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Ax2012 Pub00035258

Le document traite des impacts du changement climatique sur les dépérissements forestiers, en soulignant que les forêts sont très sensibles aux variations climatiques. Il met en évidence l'accélération des dépérissements forestiers au cours des dernières décennies, attribuée à des facteurs tels que les maladies, les parasites et les conditions environnementales défavorables. Enfin, il souligne l'importance de comprendre ces phénomènes pour anticiper les risques futurs liés à la gestion des forêts.

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Le document traite des impacts du changement climatique sur les dépérissements forestiers, en soulignant que les forêts sont très sensibles aux variations climatiques. Il met en évidence l'accélération des dépérissements forestiers au cours des dernières décennies, attribuée à des facteurs tels que les maladies, les parasites et les conditions environnementales défavorables. Enfin, il souligne l'importance de comprendre ces phénomènes pour anticiper les risques futurs liés à la gestion des forêts.

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Changement climatique et dépérissements forestiers :

causes et conséquences
M. Vennetier

To cite this version:


M. Vennetier. Changement climatique et dépérissements forestiers : causes et conséquences. Change-
ment climatique et modification forestière, CNRS, p. 50 - p. 60, 2012. �hal-00756083�

HAL Id: hal-00756083


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Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

Changement climatique et dépérissements forestiers

Vennetier Michel ([Link]@[Link])


* IRSTEA, UR "Ecosystèmes Méditerranéens et Risques", 3275 Route de Cézanne, CS 40061, 13182 Aix en
Provence Cedex 5
* Fédération de Recherche ECCOREV (FR 3098)

1 - Introduction : que des espèces fragilisées peuvent aussi dépérir


bien au nord de ces zones limites (Pauly and
1.1 - La forêt, un milieu très réactif au climat
Belrose, 2005).
La paléoécologie, à travers l'étude des pollens, Par ailleurs, toutes les espèces animales et
charbons et autres restes végétaux, mais aussi végétales sont touchées par ces modifications du
celle des fossiles, nous révèle que les écosystèmes climat et du milieu, et parmi elles les parasites,
terrestres ont rarement été stables plus de symbiotes et pollinisateurs des arbres. En France,
quelques dizaines de millénaires au cours du le déplacement moyen de 2,7 à 5 km/an vers le
quaternaire: périodes froides ou chaudes, sèches nord depuis 25 ans de la chenille processionnaire
ou humides, ont alterné régulièrement. A chaque du pin (Thaumetopoea pityocampa) en est un
alternance, la végétation des régions actuellement exemple caractéristique. Certains arbres
tempérées a été plus ou moins bouleversée, pourraient s'adapter individuellement au
passant souvent de l'état de steppe à celle de forêt changement climatique mais perdre des
plus ou moins dense et vice-versa. Au sein même mycorhizes indispensables à leur nutrition, ou être
des forêts, les espèces dominantes se sont succédé détruits par des parasites envahissants et jusque là
en fonction de leur vitesse de progression ou de inconnus d'eux. Des maladies ou parasites
régression avec les températures. La grande endémiques pourraient devenir épidémiques. Au
sensibilité de la composition des forêts au climat contraire, une espèce mal adaptée pourrait se
en fait même un excellent outil pour analyser trouver dans un nouvel environnement
rétrospectivement le climat à partir des plantes symbiotique qui l'aiderait à survivre ou le rendrait
présentes et des arbres dominants. Lorsque les plus concurrentiel. La prévision de l'ampleur et de
évolutions climatiques étaient progressives, la localisation des dépérissements forestiers n'est
échelonnées sur des milliers d'année, les donc pas possible actuellement.
successions végétales l'ont été aussi.
Mais le changement climatique actuel, avec son 1.2 - Les dépérissements forestiers déjà en
accélération prévue pour le 21e siècle, est accroissement dans le monde
beaucoup plus rapide que la plupart de ceux qui
Une bonne façon de se persuader de la réalité du
l'ont précédé. Seules quelques catastrophes
risque futur de dépérissement des forêts est de
majeures, comme l'impact de météorites ou
mesurer l'évolution des mortalités au cours de ces
comètes et l'explosion de volcans géants, ont
dernières décennies, où le réchauffement
laissé la trace à l'échelle continentale ou mondiale
climatique a été pourtant d'ampleur relativement
de pulsions climatiques plus violentes. L'échelle
faible: 0,6 à 1,2 °C (figure 1). En interrogeant les
du changement, entre 2,5 et 7 degrés de
bases de données scientifiques avec les mots clefs
température moyenne annuelle en un siècle
"dépérissements des forêts" ou "mortalité
suivant les scénarios et les régions, devrait
forestière" (leurs équivalents et variantes en
entraîner un nouveau changement majeur de la
anglais), on observe que le nombre de cas graves
composition des forêts dans de nombreuses
recensés à travers le monde a plus que quadruplé
régions du monde. Elle correspond à une
en 25 ans et que la tendance est en hausse quasi-
migration des aires potentielles de répartition des
constante (Allen et al., 2010). Cette mesure est
espèces végétales de plusieurs centaines de
bien entendu biaisée pour plusieurs raisons:
kilomètres vers le nord et de plusieurs centaines
d'abord l'observation des forêts a
de mètres en altitude (Badeau et al., 2005). Cette
considérablement progressé durant cette période
évolution va se produire dans un délai inférieur à
notamment à l'aide des satellites. D'autre part le
la durée de vie de la plupart des espèces d'arbres.
nombre de pays disposant de moyens significatifs
On pourrait donc s'acheminer vers des
de gestion forestière et de suivi a aussi augmenté.
dépérissements massifs de forêts en limites basses
Enfin, l'explosion démographique a étendu
et sud des aires de répartition des espèces, le
l'emprise de l'homme sur de vastes territoires
renouvellement naturel n'ayant pas le temps de se
jusque là peu ou pas habités, et d'immenses
produire. Au cours d'évènements extrêmes tels
surfaces de plantations industrielles, objet de
que la canicule de 2003 en Europe, on a observé
toutes les attentions, ont remplacé des forêts
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

naturelles auxquelles on n'accordait que peu l'Europe à cause de la graphiose au début du XXe
d'importance économique. Certains siècle puis dans les années 70 (Pinon and Feugey,
dépérissements de grande ampleur aujourd'hui 1994), ou plus localement l'hécatombe des pins
révélés auraient pu passer inaperçus il y a maritimes dans le sud-est de la France dans les
quelques dizaines d'années. années 60 à 70 à cause de la cochenille
Matsucoccus feytaudi (Riom, 1994). Bien que ces
Mais même en rapportant les statistiques aux seuls deux cas soient liés à une introduction
pays dont les services forestiers sont fiables et accidentelle du parasite par l'homme, ils illustrent
bien organisés depuis longtemps, le nombre de cas le potentiel destructif d'une arrivée naturelle ou
a plus que triplé. Pour autant, est-on en présence d'une explosion démographique d'un parasite avec
d'une tendance lourde et anormale, ou d'une le changement climatique.
fluctuation cyclique ? Mais aussi loin que l'on remonte dans les archives
forestières historiques, on ne trouve aucune trace
Cas de dépérissement recensés de dépérissements atteignant l'ampleur des
180 phénomènes actuels. Curieusement, les archives
160
plus anciennes (de l'an Mil à 1800) ne
140
mentionnent aucun cas de grand dépérissement
120
100
forestier, alors que les hommes dépendaient très
80 largement des forêts pour leur survie, leur
60 chauffage, la cuisson des aliments et la nourriture.
40 Les récits de sécheresses catastrophiques,
20 canicules ou froids terribles ayant causé des
0 grandes famines, desséché ou tué les vergers et
87-89

90-92

93-95

96-98

99-01

02-04

05-07

08-10

même les vignes à l'échelle de grandes régions


(Sanson, 1945) ne mentionnent jamais la forêt.
Seuls les cernes de croissance des arbres de ces
Figure 1: Nombre de cas de dépérissements époques, datés à l'aide des méthodes de la
forestiers importants mentionnés dans la dendrochronologie, témoignent de la dure réalité
littérature scientifique au cours de la période pour la forêt de tels événements climatiques, mais
1987-2010 (adapté de Allen et al. 2010) sans possible évaluation d'éventuels
dépérissements.
1.3 - Les dépérissements du passé
De nombreux cas de dépérissements ont été Il semble donc que l'ampleur actuelle des
signalés à partir de la mise en place des services mortalités soit unique à l'échelle historique, et
forestiers européens au début du XIXe siècle. Les constitue un fait nouveau. Comprendre ces
plus fréquents concernent des dépérissements de phénomènes est indispensable pour évaluer le
chêne pédonculé (Quercus pedonculata ) dans les risque d'une poursuite de la tendance actuelle.
zones de plaines, faisant suite à des années de
forte sécheresse (Delatour, 1983). Ils touchent à 2 - Les multiples causes de dépérissement des
tour de rôle et de façon cyclique, environ tous les forêts: quelques exemples
10 à 20 ans, tous les pays d'Europe entre la Russie 2.1 - Association de malfaiteurs
à la France (pour ne citer que les plus importants:
1878, 1892-97, 1910-17, 1922-27 ,1946-49, 1955- Différentes causes humaines et naturelles sont
61, 1980-85). On retrouve des cas similaires toujours associées dans les cas de dépérissement
depuis 1830 pour le sapin blanc (Abies alba L.) et anciens des forêts. Les plus fréquentes sont des
dans une moindre mesure chez le pin sylvestre extrêmes climatique (canicules, sécheresses,
(Pinus sylvestris L), presqu'aussi nombreux et grands froids), des maladies et parasites
également attribués aux sécheresses, dans les (généralement insectes et champignons, mais
zones montagneuses de Suisse, France et parfois aussi virus ou bactéries), des conditions de
Allemagne. Dans quelques cas et sur des surfaces sol défavorables (trop pauvres, trop acides ou
limitées, des gels tardifs suivant des hivers chauds basiques, peu profonds, salins), des pollutions
ont provoqué des mortalités significatives à (notamment ozone depuis quelques dizaines
l'échelle régionale, les arbres ayant été touchés en d'années, mais aussi pollutions acides, fluorées,
pleine sève (Devaux and Le Bourhis, 1978; soufrées), des incendies, et des erreurs de gestions
Nageleisen, 1993). Quelques cas de mortalité (trop fortes densités, mauvais choix d'espèces ou
massive liée à des parasites ont été rapportés: par de provenances, homogénéisation des
exemple la quasi-disparition des ormes de toute peuplements sur de grandes surfaces, etc.).
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

De façon générique, il est habituel de classer ces 2.3 - Exemple du chêne pédonculé
causes dans trois catégories: les facteurs
Apparu en France en 1907, l'oïdium du chêne
prédisposants, déclenchants et aggravants (figure
(Erysiphe alphitoides Griffon & Maubl.) fit
2a). Dans la première on range les causes de fond
rapidement des ravages dans les peuplements,
qui fragilisent les arbres de façon chronique ou
défoliant précocement les arbres et réduisant
limitent leur capacité d'adaptation ; dans la
considérablement leur surface foliaire.
deuxième les évènements ponctuels qui vont
L'affaiblissement général des peuplements qui
provoquer directement la mort des arbres ou un
s'ensuivit est considéré comme l'un des principaux
fort affaiblissement ; dans la troisième les facteurs
facteurs prédisposants (figure 2c) qui rendit les
qui vont achever les arbres très affaiblis ou
arbres sensibles aux sécheresses, lesquelles
accélérer leur mort. Le même facteur peut jouer
provoquèrent de graves dépérissements entre 1910
un rôle différent suivant les circonstances, comme
et 1930. Dans le centre de l'Europe, ce sont des
l'illustrent les exemples des ligures 2b à 2e.
peuplements extrêmement denses qui on dépéri
2.2 - La leçon des "pluies acides" après des sécheresses dans les années 30 à 50.
L'erreur de gestion est manifestement le facteur
Les dépérissements forestiers, et particulièrement
prédisposant dans ce cas (figure 2d): la
celui des résineux dont le sapin dans les
concurrence excessive a à la fois affaibli les arbres
montagnes de l'ouest de l'Europe dans les années
sur le long terme et exacerbé celle-ci lors de la
1976-84 a initialement été imputé aux "pluies
sécheresse.
acides". Mais l'analyse détaillée de la croissance
En France, comme dans toute l'Europe, et depuis
des arbres a montré que contrairement aux idées
le 19e siècle, c'est majoritairement sur des sols
reçues, ces arbres avaient largement accéléré leur
hydromorphes que ces dépérissements se sont
croissance depuis le 19e siècle (Becker et al.,
produits en masse. Le chêne pédonculé a une
1994). Les cernes de croissance montraient que
croissance plus rapide que le chêne rouvre quand
les dépérissements avait été déclenché par la
l'eau n'est pas un facteur limitant. C'est pourquoi
sécheresse de 1976, et qu'ils touchaient
lors de période climatiques favorables, il s'est
principalement les peuplements situés sur des sols
imposé naturellement dans des peuplements
inadaptés ou se développant à trop basse altitude,
mélangés des deux espèces: favorisé
résultat d'erreurs dans la gestion passée (Becker et
involontairement par les éclaircies ou simplement
al., 1990). La pollution n'apparaissait alors que
par sa croissance rapide, ou volontairement planté
comme un facteur aggravant (figure 2b) pour des
ou semé par les forestiers qui espéraient accroître
arbres déjà affaiblis, qu'achevaient des insectes
la productivité forestière. Mais le chêne pédonculé
opportunistes.
est beaucoup plus sensible à la sécheresse, et
Schéma général des Sapin, Europe de l’ouest d'autant plus que son enracinement, qui ne
facteurs de dépérissement années 60-80
Facteurs Facteur Prédisposant Déclenchant
supporte pas l'hydromorphie, reste superficiel sur
prédisposants déclenchant Erreurs gestion Sécheresses ces sols. Dans ce cas, le sol inadapté et les erreurs
de gestion associées sont les facteurs
a Mortalité b Mortalité
prédisposants (figure 2d). Dans tous les cas
Facteurs Aggravants anciens ou récents, la mortalité des chênes est
aggravants Pollution
accentuée et accélérée par des maladies et insectes
Chêne pédonculé, Chêne pédonculé,
début XXe siècle milieu-fin XXe siècle
s'attaquant aux racines ou au tronc des arbres
Prédisposant Déclenchant Prédisposants Déclenchant moribonds. L'oïdium peut faire partie dans ce cas
Oïdium Sécheresse Sols, erreurs de Sécheresse
gestion
des facteurs aggravants. Les pourridiés (Armilaria
c Mortalité d Mortalité spp.), champignons s'attaquant aux racines, en
font souvent partie. L'infection chronique des
Aggravants Aggravants
Insectes Oïdium, insectes arbres par les pourridiés dans certaines régions a
Chêne liège, massif des Chêne liège, massif des
été parfois classée dans les facteurs prédisposants.
Maures, 2003-06 Maures, 2007
Prédisposant Déclenchant Prédisposant Déclenchant 2.4 - Incendies et sécheresses répétés accroissent
Incendies Sécheresse Sécheresses Incendie mutuellement leurs effets
répétés répétées
e Mortalité f Mortalité Le cas du chêne liège illustre ces effets conjugués
Aggravants Aggravants en région méditerranéenne (Vennetier, et al.
Insectes, démasclage Insectes 2008).
Figure 2: Schéma général et exemples de A la suite d'un incendie, le chêne liège a la
conjonction de facteurs conduisant à la mortalité particularité de rejeter non seulement de la base
forestière. mais aussi du tronc et des grosses branches, qui
sont protégés par l'écorce liégeuse épaisse et
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

thermiquement très isolante. Après les grands insolation fait monter la température de surface de
incendies de 2003 dans les Maures, pourtant très ces organes au dessus de 43°C, un seuil létal pour
violents et ayant sévi dans des conditions les tissus de ces espèces. Le risque est d'autant
extrêmes de sécheresse et canicule, les houppiers plus grand que le manque d'eau ne permet plus à
de chêne liège ont rejeté à 95%. Mais cette région la plante de réguler cette température par
a subi ensuite une série de quatre années évapotranspiration. Lorsqu'une part importante de
successives de fortes sécheresses. Les rejets qui l'appareil foliaire est détruite, la plante peut
s'étaient développés depuis 2003 ont fortement mourir. C'est ainsi que l'on a vu rougir en
dépéri à partir de 2006. Cette mortalité, qui a quelques semaines des pins sylvestres de basses
atteint 40 à 75% des arbres, s'est accentuée altitude en région méditerranéenne au cours de
jusqu'en 2008 et a été d'autant plus forte que la l'été 2003.
zone concernée avait subi des feux plus nombreux Mort de soif: la deuxième cause
au cours des 50 années précédentes. Cette relativement rapide en général est liée au manque
fréquence d'incendie constitue un facteur d'eau, qu'il résulte d'un déficit de pluie ou d'un
prédisposant ayant préalablement affaibli les simple déséquilibre entre la ressource et la
peuplements (figure 2e). Elle a notamment consommation de la plante en raison de la chaleur
diminué la taille moyenne des arbres et de leurs excessive. Lorsque les besoin de la plante ne sont
branches, et globalement leur vigueur mais aussi plus assurés, la dépression dans les vaisseaux
l'épaisseur et les qualités physiques et chimiques conducteurs de sève passe au dessus d'un seuil
du sol en raison de la combustion de la matière critique, propre à chaque espèce et au sein de
organique et de l'érosion répétée. Elle a aussi chaque espèce à chaque individu (en fonction de
réduit l'épaisseur du liège, partiellement brûlé, et son histoire). Il se produit alors une "cavitation",
localement entamé celui-ci, créant des brèches apparition de bulles d'air dans les vaisseaux, qui
thermiques au niveau desquelles les assises perturbent la circulation. Les feuilles et les
génératrices ont été tuées par le dernier feu. Enfin, branches ne sont plus alimentées, et leur mort se
certains troncs ont été partiellement calcinés à la produit en peu de temps. La cavitation est parfois
base au niveau de blessures anciennes ou le bois réversible si elle est de courte durée. Dans les cas
était mort. extrêmes, certains vaisseaux implosent et sont
Dans les zones brûlées en 2007, la mortalité des définitivement hors service. Les espèces ont deux
arbres a atteint près de 50% et les rejets de stratégies différentes pour limiter ces
houppiers n'ont pas dépassé 20%, contre 95% en phénomènes: résistance ou évitement. Dans le
2003. La répétition des sécheresses constitue le premier cas, les vaisseaux sont très résistants à la
facteur prédisposant qui a affaibli durablement les cavitation, généralement en ayant de faibles
arbres, les rendant extrêmement sensible à diamètres et des parois épaisses. Cette stratégie est
l'incendie, qui est ici le facteur déclenchant (figure surtout efficace contre les stress de courte durée
2f). Dans tous les cas, des insectes, et parfois des car elle permet de maintenir la photosynthèse et
méthodes inadaptées de prélèvement du liège donc la production de ressources énergétiques.
(démasclage), ont achevé les arbres. Dans ces Elle est par contre dangereuse quand les stress se
milieux méditerranéens, c'est l’ensemble de prolongent car elle épuise rapidement les
l'écosystème qui a profondément souffert de la ressources en eau du sol. Dans le deuxième cas,
conjonction entre sécheresses répétées et les végétaux ferment rapidement leurs stomates
incendies fréquents, les mêmes phénomènes dès qu'un stress hydrique apparaît. Cela limite leur
s'étant produit sur bien d'autres espèces animales consommation d'eau, et fait donc durer les
et végétales réserves du sol et leurs réserves internes. C'est une
stratégie efficace contre les stress prolongés
3 - Les types de dépérissements et leurs causes d'intensité faible ou moyenne. Mais ce faisant ils
3.1 - Dépérissement des arbres arrêtent aussi la photosynthèse et donc la
production de ressources énergétiques. Ils
Pendant les accidents climatiques estivaux ou s'exposent donc à un affaiblissement durable.
ultérieurement, trois causes initiales de mortalité Mort de faim : lorsque des stress trop
peuvent être évoquées. intenses ou prolongés on empêché les arbres de
Mort de chaud: pour les espèces produire des réserves carbonées, la plante utilise
montagnardes ou de sous-bois, peu habituées aux ses ressources internes, dont elle dispose en
fortes températures et insolations, les premiers quantités variables. Après une forte sécheresse ou
symptômes à apparaître sont des brûlures de la canicule, elle essaye de reconstituer sa surface
cuticule des feuilles ou des aiguilles. La foliaire, mais ne parvient pas en général à la
conjonction d'une canicule et d'une forte rétablir intégralement sur un ou deux ans; il peut
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

subsister un déficit entre les besoins de la plante et Canada (cf. & 4). Ces pullulations sont liées au
sa production. Ce phénomène est en général changement climatique: le manque de froid en
accentué par les parasites (insectes, champignons) hiver permet la survie généralisée de populations
et maladies opportunistes, qui attaquent les jusque là décimées par le gel, et dont la
plantes affaiblies au niveau des racines reproduction est rendue exponentielle par la
(Guillaumin et al., 1983) ou des tiges. Ils multiplication des générations durant une saison
réduisent encore plus le prélèvement d'eau dans le de végétation très allongée. Dans ces conditions,
sol ou la circulation de la sève. Lorsque la plante a même les arbres les plus vigoureux succombent
épuisé ses réserves, elle meurt "de faim", ne sous le nombre des agresseurs.
pouvant plus produire de nouveaux tissus. Les
3.2 - Dépérissement des sous-bois
symptômes sont en général une mortalité brutale
au printemps juste après le débourrement, ou Si les arbres ont beaucoup souffert des accidents
même une absence de débourrement printanier. climatiques de 2003 en France et des nombreuses
Chez les arbres sempervirents, les déficits de sécheresses et canicules dans le monde depuis 15
ramification lors des périodes de stress et le faible ans (cf. & 1.2 et 4), le reste de la flore est
nombre de feuilles ou d'aiguilles produites, ainsi également très affecté. En Provence, le climat de
que la petite taille de ces dernières, peuvent la période 1998-2008 a été anormalement chaud et
prolonger le déficit foliaire durant 3 à 8 ans après sec, reproduisant à l'avance ce que les scénarios
l'accident (Vennetier et al., 2010), et contribuer climatiques prédisent dans cette région pour les
ainsi à ce type de dépérissement différé. Dans le années 2040-2050. Le suivi de placettes
cas des chênes, il est classique que la mortalité permanentes a démontré que 15% de la flore avait
survienne entre 3 et 6 ans après la sécheresse changé dans cette période, et que cette
(Nageleisen, 1993). Celle de 1976 a produit ses transformation était entièrement liée au
effets de 78 à 1983, celle de 1989 entre 1992 et changement climatique (Vennetier and Ripert,
94, celle de 2003 entre 2007 et 2010. En Suisse, 2009): multiplication des espèces thermophiles et
de fortes mortalités chez le pin sylvestre ont pu xérophiles, disparition par mortalité de
être reliées à des sécheresses de 10 ans antérieures nombreuses plantes mésophiles (figure 3).
(Bigler et al., 2006).
Variation des groupes floristiques 1997-2008
Mort de froid : Les dégâts de gel qui 70
détruisent les assises génératrices et conductrices 50
Occurrence
peuvent donner des résultats semblables aux Coef Braun-Blanquet
30
sécheresses extrêmes, car ils empêchent ou
réduisent aussi la circulation de la sève. Les 10
grands froids de 1929, 1956 et 1985 ont laissé des -10
trouées dans de nombreux peuplement. Si l'année -30
1956 a été particulièrement meurtrière dans le
-50
sud-est de la France, c'est que ce coup de gel
début février a suivi un mois de janvier -70
xéro- xéro int méso méso+
anormalement chaud qui avait permis à la
végétation méditerranéenne, très réactive, de Figure 3: Variation en 10 ans de la somme des
débourrer. occurrences et des coefficients d'abondance-
Mort par agression : jusqu'à une époque dominance (Braun-Blanquet) pour la flore de 50
récente, les insectes xylophages, étaient placettes permanentes de Provence. Plantes
considérés comme des facteurs essentiellement classées en 5 groupes suivant leur adaptation à la
aggravants, achevant des arbres affaiblis. On sait sécheresse et à la chaleur: méso+ = plantes les
cependant que suite à de catastrophes comme les plus exigeantes en humidité et fraîcheur, méso =
tempêtes ou grands verglas, les pullulations de plantes demandant de l'humidité et de la
scolytes sont responsables de la mort de fraîcheur, int = groupe intermédiaire, xéro =
peuplements sains, à la périphérie des zones plantes supportant les sécheresses habituelles et
touchées. Ils imposent une lutte rapide, mais les fortes températures, xéro-: plantes les plus
forestiers avaient jusqu'alors plus ou moins résistantes aux sécheresses fortes et canicules.
contrôlé ces explosions démographiques qui se
faisaient des dégâts pendant un à trois ans. Depuis Au sein d'une forêt, c'est donc bien l'ensemble de
2004, certaines populations d'insectes ont échappé la flore qui est touché par les dépérissements, et
à tout contrôle même en absence d'accident, et pas seulement les arbres. Les changements
causent les plus grands dépérissements jamais floristiques et mortalités ont été d'autant plus
observés d'un seul tenant, dans le nord-est du marqués que les conditions stationnelles locales
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

étaient bonnes (fonds de vallons, versants frais, Californie en 2007, d'Australie en 2009, de Russie
altitudes élevées et sols profonds à bonne réserve en 2010 se sont tous produits en période de
hydrique) ce qui est contre intuitif. En fait, le canicule, plus qu'en raison de la sécheresse. Les
déficit hydrique d'origine climatique (combinaison mêmes phénomènes sont de plus en plus souvent
chaleur/sécheresse) a été tel au cours de ces observés en forêts tropicales humides. Les
années que sa compensation par les conditions incendies risquent donc de modifier les
locales n'a plus été assurée même dans les stations écosystèmes plus que le changement climatique
les plus favorables (Vennetier and Ripert, 2010). lui-même et l’interaction feu-sécheresse plus que
Un seuil critique a été franchi. les effets pris séparément du feu et des
sécheresses.
3.3 - Seuils de dépérissement et incendies
4 - Exemples de grands dépérissements forestiers
De façon générale, les dépérissements forestiers
dans le monde
rapportés dans le monde ne sont pas un
phénomène progressif mais souvent un Plus de 200 cas de grands dépérissements
phénomène de seuil. Ce seuil peut être établi pour touchant de quelques dizaines de milliers à
chaque essence ou groupe d'essences forestières plusieurs millions d'hectares ont été relatés au
dans un contexte géographique donné (figure 4). cours des 15 dernières années. Si l'Amérique du
A cause du changement climatique, ce seuil est nord et l'Europe avec plus de 50 cas chacune sont
franchi de plus en plus souvent dans de les plus touchées, aucun continent et aucun type
nombreuses régions, et le risque est qu'à terme la de forêt n'y échappe. Il peut s'agir soit de
plupart des années se situent au-delà du seuil. dépérissements massifs, d'un seul tenant, ou d'une
Même lorsque les pluies ne diminuent pas, mortalité plus insidieuse et diffuse mais sur de
l'accroissement de température et de longueur de grandes surfaces. Nous relatons ci-dessous les cas
la saison de végétation est suffisant pour allonger emblématiques et les plus représentatifs.
les périodes de stress ou en créer là où il n'y en En Australie, ce sont plusieurs centaines de
avait pas. Ces seuils peuvent aussi correspondre milliers d'hectares d'Eucalyptus qui sont touchés;
non pas à une limite de résistance des arbres, mais essentiellement dans l'est et le sud du continent,
à une limite de prolifération de maladies et les mortalités variant de 40 à 100%. En Afrique,
parasites, comme en témoignent les grandes les cédraies de l'atlas ont perdu entre 80% et 15%
pullulations actuelles de scolytes en Amérique du de leurs peuplements suivant un gradient sud-
nord. nord, certains peuplements en limite du Sahara
ayant même totalement disparu. Des fortes
Forte Risque fort de mortalités ont aussi été enregistrées dans les forêts
Fut
Ac ur dépérissement et claires et savanes arborées de la zone soudano-
tu incendie
Intensité de
sécheresse

Pa s el sahélienne. En Amérique du sud et centrale, on



enregistre des mortalités diffuses mais à grande
Seuil
échelles dans les forêts de montagnes, par
exemple pour les Nothofagus dans le nord de la
Bonne santé / risque incendie faible
Patagonie. Le suivi de placettes permanentes en
Faible ou normal Amazonie a montré que la mortalité de fond avait
Courte Durée de sécheresse Longue doublé en 20 ans, passant de 1 à 2%, et que celle-
ci touchait particulièrement les grands arbres
Figure 4: Evolution des risques de dépérissement émergeants ainsi que les lianes, les palmiers et le
et d'incendie en fonction de la durée et de sous-étage étant moins sensibles. L'ambiance
l'intensité de la sécheresse, rapporté aux forestière en est modifiée et le cycle du carbone
écosystèmes forestiers actuels. En trait plein: perturbé. En France, les forêts de pin sylvestre et
enveloppe des variations du climat passé. de sapin du sud des Alpes on payé un lourd tribut
Pointillé large: climat actuel. Pointillé fin: climat à la canicule de 2003 et aux sécheresses qui ont
2070-2100 (d'après Allen et al, 2008) suivi. En Espagne, la situation est bien pire dans
les montagnes du sud, ou des dizaines de milliers
Par ailleurs, l'accumulation de biomasse sèche d'hectares sont morts, découvrant des pans entiers
dans les forêts stressées, progressivement ou au de montagne. Plus généralement, la canicule de
cours des dépérissements massifs, entraînent un 2003 a directement conduit au dépérissement
risque accru d’incendie même s’il n’y a pas de diffus de plusieurs millions d'arbres, et ses
forte sécheresse et encore plus s’il y a des conséquences indirectes se faisaient encore sentir
sécheresses récurrentes. Les plus grands incendies en 2010 dans certaines chênaies de plaines et
d'Europe de l'Ouest en 2003, de Grèce et de pinèdes de montagne. La quantité de carbone
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

réémise du fait de cette année exceptionnelle Bibliographie


correspond à ce que la forêt européenne fixe Allen, C.D., Macalady, A.K., Chenchouni, H.,
habituellement en 3 ans. Des phénomènes Bachelet, D., Mcdowell, N., Vennetier, M., Kitzberger,
identiques se sont produits ces dernières années T., Rigling, A., Breshears, D.D., Hogg, E.H., Gonzalez,
notamment en Chine, et en Corée où les pinèdes P., Fensham, R., Zhang, Z., Castro, J., Demidova, N.,
de basse et moyenne altitude ont beaucoup Lim, J.H., Allard, G., Running, S.W., Semerci, A.,
souffert. En Amérique du nord, trois causes Cobb, N., 2010. A global overview of drought and
principales ont provoqué la disparition de plus de heat-induced tree mortality reveals emerging climate
change risks for forests, For. Ecol. Manag., (259) 4:
25 millions d'hectares en moins de 10 ans: des
660-684.
canicules, dont celle de 2002, on tué en quelques
Badeau, V., Dupouey, J.L., Cluzeau, C., Drapier, J.,
mois près de 4 millions d'hectares au nouveau
2005. Aires potentielles de répartition des essences
Mexique et dans le sud des Rocheuses, et 2 forestières d’ici 2100, Forêt Entreprise, (Dossier " la
millions d'hectares de feuillus dans le centre du forêt face aux changements climatiques ") 162: 25-29.
Canada, notamment des peupliers-trembles. Les
Becker, M., Bert, G.D., Bouchon, J., Picard, J.F.,
proliférations de scolytes ont tué plus de 15 Ulrich, E., 1994. Tendances à long terme observées
millions d'hectares dans l'ouest canadien. Si ces dans la croissance de divers feuillus et résineux du
dégâts sont clairement d'origine climatique Nord-Est de la France depuis le milieu du 19e siècle,
(manque de froid en hiver pour contrôler les Revue Forestière Française, ( XLVI) 4: 335-341.
populations), elles sont aussi largement Becker, M., Bräker, O.U., Kenk, G., Schneider, O.,
imputables au mode d'exploitation qui a prévalu Schweingruber, F.H., 1990. Aspect de houppiers et
dans ces forêts depuis un siècle: les gigantesques croissance des arbres au cours des dernières décennies
coupes à blanc sans effort de régénération d'une dans les régions frontatlière d'Allemagne, de France et
forêt mélangée ont conduit à des millions de Suisse, Revue Forestière Française, (XVII) 3: 284-
d'hectares mono ou bi-spécifiques et équiennes, de 300.
structure totalement régulière à l'échelle de Bigler, C., Bräker, O.U., Bugman, H., Dobbertin, M.,
surfaces vastes comme la France: un paradis pour Rigling, A., 2006. Drought as an Inciting Mortality
les parasites !!! Dernière cause de mortalité Factor in Scots Pine Stands of the Valais,
massive touchant actuellement des millions Schweizerland, Ecosystems, (9): 330-343.
d'hectares dans les forêts les plus boréales, en Delatour, C., 1983. Les Dépérissements de Chênes en
Amérique comme en Russie: la fonte superficielle Europe, Revue forestière française, (XXXV) 4: 265-
du permafrost, qui transforme les sols en boue 282.
liquide: impossible pour les arbres de résister au Devaux, J.P., Le Bourhis, M., 1978. La limite
vent ou même à leur propre poids avec des racines septentrionale du pin d’Alep en France. Etude
dendroclimatique de l’impact des froids exceptionnels,
très superficielles s'ancrant dans ce qui s'apparente
Biologie Ecologie méditerranéenne, (V) 4 133-158.
à des sables mouvants. Dans ce qu'on a appelé de
façon imagée les "forêts ivres", ils tombent en Guillaumin, J.-J., Bernard, C., Delatour, C., Belgrand,
M., 1983. Le Dépérissement du Chêne à Tronçais :
désordre dans tous les sens et meurent déracinés,
pathologie racinaire, Revue forestière française,
formant un entrelacement impénétrable qui rend la (XXXV) 6: 415-424.
vie impossible aux grands animaux comme aux
Nageleisen, L.-M., 1993. Les dépérissement d'essences
hommes. feuillues en france, Revue Forestière Française, (XLV)
6.
5 - Conclusions
Pauly, H., Belrose, V., 2005. La santé des forêts
Le risque de grands dépérissements forestiers se françaises : actualités de l´année 2004 - Sécheresse et
multiplie dans le monde. La plupart de ceux qui canicule de l'été 2003 : observation en 2004 des
ont été observés de puis 15 ans, où ils ont été conséquences sur les peuplements forestiers adultes.
multipliés par trois, peuvent être clairement Ministère de L'Agriculture, de l'Alimentation, de la
imputés au changement climatique, sécheresse et Pêche et de la Ruralité, Département Santé des Forêts,
Paris. 11 p.
températures trop élevées, en été comme en hiver.
Les scénarios du climat futur font craindre que ces Pinon, J., Feugey, L., 1994. La graphiose de l'orme,
une maladie dévastatrice aux causes bien identifiées,
phénomènes ne s'amplifient encore rapidement.
Revue Forestière Française, (46) 5: 422-430.
Les incendies qui accompagnent le changement
climatique et les dépérissements devraient en Riom, J., 1994. Le dépérissement du pin maritime dans
le Sud-Est de la France au cours des années 1960-1970.
aggraver les conséquences écologiques.
Le rôle de la cochenille Matsucoccus feytaudi, Revue
Forestière Française, (XLVI) 5: 4 3 7 - 4 4 5.
Vennetier M. - 2012. Changement climatique et dépérissements forestiers. In Corvol A. (éd.) Changement climatique et modification forestière, CNRS, Paris, p.50-60

Sanson, J., 1945. Recueil de données statistiques


relatives à la climatologie de la France. Météorologie
Nationale, Paris. 121-133 p.
Vennetier, M., et al. 2008. Etude de l’impact
d’incendies de forêt répétés sur la biodiversité et sur les
sols: recherche d’indicateurs. Rapport final. Cemagref,
Ministère de l'Agriculture et de la pêche, Union
Européenne, Aix en Provence. 238 p.
Vennetier, M., Girard, F., Ouarmim, S., Thabeet, A.,
Ripert, C., Cailleret, M., Caraglio, Y., 2010. Climate
change impact on tree architecture may contribute to
forest decline and dieback. In: Parrotta, J.A., Carr,
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Korea, 23-28 August 2010, Commonwealth Forestry
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Vennetier, M., Ripert, C., 2009. Forest flora turnover
with climate change in the Mediterranean region: a
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Vennetier, M., Ripert, C., 2010. Flore méditerranéenne
et changement climatique: la course-poursuite est
engagée, Forêt Méditerranéenne, (XXXI) 1: 15-24.

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