THÈME DU MOIS
BOUSCULER L'ÉGO
Bienvenue sur les exercices du thème du mois :
L'égo
L’égo est ce qui se rattache à notre corps mental. C’est cette petite voix en nous, qui
aura tendance à nous freiner, à nous limiter ou encore nous définir, nous protéger.
Notre égo est construit par rapport à notre conditionnement et notre éducation,
autrement dit notre environnement. Il détermine notre manière de penser et de
percevoir le monde qui nous entoure.
Il est important de comprendre que l’égo est en nous et que si nous en sommes tous
dotés•e•s, c’est qu’il est d’une grande utilité, nous ne pouvons pas nous en défaire. Mais
nous sommes libres d’accorder de l’importance à ce discours mental qui se produit en
nous, à chaque instant, de l’utiliser, de sélectionner les informations qui vont nous aider
à grandir.
Nous allons donc faire des exercices pour faire résonner cette petite voix intérieure.
Une bonne utilisation de l’égo, de notre dialogue intérieur mène à l’estime de soi. Si
vous travaillez votre estime, cela aura aussi un impact sur votre égo et vice-versa.
À tous les perfectionnistes :
Parfois, derrière notre volonté d’être “parfait•e” se cache certains schémas de
protection.
Apprendre à regarder ce qui se cache derrière notre perfectionnisme nous permet de
prendre conscience de nos schémas de protection.
Lorsqu’on est perfectionniste, on vit dans une anxiété permanente vis-à-vis du regard
des autres. On s’enferme derrière une armure car on a peur de paraître vulnérable ou
ridicule.
Il ne s’agit pas d’arrêter de vouloir être perfectionniste mais plutôt de l’ajuster un peu
pour lâcher la pression qu’on a tendance à se mettre.
Apprendre à explorer nos parts d’ombre en lien avec notre perfectionnisme, avec
douceur et amour.
L'effet Dunning-Kruger
On peut parfois avoir du mal à prendre conscience de nos zones de compétences,
d’incompétences et de notre marge de progression. On ne s’en rend pas toujours
compte si on est légèrement faussé•e par l’effet Dunning-Kruger. Dans cet exercice,
nous te proposons de mettre en lumière tes compétences et incompétences te
permettant ainsi de réaliser sur quoi faire attention et et comment tu peux faire de ton
mieux pour ne pas rester accroché•e à cet effet “Dunning-Kruger”.
L'illusion du personnage
Nous jouons plusieurs personnages dans notre vie, l’égo fait partie de l’un d’eux et il
s’exprime de différentes façons en fonction de ce que l'on vit.
Dans cet exercice, nous allons prendre conscience des personnages que tu joues au
quotidien. Tu vas apprendre à observer la ou les personnes jouées et te détacher de
certaines facettes que tu joues qui ne te conviennent pas ou apprendre à en cultiver de
nouvelles.
Lâcher prise avec douceur
Lorsque nous avons du mal à lâcher prise, c’est souvent parce qu’on souffre
d’être contrôlant•e. Comprendre ce qu’on essaye de contrôler, c’est comprendre
les peurs qui sont derrière ce besoin de contrôle.
Lâcher prise, ce n’est pas se dire, “Je dois lâcher prise”, c’est comprendre ce qui
se joue derrière notre besoin de contrôle.
Qu’est-ce que tu peux lâcher ? Que peux-tu prioriser maintenant ? Par où
commencer ?
L’intention de cet exercice est de mettre en lumière ce que tu essayes de
contrôler dans ta vie, d’identifier les peurs qui sont derrière tout ça et de revenir
à toi et à tes importants pour (re)définir tes priorités.
Se libérer du conditionnement : cultiver le soi
Comment se libérer du conditionnement ? Comment peut-on cultiver son libre
arbitre ? Pour rappel, le libre arbitre est la faculté et la volonté à opérer un choix
en toute liberté. Ce que nous avons du mal à savoir, c’est si ce choix nous
appartient vraiment ou si celui-ci a été influencé inconsciemment par notre
environnement, notre culture, notre éducation, etc. En d’autres termes, la
plupart de nos choix, de nos goûts et de nos croyances sont conditionnés.
Être conditionné•e n’est pas un problème en soi, nous le sommes tous•toutes.
Simplement, ce conditionnement nous empêche-t-il de faire preuve d’ouverture
d’esprit ? De tolérance ? Nous empêche-t-il d’aller vers nos aspirations ? Nous
empêche-t-il d’aller au-delà de la peur ? Nous sert-il ou nous dessert-il ?
Dans ces exercices, nous allons tenter de prendre conscience de certains de nos
conditionnements. Nous allons démasquer certains conditionnements (qu’ils nous
servent ou desservent) afin aussi de mieux comprendre qui l’on est, nos origines.
Enfin, nous allons creuser le conditionnement positif et constructif, celui que tu
auras choisi et nous allons voir comment te conditionner à quelque chose que tu
souhaites tout comme un sportif se conditionne pour atteindre son meilleur
niveau.
Podcast :
L'ÉGO
Exercice 1 : Reformulation objective
Citez 5 choses que vous vous dites sur vous-même qui ne vous font pas vous sentir bien.
1.
2.
3.
4.
5.
Trouvez une formulation plus objective de la situation.
1.
2.
3.
4.
5.
Exemple :
Citez 5 choses que vous vous dites sur vous-même qui ne vous font pas vous sentir bien.
1. J’ai l’impression de ne pas avancer.
2. J’en ai marre de trouver personne qui me corresponde.
3. Je ne sais pas si je vais tenir longtemps à ce rythme.
4. Je ne me sens pas bien dans ma peau.
5. Je n’arrive pas à trouver de motivation.
Trouvez une formulation plus objective de la situation.
1. J’avance, c’est juste que j’aimerais que ça aille plus vite, mais j’avance petit à petit.
2. J’arrive à trouver des personnes avec qui je discute beaucoup, qui sont super sympas, c’est
déjà bien. Je dois aller plus vers les autres si je veux avoir des opportunités de rencontrer
des personnes qui me correspondent.
3. C’est normal parfois de se sentir à bout, on peut avoir besoin de faire pause, de ralentir de
penser à autre chose et c’est ce que je dois faire.
4. J’ai du mal à accepter mon problème de poids mais il y a d’autres choses chez moi qui me
vont très bien aussi. Je connais beaucoup de personnes qui sont passées par la même
situation que moi et qui ont réussi alors je sais que c’est possible. Si je ressentais le besoin
de beaucoup manger c’est que j’avais des insécurités que je suis prête à regarder en face
aujourd’hui.
5.C’est normal d’avoir des jours avec et des jours sans. On ne peut pas être toujours à fond
tout le temps. Je suis humaine et donc faillible parfois. Cet exercice de reformulation de
dialogue intérieur va vous permettre de diminuer votre niveau d'exigence envers vous-même.
Ces envies inconscientes de devoir être le meilleur, devoir être performant, devoir briller,
devoir être parfait etc. Souvent, lorsque vous vous demandez si c’est votre égo ou votre cœur
qui vous parle, vous êtes dans une situation incertaine pour laquelle vous sentez de l'insécurité
voire de la peur. Nous vous proposons un exercice pour calmer votre peur, l’anticiper, pour
aller de l’avant et ainsi apaiser votre mental.
Exercice 2 : Remise en perspective de ma peur
Quelle est la situation indésirable que j’imagine devoir se produire ?
En réalité, quelle est la probabilité sur une échelle de 0 à 10 que cela se produise ? (0 étant
aucune chance que cela se produise, 5 une chance sur deux, 10 à peu près certain.)
Quelles pensées ou convictions m’aideraient à surmonter cette situation indésirable, si elle
était amenée à réellement se produire ?
Exemple :
Quelle est la situation indésirable que j’imagine devoir se produire ?
Si je vais voir ce garçon au bar qui me plait, je vais me faire rembarrer et paraître totalement
ridicule.
En réalité, quelle est la probabilité sur une échelle de 0 à 10 que cela se produise ? (0 étant
aucune chance que cela se produise, 5 une chance sur deux, 10 à peu près certain)
3
Quelles pensées ou convictions m’aideraient à surmonter cette situation indésirable, si elle
était amenée à réellement se produire ?
Qui ne tente rien n’a rien. Que la chance sourit aux audacieux. Que je ne reverrais
probablement jamais cette personne après. Que cela ne veut pas dire que je suis repoussante
et que personne ne veut de moi. Que ça aura été une bonne expérience. Que je peux prendre
ça comme un jeu.
Quelle mesure pratique je pourrais prendre pour surmonter cette situation si elle se
produisait vraiment ?
M’excuser si je l’ai offensé. Appeler une amie pour lui raconter l’histoire et en rire plutôt qu’en
pleurer. Me concentrer sur mes projets et ce que j’aime dès que je rentre car je sais qu’une
femme épanouie finira toujours pas trouver chaussure à son pied.
Si l’on me fait une critique ou si je me trouve dans une situation délicate où je sens que mon
égo est touché, comment faire ? Il faut réinterpréter l'expérience qui n’est aucunement un
désastre mais une opportunité de grandir, de faire mieux, d’apprendre.
Exercice 3 : Ma réinterprétation de l'expérience
Quelle est la dernière critique/remarque ou situation dont j’ai fait l'expérience et pour
lesquelles j’entretiens encore des pensées négatives ?
Quel genre de pensées ai-je quand je repense à cette expérience ? Comment je me sens ?
Qu’est-ce que je me dis sur moi ?
Quelles bonnes raisons pourrais-je avoir d’ignorer ces pensées ?
Quand j'ignore, que je mets de côté ces pensées, quel effet cela produit sur mon humeur ?
Exemple :
Quelle est la dernière critique/remarque ou situation dont j’ai fait l'expérience et pour
lesquelles j’entretiens encore des pensées négatives ?
Quand on m’a dit que je ne pensais qu’à moi à chaque fois.
Quel genre de pensées ai-je quand je repense à cette expérience ? Comment je me sens ?
Qu’est-ce que je me dis sur moi ?
Que je ne me sens pas comprise. Je ne comprends pas pourquoi on me dit ça. Je n’ai vraiment
pas l’impression que c’est vrai et j’ai l’impression qu’on ne peut jamais rien dire.
Quelles bonnes raisons pourrais-je avoir d’ignorer ces pensées ?
Il y a des personnes avec qui la communication passe très bien. Je sais que cette personne
exagère, parce que de dire “à chaque fois”, ce n’est pas vrai. Je pense qu’elle fait surtout
attention aux fois où je porte peut-être moins d’attention sur elle et que je parle de ma
situation mais je me rappelle lui avoir souvent demandé aussi son avis, ce qu’elle en pensait, ce
qu’elle avait envie de faire. Je pense que c’est un problème de communication et que ça peut
s’arranger. Moi-même j’ai utilisé le mot “jamais” dans ma phrase au-dessus et je sais que je
porte des conclusions hâtives. Je pense que je peux m’exprimer comme je le souhaite, je sais
juste que selon les insécurités de chacun, je vais avoir des retours différents.
Quand j’ignore, que je mets de côté ces pensées, quel effet cela produit sur mon humeur ?
Je vois qu’il y a des solutions. Ça me redonne de l’espoir.
BONUS : Comment reconnaître si c’est mon égo qui me parle ? Part 1
Lorsque je m'écoute, est-ce que j’utilise les mots “toujours”, “jamais”, “à chaque fois”, “tout le
temps”... ?
Si oui, c’est effectivement votre égo. Pour canaliser votre égo mental envahisseur, rappelez-
vous d’une phrase que vous vous êtes dites avec l’un de ces mots.
Écrivez cette phrase ici :
Reformuler votre phrase de façon plus objective. (Se référer à l’exercice 1.)
Comment reconnaitre si c’est mon égo qui me parle ? Part 2
Est-ce que j’ai tendance à prendre très facilement les choses personnellement, à m'énerver
vite ?
Si oui, c’est que vous vous identifiez à ce que cette personne vous dit. Vous ne cherchez pas
à comprendre, poser des questions ou simplement reconnaitre que l’autre peut avoir sa
propre interprétation des choses sans que cela vous concerne réellement pour autant. Quoi
faire pour cela ? Travaillez à vous connaitre. À savoir ce que vous valez. Qui vous êtes.
Pensez-vous bien vous connaitre ?
Vous savez qu’est-ce qui vous met souvent en colère, triste ou ce qui vous fait peur.
Vous savez ce qui vous procure de la joie.
Vous savez les éléments qui font vous sentir sereine.
Vous savez ce dont vous avez besoin pour vous sentir aimée et pour aimer en retour.
Vous connaissez vos insécurités Vous connaissez vos besoins, ce qui motive vos actions
dans la vie.
Vous connaissez vos valeurs, ce qui est le plus important dans votre vie en général.
Vous connaissez vos valeurs, ce qui est le plus important dans chaque domaine de vie.
Vous connaissez vos défauts et vous connaissez des parades pour collaborer avec.
Vous connaissez vos qualités et comment les utiliserVous connaissez vos points forts et
vos points faibles.
Vous savez à quoi vous aimeriez que votre vie ressemble dans 2 ans, 5 ans et 10 ans.
Vous avez appris du passé et pris votre entière responsabilité dessus.
Vous êtes en mesure de comprendre pourquoi vous avez par le passé eu des
comportements qui vous ont desservis.
Vous êtes en mesure de reconnaitre qui pourrait vous faire un bon/ne partenaire et qui
ne pourrait pas.
Autrement dit, Rome ne s’est pas construit en 1 jour. Pour canaliser la partie de l’égo qui
peut vous desservir, faire face aux critiques/remarques, bâtir votre estime de soi, c’est en
entamant ce travail de connaissance de soi.
Podcast :
À TOUS LES PERFECTIONNISTES
1) Dans quels domaines de ta vie es-tu le•la plus exigeant•e avec toi-même ?
Exemple :
Je pense être très exigeante dans beaucoup de domaines de ma vie, mais je le serais surtout dans
mon travail et dans ma relation de couple.
2) Quelles sont tes attentes vis-à-vis de toi-même ?
Exemple :
J’ai tendance à me mettre beaucoup de pression dans mon travail car je veux qu’il soit reconnu.
C’est important pour moi de répondre aux besoins de mon couple pour entretenir la relation dans
la durée, et parfois je m’épuise à répondre oui à toutes les demandes de mon partenaire.
3) En étant honnête avec toi-même, d'où vient cette exigence ? Qu’est-ce qui se cache
derrière ?
Exemple :
Je pense que la source vient de mon père. Il a travaillé dur pour monter les échelons. Il ne comptait
pas ses heures et il était lui-même quelqu’un de très exigeant même avec moi. Je dirais que ce qui
se cache derrière, c’est la peur de ne pas être reconnue par les autres.
4) De quelle manière es-tu exigeant•e avec les autres ?
Exemple :
J’ai tendance à dire aux autres quoi et comment faire. J’ai du mal à déléguer.
5) Pourquoi cela te semble si important que cela se passe comme tu l’avais prévu ? De quoi as-
tu peur si cela ne se passe pas comme prévu ?
Exemple :
J’ai l’impression que c’est une bonne manière de pouvoir montrer ce que je sais faire. Si je ne le fais
pas de la sorte, j’ai la sensation que ce ne sera pas suffisant pour plaire et pour susciter l’intérêt
des autres. En écrivant ici, je me rends compte que j’ai énormément besoin d’être reconnue.
6) Par où souhaites-tu commencer pour ajuster la part perfectionniste en toi ?
Exemple :
Par apprendre à m’apporter moi-même cette reconnaissance. J’ai envie d’essayer de faire face à
plus d’incertitude pour lâcher un peu plus le contrôle.
7) Que retiens-tu de cet épisode de podcast et de cet exercice ? (écriture intuitive)
Podcast :
L'EFFET DUNNING KRUGER
1) Dans quels domaines, activités, estimes-tu être très compétent·e ? (Quelque chose que tu
sais vraiment bien faire.)
Exemple :
Jouer de la guitare, dessiner, conduire, négocier des salaires, exprimer ce que je ressens, etc.
2) Dans quels domaines, activités, estimes-tu être plutôt compétent·e ? (Quelque chose que
tu sais faire, qui n’est pas toujours parfait, mais que tu estimes savoir faire.)
Exemple :
Faire la cuisine, courir, faire des blagues, etc.
3) Quels sont les sujets où tu estimes avoir pas mal de connaissances ?
Exemple :
L’astrologie, les films, les livres, etc.
4) Dans quels domaines, activités, estimes-tu avoir du travail à faire ? (Quelque chose où tu
rencontres quelques difficultés.)
Exemple :
La souplesse de mon corps, gérer mon argent, investir mes économies, gérer mon impatience,
juger moins, etc.
5) Dans quels domaines, activités, estimes-tu être incompétent·e ? (Quelque chose que tu
estimes ne pas savoir faire ET qui t’amène des difficultés du fait de ne pas savoir.)
Exemple :
Faire du vélo, pratiquer un sport sur du long terme, savoir faire des plats savoureux et sain, parler
anglais, etc.
6) Quels sont les sujets, domaines, activités où tu sens avoir des certitudes ? Cites-en trois.
Exemple :
Il est vrai que j’ai de grandes convictions sur la manière d’y arriver dans l’entrepreneuriat. J’ai des
certitudes dans mes compétences dans l’écriture.
Note importante : ce sont sur nos certitudes que l’effet dunning-kruger peut être le plus
important. Afin de l’éviter, il est bon de rester ouvert·e sur nos certitudes et de continuer
d’apprendre. Avoir des certitudes n’est pas une mauvaise chose, lorsqu’on est confiant·e, on
est souvent plein de certitudes, il est simplement bon d’apporter la nuance qu’être sûr·e de
soi est une chose, être ouvert·e à ce que les choses puissent être différentes en est une autre.
Avoir des certitudes et être ouvert·e à peaufiner/modifier ses certitudes en fonction de
l’expérience est la clé.
7) Concernant les certitudes que tu as citées, en quoi peux-tu être incertain·e sur certains
aspects ?
Note importante : l’idée ici n’est pas de décourager, mais de mettre un doute sain, de faire un
rééquilibrage entre la grande certitude et la grande incertitude. Être sûr·e de soi tout en
sachant qu’il peut y avoir des lacunes ou des limites est quelque chose de sain. À partir du
moment où j’en ai conscience, j’ai moins de chance de me reposer sur mes acquis et de faire
des erreurs de jugement.
Exemple :
Concernant mes convictions sur la manière d’y arriver dans l’entrepreneuriat, en quoi puis-je être
incertain·e sur certains aspects ? Je peux être incertain·e sur le fait que je n’ai pas pu appliquer
tout ce à quoi je pense dans la vraie vie. Je peux me tromper sur ce que je pense à propos des
business plan, etc.
8) Y a-t-il des sujets sur lesquels tu t’es trouvé·e être trop jugeant·e ? Dans quelles situations
? L’idée n’est pas de savoir si tu as raison de te positionner de la sorte ou de ressentir cela,
mais simplement d’observer ces moments-là.
Exemple :
Lorsque je suis en famille et que je les vois tenter de se convaincre de leurs idées, je ne participe
pas à ces conversations et je ressens quelque peu un sentiment de « Moi, je sais que ça ne sert à
rien ce genre de débat, vous, non ».
Que ce soit pour nos zones de génie, de compétences, nos connaissances, nos convictions, les
reconnaître est une bonne chose pour savoir, d’une part, les cultiver, et d’autre part, pour
faire attention à ne pas se reposer sur ses acquis, rester ouvert·e sur ces sujets en particulier,
où nous pouvons plus facilement fermer les yeux, plus facilement ne pas se remettre en
question, être plus critique, car nous estimons connaître le domaine.
Concernant nos zones d’incompétences, les domaines dans lesquels nous pouvons encore
rencontrer quelques lacunes, il est bon en les travaillant de se rappeler que jamais rien n’est
sûr et que même lorsque nous devenons compétent·e·s dans ces domaines, cela ne veut en
aucun cas dire que nous ne pouvons pas faire des erreurs ou qu’il n’existe pas d’autres vérités
à ce sujet.
9) Que retiens-tu de ces exercices te concernant ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué·e ?
Podcast :
L'ILLUSION DU PERSONNAGE
1) Comment décrirais-tu le personnage que tu joues ? Comment te racontes-tu ?
Exemple :
Je suis quelqu’un d’indépendant•e, avec un fort caractère. Je dis de moi que je suis solitaire, que
je sais être généreux•euse mais aussi égoïste. Je dis de moi que j’apprends vite, que je suis
entrepreneur•e dans l’âme. Le personnage que je joue est quelqu’un qui se dit actif•ive. Je joue
l’hypersensible, etc.
2) Quelles facettes de mon personnage me limitent ? Qu’est-ce que je joue qui me limite ?
Exemple :
Je dis avoir des problèmes avec l’eau. Que je me blesse souvent. Je dis que j’ai du mal à trouver
des personnes de confiance, etc.
3) Quel personnage joues-tu plus spécifiquement quand tu es avec des amis ?
Exemple :
Je joue la carte de l’humoriste, de la personne superactive, à l’écoute, qui s’attache très vite
avec une tendance à s’oublier même et se mettre au second plan, etc.
4) Ce personnage te correspond-il ? Que pourrais-tu moduler sur ce personnage pour qu’il te
convienne davantage ?
Exemple :
J’aimerais être plus souriant•e, plus serviable peut-être. J’aimerais jouer le personnage de la
personne que l’on appelle pour partir à l’aventure, tester de nouvelles choses, se lancer dans
des projets fous, etc. - Nous arrêtons l’exemple ici.
5) Quel personnage joues-tu plus spécifiquement dans ta relation amoureuse (ou dans tes
relations amoureuses en général) ?
6) Ce personnage te correspond-il ? Que pourrais-tu moduler sur ce personnage pour qu’il te
convienne davantage ?
7) Quel personnage joues-tu plus spécifiquement dans ta vie professionnelle ?
8) Ce personnage te correspond-il ? Que pourrais-tu moduler sur ce personnage pour qu’il te
convienne davantage ?
9) Au-delà de ce qu’on a vu à la question 2 concernant ce qui te limite dans le personnage que
tu joues actuellement, y a-t-il d’autres facettes qui te dérangent dans ce personnage ?
10) Quelle(s) autre(s) facette(s) peux-tu cultiver de ce personnage ?
11) Si tu n’es pas ce personnage que tu joues actuellement, quel autre personnage es-tu
également ?
12) Que retiens-tu de cet exercice sur l’illusion du personnage ? Qu’est-ce qui t’as le plus
marqué•e ?
Podcast :
LÂCHER PRISE AVEC DOUCEUR
1) Quels sont les sujets, les domaines dans ta vie où tu sens que tu réfléchis deux fois plus, où
tu sens que tu es contrôlant·e, que tu cogites, que tu t’agites, que tu es peut-être plus
autoritaire, plus borné·e, plus sensible ?
Exemple :
Je réfléchis beaucoup quant à l’aspect social de ma vie. Je sens que je vais me mettre à réfléchir
deux fois plus à mon comportement, mes mots, etc.
2) Prends le sujet ou le domaine où tu es le plus sensible. De quoi as-tu peur si tu laissais
davantage les choses se faire ? Quelles sont tes peurs ? Marque tes impressions.
Exemple :
Si je ne réfléchissais plus, j’aurais peur de me retrouver seul·e. Peur de paraître bête, de ne pas
plaire. Peur du ridicule.
3) Que cherches-tu à protéger dans le fond ?
Exemple :
Je cherche à protéger mon envie de connecter avec les gens. Je me sais sensible, facilement
touchable. Je protège mon cœur d’enfant. À la lecture de ces questions et de mes réponses, je sens
que je suis toujours à la recherche d’un environnement amical sécurisant. Je ne me lâche pas assez
avec mes amis, car j’ai peur d’avoir une mauvaise image vis-à-vis de ma famille. En déroulant mes
pensées, je crois que je protège l’image que peut avoir mon père de moi.
4) Qu’as-tu peur de voir si tu ne contrôles plus la situation ?
Exemple :
J’ai peur de voir un éloignement de mes proches, de perdre ma crédibilité, mon sérieux auprès de
ma famille. Peur de perdre la confiance peut-être. J’ai peur des débordements, peur de vivre
intensément alors que c’est pourtant ce que je recherche. Depuis petit·e, on me dit de faire
attention sur plein de sujets, et je crois que cela a mené à ce besoin de contrôle ambiant.
5) Qu’est-ce que cette situation révèle d’important pour toi ?
Exemple :
Ces réponses révèlent l’importance de l’image que je souhaite projeter auprès de ma famille. Je ne
me lâche pas complètement dû aux raccourcis que je faisais inconsciemment avec le regard de
ma famille, le regard qu’ils pouvaient porter s’ils me voyaient faire des choses que je savais qu’ils
« réprimanderaient ». Cette situation révèle aussi mon besoin d’intensité et d’indépendance vis-à-
vis de ma famille.
6) En quoi peux-tu remercier cette situation d’avoir lieu, même si elle est inconfortable à
vivre ?
Exemple :
Je peux remercier ce besoin de contrôle et ces peurs, car cela me montre l’amour que je porte à
mes proches. Cela me montre que je cherche à protéger ma famille, que je cherche à maintenir la
qualité du lien. Ce n’est sûrement pas la meilleure façon de faire, mais maintenant, je sais ce qui
me pousse à avoir ces comportements et je vais être en mesure de pouvoir changer la donne.
7) En quoi tes peurs te veulent du bien ?
Exemple :
Mes peurs sont le reflet de l’importance de me sentir considéré·e et accepté·e par mes proches. Je
me rends compte aussi des blocages que cela peut engendrer et de la puissance de ces peurs.
Car il se peut qu’un proche n’accepte pas mes choix de vie ou réprimande un de mes
comportements. Que ce proche m’accepte ou non ne doit pas m’empêcher d’exprimer ma nature,
de vivre.
8) Comment peux-tu t’accompagner dans cette situation ou autrement dit, comment peux-
tu accompagner tes peurs ? Avancer en les prenant par la main.
Exemple :
Je peux accompagner mes peurs en apprenant à me redéfinir au-delà de ces peurs, c’est-à-dire
envisager que ma peur se réalise, et trouver un sens à cette histoire. Je peux aussi me lâcher
davantage avec mes proches et me rappeler de couper le lien imaginaire que je tendais entre ma
famille et mes proches, etc.
9) Comment, les prochaines fois où tu sens que tu te remets à vouloir avoir le contrôle, peux-
tu revenir à toi, à ce qui est important pour toi ?
Exemple :
La prochaine fois que je suis avec des amis et que je souhaite faire des blagues ou tenter des
expériences sportives ou festives avec eux, je me rappellerai de vivre pour moi, de renaître pour
moi. Je tiendrai cette vision d’homme·de femme indépendant·e et fort·e en tête qui m’aidera à
aller au-delà de mon statut d’enfant sage que je tentais de maintenir.
10) Que retiens-tu de cet exercice ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué·e ?
Podcast :
SE LIBÉRER DU CONDITIONNEMENT :
CULTIVER LE SOI
Exercice 1 :
Commençons par se poser des questions et repérer les conditionnements de ton enfance.
Réponds aux questions suivantes :
1) Quels sont les jeux auxquels tu jouais durant ton enfance ? Cite les jeux et ce que tu aimais
dans ces jeux-là. Quels sont les jeux auxquels tu jouais souvent en famille ? Ou entre amis ?
Exemple :
En famille, on jouait à des jeux de société de stratégie. On faisait des casses-têtes à Noël. J’étais
beaucoup à jouer aux jeux vidéo dès l’âge de 10 ans. Je jouais à Roller Coaster, Zoo Tycoon, Sim
City Society, des jeux de gestion. J’aimais beaucoup jouer aux petits jeux en ligne de gestion de
restaurants aussi. J’écrivais des histoires, je chantais beaucoup.
2) Quand tu regardes ta vie d’aujourd’hui, peux-tu faire des liens entre ce que ces jeux
peuvent permettre de développer comme compétences et comportements ? Peux-tu faire
des liens (peut-être pas pour tous) entre ce à quoi tu jouais enfant et ta vie d’aujourd’hui ?
Marque ce qui te vient.
Exemple :
Aujourd’hui je suis consultante en stratégie. J’aime résoudre des problèmes et je suis douée là-
dedans. J’ai fait beaucoup d’événementiel également. Je travaille pour une écrivaine à côté et je
continue de chanter.
3) Cite cinq héros•ïnes d’enfance, cela peut être tes préféré•e•s ou ceux•celles qui t’ont
particulièrement marqué•e. Pour chaque héros•ïne, marque les trois éléments qui t’inspiraient
chez lui•elle. (Élément, pouvoir, valeur.)
Exemple :
1 - Maître Yoda : sa force tranquille / son calme / son charisme
2 - Sam des Totally Spies : intelligence / rusée / charisme
3 - Simbad l’aventurier : aventurier / audacieux / courageux
4 - Etc.
4) En quoi aujourd’hui, peux-tu retrouver ces traits de caractère en toi également ?
Remarques-tu que ce sont des choses que tu recherches chez les autres ?
Ceci est un extrait du conditionnement de l’enfance. Tu as autant de conditionnement positif
que négatif. Avec ce début d'exercice nous nous sommes concentré•e•s sur la partie
constructive.
Observons maintenant ta vie aujourd’hui.
5) Quels sont tes schémas de pensées ou de comportements ? Quelles sont tes limitations,
tes facultés ? Réponds à toutes ces questions, ce qu’elles t’inspirent comme réponses. (Ne
marque pas tout, on pourrait en écrire des pages, simplement ce qui te saute le plus aux yeux,
là où tu te poses le plus de questions)
Exemple :
Je remarque que je juge vite. Je remarque que je peux facilement être agressif•ive au sein du
couple. Je remarque que je suis rebelle dans ma façon d’être.
6) Comment as-tu créé cette réalité ? Est-ce que tu repères des comportements que ta mère,
ton père, tes grands-parents, frères et sœurs, entourage très proche ont aussi ? Est-ce que tu
repères des habitudes que la culture te donne l’impression d’encourager ?
Exemple :
Ma mère, mes grands-parents, ont une façon de parler qui peut vite être agressive. La pudeur
aussi. Deux choses que j’ai récupérées. Je remarque que mes parents étaient assez négatifs, avec
des pensées limitantes, mon père juge beaucoup. J’ai récupéré la gâchette facile. Mais je n’ai pas
les pensées limitantes comme eux. J’ai récupéré le jugement. La famille du côté de mon père sont
des originaux, rebelles qui ont connu le succès. J’ai été conditionné là-dessus, je le sens.
Note importante : prends du temps pour observer les comportements de ta famille, de tes
proches pour faire cet exercice. N’essaye pas d’y répondre au plus vite. Prends le temps de te
demander quels étaient leurs comportements ? Est-ce que dans les comportements que tu as
cités, dans tes schémas, tu repères des racines dans ta famille ?
Exercice 2 :
Comment je me conditionne constructivement sur quelque chose ? Enlever tout
conditionnement qui ne nous ressemble pas, qui ne fait pas partie de ce qu’on aimerait
cultiver dans sa vie et s’imprégner d’une énergie qui nous correspond davantage ou
autrement dit nous “conditionner” à quelque chose qui nous ressemble davantage afin
d’éprouver encore plus de plaisir, voire de facilités dans de(s) domaine(s) que nous
affectionnons.
Afin de faciliter cet exercice, nous allons utiliser l’image du théâtre et du cinéma. Pour
travailler un film, tu dois te mettre dans la peau de ton personnage. Pour cela, un acteur va se
conditionner en tentant de vivre au maximum le genre de vie que vivrait son personnage.
Cela en devient même déroutant pour certain•e•s qui doivent ensuite avoir un suivi
psychologique pour redevenir eux-mêmes. Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas ton cas, car nous
parlons de ton vrai personnage, ton vrai toi. Seulement, nous utilisons cette même technique,
mais pour aller cultiver et vivre la vie que tu souhaites expérimenter, aller cultiver ce que tu
crois être ton vrai toi.
Note importante : nous utilisons le mot “personnage” pour l’exercice, mais note bien que ce
personnage n’a pas pour but d’être ou de rester fictif. Nous parlons bien de toi aujourd’hui.
1) Quel est le personnage que tu souhaiterais jouer dans ta vie ? Peux-tu citer sa manière
d’être, à quoi passe-t-il du temps ? Son type de comportement ? Son ou ses activités ?
2) Qu’as-tu chez toi aujourd’hui qui va servir de racines à ce personnage ? Quelles sont les
ressources que tu as en toi et que tu peux retrouver dans ce personnage ?
3) Dans quel type d’environnement évolue ce personnage ?
4) Comment vas-tu te préparer pour vivre ce personnage ? Par quoi vas-tu commencer pour
marcher sur les pas de ce personnage ?
5) Avant de vouloir instaurer de nouvelles choses dans ta vie, que peux-tu enlever ? Qu’as-tu
besoin de nettoyer ? Où as-tu besoin de faire le ménage ?
6) Comment désigner ton lieu de vie pour qu’il corresponde à la vie de ton personnage ?
(sans parler de déménager dans un super loft, on parle d’adapter ton environnement à la
vision de ton personnage, nous jouons dans le réalisme)
Note importante : deviens cette personne que tu ressens au fond de toi et que tu as envie
d’expérimenter davantage. Ça commence par toutes les plus ou moins grandes étapes que tu
as pu citer dans cet exercice.
Travaille ton déconditionnement avec les notes de Chloé à la fin de son podcast, et cultive
ton Toi véritable en te “conditionnant” de façon constructive en suivant les pas de ce dernier
exercice !
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