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Ce document est un polycopié destiné aux doctorants en Management Stratégique, présentant une méthodologie de recherche en sciences sociales. Il couvre des thèmes tels que la définition des concepts, les niveaux de recherche, les choix méthodologiques, et la publication des résultats. L'objectif principal est d'aider les doctorants à élaborer un projet de recherche structuré et fondé sur la théorie économique.

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Ce document est un polycopié destiné aux doctorants en Management Stratégique, présentant une méthodologie de recherche en sciences sociales. Il couvre des thèmes tels que la définition des concepts, les niveaux de recherche, les choix méthodologiques, et la publication des résultats. L'objectif principal est d'aider les doctorants à élaborer un projet de recherche structuré et fondé sur la théorie économique.

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Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de Gestion


Département des Sciences de Gestion

Polycopié

Module de méthodologie de recherche

Cours de renforcement des connaissances pour les Doctorants


Spécialité : Management Stratégique
Département des Sciences de Gestion

Réalisé par : Dr SOUKI Hakima


Maître de conférences A

Année universitaire 2021/2022

1
Plan du cours

Préambule

Liste des tableaux

Liste des figures

Liste des annexes

Chapitre 1 : la recherche scientifique en sciences sociales

1. Définition des concepts


2. Différents niveaux de la recherche
3. Fonctions et types de recherche scientifique
4. Processus de recherche
5. Elaboration d’une problématique

Chapitre 2 : l’épistémologie de recherche

1. Eléments de définition

2. Paradigmes épistémologiques contemporains : constructivistes vs positivistes

Chapitre 3 : les choix méthodologiques

1. Types de recherche
2. La méthode qualitative
3. La méthode quantitative
4. Méthodes mixtes : combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives

Chapitre 4: publication des résultats de la recherche

1. Communication scientifique
2. Structure physique d’un article scientifique
3. Publication d’un article scientifique

2
Préambule
Ce support pédagogique est destiné aux doctorants spécialité Management Stratégique du
département des Sciences de Gestion dans le cadre des cours de renforcement des
connaissances pour les Doctorants.

L’objectif principal de ce cours est d’expliquer aux doctorants les différentes manières
d’élaborer un projet de recherche en vue d’écrire une thèse et un article scientifique d’une
façon bien structurée, cohérente et essentiellement fondée sur la théorie économique.
Notre but n’est pas de donner une procédure de choix systématique mais d’éclairer le
chercheur sur les différentes voies possibles pour la conduite du processus de recherche et
ceci dans un objectif d’efficacité dans le choix de la méthode appropriée.

Les objectifs spécifiques du cours sont les suivants :


(1) identifier un problème de recherche à partir d’une situation problématique ;
(2) formuler des hypothèses de recherche qui sont des propositions devant être retenues ou
rejetées sur la base de la théorie économique;
(3) présenté l’existant à travers une revue de la littérature;
(4) exposer des techniques, méthodes et procédures d’analyse;
(5) exposer la présentation des conclusions et recommandations découlant des résultats de la
recherche entreprise.
(6) et enfin illustrer la structure d’un article scientifique.

3
Liste des tableaux

Tableau Page
Tableau 1 : exemple de canevas pour une recherche hypothético-déductive 41
Tableau 2 : exemple de canevas pour une recherche inductive 44
Tableau 3 : exemple de canevas pour une recherche abductive 45
Tableau 4 : les caractéristiques principales des différents paradigmes 51
Tableau 5 : les aspects qui agissent sur le positivisme et le constructivisme 53
Tableau 6 : outils de collecte des données qualitatives 61
Tableau 7 : l’utilisation de diverses techniques de collecte de données 63
qualitatives
Tableau 8 : grille de codage 71
Tableau 9 : résumé des caractéristiques de la recherche qualitatives 82
Tableau 10 : les formes de plagiat 105

4
Liste des figures

Tableau Page
Figure 1 : les types de la recherche scientifique 14
Figure 2 : les étapes de la démarche scientifique 19
Figure 3 : la methode conique 21
Figure 4 : la methode en cercle 22
Figure 5 : les pièges à éviter lors de la formulation de la problématique 27
Figure 6 : la formulation d’une hypothèse 28
Figure 7 : méthodologie d’accès au térrain et apports de la recherche 57
Figure 8 : panorama graphique des types de recherches qualitatives 67
Figure 9 : les principaux logiciels de traitement des données qualitatives 72

5
Liste des annexes

Annexe Page
Annexe 1 : classification JEL 115
Annexe 2 : citer selon les normes APA 134
7 eme édition

6
Chapitre 1 : la recherche scientifique en
sciences sociales
1. Définition des concepts
2. Différents niveaux de la recherche
3. Fonctions et types de recherche scientifique
4. Processus de recherche
5. Elaboration d’une problématique

7
La recherche scientifique en sciences sociales est un domaine qui englobe une grande variété
de disciplines, telles que la psychologie, la sociologie, l'anthropologie, l'économie, la science
politique et bien d'autres encore. La recherche en sciences sociales peut être qualitative ou
quantitative, ou une combinaison des deux, selon les objectifs de l'étude.

La recherche en sciences sociales peut avoir des applications dans de nombreux domaines,
tels que l'éducation, la santé, les politiques publiques, le marketing, la communication, les
relations interpersonnelles. Les résultats de la recherche en sciences sociales peuvent aider à
comprendre les comportements humains, les motivations, les attitudes et les opinions, et
peuvent être utilisés pour informer la prise de décision et le développement de politiques
publiques efficaces.

1. Définition des concepts


1.1. Sujet de recherche

Un sujet de recherche est une question, un problème ou une idée que l'on souhaite explorer et
étudier à travers une recherche scientifique. Cela implique généralement la collecte, l'analyse
et l'interprétation de données pertinentes afin de répondre à une question de recherche
spécifique ou de résoudre un problème. Le sujet de recherche est un aspect spécifique du
thème de recherche qui est plus général et décrit un domaine plus large de la recherche
scientifique. Les thèmes de recherche peuvent être utilisés pour décrire les intérêts de
recherche généraux ou les domaines d'expertise d'un chercheur. Par exemple, les effets de la
gestion de la ressource humaine sur la compétitivité de l’entreprise est un thème qui pourrait
inclure plusieurs sujets de recherche : l’impact de la formation sur la performance sociale, …
Un sujet de recherche peut être choisi dans un large éventail de domaines, tels que les
sciences sociales, les sciences naturelles, la médecine, l'ingénierie, les sciences de
l'information, etc. Il peut s'agir de questions théoriques ou appliquées, et il peut être exploré à
travers différentes méthodes de recherche, telles que des enquêtes, des expériences, des études
de cas, des analyses de données, etc.
Il est important de bien définir son sujet de recherche pour assurer la pertinence, la faisabilité
et la validité de la recherche. Un sujet de recherche bien défini doit être clair, précis, original
et significatif.
Il est si important de choisir un sujet en relation avec l’expérience et l’intérêt du chercheur. Il
est indispensable de tenir compte de la faisabilité de la recherche à entreprendre, en d’autres
termes, anticiper à la fois les obstacles matériels et logistiques auxquels le chercheur

8
risque de faire face. Il est nécessaire, également de délimiter et de préciser, une question
de recherche. Cette question va orienter la recherche et définir les objectifs à atteindre.
1.2. La recherche scientifique

La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui


permet d’examiner des phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses
précises à partir d’investigations. Ce processus se caractérise par le fait qu’il est systématique
et rigoureux et conduit à l’acquisition de nouvelles connaissances. La recherche scientifique
académique repose sur le recours systématique à des méthodes et procédures spécifiques pour
obtenir des informations ou pour révéler les relations entre les variables étudiées. La
recherche scientifique vise à mettre en lumière de nouvelles informations ou à en vérifier
d’anciennes afin d’augmenter ou de vérifier les connaissances. Par conséquent, la recherche
scientifique repose sur l’examen d’hypothèses afin de comprendre ou d’analyser un
phénomène donné au sein de la société. Les fonctions de la recherche sont de décrire,
d’expliquer, de comprendre, de contrôler, de prédire des faits, des phénomènes et des
conduites.

- La rigueur scientifique est guidée par la notion d’objectivité, c’est-à-dire que le


chercheur ne traite que des faits, à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté
scientifique.
- La connaissance scientifique est une connaissance organisée, soumise à des règles et
des principes méthodologiques, à laquelle nous ne pouvons accéder sans suivre ces principes
et y adhérer. Par conséquent, nous constatons que les connaissances scientifiques diffèrent
dans de nombreux cas des analyses et des idées qui prévalent dans la société car les travaux
de recherche s’efforcent d’approfondir le sujet, de collecter des informations objectives et de
les analyser en dehors des idées préconçues, des analyses étroites et des stéréotypes.
- L’objectivité et la subjectivité : Malgré le désir d’impartialité et d’objectivité totale
dans la recherche scientifique, les scientifiques admettent qu’il est très difficile d’éliminer
complètement la subjectivité. De ce fait, une distinction est faite entre l’objectivité
scientifique et la recherche subjective. L’objectivité scientifique consiste à restreindre le
chercheur à la méthodologie scientifique de la recherche. Il doit collecter des données et les
traiter telles quelles, et sans modification. En ce sens, l’objectivité consiste à ne pas inclure les
opinions et les points de vue du chercheur dans le processus de recherche qui doit suivre les
règles qui lui sont spécifiques. Quant à la subjectivité, c’est l’influence du facteur humain
dans l’étude, car le chercheur est un être humain et a des tendances personnelles, des

9
croyances et des opinions qui peuvent être une motivation première pour choisir un sujet de
recherche ou pour choisir un cadre théorique d’analyse et d’interprétation. Par conséquent, les
chercheurs s’efforcent de réduire leur subjectivité et de faire preuve du plus d’objectivité
possible pour aborder la question de recherche mais il reste toujours une marge de subjectivité
dans le choix du sujet et la rédaction de l’étude. Par conséquent, une distinction peut être faite
entre l’objectivité de la méthode de recherche et l’objectivité de la rédaction de la recherche.
L’objectivité de la méthode scientifique est l’une des caractéristiques les plus importantes et
l’une des constantes fondamentales de tout travail de recherche sérieux qui aspire à présenter
de nouvelles connaissances scientifiques. Quant à la subjectivité de l’écriture, elle se limite au
style de l’écrivain, aux sujets sur lesquels il choisit de se concentrer et à la manière
d’interpréter les indices et les données. La subjectivité peut être contrôlée et réduite en
clarifiant les limites et en en discutant dans le cadre de la méthodologie. La possibilité de
subjectivité dans la rédaction de l’étude n’exclut pas que des limites et des méthodes
spécifiques soient requises pour la rédaction de la recherche scientifique qui nécessite
l’utilisation d’une terminologie précise et d’analyses systématiques, en écartant toute pensée
et opinion qui ne sont basées sur des données et analyses scientifiques. La subjectivité peut
être réduite par la présence de plus d’un chercheur dans le projet de recherche ou en sollicitant
l’aide de chercheurs et de collègues afin qu’ils lisent la recherche et fassent des observations
sur la méthode de traitement du sujet et de rédaction de l’étude.
- Éthique de la recherche scientifique : Le premier objectif de tout chercheur est
d’obtenir des informations et des données. Or toutes les méthodes d’obtention d’informations
ne sont pas légales et éthiques. L’éthique de la recherche scientifique exige le respect de la vie
privée des participants à la recherche, la préservation de leurs droits et le respect de leurs
opinions, ainsi que la préservation de la sécurité des participants et du chercheur. L’une des
conditions de base pour respecter l’éthique de la recherche scientifique est de protéger
l’identité des participants à la recherche en ne donnant pas leur vrai nom ou en n’utilisant pas
d’indices qui pourraient conduire à révéler leur véritable identité sans leur accord. Il est vrai
que l’éthique de la recherche scientifique limite souvent l’accès à l’information. Cependant, la
recherche scientifique s’accorde aujourd’hui à donner la priorité au respect de l’éthique de la
recherche, même au détriment de l’accès à l’information.
- Honnêteté : Le chercheur doit être honnête et clair avec les participants à la
recherche. Il doit leur expliquer la recherche et son objectif et leur donner accès aux
informations de base qui constituent le fondement de sa recherche. Le chercheur doit
également être honnête avec ses lecteurs en transférant des informations de manière honnête

10
et véridique sans falsifier aucune information ou compléter des informations partielles basées
sur des théories antérieures ou ses opinions personnelles.
2. Les différents niveaux de recherche

Il y a trois niveaux essentiels dans la recherche en sciences sociales et science humaines:

2.1. La description : elle consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des


phénomènes et parfois à établir les associations entre eux. La description peut constituer
l’objectif d’une recherche: par exemple faire ressortir tous les aspects d’un service, d’un
département, d’une agence ou d’une entreprise. La description peut aussi constituer le premier
stade d’une recherche; dans ce cas elle peut exposer les résultats d’une observation ou d’une
enquête exploratoire. Ce niveau doit être soutenu par une méthode rigoureuse et des
hypothèses.
2.2. La classification : La classification consiste à catégoriser, regrouper, mettre en
ordre pour permettre des comparaisons ou des rapprochements. Les faits observés, étudiés,
sont ainsi organisés, structurés, regroupés sous des rubriques, sous des catégories pour être
mieux compris.
2.3. L’explication/compréhension : Expliquer, c’est répondre à la question
« POURQUOI? ». C’est faire voir comment un phénomène est né et comment il est ce qu’il
est. L’explication consiste à clarifier les relations entre des phénomènes et à déterminer
pourquoi ou dans quelles conditions tels phénomènes ou tels événements se produisent.

3. Fonctions et types de la recherche scientifique


3.1. Les fonctions de la recherche scientifique

La recherche scientifique peut comporter six fonctions ou objectifs principaux :

- Diagnostic : Le diagnostic est l’une des fonctions les plus importantes de toute
recherche scientifique car la caractérisation de la population étudiée et le diagnostic du
phénomène sur lequel se concentre la recherche est la première étape, voire la plus
importante, de la recherche scientifique.

- Exploration : L’une des fonctions de la recherche scientifique est également de


rechercher des informations, d’explorer des faits et de recueillir des preuves et des données.

- Interprétation : Basée sur le diagnostic et l’exploration, l’interprétation est le


troisième objectif de la recherche scientifique. Déterminer un phénomène ou un modèle dans

11
la société et rechercher des informations suffisantes pour le comprendre amènent le
chercheur/la chercheuse à fournir une interprétation ou une analyse précise du phénomène
étudié.

- Prévision : La prédiction ou l’extrapolation est la cible de nombreuses études


scientifiques qui surveillent l’évolution temporelle des phénomènes sociaux ou celles qui
étudient les relations entre différents facteurs de la société et l’étendue de leur influence les
uns sur les autres. Dans ces cas, la prévision scientifique est basée sur l’étude des modèles
sociaux et l’observation stricte des phénomènes et des comportements dans la société.

- Contrôle : En raison de la nature du travail de recherche et de sa capacité à détecter


des modèles sociaux ainsi qu’à prédire sur la base des données et des informations du groupe
d’une manière scientifique précise, le contrôle, la maîtrise et la planification deviennent des
fonctions de base de la recherche scientifique.

- Archivage : Enfin, la sixième fonction de la recherche scientifique est de créer une


banque de données et des archives de données dont d’autres chercheurs peuvent bénéficier

3.2. Les types de la recherche scientifique

La recherche en sciences humaines prend différentes formes. Selon l’objectif poursuivi, les
connaissances acquises dans un certain domaine, l’objet étudié, une recherche prendra une
forme plus théorique ou appliquée, elle utilisera une méthode historique ou se tournera vers
l’expérimentation en laboratoire, etc. Une véritable recherche combine souvent plusieurs de
ces formes. On peut cependant faire quelques distinctions qui permettent de définir les
différentes approches (voir figure 1).

- La recherche fondamentale a pour objet de faire progresser le savoir,


indépendamment de toute retombée pratique.
- La recherche appliquée a pour objet d’élaborer des applications pratiques à partir
des connaissances scientifiques actuelles. La recherche-action est une forme de recherche
appliquée qui a pour but de comprendre et d’intervenir dans un certain milieu social.
- La recherche conceptuelle et théorique est l’étude de différentes théories en vue de
définir ou de clarifier un concept, de proposer de nouveaux concepts ou d’amender ces
théories à partir des mêmes données que celles qui ont été utilisées pour les élaborer.

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- La recherche empirique consiste plutôt à réunir de nouvelles données, à recueillir de
nouveaux faits ayant pour objet de répondre à une question de recherche particulière.
- La recherche quantitative aborde les phénomènes à l’aide d’instruments de
quantification et traite les données chiffrées obtenues à l’aide de modèles statistiques.
- La recherche qualitative approche les phénomènes de manière systématique mais
non quantitative. Elle utilise des techniques spécifiques de cueillette et de traitement de
données, comme l’entrevue, l’analyse de cas ou l’observation participative.
- La recherche descriptive a pour objet de répertorier et de décrire systématiquement
un certain ordre de phénomènes, d’établir des regroupements de données et des
classifications.
- La recherche explicative a pour objet de rechercher des causes, des principes ou des
lois qui permettent de rendre compte des phénomènes. Recherche de terrain ou recherche en
laboratoire. La recherche sur le terrain se déroule dans un milieu social normal, dans une
institution ou un territoire donné où les chercheurs ne contrôlent pas les variables impliquées.
La recherche en laboratoire se déroule dans un milieu artificiel où les chercheurs peuvent
contrôler un certain nombre de variables.

13
Figure 1 : les types de la recherche scientifique

Appellations en Recherche
Recherche
fonction de Qualitative
Fondamentale Par rapport aux
Par rapport à différentes
méthodes
Recherche son utilisation facettes de la Recherche
d’investigation
Appliquée recherche Quantitative

Par rapport à
son objectif
Recherche exploratoire
Recherche descriptive
Recherche explicative

Source : Dufour C. (2015, p. 31)

3.3. La particularité de la recherche en Sciences de gestion


Définir le champ de la gestion n’est pas facile, d’autant plus que nous vivons une importante
diversification de cette discipline par l’éclatement des sciences de gestion en différentes sous
disciplines.
Nous pouvons décrire la gestion d’après les définitions proposées par Cohen (1996), comme «
un ensemble de pratiques, de discours et de connaissances théoriques ou techniques relatifs à
la conduite des organisations ». Ainsi, ce questionnement sur l’objet de la gestion ne permet-il
pas de cerner les limites et les frontières de ce champ. La gestion peut être vue comme à la
fois une pratique et une science de gouvernement des organisations et ceci grâce à des actions
et à des prises de décisions dans les disciplines formant le champ de la gestion.
Nous pouvons diviser d’après Cohen (1996) la diversité de l’objet de gestion en quatre :
- un ensemble de pratiques : considérer la gestion comme une composition d’opérations, de
pratiques, d’interventions qui se déroulent dans les entreprises ou les organisations. Ainsi, la
gestion est vue comme une discipline opératoire dont les moyens d’action et les effets
présentent une réalité empirique observable.

14
- un ensemble de connaissances théoriques ou techniques : la gestion est présentée comme
une unité d’ambitions cognitives ou comme une unité de connaissances théoriques ou
techniques.
Elle est considérée comme un ensemble de contributions cognitives ce qui induira une
problématique de cohérence et d’unité.
- un ensemble de discours : c’est une composition de discours qui assurent une mobilisation et
un engagement dans l’action.
- une visée commune : cette visée permet de regrouper les trois définitions précédentes et
d’essayer de les combiner afin d’avoir un objectif commun. C’est la maîtrise des différents
problèmes qui se présentent pour l’organisation, qu’ils soient théoriques ou pratiques ou
cognitifs afin de conduire le travail avec un ensemble de ressources et de contraintes.
La recherche en gestion pose trois problèmes comme conséquence de trois facteurs :
l’épistémologie éclectique, le pouvoir important du sujet (subjectivité). L’épistémologie
éclectique est une approche qui considère que les différentes méthodes et approches de la
connaissance (empirique, rationnelle, intuitive…) peuvent être utiles pour comprendre le
monde. Elle ne privilégie pas une seule méthode ou une seule théorie, mais plutôt cherche à
intégrer différents points de vue pour former une vision globale de la connaissance.
La question qui se pose est : où classer la recherche en gestion? Une réponse est de présenter
la recherche dans le domaine du management et de la stratégie concernant le pourquoi et le
quoi avec une insistance sur l’efficacité. En revanche une recherche centrée sur les aspects
techniques et analytiques, concerne le pourquoi et le quoi avec une insistance sur l’efficience.
Une question de recherche n’est pas limitée à un thème sans finalité ni démarche ; c’est une
combinaison d’un thème (quoi étudier), d’une finalité (pourquoi) et d’une démarche
(comment procéder).
Au-delà des querelles entre courants et paradigmes, le problème est de savoir comment
étudier le management. Quelles sont les questions qu’un chercheur devrait se poser pour
aborder un problème de management ? Une pratique ou une science, une réalité objective ou
un ensemble de représentations ? Appréhende-t-on la réalité en management ou est-on un
acteur de sa construction? Le but ultime de la recherche ne doit pas être oublié, à savoir :
éclairer et aider les acteurs confrontés aux problèmes concrets de management.
Les recherches en gestion ont généralement pour objectif de décrire, de comprendre,
d’expliquer ou de prédire des phénomènes liés aux organisations. Une recherche en gestion ne
devrait pas se focaliser sur un seul domaine ou discipline, elle devrait plutôt porter sur
différentes idées et concepts existants en interaction avec la problématique de recherche.

15
4. Le processus de recherche
4.1. Phase de conception / construction de l’objet d’étude

Pour mener à bonne fin une recherche, il faut bien penser, bien réfléchir, bien identifier un
problème précis, poser une question centrale, imaginer les réponses appropriées (hypothèses)
et en envisager la validité. Les étapes de la phase de construction de l’objet sont les suivantes:
choisir et formuler un problème de recherche - Énoncer les questions, les objectifs, les
hypothèses de recherche, définir les variables - Recenser les écrits pertinents, observer les
faits pertinents - Élaborer un cadre de référence

- Choisir et formuler un problème de recherche : le choix se fait en s’appuyant sur


les lectures (consultation d’ouvrages et travaux), et les observations préliminaires de terrain,
le chercheur formule un problème de recherche, c’est-à-dire qu’il développe et articule par un
enchaînement d’arguments la traduction d’une préoccupation majeure, l’expression de “ce qui
pose problème”, de “ce qui fait problème”, et qui mérite d’être étudié, élucidé.
- Énoncer les questions, les objectifs, les hypothèses de recherche, éventuellement la
position de la thèse, définir les variables avec leurs indicateurs Les questions de recherche
sont des énoncés interrogatifs qui formulent et explicitent le problème identifié. Les
hypothèses sont des réponses anticipées à ces questions et elles doivent leur correspondre,
ainsi qu’au problème. Tout comme les objectifs. Ceux-ci sont nécessaires pour guider et
opérationnaliser la recherche dans les activités précises à mener. La position de thèse est
l’option ou l’orientation centrale que le chercheur cherche à défendre ou prouver. Et tout le
travail doit refléter cette position. Pour concevoir et problématiser l’objet de la recherche, on a
besoin à la fois de construire cet objet à partir du problème identifié, de questions et
d’hypothèses qui l’explicitent davantage, et de l’approfondir encore à partir de tout ce qui a
été écrit (revue de littérature) ou fait à son propos. La construction /objectivation de l’objet
d’étude passe donc par la spécification de la problématique et par la revue de littérature ou
revue des travaux antérieurs. Une autre préoccupation est celle de la définition des variables.
Il y a lieu de procéder à des définitions opérationnelles qui précisent les activités ou
opérations nécessaires à leur mesure. Les définitions des variables avec leurs indicateurs sont
comparables à des instructions qui font savoir comment les observations seront faites.
- Recenser les écrits et autres travaux pertinents : Dans cette partie, le chercheur
montre qu’il connait bien les autres auteurs et les œuvres qui ont, avant lui, d’une manière ou
d’une autre, abordé le domaine et le sujet de recherche qui sont les siens. Il s’agit de passer en

16
revue l’ensemble des écrits (revue de littérature) ou autres ouvrages pertinents, c’est-à-dire
ceux qui correspondent aux préoccupations majeures de cette recherche, et sélectionner puis
organiser intelligemment.
- Élaborer un cadre de référence : En principe, le cadre de référence définit la
perspective théorique particulière selon laquelle le problème de recherche sera abordé et
traité, et place l’étude dans un contexte de signification. Le cadre de référence apparaît juste
après l’énoncé du problème ou avant la revue des travaux. Logiquement, le cadre de référence
prolonge la revue des travaux, découle d’elle mais la déborde, et apporte des précisions sur la
perspective particulière de l’étude, en affichant les théories et les auteurs dont se réclame
l’orientation globale de l’étude qui y réfère ou s’y réfère. On également de modèle d’analyse
4.2. Phase méthodologique

Choisir les méthodes et les instruments de collecte des données - Définir la population et
l’échantillon d’étude - Décrire le déroulement de la collecte des données - Présenter le plan
d’analyse des données recueillies - Collecter les données.

Les méthodes ne sont pas isolables des voies ouvertes par les intérêts du chercheur (les
questions, les valeurs, les idéologies, ou les théories orientant ses objectifs) ni des
caractéristiques des informations accessibles. Une méthode est pertinente lorsqu’elle s’ajuste
aux questions posées et aux informations recherchées. Au cours de cette phase, le chercheur
explique et justifie les méthodes et les instruments qu’il utilisera pour appréhender et collecter
les données, en réponse aux questions posées et aux hypothèses formulées. Le chercheur
précise également les caractéristiques de la population (groupe humain ou non) sur laquelle il
va travailler et à laquelle il va arracher les informations. Il décrit enfin le déroulement de la
collecte des données et indique le plan d’analyse des données.

- Choix des méthodes et des instruments de collectes des données : À cette étape, le
chercheur présente ou expose les méthodes ou les paradigmes auxquels il recourt, puis décrit
les instruments ou techniques qui seront utilisées. Divers instruments servent à mesurer les
variables d’étude. Ces instruments peuvent fournir des informations de type qualitatif
(entretiens, observation, etc.) ou des informations de type quantitatif (questionnaire, échelles
de mesure, etc.).

- Définition de la population et de l’échantillon d’étude : Le chercheur caractérise la


population en établissant les critères de sélection pour l’étude, en précisant l’échantillon et en
en déterminant la taille. La population cible réfère à la population que le chercheur désire

17
étudier et à partir de laquelle il voudra faire des généralisations. La population accessible est
la portion de la population cible qui est à la portée du chercheur. Elle peut être limitée à une
région, une ville, une entreprise, une agence, un département, etc. Un échantillon est un sous-
ensemble d’éléments ou de sujets tirés de la population, qui sont sélectionnés pour participer à
l’étude.

- Décrire le déroulement de la collecte des données : Le chercheur prévoit et décrit


autant que possible les problèmes que pourrait soulever le processus de collecte de données.
Dans tous les cas, un plan de recherche doit avoir prévu la façon d’organiser le déroulement:
quelle population sera interrogée, qui précisément sera soumis à l’enquête, quelle sera la taille
de l’échantillon, de quelle façon on interrogera, quelles dispositions administratives ont été
prises, de combien d’enquêteurs disposera-t-on, quelles logistiques à disposition, quels sont
les obstacles prévisibles à contourner? etc.

- Présentation du plan d’analyse des données recueillies : Le chercheur précise les


types d’analyse qu’il prévoit de faire. Pour les données chiffrées, quantitatives, il expliquera
comment il établira les classements et les liaisons statistiques entre deux variables
(distributions, tableaux de contingence, liaison par hasard, X2 , etc.). Il expliquera également
comment il traitera les données qualitatives (analyse thématique, analyse de contenu de
données textuelles tirées de documents divers, d’entretiens, de compte rendus, d’articles de
presse, de documents stratégiques ou opérationnels, etc.).

- Collecte des données : Ce travail s’effectue selon un plan établi. Cette collecte
systématique d’informations est faite à l’aide des instruments choisis.

4.3. Phase de traitement

Analyser/présenter les données collectées (ordonner, classer, comparer, mesurer la force du


lien entre les variables) - Interpréter/discuter les résultats (vérifier l’authenticité des résultats
obtenus, les hypothèses, interroger les théories, en élaborer…)

Une masse de données recueillies (par exemples deux cartons de mille questionnaires remplis,
dix bandes ou des giga-octets d’entretiens enregistrés) ne constitue pas en soi une recherche.
Il faut traiter toutes ces données. C’est-à-dire qu’il faut y exercer un travail d’analyse pour
isoler des unités signifiantes (thèmes, figures, variables…) abstraites de leur contexte pour en
opérer la comparaison terme à terme. Ensuite, le chercheur en fait une synthèse. Cette phase
comprend deux étapes:

18
- L’analyse et la présentation des données : L’analyse des données est fonction du
type d’étude et de son but, selon qu’il s’agit d’explorer ou de décrire des phénomènes et de
comprendre ou de vérifier des relations entre des variables. Les statistiques permettent de
faire des analyses quantitatives. L’analyse qualitative réunit et résume, sous forme narrative,
les données non numériques. Elle peut par exemple faire des catégorisations. L’analyse des
données permet de produire des résultats qui sont interprétés et discutés par le chercheur.

- L’interprétation /discussion des résultats Les données étant analysées et présentées


à l’aide de textes narratifs, de tableaux, de graphiques, de figures et autres, le chercheur les
explique dans le contexte de l’étude et à la lumière des travaux antérieurs. En partant des
résultats qu’il discute en vérifiant leur authenticité, en revenant sur les hypothèses, en
convoquant justement les théories et les auteurs qui ont abordé la question étudiée, il pourra
faire des inférences, tirer des conclusions ou élaborer une théorie et faires des
recommandations.

Toute ses étapes peuvent être résumées dans la figure qui suit

Figure 2 : les étapes de la démarche scientifique

Phénomène

Source : Dufour C. (2015, p. 39)

19
5. élaboration d’une problématique

5.1. Définition
Une problématique de recherche est la jonction d‘un ensemble de concepts, de théories, de
questions, de méthodes, d’hypothèses et de références qui contribuent à clarifier et à
éclaircir un problème de recherche.
Traiter un problème de recherche c’est mettre en œuvre une question spécifique à laquelle le
chercheur tentera de répondre.
La problématique ne débouche pas sur une réponse immédiate, ni sur une réponse limitée à «
oui » ou « non ». Elle doit mettre en jeu une argumentation.
Comment construire une problématique ?
Pour Transformer le sujet en questions il faut :
- chercher par exemple comme point de départ l’opinion couramment admise sur le
sujet ou l’actualité du sujet
- faire des observations, des constats grâce à la recherche documentaire sur la base de
mots clés pourra fournir des éléments de réflexion.
- Etablir, à partir de ces constats, la liste des questions qui semblent les plus pertinentes.
- Transformer le sujet en débat : Demander quel est l’intérêt de ce sujet, Demander ce
qui fait problème dans ce sujet, Effectuer une liste de tous les mots clés du sujet, lister
toutes les questions sur le sujet choisi, Identifier les enjeux, lister les problèmes,
formuler des hypothèses permettant la résolution des problèmes
(causes/conséquences)
Comment trouver une problématique de recherche ?
Cette démarche s’appuiera sur la découverte de ce que l’on appelle en anglais, un
« knowledge gap ». Cette expression anglaise n’est pas évidente à traduire en français, mais
nous pourrions la traduire comme représentant « un trou dans la connaissance », un « déficit
de connaissances ». Bref, il s’agit de quelque chose qui manque dans la connaissance
scientifique.
La méthode conique est la plus classique et c’est la plus recommandée. Tel un cône en
entonnoir. Tel un cône en entonnoir, le chercheur développe sa revue de littérature en partant du
général vers le particulier, en faisant diminuer le nombre des études intéressantes sur lesquelles il va
vraiment s’appuyer.

20
Figure 3 : La méthode conique

Général
Large

Etroit

Source : construction personnelle


Dans un premier temps, il analyse et synthétise sous la forme d’un tableau comparatif, les
objectifs, les problématiques, les méthodes, les résultats et les discussions des études, tout en
les confrontant entre elles.
Par la suite, il critiquera ces quelques études et dégagera au final un « knowledge gap »,
duquel découlera sa problématique de recherche. Il importe de préciser que cette méthode
permettant de trouver un knowledge gap est plus adaptée aux études positivistes (quantitatives) pour
lesquelles en général, il existe un certain nombre d’études portant sur le sujet qui concerne le
chercheur.

Les « limites de l’étude » : Il convient également de prendre connaissance des derniers


paragraphes des articles scientifiques, afin d’y relever les « limites de l’étude » et les «
perspectives ou recommandations de recherches futures ».
Revue systématique : une revue systématique traite davantage en profondeur et de manière
plus rigoureuse, les questions de recherche abordées. Il en va de même de la méta-analyse qui
combine les résultats d’une série d’études portant sur un problème donné.
Détecter les désaccords existant entre chercheurs. Par exemple, si on constate au sein
d’une étude, que des chercheurs ont obtenu des résultats différents, on peut ainsi mener une
recherche permettant de clore ce débat en tranchant, même provisoirement, la question
restée en suspens.

La méthode en cercle : Il s’agit, selon cette approche, de combiner divers aspects ou thèmes
issus de plusieurs domaines ou disciplines, qu’elles soient académiques ou pas. Un knowledge
gap pourrait très bien se situer à l’entrecroisement de ces disciplines. Concrètement, cette

21
méthode est plus appropriée pour détecter les « knowledge gaps » dans les recherches
appliquées et les recherches qualitatives.

Figure 4: la méthode en cercle

sociologie

psychologie managment

Source : construction personnelle

Réalisation d’une recherche dans d’autres lieux géographiques ou secteurs culturels


On peut enquêter auprès d’une autre population ou d’un autre échantillon, pouvant varier sur
le type, la taille, le lieu, etc.
Par exemple, il peut être opportun d’enquêter auprès d’un échantillon plus important ou plus
représentatif, si l’on estime qu’une recherche a été biaisée par la taille ou la qualité de son
échantillon.
Un autre exemple pourrait relever de la poursuite d’une étude exploratoire nécessitant un
autre échantillon ; ce peut être le cas après une analyse factorielle exploratoire, lorsque l’on
doit procéder à une analyse factorielle confirmatoire qui nécessite l’étude d’un autre
échantillon, dans l’impossibilité de scinder l’échantillon initial.
Ajouter une ou plusieurs autres variables pertinentes à l’étude, analyser des relations
entre variables, etc.
Dans le cadre de cette autre situation, la littérature pourrait vous amener à étudier l’effet
possible d’autres variables en tant que prédicteur d’une variable dépendante. Un prédicteur est

22
une variable indépendante utilisée pour prévoir ou expliquer les valeurs d’une variable
dépendante. Pour évaluer si une variable prédit tel autre, on utilise habituellement les
statistiques et notamment des modèles de régression
De même, ce raisonnement pourrait amener le chercheur à poser l’hypothèse de variables
médiatrices ou modératrices se situant entre la variable indépendante et la variable
dépendante.
Toutefois, il faudra dans tous les cas, partir d’études antérieures et prouver la pertinence de
l’ajout de variables (ou autre) qu’on souhaite effectuer.
Dans une autre perspective, il est possible de vouloir passer de la simple description de
variables à une étude des relations entre ces mêmes variables.

5.2. Les composantes d’une problématique


Les éléments qui composent une problématique sont les suivants :

- Le thème : C'est l'énoncé du sujet de la recherche, Il se manifeste sous forme


d‘un intitulé abordant une zone bien déterminée de connaissance.
- Le problème : Un problème de recherche est une difficulté, un dysfonctionnement,
un obstacle voire un fait ou phénomène constaté par le chercheur. Il est traité de
manière scientifique et se concrétise par une question de recherche. « Un problème de
recherche est l’écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à
propos d’un phénomène donné ». (Berrebeh, 2013 : P4) Le problème de recherche est un
élément-clé appartenant à une problématique particulière, Il peut être une difficulté ou un
manque de connaissances à partir desquels le chercheur entame la mise en œuvre de sa
réflexion à la fois théorique et pratique, à travers celle-ci, il essaye à l‘aide des concepts, des
théories et des méthodes d‘investigation qui lui sont propres, d‘apporter un éclairage
nécessaire à la compréhension du problème constaté.
Le problème peut être de différentes natures, il peut s'agir : d'un problème pratique, d'un
problème empirique, c'est-à-dire d'un manque de connaissance des faits qu'une observation
ou une expérimentation peut permettre de résoudre, d'un problème conceptuel, donc d'un
problème concernant la définition adéquate d'un terme ou sa signification exacte, d'un
problème théorique, c'est-à-dire qui concerne l'explication d'un phénomène ou l'évaluation
d'une théorie (Berrebeh, 2013 : P4)

23
- Les théories et les concepts : dans le cadre théorique, le chercheur fait appel aux :
Différentes théories ayant un lien étroit avec le sujet de recherche, Concepts-clés pouvant
expliquer et éclaircir le problème constaté puisque la recherche tourne autour de la
compréhension de ce problème. Il s'agit des théories qui s'appliquent aux divers aspects
d’un problème de recherche. On entend généralement par-là les théories constituées qui
traitent d’une question dans une discipline donnée. Toute théorie repose sur un
assemblage cohérent de concepts qui sont propres au domaine qu’on appelle quelquefois «état
de la question» la recension des théories, des concepts et des recherches antérieures à la nôtre
qui traitent de notre problème de recherche ou de problèmes connexes
- La question : Il s'agit de la concrétisation du problème constaté sous forme
d‘une question de recherche, il est si important de formuler clairement la question dans la
mesure où sa clarté contribue à mener la recherche d‘une façon fluide «un problème de
recherche peut donner lieu à de multiples questions de recherche; une recherche bien
construite n’aborde directement qu’une seule question à la fois .
La question de recherche peut être pertinente si elle répond aux critères suivants :
Critères conventionnels:
 La question posée cherche à expliquer et à comprendre le pourquoi.
 La question ne consiste guère en une simple demande d'information : quoi, où,
quand…..
 La question doit exclure le jugement de valeur.
Critères communicationnels :
 La question doit être formulée correctement.
 La question doit être précise.
 La question doit être comprise de tous.
Critères contextuels :
 Il s‘agit ici du problème constaté au départ, il peut être un phénomène, un
dysfonctionnent ou encore obstacle.
 La question doit être en relation directe avec le travail en cours de réalisation.
Après avoir identifié le problème c'est-à-dire identifier ce qui crée le malaise,
l’insatisfaction,…le chercheur est amené à formuler le problème. Il s’agit d’exprimer en
termes sans équivoque, en énoncé affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit
menée. C’est montrer, à l’aide d’une argumentation, que l’exploration empirique du
problème est nécessaire, pertinente, et qu’elle peut contribuer à l’avancement des
connaissances.

24
Ensuite, le chercheur procède à exprimer le problème sous forme d’énoncé interrogatif écrit
au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la question principale
ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour compléter et
clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche).
Exemple
Un chercheur intéressé au domaine de la planification stratégique note lors de son survol de la
littérature que la plupart des recherches traitant de la planification stratégique au sein des
grandes entreprises concluent en une association positive entre le niveau de planification
stratégique et la performance. Or, ce chercheur connaît plusieurs dirigeants de PME fort
prospères dont les actions apparaissent davantage guidées par l’intuition que par une
planification à long terme minutieuse. Il semble donc y avoir un écart, une contradiction entre
la théorie suggérée par les recherches antérieures au sein des grandes entreprises et la réalité
constatée par le chercheur. Le problème général de recherche serait donc qu’il ne semble pas
y avoir de relation entre le niveau de planification stratégique remarqué dans les PME et le
niveau de performance de ces dernières. Ce problème pourrait être abordé de plusieurs façons.
Il convient donc de préciser davantage le problème identifié. À cette étape, le chercheur
reformule le problème de recherche sous forme de question. Dans cet exemple, la question
générale de recherche pourrait être : Est-ce que le niveau de planification stratégique
rencontré chez les dirigeants de PME est associé positivement au rendement de leur
entreprise? La question générale de recherche étant posée, le cadre de la recherche se trouve
en grande partie circonscrit. La question générale donnera lieu à une ou plusieurs questions
spécifiques qui tiendront compte du contexte particulier de la recherche. Toutefois, avant
d’aller plus de l’avant le chercheur doit d’abord décider selon quelle approche il abordera son
sujet.
Comment reconnaître qu’une question de recherche est précise, claire, non confuse et
opérationnelle?
Il faut la tester en la posant à plusieurs personnes ou groupes de personnes sans l’interpréter
soi-même devant ces personnes.
On recueille les différents avis et on les confronte à la question de recherche. Si les réponses
données convergent vers le sens que le chercheur donne à sa question de recherche alors celle-
ci peut être retenue.
Pourquoi la question de recherche joue-t-elle un rôle de fil conducteur? Pour deux
raisons: Parce que le thème qu’on s’est donné n’est pas encore en tant que tel un objet de

25
recherche. Parce que la question de recherche va servir plus tard de soubassement à la
formation de l’hypothèse.

Quelles sont les qualités de la question de recherche ?


La clarté et la précision: cette première qualité suppose que la question de recherche ne soit
ni longue ni ambiguë, ni vague. C’est quelque chose de précis, de lisible et de cohérent;
Il faut que la question de recherche soit réaliste et pratique: cette deuxième qualité indique
que le chercheur en formulant sa question de recherche doit tenir compte d’un certain nombre
de contraintes comme par exemple: Son niveau de connaissance et de compétence. Il doit se
poser la question suivante: suis-je suffisamment formé et informé sur le domaine concerné?
Les ressources en temps, en moyen matériel et financier doivent être disponibles.
Une question de recherche doit être pertinente: une question de recherche doit éviter les
confusions de domaine de compétences ; elle doit permettre d’éviter par exemple les
questions morales ou les prises de positions religieuses-idéologiques-philosophique. Une
question de recherche ne devra aborder que l’étude de ce qui existe, de ce qui est constaté en
vue d’une explication.

- Les objectifs de recherche


Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise,
cherche à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche
et spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats
escomptés. Nous distinguons l’objectif général et les objectifs opérationnels.
 L’objectif général : Il indique le but ou l’intention globale visée par la recherche.
C’est un objectif de recherche. Il ne porte pas sur la pertinence ou les conséquences sociales.
 Les objectifs opérationnels : Ils précisent l’objectif général en insistant sur les points
ou les aspects du problème étudié et les opérations à mener par le chercheur pour atteindre
l’objectif général formulé. Les objectifs se formulent avec des verbes d’action pouvant
conduire à des observations, tels que: observer, étudier, décrire, définir, énumérer, vérifier,
identifier, construire, mesurer, évaluer, analyser, comparer.

Pour élaborer une problématique, il faut éviter un certain nombre de pièges illustrés dans la
figure qui suit.

26
Figure 5 : Les pièges à éviter lors de la formulation de la problématique

le non choix d'une commande


pourquoi?
comment ?
comment faire ?

trop de questions
pièges à attendre le dernier moment
éviter

des termes vagues et/ou utilisés à


mauvais escient

Source : construction personnelle

- L'hypothèse : C'est l‘axe directif de la recherche. L'hypothèse est issue d'une


réflexion approfondie sur les divers éléments de la problématique. Une hypothèse est une
affirmation ou non à une question. L’énoncé affirmatif et écrit au présent de l’indicatif,
déclarant formellement les relations prévues entre deux variables ou plus. C’est une
supposition ou une prédiction, fondée sur la logique de la problématique et des objectifs de
recherche définis. C’est la réponse anticipée à la question de recherche posée. La formulation
d’une hypothèse implique la vérification d’une théorie ou précisément de ses propositions.
L’hypothèse demande à être confirmée, à être infirmée ou nuancée par la confrontation des
faits. (voir la figure 6).

27
Figure 6 : la formulation d’une hypothèse

énoncé affirmatif

écrit au présent de l'indicatif

exprime les relations prévues entres deux ou plusieurs variables

réponse éventuelle à la question de recherche

verification d'une théorie

confirmé ou infirmé par sa confrentation aux faits

Source : construction personnelle


Sa fonction est double:
 organiser la recherche autour d'un but précis (vérifier la validité de l'hypothèse)
 organiser la rédaction (tous les éléments du texte doivent avoir une utilité
quelconque vis-à-vis de l'hypothèse).
L‘hypothèse est formulée à partir d‘une question de recherche. Elle permet de donner une
direction à la recherche. Une recherche comprend normalement qu‘une seule hypothèse
principale à partir de laquelle découlent des sous-hypothèses à confirmer ou à infirmer.
Dans le cadre d‘une recherche appliquée, l‘hypothèse est considérée comme une solution à
un problème particulier, ce genre de recherche est difficile à vérifier et à réaliser puisqu‘il
nécessite le temps, les moyens et les instruments pour tester cette hypothèse.
Dans le cadre d‘une recherche conceptuelle, l‘hypothèse se concrétise sous forme d‘une
définition, d‘un élément de définition, voire la description au niveau relationnel du concept
étudié avec d‘autres concepts: « Il s’agit de préciser le sens ou l’usage d’un concept donné.
Dans le cadre d‘une recherche théorique, l‘hypothèse prend la forme d‘une démonstration de
la supériorité d‘une certaine théorie par rapport à d‘autres (Robert-Tremblay & Perrier, 2006),
sinon de l‘application d‘une théorie existante au détriment d‘autres théories, « Par exemple,
on peut reformuler une théorie en la transformant en modèle applicable à un domaine
particulier de recherche » (Robert-Tremblay & Perrier, 2006 : P1)
Dans le cadre d‘une recherche empirique qualitative, l‘hypothèse met en relation les
différents phénomènes, en tentant de reconstruire le rapport cause-effet entre ces phénomènes.
On évoquera des concepts explicatifs ou on proposera des formes de classification. Une

28
hypothèse qualitative concerne toujours des faits que l‘on ne peut pas quantifier ou dont
l‘approche ne peut être que qualitative en raison de la nature même de ce qui est étudié
Dans le cadre d‘une recherche empirique quantitative, l‘hypothèse s‘appuie sur des faits
observables et vérifiables à travers une expérimentation : Elle concerne la réalité des faits
sous une forme vérifiable par des observations ou des expérimentations données. En fait, on
considère souvent qu‘il s‘agit là du type de recherche le plus intéressant et le plus important
dans plusieurs sciences humaines, comme la psychologie, la psychosociologie, l‘économie,
les sciences de l‘éducation, etc. Par contre, elle ne peut être pratiquée en histoire, et elle est
très difficilement applicable en anthropologie, où les méthodes qualitatives priment (Robert-
Tremblay & Perrier, 2006 : P1)
Types d’hypothèse
 Hypothèse de recherche « alternative » (H1) : Le principe des tests d‘hypothèse
est de formuler, en amont, une hypothèse de recherche (Notée H1) et de prédire les
conséquences de cette hypothèse pour les groupes choisis (échantillon) et, on peut comparer,
en aval, ces prédictions avec les observations en concluant soit, par l‘acceptation soit, par le
rejet de l‘hypothèse à partir de règles d‘objectivité. Emettre ces hypothèses par le chercheur,
constitue un élément crucial des tests d'hypothèses
 Hypothèse nulle (H0) Notée H0 : est l‘hypothèse, en principe, à contrôler : elle
consiste à dire qu‘il n‘existe pas de différence entre les groupes comparés ou que la différence
observée n‘est pas significative. Cette hypothèse est formulée dans le but d‘être rejetée.
 Hypothèse bilatérale ou bi-directionelle : Il s’agit d’un test bilatéral, Lorsqu'on ne
spécifie pas une direction particulière pour l'hypothèse alternative. Dans ce type de test, il y a
deux zones de rejet, sises aux extrémités de la distribution.
 Hypothèse unilatérale « orientée » Cette hypothèse appelée aussi « orientée », à
travers celle-ci on s‘intéresse à la moitié de la distribution. Dans ce cas, il s‘agit d‘un test
orienté parce qu‘on peut spécifier une direction particulière pour l'hypothèse alternative. Dans
ce type de test, il y a une seule zone de rejet, sises du côté spécifié par l'hypothèse alternative.
Le test unilatéral est préférable puisque le chercheur peut facilement orienter son travail de
recherche (Mehdi, 2018)

- Les éléments à prendre en considération L’hypothèse


 l’énoncé de relations: relation entre deux variables, deux phénomènes, deux concepts ou
plus. Cette relation peut être causale (de cause à effet; par exemple: “ceci cause cela”, “ceci
explique cela”, “ceci a une incidence sur cela”) ou d’association (par exemple: “ceci a un lien

29
avec cela”, “ceci est en relation avec cela”). Dans la plupart des hypothèses, on considère
deux principaux types de concepts: les causes (ou facteurs) qui ont des effets (ou des
conséquences). Les causes sont aussi nommées variables indépendantes tandis que les effets,
variables dépendantes. Dans une relation entre deux variables d’une hypothèse, la variable à
expliquer, c’est la variable dépendante, et le facteur explicatif c’est la variable indépendante.
Le sens de la relation est indiqué par des termes tels que: “moins que”, „plus grand que”,
“différent de”, “positif”, “négatif”, etc.
 La vérifiabilité: l’essence d’une hypothèse réside en ce qu’elle peut être vérifiée. Elle
contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables.
 La plausibilité: l’hypothèse doit être plausible, c’est-à-dire qu’elle doit être pertinente par
rapport au phénomène à l’étude.
Quelques éléments à ne pas oublier:
- On peut avoir une hypothèse principale et des hypothèses secondaires ou opérationnelles.
Celles-ci doivent s’articuler autour de la principale et s’appeler les unes les autres dans une
logique imposée par la problématique de la recherche.
- Pour vérifier une hypothèse, l’attitude de départ doit être celle de l’infirmer. Ce qui renforce
le doute et crée les conditions de l’objectivité scientifique en réduisant les risques
d’interprétations et orientations subjectives. L’hypothèse n’est confirmée que dans la mesure
où aucune des données recueillies ne l’invalide.
- Valider une hypothèse ne consiste pas à demander aux sujets enquêtés s’ils adhèrent à l’idée
émise.

- les variables et les indicateurs


L’indicateur est ce qui indique, permet de reconnaître une variable. Par exemple le diplôme
est un indicateur du niveau d’instruction. Le chiffre d’affaires est un indicateur de
performance commerciale. Il est nécessaire de traduire les concepts ou notions en indicateurs
mesurable pour rendre l’étude opérationnelle.
- La construction de la revue de littérature
La construction d’une revue de littérature part de la question de recherche qu’on s’est
donnée. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette question de recherche doit être clairement
formulée. Cette question de recherche doit faire l’objet d’un examen précis de ses différentes
composantes.

30
Une fois la question de recherche décortiquée, il faut sélectionner les ouvrages qui se réfèrent
au thème de l’étude et à la question de recherche ou qui portent sur des problématiques liées à
la question de recherche. Pour effectuer ces lectures, il faut observer quelques principes:
- Partir toujours de la question de recherche
- S’orienter vers les ouvrages de synthèses ou les articles ne comportant que quelques dizaines
de pages.
-Rechercher des documents qui présentent surtout des analyses et non uniquement des
statistiques
-Recueillir des textes qui donnent des approches diversifiées du problème que l’on veut
étudier.
-Se donner une grille de lecture. La grille de lecture est une construction qui permet de
dégager d’une part les thèmes majeurs identifiés chez les auteurs et d’autres parts elle permet
de relier ces thèmes aux différentes dimensions de la question de recherche et à son contenu
global.
Comment exposer la revue de la littérature ?
La revue de la littérature doit être organisée, systématisée, structurée. C’est donc dire qu’elle
n’est pas une entreprise hasardeuse, subjective conduite selon les préférences esthétiques ou
idéologiques du chercheur. La revue de la littérature doit commencer par structurer l’exposé
des textes en se donnant des thèmes. Dans l’exposé d’une revue de recherche, on n’écrit pas le
titre de l’ouvrage; on annonce seulement l’auteur et la date de publication de l‘ouvrage. On ne
met pas de citations; il s’agit de résumer ce que l’auteur a dit concernant l’idée évoquée dans
l’ouvrage et qui est en rapport avec les volets de la question de recherche. A la fin de
l’exposé, on donne son point de vue quant à l’apport de cet ouvrage dans l’exercice qu’on
veut entreprendre. Il faut faire aussi à la fin une grande conclusion sur la valeur des auteurs
qui ont servi à faire notre revue de littérature. On fait une conclusion partielle de chaque
auteur (sur la valeur scientifique et notre point de vue). Autour de chaque thème, on fait
graviter les auteurs dont les ouvrages se rapprochent peu ou prou du contenu du thème
considéré. L’exposé d’un auteur doit être synthétique et se terminer par une brève évaluation
de l’apport scientifique de son travail par rapport à la question de recherche qu’on s’est donné
au départ. Une fois épuisé, l’exposé scientifique doit faire place à une deuxième démarche: Le
chercheur doit faire le point des problématiques ou des thèmes centraux rencontrés chez les
auteurs afin de montrer leur relation avec le sujet qu’on s’est donné. Ce deuxième point de la
démarche de la revue de la littérature s’inscrit dans la conclusion générale de la littérature qui
doit rappeler l’essentiel des thèmes abordés chez les auteurs tout en articulant les uns aux

31
autres en relation avec les différentes dimensions de la question de recherche. Cette démarche
est une transition efficace vers la problématique. La revue de littérature et la question initiale
ayant été articulées, il faut renforcer la démarche de rupture initiée par la question de
recherche, par les explorations.

- La méthode : Il est si indispensable de mentionner la (es) méthode (s) à


laquelle (auxquels) on a fait recours pour réaliser le travail sur le terrain et tester l'hypothèse
ou les hypothèses: critique des théories existantes, analyse de la documentation,
entretiens, enquêtes, entrevues, etc. (voir le chapitre 3)

Peut-on être vraiment scientifique en sciences humaines et sociales?

La rigueur scientifique est un idéal qui est très difficile à atteindre. Cela est vrai en sciences
de la nature, mais cela est encore plus vrai en sciences humaines. Il y a différentes raisons à
cela. D’abord, il y a des limites éthiques à ce qui peut être entrepris comme recherches avec
des êtres humains. On ne peut nuire d’aucune manière à des êtres humains, ni les tromper.
Ensuite, on doit considérer le fait que l’être humain est certainement l’objet le plus complexe
de la nature, et donc celui dont l’étude est la plus difficile. Troisièmement, il faut considérer le
fait que les êtres humains ne sont pas transparents: on ne peut pas étudier leurs pensées
intimes, par exemple. De plus, ils attribuent des significations à leurs actes, différentes de
celles que les scientifiques pourraient proposer. Quatrièmement, les chercheurs eux-mêmes
sont humains et donc ont des intérêts et des partis pris liés à leur objet d’étude; il leur est très
difficile de garder la neutralité et l’objectivité nécessaires en bien des circonstances.
Finalement, on ne doit pas oublier que les sciences humaines sont relativement jeunes par
rapport aux sciences de la nature. Toutes ces raisons font que les sciences humaines sont des
disciplines complexes et que les recherches qu’on y mène sont très exigeantes. Il est donc
essentiel pour un chercheur ou une chercheuse en sciences humaines d’avoir une
connaissance approfondie des règles de la méthode scientifique, et de chercher à les appliquer
avec le plus de rigueur possible. Comment peut-on éviter certains biais? Le principe du simple
aveugle vise à prémunir les chercheurs contre certains biais au cours d’une recherche. Ce
principe ordonne que les sujets de l’expérience ne sachent pas s’ils sont soumis à un
traitement ou non: par exemple, s’ils reçoivent un médicament donné ou s’il s’agit d’un
placebo. En outre, il est préférable que les sujets ne sachent pas exactement ce que les
chercheurs veulent déterminer, qu’ils ne connaissent pas précisément leurs hypothèses de

32
travail ou leurs attentes, car ils pourraient être tentés d’y répondre par des comportements
artificiels. Le principe du double aveugle suppose que ni les sujets ni l’expérimentateur (la
personne chargée d’appliquer une procédure ou d’analyser un résultat) ne savent qui a reçu un
traitement et qui a reçu un placebo, par exemple: c’est là la forme classique du principe. Plus
généralement, le principe du double aveugle s’applique chaque fois que les attentes des sujets
ou du chercheur peuvent influencer les résultats. Par exemple, si la recherche suppose la
correction d’un test, les sujets ne doivent pas savoir quels sont les résultats attendus, ni même
l’objet exact du test; et le correcteur du test ne doit connaître ni les hypothèses de recherche,
ni l’identité des sujets, ni la provenance des tests à corriger: son jugement ne peut alors être
biaisé par ses attentes. Il arrive fréquemment qu’une expérience menée sans précaution ne
donne pas les mêmes résultats que lorsqu’on applique le principe du double aveugle, car, dans
ce dernier cas, on neutralise toute possibilité de la part du chercheur de biaiser les résultats.

33
Chapitre 2 : l’épistémologie de recherche
1. Eléments de définition
2. Paradigmes épistémologiques contemporains :
constructivistes vs positivistes

34
Très pratiquée, l'épistémologie est, paradoxalement, peu connue. Vous discutez avec des amis
des progrès récents en génétique moléculaire, de clonage humain et de la valeur de ce type de
recherche ? Vous faites de l'épistémologie. Un vulgarisateur scientifique s'interroge sur la
portée d'une découverte médicale ? Il fait de l'épistémologie. Un physicien propose une
réflexion sur les limites de notre connaissance, les avancées récentes de son domaine et leur
impact sur notre vision du monde ? Il fait de l'épistémologie. En fait, on s'adonne à
l'épistémologie sans le savoir. Mais alors, qu'est-ce au juste que l'épistémologie ?

1. Eléments de définition
Lorsque l'on aborde l’épistémologie pour la première fois, il faut se montrer prudent car le
sens du terme varie. Par epistemology, un anglophone réfère en général à une branche
spécialisée de la philosophie, la théorie de la connaissance. Les francophones pour leur part se
servent plutôt du terme pour désigner l'étude des théories scientifiques. Les deux acceptions
sont étymologiquement justifiées, car le « mot grec épistèmê (qui s'oppose au mot doxa qui
signifie "opinion") peut être tantôt traduit par le mot "science", tantôt par le mot "savoir" ».
On peut réconcilier ces deux acceptions en parlant, de manière très générale, de
l'épistémologie comme de la théorie de la connaissance scientifique.
L'utilisation d'une méthode de recherche est souvent la conséquence d'un choix
méthodologique et épistémologique. Piaget (1967), définit l’épistémologie “ comme l’étude
de la constitution des connaissances valables”
D’après Cohen (1996), l’épistémologie correspond à un simple retour critique de la
connaissance sur elle-même, sur son objet, sur ses conditions de formation et de légitimité ;
elle est définie comme la philosophie de connaissance, la théorie des sciences ou encore
comme la théorie de la connaissance.
Elle permet de mieux comprendre comment la connaissance est produite, évaluée et utilisée
dans différents contextes et peut aider à améliorer la qualité de la recherche, de
l'enseignement et de la prise de décision.
L’épistémologie étudie la formation et la structure des concepts et des théories scientifiques.
Elle se penche aussi sur les procédures et méthodes retenues par les hommes de science.
L'épistémologie vise essentiellement « l'étude critique des principes, des hypothèses et des
résultats des diverses sciences ». Elle veut « déterminer leur origine logique, leur valeur et
leur portée objective». En interrogeant la science elle-même, elle la scrute en fait dans
l'articulation de ses principes et de ses fondements.

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Elle propose en fait quatre champs délimités d’analyse et de réflexion :
- la nature et la structure des concepts et des théories scientifiques, ce qu'on appelle
parfois la syntaxe des théories;
- l'objet, la portée et la signification des concepts et des théories scientifiques, ce que,
de manière analogue, on appelle cette fois la sémantique des théories;
- la méthode scientifique;
- les limites et la valeur de l'entreprise scientifique
Exemple de questionnement épistémologique :
 En quoi le projet de recherche que j’envisage pourra-t-il être tenu pour un projet de
recherche scientifique ?
 Quels objectifs de recherche puis-je revendiquer ?
 Qu’est-ce qui me permet d’argumenter cela ?
 Quels sont les éléments qui me donnent la possibilité de considérer que je serai en
position d’extériorité et de neutralité face à ce que je vais étudier, d’en rester détaché
et distant ?
 Dans quelles conditions suis-je autorisé à affirmer tel résultat ?
 Quelles précautions dois-je prendre dans la présentation de mes résultats et le
développement de mes conclusions ?
1.1. Le paradigme

Le paradigme n’est pas une théorie ou un outil conceptuel, c’est une manière de voir le
monde. On voit le monde à travers un paradigme, et on ne prend conscience de la manière
dont on voit le monde, c’est-à-dire du paradigme dans lequel on se trouve, que quand ce
paradigme entre en crise et qu’un autre paradigme se présente

Le paradigme est d’essence disciplinaire et il fournit à une communauté scientifique des


énigmes c’est-à-dire des problèmes dont on sait qu’ils peuvent être résolus dans le cadre du
paradigme. S’ils ne sont finalement pas résolus, ils deviennent des anomalies et le paradigme
entre en crise.

- Le paradigme scientifique des sciences naturelles

Le paradigme des sciences naturelles (ou « exactes ») s’est longtemps imposé comme le seul
et unique modèle pour toute pratique scientifique, inspiré notamment par la physique et la
mécanique. La première tendance a donc été de chercher à appliquer les principes et méthodes
des sciences naturelles à toutes les autres sciences, même humaines. De ce fait, les champs

36
d’étude auxquels le paradigme des sciences naturelles ne pouvait servir de référence ont
longtemps été considérés comme ne pouvant pas être des sciences ou, au mieux, à être des «
pseudosciences » ou « présciences ». À la base de ce paradigme scientifique repose le postulat
selon lequel une connaissance scientifique est une connaissance vérifiée au travers du recours
à la méthode expérimentale. Dans le cadre de ce paradigme, la recherche, qui porte sur des «
objets naturels », a pour ambition de révéler des relations, en particulier causales, susceptibles
d’expliquer les mécanismes sous-jacents aux divers phénomènes naturels étudiés et, plus
largement, au fonctionnement de la Nature Mais, d’une manière générale, les sciences
humaines et sociales ne peuvent s’appuyer le plus souvent que sur des quasi-paradigmes,
moins reconnus et moins puissants que le paradigme des sciences naturelles. La multiplicité
des principes épistémologiques et méthodologiques possibles pour ces « autres » sciences,
ainsi que la difficulté d’une vérification jugée pourtant indispensable au regard des sciences
naturelles, font qu’elles ne peuvent revendiquer un paradigme scientifique unifié et
unificateur, fait de croyances et principes clairs et forts sur ce qu’est la science en question et
la façon dont elle doit se développer. Comme aucun paradigme scientifique ne prévaut, les
chercheurs de ces domaines ont du mal à s’accorder sur des conventions épistémologiques et
méthodologiques ainsi que sur des bases théoriques indiscutables. Dans ce contexte,
l’influence du paradigme scientifique des sciences naturelles a été, et est encore aujourd’hui,
très grande dans les sciences humaines et sociales, en particulier dans les sciences de gestion.

- Le paradigme scientifique des sciences de l’artificiel

Ainsi que nous l’avons précisé précédemment, la question d’un paradigme de référence pour
les sciences humaines et sociales (et plus largement pour les disciplines de recherche et
sciences autres que celles de la Nature) pose problème. Au sein même des sciences de gestion,
les chercheurs sont encore partagés, d’ailleurs souvent en fonction de leur spécialité : il est
peut-être plus facile, en finance, de se placer dans un cadre épistémologique proche de celui
des sciences naturelles. En revanche, dès que la dimension humaine, le contexte, les relations
entre le chercheur et son sujet deviennent des éléments d’importance, le strict respect du
paradigme des sciences de la Nature devient difficile, voire impossible. Distinguer les
sciences naturelles des sciences de l’artificiel permet de dépasser un certain nombre de
clivages révélés par des intitulés qui portent en eux-mêmes un jugement de valeur : « sciences
dures ou exactes » versus « sciences molles » ; « sciences fondamentales » versus « sciences
appliquées » ; « sciences » versus « humanités », par exemple. Le paradigme des sciences de
l’artificiel présente donc l’intérêt d’offrir un autre modèle de science, bien adapté là où le

37
paradigme des sciences naturelles s’avère inadapté. La conceptualisation des sciences de
l’artificiel part de l’argument selon lequel pratiquement tous les éléments de notre
environnement donnent des témoignages de l’artifice humain. Le monde dans lequel nous
vivons peut davantage être considéré comme façonné par l’homme, c'est-à-dire « artificiel »,
que comme naturel.

1.2. Epistémologie des sciences de gestion : dualisme sujet/objet

La question qui se pose concernant la gestion est : Qu’est-ce qu’on peut considérer en
gestion comme relevant d’une science? Différents travaux ont tenté de répondre à cette
question et ont institué des bases épistémologiques et méthodologiques pour les sciences de
gestion.
L’enjeu de porter une posture épistémologique en gestion est d’affirmer l’identité scientifique
des sciences de gestion et aussi l’identité épistémologique des connaissances de gestion. Cette
affirmation permet d’orienter, de guider et de doter les chercheurs de principes, de paradigmes
régulateurs de l’activité de recherche, de repères problématiques et méthodologiques dans la
conduite du processus de recherche, et ceci afin de conférer à leurs démarches plus de
cohérence et de rigueur (Cohen, 1996).
Devant un problème de recherche, la question qui se pose est : Quels sont les types de
recherche conformes au chercheur en gestion? La détermination du type de recherche est
considérée en fonction du statut philosophique et épistémologique concernant la nature du
monde et comment il est appréhendé. L’objectif du chercheur est d’adopter une approche qui
lui permet d’atteindre un objectif, de trouver une “ solution ” d’une situation ou d’un
problème qui lui fait face : le syndrome de la vérité et de l’explication parfaite.
La production d’une raison ou d’une vérité pure est dans le fond du débat philosophique et
méthodologique concernant la place du chercheur dans les paradigmes philosophiques et donc
sur quels fondements il prend appui. Afin d’identifier la position philosophique du chercheur,
il est essentiel de voir dans quel positionnement il se situe par rapport aux paradigmes majeurs
qui peuvent englober la vision du chercheur du monde (Bourdieu, 1992, Gill & Johnson,
1991, Locke, 1977).
Une vision de la recherche peut être vue sous le paradigme qualitatif versus quantitatif
(Bryman, 1989), une deuxième position est centrée sur deux traditions : positivisme et
phénoménologie. Meridith et alii (1989) voient le choix épistémologique être entre une

38
approche rationnelle ou bien existentielle, de même nous pouvons extrapoler un continuum
entre un déterminisme matériel (empirique) et un déterminisme mental (rationalisme)
Hirschman et alii (1992) et Bourdieu (1992) qui est similaire à une position positiviste versus
phénomélogiste.
Dans la littérature, nous pouvons voir l’existence d’une vue unique des paradigmes
quantitatifs, tandis qu’elle nous montre l’existence d’au moins quatre paradigmes dans une
recherche qualitative, de la position objective à la subjective Merdith et alii (1993) ;
Chevalier-Kuszla (1999).
Merdith et alii (1993) adoptent un schéma similaire en distinguant quatre perspectives à
savoir : axiomatique, logique positiviste/empirique, interprétative et théorie critique.
Cette distinction entre qualitatif versus quantitatif est la conséquence du dualisme sujet/objet.
Les deux méthodologies correspondent en fait à des niveaux de recherche différents dans
l'appréhension des caractéristiques structurelles des organisations. En effet, en se focalisant
sur l’objet, l’intérêt est plutôt porté sur la structure organisationnelle, cependant en se
focalisant sur le sujet, l’intérêt est davantage porté sur l’individu au sein de l’organisation
Chevalier- Kuszla (1999). Ces deux approches sont toutes deux utiles à la compréhension de
la complexité sociale au sein de l’organisation Giddens (1987).
Dans une position positiviste/rationaliste Le Moigne (1995), le monde est externe à l’individu.
On insiste, dans cette position sur les faits observables afin de valider l’approche ou le
raisonnement théorique élaboré. Ainsi, la vérité est regardée d’un point de vue objectif
comme produit de la pure raison.
Dans une perspective constructiviste ou bien phénoménologique/existentielle Le Moigne
(1995), le monde est considéré comme construit social et comme le produit des intuitions et
du “ feeling ” déterminés par les individus. Pour ce courant de pensée, il n’y a pas de critère
efficace de la vérité scientifique. Ainsi, la recherche se définie à travers l’action et les
interventions des acteurs par le biais de leurs processus cognitifs.
Cette opposition entre paradigmes est décrite dans la théorie sociale Chevalier-Kuszla (1999)
entre une orientation individu et une orientation sujet. Si nous reprenons sa définition des
théories sociales : “Les théories sociales ont pour but de saisir la nature de l'action humaine
et de conceptualiser l'action collective et ses relations avec les institutions et
l'environnement”. Centré sur l’objet dans l’étude des interactions sociales, différents courants
montrent que les structures sociales et les contraintes externes déterminent le comportement
humain (le fonctionnalisme, le structuralisme et la théorie des systèmes au début).

39
D'autres approches, à l'opposé, sont centrées sur le sujet dans l'analyse de sa conduite et de
son schéma d'interprétation et motivation propre. Dans ce cadre, structure et contraintes
externes sont secondaires, le sujet se trouve au centre de l'explication. L'herméneutique,
l'interprétativisme et l'humanisme radical sont fondés sur une telle position épistémologique.
Les théories interprétatives cherchaient à dépasser un cadre de recherche fortement imprégné
des théories structuro-fonctionnalistes en focalisant l'attention sur les schémas d'interprétation
des individus. Selon elles, les pratiques de gestion sont construites par les acteurs sociaux et,
par conséquent, peuvent être modifiées par ces derniers

1.3. Les modes de raisonnements


- raisonnement hypothético-déductif : Les positivistes recommandent une démarche de type
hypothético-déductif, qui démarre avec une problématique et des questions et se transforment
en hypothèses qui vont être testées par la suite. La notion hypothético-déductive qualifie
également une démarche qui s’appuie sur des propositions hypothétiques pour en déduire des
conséquences logiques. Cette démarche comprend quatre étapes (Thiétart, 2003, p. 74) :
- la détermination de concepts pertinents pour la question de recherche,
- la constatation que les théories existantes ne rendent pas compte de la réalité,
- la proposition de nouveaux modèles, théories ou hypothèses,
- la phase de test pour réfuter ou valider les hypothèses, modèles ou théories.
Les chercheurs utilisent un raisonnement déductif pour déduire de leurs hypothèses les
conséquences observables qui devraient se produire. Dans ce sens, l'approche déductive
permet :
- D'expliquer les relations de cause à effet entre les concepts et les variables ;
- De mesurer les concepts de manière quantitative ;
- De généraliser les résultats de recherche dans une certaine mesure.
Le raisonnement déductif est un type de raisonnement qui va du général au particulier. Ce
raisonnement permet d’élaborer une ou plusieurs hypothèses, puis à suivre une méthodologie
appropriée et à constituer un plan de recherche pour tester l'hypothèse. L’hypothèse peut être
déduite d’une théorie déjà formulée en cherchant dans cette théorie générale les éléments
explicatifs du phénomène étudié. L’hypothèse peut être déduite de travaux antérieurs. On
établit alors l‘hypothèse à partir d‘hypothèses utilisées par d‘autres chercheurs qui, dans des
cas du même genre, se sont révélées plus ou moins fécondes.

40
Tableau 1: Exemple de canevas pour une recherche hypothético-déductive

Questions de la « vérifier que les stock-options constituent une incitation pour les
recherche dirigeants à agir dans l’intérêt des actionnaires » ; « étudier l’influence
exercée par les options, d’une part, sur l’évolution des décisions
financières des dirigeants en tant que leviers d’action influençant la
valeur de l’entreprise, d’autre part, sur la performance de la firme
envisagée sous l’angle de la création de valeur actionnariale ».
Méthode de « étude longitudinale (…), de nature hypothético-déductive » basée sur «
recherche l’observation d’un échantillon d’entreprises cotées ».
Cadre « le cadre conceptuel de l’étude est fourni par la théorie de l’agence et la
conceptuel théorie des incitations »
Formulation « Hypothèse 1 : l’adoption de plans de stock-options incite les
d’hypothèses dirigeants bénéficiaires à prendre des décisions financières conformes
aux intérêts des actionnaires. »
« Hypothèse 1.1 : l’adoption de plans de stock-options est associée à un
accroissement des investissements. »
« Hypothèse 1.2 : l’adoption de plans de stock-options est associée à
une augmentation du financement par endettement. »
« Hypothèse 1.3 : l’adoption de plans de stock-options est associée à
une diminution de la distribution de dividendes. »
« Hypothèse 2 : l’adoption de plans de stock-options est associée à un
accroissement de la création de valeur actionnariale. »
Collecte des Enquête par questionnaire sur un échantillon de 61 entreprises
données françaises cotées au 31 décembre 1996.
Collecte d’informations sur un échantillon d’entreprises ayant les
mêmes caractéristiques et dont « le rapport d’activité précisait, de
manière non ambiguë, la date de mise en œuvre du premier plan
d’options destiné aux dirigeants sociaux ».
Les informations boursières ont été collectées dans la revue L’année
boursière sur la période 1986-1996, l’utilisation simultanée de plusieurs
sources a été rendue nécessaire par l’exigence de précision et
d’homogénéité de l’information économique et comptable. Des rapports

41
d’activité ont été obtenus auprès des directions financières et des
directions de la communication d’un certain nombre de sociétés de
l’échantillon. Pour les données manquantes, les bases de données Diane
et Worldscope, qui regroupent les informations économiques et
financières de très nombreuses sociétés en France et dans le monde sur
un large champ temporel, ont été utilisées. Enfin, il a fallu recourir aux
avis publiés dans le Bulletin des Annonces Légales Obligatoires pour les
données indisponibles dans ces bases, en particulier pour les plus
anciennes d’entre elles. »
Analyse des « Compte tenu de la taille de l’échantillon et, surtout, de la nature des
données données à traiter, c’est la statistique non paramétrique qui s’est imposée,
car elle permet d’étudier des distributions de variables ordinales,
nominales ou d’intervalles sans faire d’hypothèses sur leur forme ou leur
nature. » – « Afin de mesurer l’impact des options et des différentes
variables explicatives sur la création de valeur actionnariale, des
régressions Logit ont été mises en œuvre. »

Source : extraits de Poulain-Rehm T., « Stock-options, décisions financières des dirigeants et création de valeur
de l’entreprise : le cas français », Finance Contrôle Stratégie, 2003, p. 6, 3, 79-116.

- Raisonnement inductif
Le raisonnement inductif est le contraire du raisonnement déductif. Le raisonnement inductif
permet de généraliser à partir d'observations spécifiques. Le principal avantage de la méthode
inductive est qu’il n’est pas nécessaire de disposer d’un cadre ou d’un modèle préétablie. Le
raisonnement inductif, commence par les observations et les théories sont proposées vers la
fin du processus de recherche.
L‘hypothèse nait à partir de la confrontation des différents phénomènes. L‘hypothèse peut
également être induite de la constatation d‘un fait isolé, inattendu aberrant (statistiquement),
qui est inexplicable par les hypothèses que l‘on avait pu retenir précédemment ou au regard
des théories établies.
L’approche peut fournir des informations extrêmement utiles, mais présente des limites
évidentes. Il est généralement basé sur un ensemble d'observations incomplètes. Dans la
même perspectives, les chercheurs inductifs estiment également que l'on peut logiquement
généraliser les observations de façon générales et inclusives et que les hypothèses

42
scientifiques sont vérifiées (Godfrey, Hodgson, Tarca, Hamilton, & Holmes, 2010). Une
approche déductive commence généralement par une hypothèse, tandis qu'une approche
inductive utilise généralement des questions de recherche pour affiner l'étude. Le
raisonnement inductif est généralement associé à la recherche qualitative, tandis que le
raisonnement déductif est plus généralement associé à la recherche quantitative. Cependant, il
n'y a pas de règles définies et certaines études qualitatives peuvent avoir une orientation
déductive. Cependant, les théories inductive et déductive sont deux étapes complémentaires
de la construction de toute théorie, de manière à ce que l'induction précède la déduction. En
développant les théories, les chercheurs agissent généralement de manière inductive. Afin de
comprendre et d'expliquer les phénomènes, ils font les observations nécessaires, rassemblent
les preuves, puis les testent.
Tableau 2: Exemple de canevas pour une recherche inductive

Questions de la : « Étudier les liens qui existent entre l’environnement externe d’une
recherche organisation et ses processus d’innovation. »
Méthode de S’appuyant sur les constats de Zaltman, Duncan et Holbeck (1973) selon
recherche lesquels « une étude de l’innovation reposant sur l’analyse de résultats
quantitatifs n’est pas appropriée car elle tend à négliger l’articulation des
choix stratégiques qui conduit à un produit nouveau », Xuere fait le
choix d’une recherche qualitative et inductive.
Collecte des « Immersion dans une entreprise de haute technologie. » Quinze
données processus d’innovation sont étudiés. Des entretiens en profondeur (100)
sont réalisés avec des cadres de l’entreprise impliqués dans l’un des 15
processus d’innovation étudiés. D’autres entretiens (30) sont effectués
auprès de cadres des services fonctionnels. Des documents internes
relatifs aux processus d’innovation sont également réunis. Cette
procédure permet « la création de données exhaustives sur le
développement des processus d’innovation ».
Analyse des • 1re phase d’analyse des données : Les données collectées font l’objet
données d’une « procédure de recoupage » (sic), « ensuite systématiquement
appliquée, par processus d’innovation, entre les différents entretiens
réalisés et les documents internes étudiés ». Au final, 15 cas
d’innovations ont ainsi pu être rédigés. • Validation : Chaque cas a

43
ensuite été soumis, accompagné d’un questionnaire, à deux cadres
gestionnaires du processus d’innovation explicité dans le cas. Le
questionnaire leur permettait de porter un jugement sur les faits
rapportés (réalisme, omissions, etc.) et sur les éléments de réussite/échec
du projet. La partie du questionnaire relative aux éléments de réussite ou
d’échec du projet a également été envoyée à des cadres des services
fonctionnels afin d’obtenir un « avis plus neutre ». L’analyse des
réponses a permis de valider « le caractère d’échec ou de succès
commercial de chaque processus étudié ». • 2nde phase d’analyse des
données : Après cette phase de validation, « une analyse comparative du
développement des processus d’innovation étudiés » a permis de «
déterminer des régularités de comportement des acteurs et des
organisations et d’analyser l’environnement interne et externe de
développement d’un processus d’innovation ». Cette analyse
comparative s’organise sur la base d’une « double grille liée à la nature
du processus d’innovation (autonome ou inscrit) et à son caractère
d’échec ou de réussite » qui permet « la détermination des
caractéristiques communes des processus d’innovation, en fonction de
leur nature et de leur résultat » et, « l’analyse des différences constatées
dans le développement des quatre classes de processus d’innovation ». •
Construction de connaissances nouvelles : « À partir de cette analyse, un
certain nombre de concepts ont pu être développés. »
Source : Maaledj ben zaed (20219)
- Raisonnement Abductif : Une autre forme de raisonnement scientifique qui ne
correspond pas au raisonnement inductif ou déductif est abductive. Cette approche est
importante vue qu’il existe souvent un nombre infini d'explications possibles pour un
phénomène. Cette démarche procède par allers-retours successifs entre le travail empirique
effectué et les théories et concepts mobilisés pour appréhender les situations empiriques
étudiées, et en construire des représentations en vue de la construction progressive de
connaissances en relation avec des savoirs déjà admis. Dans une telle recherche, le canevas de
la recherche peut évoluer tout au long du travail : adaptation des guides d’entretien,
affinement, adaptation ou même redéfinition de la question centrale de la recherche,
changement de cadre théorique pour en adopter un autre plus adéquat avec le matériau
empirique recueilli, etc.

44
Tableau 3: Exemple de canevas pour une recherche abductive

Questions de la « Construction d’une grille d’analyse qui aide les managers de groupes
recherche multinationaux dans leur prise de décision » relative à la formation
d’une stratégie intégrée de développement durable entre le siège et les
filiales.
Méthode de : « Cette posture de conception a été suivie au cours des trois volets de la
recherche recherche : recherche théorique, entretiens avec les experts et études de
cas… Pendant toute la recherche nous sommes retournés au référentiel
théorique pour ajouter de nouveaux éléments qui ont émergé du champ
empirique… Les deux axes théoriques qui ont guidé cette recherche
(stratégie d’entreprise et développement durable) ont été construits
lentement, à mesure de l’avancée dans l’analyse des entretiens avec les
experts et dans l’analyse des informations relatives aux entreprises
étudiées. »
Collecte des « Immersion dans une entreprise de haute technologie. » Quinze
données processus d’innovation sont étudiés. Des entretiens en profondeur (100)
sont réalisés avec des cadres de l’entreprise impliqués dans l’un des 15
processus d’innovation étudiés. D’autres entretiens (30) sont effectués
auprès de cadres des services fonctionnels. Des documents internes
relatifs aux processus d’innovation sont également réunis. Cette
procédure permet « la création de données exhaustives sur le
développement des processus d’innovation ».
Analyse des : Effectuée en deux temps. D’abord, « entretiens avec 22 experts
données brésiliens et européens du développement durable. L’objectif était
d’identifier certaines thématiques considérées importantes selon la
perception de ces experts ». Une analyse de contenu thématique de ces
informations (Bardin, 2000) effectuée en deux temps : les 8 thématiques
initialement dégagées ont été consolidées en 3 thématiques. Ces 3
thématiques ont guidé la poursuite de la revue de la littérature dans le
domaine du développement durable et la collecte d’informations dans
les études de cas. Ensuite étude de cas dans deux groupes. Collecte

45
d’informations par « observations dans les magasins des deux groupes,
analyse de documents et entretiens auprès de certains managers » dans
un but de triangulation des informations recueillies. Le traitement des
informations a conduit à un nouvel approfondissement théorique de
certaines idées ayant émergé dans les études de cas, tel que le niveau
d’incorporation de la notion de développement durable dans leurs
stratégies (Payne et Raiborn 2001). • Conception d’une grille de lecture
organisée autour des 3 thématiques progressivement dégagées : structure
de gouvernance pour le développement durable, comportement éthique
dans le groupe, apprentissage par rapport au développement durable. •
Conception de propositions de type conceptuel et de type opératoire tels
que par exemple (voir aussi encadré 1.8) : « Les groupes multinationaux
gagnent à préserver des objectifs de développement durable construits et
périodiquement améliorés à partir des échanges entre leurs intentions
d’action et les demandes des parties prenantes internationales et locales.
» (Proposition de type conceptuel) ; « Les groupes multinationaux
gagnent, en transparence et légitimité, à publier annuellement comment
se fait l’évolution du partage de résultats financiers avec les différentes
parties prenantes, tant au niveau international qu'au niveau local dans
chaque filiale. » (Proposition de type opératoire.)
Source : Allenbach (2020)

2. Paradigmes épistémologiques contemporains : constructivistes vs positivistes


Avant de focaliser notre attention sur les deux familles de paradigmes épistémologiques : la
famille des paradigmes épistémologiques positivistes et la famille des paradigmes
épistémologiques constructivistes, nous présenterons rapidement d’autres paradigmes
mentionnés dans la littérature existante. En effet, la consultation de différents ouvrages et
travaux en sciences de gestion, et plus largement en sciences sociales, souligne la grande
confusion qui existe dans la classification des paradigmes épistémologiques et leur définition.
-Wacheux décrit en 1996 quatre paradigmes épistémologiques : positiviste, sociologie
compréhensive, fonctionnaliste, constructiviste.
- Usunier et alii (1993) opposent, eux, le paradigme positiviste au paradigme
phénoménologique.
- Thiétart et alii (1999), différencient le positivisme, l’interprétativisme et le constructivisme.

46
- Le Moigne (1990) distingue le positivisme et le constructivisme
- Burrell et Morgan (1979) dénombrent quatre paradigmes : le paradigme interprétatif, le
paradigme fonctionnaliste, le paradigme structuraliste radical et le paradigme humaniste
radical (incluant la théorie critique).
- Mucchielli (2006) considère, lui, que le constructivisme est « une nouvelle position
épistémologique » (…) « à côté du positivisme et du subjectivisme ».
Il apparaît cependant que les paradigmes positiviste/post-positiviste sont souvent présentés de
manière associée, alors que le paradigme interprétativiste est soit assimilé ou associé au
paradigme constructiviste soit présenté comme un troisième paradigme épistémologique,
même si, pour ces dernières, le constructivisme et l’interprétativisme partagent des hypothèses
communes sur le « statut de la connaissance » (subjective et contextuelle) et la nature de la «
réalité » (hypothèse phénoménologique).
C’est sur la manière dont la connaissance est engendrée, par construction pour l’un et par
interprétation pour l’autre, que les deux paradigmes sont dissociés.
2.1. Les paradigmes épistémologiques positivistes et post-positivistes
2.2.1. Les hypothèses fondatrices
- réalisme scientifique : Le Moigne note que, pour Comte, « le mot positif désigne le
réel ». La première hypothèse, qualifiée d’ontologie réaliste, postule l’existence d’un réel
indépendant de l’intérêt et de l’attention que peut lui porter un chercheur. Il existe donc, pour
les positivistes, un réel objectif, unique, connaissable, et le chercheur sera capable, non
seulement de l’étudier et de le cerner, mais de le comprendre en toute neutralité puisque ce
réel est indépendant de lui. La vérité est obtenue par l’observation.
- détermination naturelle : Une approche scientifique positiviste permet, en observant
les faits de manière empirique, en éclairant les causalités et en construisant des règles, de
découvrir et comprendre ces formes de détermination. Autrement dit, il est postulé que le réel
est régi par des lois naturelles immuables, dont beaucoup prennent la forme de relations de
cause à effet, observables et mesurables scientifiquement
- chercheur objectiviste dualiste : le chercheur doit et peut se placer en position
d’extériorité par rapport au phénomène étudié, puisque l’observateur et l’objet étudié sont
deux entités clairement séparées d’une part et, d’autre part, grâce aux précautions prises par le
chercheur pour rester détaché et distant de son objet d’étude. Faisant preuve d’objectivité, de
neutralité et travaillant dans des conditions contrôlées (en particulier dans un cadre
expérimental), le chercheur est en mesure d’exclure toutes considérations de valeur
susceptibles de l’influencer.

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Les paradigmes épistémologiques positivistes et réalistes préconisent deux principes
méthodologiques.
- division ou décomposition analytique : le réel connaissable est décomposable en
parties, et que ces parties soient également connaissables.
- raison suffisante : rien n’arrive jamais sans qu’il y ait une cause ou du moins une
raison déterminante.
- Le raisonnement logique déductif formel : type « si… alors » formalisé par
Aristote. Il compte trois propositions ayant des statuts différents : une prémisse majeure, une
prémisse mineure et une conclusion. « Tous les hommes sont mortels. » (majeure), or « Les
Grecs sont des hommes. » (mineure), donc « Les Grecs sont mortels. ». Mais ce raisonnement
pose problème parfois en sciences de gestion, où il peut être difficile de déterminer l’ordre
exact des éléments qui interviennent dans l’apparition d’un phénomène, et la séquence causale
la plus pertinente.
Par exemple, doit-on se contenter de penser que la satisfaction au travail est la cause de la
fidélité des salariés, ou a-t-on à faire à une relation plus complexe dont il est délicat de
déterminer l’ordre précis, avec par exemple des enchaînements multiples et des
interactions/interrelations, la fidélité étant susceptible d’agir sur la satisfaction qui en retour
agirait elle-même sur la satisfaction, etc. ?
Le post-positivisme
L’évolution du positivisme s’est faite pour tenir compte des critiques et limites évoquées par
de nombreux chercheurs, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales.
Ainsi, pour les post-positivistes, il n’est pas toujours possible de saisir pleinement et
parfaitement la réalité dans sa globalité. Le chercheur doit alors se contenter de l’approcher «
au plus près », en particulier en multipliant les méthodes.
Alors que les positivistes n’envisagent pas d’autres approches que la méthode expérimentale
et la vérification d’hypothèses par les tests statistiques, les post-positivistes acceptent (et
même s’efforcent de construire) d’autres modes de collecte de données et s’attachent plutôt à
réfuter des hypothèses qu’à les vérifier. Ils cherchent à adoucir les règles positivistes afin
d’être mieux à même de saisir des phénomènes sociaux complexes.

48
2.2.2. La validité des connaissances
Le chercheur positiviste ou post-positiviste va tout d’abord vérifier deux formes de validité :
la validité interne et la validité externe, pour déterminer la qualité et la valeur des
connaissances qu’il élabore, puisque c’est la validité de sa recherche qui constitue une
indication de la valeur scientifique des connaissances.
La validité interne correspond au fait de s’assurer que le chercheur, par le biais des
instruments de mesure retenus et de la méthode mise en œuvre, a bien été capable de mesurer
ce qu’il souhaitait mesurer. C'est-à-dire qu’on a correctement procédé aux mesures, sans
introduire de biais, et qu’on a bien saisi le phénomène étudié et pas un autre, et qu’on l’a saisi
dans sa totalité. Dans le cas d’une relation causale, si la validité interne de la recherche est
élevée, alors le chercheur peut avancer avec une grande certitude qu’il y a bien une relation de
cause à effet entre les variables considérées.
La validité externe qui concerne la généralisation des résultats le plus largement possible.
L’objectif est d’être en mesure de généraliser les résultats obtenus dans les situations étudiées
à l’ensemble des situations comparables. Cela soulève donc la question de la qualité des
échantillons. Un autre critère, celui de la fiabilité, renvoie à la question de la stabilité des
résultats. Celle-ci suppose de s’assurer que les instruments de mesure utilisés sont constants
dans la façon dont ils rapportent des données, autrement dit que la technique ou l’instrument
employé sera capable de recueillir les mêmes données en refaisant la même étude.

2.3. Les paradigmes épistémologiques constructivistes


2.3.1. Les hypothèses fondatrices
Si le paradigme positiviste a dominé au cours des siècles derniers, le paradigme
constructiviste, – identifié avec les paradigmes interprétatif –, a émergé comme un concurrent
sérieux et successeur logique du paradigme positiviste. Dans la littérature de sciences
sociales, il y a essentiellement deux paradigmes épistémologiques constructivistes dont les
hypothèses fondatrices sont explicitées et tenues pour plausibles.
- non séparabilité entre l’observateur et le phénomène observé. La conception du
paradigme épistémologique constructiviste, rompt avec la convention, et développe une
théorie de la connaissance dans laquelle la connaissance ne reflète pas une réalité ontologique
‘objective’, mais concerne l’organisation d’un monde constitué par notre expérience. la
connaissance ne prétend pas refléter un réel ontologique « objectif » parce qu’aucun humain
ne sait si un tel réel existe, ni, s’il existe, s’il est alors connaissable.

49
- Existence de multiples réels socialement construits non gouvernés par des lois
naturelles, causales ou autres.
- La connaissance s’exprime par des constructions symboliques appelées
représentations, élaborées à partir de l’expérience d’humains, sans possibilité de connaître
leur degré de similarité avec le réel qui a induit cette expérience. L’élaboration de
connaissances vise la construction de représentations qui conviennent fonctionnellement.

2.3.2. La légitimation des connaissances


Dans les paradigmes épistémologiques constructivistes, l’élaboration de connaissance est vue
comme un processus intentionnel de construction de représentations éprouvées par
l’expérience. Ces représentations sont censées être fonctionnellement adaptées au but pour
lequel elles ont été élaborées. Elles ne prétendent pas être des miroirs fidèles des phénomènes
qu’elles sont censées représenter. Le chercheur est tenu en permanence de s’assurer de
l’adéquation de la méthode qu’il mobilise avec le projet de recherche qu’il poursuit, de veiller
à la rigueur du travail effectué, et d’expliciter finement le processus suivi. Plutôt que de
validation, on parlera alors de légitimation. Cet effort de légitimation s’effectue par critique
épistémologique interne du processus de recherche et des produits de ce processus, à savoir :
- expliciter les hypothèses de base du paradigme épistémologique spécifique dans lequel
le développement de connaissances est effectué ;
- expliciter la manière dont sont argumentées dans ce référentiel les multiples décisions
d’ordres épistémique, méthodologique et technique prises au cours de la recherche ;
- justifier les inférences effectuées sur la base à la fois des connaissances préalables et
du matériau empirique mobilisés.
Le travail épistémique est le travail qu’accomplit le chercheur en vue de légitimer les savoirs
qu’il élabore. Le travail épistémique s’effectue par critique épistémologique interne, c'est-à-
dire par la critique rétroactive des concepts, méthodes ou principes utilisés jusque-là. La
connaissance ne s’exprime pas sous la forme de théories prédictives ni de règles normatives à
suivre impérativement (positivisme). Elle est plutôt à utiliser comme un guide pour
encourager la réflexion, éclairer des situations problématiques, et/ou stimuler l’action créative
en donnant à voir des voies plausibles pour atteindre certains buts.
Nous pouvons résumer l’opposition entre deux courants de méthodologie de recherche à
savoir d’un coté le positivisme et le constructivisme de l’autre :

50
Tableau 4: les caractéristiques principales des différents paradigmes
Positivisme Post-positivisme Constructivisme
La réalité existe comme • Réalité existe comme • La réalité est dépendante
vérité vérité, mais elle ne à travers
• La connaissance est un peut être appréhendée l’individuel (existentiel).
contexte ouvert qu’imparfaitement. • La recherche a pour but
• La recherche peut révéler • Evaluer l’objectivité, et de regarder le
le “ vrai ” état achever en étudiant monde à travers le point de
des affaires la ressemblance à la vue du sujet.
• La posture basique est connaissance • Pour comprendre, il faut
réductionniste et préexistante. interpréter.
déterministe • La validité est effectuée à • Il est concerné par
• La vérification : comment travers la comment savoir et faire.
la validité est-elle falsification.
assurée ?

Sans vouloir relancer le débat davantage sur le positionnement à prendre afin de conduire une
recherche en gestion, et sans prendre des visions radicales, constructiviste ou positiviste, nous
pouvons conclure que ses deux approches doivent interagir ensemble afin de conduire une
recherche en gestion. A travers cette interaction et ce questionnement sur la position de la
recherche, qu’une méthodologie de recherche peut être conduite d’une manière efficace.
Une nouvelle approche concernant une boucle récursive abduction/déduction/induction est
adoptée en essayant d’intégrer les différentes approches au sein d’un même schéma
conceptuel.
Nous concluons que le projet du positivisme est d’expliquer la réalité, celui de
l’interprétativisme est de comprendre cette réalité et celui du constructivisme est de la
construire. La différence significative entre les paradigmes est particulièrement dans
l’implication de leur conséquence dans la conduite de la recherche. Ainsi la position
philosophique du chercheur est regardée en termes de déterminant de la méthode de recherche
employée.

51
A partir de l’analyse de ces différents paradigmes, Thiétart (2003) présente deux modèles les
plus utilisés dans la recherche scientifique (Thietart & Coll, 2003, p. 3), d’un côté, le modèle
anglo-saxons dans les pays de nord-américains qui repose sur le paradigme positivisme, il est
basé sur une méthodologie déductive, quantitative, c’est aussi appelé la théorie générale de la
connaissance humaine qui consiste sur une philosophie laquelle étudie de la valeur, de la
nature et des limites de la connaissance. Alors l’autre côté le modèle européen qui consiste sur
paradigme constructivisme, il est basé sur une approche inductive, qualitative. Ce modèle est
très connu dans diverses recherches à l'égard de l’étude de sciences de gestion. Il s’agit de la
théorie de la connaissance scientifique, il repose sur la philosophie des sciences8. D’après ces
différentes tentatives, on peut conclure que les aspects qui agissent sur le positivisme et
constructivisme sont illustrés dans le tableau qui suit.

Tableau 5: Les aspects qui agissent sur le positivisme et constructivisme

Source : ER RAYS Y. et al. (2022)

52
Chapitre 3 : les choix de la méthode de
recherche
1. Clarification conceptuelle
2. Types de recherche
3. La méthode qualitative
4. La méthode quantitative
5. Méthodes mixtes : combinaison de méthodes
quantitatives et qualitatives

53
Le choix d’une méthodologie de recherche appropriée pour mener à bien le processus de
recherche n’est pas une tâche facile. Etant donné la diversité importante des méthodes, et la
complexité croissante des sujets de recherche, le choix d’une méthode appropriée demande
une réflexion sur une démarche de choix de la méthode. Une démarche doit prendre en
compte les différents facteurs qui influencent ce choix. Le choix de la méthode dépend de la
question de recherche. Si la question de recherche est pertinente mais que la méthode pour y
répondre est inadaptée ou mal conduite, on aboutit à des résultats insatisfaisants.

1. Clarification conceptuelle

La méthodologie : La méthodologie de recherche est l'étude des méthodes et des techniques


utilisées en sciences. Elle définit l'itinéraire à suivre pour confectionner un travail de
recherche. Les apprenants peuvent, en fonction des choix adoptés, s'emparer d'un chemin
propre à eux. La méthodologie renvoie aussi aux théories sur lesquelles nous nous appuyons
pour construire notre travail
La méthode : La méthode se manifeste comme un ensemble de règles visant des
raisonnements qui rendent saisissable la réalité à chercher. Elle s’attache à un domaine
particulier et comprend une manière de provenir qui lui est propre (Janne, 2009). La méthode
désigne l'ensemble des opérations scientifique qu’une discipline met en œuvre pour vérifier et
établir les vérités (Lo, 2013). Elle constitue l'ensemble des démarches que suit l'apprenant
pour révéler un fait scientifique (Demont, 2009). Les méthodes sont aussi les voies, les outils
que nous empruntons quand nous voulons expliquer un phénomène. Ceci se répercute sur le
processus de recherche, en mettant l’accent sur les données et les informations, en termes de
type de donnée, de source des données, et des moyens d’analyse.

Une approche : Façon particulière non orthodoxe d'utiliser une théorie. Elle est une manière
de conduire la recherche. Elle enferme un ensemble de techniques utiles et éprouvées pour
étudier des phénomènes.
Technique : Une recherche conçoit l’utilisation de procédés opératoires que l’on nomme
"techniques" (Grawitz, 2002). Le choix de la technique découle de l’objectif poursuivi, lequel
est lui-même lié à la méthode de travail. La technique est le moyen d'appliquer une approche
(Van Der Maren, 2003). Exemple: l’entretient est une technique relevant de l’approche
qualitative.

54
un outil ; Un outil est l'objet utilisé pour l'application d'une technique. Exemple: le formulaire
de questions est l'outil du questionnaire. Le guide d'entretien est l'outil de l'entretien.

2. Les types de recherche


En science de gestion, les recherches mises en œuvre se distinguent par leur mode de
raisonnement. On peut distinguer d’après Jameux (1996) quatre formes de mode de
raisonnement différents. Les deux premières formes reposant sur une construction théorique
ou de test d’hypothèses de type déductif sont les recherches logico-formelles et empirico-
formelles.
Les deux autres formes sont des travaux théoriques, en se basant sur un raisonnement inductif
via des études exploratoires ou d’action du chercheur dans le cas d’une recherche-action.
D’autres classifications dans la littérature mettant l’accent sur la méthodologie de recherche
permettent de voir deux orientations de la recherche : une orientation recherche pure et une
orientation terrain.
- Recherche pure
Le résultat d’une recherche pure ou fondamentale est le développement de théories plutôt que
des solutions à des problèmes pratiques. On peut décrire la recherche pure sous trois formes
de résultat : la découverte, l’invention et la réflexion. La recherche pure est plutôt une aide
objective de la science cartésienne dans un sens ou elle permet d’avancer sur les
développements théoriques.
- Recherche terrain
Plusieurs méthodologies de recherche de terrain sont développées en science de gestion.
Toutes ces démarches peuvent être mises sous leur caractère qualitatif lié à des choix
épistémologiques, nous pouvons citer quelques-unes à savoir : l'étude clinique, l'étude
ethnographique, la recherche-action, l'étude de cas, la recherche-action participative, l’action
science, la recherche ingénierique, la recherche-intervention et la recherche action
diagnostique. Ces méthodologies ont le point commun de combiner à la fois des données
pratiques découlant de l’action et des éléments théoriques, cependant, elles diffèrent de par
leurs objectifs respectifs.
Les méthodologies qualitatives peuvent séduire par leur richesse et leur caractère réel et
concret, mais elles soumettent le travail du chercheur à de fortes contraintes : la méthodologie
de terrain constitue un mode de recherche intensif qui exige une présence forte sur le terrain
parallèlement à l'assimilation de multiples concepts organisationnels.

55
 Recherche-action
La recherche-action est définie comme une approche qui commence par une vision de
changement de la recherche en ayant une corrélation entre la théorie et la pratique.
La recherche-action est vue comme processus interactif. Elle introduit le chercheur comme
participant actif dans le management et la résolution des problèmes d’organisation. Le
chercheur est alors impliqué au sein de l’organisation.
 Enquête
Les enquêtes sont utilisées pour obtenir à la fois des données quantitatives et qualitatives. On
peut les classer aussi comme analytique ou descriptive. Le type analytique d’enquête est
approprié pour l’investigation plus compliquées et les enquêtes descriptives sont plus
appropriées à l’identification des caractéristiques générales de l’échantillon. Avec les
méthodes d’enquête analytiques, le résultat de l’analyse et la mesure sont des considérations
centrales pour la conception des instruments de la recherche. Les instruments contiennent des
questionnaires, structurés ou semi-structurés afin d’obtenir des données et de l’information.
 Recherche clinique
L'étude clinique cherche à pénétrer une organisation d’une manière adéquate car son travail se
base essentiellement sur le terrain. La recherche clinique est associée aux objectifs, aux buts
de l’organisation dans lequel le chercheur intervient et vient en aide. Le travail du clinicien
repose un sens développé des responsabilités vis-à-vis de l'organisation à laquelle il fournit
son aide conceptuelle.
 Recherche ethnographique
La recherche ethnographique est associée aux études anthropologiques du comportement des
individus et des organisations avec une observation ou une participation. L'ethnographe
cherche à éviter au maximum de déranger le système dans lequel il se trouve tout en
s’identifiant à son processus culturel.
 Etude de cas
L’étude de cas est une description d’un phénomène, d’une organisation ou d’un incident.
C’est le produit d’un ou de plusieurs méthodes de recherche. Avec l’étude de cas on peut
obtenir et on peut employer plusieurs collections de données et d’analyses à la fois des
données quantitatives et qualitatives qui peuvent être utilisées pour développer ou tester une
théorie.
Les différences entre les méthodologies mobilisées résident dans les apports de la recherche
comme le montre la figure suivante.

56
Figure 7: Méthodologie d’accès au terrain et apports de la recherche

Source : Distler F.R. et Zawadzki C. (2013)

3. La méthode qualitative

3.1.1. Définition de l’approche qualitative


L’approche qualitative est davantage concernée par le constructionniste, l’interprétation et la
perception, moins qu’une identification d’une vérité rationnelle ou objective. Le mot qualitatif
implique que la recherche dans ce domaine est un mélange de perceptions de gens différents.
Le but de la recherche qualitative est de développer des concepts qui nous aident à
comprendre l’organisation dans des contextes naturels (plutôt qu’expérimentaux), en mettant
l’accent sur les significations, les expériences et les points de vue de tous les participants.

57
Si un chercheur décide d’utiliser des méthodes qualitatives dans son étude, il doit décrire
comment les méthodes qualitatives vont fournir des informations pour l’aider à répondre à ses
objectifs de recherche et à ses questions de recherche.
La recherche qualitative est particulièrement appropriée lorsque les facteurs observés sont
difficiles à mesurer objectivement. Les méthodes qualitatives n’ont pas pour objectif de
produire des données représentatives, c’est-à-dire généralisables à l’ensemble d’une
population.
L’approche qualitative permet d’explorer les émotions, les sentiments ainsi que l’expérience
personnelle des individus concernés, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des
interactions entre les sujets et partant du fonctionnement des sociétés.
Les résultats de la recherche qualitative sont descriptifs ou explicatifs plutôt que prédictifs
et prennent généralement beaucoup de temps à recueillir et à analyser.
Les spécificités des techniques de l’étude qualitative
La recherche qualitative est généralement interprétative : il ne s’agit pas de tester des théories,
mais bien de comprendre un phénomène donné à partir d’interprétations, de témoignages ou
d’opinions recueillis.
La recherche qualitative permet de répondre aux questions de type « pourquoi? » ou
« comment? ». Elle s’intéresse particulièrement aux déterminants des comportements des
acteurs.
La recherche où l’on met en place une étude qualitative sont :
 Dans des situations complexes.
 Quand la recherche porte sur des pensées, du sens ou de l’expérience.
 Pour déterminer les variables pertinentes d’une future étude quantitative.
 Pour approfondir les corrélations inattendues d’une étude quantitative.
 Lorsqu’un chercheur a une objection fondamentale à quantifier différents aspects de
l’existence humaine.

Le but de la recherche qualitative n’est pas d’avoir un échantillon représentatif, mais plutôt un
échantillon qui reflète les caractéristiques et la richesse du contexte ou de la population
étudiée. La détermination des caractéristiques des participant-e-s est une étape importante car
elle renseigne sur les différents interlocuteurs à contacter pour participer à la recherche.
Dans l’approche qualitative, les deux qualités essentielles sont la diversité de l’expression et
la présence dans l’échantillon d’individus présentant des caractéristiques très liées aux

58
phénomènes étudiés. L’approche qualitative décrit et explique les phénomènes de façon
détaillée à partir d’un nombre limité d’observations.

3.2. Techniques d’échantillonnages utilisées dans la recherche qualitative


Constitué un échantillon nécessite de répondre à trois questions : quelle est la
population ?, quel est l’échantillon ?et quel est la taille de l’échantillon ?
L’échantillon est considéré suffisant lorsqu’on obtient la saturation des données, c’est-à-dire
lorsqu’un nouvel apport de matériau brut (ex. un entretien supplémentaire) n’amène plus de
nouvelle propriété, dimension ou relation à l’analyse.
- Echantillon de convenance : Étudie les unités d’échantillonnage disponibles au
moment de la recherche. Ceci est plus pratique qu’un échantillon aléatoire parce que le
chercheur utilise ce qui est disponible plutôt que ce qui est sélectionné. Il existe cependant un
risque de biais de mesure. Si interroger les ménages le matin est plus commode, quelles
populations pourraient être surreprésentées ? (femmes au foyer, personnes âgées) et quelles
sont celles qui peuvent être sous-représentées dans l’échantillon ? (employés, hommes,
étudiants).

- Echantillon dirigé
Utilisé lorsque les éléments sont sélectionnés en fonction du jugement du chercheur
concernant les informations désirées à collecter. Par exemple, les chercheurs peuvent décider
d’identifier les répondants en fonction de leur participation à un programme de santé
particulier.
- Echantillon à variation maximum
Sélectionne les unités qui représentent une gamme de variation aussi large que possible
(concernant par exemple, genre, statut socio-économique, densité de population, etc.)
- Echantillon boule de neige
Identifie quelques personnes qui participeront à l’étude et leur demande ensuite d’identifier
d’autres personnes qui seraient appropriées d’inclure dans la recherche. Il est préférable de
commencer avec au moins deux personnes afin d’atteindre différents réseaux d’individus.
C’est la forme d’échantillonnage la plus courante dans les méthodes de recherche qualitative.
- Cas opposés
Implique deux ou plusieurs unités d’échantillonnage avec des caractéristiques distinctes de
façon à ce que des comparaisons puissent être faites pour expliquer les problèmes et
comprendre les facteurs qui les influencent. Par exemple, les chercheurs peuvent décider

59
d’étudier des individus vivant dans un site où un programme de santé a été couronné de
succès pour le comparer à un autre site où le programme a été sous-optimal.
- Cas unique
Le cas unique peut être assimilé à une expérimentation. Trois situations justifiant l’utilisation
d’un cas unique : test d’une théorie existante, caractère unique et extrême d’objet d’étude,
inaccessibilité du cas à la communauté scientifique.
3.3.Les techniques de l’étude qualitative
Vu la pluralité d’outils utilisés par le chercheur dans son étude qualitative, nous avons préféré
de le résumé sous forme d’un tableau (voir tableau 6)
Tableau 6: Outils de collecte de données qualitatives

Technique Définition et exemple


Le chercheur participe et observe le cadre naturel sur une longue
Observation
période de temps : observation systématique du comportement
participante
réel, verbal et non verbal, où des observateurs formés utilisent un
formulaire d’enregistrement structuré. Les données sont
collectées en observant, en interviewant, en prenant des notes ou
en tenant un journal de bord. Le chercheur développe une
relation avec les participants, ce qui peut affecter les données
collectées.
Outil : Liste de contrôle d’observation des participants.
Exemple : l’observation directe semi-structurée sera réalisée dans
les installations sélectionnées pour évaluer et comparer le
comportement du personnel de santé envers les patients qui sont
(ou non) membres des régimes révisés, dans au moins deux
établissements dans chaque district d’étude, tels qu’un centre de
santé de canton ou commune et un hôpital général de région ou
district. Dans ce cadre, l’observateur peut participer à
l’interaction entre le personnel de santé et les patients, et peut
agir en tant que membre de l’équipe des prestataires de santé ou
en tant que client des prestataires de santé.
Observation non- Le chercheur ne participe à aucune activité dans le cadre naturel.
participante Les données sont collectées en observant, en prenant des notes
ou en tenant un journal de bord. Le chercheur ne développe pas
de relation avec les participants et ne peut donc pas explorer
d’autres questions en relation avec les observations faites, à
moins que cette approche ne soit complétée par un suivi.
Outil : Liste de contrôle d’observation des participants.
Exemple : Le même cadre d’étude que l’exemple ci-dessus, mais
cette fois l’observateur ne participe pas à l’interaction entre le
personnel de santé et les patients. Il ou elle observera
indépendamment les rencontres.
60
Observation sur le Description détaillée des événements, des actions, des
terrain lors d’une comportements, des personnes et des objets dans un cadre
« marche en transect » naturel. Les observations de terrain sont écrites sous la forme de
notes de terrain.
Outil : Liste de contrôle de marche en transect.
Exemple : Pour comprendre les activités quotidiennes, les
pratiques et l’interaction dans un village, un chercheur parcourt
le village de manière transversale et observe les activités des
villageois, les structures des maisons et des bâtiments, les
interactions entre les villageois.
Entretiens en Une conversation ciblée dirigée vers le participant par le
profondeur chercheur. Typiquement le chercheur développera un guide
d’entretien à l’avance. Le chercheur encourage le participant à
avoir une discussion approfondie, en demandant plus de détails
dans la mesure du possible sans amener le participant à des
réponses spécifiques. Les entretiens sont souvent enregistrés et
transcrits. La durée moyenne d’un entretien est d’une heure (ou
moins).
Outil : Guide d’entretien approfondi
Exemple : Entretiens individuels approfondis avec : des
personnes souffrant de « maladies catastrophiques », y compris
les membres et les non-membres des régimes révisés, et ceux qui
ont utilisé et ou pas les services ; des décideurs de politiques de
santé aux niveaux national et local ; et des gestionnaires de
programmes d’assurance maladie rurale.
Examen de documents Documents écrits ou imprimés d’événements passés (par
et d’artefacts exemple, lettres, notes anecdotiques, journaux de bord). Objets
matériels et symboles d’un événement actuel ou passé, groupes,
organisations ou personne pouvant révéler les processus, le sens
et les valeurs sociales (par exemple, diplômes, récompenses,
articles, logos, etc.).
Outil : Liste de contrôle ou autres critères pour examiner les
documents.
Exemple : Analyse d’affiches imprimées, publicités, etc. pour
comprendre les valeurs, les messages et le sens pour des publics
ciblés.
Vidéos/films/ Médias qui enregistrent la vie quotidienne d’un individu, d’un
photographies groupe ou un événement étudié. Peut être enregistré et consulté à
plusieurs reprises pour saisir les comportements.
Outil : Liste de contrôle et / ou critères pour examiner ce média
Exemple : Passer en revue les photographies prises par les
membres de la communauté montrant les zones où il y a des
besoins en santé publique dans leur communauté.

61
L’utilisation de chaque technique est adaptée à une recherche bien spécifique et à un moment
donné de la recherche (voir le tableau 7)

Tableau 7 : l’utilisation de diverses techniques de collecte de données qualitatives

Observation  Lorsque l’unité d’analyse est individuelle ou en groupe.


 Quand une vérification est nécessaire.
 À tout moment et dans toute situation où les chercheurs
veulent comprendre en première main des phénomènes à
l’étude.
Entretiens approfondis  Au début de la recherche, en tant que base pour des
/Entretiens avec des discussions de groupe.
intervenants clés
 Lorsque des connaissances préliminaires sur un problème
particulier sont nécessaires.
 Lorsque les intérêts de la recherche sont en train d’être
définis.
 Lorsque les individus ou les milieux sociaux sont difficiles
d’accès.
 Pour comprendre les expériences subjectives.
 Lorsque le sujet peut être sensible et que les personnes ne
sont pas prêtes à parler en discussions de groupe.
Discussions de groupe  Quand un seul sujet est exploré en profondeur.
 On en sait assez sur le sujet pour élaborer un guide
thématique pour la discussion.
 Le sujet n’est pas sensible, ce qui fait que les gens vont
pouvoir en discuter en groupe.
 Des résultats rapides sont nécessaires, mais le financement
du projet de recherche est limité.
 Un nombre acceptable de personnes peut être réuni pour
participer à un groupe de discussion.

Observation  Lorsque l’unité d’analyse est individuelle ou en groupe.


 Quand une vérification est nécessaire.
 À tout moment et dans toute situation où les chercheurs
veulent comprendre en première main des phénomènes à
l’étude.

62
3.4. La construction d’un guide d’entretien
Définition
Pour mener un entretien, un outil est indispensable : le guide d’entretien. Il compte des
éléments correspondant aux questions posées dans la recherche. Le guide d’entretien peut
ainsi subir diverses évolutions et changements au cours de l’enquête.
Dans les étapes de la réalisation de l’enquête, le guide d’entretien « stabilisé » ou définitif se
place idéalement après la construction de la problématique. En effet, la question de départ
mène à une exploration du domaine choisi qui aboutit à une problématique, au choix du cadre
théorique et des méthodes les plus adaptées, et à l’élaboration d’hypothèses (voir chapitre 1 de
ce polycopié). Ces hypothèses sont alors transformées en questions claires, neutres et
compréhensibles par tout enquêté. Le guide d’entretien est « un premier travail de traduction
des hypothèses de recherche en indicateurs concrets et de reformulation des questions de
recherche (pour soi) en questions d’enquête (pour les interviewés).
Si vous ne parvenez pas à construire votre guide d’entretien, si vous ne savez pas quelles
questions vous souhaitez poser à votre enquêté, commencez par reprendre votre question de
départ, et à lister les réponses provisoires que vous pouvez formuler. Ces réponses provisoires
sont des hypothèses. Il vous reste alors à vous interroger sur la manière d’obtenir, auprès des
enquêtés, les informations nécessaires à la mise à l’épreuve de vos hypothèses (les infirmer ou
les confirmer). Ces éléments sont autant d’indicateurs que vous jugerez pertinents pour
alimenter votre enquête. Il vous faut alors les retrouver exhaustivement dans votre guide
d’entretien.
Les composantes du guide d’entretien
En fonction des besoins, un guide d’entretien peut être composé de divers éléments :
 Une identification anonyme de l’entretien ;
 Une consigne ;
 Une liste de questions ou de thèmes à aborder ;
 Des zones de prise de notes ;
 Une frise biographique (pour les récits de vie ou les entretiens autobiographiques) ;
 Un court questionnaire portant sur les caractéristiques générales de l’enquêté.
Identification anonyme de l’entretien

63
Le chercheur doit réserver un encart en début de première page pour inscrire le numéro de
l’entretien (par exemple le 12 e entretien pourra être codé E12), la date, et toute autre
information utile.
On pourra trouver plusieurs avantages à procéder ainsi :
- les notes prises en cours d’entretien et les informations sur l’enquêté inscrites sur ces
pages sont anonymes dès le début de l’entretien ;
- le classement de ces données est plus commode puisque les notes ne sont pas
éparpillées ;
 on peut les consulter quand bon nous semble et la saisie dans un tableur sera facilitée.
La consigne
La consigne a plusieurs fonctions et est indispensable en préambule de l’entretien. Elle pose le
cadre de l’entretien, de cette interaction particulière entre enquêté et enquêteur. Cette
consigne vise donc également à rassurer l’enquêté sur de nombreux points pour favoriser sa
prise de parole et à instaurer un climat de confiance.
Les questions ou thématiques
Le plus important dans le guide d’entretien est l’ensemble des questions ou thèmes que vous
avez préparés avec soin. Une rédaction soignée des questions peut se révéler très utile au
cours des premiers entretiens, puisque l’une des plus grandes difficultés d’un entretien réside
dans la formulation de questions neutres et ouvertes.
Des zones de prise de notes
La prise de notes est un complément à l’enregistrement qui peut se montrer fort utile (Bardot,
2010). L’enregistrement est nécessaire au traitement ultérieur des données recueillies. La prise
de notes, quant à elle, trouve tout son intérêt au cours de l’entretien, car il est difficile de se
remémorer l’ensemble des éléments fournis par l’enquêté ou toutes les questions qui vous
viennent à l’esprit lorsqu’il parle.
Une frise biographique pour les récits de vie ou les entretiens autobiographiques
Il s’agit de prévoir un espace conséquent sur une page du guide pour pouvoir inscrire à la
main les événements de vie cités au cours de l’entretien, de la naissance de l’enquêté jusqu’à
votre rencontre. Lors d’entretiens autobiographiques, cet outil se révèle fort utile pour avoir
une vision d’ensemble du parcours de l’enquêté tout au long de l’entretien, pour cibler des
questions dans les zones laissées vacantes sur la frise, voire pointer des incohérences
biographiques.

64
Un court questionnaire sur les caractéristiques générales de l’enquêté
La transcription et l’analyse d’un entretien sont des exercices longs et fastidieux. Au cours de
cette phase, on peut convertir certaines données recueillies en variable pour présenter
clairement les caractéristiques générales de la population enquêtée ou pour réaliser des tests
statistiques compatibles avec des échantillons de petite taille. Les variables les plus usuelles
sont le genre (féminin, masculin), l’âge ou l’année de naissance, la profession de l’enquêté,
celle de ses parents, et le niveau d’étude. Ensuite, on ajoute d’autres variables en fonction de
l’enquête. À titre d’exemple : pour une enquête portant sur l’entreprise, on peut inclure le
niveau hiérarchique et la fonction de l’enquêté ; pour une enquête sur la famille, on ajoutera le
nombre d’enfants et le statut matrimonial ; pour une enquête sur les croyances, on ajoutera
l’appartenance religieuse ; etc.
Pour faciliter la saisie de ces données et pour s’assurer de disposer de ces données auprès de
chaque enquêté, construire un court questionnaire à administrer à la fin de l’entretien est
opportun. Ainsi, vous n’aurez pas à rechercher ces données disséminées dans de longs
entretiens, vous évitez d’avoir un recueil incomplet, et vous éviterez de casser la dynamique
de l’entretien.
La forme des questions dans un guide d’entretien
Dans un guide d’entretien, les questions peuvent prendre une forme, une structure, ou un
type différent..
Forme semi-structurée et structurée : le questionnaire
Ce modèle de guide d’entretien est utilisé pour mener un entretien directif ou semi
directif
Pendant un entretien semi-directif vous pouvez changer l’ordre des questions du
questionnaire et ajouter d’autres questions.
Pour un entretien directif vous devez impérativement conserver l’ordre et la structure
exacte des questions.
Avant de se lancer dans la rédaction de votre guide d’entretien, il faut penser à l’ordre
dans lequel poser les questions.
L’ordre de celles-ci peut influencer les réponses de la personne interrogée. Il ne faut donc
pas négliger cette étape.
Les questions peuvent être organisées de trois façons différentes :

65
 Option 1 : De la question la plus générale à la plus difficile (technique du sablier)
Exemple
Dans le cadre d’un mémoire sur le réchauffement climatique, cette option reviendrait à
s’interroger sur le phénomène global (la pollution) pour tendre vers un aspect particulier de
cette pollution (gaz d’échappement des voitures).
 Option 2 : Une séquence chronologique pour une situation précise.
Exemple
Toujours pour un mémoire sur le réchauffement climatique, les questions pourraient
servir à étudier les changements causés par ce phénomène, de l’an 2000 à aujourd’hui.
 Option 3 : D’un problème, d’une cause, d’un effet, jusqu’aux solutions possibles.
Exemple
Pour un mémoire sur le réchauffement climatique, le questionnaire s’intéresserait dans ce
cas aux conséquences de ce phénomène, pour se diriger ensuite vers ses solutions.
Le guide d’un entretien directif
Pour un entretien directif les questions doivent être fermées.
Le guide d’entretien apparaît sous forme de questionnaire ou de QCM. Il doit comporter
des thèmes et des questions précises classés dans un ordre réfléchi et figé.
Le guide d’entretien non directif (libre)
Pour ce type d’entretien le guide d’entretien n’est pas obligatoire. Il peut être utilisé
comme pense-bête.
Pour ce type d’entretien, les questions ne doivent pas être préparées à l’avance et de
façon précise. Elles doivent se former tout au long de l’échange selon les éléments soulevés
par l’enquêté.
L’entretien libre est souvent utilisé quand le chercheur fait face à une personne très
qualifiée sur le sujet : celle-ci à le temps d’exprimer l’ensemble de son point de vue sur un
thème donné.
En fonction du type d’entretien choisi, le guide d’entretien prend une forme variable. Son
but reste le même : structurer votre entretien de recherche pour le rendre le plus efficace
possible.

66
3.5. l’analyse des données qualitatives
Les données qualitatives se présentent sous forme de texte, d’éléments sonores ou de vidéos.
L’analyse de telles données vise à décrire les données (textuelles) dans un sens qui reflète
l’environnement social concerné ou les propres dires des personnes ayant participé aux
entretiens. Analyser des données qualitatives requiert que l’on se concentre sur les aspects
interdépendants de l’environnement social, du groupe ou des personnes enquêtées. L’analyse
qualitative déconstruit les données afin de construire une analyse ou une théorie (Mortelmans,
2009). Plusieurs approches d’analyses peuvent être suivies. Le graphique résume les types de
recherche qualitative. Dans ce cours nous nous limitons à l’analyse du contenu.

Figure 8: Panorama graphique des types de recherche qualitative

Source : Miles et Huberman, 2003

67
3.5.1. Retranscription des données
La retranscription est la première étape de l’analyse du contenu, elle consiste à lister les
informations recueillies et les met sous forme de texte appelé « verbatim » qui représente les
données brutes de l’enquête, autrement dit la retranscription organise le matériel d’enquête
sous un format directement accessible à l’analyse. Plutôt que de traiter directement des
enregistrements audio ou vidéo.
 Nature des données qualitatives
Les données qualitatives peuvent se présenter sous la forme de :
 Textes (de mots, phrases, etc.) ;
 Images (photos, film vidéo, etc.) ;
 Informations symboliques (gestes, etc.) ;
Ces données une fois analysées peuvent servir à documenter, à décrire et à évaluer en détail
une situation, un phénomène ou une décision, à comparer, à mettre en relation et à en
expliquer les causes, à prédire les comportements et les facteurs de succès et d’échecs
(Andreani, Conchon, 2005).
 Formes de retranscription
Retranscription des interviews : C’est une technique qui est généralement menée à la main.
Elle consiste à noter mot à mot tout ce que dit l’interviewé, sans aucune modification,
interprétation ou abréviation du texte. Si le discours verbal est pauvre, la retranscription peut
comporter les comportements gestuels d’approbation ou de rejet (Grimaces). Les discours
hors contexte et hors sujet, ne sont pas retranscrits
Les notes d’observation : Les notes d’observation ont pour objectif d’inscrire ce que
l’observateur a vu, ce qu’il a ressenti, ce qui l’a impressionné, ce qui l’a surpris. Elles
racontent tout ce qui doit être dit, mêmes les plus petits détails. Elles s’attachent à découvrir
les thèmes moins fréquents, qui sont émergents et qui sont porteurs d’avenir en s’échappant à
la logique du résumé et de la synthèse.
3.5.2. Codage des données
Le codage est un processus qui a pour but d’explorer ligne par ligne, étape par étape, les
textes d’interview ou d’observations (Berg, 2003, cité par Andreani, Conchon, 2005). Il
consiste à décrire, classer et transformer les données qualitatives brutes en fonction de la grille
d’analyse. Il s’agit d’un procédé lourd et minutieux qui est fait à la main et pour lesquels il
n’existe aucun système automatique.

68
 Catégorisation
La catégorisation consiste à construire une grille d’analyse composée de critères et
d’indicateurs que l’on appelle les catégories d’analyse. Le choix des catégories peut se
faire selon :
Une approche ouverte : les catégories d’analyse sont élaborées sur la base des informations
recueillies selon une approche inductive de généralisation et d’abstraction des données.
Une approche close : elles sont déterminées à l’avance en fonction des objectifs d’étude.

 Codage des données


Codage ouvert
C’est un codage conduit selon une procédure ouverte et inductive puisque la grille d’analyse
n’est pas définie au départ mais elle est élaborée à partir du verbatim. Le codage ouvert
permet, à l’aide des questions du guide d’entretien ou des thèmes de l’étude, de repérer les
sous-ensembles « les sous-catégories » dans le texte en les soulignant. Ces sous-catégories
peuvent correspondre à des idées de base, à des aspects spécifiques de thèmes plus généraux
ou à des mots ou des morceaux de phrases
Codage fermé
C’est un processus inverse du codage ouvert, correspond à une procédure fermée dans
laquelle la grille d’analyse est prédéfinie avant l’étude. Les données sont utilisées pour tester
la validité des idées selon une démarche déductive de traduction des données. Dans ce cas les
catégories d’analyse à valider sont déterminées en suivant le bon sens et l’expérience dans les
études professionnelles ou l’analyse de la littérature dans les recherches Académiques
Unités de codage
Les unités de codage établissent la façon de coder les catégories d’analyse. Il existe au moins
deux solutions possibles pour découper le texte en morceaux, puis lui attribuer une catégorie
On distingue :
 L’unité syntaxique est un groupe de mots du verbatim (Ghiglione, Matalon, 1985 cités par
Andreani, Conchon, 2005), qui peut être : Une unité verbale ou linguistique (les mots
principaux d’une phrase) ; Une unité lexicale (mots clés substantifs, adjectifs, …) Une unité
psycholinguistique (les façons de dire, les intonations, …). Dans ce cas le codage est double,
puisqu’il passe par deux étapes : La première étape consiste à coder entièrement le texte en
une suite de phrases comprenant un sujet, un verbe, un complément ou un groupe de mots, la
seconde étape a pour but de repérer les mots-clés en recherchant ceux qui sont équivalents ou
synonymes.

69
 L’unité d’analyse sémantique : Dans ce cas l'étude peut se limiter aux passages qui ont une
signification « les idées clés » au lieu de découper le texte dans son intégralité, comme dans
l’analyse syntaxique (Andreani, Conchon, 2005).
 L’unité d’analyse psychologique : Les unités psychologiques servent à coder les sensations,
les émotions, les images mentales, les souvenirs profonds, les idées manquantes (Andreani,
Conchon, 2001).

Tableau 8 : Grille de codage


Codage ouvert Codage fermé
Lecture ligne par ligne des données pour les Lecture ligne par ligne des données et codage
généraliser (processus d’abstraction) en fonction des hypothèses de recherche
(processus de traduction)
Recherche d’ensemble similaires classement et comparaison Variables
explicatives et variables à expliquer établies
de façon à priori
Codage des principales dimensions et codage Codage des indicateurs de recherche
sélectif des idées centrales et répétitives

3.5.3. Techniques d’analyse et de traitement des données qualitatives

Le traitement des données qualitatives peut être mené d’un point de vue sémantique ou
statistique (Andreani, Conchon, 2001).
Traitements dits« sémantiques », l’analyse est conduite à la main, selon la démarche de
l’Analyse de Contenu. Elle étudie le sens des idées émises ou des mots
Les traitements statistiques sont réalisés sur ordinateur à partir de logiciels de traitement de
textes. Les analyses procèdent à des comptages de mots, des morceaux de phrases ou des
catégories et à des analyses de données.
 Traitement sémantique
- Les analyses thématiques : elles se font par l’analyse catégorielle et l’analyse de
l’évaluation
L’analyse catégorielle : Elle consiste à calculer et à comparer les fréquences de certains
éléments et à les regrouper en catégories significatives. Il s’agit d’une démarche

70
essentiellement quantitative basée sur l’hypothèse que la fréquence d’une idée est
proportionnelle à son importance
L’analyse de l’évaluation : Elle porte sur les jugements formulés, positif ou négatif, par le
locuteur du point de vue fréquence.
- Les analyses formelles
Les analyses formelles s’intéressent aux formes d’enchaînement du discours ainsi que
l’agencement des éléments du message. Cette analyse s’effectue par :
L’analyse de l’expression : Elle examine l’état d’esprit du locuteur ainsi que ses dispositions
idéologiques (vocabulaire, longueur des phrases, ordre des mots, hésitations…).
L’analyse de l’énonciation : Elle étudie la dynamique du discours ou de la communication.
Le chercheur doit être attentif à des données telles que le développement général du discours,
l’ordre des séquences, les répétitions, les ruptures de rythme, etc. Cette analyse est
complémentaire de l’analyse thématique.
L’analyse des cooccurrences : L’analyse des cooccurrences examine les associations de
thèmes dans les réponses aux questions, ce qui est susceptible d’informer le chercheur sur des
structures mentales et idéologiques ou sur des préoccupations latentes.
L’analyse structurale : L’analyse structurale a pour but de mettre en évidence les principes
qui organisent les éléments du discours, de manière indépendante du contenu même de ces
éléments. Dans l’analyse à caractère structural, on se penche sur l’agencement des différents
items sans tenir compte du classement des signes ou des significations.

 Traitement statistique
Le traitement statistique code et traite les données qualitatives à l’aide de logiciels
spécifiques. Les informations (en général les mots plus que les phrases) sont codées
informatiquement et traitées quantitativement. Le sens des interviews ou des observations est
mis en évidence par l’analyse statistique.
- Les logiciels de traitement : Les logiciels de traitement automatisés de texte sont
nombreux . Cependant il n’existe pas actuellement un programme capable de tout faire. Il est
nécessaire d’en choisir un en fonction d’une utilisation spécifique. Les principales fonctions
que l’on peut en attendre sont la retranscription des textes, le codage des catégories, la
visualisation graphique des données et le traitement multimédia. La première application des
logiciels qualitatifs est de retranscrire les données et de faire des analyses simples de texte.
Son rôle est de stocker et de sauvegarder les informations et de Traitement et analyse des
données qualitatives constituer en quelque sorte un centre de documentation facilement

71
consultable. Il est aussi de pouvoir repérer, trier, classer et compter les mots ou les morceaux
de phrases. Une autre possibilité qu’offrent les logiciels qualitatifs est de coder les catégories,
de calculer leur fréquence et de faire ressortir automatiquement les mots phrases qui sont
derrière une catégorie. En plus de la retranscription et du codage, certains logiciels permettent
de réaliser des analyses multiples. Ils servent à obtenir des représentations visuelles et des
cartes perceptuelles à partir de programmes d’analyse statistique des données.

Figure 9 : les principaux logiciels de traitement des données qualitatives

Objectif Logiciels

Communication TROPES
NEUROTEXT
Caractéristique
du langage
Miroir culture ALCESTE
SPAD T
SPHINX LEXICA
DECISION
EXPLORER
Identification,
Recherche de catégorisation et
régularité connections des
éléments ATLAS /ti
NUD*IST
Identification de « N’VIVO
patterns » WINMAX

Compréhension Découverte de thème


du sens
Interprétation

Réflexion

Source : http://voynnetf.fr/wp-content/uploads/2013/06/analyse.pdf

72
4. La méthode quantitative
4.1. Élément de définition
La recherche quantitative adopte une approche déductive, qui permet de tester des hypothèses
dans le but de bâtir une base de connaissance dans la sphère des intérêts.
Les méthodes quantitatives peuvent être vues comme un processus d’observation avec une
collection des données qui finissent par un process de contrôle de laboratoire ou par une
méthode d’enquête.
Dans un travail de recherche, l’étude quantitative permet de prouver ou démontrer des faits en
quantifiant un phénomène. Cette technique d’étude utilise le questionnaire ou le
sondage auprès d’un panel pour récolter des données à analyser.
Les résultats, exprimés en chiffres, prennent la forme de données statistiques que l’on peut
représenter dans des graphiques ou tableaux.
La recherche quantitative cherche à mesurer un phénomène. On essaie de quantifier, c’est à
dire d’exprimer en chiffres, les paramètres étudiés dans une population.
Ces chiffres peuvent constituer des résultats descriptifs, comparatifs, ou faire l’objet
d’analyses statistiques visant à établir s’il existe des liens significatifs entre certains
paramètres étudiés. Ces calculs requièrent un échantillon représentatif, numériquement plus
important que dans une analyse qualitative. La taille de l’échantillon doit être calculée par une
méthode statistique, et dépend du nombre et des caractéristiques des paramètres étudiés.
4.2. L’échantillonnage
- Echantillonnage probabiliste
Échantillonnage aléatoire simple

C’est la stratégie d’échantillonnage idéale parce que chaque élément de la population a une
probabilité égale d’être sélectionné dans l’échantillon. La procédure d’échantillonnage
consiste à attribuer un numéro à chaque élément du cadre d’échantillonnage et à utiliser un
nombre aléatoire pour sélectionner les éléments du cadre d’échantillonnage. La plupart des
logiciels statistiques peuvent générer des nombres aléatoires.
Échantillonnage aléatoire systématique
Cette stratégie d’échantillonnage utilise une liste des éléments de la population. On suppose
que les éléments sont répertoriés de façon aléatoire. Le premier élément inclus dans
l’échantillon est identifié de manière aléatoire et les éléments suivants sont sélectionnés en

73
utilisant un intervalle d’échantillonnage. L’intervalle d’échantillonnage est calculé en divisant
la taille d’échantillon désirée par le nombre d’éléments dans le cadre d’échantillonnage.
Échantillonnage stratifié
L’échantillonnage stratifié peut être utilisé dans une population composée de sous-groupes
mutuellement exclusifs (par exemple, population scolaire divisées en classes). Une procédure
d’échantillonnage aléatoire est ensuite utilisée pour sélectionner les éléments de chaque strate/
sous- groupe. La taille de l’échantillon peut être sélectionnée proportionnellement à la taille
de la strate.
Échantillonnage en grappes
L’échantillonnage en grappes est couramment utilisé lorsque la population est très grande ou
dispersée sur une vaste zone géographique. Le but de l’échantillonnage en grappes est
d’augmenter l’efficacité de l’échantillonnage. Cependant, l’échantillonnage en grappes réduit
la variabilité de la population dans l’échantillon puisqu’ un groupe d’individus dans la même
zone géographique est, dans une certaine mesure, plus homogène que sur l’ensemble de la
population, et la probabilité que chaque élément soit sélectionné dans l’échantillon n’est pas
égale. Pour corriger cette limitation, le calcul de la taille de l’échantillon dans une stratégie
d’échantillonnage en grappes nécessite de prendre en compte l’effet de design, ce qui
augmente la taille de l’échantillon. De plus, le chercheur peut utiliser la procédure de «
probabilité proportionnelle à la taille » pour corriger la différence de taille de la grappe et
ajuster la probabilité que les grappes soient sélectionnées. Un exemple courant est le cadre
d’échantillonnage en grappes du programme élargi de vaccination (PEV).
- Echantillonnage non-probabiliste
Échantillonnage de disponibilité ou de convenance
L’échantillonnage de disponibilité fait référence à la technique selon laquelle la sélection de
l’échantillon est due à l’accessibilité au chercheur. La limitation de cette stratégie est le biais
de sélection. Un exemple de cette stratégie est un échantillon pris au sein du centre ou de
l’établissement où le chercheur est employé.
Échantillonnage successif
L’échantillonnage successif prend place quand les individus sont sélectionnés successivement
par exemple lors d’un entretien de sortie avec des patients après une rencontre avec un
prestataire de soins de santé. Tous les patients qui viennent de rencontrer le médecin sont
invités à participer à l’étude. Si l’étude implique plusieurs sites, une combinaison avec un
échantillonnage stratifié peut être utilisée. Toutefois, les patients sont sélectionnés
successivement dans chaque strate.

74
Échantillonnage raisonné
L’échantillonnage raisonné est utilisé lorsque les éléments sont sélectionnés en fonction du
jugement du chercheur concernant les informations souhaitées à recueillir. Les participants
sont sélectionnés en fonction de leurs connaissances du sujet étudié. L’exemple de
l’échantillonnage raisonné est une enquête utilisant un panel d’experts.
Échantillonnage par boule de neige ou guidé par les répondants
Ce type de stratégie d’échantillonnage convient pour recruter des participants appartenant à
une population cachée (par exemple, les victimes de violence domestique, les consommateurs
de drogue). L’échantillonnage par boule de neige commence lorsque le chercheur peut
identifier le premier participant répondant aux critères de sélection. Le chercheur demande
ensuite à ces participants d’identifier les personnes ayant une expérience ou des
caractéristiques similaires. Pour augmenter la variabilité des caractéristiques des participants à
l’étude, les chercheurs peuvent demander aux participants de trouver les participants suivants
qui ont la même expérience mais avec des profils sociodémographiques différents, par
exemple de sexe, d’âge, ou de statut socio-économique différent.
Deux types d’arguments sont à considérer dans la définition de la taille de l’échantillon:
statistique et pratique. Mais quelques soient ces arguments, il convient de respecter les
conditions suivantes:

- aucun échantillon ne doit comporter moins de 30 individus.

- par rapport à la «population mère», l’échantillon représente une proportion d’autant plus
faible que cette population est importante.

- un échantillon ne se définit pas en général au départ par un seul caractère de la «population


mère». Ce sui veut dire qu’on doit calculer la taille d’un échantillon en fonction des différents
critères successifs. La taille de l’échantillon est fonction de la précision désirée par les
résultats d’une enquête. On dit que l’erreur sur l’estimation est inversement proportionnelle à
la valeur de la taille de l’échantillon. Il faut en effet quadrupler l’effectif à interroger pour
doubler la précision et le centupler pour multiplier la précision par 10

Il est illusoire de chercher à minimiser à outrance les erreurs d’échantillonnage par le recueil
d’un plus grand nombre de questionnaire. Mieux vaut obtenir un échantillon de faible effectif
avec plus de rigueur qu’un échantillon gigantesque recueilli sans méthode et se rappeler
toujours que les arguments statistiques et les arguments pratiques doivent toujours être
articulés. Au total, les problèmes que rencontre l’échantillonnage en sciences sociales sont des

75
problèmes liés à la nature spécifique de l’objet. Le chercheur devra donc en toute circonstance
examiner les conditions d’application des techniques statistiques en tenant compte des
exigences de l’enquête.

4.3. Le questionnaire : outil de collecte des données

L'enquête par questionnaire est un outil d’observation qui permet de quantifier et comparer
l’information. Cette information est collectée auprès d’un échantillon représentatif de la
population visée par l’évaluation. Un questionnaire est un ensemble de questions construit
dans le but d’obtenir l'information correspondant aux questions de l’évaluation. Les
répondants ne sont pas sollicités pour répondre directement à celles-ci : un bon questionnaire
décline en effet la problématique de base en questions élémentaires auxquelles le répondant
saura parfaitement répondre.
Le questionnaire le plus adapté à la méthode qualitative est un questionnaire fermé, où les
questions imposent au répondant une forme précise de réponse et un nombre limité de choix
de réponses. Les questionnaires fermés sont utilisés pour obtenir des renseignements factuels,
juger d'un accord ou non avec une proposition, connaître la position du répondant concernant
une gamme de jugements, etc.
Le questionnaire fermé présente l’avantage de permettre un traitement statistique à un coût
limité. Il peut en cours de réalisation se révéler inadapté si l’évaluateur s’aperçoit que
Comment élaborer le questionnaire ?

- Se poser les bonnes questions


• Qu’est-ce que je cherche ?
• Chacune des questions est-elle strictement nécessaire ?
• Une seule question suffira-t-elle pour obtenir cette information?
• La personne interrogée sera-t-elle en mesure de répondre? certaines questions nécessitent
d’être plus finement analysées.
• La personne interrogée voudra-t-elle fournir l'information exacte?
- Structurer et rédiger le questionnaire

• Cerner le sujet d’investigation et cibler le questionnaire de façon précise


• Prévoir des questions qui se recoupent pour vérifier la fiabilité et la cohérence des questions
• Formuler des questions claires pour les répondants, concises, univoques, neutres, précises, et
impliquant la personne interrogée.

76
Tester le questionnaire

Il s’agit de vérifier la clarté des questions, la facilité à répondre, la durée et la fluidité du


questionnaire, les problèmes que peuvent rencontrer les enquêteurs, etc.

Comment administrer le questionnaire ?

L’administration du questionnaire dépend beaucoup du contexte :

• En pays développés : les enquêtes par téléphone, mail ou Internet sont de plus en plus
pratiquées.

• En pays en développement : l'enquête en face à face reste le moyen le plus sûr d'obtenir les
informations recherchées. Il est tout de même possible d'utiliser les autres moyens en fonction
des acteurs (agents locaux de développement par exemple).

Les avantages et les limites du questionnaire

Avantages

- Information quantifiée et fiable


- Utile pour mesurer le changement et faire des comparaisons entre opinions
- Permet de consulter un grand nombre de bénéficiaires finaux
- Permet de travailler sur un "modèle réduit" de la population cible
- Permet de mesurer les résultats d’un programme ou d’une politique

Limites

- Demande un temps de réalisation qui excède la durée moyenne d’une mission


d’évaluation
- Nécessite des ressources importantes et une logistique lourde fournies par un
partenaire local fiable
- Nécessite de disposer de données sur la situation de départ
- Mobilise une équipe de travail importante pour l’administration du questionnaire et le
traitement des résultats
- Difficultés éventuelles à constituer l'échantillon représentatif
- Ne peut fournir qu'une image simplifiée de la réalité

77
Analyse des données quantitatives
Analyser adéquatement des données quantitatives requiert une bonne planification dans la
mesure où l’on doit, avant même de procéder à la collecte de données, décider du ou des tests
statistiques qui seront utilisés en fonction de la question et des données de recherche.
- L’analyse descriptive des données
L’analyse descriptive des données permet au chercheur de résumer un ensemble de données
brutes à l’aide de techniques statistiques. Ce type d’analyse vise essentiellement à décrire les
caractéristiques d’un échantillon et à répondre aux questions de recherche.
Les outils dont dispose le chercheur pour réaliser ce type d’analyse se répartissent en trois
principales catégories.
 Les mesures de tendance centrale
Afin de procéder à une analyse descriptive de ses données, un chercheur peut utiliser des
mesures de tendance centrale. Ces mesures constituent un indice concernant le regroupement
des valeurs attribuées aux données autour d’une valeur centrale. Trois mesures de tendance
centrale sont utilisées dans les recherches : le mode, la médiane et la moyenne
Le mode correspond à la valeur de la variable statistique qui apparaît le plus souvent au sein
d’un échantillon de données.
La médiane réfère à la valeur de la variable telle qu’il y ait autant d’observations en dessous
d’elle qu’au-dessus.
La moyenne elle exprime la grandeur qu’aurait chacun des éléments d’un ensemble s’ils
étaient tous identiques sans changer la dimension de l’ensemble.
 Les mesures de dispersion et de position
Afin de réaliser une analyse descriptive de ses données, un chercheur peut recourir aux
statistiques mesurant la dispersion et la position des données. Ces mesures constituent un
indice d’étalement des données qui rend compte de la variation de celles-ci. Fréquemment,
ces mesures de dispersion établissent une relation entre l’ensemble des données et la moyenne
de l’échantillon. On en distingue :
L’écart-type mesure de dispersion autour de la moyenne. Cette mesure correspond à l’écart
moyen par rapport à la moyenne.
La variance mesure de dispersion qui consiste en la somme des carrés des écarts par rapport
à la moyenne, divisée par le nombre d’observations.
L’étendue représente la différence entre les valeurs extrêmes d’une distribution/d’un
ensemble.

78
 Les analyses de fréquences
Afin de réaliser une analyse descriptive des données recueillies, il est également possible de
procéder à une analyse de fréquences. Ce type d’analyse consiste à calculer le nombre
d’observations, pour chacune des modalités d’une variable, ou par groupe de modalités (par
classe). La fréquence absolue est basée sur le nombre effectif d’observations et la fréquence
relative sur le ratio entre ce nombre effectif et l’ensemble des observations L’analyse de la
fréquence est fondamentale pour décrire les données, car elle permet, par exemple, d’établir si
les données suivent des distributions connues, comme la loi normale, ce qui influencera le
choix du test statistique dans le cas d’une analyse inférentielle. Elle permet également de voir
rapidement quelles sont les valeurs surprenantes.
- L’analyse Inférentielle Des Données
L’analyse inférentielle des données correspond à la branche de la statistique qui a pour objet
de généraliser les résultats obtenus à partir d’un échantillon à l’ensemble de la population
d’où il a été tiré. Il importe de mentionner qu’en fonction de ses besoins spécifiques, le
chercheur peut mettre en œuvre un éventail accru d’analyses inférentielles
Le test t ou test de Student : Il existe de nombreux tests visant à étudier la relation entre des
données de deux ou plusieurs populations. Le test t est un test paramétrique visant à
déterminer la différence entre les moyennes de deux populations, et ce, relativement à une
variable prédéterminée. Le terme « paramètre » ou « paramétrique » signifie que la mesure ou
le test effectué est réalisé auprès d’une population. En fonction du type d’échantillon choisi
dans le protocole de recherche, il existe deux types de tests t, soit le test t pour échantillons
indépendants ou le test t pour échantillons dépendants/appariés.
Le test t pour échantillons indépendants sert à déterminer l’évolution d’une variable à partir
d’une comparaison entre deux groupes différents.
Le test t pour échantillons dépendants/appariés vise plutôt à étudier le comportement d’une
variable continue qui a été évaluée à deux occasions auprès d’un même groupe d’individus
L’analyse de variance (ANOVA) : il permet d’examiner une variable quantitative à
expliquer en fonction des effets d’une ou de plusieurs variables nominales.
L’analyse de la variance multiple (MANOVA) permet d’analyser plusieurs variables à
expliquer simultanément.
- Les analyses corrélationnelles
Dans le cadre de certains projets de recherche, les variables sont étudiées et analysées sans
qu’il y ait de manipulation expérimentale. Par la suite, le chercheur tentera de mettre au jour
des relations entre les variables, en utilisant un coefficient de corrélation.

79
Le coefficient de corrélation de Pearson permet de mesurer la force de la relation linéaire
entre deux variables quantitatives, normalement distribuées. Si le coefficient de corrélation
est positif, cela signifie que lorsque la valeur de l’une des variables évaluées augmente, la
valeur de la seconde variable évaluée augmentera aussi. Par contre, si le coefficient de
corrélation est négatif, cela veut dire qu’une augmentation de la valeur de l’une des variables
correspond à une diminution de celle de l’autre variable considérée
La régression multiple consiste à évaluer la relation entre une variable (souvent appelée la
variable prédite ou la variable dépendante) et deux autres variables ou plus (souvent appelés «
prédicteur » ou variables indépendantes).

4.4.Présentation des résultats en recherche quantitative

- Les tris à plat Le tri à plat est une opération consistant à déterminer comment les
observations se répartissent sur les différentes modalités que peut prendre une variable à
modalités discrètes. Le résultat de cette opération est donc un simple tableau, de « tableau de
fréquences ». Ce tableau peut faire apparaître simplement le nombre d'individus dans chaque
modalité, la fréquence d'individus par modalité, ou le pourcentage.

- Les tris croisés : C’est une extension à plusieurs variables du tri à plat. Le tri croisé est
l'opération consistant à calculer les fréquences d'individus statistiques tombant dans chacune
des cases du produit cartésien de plusieurs variables. Le résultat d'un tri croisé est ce qu'on
appelle un « tableau de contingences ». Le tri croisé porte sur deux variables et permet
d'obtenir un bilan croisé de leurs réponses

- Les analyses multivariées : elle recouvre un ensemble de méthodes destinées à synthétiser


l'information issue de plusieurs variables, pour mieux l'expliquer. Une population peut être
définie par une variable (taille), deux variables (taille et poids) ou plus de variables. Si la
population est définie par plus de deux variables on utilise soit les méthodes de régressions
multiples soit les méthodes d'analyses multivariées pour décrire la population. Les méthodes
d'analyse multivariée sont des statistiques descriptives qui permettent de comprendre
l'organisation des données autour des axes du plan (plan euclidien, plan tridimensionnel). Les
méthodes communément utilisées sont les ACP (analyse en composantes principales), les
AFC (Analyses factorielles par correspondance), les AC (analyses canoniques), les
Classifications hiérarchiques.

80
Tableau 9: Résumé des caractéristiques de la recherche quantitative et qualitative
Recherche Quantitative Qualitative
Objectif Explication, causalité Compréhension et
description
Perspective par rapport à Perspective naturaliste et Perspective interprétative,
la réalité positiviste, courante en sciences courante en sciences
naturelles. sociales.
Tradition de recherche Perspective naturaliste et Perspective interprétative,
positiviste, courante en sciences courante en sciences
naturelles. sociales.
Échantillon et taille de Grande taille d’échantillon utilisant Petite taille d’échantillon
l’échantillon principalement une stratégie utilisant une stratégie
d’échantillonnage aléatoire. d’échantillonnage
raisonné.
L’échantillon est La population étudiée. Le phénomène étudié.
représentatif de L’échantillon représente les Échantillon avec une
variations dans la population. information riche par
rapport au phénomène.
Méthodes Structurées/ Semi- structurées ; Entretiens approfondis,
enquêtes ou observations. discussion de groupe,
observations, etc.
Collecte de données Plus efficace, teste des hypothèses Processus qui prend du
spécifiques. temps ; le plus souvent
environnement de terrain.
Administration Le chercheur utilise des outils pour Le chercheur est l’outil de
recueillir les données (nécessite collecte des données
moins de formation). (nécessite une formation).
Types de questions Fermées, réponses « oui/non ». Pour sonder, ouvertes.
Types d’analyses Chiffres et statistiques. Mots, histoires, et images.
Formes of données Statistiques, résumé des résultats en Interprétatif, établit des
utilisant des chiffres. thèmes ou motifs.
Interprétation de l’étude Généralisation des résultats. Résultats spécifiques au
contexte.

5. Méthodes mixtes : combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives

5.1. Approches principales de recherche sur les méthodes mixtes

La collecte et l’analyse des données quantitatives dans la première phase sont suivies par la
collecte et l’analyse de données qualitatives qui s’appuient sur les résultats de la première
phase. Le poids est généralement donné aux données quantitatives. La combinaison des
données se produit lorsque les résultats quantitatifs initiaux sont utilisés pour guider la
collecte de données qualitatives ultérieures. Cela peut être particulièrement utile lorsque des
résultats inattendus découlent d’une étude quantitative. La nature directe de la conception

81
d’étude fait sa force et cela est donc facile à mettre en œuvre. La principale faiblesse de cette
conception d’étude est le temps requis pour sa mise en œuvre qui se divise en deux phases.

- Conception d’étude séquentielle exploratoire

La collecte et l’analyse des données qualitatives dans la première phase sont suivies par la
collecte et l’analyse de données quantitatives qui s’appuient sur les résultats de la première
phase. Le poids est généralement donné aux données qualitatives. Cette conception d’étude
tend à être utilisé lorsque le but principal est d’explorer un phénomène (par exemple, tester
des éléments d’une théorie émergente ou déterminer la distribution d’un phénomène dans une
population donnée). Il est facile à mettre en œuvre mais nécessite beaucoup de temps pour la
collecte des données.

- Conception d’étude concomitante convergente

Les données quantitatives et qualitatives sont recueillies simultanément, puis les deux
ensembles de données sont comparés pour voir s’il y a une convergence, des différences ou
une combinaison des deux.

Idéalement, le poids donné aux résultats quantitatifs et qualitatifs est égal mais en réalité, plus
de poids peut être donné à une méthodologie plutôt qu’à une autre. Cette approche est l’une
des conceptions de méthodes mixtes les plus courante. Il peut cependant être difficile de
comparer les résultats, en particulier si des divergences apparaissent. Il faut aussi beaucoup
d’efforts et d’expertise de la part du chercheur pour étudier adéquatement un phénomène en
utilisant deux méthodes différentes.

- Conception d’étude concomitante nichée


Les données quantitatives et qualitatives nichées sont collectées simultanément mais il existe
une méthode primaire qui guide l’approche. Des données quantitatives ou qualitatives seront
utilisées pour jouer un rôle de soutien ou de complément basé sur le type des données
principales. Le chercheur est capable de collecter deux types de données au cours d’une même
phase de recherche. Souvent une conception nichée est utilisée pour répondre à différentes
questions de recherche dans une étude.

82
5.2. Les motifs de la combinaison des deux méthodes quantitative et qualitative

La combinaison des deux méthodes quantitative et qualitative est justifiée dans les cas
suivants :

- confirmer que les conclusions sont vraies

On veut voir la convergence des résultats provenant de différentes méthodes afin de


confirmer que ce qu’on a trouvé avec une méthode est valide avec l’utilisation d’une autre
méthode. Utiliser deux approches différentes pour poser des questions similaires de recherche
s’appelle la triangulation.

- élaborer sur les résultats d’une approche avec une autre approche

Il est important d’élaborer, d’améliorer, d’illustrer ou de clarifier les résultats d’une méthode
avec les résultats d’une autre. L’utilisation d’une méthode de recherche pour en guider
séquentiellement une autre est appelée complémentarité.

- utiliser les résultats d’une méthode de recherche pour guider le développement


de la collecte de données supplémentaires

Lorsque les résultats d’une méthode aident à développer la méthode de collecte des données
suivantes, en guidant la sélection de l’échantillon et des mesures (par exemple, questions de
recherche à poser, échelles à utiliser). Dans ce cas, l’utilisation d’une méthode de recherche
pour en guider séquentiellement une autre est appelée développement.

- Essayer de mieux comprendre une découverte nouvelle ou contradictoire avec


une méthode donnée

Quand une méthode de collecte de données révèle des résultats inattendus ou contradictoires
par rapport à ce qui est reconnu comme vrai, reposer les mêmes questions en utilisant une
approche méthodologique différente peut apporter plus de clarté. L’utilisation d’une méthode
de recherche pour explorer plus en détail des résultats contradictoires obtenus avec une autre
méthode de recherche est appelée initiation.

83
- Maximiser sa compréhension

Étendre l’étendue de l’enquête en utilisant différentes méthodes pour différents composants


de l’enquête. Cette combinaison d’approches, appelée expansion, permet d’étendre les
méthodes de collecte de données plus largement.

84
Chapitre 4 : publication des résultats de
la recherche
1. Communication scientifique
2. Structure physique d’un article scientifique
3. Publication d’un article scientifique

85
L’étape ultime de la recherche scientifique est la publication des résultats de la recherche qui
respecte à son tour une démarche scientifique rigoureuse. La publication de données

originales dans un article scientifique est loin d’être un simple exercice de rédaction qui

dépendrait essentiellement de la maîtrise du style et de la grammaire de la langue dans


laquelle on veut le publier. C’est en fait un processus logique qui implique plusieurs étapes
temporelles et intellectuelles qui ne sont pas toujours bien identifiées par le doctorant.

L’objectif de ce chapitre est d’illustrer la structure physique d’un article scientifique ainsi que
les étapes à suivre pour le soumettre à une revue pour publication.

1. La communication scientifique

Afin de pouvoir diffuser leurs travaux, théories et résultats de recherches, les chercheurs
doivent réaliser une communication scientifique, c’est avant tout un échange de savoirs entre
scientifiques appartenant à la même discipline et ayant des intérêts communs. La fonction de
cette communication est la transmission d’un savoir scientifique par le biais d’une langue
spécialisée qui se caractérise aussi par sa rigueur scientifique.

Communiquer est une nécessité pour tous les chercheurs qui veulent, d’une part, faire
connaître les résultats de leurs recherches et d’autre part pouvoir soutenir leur thèse dans les
délais convenus. La véritable communication scientifique de fin de recherche se présente sous
plusieurs formes: la communication orale dans un congrès, un séminaire ou une réunion
interne, l’article scientifique ou la revue générale et enfin le mémoire, la thèse, le livre etc...

Selon cette définition, une communication peut prendre deux formes distinctes à savoir la
communication orale et la communication écrite. Nous montrerons ici les critères qui font la
particularité de chacune d’entre elles et celle qui est considérée comme la plus efficace et
bénéfique pour le chercheur.

1.1. La communication scientifique orale

Comme son nom l’indique, ce genre de communication s’appuie sur la présentation orale des
résultats d’une étude devant un auditoire de chercheurs dans le cadre d’une conférence

86
(congrès national ou international, séminaire, colloque ou symposium). Cette communication
est une occasion pour le chercheur de se présenter à la communauté scientifique à laquelle il
appartient mais aussi de faire connaître les résultats de ses recherches et les soumettre à la
critique d’experts. L’exercice est difficile dans la mesure où il faut garantir l’intérêt de
l’auditoire puis faire face à leurs critiques lors du débat qui suit cette communication. Une
bonne communication orale, c’est aussi présenter un résumé doté d’une problématique claire,
de méthodes convaincantes et de résultats intéressants.

Une communication scientifique orale, peut avoir des avantages que la communication écrite
n’a pas, à savoir d’une part, l’originalité (compte tenu que sa parution est la toute première et
qu’elle représente une contribution nouvelle à la science) et d’autre part, l’intérêt d’un
auditoire captif et disponible à émettre une opinion directe et immédiate (ce jugement
d’experts est nécessaire car il peut être considéré comme une évaluation préalable de la
recherche en question).

La parution d’un article dans une revue scientifique survient le plus souvent après que les
résultats de la recherche en question aient été présentés lors d’une communication orale
devant un auditoire d’experts.

1.2. La communication scientifique écrite

Les communications scientifiques écrites ou plus communément appelées écrits scientifiques


sont des écrits produits par des chercheurs et des spécialistes. Elles concrétisent souvent la fin
d’une recherche et sont produites, comme cela a été cité précédemment après l’exposition
orale de cette dernière lors d’un séminaire. La rigueur scientifique s’exprime par l’écriture ;
les recherches et autres travaux sont élaborés pour être lus, discutés, critiqués et approfondis.

Comme nous pouvons le constater, l’intérêt premier de l’écrit scientifique est la production de
connaissances, il est également privilégié par rapport à l’oral du fait que grâce à sa diffusion,
il cible un large public. La diffusion d’un écrit scientifique se manifeste sous plusieurs
formes et sur plusieurs supports. C’est ainsi qu’on trouve le support papier (avec la revue,
l’ouvrage, la thèse...) et le support électronique (généralisé ces dernières années grâce à
Internet et toutes les revues scientifiques publiées sous forme électronique).

Vu sa diffusion visant un plus large public, l’écrit scientifique doit être mieux élaboré et plus
exigeant que l’exposé oral car il est le seul à laisser la preuve concrète (à savoir un support

87
écrit) des recherches élaborées, le chercheur se doit de s’exprimer clairement en choisissant
les mots adéquats pour légitimer ses idées et leur donner plus de crédibilité.

Par rapport à la communication orale, l'écrit présente plusieurs avantages :

- Il fait l’objet d’une sélection très rigoureuse de la part d’un comité de lecture.

- Il permet de laisser une trace concrète.

- Il est disponible à tout moment contrairement aux paroles sitôt oubliées.

- Il vise un nombre plus important de récepteurs-interlocuteurs car il est destiné à un large


public.

- Il est l’aboutissement de plusieurs mois voire plusieurs années de travail.

- Il est le seul à acquérir le statut de référence.

2. Les différentes catégories d’écrits scientifiques

Le discours scientifique contribue, d’une part, au développement et au progrès de la science,


et d’autre part à la vulgarisation scientifique des différentes disciplines.

On distingue quatre types d’écrits scientifiques:

- Les rapports de recherche qui sont destinés aux commanditaires ; ils ont comme fonction
d’informer ces derniers.

- Les ouvrages ou les articles de vulgarisation destinés au grand public.

- Les actes de colloques scientifiques orientés vers les pairs de la même discipline dans le but
de transmettre les résultats de recherches.

- Les écrits universitaires se concrétisant dans les mémoires de recherches ou les thèses, leurs
fonctions consistent en la reconnaissance des acquis académiques.

Dans ce polycopié, nous nous intéresserons à la première catégorie d’écrits scientifiques


c'est-à-dire les rapports de recherches publiant des résultats originaux écrits par les chercheurs
pour les chercheurs et dont le but est d’informer ces derniers à travers une publication dans
une revue scientifique, considérée comme une validation de la recherche en question par un
comité d’experts de la discipline.

88
L’écrit universitaire

L’université ou l’enseignement supérieur constitue la phase cruciale du cursus d’un étudiant,


elle vise à acquérir un niveau supérieur de compétences. Chaque étudiant au cours et à la fin
de la formation (selon le cycle) se trouve confronté à la rédaction d’un écrit universitaire de
types variés dont le but est d’explorer d’autres connaissances plus complexes et les
approfondir en traitant un sujet précis.

L’écrit universitaire, est multidisciplinaire dans la mesure où il touche à toutes les disciplines
académiques: c’est donc un vaste champ d’investigations pour un étudiant ou un chercheur
qui lui permet de s’approprier des connaissances mais aussi d’exploiter ses compétences à des
fins de diffusion du savoir. Un écrit universitaire est le fruit d’une collaboration d’un étudiant
et son directeur dans un cadre académique, ayant pour finalité une présentation devant un
public du résultat de cette collaboration.

L’écrit universitaire se présente sous plusieurs formes

- Les écrits académiques que les étudiants sont amenés à produire tout au long de leur cursus
universitaire et qui servent à évaluer leurs connaissances et valider leurs études. Ces écrits se
présentent sous forme de copies d’examens ou des tâches produites dans le cadre d’une
évaluation intellectuelle.

- Les écrits qui initient et préparent l’étudiant à la recherche et qui concrétisent un travail de
recherche de fin de cycle comme le mémoire ou la thèse.

- Les écrits des chercheurs (docteurs et professeurs), présentant différents travaux comme des
articles scientifiques, des rapports de recherches ….

L’article de revue scientifique

L’article scientifique est avant tout un écrit universitaire au même titre que le mémoire ou la
thèse, il est au service de la science et de toutes ses disciplines et doit obéir à des normes
méthodologique et académiques spécifiques. Il ne s’agit pas d’un article qui concernerait
spécifiquement les «sciences» au sens courant du terme. L’adjectif «scientifique» renvoie
également au domaine des sciences humaines et sociales.

La rédaction de ce type d’écrit est destinée aux chercheurs affiliés généralement à un


laboratoire de recherche d’une université. Le doctorant se doit de rédiger un article

89
scientifique avec son directeur de thèse avant la soutenance, cet article joue un grand rôle
puisqu’il servira à évaluer le travail de recherche du doctorant.

Les articles scientifiques ou plus communément (articles de revues) sont les publications les
plus importantes de la communication scientifique ils sont considérés comme le moyen
principal dont disposent les chercheurs pour échanger des idées et des résultats scientifiques.

Les chercheurs les utilisent dans un périodique spécialisé, à la fois pour suivre l'actualité de la
recherche mais aussi pour diffuser leurs travaux.

C’est ainsi que Day (2001, p.13) décrit dans son ouvrage l’article scientifique comme : «Un
document scientifique est un rapport écrit et publié décrivant les résultats originaux d'une
recherche».

Trois éléments caractérisent un document ou un article scientifique.

- Premièrement, il doit être écrit (cela signifie qu’une communication orale n'est pas un
document scientifique), ensuite il doit être publié (contrairement à d’autres écrits
universitaires comme les thèses, rapports…) et enfin, ce document doit refléter les
résultats originaux d’une recherche.
- Un article scientifique est aussi une contribution, c'est-à-dire un apport à la science. Il
est le résultat d’un travail élaboré présentant de façon argumentée une thèse
scientifique devant être évaluée par un comité de lecture composé de spécialistes . De
plus, sa publication doit obéir à des critères et des normes spécifiques selon la revue
dans laquelle il est publié. Il est donc capital de soigner le style et la clarté de son
texte.
- Sur le plan formel, l’article doit obéir à des règles bien précises impliquant un
important appareil critique et méthodologique ; état des connaissances, dispositif de
recherche, méthodes d'observation, de mesure et d'analyse, sources et références
appropriées…destiné à montrer que le chercheur sait se situer dans son domaine
d’étude et qu’il respecte les codes de scientificité en vigueur dans sa discipline. Cela
permettra de juger de la qualité de l'approche scientifique, de l'authenticité des
données et de l’exactitude des résultats.

Dans la rédaction de leurs articles les chercheurs doivent respecter certains critères:

- L’intérêt et l’originalité du sujet.

90
- La clarté de l’approche conceptuelle, de la définition, de la méthodologie adoptée et de
l’ancrage scientifique.

- La cohérence des idées.

- La pertinence des résultats et des conclusions.

- Le niveau de rédaction.

- L’application des consignes.

3.Structure physique d’un article scientifique

 Titre
 Noms des auteurs
 Résumé
 Introduction
 Matériel et méthodes
 Résultats (y compris tableaux et figures)
 Discussion
 Bibliographie

3.1. Le titre d’un article scientifique

La raison primordiale d’écrire un article scientifique est qu’il soit lu. Le titre de l’article est le
premier, et bien souvent aussi le dernier, élément qu’un lecteur potentiel va voir. La rédaction
du titre demande beaucoup d’attention.

Le titre a deux fonctions :

 inciter d’autres chercheurs à lire l’article ;

 fournir la meilleure information possible pour permettre aux moteurs de recherche


bibliographique de trouver l’article facilement.

Composer un titre ne devrait donc pas consister simplement à fournir un guide approximatif
au lecteur à propos du thème général de l’article. Dans la page de la table des matières de la
revue où l’article est publié, il est en compétition avec tous les autres articles. Il faut être très
attentif à gagner l’attention du lecteur et le décider à passer son temps très précieux à lire

91
l’article. Pour cela l’article doit non seulement être correct, mais en plus qui ressorte de la
masse des autres titres de la table des matières de la revue, ou de la liste des titres fournie par
un logiciel de recherche bibliographique.

Exemple de titre raté

L’exemple le plus commun sera probablement : « L’effet de A sur B », « L’influence de A sur


B » ou « A influence B ».

Un tel titre n’incite pas vraiment le lecteur à poursuivre la lecture de l’article pour en savoir
plus. Pire encore, ce titre ne dit pas grand-chose : « A » peut avoir perturbé ou influencé « B »
en l’augmentant ou en le diminuant, ou encore peut ne pas l’avoir modifié du tout. Il est très
frustrant de lire un article dont le titre annonce que quelque chose est supposé influencer
quelque chose d’autre, alors que le texte montre que, finalement, il ne s’est rien passé.

D’autres titres sont un peu plus informatifs, mais la question est de savoir si l’information
qu’ils donnent est importante. Prenons l’exemple suivant : « Étude rétrospective de
l’incidence de l’introduction en bourse d’entreprise publique de service dans la wilaya de tizi
ouzou » ou, en suivant une habitude courante qui consiste à mettre deux points dès qu’on le
peut dans un titre. La question importante est de savoir si cette information est susceptible
d’inciter le lecteur à se plonger dans la lecture de l’article. Le titre ci-dessus fait ressortir la
méthodologie utilisée, mais le résultat reste un secret bien gardé.

En résumé, un titre qui ne révèle pas le contenu de l’article rate complètement son objectif.

Les recommandations qui aident à produire un titre qui remplisse les deux fonctions :

 de persuader les lecteurs potentiels de lire au moins une partie de l’article ;

 de s’assurer que les moteurs de recherche bibliographique vont trouver votre article si
les mots clés appropriés sont utilisés.

Il faut faire une liste par ordre d’importance des mots clés et construire le titre en utilisant
tous les mots clés et en essayant de les placer dans la mesure du possible dans l’ordre de la
liste. Ceci s’appuie sur le principe que le lecteur percevra les premiers mots de votre titre
comme étant plus importants que ceux qui viennent ensuite. Si le titre est trop long, on retire
d’abord les mots clés les moins importants.

92
On corrige cette ébauche de titre pour y introduire une idée du résultat principal ou la
conclusion principale, en d’autres termes, la raison première pour laquelle on écrit l’article.

En résumé, on s’assure que le titre révèle le plus possible les informations scientifiques dont
traite l’article. Sans cette accroche, l’envie du lecteur de continuer sa lecture risque d’être
beaucoup moins forte.

3.2. Les noms des auteurs

Si l’article comporte plusieurs co-auteurs, il est nécessaire de déterminer l’ordre dans lequel
apparaissent leurs noms dans l’article. Cette décision peut être source de conflit car l’ordre
des auteurs est souvent associé à l’importance de leur contribution dans le travail. Les règles
utilisées pour déterminer l’ordre des auteurs varient d’une équipe de recherche à une autre, et
cet ordre est normalement choisi par le directeur de l’équipe. Les règles les plus souvent
rencontrées sont les suivantes:

Ordre de contribution
Les auteurs sont énumérés selon leur contribution à la préparation de l’article ou au
financement de la recherche, allant de la plus grande contribution à la moindre.
Certains superviseurs vont intentionnellement mettre les doctorants du projet comme
premiers auteurs.

Ordre alphabétique
Pour éviter les conflits, certaines personnes vont préférer mettre les auteurs en ordre
alphabétique de leur nom de famille. Cette règle est également employée pour les
articles ayant un grand nombre d’auteurs.

Autres considérations
D’autres règles peuvent également être employées pour déterminer l’ordre des
auteurs. Par exemple, dans le domaine de la santé (et, par extension, en génie
biomédical), il est fréquent que le directeur de l’équipe soit placé en dernier, ce qui
lui confère une reconnaissance particulière.

93
3.3. Le résumé et les mots clés

- Définition d’un résumé d’un article scientifique

Le résumé est une très courte synthèse de l’article qui permet aux lecteurs d’avoir un
aperçu de son contenu afin de pouvoir rapidement s’y plonger. Beaucoup de revues
demandent la rédaction d’un résumé avant de publier l’article. Avec un résumé, l’article
scientifique gagne en visibilité : son contenu est plus rapidement identifiable, sa diffusion
facilitée et son référencement optimisé. Le résumé ne doit pas être confondu avec
l’introduction son rôle est de rappeler l’ensemble de l’article, en passant par la méthode, les
résultats et la conclusion. Sa traduction est souvent demandée par les revues afin de diffuser
l’article à l’international. Cette traduction est appelée abstract et est parfois demandée dans
d’autres langues.

Le résumé est placé au début de l’article avant l’introduction et le contenu même de


l’article. Alors que l’introduction arrive en deuxième page, le résumé est toujours placé sur la
ou les premières pages. Il est généralement accompagné de mots-clés et la classification JEL
voir annexe 2). Un résumé d’article scientifique (ou abstract) tient en un seul paragraphe qui
ne dépasse jamais une page. Le nombre exact de mots ou de lignes à ne pas dépasser dépend
de chaque revue précisé dans son template.

- Les types de résumés scientifiques


Il existe plusieurs types de résumés. Les plus courants sont le résumé indicatif et le résumé
informatif. Les résumés graphiques, propres à certains domaines, sont plus rares.

Le résumé indicatif (ou signalétique)


Ce type de résumé est souvent employé pour les articles de l’état de l’art (ou les review en
anglais). Il reprend les titres du texte afin de représenter la structure de l’article dans un court
texte. D’après la norme Afnor (norme Z 44-004), ce type de résumé « signale le ou les thèmes
d’études. Ce mode de description externe est à utiliser essentiellement pour des textes soit
trop courts, soit trop détaillés pour permettre la rédaction d’un résumé informatif, par
exemple : articles monographiques, synthèse bibliographique. Le résumé indicatif renseigne
le lecteur sur les thèmes étudiés. Il s’apparente à une table des matières.

94
Le résumé informatif
Le résumé informatif reprend le contenu de l’article. Il expose les informations les plus
importantes pour chaque étape de l’article (état de l’art, méthode et matériel, résultat,
discussion et conclusion).

Le résumé graphique
Le résumé graphique présente les conclusions de la recherche avec des images, des
graphiques ou des figures. Il permet au lecteur de rapidement comprendre les résultats et
conclusions de l’article. Ce type de résumé est souvent utilisé pour les articles qui introduisent
des processus, des mécanismes ou des théories complexes. On le retrouve surtout dans les
articles de sciences dures (chimie, robotique, informatique, etc.).

- Comment rédiger un résumé scientifique ?

Étape 1 : Rappeler le titre


Ce rappel du titre peut être intégré au résumé. Le titre de l’article peut être reformulé dans les
premières lignes du résumé et ainsi servir de phrase d’accroche.
Étape 2 : Contextualiser le sujet
C’est le contexte dans lequel s’inscrit la recherche présentée par l’article. Ce point a pour but
d’introduire le sujet en quelques phrases, et de montrer comment se positionne la recherche de
l’auteur. Cet état de l’art peut être suivi par une brève explication de la question de recherche
et des hypothèses.
Étape 3 : Présenter le matériel et la méthode
Le matériel et la méthode peuvent ensuite être rappelés en quelques phrases. Le chercheur (ou
doctorant) montre comment il s’y est pris pour tester la validité de ses hypothèses. Dans cette
partie, on retrouve des enquêtes, des tests, des sources, des variables mesurées, etc.

Étape 4 : Exposer les résultats


Ensuite, une partie peut être dédiée aux résultats. On y retrouve parfois des interprétations,
confirmations, réfutations, avancées et nouvelles interrogations. Elle est plus ou moins
longue, dépendamment des résultats présents dans l’article.

Étape 5 : Conclure
Pour finir un résumé scientifique, il peut être utile de rappeler la conclusion de l’article. Elle
peut proposer une ouverture à l’article, en exposant les doutes et les points à approfondir.

95
- Les erreurs à ne pas commettre
Les principales erreurs à ne pas commettre sont les suivantes :

 Amener de nouveaux éléments, ou des informations qui ne sont pas présentes dans
l’article.
 Ne pas détailler les abréviations employées.
 Insérer une image, une figure ou un tableau (sauf dans le cas du résumé graphique).
 Renvoyer à des parties de l’article.
 Introduire des données bibliographiques qui ne sont pas directement liés à l’objet de
l’article.
 Utiliser des phrases longues et complexes.

- Les mots clés

La plupart des revues exigent les auteurs de fournir une liste de 3 à 7 mots clés qui serviront à
classifier et indexer l’article. Tout comme le titre, le choix de cette liste est important car il
permettra aux lecteurs de trouver l’article plus facilement, à partir d’une requête reliée au
même thème dans un engin de recherche. Suivez ces consignes pour le choix des mots clés:

 Ne pas séparer les mots composés formant une seule unité sémantique. Par exemple,
on mettrait le mot composé wireless communications dans la liste, au lieu des
mots wireless et communications séparément.
 Inclure tous les mots (simples ou composés) importants du titre et du résumé. Dans
certains cas, il peut également être pertinent d’inclure les mots importants du titre de la
revue.
 Utiliser le pluriel pour les mots clés désignant un élément quantifiable. Ainsi, on
préfèrera networks à network.
 Éviter les abréviations et les acronymes non conventionnels.
 Ne pas lier, si possible, les mots composés par un trait d’union. Par exemple,
mettre knowledge management au lieu de knowledge-management.

96
3.4. L’introduction d’un article scientifique

L’introduction est l’endroit où l’auteur convainc le lecteur que le travail a été bien pensé ; en
même temps, c’est aussi l’endroit où l’on guide la pensée du lecteur sur le même chemin
intellectuel que celui suivi par l’auteur. Une bonne introduction ne se limite pas simplement à
annoncer le problème et à familiariser le lecteur avec la littérature pertinente. Elle doit aussi
décrire une série d’étapes logiques à savoir :
 une amorce pour présenter le sujet ;
 un cadre théorique (ou état de l’art) pour contextualiser et définir les termes du sujet ;
 une problématisation pour introduire la question de recherche ;
 une hypothèse de recherche ;
 une annonce du plan.
Bien sûr, d’un sujet à l’autre, toutes ces parties n’auront pas forcément la même utilité. Leur
ordre pourra également varier. Les articles scientifiques sont avant tout un terrain libre
d’expression et d’organisation : cette structure n’est pas obligatoire mais peut servir de guide.
Encore plus important, les lecteurs interpréteront plus facilement ce que vous avez à dire dans
le reste de l’article, parce que votre introduction les aura incités à anticiper certaines
informations que vous allez leur présenter là où ils les attendent. Il en résulte moins de risques
que les lecteurs vous comprennent mal ; au contraire, ils seront plus susceptibles d’interpréter
vos informations de la même manière que vous.

- La présentation du sujet

La présentation du sujet fait office d’amorce. Les éléments qu’elle expose ont pour objectif
d’attirer le lecteur en lui montrant l’originalité du sujet. Ce point peut aussi permettre de
définir les concepts centraux de l’article.

- Le cadre théorique

Le cadre théorique est un état de l’art des recherches précédentes menées sur le même sujet.
L’évolution de certains concepts clés ainsi que leur définition peuvent être développés au sein
de cette partie qui prépare l’arrivée de la problématisation. À partir des connaissances déjà
acquises sur le sujet, l’auteur peut justifier sa recherche. Il peut proposer un nouvel angle de
recherche, contredire une idée, étendre des recherches déjà menées, amener une nouvelle
proposition à un débat, etc.

97
- La problématisation

La problématisation est le lieu où la question de recherche est posée. C’est une question qui
ne peut se résoudre qu’à travers des recherches, des tests et des expérimentations menés de
manière scientifique. Cette interrogation est souvent novatrice et soulève des hypothèses de
recherche en guide de réponses.

Celle-ci peut être énoncée sous la forme d’une question, ou alors sous-entendue. Elle se doit
d’être originale afin de déployer un argumentaire, qui sera développé dans le reste de l’article.

- L’hypothèse de recherche

L’hypothèse scientifique permet de répondre à la question de recherche. Son ou ses


orientations justifient les démonstrations qui seront menées dans la suite de l’article. Elle
propose une ou plusieurs pistes de réponses que l’auteur développe et teste dans le corps de
l’article.

- L’annonce du plan

L’annonce du plan est souvent placée en dernier. Elle permet de relier l’introduction avec le
corps du texte. Ce point permet de faire ressortir la progression logique du plan (qu’il
possède une structure IMRaD ou non). Le plan IMReD (IMRaD) est structuré comme suit
Introduction - Méthodes – Résultats et (and) Discussion. C’est le modèle phare le plus utilisé
pour la rédaction des travaux de recherche scientifique. D’autres plans existent :

Plan OPERA : observation, problème, expérimentation, résultat, action, plus adapté aux
sciences appliquées.

Plan ILPIA : introduction, littérature, problème, implication, avenir, plus adapté aux articles
de synthèse.

Cette présentation du plan a pour objectif de donner envie au lecteur de découvrir le


cheminement et les raisonnements du chercheur.

3.5. la partie méthodologie d’un article scientifique

On la retrouve dans l’acronyme IMRAD (Introduction, Méthodologie, Résultats, And [et],


Discussion) qui reprend la structure des articles de recherche.

98
C’est une section parfois très longue car elle comporte beaucoup d’informations importantes.
Son objectif est de décrire de manière détaillée les méthodes et procédures d’une étude afin
qu’elle puisse être reproduite par d’autres chercheurs. On utilise l’appellation «
méthodologie », certains nomment cette partie « matériel et méthodes », ou « méthodes et
matériel ».

- La structure de la méthodologie d’un article scientifique

La méthodologie peut comporter plusieurs sous-sections. C’est souvent la partie la plus


longue de l’article car elle détaille et développe de nombreux éléments. En fonction du type et
du sujet de l’article, plusieurs sous-sections peuvent être proposées. Chacune doit posséder un
titre court évoquant son contenu. Ces parties concernent généralement :
 Le cadre théorique ;
 l’approbation éthique ;
 le site d’étude ;
 l’échantillonnage;
 la collecte de données ;
 les analyses.
Le cadre théorique
S’il n’est pas abordé dans l’introduction, le cadre théorique peut être amené dans la
méthodologie. Elle présente les principes de base et les règles générales liées au sujet de
l’article. Cela permet de relier le sujet de l’étude à d’autres recherches déjà menées, tout en
allégeant les démonstrations qui s’appuient déjà sur certains concepts.

L’approbation éthique

L’approbation éthique va souvent de pair avec le cadre théorique, même s’il est possible de la
retrouver dans d’autres parties de l’article scientifique. Cette sous-section est importante dans
le cas d’études menées en lien avec la population : elle garantit certains principes éthiques tels
que le consentement ou l’anonymat. Par exemple, pour préserver l’anonymat des participants,
les dénominations « témoin 1 », et « témoin 2 » ainsi que « cas 1 » et « cas 2 » seront
utilisées. Qu’ils appartiennent au groupe des témoins ou des cas, la procédure de recueil de
consentement utilisée fut la même pour tous.

99
Le site d’étude

Cette sous-partie précise le lieu de l’étude lorsque les recherches sont menées à l’extérieur.
Elle décrit les caractéristiques du ou des lieux (particularités, population) afin que le lecteur
puisse se représenter l’endroit. Cette partie est particulièrement pertinente dans le cas de sites
d’études précis (zones au climat spécifique, conditions chimiques de l’air, du sol ou des lacs,
environnement en voie de disparition, etc).

L’échantillonnage

La sous-section de l’échantillonnage recense les paramètres utilisés pendant la recherche.


Cette partie importante détaille l’organisation et la distribution des tâches pendant l’étude. Il
peut par exemple s’agir :
 du nombre d’acteurs réquisitionnés pour l’étude ;
 des critères de sélection des sites et des personnes ;
 du type de personnes ou de matériel ;
 du nombre d’échantillons prélevés en fonction des lieux d’étude ;
 des méthodes de prélèvement des échantillons (sondages, entretiens, incubation, etc.).
L’évaluation de l’article scientifique repose en partie sur cette sous-section, car elle détermine
les fondements de l’étude avant toute analyse de résultat. Elle doit être suffisamment détaillée
pour justifier la portée de la recherche tout en permettant à d’autres scientifiques de
reproduire l’échantillonnage.

La description de la méthode

Cette sous-section présente la méthode de recherche. Son objectif est de montrer si les
expérimentations sont bien adaptées et suffisamment ciblées pour répondre à l’hypothèse
C’est donc un travail de description et de justification de l’étude.

Elle comporte les étapes principales du protocole expérimental (conception, analyse,


implémentation), ainsi que d’autres informations liées au type de données.

Certains articles ont recours à des schémas, afin de simplifier la compréhension de cette partie
parfois complexe. Si la recherche décrite nécessite du matériel, une description des
instruments doivent être cités et décrits. (chromatographe, analyseur de texte, etc.).

100
Analyse des données

Cette sous-section décrit la méthode d’analyse des données. Sans donner de résultat, elle
montre les techniques qui lui permettent d’utiliser les données recueillies (voir chapitre 3 de
ce cours).

3.6. La présentation des résultats

Il s’agit d’ordonner, classer et regrouper les données pour pouvoir les analyser dans la partie
discussion des résultats. Les informations ou faits doivent être isolés, regroupés et classés
dans des catégories, dans des tableaux, dans des graphiques, etc. C’est la seule manière de
permettre à la quantité importante d’informations de prendre sens en laissant découvrir les
liens qui n’étaient pas toujours évidents ou existants. Il faut donc traiter les informations ou
les faits pour les transformer en données analysables. Ces traitements sont en général assistés
par ordinateur à l’aide de logiciels tels que: SPSS, MODALISA, EXCEL, NUMBERS,
SHINX, etc.

Pour structurer les résultats, il existe plusieurs manières de le faire à savoir :


 par nature : cette organisation permet de classifier les résultats par nature (résultats
inutiles, résultats importants, résultats inattendus).
 par importance : les résultats les plus significatifs peuvent être séparés des résultats
secondaires de manière hiérarchisée.
 par étude : si plusieurs études sont menées, les résultats peuvent être présentés
séparément.
 par thématique : les résultats peuvent être divisés par concept ou thématique

3.7. La discussion des résultats

Il s’agit de procéder à l’évaluation du processus entier de la recherche et démontrer la


pertinence ou la validité des résultats par rapport au problème de recherche et aux questions,
aux hypothèses, au cadre de référence, de mettre les résultats en relation avec d’autres travaux
et d’apprécier la question des limites de la généralisation des résultats. En bref, le chercheur
discute les résultats de son étude à la lumière des travaux antérieurs, du cadre de référence et
des méthodes utilisées dans le travail. Il tente, en fait de proposer de nouvelles interprétations
d’un sujet connu ou une interprétation originale d’un nouveau sujet. Le chercheur s’attèle à
l’authentification des résultats obtenu en s’assurant qu’ils sont conformes aux questions

101
posées ou aux hypothèses formulées. Ensuite il procède à la discussion de la nature des
relations entre les différentes variables.

Dans toute discussion, quelques erreurs sont à éviter :


 présenter une discussion désorganisée et sans hiérarchisation.
 surcharger cette partie, alors qu’elle doit demeurer équilibrée par rapport au reste de
l’article.
 porter trop d’intérêt aux informations peu pertinentes, alors qu’elles doivent être
présentées de manière secondaire.
 analyser les résultats sans les relier à la question de recherche et sans mentionner leurs
apports.

3.8. La conclusion

L’objectif de la conclusion est de montrer les preuves qui répondent à la question de


recherche et qui confirment ou infirment les hypothèses de recherche. C’est aussi le lieu où
l’auteur de l’article peut montrer l’originalité de son étude, témoigner de son impact et amener
de nouvelles interrogations.

Pour rédiger la conclusion il faut d’abord relire l'introduction afin qu’elle réponde bien aux
questions de l'introduction. Elle constitue un résumé des grandes lignes du travail traité dans
le développement et elle fait ressortir les conclusions ou les réponses à des questions posées
ainsi que proposer de nouvelles pistes de recherche ou de réflexion pour le futur.

Les expressions utiles à utiliser dans la composition de la conclusion: En conclusion, nous


pouvons affirmer que...En résumé, ce travail était axé sur... Dans l'ensemble, il conviendrait
de...Au terme de cette analyse, nous concluons...Au terme de cette analyse, nous concluons…

Les principaux éléments qui sont souvent retrouvés dans les conclusions scientifiques sont les
suivants :
 bref rappel de l’introduction (la question de recherche, les hypothèses scientifiques le
contexte de l’étude) ;
 description du ou des résultats principaux et de leur interprétation;
 mise en lien de ces résultats avec la problématique ;

102
 impact et implications de l’étude pour la recherche ;
 ouvertures et proposition de recherches d’approfondissement.

3.9. Les citations, notes et la bibliographie


- Les citations

La citation consiste à mentionner le texte exact avec les termes précis rédigés par l'auteur cité.
La paraphrase est la reproduction de la pensée d'un auteur, reformulée avec d'autres mots.
Chaque citation ou paraphrase doit impérativement être accompagnée de sa source sous forme
de note de bas de page ou de note dans le texte.

Les citations doivent étayer les propres réflexions de l’auteur. Pour ne pas se rendre coupable
de plagiat, il faut respecter les règles suivantes :
• Mentionner très précisément la source de la citation ou de la paraphrase.
• Toujours mettre la citation entre guillemets.
• Reproduire le texte exact avec les termes précis rédigés par l'auteur cité.
• Conserver la ponctuation, les majuscules et même les fautes d'orthographe du texte original
(faire suivre de la mention [sic]).
• Toute altération à l'intérieur d'une citation doit être mentionnée clairement, soit en note, soit
après la citation (par exemple : «mots mis en évidence par nous», «traduit par nos soins»,
etc.). Pour écourter une citation en sautant des passages, remplacer ceux-ci par [...] ou (...).
• Pour mettre en valeur des citations étendues, utiliser un style de police différent (italique)
ou une mise en page particulière (retrait).
Pour citer les sources, on peut utiliser plusieurs styles de citation, tels que le style APA, le
format MLA ou les citations du style Chicago. Les universités et les revues indiquent
souvent le style de citation à utiliser. Souvent, la citation dans le texte ne mentionne que le
nom de l’auteur ou des auteurs et l’année de publication. La liste de référence contient toutes
les informations sur une source, y compris le titre de l’ouvrage et l’URL du site web.

Les revues algériennes exigent le style de citation type APA (voir annexe 1)
Le plagiat consiste à voler les mots de quelqu’un d’autre, mais aussi voler ses idées. En
d’autres termes, même si on paraphrase un texte, l’auteur doit quand même être cité. Il faut
toujours citer la source pour éviter de commettre un plagiat. Le plagiat est une violation de
la propriété intellectuelle d’autrui.

103
Le plagiat, ce n’est pas seulement « copier-coller » le travail de quelqu’un d’autre.
La traduction et la paraphrase de textes ou l’utilisation de synonymes sont considérées comme
étant du plagiat tout autant que la reprise d’une théorie existante avec vos propres mots, sans
mentionner la source et l’auteur.
Autrement dit, utiliser l’idée de quelqu’un d’autre sans mentionner dûment la personne
propriétaire de l’idée, c’est du plagiat.
Le plagiat prend diverses formes. Il va de la réutilisation d’un document entier à la réécriture
d’un seul paragraphe. En fin de compte, tous les types de plagiat se résument à faire passer les
idées ou les mots de quelqu’un d’autre pour les vôtres.

104
Tableau 10 : Les formes de plagiat
Faire du copier- Le plagiat par copier-coller, également appelé plagiat direct, consiste à
coller utiliser un texte provenant d’une autre source sans la citer.
Si vous voulez vraiment inclure mot pour mot un passage d’une autre
source, vous devez apprendre à le citer.
Faire du plagiat en Copier et coller ensemble différents morceaux de texte pour créer une sorte de
mosaïque « mosaïque » ou de « patchwork » des idées d’autres chercheurs est un plagiat.
Bien que le résultat soit un morceau de texte complètement nouveau, les mots et
les idées ne sont pas nouveaux.
Faire de l’auto- Lorsque vous utilisez des parties de vos travaux antérieurs (par exemple un
plagiat article, une analyse documentaire ou un ensemble de données) sans les citer
correctement, vous commettez ce que l’on appelle de l’auto-plagiat.
Bien que cela semble un peu fou d’être pénalisé pour avoir plagié votre propre
travail, vous devez savoir que cela se fait parce que cela va à l’encontre des
attentes des lecteurs de votre article. Ils s’attendent à ce que l’œuvre soit
originale.
Acheter des Lorsque vous utilisez le papier de quelqu’un d’autre, vous commettez un plagiat
documents car vous prétendez que les mots et les idées sont les vôtres.
Utiliser le travail de quelqu’un d’autre signifie, par exemple, demander à un ami
ou à un membre de la famille d’écrire le texte pour vous ou acheter un document
en ligne.
Traduire du texte Lorsque vous utiliser un outil pour traduire un paragraphe que vous venez de
copier-coller, cela ne signifie pas que vous devenez l’auteur de la traduction.
Copier-coller le travail de quelqu’un d’autre en langue étrangère et en faire la
traduction sans mentionner la source reste du plagiat.
Faire de la Paraphraser signifie traduire l’idée d’autrui avec vos propres mots. Si vous ne
paraphrase sans citez pas la source de l’idée ou du concept paraphrasés, vous vous les
citer l’auteur approprier. Il s’agit une fois de plus de plagiat.

Source : adapté de GORSSE A.R. (2020)

- Bibliographie
La bibliographie scientifique d’un chercheur rend compte de sa phase de documentation, de
son positionnement et de ses choix argumentatifs. La recherche d’information scientifique

105
constitue un des fondements du métier de chercheur, car ce dernier, en perpétuelle quête
d’information, alimente sa réflexion tout en influant sur le processus de ladite information. La
bibliographie se rédige au fur et à mesure que les sources sont utilisées. Très souvent, la
bibliographie scientifique évolue au fil des lectures et des recherches : cette méthode de
constante “mise à jour” des sources peut donc s’avérer très utile.
Pour organiser la bibliographie, les sources doivent être classées. Plusieurs types de
classements existent et peuvent être utilisés :
 Le classement par ordre alphabétique : c’est un prérequis essentiel pour organiser
toute bibliographie. Ce type de classement est utilisé par les normes APA.
 Le classement par importance : il s’agit d’un classement dans lequel les sources
primaires sont présentées en premier, avant les sources secondaires.
 Le classement par ordre chronologique de date d’édition : méthode aussi appelée «
système Harvard », elle permet de suivre l’évolution d’un concept.
 Le classement par ordre d’apparition des citations dans le texte : connu sous le
nom de « système Vancouver », cette méthode classe chaque référence selon son ordre
d’apparition, sans se soucier de la date ou de l’alphabet.
 Le classement par thème : il contient des sous-sections qui permettent de catégoriser
chaque référence selon son thème ou sa nature (ouvrage, site web, article de revue…).
Ce classement dépend du style de citation utilisé par l’auteur.
Les principales erreurs à éviter dans une bibliographie scientifique sont au nombre de cinq.
 L’absence d’homogénéité : toutes les références de la bibliographie doivent être
présentées suivant le même style et format.
 L’étalage des sources : les sources doivent converger vers le sujet de l’article,
l’accumulation de références qui s’en éloignent trop est à éviter.
 L’absence de logique dans l’organisation des sources : il est important de leur
donner un ordre pour que le lecteur puisse facilement les consulter.
 La présence de sources non officielles, issues de sites ou d’écrits non évalués ou non
reconnus scientifiquement.
 Les abréviations non expliquées : chaque abréviation qui se rapporte à un nom de
revue ou de périodique doit être inscrit dans une liste des abréviations.

106
- Les annexes
On insère dans une annexe, de l'information qui aide à comprendre la recherche: des croquis,
tableaux, schémas, statistiques, figures ou questionnaires. Les annexes sont placées par ordre
de mention dans le texte. On les place après la bibliographie.
Il est également possible d‘insérer dans les annexes les équations et les résultats du modèle, ,
les textes de loi, les imprimés, les textes d‘entretien avec des membres de l‘organisme
d‘accueil, l‘enquête...etc. Comme dans tout travail universitaire, les annexes peuvent contenir
bien d‘autres éléments que l‘auteur estime nécessaire à produire pour conforter son analyse.
Seuls les documents utiles et pertinents doivent être annexés.
Exemple d’articles scientifique à rédiger
Les articles scientifiques qu’il est possible de rédiger et de soumettre à publication dans des
revues nationales ou internationales à comité de lecture (évaluation par les pairs) sont de
plusieurs types.
Tout d’abord, il faut distinguer les recherches primaires (originales) des recherches
secondaires.
La recherche originale est considérée comme une source primaire. Un article est considéré
comme une recherche originale si…
 il s’agit du rapport d’une étude rédigé par les chercheurs qui ont réalisé l’étude.
 les chercheurs décrivent leur hypothèse ou leur question de recherche et le but de
l’étude.
 les chercheurs détaillent leurs méthodes de recherche.
 les résultats de la recherche sont présentés.
 les chercheurs interprètent leurs résultats et discutent des implications possibles.
Une recherche de type « secondaire » comme son nom l’indique relèvera d’une recherche
non plus basée sur des recherches originales, mais sur des travaux antérieurs, menés
précédemment, par exemple en s’appuyant sur des études antérieures afin de mener une revue
de la littérature.
Article de recherche original
Article de recherche de synthèse
Article de perspective (d’opinion)
Critiques d’ouvrages
Article de méthodologie
Etudes de cas et études multi-cas.

107
4. Publication d’un article scientifique
4.1. Publication d’un article scientifique : pourquoi publier ?

La publication d’articles scientifiques peut répondre à plusieurs objectifs.


- Faire connaître ses recherches personnelles
L’article scientifique est l’un des meilleurs moyens de faire connaître ses recherches, et
d’associer son nom à une expertise particulière. Les chercheurs qui publient régulièrement
peuvent alors devenir des références dans certains domaines et être fréquemment cités en tant
que références dans d’autres articles ou ouvrages. La notoriété d’un chercheur dépend de
l’indice h (ou h index en anglais), qui est un indice qui permet d’évaluer l’impact des auteurs.
Calculé à partir du nombre de publications et de citations qu’un auteur obtient, il permet ainsi
de rendre compte de l’influence de certains chercheurs.
- Échanger et co-construire
Même s’ils permettent d’associer un nom à une expertise particulière, les articles sont avant
tout un lieu d’échange et de co-construction. Aussi individuelle soit-elle, une recherche aura
toujours comme objectif d’être lue et de susciter des réactions : interprétations, questions,
objections, validations ou encore approfondissements.
Souvent exprimées à travers des citations et des références ces réactions prennent place dans
un autre article et contribuent à la formation d’un certain “dialogue”, souvent à portée
internationale.
- Devoir de tout chercheur et doctorant
Tout chercheur, qu’il soit doctorant, chercheur en laboratoire, exerçant en tant qu’enseignant-
chercheur ou en tant qu’expert, ne publie pas uniquement pour se faire connaître et échanger.
L’objectif majeur de la recherche est de faire avancer l’état de la connaissance dans de
nombreux domaines. Pour cela, le partage est nécessaire : les conférences (colloques, journées
d’études) et la publication d’articles ou d’ouvrages sont les moyens les plus communs. Être
chercheur implique donc d’être conférencier et auteur.

4.2. Publication de l’article scientifique : où publier ?


Tout article scientifique est publié dans une revue scientifique.il en existe de nombreuses
variété d’article Pour savoir où publier, il est utile de connaître les différentes possibilités.
Avant même de rédiger le contenu de l’article, il est conseillé d’avoir une idée de la revue à
laquelle il sera soumis. La plateforme ASJP (Algerian Scientific Journal Platform) répertorie
807 revues classées (A, B, C) et non classées tout spécialité confondue (cliquez sur ce lien

108
pour créer un compte et soumettre des articles à publier https://www.asjp.cerist.dz/ ). Chaque
chercheur doit avoir accès à la liste des revues indexées et la liste des revues prédatrices
établies chaque année par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
scientifique.

Les principaux critères à prendre en compte pour la sélection de la revue sont les suivants :
 La réputation de la revue : plus une revue est réputée, plus elle cherchera des articles
de qualité.
 Les frais de publication : certaines revues fonctionnent selon le principe de l’auteur-
payeur, et demandent en moyenne entre 500 et 1 000 euros d’APC (Article Processing
Charges).
 Le type de revue : les revues spécialisées n’acceptent que les articles pointus en accord
avec un domaine de recherche précis ; les revues interdisciplinaires sont davantages
ouvertes, et les revues de vulgarisation possèdent des articles compréhensibles par un
public non spécialiste.
 La régularité de publication : certaines revues sont mensuelles tandis que d’autres sont
semestrielle ou annuelles.
 Le mode d’évaluation : selon la revue, l’article peut être soumis à une ou plusieurs
évaluations.
 Les consignes de rédaction : certaines revues imposent un nombre de pages restreint,
imposent un type ou une taille de police dans un modèle nommé TAMPLATE.

Les revues en libre accès (ou open access en anglais) permettent aux lecteurs d’avoir accès
aux articles scientifiques gratuitement et de manière illimitée. On retrouve ce type d’articles
sur certaines plateformes spécialisées :
 Directory of Open Access Journals (DOAJ) : ce portail international propose 10000
revues, soit environ 2 millions d’articles qui proviennent de plus de 130 pays.
 Persée : cette plateforme francophone présente les collection d’environ 100 revues,
soit plus de 50000 articles.
 Open Edition Journals : cet espace contient environ 400 revues de sciences humaines
et sociales. La quasi-totalité des contenus sont accessibles librement, soit environ
100000 articles.
 HAL (Hyper Articles en Ligne) : zone d’archivage d’articles en accès-libre.

109
Avec le libre-accès, les articles sont plus largement diffusés. Pour certains, l’open
access permet l’ouverture des connaissances et devrait être plus largement répandu. Pour
d’autres, cette méthode de publication expose les articles au plagiat.

- Publication de l’article scientifique : quand publier ?


Pour publier, il faut avoir obtenu des résultats qui sont en mesure d’amener de nouvelles
données à un domaine de connaissances. Avant de commencer à rédiger, il est conseillé de
sélectionner la revue dans laquelle on désire publier, et en identifier des autres au cas où
l’article serait refusé.
- Publication de l’article scientifique : comment publier ?
Quand un projet d’article émerge, la question de la publication se pose. En effet, la rédaction
n’est pas la seule étape : la soumission de l’article à une revue, son évaluation, et sa diffusion
sont des passages importants qu’il est nécessaire de bien préparer.
Rédiger le contenu scientifique
Dans le cas d’articles de recherche, la rédaction suit une démarche scientifique (voir le point 1
de ce chapitre).
Faire relire l’article
Avant la soumission de l’article, il est conseillé de le faire relire par un pair de son laboratoire
de recherche, de son entreprise ou de son université (collègue, directeur de thèse). Un avis
extérieur permet toujours de d’éviter quelques erreurs ou de bénéficier de certains conseils.
Soumettre l’article à une revue
Une fois la revue sélectionnée, les consignes de rédaction appliquées, et l’article corrigé et
relu par un pair, l’article scientifique peut être envoyé à la revue.
La phase d’évaluation
L’évaluation est réalisée par les comités de lecture (ou comités de rédaction) des revues. La
sélection des articles peut être très rigoureuse, notamment si la revue possède une grande
réputation.
Selon la revue, une ou deux phases d’évaluation peuvent être mises en place. Plusieurs
méthodes d’évaluation existent :
 L’évaluation de la part du comité de lecture : elle est souvent réalisée en premier.
Chaque revue possède son comité composé de professionnels et d’experts.
 Le peer-reviewing à l’aveugle (ou relecture en double-aveugle) : il s’agit d’une étape
d’évaluation réalisée de manière anonyme, sans que les correcteurs ne connaissent le
nom des auteurs et vice-versa. Quand le nom des correcteurs est connu, on parlera de

110
relecture semi-aveugle, et quand tous les noms sont mentionnés, il s’agit d’un
commentaire ouvert aux pairs (open peer-review en anglais).

Le résultat de l’évaluation
À l’issue de cette phase, le verdict n’est pas uniquement positif ou négatif. Il peut être d’autre
nature :
 acceptation de l’article dans son état original ;
 accepté avec demande de modifications, mineures ou majeures ;
 soumis à une demande d’amélioration sans confirmation de publication ;
 refus avec encouragements pour proposer un autre article ;
 refus simple.
Diffuser son article scientifique
Une fois publié, l’article scientifique peut-être partagé sur diverses plateformes d’archives ou
de lecture en ligne. Une fois cette diffusion enclenchée, certains outils permettent de garder
un contrôle sur l’article :
 Les systèmes de protection de la propriété intellectuelle (copyright, creative
commons) : souvent apposés à au contenu au moment de sa publication, ils permettent
d’éviter toute appropriation du travail par autrui, comme par exemple la
commercialisation ou le plagiat.
 Les systèmes de suivi des citations (Google Scholar) : ces plateformes comptabilisent
le nombre de citations et de références qu’obtiennent les articles scientifiques.

111
Références bibliographiques

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114
Annexe 1 : classification JEL

Études générales en économie et enseignement


 A1 – Études générales en économie
o 10 – Généralités
o 11 – Rôle de l'économie et des économistes ; marché pour les économistes
o 12 – Relation entre l'économie et les autres disciplines
o 13 – Relation entre l'économie et les valeurs sociales
o 14 – Sociologie de l'économie
o 19 – Autres
 A2 – L'enseignement de l'économie
o 20 – Généralités
o 21 – Enseignement secondaire
o 22 – Enseignement universitaire, 1er cycle, niveau L
o 23 – Enseignement universitaire, 2e cycle, niveau M, Master
o 29 – Autres
 A3 – Ouvrages collectifs multi-sujets
o 30 – Généralités
o 31 – Œuvres individuelles compilées à sujets multiples
o 32 – Ouvrages multi-sujets
o 39 – Autres
B – Histoire de la pensée économique et méthodologie
 B0 – Généralités
o 00 – Généralités
 B1 – Histoire de la pensée économique jusqu'en 1925
o 10 – Généralités
o 11 – Pensée pré-classique
o 12 – Pensée classique
o 13 – Pensée néoclassique jusqu'en 1925
o 14 – Socialisme ; Marxisme
o 15 – Historicisme ; institutionnalisme
o 16 – Histoire de la pensée économique : Méthodes quantitatives et
mathématiques
o 19 – Autres
 B2 – Histoire de la pensée économique depuis 1925
o 20 – Généralités
o 21 – Microéconomie
o 22 – Macroéconomie
o 23 – Économétrie, études quantitatives
o 24 – Socialisme ; Marxisme
o 25 – Historicisme ; institutionnalisme ; Évolutionnisme ; École autrichienne
d'économie
o 29 – Autres
 B3 – Histoire des idées : les théoriciens
o 30 – Généralités
o 31 – Les théoriciens
o 32 – Nécrologie
 B4 – Méthodologie de l'économie
o 40 – Généralités

115
o 41 – Méthodologie de l'économie
o 49 – Autres
 B5 – Approches hétérodoxes contemporaines
o 50 – Généralités
o 51 – Socialisme ; Marxisme ; Sraffa
o 52 – Institutionnalisme ; Évolutionnisme
o 53 – École autrichienne d'économie
o 54 – Économie féministe
o 59 – Autres
C – Méthodes mathématiques et quantitatives]
 C0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Économétrie
o 02 – Méthodes mathématiques
 C1 – Économétrie et méthodes statistiques : généralités
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse bayésienne
o 12 – Tests d'hypothèses
o 13 – Estimations
o 14 – Méthodes semi-paramétriques et non-paramétriques
o 15 – Méthodes de simulation statistique ; méthodes Monte Carlo ; la méthode
du bootstrap
o 16 – Distribution statistique
o 19 – Autres
 C2 – Méthodes économétriques : modèles à équation unique ; variables simples
o 20 – Généralités
o 21 – Modèles de coupes instantanées ; modèles spatiaux ; modèles d'effet de
traitement
o 22 – Modèles de séries chronologiques
o 23 – Modèles avec données de panel
o 24 – Modèles avec données tronquées et censurées
o 25 – Modèles de régression discrète et de choix qualitatif
o 29 – Autres
 C3 – Méthodes en économétrie : modèles à équations multiples et simultanées ;
variables multiples
o 30 – Généralités
o 31 – Modèles de coupes instantanées ; modèles spatiaux ; modèles d'effet de
traitement
o 32 – Modèles de séries chronologiques
o 33 – Modèles avec données de panel
o 34 – Modèles avec données tronquées et censurées
o 35 – Modèles de régression discrète et de choix qualitatif
o 39 – Autres
 C4 – Méthodes statistiques et économétriques : sujets particuliers
o 40 – Généralités
o 41 – Analyse temporelle
o 42 – Méthodes d'enquête
o 43 – Indices et agrégation
o 44 – Théorie statistique de la décision ; recherches opérationnelles
o 45 – Réseau neuronal et thèmes associés

116
o 46 – Distributions spécifiques
o 49 – Autres
 C5 – Modélisation économétrique
o 50 – Généralités
o 51 – Construction de modèles et estimation
o 52 – Évaluation des modèles et tests
o 53 – Prévisions et autres applications de modèles
o 59 – Autres
 C6 – Méthodes mathématiques et programmation
o 60 – Généralités
o 61 – Techniques d'optimisation, modèles de programmation ; analyse
dynamique
o 62 – Les conditions d'équilibre économique
o 63 – Techniques de traitement informatique
o 65 – Outils mathématiques divers
o 67 – Modèles Input-Output
o 68 – Modèles calculables d'équilibre général
o 69 – Autres
 C7 – Théorie des jeux et de la négociation
o 70 – Généralités
o 71 – Jeux coopératifs
o 72 – Jeux non-coopératifs
o 73 – Jeux stochastiques et dynamiques ; jeux évolutionnaires
o 78 – Théorie de la négociation ; théorie de l'appariement
o 79 – Autres
 C8 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation des données ; programmes
informatiques
o 80 – Généralités
o 81 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation et organisation des
données microéconomiques
o 82 – Méthodes de recueil, traitement et interprétation et organisation des
données macroéconomiques
o 87 – Logiciels d'économétrie
o 88 – Autres logiciels informatiques
o 89 – Autres
 C9 – Organisation des expériences
o 90 – Généralités
o 91 – Laboratoire, comportement individuel
o 92 – Laboratoire, comportement de groupe
o 93 – Expériences de terrain
o 99 – Autres
D – Microéconomie]
 D0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Comportement microéconomique : principes sous-jacents
o 02 – Institutions : conception, formation et fonctionnement
 D1 – Comportement des ménages et économie familiale
o 10 – Généralités
o 11 – Économie du consommateur : théorie
o 12 – Économie du consommateur : analyses empiriques

117
o 13 – Production des ménages
o 14 – Finances personnelles
o 18 – Protection des consommateurs
o 19 – Autres
 D2 – Production et organisations
o 20 – Généralités
o 21 – Comportement des entreprises
o 23 – Comportement des organisations ; coûts de transactions ; droits de la
propriété
o 24 – Fonctions de production, productivité du capital, productivité totale des
facteurs de production, capacité de production
o 29 – Autres
 D3 – Distribution
o 30 – Généralités
o 31 – Revenu personnel et distribution de la richesse
o 33 – Répartition du revenu des facteurs
o 39 – Autres
 D4 – Structure du marché et formation des prix
o 40 – Généralités
o 41 – Concurrence parfaite
o 42 – Monopole
o 43 – Oligopole et autres formes de marchés imparfaits
o 44 – Enchères
o 45 – Rationnement ; émission de licences
o 46 – Théorie de la valeur
o 49 – Autres
 D5 – Équilibre général et déséquilibre
o 50 – Généralités
o 51 – Économies d'échange et de production
o 52 – Marchés incomplets
o 53 – Marchés financiers
o 57 – Input-Output : tableaux et analyses
o 58 – Modèles calculables et autres modèles d'équilibre général appliqué
o 59 – Autres
 D6 – Économie du bien-être
o 60 – Généralités
o 61 – Efficacité de l'allocation ; analyse coût-bénéfice
o 62 – Externalités
o 63 – Équité, justice, inégalité et autres critères normatifs
o 64 – Altruisme
o 69 – Autres
 D7 – Analyse de la prise de décision collective
o 70 – Généralités
o 71 – Choix social ; clubs ; comités ; associations
o 72 – Modèles économiques des processus politiques : recherche de la rente,
élections, législatures et comportements des électeurs.
o 73 – Bureaucratie ; processus administratif dans les organisations publiques ;
corruption
o 74 – Conflits ; résolution des conflits ; alliances
o 78 – Analyse de la prise de décision politique et processus de mise en œuvre

118
o 79 – Autres
 D8 – Information, connaissance et incertitude
o 80 – Généralités
o 81 – Critères de la prise de décision en situation de risque et d'incertitude
o 82 – Information privée et asymétrique
o 83 – Recherche ; formation ; information et connaissance
o 84 – Attentes ; spéculations
o 85 – Formation de réseaux
o 86 – Aspects économiques du droit des contrats
o 87 – Neuroéconomie
o 89 – Autres
 D9 – Choix intertemporel et croissance
o 90 – Généralités
o 91 – Choix intertemporel du consommateur ; modèles du cycle de vie et
épargne
o 92 – Choix intertemporel de l'entreprise et croissance, investissement ou
financement
o 99 – Autres
E – Macroéconomie et économie monétaire
 E0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Mesures et données sur le revenu national, les comptes nationaux et la
richesse
 E1 – Modèles généraux d'agrégation
o 10 – Généralités
o 11 – Modèles marxistes, de Sraffa, institutionnels et évolutionnistes
o 12 – Keynes ; modèles keynésiens ; post-keynésiens
o 13 – Macroéconomie néoclassique
o 17 – Prévision et simulation
o 19 – Autres
 E2 – Consommation, épargne, production, emploi et investissement
o 20 – Généralités
o 21 – Consommation ; épargne
o 22 – Capital ; investissement (dont les inventaires) ; capacité de production
o 23 – Production
o 24 – Emploi ; chômage ; salaires
o 25 – Facteurs agrégés de la distribution du revenu
o 26 – Économie parallèle ; économie informelle ; économie souterraine
o 27 – Prévision et simulation
o 29 – Autres
 E3 – Prix, fluctuations des affaires, cycles économiques
o 30 – Généralités
o 31 – Niveau des prix ; inflation ; déflation
o 32 – Fluctuations des affaires ; cycles économiques
o 37 – Prévision et simulation
o 39 – Autres
 E4 – Monnaie et taux d'intérêt
o 40 – Généralités
o 41 – Demande de monnaie

119
o 42 – Systèmes monétaires ; normes et régimes monétaires ; gouvernement et
système monétaire
o 43 – Détermination et structure à terme des taux d'intérêt
o 44 – Marchés financiers et Macroéconomie
o 47 – Prévision et simulation
o 49 – Autres
 E5 – Politique monétaire, banque centrale, masse monétaire et crédit
o 50 – Généralités
o 51 – Masse monétaire ; crédit et multiplicateurs de monnaie
o 52 – Politique monétaire (objectifs, instruments, effets)
o 58 – Les Banques centrales et leurs politiques
o 59 – Autres
 E6 – Élaboration de la politique macroéconomique, aspects macroéconomiques des
finances publiques, politique macroéconomique et approche générale
o 60 – Généralités
o 61 – Objectifs politiques ; conception et contenus des politiques ; coordination
des politiques
o 62 – Politique fiscale ; dépenses publiques ; investissements et finances ;
taxation
o 63 – Analyse comparée des politiques monétaires et fiscales ; stabilisation
o 64 – Politique des revenus ; politique des prix
o 65 – Études d'épisodes politiques particuliers
o 66 – Perspective générale et conditions économiques
o 69 – Autres
F – Économie internationale
 F0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Perspective générale
o 02 – Ordre économique international ; Organisations internationales non-
économiques ; intégration économique et globalisation : généralités
 F1 – Commerce
o 10 – Généralités
o 11 – Modèles néoclassiques du commerce
o 12 – Modèles d'échanges commerciaux en situation concurrence imparfaite et
économies d'échelle
o 13 – Politique commerciale ; protectionnisme ; promotion ; négociations
commerciales ; organisations internationales
o 14 – Études des échanges commerciaux par pays et par industrie
o 15 – Intégration économique
o 16 – Interactions des échanges commerciaux et du marché du travail
o 17 – Prévision et simulation des échanges commerciaux
o 18 – Commerce et environnement
o 19 – Autres
 F2 – Facteurs internationaux des échanges et affaires internationales
o 20 – Généralités
o 21 – Investissement international ; mouvements du capital à long terme
o 22 – Migration internationale
o 23 – Entreprises multinationales, affaires internationales
o 24 – Envois de fonds
o 29 – Autres

120
 F3 – Finances internationales
o 30 – Généralités
o 31 – Taux de change
o 32 – Ajustement du compte courant : mouvements de capitaux à court terme
o 33 – Accords monétaires internationaux et institutions internationales
o 34 – Problèmes internationaux de prêts et dettes
o 35 – Aide extérieure
o 36 – Aspects financiers de l'intégration économique
o 37 – Prévision et simulation des finances internationales
o 39 – Autres
 F4 – Aspects macroéconomiques du commerce international et de la finance
internationale
o 40 – Généralités
o 41 – Macroéconomie de l'économie ouverte
o 42 – Coordination de la politique internationale
o 43 – Croissance économique des économies ouvertes
o 47 – Prévision et simulation
o 49 – Autres
G – Économie financière
 G0 – Généralités
o 00 – Généralités
 G1 – Marchés financiers généraux
o 10 – Généralités
o 11 – Choix de portefeuille ; décisions d'investissement
o 12 – Prix des actifs
o 13 – Prix contingents ; prix futurs
o 14 – Information et efficacité du marché ; études de cas
o 15 – Marchés financiers internationaux
o 18 – Politiques publiques et régulation
o 19 – Autres
 G2 – Institutions et services financiers
o 20 – Généralités
o 21 – Banques ; autres institutions de dépôt ; hypothèques
o 22 – Assurance ; compagnies d'assurance
o 23 – Fonds de pension ; autres institutions financières privées
o 24 – Investissement bancaire ; capital risque ; courtage
o 28 – Politiques publiques et régulation
o 29 – Autres
 G3 – Finances et gouvernance des entreprises
o 30 – Généralités
o 31 – Budgétisation des dépenses en capital ; politique d'investissement
o 32 – Politique de financement ; structure du capital et de la propriété
o 33 – Faillite ; Liquidation
o 34 – Fusions ; acquisitions ; restructurations ; gouvernance des entreprises
o 35 – Politique de distribution des dividendes
o 38 – Politiques publiques et régulation
o 39 – Autres
H – Économie publique
 H0 – Généralités
o 00 – Généralités

121
 H1 – Structure et domaines d'action du gouvernement
o 10 – Généralités
o 11 – Structure, domaines d'action et performances du gouvernement
o 19 – Autres
 H2 – Fiscalité, subventions et revenus
o 20 – Généralités
o 21 – Efficacité ; fiscalité optimale
o 22 – Incidences de la politique de taxation
o 23 – Externalités ; effets de redistribution ; taxes et subventions
environnementales
o 24 – Impôt sur le revenu et autres impôts ou subventions ne portant pas sur les
sociétés
o 25 – Impôts sur les sociétés et subventions
o 26 – Évasion fiscale
o 27 – Autres sources de revenu
o 29 – Autres
 H3 – Politique fiscale et comportement des agents économiques
o 30 – Généralités
o 31 – Ménages
o 32 – Entreprises
o 39 – Autres
 H4 – Biens collectifs
o 40 – Généralités
o 41 – Biens collectifs
o 42 – Biens semi-collectifs
o 43 – Évaluation de projets ; taux d'escompte social
o 44 – Biens collectifs : Marchés mixtes
o 49 – Autres
 H5 – Dépenses publiques nationales et politiques afférentes
o 50 – Généralités
o 51 – Dépenses publiques et santé
o 52 – Dépenses publiques et éducation
o 53 – Dépenses publiques et programmes sociaux
o 54 – Infrastructures ; autres investissements publics et stock de capital
o 55 – Sécurité sociale et retraites
o 56 – Sécurité nationale et guerre
o 57 – Approvisionnement
o 59 – Autres
 H6 – Budget national, déficit et dette
o 60 – Généralités
o 61 – Budget ; systèmes budgétaires
o 62 – Déficit budgétaire ; excédent budgétaire
o 63 – Dette et gestion de la dette
o 68 – Prévisions budgétaires, déficit et dette
o 69 – Autres
 H7 – Gouvernement national et gouvernement régional ; relations
intergouvernementales
o 70 – Généralités
o 71 – Impôts locaux et nationaux, subventions et revenus
o 72 – Budget et dépenses nationaux et locaux

122
o 73 – Les conflits de compétence et leurs effets
o 74 – Emprunts d'État et emprunts locaux
o 75 – Gouvernement national et gouvernement régional : Santé, éducation et
aide sociale
o 76 – Gouvernement national et gouvernement régional : Infrastructures ;
Approvisionnement ; Sécurité publique ; Systèmes pénitentiaires ; Autres
catégories de dépenses
o 77 – Relations intergouvernementales ; Fédéralisme
o 79 – Autres
 H8 – Sujets divers
o 80 – Généralités
o 81 – Emprunts publics, cautions d'emprunts et crédits gouvernementaux
o 82 – Propriété publique
o 83 – Administration publique
o 87 – Questions fiscales internationales ; biens publics internationaux
o 89 – Autres
I – Santé, éducation et programmes sociaux
 I0 – Généralités
o 00 – Généralités
 I1 – Santé
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse du marché des soins de santé
o 12 – Production en matière de santé : nutrition, mortalité, morbidité, abus de
substances toxiques et toxicomanie, handicaps et comportement économique
o 18 – Politique de la santé ; régulation ; santé publique
o 19 – Autres
 I2 – Éducation
o 20 – Généralités
o 21 – Étude du système éducatif
o 22 – Financement de l'éducation
o 23 – Établissements d'enseignement supérieur et de recherche
o 28 – Politiques publiques
o 29 – Autres
 I3 – Programmes sociaux et pauvreté
o 30 – Généralités
o 31 – État-providence ; besoins fondamentaux ; niveau de vie ; qualité de vie ;
bonheur
o 32 – Mesures et analyses de la pauvreté
o 38 – Politiques publiques ; allocation et effets des programmes sociaux
o 39 – Autres
J – Économie du travail et démographie économique
 J0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Économie du travail : Généralités
o 08 – Politique de l'économie du travail
 J1 – Démographie économique
o 10 – Généralités
o 11 – Tendances et prévisions démographiques
o 12 – Mariage ; divorce ; structure familiale
o 13 – Fertilité ; planning familial ; enfants ; aide à l'enfance ; jeunesse

123
o 14 – Économie des personnes âgées ; économie des personnes handicapées
o 15 – Économie des minorités et des races ; discrimination hors de l'emploi
o 16 – Économie des genres ; discrimination hors de l'emploi
o 17 – Valeur de la vie ; perte de gain
o 18 – Politiques publiques
o 19 – Autres
 J2 – Répartition du temps, comportement au travail, détermination création de
l'emploi ; capital humain
o 20 – Généralités
o 21 – Main d'œuvre et emploi, taille et structure du marché du travail
o 22 – Répartition du temps et offre de main d'œuvre
o 23 – Détermination de l'emploi ; création d'emplois ; demande de travail ;
travail indépendant
o 24 – Capital humain ; compétences ; choix professionnels ; productivité au
travail
o 26 – Retraite ; politiques de retraite
o 28 – Sécurité ; accidents du travail ; santé dans l'industrie ; satisfaction au
travail et politiques liées à ces questions
o 29 – Autres
 J3 – Salaires, rémunération, coûts du travail
o 30 – Généralités
o 31 – Niveau et structure des salaires ; compétences, formation, fonction, etc.
comme variables salariales
o 32 – Coûts et bénéfices du travail non rémunéré ; pensions privées
o 33 – Programmes d'indemnisation ; méthodes de paiement
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
 J4 – Marchés particuliers de travail
o 40 – Généralités
o 41 – Contrats : capital humain spécifique, modèles d'appariement, modèles du
salaire d'efficience et marchés internes du travail
o 42 – Monopsone ; marchés du travail segmentés
o 43 – Marchés du travail agricole
o 44 – Marchés du travail professionnel et emplois
o 45 – Marchés du travail dans le secteur public
o 48 – Politiques publiques
o 49 – Autres
 J5 – Relations sociales, syndicats et négociations collectives
o 50 – Généralités
o 51 – Syndicats : objectifs, structure et résultats
o 52 – Résolution des conflits : grève, arbitrage et médiation ; négociations
collectives
o 53 – Relations sociales ; jurisprudence du travail
o 54 – Coopératives de producteurs ; entreprises gérées par les salariés
o 58 – Politiques publiques
o 59 – Autres
 J6 – Mobilité, chômage et emplois vacants
o 60 – Généralités
o 61 – Mobilité géographique du travail ; travailleurs immigrés
o 62 – Mobilité professionnelle et intergénérationnelle

124
o 63 – Renouvellement du personnel ; emplois vacants ; licenciements
o 64 – Chômage : modèles, durée, incidences et recherche d'emploi
o 65 – Assurance chômage ; indemnités de départ ; fermetures d'usines
o 68 – Politiques publiques
o 69 – Autres
 J7 – Discrimination dans l'emploi
o 70 – Généralités
o 71 – Discrimination
o 78 – Politiques publiques
o 79 – Autres
 J8 – Normes du travail : nationales et internationales
o 81 – Conditions de travail
o 82 – Composition de la main d'œuvre
o 83 – Droit des travailleurs
o 88 – Politiques publiques
o 89 – Autres
K – Droit et économie
 K0 – Généralités
o 00 – Généralités
 K1 – Domaines de base du droit
o 10 – Généralités
o 11 – Droit de propriété
o 12 – Droit des contrats
o 13 – Droit civil et responsabilité du fait des produits
o 14 – Droit pénal
o 19 – Autres
 K2 – Régulation et droit des affaires
o 20 – Généralités
o 21 – Loi antitrust
o 22 – Droits des sociétés et des titres
o 23 – Industries réglementées et droit administratif
o 29 – Autres
 K3 – Autres domaines importants du droit
o 30 – Généralités
o 31 – Droit du travail
o 32 – Droit de l'environnement, de la santé et de la sécurité
o 33 – Droit international
o 34 – Droit fiscal
o 35 – Loi sur les faillites
o 36 – Droit familiale et droit des personnes physiques
o 39 – Autres
 K4 – Procédures légales, système légal et comportement illégal
o 40 – Généralités
o 41 – Règlement des conflits
o 42 – Comportement illégal et mise en application de la loi
o 49 – Autres
L – Organisation industrielle
 L0 – Généralités
o 00 – Généralités
 L1 – Stratégie de l'entreprise ; structure et performance du marché

125
o 10 – Généralités
o 11 – Production, formation des prix et structure du marché ; distribution par
taille des entreprises
o 12 – Monopoles ; stratégies de monopolisation
o 13 – Oligopoles et autres marchés imparfaits
o 14 – Relations transactionnelles ; contrats et réputation ; réseaux
o 15 – Information et qualité du produit ; standardisation et compatibilité
o 16 – Organisation industrielle et Macroéconomie ; structure industrielle
macroéconomique ; indices des prix des produits industriels
o 17 – Produits open source et leurs marchés
o 19 – Autres
 L2 – Objectifs, organisation et comportement de l'entreprise
o 20 – Généralités
o 21 – Objectifs commerciaux de l'entreprise
o 22 – Organisation de l'entreprise et structure de marché : marchés vs
hiérarchies ; intégration verticale ; conglomérats
o 23 – Organisation de la production
o 24 – Sous-traitance de services publics en secteur privé ; coentreprises ;
licences technologiques
o 25 – Performance de l'entreprise : taille, âge, bénéfice, chiffre d'affaires et
vente
o 26 – Entrepreneuriat
o 29 – Autres
 L3 – Organisations à but non lucratif et entreprises publiques
o 30 – Généralités
o 31 – Institutions à but non lucratif ; Organisations non gouvernementales
(ONG)
o 32 – Entreprises publiques
o 33 – Comparaison entre entreprises publiques et privées ; privatisation ; sous-
traitance de services publics en secteur privé ; externalisation
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
 L4 – Politique antitrust
o 40 – Généralités
o 41 – Monopolisation ; pratiques contre la compétition horizontale
o 42 – Restrictions verticales ; imposition du prix de revente ; escompte de
quantité
o 43 – Monopoles légaux et régulation ou dérégulation
o 44 – Politique antitrust et entreprises publiques, institutions à but non lucratif
et organisations professionnelles
o 49 – Autres
 L5 – Régulation et politique industrielle
o 50 – Généralités
o 51 – Économie de la régulation
o 52 – Politique industrielle ; méthodes de planification sectorielle
o 53 – Aide publique aux entreprises
o 59 – Autres
 L6 – Études sectorielles : l'industrie de transformation
o 60 – Généralités
o 61 – Métaux et produits métalliques ; ciment ; verre ; céramique

126
o 62 – Automobiles ; autres industries de transport
o 63 – Microélectronique ; ordinateurs ; équipements de communication
o 64 – Autres machines ; équipements pour le secteur des affaires ; armement
o 65 – Produits chimiques ; caoutchouc ; produits pharmaceutiques ;
biotechnologie
o 66 – Alimentation ; boissons ; cosmétiques ; tabac
o 67 – Autres produits de consommation non durables : vêtements, textiles,
chaussures et cuir
o 68 – Appareils ; autres produits de consommation durable
o 69 – Autres
 L7 – Études sectorielles : produits primaires et construction
o 70 – Généralités
o 71 – Industries minières, d'extraction et de raffinage : hydrocarbures
o 72 – Industries minières, d'extraction et de raffinage : autres ressources non
renouvelables
o 73 – Produits forestiers : bois et papier
o 74 – Industrie de la construction
o 78 – Politiques publiques
o 79 – Autres
 L8 – Études sectorielles : services
o 80 – Généralités
o 81 – Commerce de détail et de gros ; entrepôts ; commerce électronique
o 82 – Industrie du spectacle ; médias (arts du spectacle, arts visuels, radio,
télévision, édition, etc.)
o 83 – Sports ; jeux ; loisirs ; tourisme
o 84 – Services personnels, professionnels et aux entreprises
o 85 – Services immobiliers
o 86 – Services d'information et internet ; logiciels informatiques
o 87 – Services postaux et de livraison
o 88 – Politiques publiques
o 89 – Autres
 L9 – Études sectorielles : transport et services publics
o 90 – Généralités
o 91 – Transport : généralités
o 92 – Chemin de fer et autres moyens de transport de surface : automobiles,
autobus, camions ; navires ; ports
o 93 – Transport aérien
o 94 – Services de l'électricité
o 95 – Services du gaz ; oléoducs ; services de l'eau
o 96 – Télécommunications
o 97 – Services publics : généralités
o 98 – Politiques publiques
o 99 – Autres
M – Administration des affaires et économie des affaires ; marketing ; comptabilité
 M0 – Généralités
o 00 – Généralités
 M1 – Administration des affaires
o 10 – Généralités
o 11 – Gestion de la production
o 12 – Gestion des ressources humaines

127
o 13 – Fondations d'entreprises
o 14 – Culture d'entreprise ; responsabilité sociale
o 19 – Autres
 M2 – Économie des affaires
o 20 – Généralités
o 21 – Économie des affaires
o 29 – Autres
 M3 – Marketing et publicité
o 30 – Généralités
o 31 – Marketing
o 37 – Publicité
o 39 – Autres
 M4 – Comptabilité et audit
o 40 – Généralités
o 41 – Comptabilité
o 42 – Audit
o 49 – Autres
 M5 – Économie du personnel
o 50 – Généralités
o 51 – Politique d'emploi de l'entreprise ; promotion (embauches, licenciements,
renouvellement du personnel, travailleurs à temps partiel, intérimaires,
ancienneté)
o 52 – Les bonifications, méthodes de bonification et leurs répercussions (stock
options, salaires indirects, incitations, programmes d'aide aux familles,
ancienneté)
o 53 – Stage
o 54 – Gestion de l'organisation du travail (formation d'équipe, organisation et
répartition du travail, tâches et autorité, satisfaction au travail)
o 55 – Dispositifs de contrats de travail : externalisation ; franchises ; autres
o 59 – Autres
N – Histoire économique
 N0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Développement de la discipline : aspects historiographiques ; sources et
méthodes
 N1 – Macroéconomie et économie monétaire ; croissance et fluctuations économiques
o 10 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 11 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 12 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 13 – L'Europe avant 1913
o 14 – L'Europe après 1913
o 15 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 16 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 17 – L'Afrique et l'Océanie
 N2 – Marchés financiers et institutions financières
o 20 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 21 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 22 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 23 – L'Europe avant 1913
o 24 – L'Europe après 1913

128
o 25 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 26 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 27 – L'Afrique et l'Océanie
 N3 – Travail et consommateurs, démographie, éducation, revenu et richesse
o 30 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 31 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 32 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 33 – L'Europe avant 1913
o 34 – L'Europe après 1913
o 35 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 36 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 37 – L'Afrique et l'Océanie
 N4 – Gouvernement, guerre, législation et régulation
o 40 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 41 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 42 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 43 – L'Europe avant 1913
o 44 – L'Europe après 1913
o 45 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 46 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 47 – L'Afrique et l'Océanie
 N5 – Agriculture, ressources naturelles, environnement et industries extractives
o 50 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 51 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 52 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 53 – L'Europe avant 1913
o 54 – L'Europe après 1913
o 55 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 56 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 57 – L'Afrique et l'Océanie
 N6 – Industrie de transformation et secteur de la construction
o 60 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 61 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 62 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 63 – L'Europe avant 1913
o 64 – L'Europe après 1913
o 65 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 66 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 67 – L'Afrique et l'Océanie
 N7 – Transport, commerce national et international, énergie, technologie et autres
services
o 70 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 71 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 72 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 73 – L'Europe avant 1913
o 74 – L'Europe après 1913
o 75 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 76 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 77 – L'Afrique et l'Océanie
 N8 – Histoire des micro-entreprises

129
o 80 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 81 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 82 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 83 – L'Europe avant 1913
o 84 – L'Europe après 1913
o 85 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 86 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 87 – L'Afrique et l'Océanie
 N9 – Histoire de l'économie urbaine et régionale
o 90 – Généralités, situation internationale ou études comparées
o 91 – Les États-Unis et le Canada avant 1913
o 92 – Les États-Unis et le Canada après 1913
o 93 – L'Europe avant 1913
o 94 – L'Europe après 1913
o 95 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 96 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 97 – L'Afrique et l'Océanie
O – Développement économique, avancées technologiques et croissance
 O1 – Développement économique
o 10 – Généralités
o 11 – Analyses macroéconomiques du développement économique
o 12 – Analyses microéconomiques du développement économique
o 13 – Agriculture ; ressources naturelles ; énergie ; environnement et autres
matières premières
o 14 – Industrialisation ; industries de transformation et de services ; choix
technologiques
o 15 – Ressources humaines ; développement humain ; distribution des revenus ;
migration
o 16 – Marchés financiers ; épargne et investissement en capital
o 17 – Secteurs formels et informels ; économie parallèle ; arrangements
institutionnels : aspects juridiques, sociaux, économiques et politiques
o 18 – Analyses régionales, urbaines et rurales
o 19 – Relations internationales en matière de développement, rôle des
organisations internationales
 O2 – Politique et planification du développement
o 20 – Généralités
o 21 – Modèles de planification ; politique de planification
o 22 – Analyse de projets
o 23 – Politiques fiscales et monétaires pour le développement
o 24 – Politique commerciale ; politique de mobilité des facteurs ; politique de
taux de change
o 25 – Politique industrielle
o 29 – Autres
 O3 – Avancées technologiques ; recherche et développement (R&D)
o 30 – Généralités
o 31 – Innovations et inventions : processus et incitations
o 32 – Gestion des innovations technologiques et de la recherche et du
développement
o 33 – Changement technologique : choix et conséquences ; processus de
diffusion

130
o 34 – Droits de propriété intellectuelle : enjeux nationaux et internationaux
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
 O4 – Croissance économique et productivité agrégée
o 40 – Généralités
o 41 – Modèles de croissance à un ou deux secteurs et multisectorielle
o 42 – Modèles de croissance monétaire
o 43 – Institutions et croissance
o 47 – Mesure de la croissance économique ; productivité globale
o 49 – Autres
 O5 – Études économiques par pays
o 50 – Généralités
o 51 – Les États-Unis et le Canada
o 52 – L'Europe
o 53 – L'Asie y compris le Moyen-Orient
o 54 – L'Amérique latine et les Caraïbes
o 55 – L'Afrique
o 56 – L'Océanie
o 57 – Études comparatives par pays
P – Systèmes économiques
 P0 – Généralités
o 00 – Généralités
 P1 – Systèmes capitalistes
o 10 – Généralités
o 11 – Planification, coordination et réforme
o 12 – Entreprises capitalistes
o 13 – Coopératives
o 14 – Droits de propriété
o 16 – Économie politique
o 17 – Performance et perspectives
o 19 – Autres
 P2 – Systèmes socialistes et économies en transition
o 20 – Généralités
o 21 – Planification, coordination et réforme
o 22 – Prix
o 23 – Marchés des facteurs de production ; études industrielles ; population
o 24 – Revenu national, production et dépenses ; monnaie ; inflation
o 25 – Économie urbaine, rurale et régionale ; logement ; transport
o 26 – Économie politique ; Droits de propriété
o 27 – Performance et perspectives
o 28 – Ressources naturelles ; énergie ; environnement
o 29 – Autres
 P3 – Institutions socialistes et leurs transitions
o 30 – Généralités
o 31 – Institutions socialistes et leurs transitions
o 32 – Collectivités ; communes ; agriculture
o 33 – Commerce international, finances, investissement et aide
o 34 – Économie financière
o 35 – Économie publique

131
o 36 – Économie du consommateur ; santé, éducation, programmes sociaux et
pauvreté
o 37 – Institutions juridiques ; comportement illégal
o 39 – Autres
 P4 – Autres systèmes économiques
o 40 – Généralités
o 41 – Planification, coordination et réforme
o 42 – Entreprises de production ; marchés des facteurs de production ; prix ;
population
o 43 – Économie publique ; économie financière
o 44 – Revenu national, production et dépenses ; monnaie ; inflation
o 45 – Commerce international, finances, investissement et aide
o 46 – Économie du consommateur ; programmes sociaux et pauvreté
o 47 – Performance et perspectives
o 48 – Économie politique ; institutions juridiques ; droits de propriété
o 49 – Autres
 P5 – Systèmes économiques comparés
o 50 – Généralités
o 51 – Analyse comparative de systèmes économiques
o 52 – Études comparées d'économies particulières
o 59 – Autres
Q – Économie des ressources naturelles et de l'agriculture ; économie de l'environnement et
de l'écologie
 Q0 – Généralités
o 00 – Généralités
o 01 – Développement durable
 Q1 – Agriculture
o 10 – Généralités
o 11 – Analyse de l'offre et de la demande globale ; prix
o 12 – Micro-analyse des entreprises agricoles, des foyers d'agriculteurs et des
marchés des intrants agricoles
o 13 – Marchés agricoles et marketing ; coopératives ; industrie agro-alimentaire
o 14 – Finances agricoles
o 15 – Propriété et occupation de la terre ; réforme agraire ; exploitation de la
terre ; irrigation
o 16 – Recherche et développement ; technologie agricole ; services de
développement agricole
o 17 – L'agriculture dans le commerce international
o 18 – Politique agricole ; politique alimentaire
o 19 – Autres
 Q2 – Ressources renouvelables et leur conservation
o 20 – Généralités
o 21 – Offre et demande
o 22 – Pêche ; aquaculture
o 23 – Sylviculture
o 24 – Les sols
o 25 – Eau
o 26 – Aspects récréatifs des ressources naturelles
o 28 – Politiques publiques
o 29 – Autres

132
 Q3 – Ressources non renouvelables et leur conservation
o 30 – Généralités
o 31 – Offre et demande
o 32 – Ressources épuisables et développement économique
o 34 – Ressources naturelles et conflits internes et internationaux
o 33 – Le boom des ressources
o 38 – Politiques publiques
o 39 – Autres
 Q4 – Énergie
o 40 – Généralités
o 41 – Offre et demande
o 42 – Énergies de substitution
o 43 – Énergie et Macroéconomie
o 48 – Politiques publiques
o 49 – Autres
 Q5 – Économie de l'environnement
o 50 – Généralités
o 51 – Évaluation des effets sur l'environnement
o 52 – Coûts de contrôle de la pollution ; effets de répartition ; effets sur l'emploi
o 53 – Pollution de l'air ; pollution de l'eau ; bruit ; déchets dangereux ; recyclage
des déchets solides
o 54 – Climat ; catastrophes naturelles
o 55 – Innovations technologiques
o 56 – Environnement et développement ; environnement et commerce ;
développement durable ; comptabilité environnementale
o 57 – Économie de l'écologie : services des écosystèmes ; préservation de la
biodiversité ; bioéconomie
o 58 – Politiques publiques
o 59 – Autres
R – Économie Communautaire
 R0 – Généralités
o 00 – Généralités
 R1 – Économie régionale : généralités
o 10 – Généralités
o 11 – Activité de l'économie régionale : analyse de la croissance, du
développement et des changements
o 12 – Taille et organisation spatiale de l'activité économique régionale ;
commerce interrégional
o 13 – Analyse de l'équilibre général et de santé économique des économies
régionales
o 14 – Modèles de l'utilisation des sols
o 15 – Modèles économétriques des Input et Output ; autres modèles
o 19 – Autres
 R2 – Analyse des ménages
o 20 – Généralités
o 21 – Demande de logements
o 22 – Autre demande
o 23 – Migration régionale ; marchés du travail régionaux ; population
o 29 – Autres
 R3 – Analyse de la production et localisation des entreprises

133
o 30 – Généralités
o 31 – Offre de logements et marchés immobiliers
o 32 – Autres analyses des prix et de la production
o 33 – Marchés des terres non agricoles et non résidentielles
o 34 – Analyse de la demande d'input
o 38 – Politiques publiques ; politique de régulation
o 39 – Autres
 R4 – Systèmes de transport
o 40 – Généralités
o 41 – Transports : demande ; offre ; saturation ; sécurité et accidents
o 42 – Analyses des investissements publics et privés
o 48 – Politique des prix ; politiques de régulation
o 49 – Autres
 R5 – Analyse du gouvernement régional
o 50 – Généralités
o 51 – Les finances des économies urbaines et rurales
o 52 – Utilisation du sol et autres réglementations
o 53 – Analyse de l'emplacement des services publics ; investissements publics
et réserve de capital
o 58 – Politique de développement régional
o 59 – Autres
Y – Catégories divers
 Y1 – Tableaux et graphiques
o 10 – Tableaux et graphiques
 Y2 – Introductions et préfaces
o 20 – Introductions et préfaces
 Y3 – Comptes rendus de livre
o 30 – Comptes rendus de livre
 Y4 – Thèses
o 40 – Thèses
 Y5 – D'autre lecture
o 50 – D'autre lecture
 Y6 – Extraits
o 60 – Extraits
 Y8 – Disciplines connexes
o 80 – Disciplines connexes
 Y9 – Autres
o 90 – Autres
Z – Autres sujets particuliers
 Z0 – Généralités
o 00 – Généralités
 Z1 – Économie de la culture
o 10 – Généralités
o 11 – Économie des arts et de la littérature
o 12 – Religion
o 13 – Normes sociales et capital social ; réseaux de sociabilité
o 19 – Autres

134
Annexe 2 : Citer les sources selon les normes de l'APA, 7e édition

Notes préliminaires
Ordre de présentation.
La liste de références doit être présentée dans une liste intégrée, sur une page séparée à la fin,
selon l'ordre alphabétique des noms d'auteurs. Il n'y a pas de séparation par type de
document. Les documents d'un même auteur sont classés par ordre croissant d'année de
publication. Pour les documents d'un même auteur et d'une même année, les dates qui
comprennent seulement une année sont présentées avant les dates plus spécifiques, et les dates
spécifiques sont classées par ordre chronologique. Si deux références ont exactement le même
auteur et la même date, il faut alors les classer par ordre alphabétique des titres.
Présentation de la date.
Les formes généralement acceptées pour la date de publication sont les suivantes :
- (2019).
- (2019, novembre).
- (2019, 16 novembre).
- (2019, automne).
- (s. d.).

Alinéa.
L'APA requiert d'insérer un alinéa (i.e. une tabulation) d'environ 1 cm au début de la
deuxième ligne et des lignes subséquentes de chaque référence. À cause de contraintes
techniques, ces retraits ne sont pas présents dans les modèles ci-dessous.
Majuscules et minuscules.
Pour les références en anglais, on ne met pas en majuscule la première lettre de chaque mot
significatif d'un titre. Seule la première lettre du titre (et du sous-titre, si applicable) est en
majuscule. S'il s'agit d'un ouvrage en français, seule la première lettre du titre sera en
majuscule; la première lettre du sous-titre demeure en minuscule. La seule exception concerne
les titres de revues en anglais, qui conservent la plupart du temps la première lettre de chaque
mot significatif en majuscule.
Deux-points.
En français, les règles d’usage sont à l’effet que le deux-points est précédé et suivi d’une
espace, alors qu’en anglais il n’est pas précédé d’une espace. Ainsi, lorsque l’on cite un
document en français qui possède un titre et un sous-titre, on mettra une espace avant le deux-

135
points, comme ceci : Psychiatrie : approche intégrative. Par contre, lorsqu’on cite un
document en anglais, on respectera les règles de ponctuation en usage dans cette langue, et on
ne mettra pas d’espace avant le deux-points, comme ceci : Abnormal psychology: An
introduction.
1. Articles
1.1 Article de périodique avec DOI (Digital Object Identifier)
Auteur, A., Auteur, B. et Auteur, C. (année). Titre de l'article. Titre du périodique,
volume(numéro), xxx-yyy. DOI
Raymond, C., Marin, M.-F., Juster, R.-P. et Lupien, S. J. (2019). Should we suppress or
reappraise our stress?: The moderating role of reappraisal on cortisol reactivity and recovery
in healthy adults. Anxiety, Stress, & Coping, 32(3), 286‑297.
https://doi.org/10.1080/10615806.2019.1596676
Voon, V., Mole, T. B., Banca, P., Porter, L., Morris, L., Mitchell, S., Lapa, T. R., Karr, J.,
Harrison, N. A., Potenza, M. N. et Irvine, M. (2014). Neural correlates of sexual cue reactivity
in individuals with and without compulsive sexual behaviours. PLoS ONE, 9(7), article
e102419. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0102419
1.2 Article sans DOI (papier ou provenant d'une base de données)
Préfontaine, I. et Lanovaz, M. J. (2017). Intervention psychosociale en autisme : examen de la
portée de la littérature francophone. Revue de psychoéducation, 46(2), 301-312.

Tremblay, O. et Turgeon, E. (2019). Collaboration dans les cercles d’auteurs : pistes pour
travailler la planification. Vivre le primaire, 32(1), 11-13.
1.3 Article comprenant plus de 20 auteurs
Musial, T. F., Molina-Campos, E., Bean, L. A., Ybarra, N., Borenstein, R., Russo, M. L.,
Buss, E. W., Justus, D., Neuman, K. M., Ayala, G. D., Mullen, S. A., Voskobiynyk, Y.,
Tulisiak, C. T., Fels, J. A., Corbett, N. J., Carballo, G., Kennedy, C. D., Popovic, J., Ramos-
Franco, J.,... Nicholson, D. A. (2018). Store depletion-induced h-channel plasticity rescues a
channelopathy linked to Alzheimer’s disease. Neurobiology of Learning and Memory, 154,
141-157. https://doi.org/10.1016/j.nlm.2018.06.004
Note : Jusqu’à 20 auteurs, mentionner tous les noms d’auteur dans la référence. À partir de 21
auteurs, inscrire les 19 premiers, suivi de points de suspension ( . . . ) puis du dernier auteur
cité.

1.4 Prépublication en ligne avec DOI

136
Perry, N. S., Nelson, K. M. et Carey, M. P. (2019). Diversity of psychosocial syndemic
indicators and associations with sexual behavior with male and female partners among early
adolescent sexual minority males. LGBT Health. Prépublication.
https://doi.org/10.1089/lgbt.2019.0113
1.5 Article sous presse
Rouleau, N. (sous presse). Manifestations cliniques des dysfonctions attentionnelles chez
l'enfant. Revue québécoise de psychologie.
1.6 Article de magazine (papier et en ligne)
ambert, P. (2019, octobre). Pourquoi ne se sent-on pas toujours responsable de ses actes? La
recherche, 552, 63-66.
Caron, J., Parent, S., Adams, G. et Gagné, A. (2022, mars). Des outils numériques favorisant
la collaboration interorganisationnelle et intersectorielle. InspirAction, 5, 58-68.
https://5b8a568e-69bd-4e14-98fd-eab3f3edf558.filesusr/agd.pdf
Cordonnier, M.-N. (2019, 21 septembre). Avoir une signature biologique de la présence de
lésions ne signifie pas que l’on va développer la maladie d’Alzheimer. Pour la science.
https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/ avoir-une-signature-biologique-de-la-
presence-de-lesions-ne-signifie-pas-que-l-on-va-developper-la-maladie-d-alzheimer-
17934.php
1.7 Article de journal (quotidien) (papier et en ligne)
Boutros, M. (2019, 27 mai). Sonder les profondeurs du cerveau. Le Devoir, A4.
Leduc, L. (2019, 5 novembre). DPJ : les enfants risquent d’être traumatisés de nouveau par le
système. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/2019-11-05/dpj-les-enfants-risquent-d-
etre-traumatises-de-nouveau-par-le-systeme
2. Livres et chapitres de livres
2.1 Livre

Auteur, A. (année). Titre du livre (xe éd., vol. y). Maison d'édition.
Lemaire, P. et Didierjean, P. (2018). Introduction à la psychologie cognitive (3e éd.). De
Boeck Supérieur.
Lebovici, S., Diatkine, R. et Soulé, M. (2004). Nouveau traité de psychiatrie de l'enfant et de
l'adolescent (2e éd., vol. 4). Presses universitaires de France.
2.2 Livre (publié sous la direction de)
Golse, B. (dir.). (2015). Le développement affectif et cognitif de l'enfant (5e éd.). Elsevier
Masson.

137
Note : la mention (dir.) peut être utilisée en position d'auteur pour préciser le rôle de directeur
scientifique. Cela est particulièrement utile pour alléger les références d'ouvrages ayant une
longue liste de contributeurs, souvent avec des niveaux de responsabilité variés (révision
technique, correction, mise en forme, etc.).
2.3 Livre (traduction française)

Auteur, A. (année). Titre du livre (traduit par A. Traducteur; xe éd., vol. x). Maison d'édition.
Boyd, D. et Bee, H. (2017). Les âges de la vie (adapté par J. Andrews, C. Lord et F. Gosselin;
5e éd.). Pearson; Éditions du Renouveau Pédagogique.
Berg, J. M., Tymoczko, J. L. et Stryer, L. (2008). Biochimie (traduit par M. Darmon; 6e éd.).
Médecine-Sciences Flammarion.
Note : Pour les livres traduits, on cite l'auteur original de l'oeuvre en combinaison avec le titre,
la date de publication et la maison d'édition de la traduction. L'édition (si applicable) ainsi que
les mentions de responsabilité liées à la traduction ou l'adaptation s'insèrent entre parenthèses
à la suite du titre.

2.4 Livre électronique


Beattie, G. et Andrew, W. E. (2017). The psychology of language and communication.
Routledge.
https://doi.org/10.4324/9781315187198
Lefrançois, P., Laurier, M. D., Lazure, R. et Claing, R. (2008). Évaluation de l'efficacité des
mesures visant l'amélioration du français écrit du primaire à l'université : suivi de la situation
liguistique. Office québécois de la langue française.
https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/46896
2.5 DSM (Diagnostic and statistical manual of mental disorders)
American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental
disorders DSM-5 (5e éd.). https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425596
American Psychiatric Association. (2015). DSM-5 : manuel diagnostique et statistique des
troubles mentaux (traduit par J.-D. Guelfi et M.-A. Crocq; 5e éd.). Elsevier Masson.
2.6 Chapitre de livre
Auteur, A. (année). Titre du chapitre. Dans A. Directeur et B. Directeur (dir.), Titre du livre
(xe éd., vol. x, p. xx-yy). Maison d'édition.
Chouchena, O., Soulé, M. et Noël, J. (2004). Les grands-parents dans la dynamique normale
ou pathologique des enfants. Dans S. Lebovici, R. Diatkine et M. Soulé (dir.), Nouveau traité

138
de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (2e éd., vol. 4, p. 2633-2660). Presses
universitaires de France.
Note : L'APA permet de citer des chapitres seulement lorsque ces chapitres ont été signés par
des auteurs différents et publiés sous la supervision d'un directeur scientifique. Lorsque les
chapitres ne sont pas signés individuellement, il faut plutôt utiliser la forme générale pour les
livres (2.1.). Il est alors possible de préciser, dans la citation, la page d'où provient l'idée ou
l'extrait, comme ceci : (Pervin et John, 2005, p. 56).

3. Rapports de recherche et publications gouvernementales (disponibles en ligne)


3.1 Rapport de recherche (et autres documents PDF autonomes)
Auteur, A., Auteur, B. et Auteur, C. (date). Titre (publication no xxxx [si disponible]).
Éditeur. DOI ou URL
Paquette, G., Bergeron, M., Lemieux, S., Castonguay-Khounsombath, S. et Prévost-Lemire,
M. (2018). Violences sexuelles en milieu universitaire : résultats de l’enquête sexualité,
sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU) pour l'Université de Sherbrooke.
Université de Sherbrooke. https://chairevssmes.uqam.ca/wp-
content/uploads/sites/124/ESSIMU_rapport_UdeS-1.pdf
Note : Si l'auteur et l'éditeur sont les mêmes, inscrire l'information seulement à la position
d'auteur.
3.2 Publication gouvernementale
Organisme identifié comme auteur
Nom du ministère ou de l'organisme. (date). Titre (publication no xxxx [si disponible]).
Éditeur [si différent de l'auteur]. DOI ou URL
Agence de la santé publique du Canada. (2016, mai). Rapport du système canadien de
surveillance des maladies chroniques : les troubles anxieux et de l’humeur au Canada, 2016
(publication no HP35-70/2016F-PDF).
http://publications.gc.ca/collections/collection_2016/aspc-phac/HP35-70-2016-fra.pdf
Personne identifiée comme auteur
Auteur, A. (date). Titre (publication no xxxx [si disponible]). Éditeur. DOI ou URL
Tessier, C. et Comeau, L. (2017, mars). Le développement des enfants et des adolescents dans
une perspective de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire (publication no
2243). Institut national de santé publique du Québec.
https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/
2243_developpement_promotion_prevention_contexte_scolaire.pdf

139
3.3 Publication de Statistique
Conroy, S., Burczycka, M. et Savage, L. (2019, 12 décembre). La violence familiale au
Canada : un profil statistique, 2018 (publication no 85-002-X). Statistique Canada.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/fr/pub/85-002-x/2019001/article/00018-
fra.pdf?st=f2JIBymZ
Note : Lorsqu'une personne est identifiée comme auteur dans un document produit par
Statistique Canada, inscrire ce nom comme auteur. Dans le cas contraire, inscrire Statistique
Canada comme auteur et omettre cette information à la position de l'éditeur.
4. Dictionnaires et encyclopédies
4.1 Entrée rédigée par un auteur identifié (papier)
Auteur, A. (année). Entrée consultée. Dans A. Directeur et B. Directeur (dir.), Titre de
l'ouvrage (vol. x, p. xxx-yyy). Éditeur.
Halmi, K. A. (2001). Anorexia nervosa. Dans W. Craighead et C. Nemeroff (dir.), The
Corsini encyclopedia of psychology and behavioral science (vol. 1, p. 110-111). Wiley.
4.2 Entrée anonyme (papier)
Anorexie mentale. (1999). Dans H. Bloch (dir.), Grand dictionnaire de la psychologie (p. 61-
62). Larousse-Bordas.
4.3 Entrée rédigée par un auteur identifié (en ligne)

Haferkamp, N. et Eimler, S. C. (2014). Social Media. Dans W. Donsbach (dir.), The


international encyclopedia of communication. Wiley.
https://doi.org/10.1002/9781405186407.wbiecs133.pub2
4.4 Entrée rédigée par un auteur identifié, sans date (en ligne)
Brunn, A. (s. d.). Rhétorique, notion de. Dans Encyclopædia Universalis.
http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/rhetorique-notion-de/
4.5 Entrée anonyme, sans date (en ligne)
Identité. (s. d.). Dans Dictionnaire Larousse en ligne.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/identit%c3%a9/41420?q=identite#41315
4.6 Entrée dans Wikipédia et autres wikis
Entrée consultée. (date). Dans Wikipédia. URL
Expérience de Milgram. (2019, 8 octobre). Dans Wikipédia.
https://fr.wikipedia.org/w/index.phptitle=Expérience_de_Milgram&oldid=163356935
Note : La date doit correspondre à la date de publication de la version consultée et non la date
à laquelle la page a été consultée. Pour citer l'URL de la version archivée d'un article sur

140
Wikipédia, sélectionner « Voir l’historique », et cliquer sur l'heure et la date de la version
consultée.
5. Mémoires et thèses
5.1 Mémoire ou thèse repéré sur le Web ou dans un dépôt institutionnel
Auteur, A. (année). Titre [thèse de doctorat, nom de l'université]. Nom du dépôt. URL
Rioux, C. (2018). De la sensibilité différentielle à la diathèse-stress dans la prédiction de la
consommation de substances à l’adolescence : interactions entre l’environnement familial et
le tempérament au cours du développement [thèse de doctorat, Université de Montréal].
Papyrus. https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/21164/ Rioux_Charlie
_2018 _these.pdf
5.2 Mémoire ou thèse repéré dans Proquest Dissertations & Theses Global

Hamilton, E. (2015). Open for reporting: An exploration of open data and journalism in
Canada (publication no 1604462) [mémoire de maîtrise, University of Toronto]. ProQuest
Dissertations and Theses Global.
Note : Le numéro qui doit apparaitre est le numéro d'identification fourni par ProQuest.

5.3 Mémoire ou thèse sur support papier


Lacroix, M. (2001). Fidélité et validité d'un questionnaire de processus décisionnel appliqué à
l'abandon scolaire [mémoire de maîtrise inédit]. Université de Montréal.
Taillefer, S. S. (2005). Composantes psychologiques et cognitives du syndrome de fatigue
chronique [thèse de doctorat inédite]. Université de Montréal.
6. Communications présentées à des congrès
Les comptes rendus (« proceedings ») peuvent avoir été publiés sous différentes formes :
article, livre, chapitre de livre. Ils seront alors cités comme tel, en suivant le modèle
correspondant. Si les comptes rendus sont disponibles en ligne mais qu'ils ne correspondent à
aucun des formats précédents, ou encore s'ils n'ont pas été publiés officiellement, on utilisera
les modèles suivants :
6.1 Communication orale ou par affiche
Auteur, A. (date). Titre de la communication [communication orale ou communication par
affiche]. Nom de la conférence, Lieu. DOI ou URL
Gross, M., Giroux, M. et Brunet, L. (2019, 27-31 mai). Analyse comparée franco-québécoise
du droit applicable aux couples de parents de même sexe à la lumière de données qualitatives

141
recueillies auprès de familles françaises vivant au Québec [communication orale]. 87e
congrès de l'ACFAS, Gatineau, QC, Canada.
https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/87/400/411/c

6.2 Contribution à un symposium (sous la responsabilité d'un président de conférence «


chairperson »)
Auteur, A. (date). Titre de la communication. Dans A. Responsable (resp.), Titre du
symposium [symposium]. Nom de la conférence, Lieu. DOI ou URL
Alhazim, K., Arab, A., Gauro, M.-H., Guenoun, Z., Laboissonière, P., Mérineau S. et French
Bourgeois, L. (2019, 3 avril). Le communautarisme sauvera-t-il l’environnement ? Dans L.
French Bourgeois (resp.), Réduisons la consommation de plastique! Un regard sur les facteurs
modulant l’influence des normes sociales favorisant la diminution du plastique [symposium].
13e journée scientifique du département de psychologie de l'Université de Montréal,
Montréal, QC, Canada.
https://psy.umontreal.ca/public/FAS/psychologie/Documents/Programme_JS2019.pdf
7. Notes de cours et présentations de conférenciers invités
7.1 Notes de cours
Nom de l’enseignant. (date). Titre de la présentation [notes de cours]. Département,
Université. StudiUM. https://studium.umontreal.ca/
Rioux, C. (2017, 29 janvier). PSY 1006 cours 4 : échantillonage [notes de cours].
Département de psychologie, Université de Montréal. StudiUM. https://studium.umontreal.ca/
7.2 Présentation d'un conférencier invité
Nom du conférencier. (date). Titre de la présentation [présentation d’un conférencier invité].
Département, Université. StudiUM. https://studium.umontreal.ca/
Pinsonneault, M. (2018, 19 mars). Évaluation de programme : exemple de l’évaluation de
l’implantation et des effets du Summer Treatment Program for Pre-Kindergarteners (STP-
PreK) [présentation d’une conférencière invitée]. Département de psychologie, Université de
Montréal. StudiUM. https://studium.umontreal.ca/
Note : ces modèles s'appliquent autant pour des cours en présentiel qu'en ligne, et synchrone
qu'asynchrone, à la condition qu'il y ait une documentation de support (par exemple une
présentation PowerPoint). Si par contre on cite des propos qui ne sont pas appuyés par des
documents, il faut les citer comme des communications personnelles (voir « Communications
personnelles » dans la section Dans le texte (In-text citations)).

142
8. Films et enregistrements vidéos
8.1 Film cinématographique ou documentaire
Réalisateur, A. (réalisateur). (année). Titre du film [type de contenu]. Studio ou compagnie
cinématographique.
Darabont, F. (réalisateur). (1994). The Shawshank redemption [film cinématographique].
Castle Rock Entertainment.
Bouvarel, A., Martin, R. et Tremblay, P. H. (réalisateurs). (2001). Les antidépresseurs : un
entretien avec Henri Lôo [film documentaire]. CECOM.
Note : La mention de responsabilité principale pour les films est généralement attribuée au
réalisateur. Si le réalisateur est inconnu, on peut mentionner en position d'auteur les
producteurs ou les scénaristes. La description entre parenthèses doit alors refléter le rôle joué
par la personne responsable.
8.2 Reportage ou épisode tiré d'une émission télévisée
Nom, A. (journaliste). (date). Titre du reportage ou de l'épisode (saison x, épisode y) [type de
contenu]. Dans A. Réalisateur (réalisateur), Titre de l'émission. Compagnie de production.
URL
Forget, D. (journaliste). (2019, 17 février). Art thérapie [reportage]. Dans G. Turcotte
(réalisatrice), Découverte. Société Radio-Canada. https://ici.radio-
canada.ca/tele/decouverte/site/segments/reportage/106266/art-therapie-
8.3 TED talks
Ambridge, B. (2014, novembre). 9 myths about psychology, debunked [vidéo]. Conférences
TED. https://www.ted.com/talks/ben_ambridge_9_myths_about_psychology_debunked
TEDx Talks. (2017, 9 juin). L'intelligence artificielle au service de la santé mentale [vidéo].
YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=4unlQQee990&fbclid=IwAR3EryQEYaahVx- G5qPO-
Zjdxh0xlLk3jsgoq2U80AjlOiAXZxzt4yce4m4
Note : Lorsque la vidéo vient du site Web TED, utiliser le nom du présentateur comme
auteur. Lorsque la vidéo vient de YouTube, utiliser le propriétaire du compte YouTube
comme auteur pour faciliter le repérage de la source; vous pouvez nommer le présentateur
directement dans le texte si vous le souhaitez: « Schüle discute des nouvelles technologies et
d'intelligence artificielle au service de la santé mentale (TEDx Talks, 2017) ».
8.4 Vidéos consultées sur YouTube et autres plateformes de diffusion en continu
Auteur, A. [pseudonyme, si disponible]. (date). Titre de la vidéo [vidéo]. Nom de la
plateforme. URL

143
Rad. (2018, 17 octobre). TDAH adulte : un plus grand problème qu'avant? [vidéo]. YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=fncK2Dxjb6M
Note : Pour faciliter le repérage de la source, utiliser le propriétaire du compte comme auteur.
9. Documents audio
9.1 Balado
Animateur, A. (animateur). (date). Titre du balado [type de contenu]. Compagnie de
production. URL
Tremblay, M.-E. (animatrice). (2018-présent). Corde sensible [balado audio]. Société Radio-
Canada. https://ici.radio-canada.ca/ohdio/balados/5687/corde-sensible-radical-marie-eve-
tremblay
Note : La mention de responsabilité principale pour les balados est attribuée à l'animateur. Si
l'animateur est inconnu, on peut mentionner en position d'auteur les producteurs. La
description entre parenthèses doit alors refléter le rôle joué par la personne responsable.
9.2 Épisode tiré d'un balado
Animateur, A. (animateur). (date). Titre de l'épisode (no de l'épisode) [type de contenu]. Dans
Titre de l'émission. Compagnie de production. URL
Maheux, J. (animateur). (s. d.). Détente profonde ou préparation à s’endormir (no 2) [épisode
d'un balado audio]. Dans Méditer et bien plus. PasseportSanté.
https://medias.passeportsante.net/balado/balado_det_profonde_bass_EQ.mp3
9.3 Entrevue ou chronique tirée d'une émission radiophonique
Interviewé, A. (date). Titre de l'entrevue ou de la chronique [type de contenu]. Dans Titre de
l'émission. Compagnie de production. URL
Gagnon, K. (2019, 23 août). Les enfants de la DPJ placés trop rapidement chez leurs proches
[entrevue radiophonique]. Dans Les grandes entrevues de Paul Arcand. Cogeco média.
https://www.985fm.ca/audio/244058/les-enfants-de-la-dpj-places-trop-rapidement-chez-leurs-
proches-entrevue-avec-katia-gagnon-journaliste-a-la-presse
Note : La mention de responsabilité principale pour les entrevues ou les chroniques est
attribuée à l'interviewé/chroniqueur.
10. Images, cartes et œuvres d'art
10.1 Image ou photographie repérée en ligne
Auteur, A. (date). Titre de l’image [format ou support]. Nom du site Web. URL
Damstén, P. (2013, 27 octobre). Rubin Vase [image en ligne]. Flickr.
https://www.flickr.com/photos/pdamsten/10552092144
10.2 Œuvre d'art dans un musée (ou son image sur le web)

144
Auteur, A. (date). Titre de l'oeuvre [format ou support]. Nom du musée, Lieu. URL
Fortin, M.-A. (1937-1938). Neige de novembre [peinture]. Musée des beaux-arts de Montréal,
Montréal, QC, Canada. https://www.mbam.qc.ca/fr/oeuvres/25677/
10.3 Carte Google Maps
Google. (s. d.). [Carte Google Maps du quadrilatère du stade olympique et du biodômede
Montréal]. Repéré le 11 novembre 2022 à https://www.google.ca/maps/@45.5586049,-
73.5504457,17.13z?hl=fr
10.4 Image Google Street View
Google. (2022, juin). [Image Google Street View du stade olympique de Montréal]. Repéré le
11 novembre 2022 à www.google.ca/maps/@45.557145,-73.5542473,3a,75y,66.02h,96.91t/
data=!3m6!1e1!3m4!1sLOvliAhBsE2j2nd8gc0wuQ!2e0!7i16384!8i8192?hl=fr
11. Pages web
11.1 Page html spécifique à l'intérieur d'un site web
Auteur, A. (date). Titre de la page. Nom du site. URL
Létourneau, J., Brisson, M. et Moretti, S. (2019, 18 septembre). L'infirmière et l'usage ou
l'abus de substances intoxicantes : responsabilités déontologiques. Ordre des infirmières et
infirmiers du Québec. www.oiiq.org/l-infirmiere-et-l-usage-ou-l-abus-de-substances-
intoxicantes-responsabilites-deontologiques?inheritRedirect=true&redirect=%2Fprotection-
du-public%2Fapercu
Notes : Si le nom de l'auteur et le nom du site sont les mêmes, ne pas répéter l'information
après le titre de la page.

11.2 Page html spécifique à l'intérieur d'un site de nouvelles

Charbonneau, J. (2019, 11 novembre). Les défis d'être un travailleur surqualifié. Radio-


Canada. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1384886/surqualification-doctorat-universite-
emploi
11.3 Billet de blogue
St-Pierre, J. (2019, 29 octobre). Trois albums pour parler de différence. J'enseigne avec la
littérature jeunesse. https://enseignerlitteraturejeunesse.com/2019/10/29/trois-albums-pour-
parler-de-difference/
11.4 Document PDF autonome (rapport de recherche, publication gouvernementale,
etc.)

145
Pour citer des documents PDF autonomes incluant des rapports de recherche, des publications
gouvernementales, etc., voir l'exemple 3.1 plus haut.
11.5 Site web dans son ensemble
Lorsque l'on cite un site web dans son ensemble, on donne uniquement l'adresse du site entre
parenthèses dans le texte. Aucune référence correspondante n'est requise en bibliographie.
Ex. Psychomédia (http://www.psychomedia.qc.ca) est un site Web québécois qui contient,
entre autres, des nouvelles de la recherche dans le domaine de la psychologie.
12. Médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.)
12.1 Tweet
FPJQ [@FPJQ]. (2019, 17 novembre). Retour sur les élections fédérales avec Lina Dib,
Martin Forgues, Julie Marceau et Melanie Marquis, au congrès de la FPJQ [image jointe]
[tweet]. Twitter.
https://twitter.com/FPJQ/status/1196081759546421250
12.2 Profil Twitter
FAS-UMontréal [@FASNouvelles]. (s. d.). Tweets [profil Twitter]. Twitter. Repéré le 6
décembre 2019 à https://twitter.com/FASNouvelles
12.3 Publication sur Facebook

Suicide Action Montréal. (2018, 7 février). C'est la Semaine nationale de la prévention du


suicide #ParlerDuSuicide [image jointe] [statut Facebook]. Facebook.
https://www.facebook.com/SuicideActionMontreal/posts/1574964279207187
12.4 Page Facebook
Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec - OPPQ. (s. d.). Accueil [page
Facebook]. Facebook. Repéré le 6 décembre 2019 à https://www.facebook.com/ordrepsed/

13. Logiciels
13.1 Application mobile ou logiciel informatique
Auteur, A. (année). Nom du logiciel (version) [logiciel ou application mobile]. Éditeur ou
Magasin d'applications. URL
PopReach Incorporated. (2021). Peak [application mobile]. App Store.
https://apps.apple.com/ca/app/peak-entrainement-cerebral/id806223188?l=fr
13.2 Entrée provenant d'un logiciel ou d'une application mobile
Auteur, A. (année). Entrée consultée. Dans Nom de l'application (version) [logiciel ou
application mobile]. Éditeur ou Magasin d'applications. URL

146
Imago AI LLC. (2018). Diazepam. Dans Smart Medical Reference (version 2.1.5)
[application mobile]. App Store. https://apps.apple.com/ca/app/smart-medical-
reference/id574279132
14. Données de recherche
14.1 Ensemble de données disponible en ligne

Auteur, A. (date). Titre des données (version x [si disponible]) [ensemble de données].
Organisme ou Université. URL
14.2 Ensemble de données (inaccessible ou inédit)
Auteur, A. (date). Titre des données [ensemble de données inédit]. Organisme ou Université.
15. Documents inédits (« unpublished »)
15.1 Non publié / inédit
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document inédit]. Organisme ou
Université.
15.2 En préparation
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document en préparation]. Nom du
département, Nom de l'université.
15.3 Soumis pour publication
Auteur, A. et Auteur, B. (date). Titre du document [document soumis pour publication]. Nom
du département, Nom de l'université.
15.4 Document déposé dans un dépôt disciplinaire ou institutionnel
Joannette, M., Bocti, C., Sévigny Dupont, P., Lavallée, M. M., Nikelski, J., Vallet, G.,
Chertkow H. et Joubert, S. (2019). Education as a moderator of the relationship between
episodic memory and amyloid load in normal aging. Papyrus.
https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/22624
Guay, S., Héroux, J., Joubert, S., P.-De Koninck, B., Blanchette, V. L., Beaulieu, C. et De
Beaumont, L. (2018). Effects of age and sex on neurophysiological substrates of empathy: a
cross-sectional EEG study. PsyArXiv. https://doi.org/10.31234/osf.io/cpd7f
16. Lois et documents législatifs
Le manuel de l'APA n’est pas intrinsèquement conçu pour guider la citation de textes
juridiques, qui représentent un corpus varié et complexe. Pour répondre à des besoins plus
spécialisés, le manuel dirige le lecteur vers une autre source de citation américaine reconnue :
le Bluebook. En contexte canadien, on aura plutôt avantage à consulter le Manuel canadien de

147
référence juridique (« Guide McGill ») ou encore le Guide des références pour la rédaction
juridique (« Guide Lluelles »).

16.1 Lois et document législatifs


Code de déontologie des psychologues. (2022, 1er juillet). Éditeur officiel du Québec.
https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/cr/C-26,%20R.%20212.pdf
17. Citer une référence lorsqu'il y a de l'information manquante
Sans auteur
Dans le texte : (Titre du document, année) ou (« Titre du document », année)
En bibliographie : Titre du document. (date). URL ou Titre du document. (date). URL
Sans date
Dans le texte : (Auteur, s. d.)
En bibliographie : Auteur, A. (s. d.). Titre du document. Éditeur. DOI ou URL
Plusieurs documents du même auteur, sans date
Dans le texte : (Auteur, s. d.-a) (Auteur, s. d.-b)
En bibliographie :
Auteur, A. (s. d.-a). Titre du document. Éditeur. DOI ou URL
Auteur, A. (s. d.-b). Titre du document. Éditeur. DOI ou URL
Sans titre
Dans le texte : (Auteur, année)
En bibliographie : Auteur, A. (date). [description du document]. Éditeur. DOI ou URL
Sans auteur et sans date
Dans le texte : (Titre du document, s. d.) ou (« Titre du document », s. d.)
En bibliographie : Titre du document. (s. d.). URL ou Titre du document. (s. d.). URL
Sans auteur et sans titre
Dans le texte : ([description du document], année)
En bibliographie : [description du document]. (date). DOI ou URL
Sans date et sans titre
Dans le texte : (Auteur, s. d.)
En bibliographie : Auteur, A. (s. d.). [description du document]. Éditeur. DOI ou URL
Sans auteur, sans date et sans titre
Dans le texte : ([description du document], s. d.)
En bibliographie : [description du document]. (s. d.). DOI ou URL

148

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