation : selon la revue, l’article peut être soumis à une ou plusieurs
évaluations.
Les consignes de rédaction : certaines revues imposent un nombre de pages restreint,
imposent un type ou une taille de police dans un modèle nommé TAMPLATE.
Les revues en libre accès (ou open access en anglais) permettent aux lecteurs d’avoir accès
aux articles scientifiques gratuitement et de manière illimitée. On retrouve ce type d’articles
sur certaines plateformes spécialisées :
Directory of Open Access Journals (DOAJ) : ce portail international propose 10000
revues, soit environ 2 millions d’articles qui proviennent de plus de 130 pays.
Persée : cette plateforme francophone présente les collection d’environ 100 revues,
soit plus de 50000 articles.
Open Edition Journals : cet espace contient environ 400 revues de sciences humaines
et sociales. La quasi-totalité des contenus sont accessibles librement, soit environ
100000 articles.
HAL (Hyper Articles en Ligne) : zone d’archivage d’articles en accès-libre.
109
Avec le libre-accès, les articles sont plus largement diffusés. Pour certains, l’open
access permet l’ouverture des connaissances et devrait être plus largement répandu. Pour
d’autres, cette méthode de publication expose les articles au plagiat.
110
relecture semi-aveugle, et quand tous les noms sont mentionnés, il s’agit d’un
commentaire ouvert aux pairs (open peer-review en anglais).
Le résultat de l’évaluation
À l’issue de cette phase, le verdict n’est pas uniquement positif ou négatif. Il peut être d’autre
nature :
acceptation de l’article dans son état original ;
accepté avec demande de modifications, mineures ou majeures ;
soumis à une demande d’amélioration sans confirmation de publication ;
refus avec encouragements pour proposer un autre article ;
refus simple.
Diffuser son article scientifique
Une fois publié, l’article scientifique peut-être partagé sur diverses plateformes d’archives ou
de lecture en ligne. Une fois cette diffusion enclenchée, certains outils permettent de garder
un contrôle sur l’article :
Les systèmes de protection de la propriété intellectuelle (copyright, creative
commons) : souvent apposés à au contenu au moment de sa publication, ils permettent
d’éviter toute appropriation du travail par autrui, comme par exemple la
commercialisation ou le plagiat.
Les systèmes de suivi des citations (Google Scholar) : ces plateformes comptabilisent
le nombre de citations et de références qu’obtiennent les articles scientifiques.
111
Références bibliographiques
Bachelard, G. (1992). Le nouvel esprit scientifique, PUF "Quadrige" n° 47, (première édition
1934). Paris.
Debret, J. (2020, 28 avril). Tout savoir sur la publication d’un article scientifique. Scribbr.
Consulté le 18 avril 2023, de https://www.scribbr.fr/article-scientifique/publication-article-
scientifique/
112
Debret, J. (2021, 24 mars). L’évaluation du contenu scientifique : définition, critères et
exemples. Scribbr. Consulté le 22 avril 2023, de https://www.scribbr.fr/article-
scientifique/evaluation-du-contenu-scientifique/
Gautier, F & Lenfle, S. (2008). L‘avant-projet, définition et enjeux. HAL, archives ouvertes.
Repéré à : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00262697
Mourid A., Clar M. (2017). « Trucs et astuces pour l'analyse d'un article scientifique. La
bibilothèque/UdeMConference: Mois de la recherche étudiante .At: Montréal, Canada.
Ordinal: 2 mars - 1 avril 2017.Affiliation: FICSUM, Université de Montréal DOI:
10.13140/RG.2.2.20624.40963 4.
113
Robert-Tremblay, R & Perrier, Y. (2006). Outils et méthodes de travail intellectuel. Ed :
Chancelière. Canada.
Shuttleworth M. (2009). « Qu'est-ce que la méthode scientifique? ».Retrieved Nov 20, 2021
from Explorable.com: https://explorable.com/fr/quest-ce-que-la-methodescientifique.
114
Annexe 1 : classification JEL
115
o 41 – Méthodologie de l'économie
o 49 – Autres
B5 – Approches hétérodoxes contemporaines
o 50 – Généralités
o 51 – Socialisme ; Marxisme ; Sraffa
o 52 – Institutionnalisme ; Évolutionnisme
o 53 – École autrichienne d'économie
o 54 – Économie féministe
o 59 – Autres
C – Méthodes mathématiques et quantitatives]
C0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Économétrie
o 02 – Méthodes mathématiques
C1 – Économétrie et méthodes statistiques : généralités
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse bayésienne
o 12 – Tests d'hypothèses
o 13 – Estimations
o 14 – Méthodes semi-paramétriques et non-paramétriques
o 15 – Méthodes de simulation statistique ; méthodes Monte Carlo ; la méthode
du bootstrap
o 16 – Distribution statistique
o 19 – Autres
C2 – Méthodes économétriques : modèles à équation unique ; variables simples
o 20 – Généralités
o 21 – Modèles de coupes instantanées ; modèles spatiaux ; modèles d'effet de
traitement
o 22 – Modèles de séries chronologiques
o 23 – Modèles avec données de panel
o 24 – Modèles avec données tronquées et censurées
o 25 – Modèles de régression discrète et de choix qualitatif
o 29 – Autres
C3 – Méthodes en économétrie : modèles à équations multiples et simultanées ;
variables multiples
o 30 – Généralités
o 31 – Modèles de coupes instantanées ; modèles spatiaux ; modèles d'effet de
traitement
o 32 – Modèles de séries chronologiques
o 33 – Modèles avec données de panel
o 34 – Modèles avec données tronquées et censurées
o 35 – Modèles de régression discrète et de choix qualitatif
o 39 – Autres
C4 – Méthodes statistiques et économétriques : sujets particuliers
o 40 – Généralités
o 41 – Analyse temporelle
o 42 – Méthodes d'enquête
o 43 – Indices et agrégation
o 44 – Théorie statistique de la décision ; recherches opérationnelles
o 45 – Réseau neuronal et thèmes associés
116
o 46 – Distributions spécifiques
o 49 – Autres
C5 – Modélisation économétrique
o 50 – Généralités
o 51 – Construction de modèles et estimation
o 52 – Évaluation des modèles et tests
o 53 – Prévisions et autres applications de modèles
o 59 – Autres
C6 – Méthodes mathématiques et programmation
o 60 – Généralités
o 61 – Techniques d'optimisation, modèles de programmation ; analyse
dynamique
o 62 – Les conditions d'équilibre économique
o 63 – Techniques de traitement informatique
o 65 – Outils mathématiques divers
o 67 – Modèles Input-Output
o 68 – Modèles calculables d'équilibre général
o 69 – Autres
C7 – Théorie des jeux et de la négociation
o 70 – Généralités
o 71 – Jeux coopératifs
o 72 – Jeux non-coopératifs
o 73 – Jeux stochastiques et dynamiques ; jeux évolutionnaires
o 78 – Théorie de la négociation ; théorie de l'appariement
o 79 – Autres
C8 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation des données ; programmes
informatiques
o 80 – Généralités
o 81 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation et organisation des
données microéconomiques
o 82 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation et organisation des
données macroéconomiques
o 87 – Logiciels d'économétrie
o 88 – Autres logiciels informatiques
o 89 – Autres
C9 – Organisation des expériences
o 90 – Généralités
o 91 – Laboratoire, comportement individuel
o 92 – Laboratoire, comportement de groupe
o 93 – Expériences de terrain
o 99 – Autres
D – Microéconomie]
D0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Comportement microéconomique : principes sous-jacents
o 02 – Institutions : conception, formation et fonctionnement
D1 – Comportement des ménages et économie familiale
o 10 – Généralités
o 11 – Économie du consommateur : théorie
o 12 – Économie du consommateur : analyses empiriques
117
o 13 – Production des ménages
o 14 – Finances personnelles
o 18 – Protection des consommateurs
o 19 – Autres
D2 – Production et organisations
o 20 – Généralités
o 21 – Comportement des entreprises
o 23 – Comportement des organisations ; coûts de transactions ; droits de la
propriété
o 24 – Fonctions de production, productivité du capital, productivité totale des
facteurs de production, capacité de production
o 29 – Autres
D3 – Distribution
o 30 – Généralités
o 31 – Revenu personnel et distribution de la richesse
o 33 – Répartition du revenu des facteurs
o 39 – Autres
D4 – Structure du marché et formation des prix
o 40 – Généralités
o 41 – Concurrence parfaite
o 42 – Monopole
o 43 – Oligopole et autres formes de marchés imparfaits
o 44 – Enchères
o 45 – Rationnement ; émission de licences
o 46 – Théorie de la valeur
o 49 – Autres
D5 – Équilibre général et déséquilibre
o 50 – Généralités
o 51 – Économies d'échange et de production
o 52 – Marchés incomplets
o 53 – Marchés financiers
o 57 – Input-Output : tableaux et analyses
o 58 – Modèles calculables et autres modèles d'équilibre général appliqué
o 59 – Autres
D6 – Économie du bien-être
o 60 – Généralités
o 61 – Efficacité de l'allocation ; analyse coût-bénéfice
o 62 – Externalités
o 63 – Équité, justice, inégalité et autres critères normatifs
o 64 – Altruisme
o 69 – Autres
D7 – Analyse de la prise de décision collective
o 70 – Généralités
o 71 – Choix social ; clubs ; comités ; associations
o 72 – Modèles économiques des processus politiques : recherche de la rente,
élections, législatures et comportements des électeurs.
o 73 – Bureaucratie ; processus administratif dans les organisations publiques ;
corruption
o 74 – Conflits ; résolution des conflits ; alliances
o 78 – Analyse de la prise de décision politique et processus de mise en œuvre
118
o 79 – Autres
D8 – Information, connaissance et incertitude
o 80 – Généralités
o 81 – Critères de la prise de décision en situation de risque et d'incertitude
o 82 – Information privée et asymétrique
o 83 – Recherche ; formation ; information et connaissance
o 84 – Attentes ; spéculations
o 85 – Formation de réseaux
o 86 – Aspects économiques du droit des contrats
o 87 – Neuroéconomie
o 89 – Autres
D9 – Choix intertemporel et croissance
o 90 – Généralités
o 91 – Choix intertemporel du consommateur ; modèles du cycle de vie et
épargne
o 92 – Choix intertemporel de l'entreprise et croissance, investissement ou
financement
o 99 – Autres
E – Macroéconomie et économie monétaire
E0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Mesures et données sur le revenu national, les comptes nationaux et la
richesse
E1 – Modèles généraux d'agrégation
o 10 – Généralités
o 11 – Modèles marxistes, de Sraffa, institutionnels et évolutionnistes
o 12 – Keynes ; modèles keynésiens ; post-keynésiens
o 13 – Macroéconomie néoclassique
o 17 – Prévision et simulation
o 19 – Autres
E2 – Consommation, épargne, production, emploi et investissement
o 20 – Généralités
o 21 – Consommation ; épargne
o 22 – Capital ; investissement (dont les inventaires) ; capacité de production
o 23 – Production
o 24 – Emploi ; chômage ; salaires
o 25 – Facteurs agrégés de la distribution du revenu
o 26 – Économie parallèle ; économie informelle ; économie souterraine
o 27 – Prévision et simulation
o 29 – Autres
E3 – Prix, fluctuations des affaires, cycles économiques
o 30 – Généralités
o 31 – Niveau des prix ; inflation ; déflation
o 32 – Fluctuations des affaires ; cycles économiques
o 37 – Prévision et simulation
o 39 – Autres
E4 – Monnaie et taux d'intérêt
o 40 – Généralités
o 41 – Demande de monnaie
119
o 42 – Systèmes monétaires ; normes et régimes monétaires ; gouvernement et
système monétaire
o 43 – Détermination et structure à terme des taux d'intérêt
o 44 – Marchés financiers et Macroéconomie
o 47 – Prévision et simulation
o 49 – Autres
E5 – Politique monétaire, banque centrale, masse monétaire et crédit
o 50 – Généralités
o 51 – Masse monétaire ; crédit et multiplicateurs de monnaie
o 52 – Politique monétaire (objectifs, instruments, effets)
o 58 – Les Banques centrales et leurs politiques
o 59 – Autres
E6 – Élaboration de la politique macroéconomique, aspects macroéconomiques des
finances publiques, politique macroéconomique et approche générale
o 60 – Généralités
o 61 – Objectifs politiques ; conception et contenus des politiques ; coordination
des politiques
o 62 – Politique fiscale ; dépenses publiques ; investissements et finances ;
taxation
o 63 – Analyse comparée des politiques monétaires et fiscales ; stabilisation
o 64 – Politique des revenus ; politique des prix
o 65 – Études d'épisodes politiques particuliers
o 66 – Perspective générale et conditions économiques
o 69 – Autres
F – Économie internationale
F0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Perspective générale
o 02 – Ordre économique international ; Organisations internationales non-
économiques ; intégration économique et globalisation : généralités
F1 – Commerce
o 10 – Généralités
o 11 – Modèles néoclassiques du commerce
o 12 – Modèles d'échanges commerciaux en situation concurrence imparfaite et
économies d'échelle
o 13 – Politique commerciale ; protectionnisme ; promotion ; négociations
commerciales ; organisations internationales
o 14 – Études des échanges commerciaux par pays et par industrie
o 15 – Intégration économique
o 16 – Interactions des échanges commerciaux et du marché du travail
o 17 – Prévision et simulation des échanges commerciaux
o 18 – Commerce et environnement
o 19 – Autres
F2 – Facteurs internationaux des échanges et affaires internationales
o 20 – Généralités
o 21 – Investissement international ; mouvements du capital à long terme
o 22 – Migration internationale
o 23 – Entreprises multinationales, affaires internationales
o 24 – Envois de fonds
o 29 – Autres
120
F3 – Finances internationales
o 30 – Généralités
o 31 – Taux de change
o 32 – Ajustement du compte courant : mouvements de capitaux à court terme
o 33 – Accords monétaires internationaux et institutions internationales
o 34 – Problèmes internationaux de prêts et dettes
o 35 – Aide extérieure
o 36 – Aspects financiers de l'intégration économique
o 37 – Prévision et simulation des finances internationales
o 39 – Autres
F4 – Aspects macroéconomiques du commerce international et de la finance
internationale
o 40 – Généralités
o 41 – Macroéconomie de l'économie ouverte
o 42 – Coordination de la politique internationale
o 43 – Croissance économique des économies ouvertes
o 47 – Prévision et simulation
o 49 – Autres
G – Économie financière
G0 – Généralités
o 00 – Généralités
G1 – Marchés financiers généraux
o 10 – Généralités
o 11 – Choix de portefeuille ; décisions d'investissement
o 12 – Prix des actifs
o 13 – Prix contingents ; prix futurs
o 14 – Information et efficacité du marché ; études de cas
o 15 – Marchés financiers internationaux
o 18 – Politiques publiques et régulation
o 19 – Autres
G2 – Institutions et services financiers
o 20 – Généralités
o 21 – Banques ; autres institutions de dépôt ; hypothèques
o 22 – Assurance ; compagnies d'assurance
o 23 – Fonds de pension ; autres institutions financières privées
o 24 – Investissement bancaire ; capital risque ; courtage
o 28 – Politiques publiques et régulation
o 29 – Autres
G3 – Finances et gouvernance des entreprises
o 30 – Généralités
o 31 – Budgétisation des dépenses en capital ; politique d'investissement
o 32 – Politique de financement ; structure du capital et de la propriété
o 33 – Faillite ; Liquidation
o 34 – Fusions ; acquisitions ; restructurations ; gouvernance des entreprises
o 35 – Politique de distribution des dividendes
o 38 – Politiques publiques et régulation
o 39 – Autres
H – Économie publique
H0 – Généralités
o 00 – Généralités
121
H1 – Structure et domaines d'action du gouvernement
o 10 – Généralités
o 11 – Structure, domaines d'action et performances du gouvernement
o 19 – Autres
H2 – Fiscalité, subventions et revenus
o 20 – Généralités
o 21 – Efficacité ; fiscalité optimale
o 22 – Incidences de la politique de taxation
o 23 – Externalités ; effets de redistribution ; taxes et subventions
environnementales
o 24 – Impôt sur le revenu et autres impôts ou subventions ne portant pas sur les
sociétés
o 25 – Impôts sur les sociétés et subventions
o 26 – Évasion fiscale
o 27 – Autres sources de revenu
o 29 – Autres
H3 – Politique fiscale et comportement des agents économiques
o 30 – Généralités
o 31 – Ménages
o 32 – Entreprises
o 39 – Autres
H4 – Biens collectifs
o 40 – Généralités
o 41 – Biens collectifs
o 42 – Biens semi-collectifs
o 43 – Évaluation de projets ; taux d'escompte social
o 44 – Biens collectifs : Marchés mixtes
o 49 – Autres
H5 – Dépenses publiques nationales et politiques afférentes
o 50 – Généralités
o 51 – Dépenses publiques et santé
o 52 – Dépenses publiques et éducation
o 53 – Dépenses publiques et programmes sociaux
o 54 – Infrastructures ; autres investissements publics et stock de capital
o 55 – Sécurité sociale et retraites
o 56 – Sécurité nationale et guerre
o 57 – Approvisionnement
o 59 – Autres
H6 – Budget national, déficit et dette
o 60 – Généralités
o 61 – Budget ; systèmes budgétaires
o 62 – Déficit budgétaire ; excédent budgétaire
o 63 – Dette et gestion de la dette
o 68 – Prévisions budgétaires, déficit et dette
o 69 – Autres
H7 – Gouvernement national et gouvernement régional ; relations
intergouvernementales
o 70 – Généralités
o 71 – Impôts locaux et nationaux, subventions et revenus
o 72 – Budget et dépenses nationaux et locaux
122
o 73 – Les conflits de compétence et leurs effets
o 74 – Emprunts d'État et emprunts locaux
o 75 – Gouvernement national et gouvernement régional : Santé, éducation et
aide sociale
o 76 – Gouvernement national et gouvernement régional : Infrastructures ;
Approvisionnement ; Sécurité publique ; Systèmes pénitentiaires ; Autres
catégories de dépenses
o 77 – Relations intergouvernementales ; Fédéralisme
o 79 – Autres
H8 – Sujets divers
o 80 – Généralités
o 81 – Emprunts publics, cautions d'emprunts et crédits gouvernementaux
o 82 – Propriété publique
o 83 – Administration publique
o 87 – Questions fiscales internationales ; biens publics internationaux
o 89 – Autres
I – Santé, éducation et programmes sociaux
I0 – Généralités
o 00 – Généralités
I1 – Santé
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse du marché des soins de santé
o 12 – Production en matière de santé : nutrition, mortalité, morbidité, abus de
substances toxiques et toxicomanie, handicaps et comportement économique
o 18 – Politique de la santé ; régulation ; santé publique
o 19 – Autres
I2 – Éducation
o 20 – Généralités
o 21 – Étude du système éducatif
o 22 – Financement de l'éducation
o 23 – Établissements d'enseignement supérieur et de recherche
o 28 – Politiques publiques
o 29 – Autres
I3 – Programmes sociaux et pauvreté
o 30 – Généralités
o 31 – État-providence ; besoins fondamentaux ; niveau de vie ; qualité de vie ;
bonheur
o 32 – Mesures et analyses de la pauvreté
o 38 – Politiques publiques ; allocation et effets des programmes sociaux
o 39 – Autres
J – Économie du travail et démographie économique
J0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Économie du travail : Généralités
o 08 – Politique de l'économie du travail
J1 – Démographie économique
o 10 – Généralités
o 11 – Tendances et prévisions démographiques
o 12 – Mariage ; divorce ; structure familiale
o 13 – Fertilité ; planning familial ; enfants ; aide à l'enfance ; jeunesse
123
o 14 – Économie des personnes âgées ; économie des personnes handicapées
o 15 – Économie des minorités et des races ; discrimination hors de l'emploi
o 16 – Économie des genres ; discrimination hors de l'emploi
o 17 – Valeur de la vie ; perte de gain
o 18 – Politiques publiques
o 19 – Autres
J2 – Répartition du temps, comportement au travail, détermination création de
l'emploi ; capital humain
o 20 – Généralités
o 21 – Main d'œuvre et emploi, taille et structure du marché du travail
o 22 – Répartition du temps et offre de main d'œuvre
o 23 – Détermination de l'emploi ; création d'emplois ; demande de travail ;
travail indépendant
o 24 – Capital humain ; compétences ; choix professionnels ; productivité au
travail
o 26 – Retraite ; politiques de retraite
o 28 – Sécurité ; accidents du travail ; santé dans l'industrie ; satisfaction au
travail et politiques liées à ces questions
o 29 – Autres
J3 – Salaires, rémunération, coûts du travail
o 30 – Généralités
o 31 – Niveau et structure des salaires ; compétences, formation, fonction, etc.
comme variables salariales
o 32 – Coûts et bénéfices du travail non rémunéré ; pensions privées
o 33 – Programmes d'indemnisation ; méthodes de paiement
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
J4 – Marchés particuliers de travail
o 40 – Généralités
o 41 – Contrats : capital humain spécifique, modèles d'appariement, modèles du
salaire d'efficience et marchés internes du travail
o 42 – Monopsone ; marchés du travail segmentés
o 43 – Marchés du travail agricole
o 44 – Marchés du travail professionnel et emplois
o 45 – Marchés du travail dans le secteur public
o 48 – Politiques publiques
o 49 – Autres
J5 – Relations sociales, syndicats et négociations collectives
o 50 – Généralités
o 51 – Syndicats : objectifs, structure et résultats
o 52 – Résolution des conflits : grève, arbitrage et médiation ; négociations
collectives
o 53 – Relations sociales ; jurisprudence du travail
o 54 – Coopératives de producteurs ; entreprises gérées par les salariés
o 58 – Politiques publiques
o 59 – Autres
J6 – Mobilité, chômage et emplois vacants
o 60 – Généralités
o 61 – Mobilité géographique du travail ; travailleurs immigrés
o 62 – Mobilité professionnelle et intergénérationnelle
124
o 63 – Renouvellement du personnel ; emplois vacants ; licenciements
o 64 – Chômage : modèles, durée, incidences et recherche d'emploi
o 65 – Assurance chômage ; indemnités de départ ; fermetures d'usines
o 68 – Politiques publiques
o 69 – Autres
J7 – Discrimination dans l'emploi
o 70 – Généralités
o 71 – Discrimination
o 78 – Politiques publiques
o 79 – Autres
J8 – Normes du travail : nationales et internationales
o 81 – Conditions de travail
o 82 – Composition de la main d'œuvre
o 83 – Droit des travailleurs
o 88 – Politiques publiques
o 89 – Autres
K – Droit et économie
K0 – Généralités
o 00 – Généralités
K1 – Domaines de base du droit
o 10 – Généralités
o 11 – Droit de propriété
o 12 – Droit des contrats
o 13 – Droit civil et responsabilité du fait des produits
o 14 – Droit pénal
o 19 – Autres
K2 – Régulation et droit des affaires
o 20 – Généralités
o 21 – Loi antitrust
o 22 – Droits des sociétés et des titres
o 23 – Industries réglementées et droit administratif
o 29 – Autres
K3 – Autres domaines importants du droit
o 30 – Généralités
o 31 – Droit du travail
o 32 – Droit de l'environnement, de la santé et de la sécurité
o 33 – Droit international
o 34 – Droit fiscal
o 35 – Loi sur les faillites
o 36 – Droit familiale et droit des personnes physiques
o 39 – Autres
K4 – Procédures légales, système légal et comportement illégal
o 40 – Généralités
o 41 – Règlement des conflits
o 42 – Comportement illégal et mise en application de la loi
o 49 – Autres
L – Organisation industrielle
L0 – Généralités
o 00 – Généralités
L1 – Stratégie de l'entreprise ; structure et performance du marché
125
o 10 – Généralités
o 11 – Production, formation des prix et structure du marché ; distribution par
taille des entreprises
o 12 – Monopoles ; stratégies de monopolisation
o 13 – Oligopoles et autres marchés imparfaits
o 14 – Relations transactionnelles ; contrats et réputation ; réseaux
o 15 – Information et qualité du produit ; standardisation et compatibilité
o 16 – Organisation industrielle et Macroéconomie ; structure industrielle
macroéconomique ; indices des prix des produits industriels
o 17 – Produits open source et leurs marchés
o 19 – Autres
L2 – Objectifs, organisation et comportement de l'entreprise
o 20 – Généralités
o 21 – Objectifs commerciaux de l'entreprise
o 22 – Organisation de l'entreprise et structure de marché : marchés vs
hiérarchies ; intégration verticale ; conglomérats
o 23 – Organisation de la production
o 24 – Sous-traitance de services publics en secteur privé ; coentreprises ;
licences technologiques
o 25 – Performance de l'entreprise : taille, âge, bénéfice, chiffre d'affaires et
vente
o 26 – Entrepreneuriat
o 29 – Autres
L3 – Organisations à but non lucratif et entreprises publiques
o 30 – Généralités
o 31 – Institutions à but non lucratif ; Organisations non gouvernementales
(ONG)
o 32 – Entreprises publiques
o 33 – Comparaison entre entreprises publiques et privées ; privatisation ; sous-
traitance de services publics en secteur privé ; externalisation
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
L4 – Politique antitrust
o 40 – Généralités
o 41 – Monopolisation ; pratiques contre la compétition horizontale
o 42 – Restrictions verticales ; imposition du prix de revente ; escompte de
quantité
o 43 – Monopoles légaux et régulation ou dérégulation
o 44 – Politique antitrust et entreprises publiques, institutions à but non lucratif
et organisations professionnelles
o 49 – Autres
L5 – Régulation et politique industrielle
o 50 – Généralités
o 51 – Économie de la régulation
o 52 – Politique industrielle ; méthodes de planification sectorielle
o 53 – Aide publique aux entreprises
o 59 – Autres
L6 – Études sectorielles : l'industrie de transformation
o 60 – Généralités
o 61 – Métaux et produits métalliques ; ciment ; verre ; céramique
126
o 62 – Automobiles ; autres industries de transport
o 63 – Microélectronique ; ordinateurs ; équipements de communication
o 64 – Autres machines ; équipements pour le secteur des affaires ; armement
o 65 – Produits chimiques ; caoutchouc ; produits pharmaceutiques ;
biotechnologie
o 66 – Alimentation ; boissons ; cosmétiques ; tabac
o 67 – Autres produits de consommation non durables : vêtements, textiles,
chaussures et cuir
o 68 – Appareils ; autres produits de consommation durable
o 69 – Autres
L7 – Études sectorielles : produits primaires et construction
o 70 – Généralités
o 71 – Industries minières, d'extraction et de raffinage : hydrocarbures
o 72 – Industries minières, d'extraction et de raffinage : autres ressources non
renouvelables
o 73 – Produits forestiers : bois et papier
o 74 – Industrie de la construction
o 78 – Politiques publiques
o 79 – Autres
L8 – Études sectorielles : services
o 80 – Généralités
o 81 – Commerce de détail et de gros ; entrepôts ; commerce électronique
o 82 – Industrie du spectacle ; médias (arts du spectacle, arts visuels, radio,
télévision, édition, etc.)
o 83 – Sports ; jeux ; loisirs ; tourisme
o 84 – Services personnels, professionnels et aux entreprises
o 85 – Services immobiliers
o 86 – Services d'information et internet ; logiciels informatiques
o 87 – Services postaux et de livraison
o 88 – Politiques publiques
o 89 – Autres
L9 – Études sectorielles : transport et services publics
o 90 – Généralités
o 91 – Transport : généralités
o 92 – Chemin de fer et autres moyens de transport de surface : automobiles,
autobus, camions ; navires ; ports
o 93 – Transport aérien
o 94 – Services de l'électricité
o 95 – Services du gaz ; oléoducs ; services de l'eau
o 96 – Télécommunications
o 97 – Services publics : généralités
o 98 – Politiques publiques
o 99 – Autres
M – Administration des affaires et économie des affaires ; marketing ; comptabilité
M0 – Généralités
o 00 – Généralités
M1 – Administration des affaires
o 10 – Généralités
o 11 – Gestion de la production
o 12 – Gestion des ressources humaines
127
o 13 – Fondations d'entreprises
o 14 – Culture d'entreprise ; responsabilité sociale
o 19 – Autres
M2 – Économie des affaires
o 20 – Généralités
o 21 – Économie des affaires
o 29 – Autres
M3 – Marketing et publicité
o 30 – Généralités
o 31 – Marketing
o 37 – Publicité
o 39 – Autres
M4 – Comptabilité et audit
o 40 – Généralités
o 41 – Comptabilité
o 42 – Audit
o 49 – Autres
M5 – Économie du personnel
o 50 – Généralités
o 51 – Politique d'emploi de l'entreprise ; promotion (embauches, licenciements,
renouvellement du personnel, travailleurs à temps partiel, intérimaires,
ancienneté)
o 52 – Les bonifications, méthodes de bonification et leurs répercussions (stock
options, salaires indirects, incitations, programmes d'aide aux familles,
ancienneté)
o 53 – Stage
o 54 – Gestion de l'organisation du travail (formation d'équipe, organisation et
répartition du travail, tâches et autorité, satisfaction au travail)
o 55 – Dispositifs de contrats de travail : externalisation ; franchises ; autres
o 59 – Autres
N – Histoire économique
N0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Développement de la discipline : aspects historiographiques ; sources et
méthodes
N1 – Macroéconomie et économie monétaire ; croissance et fluctuations économiques
o 10 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 11 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 12 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 13 – L'Europe avant 1913
o 14 – L'Europe après 1913
o 15 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 16 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 17 – L'Afrique et l'Océanie
N2 – Marchés financiers et institutions financières
o 20 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 21 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 22 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 23 – L'Europe avant 1913
o 24 – L'Europe après 1913
128
o 25 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 26 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 27 – L'Afrique et l'Océanie
N3 – Travail et consommateurs, démographie, éducation, revenu et richesse
o 30 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 31 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 32 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 33 – L'Europe avant 1913
o 34 – L'Europe après 1913
o 35 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 36 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 37 – L'Afrique et l'Océanie
N4 – Gouvernement, guerre, législation et régulation
o 40 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 41 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 42 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 43 – L'Europe avant 1913
o 44 – L'Europe après 1913
o 45 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 46 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 47 – L'Afrique et l'Océanie
N5 – Agriculture, ressources naturelles, environnement et industries extractives
o 50 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 51 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 52 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 53 – L'Europe avant 1913
o 54 – L'Europe après 1913
o 55 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 56 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 57 – L'Afrique et l'Océanie
N6 – Industrie de transformation et secteur de la construction
o 60 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 61 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 62 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 63 – L'Europe avant 1913
o 64 – L'Europe après 1913
o 65 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 66 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 67 – L'Afrique et l'Océanie
N7 – Transport, commerce national et international, énergie, technologie et autres
services
o 70 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 71 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 72 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 73 – L'Europe avant 1913
o 74 – L'Europe après 1913
o 75 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 76 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 77 – L'Afrique et l'Océanie
N8 – Histoire des micro-entreprises
129
o 80 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 81 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 82 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 83 – L'Europe avant 1913
o 84 – L'Europe après 1913
o 85 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 86 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 87 – L'Afrique et l'Océanie
N9 – Histoire de l'économie urbaine et régionale
o 90 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 91 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 92 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 93 – L'Europe avant 1913
o 94 – L'Europe après 1913
o 95 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 96 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 97 – L'Afrique et l'Océanie
O – Développement économique, avancées technologiques et croissance
O1 – Développement économique
o 10 – Généralités
o 11 – Analyses macroéconomiques du développement économique
o 12 – Analyses microéconomiques du développement économique
o 13 – Agriculture ; ressources naturelles ; énergie ; environnement et autres
matières premières
o 14 – Industrialisation ; industries de transformation et de services ; choix
technologiques
o 15 – Ressources humaines ; développement humain ; distribution des revenus ;
migration
o 16 – Marchés financiers ; épargne et investissement en capital
o 17 – Secteurs formels et informels ; économie parallèle ; arrangements
institutionnels : aspects juridiques, sociaux, économiques et politiques
o 18 – Analyses régionales, urbaines et rurales
o 19 – Relations internationales en matière de développement, rôle des
organisations internationales
O2 – Politique et planification du développement
o 20 – Généralités
o 21 – Modèles de planification ; politique de planification
o 22 – Analyse de projets
o 23 – Politiques fiscales et monétaires pour le développement
o 24 – Politique commerciale ; politique de mobilité des facteurs ; politique de
taux de change
o 25 – Politique industrielle
o 29 – Autres
O3 – Avancées technologiques ; recherche et développement (R&D)
o 30 – Généralités
o 31 – Innovations et inventions : processus et incitations
o 32 – Gestion des innovations technologiques et de la recherche et du
développement
o 33 – Changement technologique : choix et conséquences ; processus de
diffusion
130
o 34 – Droits de propriété intellectuelle : enjeux nationaux et internationaux
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
O4 – Croissance économique et productivité agrégée
o 40 – Généralités
o 41 – Modèles de croissance à un ou deux secteurs et multisectorielle
o 42 – Modèles de croissance monétaire
o 43 – Institutions et croissance
o 47 – Mesure de la croissance économique ; productivité globale
o 49 – Autres
O5 – Études économiques par pays
o 50 – Généralités
o 51 – Les États-Unis et le Canada
o 52 – L'Europe
o 53 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 54 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 55 – L'Afrique
o 56 – L'Océanie
o 57 – Études comparatives par pays
P – Systèmes économiques
P0 – Généralités
o 00 – Généralités
P1 – Systèmes capitalistes
o 10 – Généralités
o 11 – Planification, coordination et réforme
o 12 – Entreprises capitalistes
o 13 – Coopératives
o 14 – Droits de propriété
o 16 – Économie politique
o 17 – Performance et perspectives
o 19 – Autres
P2 – Systèmes socialistes et économies en transition
o 20 – Généralités
o 21 – Planification, coordination et réforme
o 22 – Prix
o 23 – Marchés des facteurs de production ; études industrielles ; population
o 24 – Revenu national, production et dépenses ; monnaie ; inflation
o 25 – Économie urbaine, rurale et régionale ; logement ; transport
o 26 – Économie politique ; Droits de propriété
o 27 – Performance et perspectives
o 28 – Ressources naturelles ; énergie ; environnement
o 29 – Autres
P3 – Institutions socialistes et leurs transitions
o 30 – Généralités
o 31 – Institutions socialistes et leurs transitions
o 32 – Collectivités ; communes ; agriculture
o 33 – Commerce international, finances, investissement et aide
o 34 – Économie financière
o 35 – Économie publique
131
o 36 – Économie du consommateur ; santé, éducation, programmes sociaux et
pauvreté
o 37 – Institutions juridiques ; comportement illégal
o 39 – Autres
P4 – Autres systèmes économiques
o 40 – Généralités
o 41 – Planification, coordination et réforme
o 42 – Entreprises de production ; marchés des facteurs de production ; prix ;
population
o 43 – Économie publique ; économie financière
o 44 – Revenu national, production et dépenses ; monnaie ; inflation
o 45 – Commerce international, finances, investissement et aide
o 46 – Économie du consommateur ; programmes sociaux et pauvreté
o 47 – Performance et perspectives
o 48 – Économie politique ; institutions juridiques ; droits de propriété
o 49 – Autres
P5 – Systèmes économiques comparés
o 50 – Généralités
o 51 – Analyse comparative de systèmes économiques
o 52 – Études comparées d'économies particulières
o 59 – Autres
Q – Économie des ressources naturelles et de l'agriculture ; économie de l'environnement et
de l'écologie
Q0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Développement durable
Q1 – Agriculture
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse de l'offre et de la demande globale ; prix
o 12 – Micro-analyse des entreprises agricoles, des foyers d'agriculteurs et des
marchés des intrants agricoles
o 13 – Marchés agricoles et marketing ; coopératives ; industrie agro-alimentaire
o 14 – Finances agricoles
o 15 – Propriété et occupation de la terre ; réforme agraire ; exploitation de la
terre ; irrigation
o 16 – Recherche et développement ; technologie agricole ; services de
développement agricole
o 17 – L'agriculture dans le commerce international
o 18 – Politique agricole ; politique alimentaire
o 19 – Autres
Q2 – Ressources renouvelables et leur conservation
o 20 – Généralités
o 21 – Offre et demande
o 22 – Pêche ; aquaculture
o 23 – Sylviculture
o 24 – Les sols
o 25 – Eau
o 26 – Aspects récréatifs des ressources naturelles
o 28 – Politiques publiques
o 29 – Autres
132
Q3 – Ressources non renouvelables et leur conservation
o 30 – Généralités
o 31 – Offre et demande
o 32 – Ressources épuisables et développement économique
o 34 – Ressources naturelles et conflits internes et internationaux
o 33 – Le boom des ressources
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
Q4 – Énergie
o 40 – Généralités
o 41 – Offre et demande
o 42 – Énergies de substitution
o 43 – Énergie et Macroéconomie
o 48 – Politiques publiques
o 49 – Autres
Q5 – Économie de l'environnement
o 50 – Généralités
o 51 – Évaluation des effets sur l'environnement
o 52 – Coûts de contrôle de la pollution ; effets de répartition ; effets sur l'emploi
o 53 – Pollution de l'air ; pollution de l'eau ; bruit ; déchets dangereux ; recyclage
des déchets solides
o 54 – Climat ; catastrophes naturelles
o 55 – Innovations technologiques
o 56 – Environnement et développement ; environnement et commerce ;
développement durable ; comptabilité environnementale
o 57 – Économie de l'écologie : services des écosystèmes ; préservation de la
biodiversité ; bioéconomie
o 58 – Politiques publiques
o 59 – Autres
R – Économie Communautaire
R0 – Généralités
o 00 – Généralités
R1 – Économie régionale : généralités
o 10 – Généralités
o 11 – Activité de l'économie régionale : analyse de la croissance, du
développement et des changements
o 12 – Taille et organisation spatiale de l'activité économique régionale ;
commerce interrégional
o 13 – Analyse de l'équilibre général et de santé économique des économies
régionales
o 14 – Modèles de l'utilisation des sols
o 15 – Modèles économétriques des Input et Output ; autres modèles
o 19 – Autres
R2 – Analyse des ménages
o 20 – Généralités
o 21 – Demande de logements
o 22 – Autre demande
o 23 – Migration régionale ; marchés du travail régionaux ; population
o 29 – Autres
R3 – Analyse de la production et localisation des entreprises
133
o 30 – Généralités
o 31 – Offre de logements et marchés immobiliers
o 32 – Autres analyses des prix et de la production
o 33 – Marchés des terres non agricoles et non résidentielles
o 34 – Analyse de la demande d'input
o 38 – Politiques publiques ; politique de régulation
o 39 – Autres
R4 – Systèmes de transport
o 40 – Généralités
o 41 – Transports : demande ; offre ; saturation ; sécurité et accidents
o 42 – Analyses des investissements publics et privés
o 48 – Politique des prix ; politiques de régulation
o 49 – Autres
R5 – Analyse du gouvernement régional
o 50 – Généralités
o 51 – Les finances des économies urbaines et rurales
o 52 – Utilisation du sol et autres réglementations
o 53 – Analyse de l'emplacement des services publics ; investissements publics
et réserve de capital
o 58 – Politique de développement régional
o 59 – Autres
Y – Catégories divers
Y1 – Tableaux et graphiques
o 10 – Tableaux et graphiques
Y2 – Introductions et préfaces
o 20 – Introductions et préfaces
Y3 – Comptes rendus de livre
o 30 – Comptes rendus de livre
Y4 – Thèses
o 40 – Thèses
Y5 – D'autre lecture
o 50 – D'autre lecture
Y6 – Extraits
o 60 – Extraits
Y8 – Disciplines connexes
o 80 – Disciplines connexes
Y9 – Autres
o 90 – Autres
Z – Autres sujets particuliers
Z0 – Généralités
o 00 – Généralités
Z1 – Économie de la culture
o 10 – Généralités
o 11 – Économie des arts et de la littérature
o 12 – Religion
o 13 – Normes sociales et capital social ; réseaux de sociabilité
o 19 – Autres
134
Annexe 2 : Citer les sources selon les normes de l'APA, 7e édition
Notes préliminaires
Ordre de présentation.
La liste de références doit être présentée dans une liste intégrée, sur une page séparée à la fin,
selon l'ordre alphabétique des noms d'auteurs. Il n'y a pas de séparation par type de
document. Les documents d'un même auteur sont classés par ordre croissant d'année de
publication. Pour les documents d'un même auteur et d'une même année, les dates qui
comprennent seulement une année sont présentées avant les dates plus spécifiques, et les dates
spécifiques sont classées par ordre chronologique. Si deux références ont exactement le même
auteur et la même date, il faut alors les classer par ordre alphabétique des titres.
Présentation de la date.
Les formes généralement acceptées pour la date de publication sont les suivantes :
- (2019).
- (2019, novembre).
- (2019, 16 novembre).
- (2019, automne).
- (s. d.).
Alinéa.
L'APA requiert d'insérer un alinéa (i.e. une tabulation) d'environ 1 cm au début de la
deuxième ligne et des lignes subséquentes de chaque référence. À cause de contraintes
techniques, ces retraits ne sont pas présents dans les modèles ci-dessous.
Majuscules et minuscules.
Pour les références en anglais, on ne met pas en majuscule la première lettre de chaque mot
significatif d'un titre. Seule la première lettre du titre (et du sous-titre, si applicable) est en
majuscule. S'il s'agit d'un ouvrage en français, seule la première lettre du titre sera en
majuscule; la première lettre du sous-titre demeure en minuscule. La seule exception concerne
les titres de revues en anglais, qui conservent la plupart du temps la première lettre de chaque
mot significatif en majuscule.
Deux-points.
En français, les règles d’usage sont à l’effet que le deux-points est précédé et suivi d’une
espace, alors qu’en anglais il n’est pas précédé d’une espace. Ainsi, lorsque l’on cite un
document en français qui possède un titre et un sous-titre, on mettra une espace avant le deux-
135
points, comme ceci : Psychiatrie : approche intégrative. Par contre, lorsqu’on cite un
document en anglais, on respectera les règles de ponctuation en usage dans cette langue, et on
ne mettra pas d’espace avant le deux-points, comme ceci : Abnormal psychology: An
introduction.
1. Articles
1.1 Article de périodique avec DOI (Digital Object Identifier)
Auteur, A., Auteur, B. et Auteur, C. (année). Titre de l'article. Titre du périodique,
volume(numéro), xxx-yyy. DOI
Raymond, C., Marin, M.-F., Juster, R.-P. et Lupien, S. J. (2019). Should we suppress or
reappraise our stress?: The moderating role of reappraisal on cortisol reactivity and recovery
in healthy adults. Anxiety, Stress, & Coping, 32(3), 286‑297.
https://doi.org/10.1080/10615806.2019.1596676
Voon, V., Mole, T. B., Banca, P., Porter, L., Morris, L., Mitchell, S., Lapa, T. R., Karr, J.,
Harrison, N. A., Potenza, M. N. et Irvine, M. (2014). Neural correlates of sexual cue reactivity
in individuals with and without compulsive sexual behaviours. PLoS ONE, 9(7), article
e102419. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0102419
1.2 Article sans DOI (papier ou provenant d'une base de données)
Préfontaine, I. et Lanovaz, M. J. (2017). Intervention psychosociale en autisme : examen de la
portée de la littérature francophone. Revue de psychoéducation, 46(2), 301-312.
Tremblay, O. et Turgeon, E. (2019). Collaboration dans les cercles d’auteurs : pistes pour
travailler la planification. Vivre le primaire, 32(1), 11-13.
1.3 Article comprenant plus de 20 auteurs
Musial, T. F., Molina-Campos, E., Bean, L. A., Ybarra, N., Borenstein, R., Russo, M. L.,
Buss, E. W., Justus, D., Neuman, K. M., Ayala, G. D., Mullen, S. A., Voskobiynyk, Y.,
Tulisiak, C. T., Fels, J. A., Corbett, N. J., Carballo, G., Kennedy, C. D., Popovic, J., Ramos-
Franco, J.,... Nicholson, D. A. (2018). Store depletion-induced h-channel plasticity rescues a
channelopathy linked to Alzheimer’s disease. Neurobiology of Learning and Memory, 154,
141-157. https://doi.org/10.1016/j.nlm.2018.06.004
Note : Jusqu’à 20 auteurs, mentionner tous les noms d’auteur dans la référence. À partir de 21
auteurs, inscrire les 19 premiers, suivi de points de suspension ( . . . ) puis du dernier auteur
cité.
136
Perry, N. S., Nelson, K. M. et Carey, M. P. (2019). Diversity of psychosocial syndemic
indicators and associations with sexual behavior with male and female partners among early
adolescent sexual minority males. LGBT Health. Prépublication.
https://doi.org/10.1089/lgbt.2019.0113
1.5 Article sous presse
Rouleau, N. (sous presse). Manifestations cliniques des dysfonctions attentionnelles chez
l'enfant. Revue québécoise de psychologie.
1.6 Article de magazine (papier et en ligne)
ambert, P. (2019, octobre). Pourquoi ne se sent-on pas toujours responsable de ses actes? La
recherche, 552, 63-66.
Caron, J., Parent, S., Adams, G. et Gagné, A. (2022, mars). Des outils numériques favorisant
la collaboration interorganisationnelle et intersectorielle. InspirAction, 5, 58-68.
https://5b8a568e-69bd-4e14-98fd-eab3f3edf558.filesusr/agd.pdf
Cordonnier, M.-N. (2019, 21 septembre). Avoir une signature biologique de la présence de
lésions ne signifie pas que l’on va développer la maladie d’Alzheimer. Pour la science.
https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/ avoir-une-signature-biologique-de-la-
presence-de-lesions-ne-signifie-pas-que-l-on-va-developper-la-maladie-d-alzheimer-
17934.php
1.7 Article de journal (quotidien) (papier et en ligne)
Boutros, M. (2019, 27 mai). Sonder les profondeurs du cerveau. Le Devoir, A4.
Leduc, L. (2019, 5 novembre). DPJ : les enfants risquent d’être traumatisés de nouveau par le
système. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/2019-11-05/dpj-les-enfants-risquent-d-
etre-traumatises-de-nouveau-par-le-systeme
2. Livres et chapitres de livres
2.1 Livre
Auteur, A. (année). Titre du livre (xe éd., vol. y). Maison d'édition.
Lemaire, P. et Didierjean, P. (2018). Introduction à la psychologie cognitive (3e éd.). De
Boeck Supérieur.
Lebovici, S., Diatkine, R. et Soulé, M. (2004). Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de
l'adolescent (2e éd., vol. 4). Presses universitaires de France.
2.2 Livre (publié sous la direction de)
Golse, B. (dir.). (2015). Le développement affectif et cognitif de l'enfant (5e éd.). Elsevier
Masson.
137
Note : la mention (dir.) peut être utilisée en position d'auteur pour préciser le rôle de directeur
scientifique. Cela est particulièrement utile pour alléger les références d'ouvrages ayant une
longue liste de contributeurs, souvent avec des niveaux de responsabilité variés (révision
technique, correction, mise en forme, etc.).
2.3 Livre (traduction française)
Auteur, A. (année). Titre du livre (traduit par A. Traducteur; xe éd., vol. x). Maison d'édition.
Boyd, D. et Bee, H. (2017). Les âges de la vie (adapté par J. Andrews, C. Lord et F. Gosselin;
5e éd.). Pearson; Éditions du Renouveau Pédagogique.
Berg, J. M., Tymoczko, J. L. et Stryer, L. (2008). Biochimie (traduit par M. Darmon; 6e éd.).
Médecine-Sciences Flammarion.
Note : Pour les livres traduits, on cite l'auteur original de l'oeuvre en combinaison avec le titre,
la date de publication et la maison d'édition de la traduction. L'édition (si applicable) ainsi que
les mentions de responsabilité liées à la traduction ou l'adaptation s'insèrent entre parenthèses
à la suite du titre.
138
de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (2e éd., vol. 4, p. 2633-2660). Presses
universitaires de France.
Note : L'APA permet de citer des chapitres seulement lorsque ces chapitres ont été signés par
des auteurs différents et publiés sous la supervision d'un directeur scientifique. Lorsque les
chapitres ne sont pas signés individuellement, il faut plutôt utiliser la forme générale pour les
livres (2.1.). Il est alors possible de préciser, dans la citation, la page d'où provient l'idée ou
l'extrait, comme ceci : (Pervin et John, 2005, p. 56).
139
3.3 Publication de Statistique
Conroy, S., Burczycka, M. et Savage, L. (2019, 12 décembre). La violence familiale au
Canada : un profil statistique, 2018 (publication no 85-002-X). Statistique Canada.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/pub/85-002-x/2019001/article/00018-
fra.pdf?st=f2JIBymZ
Note : Lorsqu'une personne est identifiée comme auteur dans un document produit par
Statistique Canada, inscrire ce nom comme auteur. Dans le cas contraire, inscrire Statistique
Canada comme auteur et omettre cette information à la position de l'éditeur.
4. Dictionnaires et encyclopédies
4.1 Entrée rédigée par un auteur identifié (papier)
Auteur, A. (année). Entrée consultée. Dans A. Directeur et B. Directeur (dir.), Titre de
l'ouvrage (vol. x, p. xxx-yyy). Éditeur.
Halmi, K. A. (2001). Anorexia nervosa. Dans W. Craighead et C. Nemeroff (dir.), The
Corsini encyclopedia of psychology and behavioral science (vol. 1, p. 110-111). Wiley.
4.2 Entrée anonyme (papier)
Anorexie mentale. (1999). Dans H. Bloch (dir.), Grand dictionnaire de la psychologie (p. 61-
62). Larousse-Bordas.
4.3 Entrée rédigée par un auteur identifié (en ligne)
140
Wikipédia, sélectionner « Voir l’historique », et cliquer sur l'heure et la date de la version
consultée.
5. Mémoires et thèses
5.1 Mémoire ou thèse repéré sur le Web ou dans un dépôt institutionnel
Auteur, A. (année). Titre [thèse de doctorat, nom de l'université]. Nom du dépôt. URL
Rioux, C. (2018). De la sensibilité différentielle à la diathèse-stress dans la prédiction de la
consommation de substances à l’adolescence : interactions entre l’environnement familial et
le tempérament au cours du développement [thèse de doctorat, Université de Montréal].
Papyrus. https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/21164/ Rioux_Charlie
_2018 _these.pdf
5.2 Mémoire ou thèse repéré dans Proquest Dissertations & Theses Global
Hamilton, E. (2015). Open for reporting: An exploration of open data and journalism in
Canada (publication no 1604462) [mémoire de maîtrise, University of Toronto]. ProQuest
Dissertations and Theses Global.
Note : Le numéro qui doit apparaitre est le numéro d'identification fourni par ProQuest.
141
recueillies auprès de familles françaises vivant au Québec [communication orale]. 87e
congrès de l'ACFAS, Gatineau, QC, Canada.
https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/87/400/411/c
142
8. Films et enregistrements vidéos
8.1 Film cinématographique ou documentaire
Réalisateur, A. (réalisateur). (année). Titre du film [type de contenu]. Studio ou compagnie
cinématographique.
Darabont, F. (réalisateur). (1994). The Shawshank redemption [film cinématographique].
Castle Rock Entertainment.
Bouvarel, A., Martin, R. et Tremblay, P. H. (réalisateurs). (2001). Les antidépresseurs : un
entretien avec Henri Lôo [film documentaire]. CECOM.
Note : La mention de responsabilité principale pour les films est généralement attribuée au
réalisateur. Si le réalisateur est inconnu, on peut mentionner en position d'auteur les
producteurs ou les scénaristes. La description entre parenthèses doit alors refléter le rôle joué
par la personne responsable.
8.2 Reportage ou épisode tiré d'une émission télévisée
Nom, A. (journaliste). (date). Titre du reportage ou de l'épisode (saison x, épisode y) [type de
contenu]. Dans A. Réalisateur (réalisateur), Titre de l'émission. Compagnie de production.
URL
Forget, D. (journaliste). (2019, 17 février). Art thérapie [reportage]. Dans G. Turcotte
(réalisatrice), Découverte. Société Radio-Canada. https://ici.radio-
canada.ca/tele/decouverte/site/segments/reportage/106266/art-therapie-
8.3 TED talks
Ambridge, B. (2014, novembre). 9 myths about psychology, debunked [vidéo]. Conférences
TED. https://www.ted.com/talks/ben_ambridge_9_myths_about_psychology_debunked
TEDx Talks. (2017, 9 juin). L'intelligence artificielle au service de la santé mentale [vidéo].
YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=4unlQQee990&fbclid=IwAR3EryQEYaahVx- G5qPO-
Zjdxh0xlLk3jsgoq2U80AjlOiAXZxzt4yce4m4
Note : Lorsque la vidéo vient du site Web TED, utiliser le nom du présentateur comme
auteur. Lorsque la vidéo vient de YouTube, utiliser le propriétaire du compte YouTube
comme auteur pour faciliter le repérage de la source; vous pouvez nommer le présentateur
directement dans le texte si vous le souhaitez: « Schüle discute des nouvelles technologies et
d'intelligence artificielle au service de la santé mentale (TEDx Talks, 2017) ».
8.4 Vidéos consultées sur YouTube et autres plateformes de diffusion en continu
Auteur, A. [pseudonyme, si disponible]. (date). Titre de la vidéo [vidéo]. Nom de la
plateforme. URL
143
Rad. (2018, 17 octobre). TDAH adulte : un plus grand problème qu'avant? [vidéo]. YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=fncK2Dxjb6M
Note : Pour faciliter le repérage de la source, utiliser le propriétaire du compte comme auteur.
9. Documents audio
9.1 Balado
Animateur, A. (animateur). (date). Titre du balado [type de contenu]. Compagnie de
production. URL
Tremblay, M.-E. (animatrice). (2018-présent). Corde sensible [balado audio]. Société Radio-
Canada. https://ici.radio-canada.ca/ohdio/balados/5687/corde-sensible-radical-marie-eve-
tremblay
Note : La mention de responsabilité principale pour les balados est attribuée à l'animateur. Si
l'animateur est inconnu, on peut mentionner en position d'auteur les producteurs. La
description entre parenthèses doit alors refléter le rôle joué par la personne responsable.
9.2 Épisode tiré d'un balado
Animateur, A. (animateur). (date). Titre de l'épisode (no de l'épisode) [type de contenu]. Dans
Titre de l'émission. Compagnie de production. URL
Maheux, J. (animateur). (s. d.). Détente profonde ou préparation à s’endormir (no 2) [épisode
d'un balado audio]. Dans Méditer et bien plus. PasseportSanté.
https://medias.passeportsante.net/balado/balado_det_profonde_bass_EQ.mp3
9.3 Entrevue ou chronique tirée d'une émission radiophonique
Interviewé, A. (date). Titre de l'entrevue ou de la chronique [type de contenu]. Dans Titre de
l'émission. Compagnie de production. URL
Gagnon, K. (2019, 23 août). Les enfants de la DPJ placés trop rapidement chez leurs proches
[entrevue radiophonique]. Dans Les grandes entrevues de Paul Arcand. Cogeco média.
https://www.985fm.ca/audio/244058/les-enfants-de-la-dpj-places-trop-rapidement-chez-leurs-
proches-entrevue-avec-katia-gagnon-journaliste-a-la-presse
Note : La mention de responsabilité principale pour les entrevues ou les chroniques est
attribuée à l'interviewé/chroniqueur.
10. Images, cartes et œuvres d'art
10.1 Image ou photographie repérée en ligne
Auteur, A. (date). Titre de l’image [format ou support]. Nom du site Web. URL
Damstén, P. (2013, 27 octobre). Rubin Vase [image en ligne]. Flickr.
https://www.flickr.com/photos/pdamsten/10552092144
10.2 Œuvre d'art dans un musée (ou son image sur le web)
144
Auteur, A. (date). Titre de l'oeuvre [format ou support]. Nom du musée, Lieu. URL
Fortin, M.-A. (1937-1938). Neige de novembre [peinture]. Musée des beaux-arts de Montréal,
Montréal, QC, Canada. https://www.mbam.qc.ca/fr/oeuvres/25677/
10.3 Carte Google Maps
Google. (s. d.). [Carte Google Maps du quadrilatère du stade olympique et du biodômede
Montréal]. Repéré le 11 novembre 2022 à https://www.google.ca/maps/@45.5586049,-
73.5504457,17.13z?hl=fr
10.4 Image Google Street View
Google. (2022, juin). [Image Google Street View du stade olympique de Montréal]. Repéré le
11 novembre 2022 à www.google.ca/maps/@45.557145,-73.5542473,3a,75y,66.02h,96.91t/
data=!3m6!1e1!3m4!1sLOvliAhBsE2j2nd8gc0wuQ!2e0!7i16384!8i8192?hl=fr
11. Pages web
11.1 Page html spécifique à l'intérieur d'un site web
Auteur, A. (date). Titre de la page. Nom du site. URL
Létourneau, J., Brisson, M. et Moretti, S. (2019, 18 septembre). L'infirmière et l'usage ou
l'abus de substances intoxicantes : responsabilités déontologiques. Ordre des infirmières et
infirmiers du Québec. www.oiiq.org/l-infirmiere-et-l-usage-ou-l-abus-de-substances-
intoxicantes-responsabilites-deontologiques?inheritRedirect=true&redirect=%2Fprotection-
du-public%2Fapercu
Notes : Si le nom de l'auteur et le nom du site sont les mêmes, ne pas répéter l'information
après le titre de la page.
145
Pour citer des documents PDF autonomes incluant des rapports de recherche, des publications
gouvernementales, etc., voir l'exemple 3.1 plus haut.
11.5 Site web dans son ensemble
Lorsque l'on cite un site web dans son ensemble, on donne uniquement l'adresse du site entre
parenthèses dans le texte. Aucune référence correspondante n'est requise en bibliographie.
Ex. Psychomédia (http://www.psychomedia.qc.ca) est un site Web québécois qui contient,
entre autres, des nouvelles de la recherche dans le domaine de la psychologie.
12. Médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.)
12.1 Tweet
FPJQ [@FPJQ]. (2019, 17 novembre). Retour sur les élections fédérales avec Lina Dib,
Martin Forgues, Julie Marceau et Melanie Marquis, au congrès de la FPJQ [image jointe]
[tweet]. Twitter.
https://twitter.com/FPJQ/status/1196081759546421250
12.2 Profil Twitter
FAS-UMontréal [@FASNouvelles]. (s. d.). Tweets [profil Twitter]. Twitter. Repéré le 6
décembre 2019 à https://twitter.com/FASNouvelles
12.3 Publication sur Facebook
13. Logiciels
13.1 Application mobile ou logiciel informatique
Auteur, A. (année). Nom du logiciel (version) [logiciel ou application mobile]. Éditeur ou
Magasin d'applications. URL
PopReach Incorporated. (2021). Peak [application mobile]. App Store.
https://apps.apple.com/ca/app/peak-entrainement-cerebral/id806223188?l=fr
13.2 Entrée provenant d'un logiciel ou d'une application mobile
Auteur, A. (année). Entrée consultée. Dans Nom de l'application (version) [logiciel ou
application mobile]. Éditeur ou Magasin d'applications. URL
146
Imago AI LLC. (2018). Diazepam. Dans Smart Medical Reference (version 2.1.5)
[application mobile]. App Store. https://apps.apple.com/ca/app/smart-medical-
reference/id574279132
14. Données de recherche
14.1 Ensemble de données disponible en ligne
Auteur, A. (date). Titre des données (version x [si disponible]) [ensemble de données].
Organisme ou Université. URL
14.2 Ensemble de données (inaccessible ou inédit)
Auteur, A. (date). Titre des données [ensemble de données inédit]. Organisme ou Université.
15. Documents inédits (« unpublished »)
15.1 Non publié / inédit
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document inédit]. Organisme ou
Université.
15.2 En préparation
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document en préparation]. Nom du
département, Nom de l'université.
15.3 Soumis pour publication
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document soumis pour publication]. Nom
du département, Nom de l'université.
15.4 Document déposé dans un dépôt disciplinaire ou institutionnel
Joannette, M., Bocti, C., Sévigny Dupont, P., Lavallée, M. M., Nikelski, J., Vallet, G.,
Chertkow H. et Joubert, S. (2019). Education as a moderator of the relationship between
episodic memory and amyloid load in normal aging. Papyrus.
https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/22624
Guay, S., Héroux, J., Joubert, S., P.-De Koninck, B., Blanchette, V. L., Beaulieu, C. et De
Beaumont, L. (2018). Effects of age and sex on neurophysiological substrates of empathy: a
cross-sectional EEG study. PsyArXiv. https://doi.org/10.31234/osf.io/cpd7f
16. Lois et documents législatifs
Le manuel de l'APA n’est pas intrinsèquement conçu pour guider la citation de textes
juridiques, qui représentent un corpus varié et complexe. Pour répondre à des besoins plus
spécialisés, le manuel dirige le lecteur vers une autre source de citation américaine reconnue :
le Bluebook. En contexte canadien, on aura plutôt avantage à consulter le Manuel canadien de
147
référence juridique (« Guide McGill ») ou encore le Guide des références pour la rédaction
juridique (« Guide Lluelles »).
148