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Méthodo L1

Ce document est un guide méthodologique pour les étudiants en première année de Licence en Droit, axé sur la rédaction de travaux universitaires en droit constitutionnel. Il détaille la structure d'une dissertation juridique, l'importance d'un plan, ainsi que les éléments essentiels d'une introduction, tout en soulignant l'absence de conclusion dans ce type de devoir. Des conseils pratiques pour la prise de notes et la rédaction sont également fournis pour aider les étudiants à organiser leurs idées et à argumenter efficacement.

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1

INTRODUCTION AU DROIT CONSTITUTIONNEL

Première année de Licence en Droit


Série 2 – Premier semestre
Cours de Madame le Professeur Frédérique RUEDA

Documents et exercices à l’usage des travaux dirigés

Année universitaire : 2024-2025


Séance n°1. Méthodologie

Méthodologie du travail universitaire

Appuyez-vous sur le plan du cours : normalisez la présentation des


subdivisions dans vos notes.
N’hésitez pas à recopier le plan au fur et à mesure sur une fiche que vous
amènerez avec vous en cours, pour ne jamais perdre le fil des développements.
Cela vous permettra de mémoriser plus facilement, et de retrouver plus
facilement les idées importantes lors des devoirs sur table.

Evitez de prendre des notes de manière machinale, de recopier mot à


mot : cherchez plutôt les mots-clés, attachez-vous aux idées plus qu’aux
phrases, au fond plus qu’à la forme.

Notez « au net » directement : les transcriptions sont fastidieuses, et


vous risquez de les abandonner.
En cas de « trous » dans vos notes (inattention, absence…), complétez-les
le plus rapidement possible en demandant leurs notes à plusieurs autres
personnes – par exemple au sein d’un groupe de travail permanent que vous
établissez avec quelques camarades de cours ou de T.D.

Après le cours, reprenez vos notes le plus rapidement possible (si


possible le jour même, et au plus tard en fin de semaine).
C’est l’occasion de mettre vos notes au propre et d’en faire la synthèse,
et de préparer votre travail d’apprentissage.
Ce travail passe par :
- la constitution d’un glossaire personnel : repérez les termes nouveaux, ou
ceux qui ont un sens spécifique en droit, et cherchez à en formuler une
définition
- la préparation de fiches de synthèse par notion, en confrontant
éventuellement le contenu du cours et d’autres sources (manuels) pour
identifier les arguments clés, les grands débats doctrinaux, les évolutions
jurisprudentielles…

2
Méthodologie de la dissertation

1. La structure de la dissertation juridique

Tout devoir de Droit se doit d'être structuré, mais d'une manière


particulière qui tranche avec ce que vous avez pu apprendre au lycée.

Tout d'abord, un plan est nécessaire à un devoir de Droit : c'est sa


colonne vertébrale, qui lui permet de "tenir debout".
Il est hors de question d'enfiler les idées à l'aveuglette, dans l'ordre dans
lequel elles viennent sous la plume. Il faut considérer le sujet de dissertation
comme une occasion de réfléchir sur un problème particulier – ici, de Droit
Constitutionnel –, et de communiquer vos idées au correcteur.
Le but n'est pas de réciter le cours, mais d'utiliser vos connaissances pour
étayer une démonstration.

Il ne faut pas oublier que le Droit, quel qu'il soit, est un art de la
démonstration, qui utilise comme outil le langage, à l'oral comme à l'écrit.
Vos connaissances en tant que telles sont neutres : elles ne se mettent à
vivre que quand vous les utilisez, quand vous les mettez au service d’une
démonstration.
=> ex. des avocats, qui essaient de mettre une certaine
interprétation du droit positif au service des intérêts de leur
client…

Donc le plan n'est qu'une mise en ordre de vos idées et de vos


connaissances, au service d'une démonstration spécifique. Le plan est ce qui
permet au lecteur de suivre facilement la pensée de l'auteur du devoir.

De ce fait, le plan d’une dissertation juridique doit présenter quatre


caractéristiques :
- complet : il ne doit négliger aucun aspect essentiel du sujet,
- équilibré : il ne doit présenter que des idées de même valeur, en leur
réservant des développements d'importance comparable;
- ordonné : il doit classer les idées dans un ordre logique, et respecter la
progression de votre démonstration.
Dans ce cadre, le plan idéal doit présenter 2 parties, elles-mêmes
subdivisées en 2 sous-parties : ce sont des règles parfaitement artificielles,
mais qui font partie de la tradition juridique, et qui permettent de
reconnaître un juriste des années après qu'il soit sorti de la Faculté… ;
- apparent : c’est-à-dire que vous devrez donner un titre à chacune de vos
parties et de vos sous-parties, correspondant à leur contenu.

3
L'intérêt de cette dernière règle est de vous forcer à être rigoureux dans
l'élaboration de votre devoir. Si vous n'avez pas de démonstration, vous
aurez du mal à élaborer un plan convaincant, et si vous êtes obligés de
mettre un titre apparent à vos parties et sous-parties, cela se verra tout de
suite…

Après le titre de chaque partie, doit figurer un « chapeau », c’est-à-dire


une brève présentation du plan interne de la partie.
Entre la fin de la dernière sous-partie de la première partie, et le titre de
la deuxième partie, doit figurer une transition, qui permet de replacer le lecteur
dans la perspective de la démonstration d’ensemble, et d’annoncer la
deuxième partie.

2. La structure de l’introduction d’une dissertation juridique

Elle aussi change beaucoup de ce que vous avez pu connaître au lycée.


Elle est souvent négligée par des étudiants trop pressés, alors que c'est une
étape essentielle d'un bon devoir, notamment du point de vue de l'impression
d'ensemble donnée au correcteur.

L’introduction est un élément à part entière du devoir : elle doit


représenter, dans le cas d'une dissertation, un tiers du devoir entièrement
rédigé – 1 page sur 3, 2 pages sur 6, 3 pages sur 9, etc… Plus votre devoir est
long, plus votre introduction doit être longue. Cela peut à première vue
sembler impossible, et de fait c'est assez difficile. On ne peut y arriver qu'en
respectant une certaine structure.

La structure de l'introduction juridique comporte 5 points, qui se suivent


toujours dans le même ordre. Le but est :
- de dire au lecteur de quel sujet on va traiter,
- de l'amener à comprendre ce dont on va lui parler (en définissant les termes
du sujet), et pourquoi il est intéressant d’en parler (en le resituant dans un
cadre plus vaste),
- de lui exposer la démonstration qu'on va mener pour résoudre le problème
soulevé par le sujet,
- de lui présenter les grands arguments sur lesquels on va s’appuyer, qui
seront développés dans le corps de la dissertation (en annonçant le plan
général).

1er point de l’introduction : la phrase d’attaque.


Elle a pour but de capter l'attention du lecteur… On peut utiliser une
citation, à condition qu'elle soit brève, exacte et adaptée au sujet.

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C’est le seul point de l’introduction qui soit facultatif, car mieux vaut ne
pas mettre de phrase d’attaque que de créer une citation de toutes pièces…

2ème point : la présentation du sujet.


L'énoncé du sujet doit ici être repris : on indique ainsi au lecteur de quoi
on va parler.
C’est l’occasion de mettre en évidence le problème de droit soulevé par
le sujet. C’est facile quand le sujet est formulé comme une question. Si ce n’est
pas le cas, c’est à vous d’identifier le problème juridique sous-jacent, en veillant
à ne pas déformer le sujet.
Ce point là est très bref : pas plus de trois ou quatre lignes. Un autre
intérêt est d'éviter la plupart des hors-sujet : en général, quand on présente
explicitement un sujet, on ne va pas en traiter un autre complètement différent
dans le devoir…

3ème point : l’intérêt du sujet.


C'est le point le plus long de l'introduction, celui où vous allez faire la
différence – et accessoirement remplir votre tiers de devoir !
Vous allez commencer par définir les termes du sujet, faire une
présentation et un bref commentaire des mots-clés du vocabulaire juridique
que vous rencontrez dans le sujet.
Puis vous allez replacer le sujet dans son contexte, montrer en quoi il est
intéressant pour vous de le traiter. En fait pas une introduction ne ressemble à
une autre, car l'intérêt du sujet variera pour chacun : tout dépend de vos
connaissances, de vos centres d'intérêt.
Voici quelques pistes :
- vous pouvez chercher l'intérêt dans le temps, c’est-à-dire dans l'histoire, ou
bien dans l'actualité;
- vous pouvez chercher l'intérêt dans l'espace, c’est-à-dire en droit comparé :
que se passe-t-il dans d'autres pays ?;
- vous pouvez aussi utiliser les autres matières que vous étudiez cette année,
ou que vous avez étudiées jusqu'à présent : philosophie générale,
philosophie du droit, histoire générale, histoire du droit, science politique,
relations internationales, etc…
Le but est de montrer de quelle manière ces matières peuvent jeter un
éclairage original sur le sujet, et de ce fait aider à mieux le comprendre.

4ème point : la démonstration.


Ce n'est pas le point le plus long de votre introduction, mais c'est le plus
important sur le plan qualitatif. C'est ici que vous exposerez la démonstration
que vous compter mener dans votre devoir.
Puisque le sujet qui vous a été donné est un problème à résoudre : votre
démonstration est la réponse que vous allez proposer, à partir de vos
connaissances et du raisonnement que vous construisez sur cette base.
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La démonstration est donc TOUJOURS exposée sous la forme d'une
phrase affirmative, jamais sous la forme d'une question. – Si c'était une
question, vous rajouteriez une nouvelle question sans avoir répondu à celle qui
vous était posée ! –

5ème point : l’annonce du plan.


L'annonce du plan présente les deux grands axes autour desquels vous
allez ordonner vos connaissances dans les développements.
Le plan doit découler logiquement de l'exposé de la problématique : c'est
l'annonce des 2 grandes parties de votre devoir.

Dernier point à garder à l’esprit : il ne faut jamais, en aucun cas, aborder


dans l'introduction des points que vous avez prévu de traiter dans les
développements. L'introduction doit analyser le sujet en identifiant le
problème de droit qu’il soulève, décrire son contexte et son intérêt, et exposer
la réponse que l’on veut apporteur à la question posée. Mais les arguments au
service de la démonstration ne doivent jamais être détaillés : l’argumentation
est exposée dans les développements.

3. L’absence de conclusion

Contrairement à ce que vous avez pu apprendre au lycée, on ne fait pas


de conclusion dans une dissertation juridique, car c'est inutile si votre
démonstration est réussie.
En effet, pourquoi faire une conclusion ? :
- si vous redites ce que vous avez déjà dit dans le devoir, c'est inutile : le
correcteur vient de vous lire, et il a déjà compris ce que vous vouliez dire;
- si vous voulez introduire un élément important, c'est trop tard : dans un
devoir bien conçu, l'essentiel est dit avant, au cours des développements ;
- si vous voulez faire une ouverture sur de nouvelles perspectives, c'est déjà
fait, car c'est ce que vous êtes censé faire dans le 3° point de l'introduction
("intérêt du sujet").
Donc pas de conclusion, même pas sous forme déguisée en fin de II-B-.

4. La rédaction

Il est fortement déconseillé de rédiger le devoir au brouillon : seule


l’introduction peut l’être, si vous craignez de la bâcler.
En revanche il est conseillé de faire au brouillon un plan très détaillé,
comprenant les parties, les sous-parties, et les deux ou trois idées principales
que vous développerez dans chaque sous partie. Il sert de guide lors de la
rédaction, pour n’oublier aucun argument et éviter les redites.
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Pour ce qui est de la rédaction du devoir, le droit est un art de
l’argumentation, et pour convaincre il faut s’exprimer avec clarté et précision.
Vous devez donc soigner la forme comme le fond : attention aux fautes
de français (orthographe, syntaxe, grammaire, etc.) !
Laissez une marge et écrivez de façon lisible.
Les titres de vos parties et sous-parties doivent être choisis pour
présenter clairement l’argument que vous y développerez. Ils ne doivent pas
comprendre de verbe conjugué.
Si vous utilisez des références de jurisprudence, elles doivent être
complètes (juridiction, date, n° affaire, nom de l’affaire.
Si vous utilisez des citations, placez-les entre guillemets, avec le nom de
l’auteur et la source.

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