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Chapitre 03 Architecture

Le document traite des éléments constitutifs de l'espace architectural, notamment le mur, la colonne, la poutre et la console, en définissant chaque composant et leur rôle dans la construction. Il explore la signification et les fonctions des murs, en les classifiant selon leur fonctionnement et leur position par rapport au terrain naturel, ainsi que les différents types de murs en fonction des matériaux utilisés, notamment la terre. L'architecture est présentée comme l'art de créer des espaces habités, où chaque élément a une importance fonctionnelle et symbolique.

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Chapitre 03 Architecture

Le document traite des éléments constitutifs de l'espace architectural, notamment le mur, la colonne, la poutre et la console, en définissant chaque composant et leur rôle dans la construction. Il explore la signification et les fonctions des murs, en les classifiant selon leur fonctionnement et leur position par rapport au terrain naturel, ainsi que les différents types de murs en fonction des matériaux utilisés, notamment la terre. L'architecture est présentée comme l'art de créer des espaces habités, où chaque élément a une importance fonctionnelle et symbolique.

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Chapitre 3.

LES ELEMENTS
COMPOSANTS L’ESPACE
ARCHITECTURAL ( le Mur, la
colonne (Poteau), la poutre et la
console)

Ass 1 : Yves BOMBA MAHANGA


Elément : Chacune des choses qui entre dans une combinaison pour former un tout ou un
ensemble.

Composant : Destiné à faire partie d'un ensemble plus grand en contribuant à sa


constitution ou à son fonctionnement

Espace : Aristote définit l'espace comme un contenant de choses, une sorte de succession
d'enveloppes englobantes, depuis ce qui est «à l'intérieur des limites du ciel» jusqu'au plus
petit, un peu à l'image des poupées russes. L'espace est donc nécessairement un creux
limité à l'extérieur et rempli à l'intérieur. Il n'y a pas d'espace vide; tout a sa place, son lieu
et son endroit.

Espace architecturale : En effet, pour l'architecte l'espace ou l'intervalle entre sol, murs et
plafond n'est pas le néant, bien au contraire: la raison même de son activité est de créer ce
creux, pour contenir. Il lui donnera une forme concrète pour offrir un lieu de séjour et une
relative liberté de mouvement dont l'homme a besoin. L'architecture est l'art du creux;
elle se définit à la fois de l'intérieur et de l'extérieur; les murs ont deux côtés.
CHAPITRE 03 : LE MUR, LA COLONNE, LA POUTRE ET LA CONSOLE
3.1. INTRODUCTION
Ou commence l’architecture?
« Commence-t-elle avec le ‘‘ mur ’’, qui détermine de manière brutale une intériorité ? » Ce mot, le mur,
chargé de sens, paraît être l’élément essentiel de l’organisation du territoire et de la construction depuis
les temps les plus anciens.
Il est muraille, mur de clôture, mur d’enceinte, mur mitoyen, mur séparatif, figure de mur ou héberge,
mur coupe-feu, mur porteur, mur pignon, mur de façade ; il est le mot de tous les textes, de tous les
actes, de tous les règlements. Juridique, politique, social, artistique, il est le début de l’architecture et
devient sa trace.
On le fonde, on le « monte », il s’élève et nous offre, depuis des millénaires, ses « fruits » qui, dans l’élan de
leur hauteur, paraissent d’une infinie verticalité. Aujourd’hui, ce mot de « fruit » – qui désigne
l’amincissement d’un mur au fur et à mesure que sa face extérieure inclinée s’élève et donc que le mur
« s’effruite » – ce mot a disparu. Le mur est devenu un ouvrage composite, aux multiples fonctions non
plus uniquement d’isolement, mais d’isolation, acoustique, thermique, coupe - feu, etc. La plastique du
mur a suivi ; de maçonnerie sensuelle, de paroi structurelle performante, le mur est devenu enveloppe
technologique.
3.2 LES MURS
3.2.1. Définition

Un mur est ouvrage en maçonnerie , en béton ,en terre, en pan de bois ou en fer, en bambou , en
panneaux divers, qui dans un plan généralement vertical, sert à clore un espace ,à soutenir des terres , à
constituer les cotés ou les divisions d’un bâtiment et à supporter les étages 1 (la rousse).

Dans les bâtiments les murs forment les pièces. En plus de définir l'espace intérieur du bâtiment, leur
utilité est en règle générale de supporter les étages et la toiture. En plein air, ils délimitent un espace,
offrant une zone de sécurité contre les intrusions ou restreignant simplement la libre circulation des
animaux ou des personnes. Certains murs ont une fonction de protection contre les effets naturels
comme l'eau (on parle dans ce cas de digue).

Le mur peut avoir des fonctions symboliques (propriété, apparat) et/ou de protection et défense (mur
d'enceinte, de forteresse, de prison).
3.2.1 Classification :
On Classifie les murs en deux catégories.
D’âpres leurs principes de fonctionnement et d’après leurs
niveaux par rapport au terrain naturel

1. D’âpres leurs principes de fonctionnement


1.1. Mur porteur

a. Généralités

Le mur porteur est un composant crucial dans la construction


d’un bâtiment, jouant un rôle essentiel dans la stabilité et la
durabilité de la structure. Contrairement aux cloisons non
porteuses qui divisent simplement l’espace intérieur, les murs
porteurs soutiennent des charges importantes et assurent la
solidité de l’édifice.
b. Définition

Un mur porteur est mur conçu pour soutenir des charges structurelles importantes. Ce type de mur prend
en charge le poids des étages supérieurs, du toit et parfois d’autres éléments architecturaux.

c. Caractéristiques des murs porteurs

Epaisseur :
o Les murs porteurs sont généralement plus épais que les cloisons non porteuses. Cette épaisseur
supplémentaire est nécessaire pour supporter les charges lourdes. En général, un mur porteur a une
épaisseur d’au moins 15 cm, mais cela peut varier en fonction de la conception du bâtiment et des
matériaux utilisés.

o Matériaux : Pour résister aux charges importantes, les murs porteurs sont souvent construits avec des
matériaux robustes tels que le béton, le béton armé, la brique ou la pierre. Ces matériaux offrent une
résistance accrue et une durabilité essentielle pour la stabilité du bâtiment.

o Positionnement : Les murs porteurs sont souvent situés le long des murs extérieurs et au centre du
bâtiment. Ils sont alignés avec les poutres et les autres éléments de soutien pour une répartition
efficace des charges.
o Densité et structure : Les murs porteurs ont une densité plus élevée et
souvent construits en blocs ou en briques pleines, contrairement aux
cloisons légères .

La stabilité d’une maçonnerie porteuse est conditionnée par :

o La résistance à l’écrasement
o La résistance au glissement
o La résistance au renversement
o La résistance au flambage

Le phénomène de flambage peut se produit dans les cas suivants :

o Les charges et surcharges dont l’épaisseur d’un mur peuvent être Resistance au flambement
excentrées.
o Les planchers peuvent subir être relativement important.
o Les murs sont minimum par rapport à leur hauteur, le rapport h/e= λ est
limité et cette limite dépendra du matériau de maçonnerie. λ :
élancement (exemple : pour la maçonnerie de brique pleine λ ≤ 15).
Resistance à la compression
Un mur ne devrait pas travailler à la flexion. Dans le
cas d’un mur soumis à un effet de traction ((exemple
: forces latérales, une force de pré compression peut
limites aux efforts de forces latérales).

MUR DE REMPLISSAGE

Définition

Un mur de remplissage est un mur qui ne participe en aucun cas à la résistance de la structure. Elle est donc non porteuse.
Une maçonnerie de remplissage se compose des murs intérieurs ou des cloisons, dont la seule fonction est la séparation des
pièces, et des murs extérieurs qui ont pour fonction l’isolation et l ’étancheité.

Le système de mur de remplissage

Dans ce mode de construction, les structures propres du bâtiment (poteaux-poutres), et accessoirement les dalles, sont
construites en premier, bien avant la mise en place des murs de remplissage suivant l’appareillage choisi.
Maçonnerie de remplissage sur une Maçonnerie de remplissage sur une
structure en béton armé structure métallique

d’après leurs niveaux par rapport au terrain naturel

o Mur de sous-sol
o Murs d’élévation
d’après leurs niveaux par rapport au terrain naturel

o Mur de sous-sol
o Murs d’élévation

Classification :

Les murs extérieurs :

 Trumeau : La partie d'un mur, d'une cloison comprise entre deux


ouvertures (baies, deux portes fenêtres…), pilier qui supporte en son
milieu le linteau d'un portail ou d'une fenêtre.

 Allège : Partie maçonnée basse sur laquelle s'appuie une fenêtre,


minceur sur un mur épais.

 Soubassement : Partie inférieure d'une façade qui repose sur les


fondations d'un bâtiment. Portion de mur biltie sur les semelles de
fondations et rebaisée en moellon ou béton banche ou en blocs de
béton de gravillons. Le soubassement est totalement ou partiellement
enterre.
- Mur de façade :

 Murs gouttereaux : Se dit du mur sur lequel s'appuie la


base de l'égout d'un toit, avec ou sans gouttière ou
chéneau. (Les murs gouttereaux s'opposent aux
pignons.)

 Le mur pignon ou le pignon : mur extérieur porteur,


généralement perpendiculaire aux murs gouttereaux
et dont les contours de la partie supérieure s'adaptent
aux pentes des toits.

 Mur aveugle : Ne possédant aucune ouverture.

 Mur de sous-sol : C’est un mur enterré ou semi-enterré


qui constitue une clôture pour l’espace situé dans le
sous-sol.
b) Les murs intérieurs :

 Mur de refend : paroi intérieure porteuse séparative destinée le plus


souvent a « refendre », c'est-à-dire à réduire la portée des planchers qu'il
supporte. Ce type de mur est aussi appelé mur intérieur.

 Mur d’échiffre : les murs qui délimitent la cage d'escalier même lorsque
ceux-ci ne supportent pas l'escalier.

 Cloison : Les cloisons façonnent l'espace de la maison. Les cloisons sont


destinées à séparer deux espaces ou deux pièces d'une construction.
Elles peuvent être fixes ou non et existent dans différents matériaux, à
choisir en fonction de vos besoins et de votre budget.

c) Autres murs :

Mur de soutènement : Mur destine à soutenir et à contenir des terres


situées derrière lui en sur plomb. On distingue deux principaux types de
murs de soutènement :
 Le mur poids dont la paroi épaisse est en gros
béton ou en blocs maçonnés.

 Le mur en béton arme constitue d'un voile, d'une Mur mitoyen : Désigne les murs qui servent de
semelle et éventuellement de contreforts. Les séparation entre deux bâtiments ainsi que les murs
murs de soutènement sont souvent munis de séparant les cours et les jardins. Ce genre d'ouvrage
barbacanes, petites ouvertures ménagées dans est donc une copropriété des propriétaires des
l'épaisseur du mur et destinées à faciliter espaces qu'il divise. Les enclos créés dans les
champs sont aussi dits mitoyens.
l'écoulement des eaux contenues dans les
remblais.
 Le mur poids dont la paroi épaisse est en gros
béton ou en blocs maçonnes, -

 Le mur en béton arme constitue d'un voile, d'une Mur mitoyen : Désigne les murs qui servent de
semelle et éventuellement de contreforts. Les séparation entre deux bâtiments ainsi que les murs
murs de soutènement sont souvent munis de séparant les cours et les jardins. Ce genre d'ouvrage
barbacanes, petites ouvertures ménagées dans est donc une copropriété des propriétaires des
l'épaisseur du mur et destinées à faciliter espaces qu'il divise. Les enclos créés dans les
champs sont aussi dits mitoyens.
l'écoulement des eaux contenues dans les
remblais.
3.3. DIFFERENTS TYPES DES MURS EN FONCTION DES MATERIAUX

3.3.1. Mur en terre

A) Terre

Depuis près de 10 000 ans que les hommes bâtissent des villes , la terre crue a été et demeure, à travers
les traditions historiques et populaires , l’un des principaux matériaux de construction utilisés sur notre
planète. C’est ainsi que plus d’un tiers des habitants du globe vit aujourd'hui dans des habitants en terre.

Construire en terre, c’est construire avec un matériau que l’on foule aux pieds tous les jours. Mais la terre
ne peut-être employée en construction que si elle offre une bonne cohésion propre, principalement due
à la présence d’argile qui joue le rôle de liant naturel.

En maintes contrées dont les paysages familiers en sont très souvent richement marqués , l’architecture
de terre est véritablement un témoignage vivant de l’histoire et de la culture des peuples.

De la tradition de construire en terre, on dénombre de très nombreux modes de construction avec une
infinité des variantes qui traduisent l’identité des lieux et des cultures.
La terre crue : que des avantages ?
La « terre » utilisée en construction est en réalité un mélange variable d'argile, de limon, de sable et
parfois même de gravier qui se distinguent entre eux par la taille de leur grain (granulométrie). Dans ce
mélange, l'argile joue le rôle de « liant », au même titre que le ciment dans un béton.

Nous parlerons dans cette partie exclusivement de la terre « crue » qui, comme son nom l'indique, se
distingue de la terre « cuite » par le fait qu'elle n'est pas soumise à un processus de cuisson.

La terre a des avantages techniques. Grâce à l'argile (liant) qu'elle contient, elle permet de nombreuses
utilisations : mortier, enduit, brique de remplissage, brique porteuse, moulée, compactée, empilée, etc.
L'utilisation de la terre est compatible avec d'autres matériaux et techniques (ossature bois, construction
en bloc, etc.). Enfin, la terre est résistante au feu.

La construction en terre crue présente un bilan environnemental très intéressant. Il s'agit d'une matière
première largement disponible, renouvelable, et même recyclable, puisque non transformée. L'énergie
nécessaire à sa fabrication est très faible puisqu'aucune cuisson n'est nécessaire. Lorsque les filières
locales existent, l'impact lié au transport est quasi nul.

La terre dans la maison améliore le confort des habitants. En contact avec l'air intérieur, elle joue un rôle
de régulation de l'humidité relative de l'habitation. La terre dispose en effet de cette capacité de stocker
des molécules d'eau lorsque l'air est humide et de les restituer lorsque l'air est plus sec.
La densité de la terre étant élevée, elle contribue à l'inertie thermique de la maison, en jouant un rôle
tampon (stockage et déstockage de la chaleur). Elle est respirante, saine et sans aucune émanation
nocive. Elle peut aussi contribuer au confort acoustique et esthétique de l'habitat.

La mise en œuvre de techniques de construction en terre nécessite toutefois de l'attention. La terre


n'étant pas étanche, elle est sensible à l'humidité et au gel. Il conviendra donc de doter la maison de
bonnes fondations et d'une bonne toiture : ce seront ses bottes et son chapeau ! Notons aussi que la terre
n'est pas un matériau d'isolation en soi. Il devra donc être combiné à un isolant pour améliorer les
performances énergétiques du bâtiment. Quant au prix : la matière première est très concurrentielle
mais sa mise en œuvre peut être fastidieuse et donc onéreuse.

Quels usages pour la terre crue ?


En fonction des capacités, envies, moyens et temps dont on dispose, plusieurs approches sont possibles
pour l'utilisation de la terre crue : de l'auto-construction en valorisant la terre présente dans le jardin à la
préfabrication en atelier, en passant par le travail réalisé par des artisans ou des entreprises spécialisées.

Quels usages pour la terre crue ?


En fonction des capacités, envies, moyens et temps dont on dispose, plusieurs approches sont possibles
pour l'utilisation de la terre crue : de l'auto-construction en valorisant la terre présente dans le jardin à la
préfabrication en atelier, en passant par le travail réalisé par des artisans ou des entreprises spécialisées.
Pour le gros œuvre

1. Les blocs de terre crue sont moulés et compressés.

Ils peuvent s'utiliser en remplissage de cloison intérieure en ossature bois


pour apporter de l'inertie thermique à la maison (adobe simple) ou pour
participer à l'isolation lorsque l'on ajoute un isolant (paille par ex.) au
mélange (adobe allégé).

Certains blocs de terre comprimée permettent aussi de les utiliser pour la


réalisation de murs porteurs intérieurs ou extérieurs. En murs extérieurs, ils
sont utilement combinés avec la pose d'une isolation extérieure.

Le pisé. C'est une technique de construction ancienne qui consiste à


comprimer la terre entre des panneaux de coffrages. Aujourd'hui, on
l'utilise lorsque l'on cherche à augmenter l'inertie thermique de la maison,
grâce à la densité élevée de la terre. La variation dans les teintes de la terre
utilisée pour chaque couche permet des jeux esthétiques remarquables.
o Le torchis en colombage : Le torchis est un mélange « argile-paille »
utilisé en remplissage d'anciens colombages ou d'ossature poteau
poutre, et armé d'un lattis en bois (clayonnage). C'est une technique
qui a été très utilisée en Belgique. On l'utilise donc encore pour la
rénovation du patrimoine. Pour de nouvelles constructions, le mélange
sera amélioré pour satisfaire aux performances énergétiques
recherchées (voir plus bas).

Façade en restauration en colombage et torchis.


Source : Sophie Bronchart – produits Claytec
Pour l'isolation
La terre seule ne suffit pas pour isoler une maison. Elle peut toutefois
l'utiliser avec une fibre végétale isolante pour constituer un mélange plus
ou moins isolant selon les proportions et selon l'usage que l'on en fera. Au
final, les mélanges contenant plus de fibres que de terre peuvent
contribuer à l'isolation.

Source : Sophie Bronchart.


On peut regretter que ces trois genres techniques majeurs
s’imposent au détriment des autres techniques majeures s’imposent
au détriment des autres dont l’interet n’a pas été encore épuisé.

3.3.2. Mur en bambou


La construction en bambou consiste à utiliser de bambou comme
matériau de construction pou édifier différents types de
constructions, qu’il s’agisse d’échafaudages, des ponts ou
d’habitation. Le bambou, comme le bois véritable, est un matériau
composite dont la résistance/ poids est élevé, ce qui est utile pour les
structures. Le bambou a une plus grande résistance à la compression
que le bois, la brique ou le béton et une résistance à la traction qui
rivalise avec celle de l’acier.
Les bambous figurent parmi les plantes ayant la vitesse d croissance
la plus rapide au monde, en raison d’un système végétatif unique
dépendant de rhizomes. Certaines espèces de bambous peuvent
croitre de 91 cm en 24 heures, soit une vitesse de 37,9 mm/h ( c’est
une croissance d’environ 1,26 millimètres toutes les 2 minutes).
3.3.3. Mur en verre : Un mur en verre est une solution qui fera baigner votre
logement dans la lumière du jour. Elle procure à votre façade une élégance
hors du commun, sans compter la performance isolatrice du verre. Même si
on trouve ce genre de façade le plus souvent sur les immeubles de bureaux, il
séduit de plus en plus les particuliers. C’est toutefois une installation qui
affiche un prix relativement élevé. Cela dit, de nombreux facteurs peuvent
faire varier le prix d’un mur en verre extérieur..
Un mur-rideau est un revêtement extérieur non structurel d’un
bâtiment. Il ne s’agit pas d’une structure, il peut être fabriqué à partir de
matériaux légers, ce qui contribue à réduire les coûts de construction.

La méthode de vitrage par mur-rideau permet d’utiliser le verre en


toute sécurité dans de grandes zones continues d’un bâtiment, et de créer
ainsi des façades cohérentes et attrayantes. La variété des produits en verre
disponibles aujourd’hui permet aux architectes et aux designers de contrôler
chaque aspect de l’esthétique et des performances, y compris les aspects
thermique et solaire, le son et la sécurité, ainsi que la couleur, la lumière et
l’éblouissement.
Mur de cloison en verre : Les cloisons de verre permettent de mieux organiser
votre espace de vie et de diviser la pièce avec style. Sans compromettre la
luminosité, les cloisons donnent l’impression d’une plus grande superficie
tout en assurant une tranquillité. Les systèmes de plani-Verre sont toujours
créés sur mesure et sauront s’agencer parfaitement à votre résidence.

Mur en acier

Mur en bois etc……


3.3.4. MUR EN MACONNERIE
1. Introduction :
Dans cette partie nous présentons les différents types de maçonnerie et leurs modes de fabrication et
leurs technologies de construction.
o Maçonnerie de pierre naturelle,
o Maçonnerie en agglomères de béton,
o Maçonnerie en brique de terre cuite,
o Maçonnerie en briques silico-calcaire.

2. Maçonnerie de pierre naturelle :


2.1. Généralités
La pierre naturelle est un des matériaux les moins consommateurs d’énergie, elle ne subit presque aucune
modification entre sa sortie en carrière et sa mise en œuvre sur le chantier. S’ajoute à cette qualité une
production extrêmement faible de déchets sur le chantier du fait de la possible réutilisation des blocs ou
moellons sans perte de qualité et de la transformation des déchets de carrière en granulats.
Moellons
1. Définition
Le moellon est une pierre de calcaire plus ou moins tendre de
construction facilement manipulable de par sa taille et sa forme.

Les pierres employées non gélives dénommées moellons, doivent être


d’un poids inferieur a 40kg afin de permettre leur manipulation par un
seul homme. Les moellons peuvent être bruts de forme irrégulière ou
tailles selon l’aspect recherche.
Le moellon brut se présente sous des formes variées. Celles-ci
dépendent de la nature de la pierre exploitée, blocs arrondis ou
anguleux aux formes diverses pour les pierres dures, grès, granits,
calcaires, etc.

2. Jointoiement :
La largeur des joints, variables dans cette maçonnerie, ne doit pas
excéder 4 cm et les espaces plus larges doivent être remplis par des
éclats de pierre.
Lorsque les joints restent apparents, ils doivent être réalisés de manière à offrir une résistance minimale à
l’écoulement de l’eau sur le parement. Les murs ainsi construits peuvent être soit laisses bruts, c’est -à -
dire que l’appareil reste visible en parement, soit recouverts d’un crépissage

3. des murs :
L’épaisseur des murs dépend des pierres employées mais ne peut être inférieur à 30-40 cm. Les moellons
tailles, grossièrement ou non, permettent des réalisations variées dont les caractéristiques générales
d’exécution sont présentes par la figure ci-dessous.
Pierre de taille

Définition
Qu'appelle-t-on pierres de taille ? Il s'agit de blocs de pierre appareillés, de fortes dimensions donnant des
hauteurs d'assise de 30 à 80 cm (voir plus) et de forme géométrique. Ces éléments dont le parement plan
ou courbe peut être traité, sont utilisés comme matériau porteur ou d'habillage.
On peut distinguer 3 styles de pierres de taille :
1la pierre massive (monument)
2La pierre pré taillée en éléments standard dont le format varie de 40 x 30 x 20 à 200 x 60 x 30
3 La pierre pelliculaire, plaque épaisse de 2 à 6 cm son format varie 60 x 40, 80 x 50 et 100 x 60 son poids
varie de 25 à 75 kg.
3. Maçonnerie en agglomères de béton,

Définition
Un aggloméré ou agglo, est un matériau de construction artificiel de forme
géométrique régulière , plein ou creux, résultant de la prise et
durcissement d’un mélange de liant et de matériaux inertes.
2. Typologie des blocs béton
1. Le bloc béton creux
Le bloc creux est composé d’alvéoles et présente deux extrémités creuses
qui facilitent le garnissage des joints verticaux.
Il s’agit du bloc le plus couramment utilisé dans la construction d’un
bâtiment. Il est destiné à la réalisation de murs (façade ou refend), de
cloisons de séparation, ou encore de sous-sols enterrés.
2. Le bloc béton plein
Dense et lourd, le parpaing plein est reconnu pour sa résistance qui est en
fait un matériau idéal en infrastructure :
Construction de mur porteur, de façade ou encore maçonnerie de
soubassement. Grace à ses propriétés isolantes, il convient également en
tant que cloison de séparation acoustique.
3. Bloc à bancher
Le bloc à bancher ou bloc de coffrage est un parpaing en forme de H.
creux et sans-fond, il s’utilise pour l’édification de mur de
soutènement ou de coffrages perdus (construction de piscine, par
exemple).
Le bloc à bancher est un matériau idéal pour construire un mur
rapidement. Certains modèles sont adaptés à la construction en zone
sismique.

4. Les blocs béton de formats spéciaux

a)Le bloc en forme de U


Le parpaing en forme de U (ou de chainage) est utilisé pour la
réalisation des chainages horizontaux des maçonneries ou pour
recevoir un linteau. Il est ferraillé horizontalement à l’aide d’une
armature métallique, avant coulage de béton pour maintenir
fermement l’ensemble.
b) Le bloc béton d’angle
Comme son nom l’indique, le bloc d’angle se place à un angle de l’ouvrage à
construire. Il est alvéole et présente un trou (carré ou rond) pour la réalisation
des chainages verticaux dans les angles de maçonneries.

c) Le bloc béton isolant


Le bloc béton isolant se caractérise par sa capacité d’isolation thermique bien
supérieure à celle des blocs de granulats lourds. Sa résistance thermique (R)
est supérieure à 1.

On rencontre deux types de blocs isolants :


o Le bloc constitué de granulats légers ;
o Le bloc creux avec alvéoles garnies d’un isolant type laine de roche,
polystyrène ou mousses de ciment. Sa résistance thermique est au
minimum R >1 et peut atteindre jusqu’à R >2,5. Bâtir un mur avec blocs
béton isolants, c’est optimiser l’efficacité du bâtiment.
d) Les blocs béton cellulaire
Le bloc de béton cellulaire est composé de sable, de chaux, de ciment et d’eau.
On y ajoute une poudre d’aluminium qui lui donne sa structure alvéolaire. Il est
souvent comparé à une solution « mono mur » en ce sens qu’il remplit à la fois le
rôle de matériau porteur et d’isolant.

Il convient tant pour la construction de murs extérieures que pour l’édification


d’un mur intérieur ;

3. Maçonnerie en brique de terre cuite

La brique à maçonner en terre cuite possède de remarquables propriétés de


durabilité, de résistance, de stabilité, de régulation de l'humidité et d'inertie
thermique; elle contribue donc très activement à un habitat sécurise et sain,
éléments essentiels au développement d'une atmosphère agréable.
4. Les blocs béton cellulaire
Le bloc de béton cellulaire est composé de sable, de chaux, de ciment et d’eau. On y ajoute une poudre
d’aluminium qui lui donne sa structure alvéolaire. Il est souvent comparé à une solution « mono mur » en
ce sens qu’il remplit à la fois le rôle de matériau porteur et d’isolant.

Il convient tant pour la construction de murs extérieures que pour l’édification d’un mur intérieur ;

Maçonnerie en brique de terre cuite

La brique à maçonner en terre cuite possède de remarquables propriétés de durabilité, de résistance, de


stabilité, de régulation de l'humidité et d'inertie thermique; elle contribue donc très activement à un
habitat sécurise et sain, éléments essentiels au développement d'une atmosphère agréable.

Il existe 3 types de briques :


• Briques pleines,
• Briques perforées,
• Briques creuses.
a) Brique pleine :
Elément de construction traditionnelle, la brique pleine possède des faces planes,
sans relief. Elle permet de construire des murs porteurs ou des cloisons, et peut
être utilisée comme matériau de parement ou être laissée apparente.
b) Brique perforée :

Brique comportant des alvéoles perpendiculaires au plan de pose. Elle permet de


réaliser des murs porteurs ou des cloisons, elle représente une bonne isolation
thermique. Elle a été utilisée avec succès pour la réalisation de plusieurs tours, son
grand avantage c’est qu’elle offre une excellente résistance à la compression et au
cisaillement.

c) Brique creuse :

Légère et économe en matériau en comparaison à une brique pleine, une brique


creuse est conçue pour une variété d'applications dont l'isolation, la ventilation, la
construction de façades. Certaines briques creuses peuvent être remplies et
disposer des barres de renforcement pour améliorer la force de tension et de
torsion d'une structure.
Une brique creuse est classée en fonction de son usage (structure porteuse,
isolation, etc.) ou du matériau.
Maçonnerie en briques silico – calcaire :

La brique silico-calcaire est composée d’un mélange de chaux (8 – 10%),


sable siliceux (90 – 92%) et d’eau, sans adjuvant chimique, presse et
durci. Lors de la fabrication des briques, la température de
durcissement s’élevé a 160 - 200° C
LA COLONNE ET LA POUTRE

Structure

La structure L’architecture commence-t-elle « avec la structure, qui porte, ordonne, mais aussi
organise ? »

Dans la fabrication du projet qu’il s’agisse d’une construction nouvelle ou qu’il s’agisse de la
transformation d’un édifice, vous le saviez déjà, à quel point les principes et l’organisation structurels
des édifices sont partie prenante de la conception architecturale. En réhabilitation, l’analyse structurelle
préside au raisonnement qui conduit au parti de la métamorphose du site.

D’une manière générale, dans le projet quel qu’il soit, c’est la structure qui va répondre au programme,
c’est la structure qui va donner le volume, c’est elle qui va gérer les capacités d’ouverture, c’est elle, enfin,
qui commandant à presque toutes les réflexions et imposant les options, va jouer ce rôle essentiel
réunissant, de façon fusionnelle, nos objectifs techniques, de programme et d’esthétique.
Du mode de fondation aux nécessités de portée, traversant l’édifice d’un seul élancement ou de report
en report, la structure est l’organe régulateur du projet.
La « descente de charge » doit être, dans sa logique, l’expression de la cohérence du projet. Votre rôle
d’architecte est d’associer cette structure à la qualité plastique des espaces conçus. Pensez à toutes ces
architectures qui ont trouvé leur identité dans la structure et qui constituent le grand patrimoine.
Architectures gothiques bien sûr, mais aussi architectures industrielles où la contrainte du programme a
donné lieu à un véritable langage artistique.

Pensez aussi à ces immeubles urbains du début du xxe siècle, à ces chefs-d’œuvre de l’art nouveau, où Hector
Guimard, par exemple, pour ne citer que lui, réussit dans la folle envolée structurelle, non seulement à
respecter à la lettre le règlement d’urbanisme – hauteurs, saillies, couronnements, etc. –, mais aussi à dessiner
l’immeuble dans l’interprétation lyrique de la métaphore végétale.

Pensez encore à Auguste Perret et à ses colonnes inversées qui s’évasent en montant vers leurs chapiteaux
« palmiformes » ; pensez aussi aux vrais grands architectes. d’aujourd’hui, aux œuvres monumentales de Renzo
Piano où la structure participe de l’élan spirituel. En fait, chaque merveille d’architecture est une
démonstration artistique du rôle de la structure. J’écris le rôle et je pense au rôle de la structure, et non à la
prouesse d’orgueil technique. Structure, quand tu nous tiens… !

1. POTEAU
Définition
Eléments vertical porteur en bois, en acier, en maçonnerie ou en béton. Le plus souvent , le poteau sert d’appui
intermédiaire à une poutre dont il transmet les charges au sol de fondation. Un poteau de faible section et/ou
de longueur réduite est appelé un potelet.
Les colonnes en béton sont plus que de simples supports structurels ;
elles sont essentielles au maintien de la stabilité et de la sécurité
d'une série d'infrastructures et de bâtiments. L'objectif de ces
éléments verticaux est de transférer les charges des niveaux
supérieurs d'une structure à ses fondations. Sans eux, nos ponts, nos
gratte-ciel et même certaines de nos maisons résidentielles ne
résisteraient pas aux intempéries ni à l'épreuve du temps.

Les colonnes en béton peuvent évoquer les piliers massifs et


imposants que l'on trouve dans les structures opulentes telles que les
ponts et les bâtiments. Les colonnes en béton sont des éléments
structurels verticaux en béton. Cependant, elles sont fabriquées sur
commande, avec différentes tailles et formes pour répondre aux
exigences uniques d'un projet. Leur fonction principale reste la
même, qu'elles aient un aspect élégant, contemporain ou plus
traditionnel : offrir force et soutien.

.Connaître les colonnes en béton vous aidera à mieux apprécier les


bâtiments qui vous entourent, que vous travailliez dans la
construction ou que vous vous intéressiez simplement à la
conception des bâtiments.
1. DÉFINITION
Une poutre est un élément de structure ; horizontale ou inclinée, elle est utilisée pour franchir des distances
en supportant des charges. Elle se caractérise par sa capacité à résister aux efforts de flexion, de cisaillement
et de torsion. Une poutre peut être définie comme un solide allongé généré par une surface, appelée
« section transversale », qui se déplace perpendiculairement à une ligne, qu’elle soit droite ou courbe. La
ligne suivie par les centres de gravité de la section transversale est appelée la « fibre moyenne ». Les poutres
reposent sur un ou plusieurs appuis pour assurer leur stabilité et leur soutien.

Les poutres sont largement utilisées dans la construction et le génie civil pour supporter des charges
verticales telles que les planchers, les toits et les ponts. Elles permettent de créer des structures solides et
durables, capables de résister aux contraintes et aux déformations. Différents matériaux peuvent être utilisés
pour la fabrication de poutres, tels que le bois, l’acier, le béton armé et les composites, en fonction des
exigences de la construction et des charges prévues.

L’étude des poutres et de leur comportement sous différentes charges est essentielle pour garantir la
sécurité et la fiabilité des structures. Des méthodes d’analyse et de calcul sont utilisées pour déterminer les
dimensions appropriées des poutres, les matériaux à utiliser et les types de soutien nécessaires. Les
avancées dans la modélisation numérique et les techniques de construction ont permis d’améliorer la
conception et les performances des poutres, offrant ainsi des solutions plus efficaces et économiques pour
les projets de construction.
N.B :

o Une poutre est un élément de structure utilisé pour franchir des distances en supportant des
charges, résistant aux efforts de flexion, de cisaillement et de torsion.

o La poutre est générée par une section transversale se déplaçant perpendiculairement à une ligne,
appelée la « fibre moyenne », suivie par les centres de gravité de la section transversale.

o Les poutres reposent sur un ou plusieurs appuis pour assurer leur stabilité et leur soutien.

o Différents matériaux tels que le bois, l’acier, le béton armé et les composites peuvent être utilisés pour
la fabrication des poutres.
L’ouverture
L’ouverture L’architecture commence-t-elle alors « avec l’ouverture, qui régule les relations entre
l’intérieur et l’extérieur ? »

La porte permet le passage, la fenêtre offre la vue. Chacune de ces traversées s’assortit d’une trans
formation ; on quitte un espace pour en pénétrer un autre, on interroge l’extérieur depuis l’intérieur. À
défaut de sas matérialisé, le « lieu porte » et le « lieu fenêtre » sont des lieux « entre », des espaces
intermédiaires, de transition, dont l’expression architecturale ne peut éluder cette dimension
formidable. Amusez-vous à dénombrer les œuvres littéraires, les pièces de théâtre, les films qui utilisent
la porte ou la fenêtre pour leur titre et même leur action.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset, Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock, etc.
Ces passages doivent être conçus comme des espaces en plus ; l’embrasure d’une porte, l’épaisseur
d’une fenêtre sont des endroits où l’on doit pouvoir séjourner et s’y sentir bien. Il y a une incontestable
valeur spirituelle dans le franchissement d’une porte ou d’un seuil comme dans le fait d’être à la fenêtre.
L’ouverture
L’ouverture L’architecture commence-t-elle alors « avec l’ouverture, qui régule les relations entre
l’intérieur et l’extérieur ? »

La porte permet le passage, la fenêtre offre la vue. Chacune de ces traversées s’assortit d’une trans
formation ; on quitte un espace pour en pénétrer un autre, on interroge l’extérieur depuis l’intérieur. À
défaut de sas matérialisé, le « lieu porte » et le « lieu fenêtre » sont des lieux « entre », des espaces
intermédiaires, de transition, dont l’expression architecturale ne peut éluder cette dimension
formidable. Amusez-vous à dénombrer les œuvres littéraires, les pièces de théâtre, les films qui utilisent
la porte ou la fenêtre pour leur titre et même leur action.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset, Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock, etc.
Ces passages doivent être conçus comme des espaces en plus ; l’embrasure d’une porte, l’épaisseur
d’une fenêtre sont des endroits où l’on doit pouvoir séjourner et s’y sentir bien. Il y a une incontestable
valeur spirituelle dans le franchissement d’une porte ou d’un seuil comme dans le fait d’être à la fenêtre.
Le volume

Le volume L’architecture commence-t-elle avec « le volume, qui exprime la pesanteur ? »

Il est défini par la forme, il s’inscrit dans l’espace, il s’exprime par sa nature, sa texture, sa couleur. Il est une
masse et une enveloppe. Le volume contient un espace avec des surfaces données et des hauteurs données.
Dans la ville ancienne, les volumes urbains, dans des compositions quelque peu anarchiques issues des
modifications successives du patrimoine, constituent le tissu des quartiers avec le charme chaotique que l’on
connaît. Dans la ville moderne, régulée par les urbanistes, les volumes se contiennent dans leurs fameuses
enveloppes « gabaritaires » ; ils se rangent et écrivent la ville avec ses alignements, ses espaces libres, dans une
densité censée être soigneusement réfléchie.

Par sa forme et par sa couleur, le volume doit s’insérer harmonieusement dans le paysage et répondre aux
lignes, aux masses, aux frondaisons de l’environnement. Mais les volumes ne sont pas uniquement ces objets
qui jouent savamment, correctement et magnifiquement en s’as semblant sous la lumière, ils sont aussi et
surtout des enveloppes dont les percements, les ouvertures, les ouvrages accessoires, les ornementations
traduisent les fonctions.

Tout ce travail exalte ces volumes dans leur « pesanteur », les font apparaître comme tels ou, au contraire, les
font disparaître et les dissolvent par le frémissement de la vie qui s’y accroche. À l’intérieur de l’enveloppe, il y a
la justification du volume ; c’est le volume interne, ou alors, c’est l’organisation du programme de l’édifice dont
les éléments assemblés concourent au volume global.
Autrement dit, celui-ci traduit les nécessités d’une fonction qu’il vient envelopper comme, par exemple, un
théâtre, une église ou bien il habille une juxtaposition d’espaces, de niveaux, dont les besoins viennent s’inscrire
en incidences architecturales sur la paroi du volume. Ainsi en est-il du mur, de l’ouverture, de la structure et du
volume. Peut-être devrez-vous en faire une maison. Ces quatre notions simples, mais fondamentales, de
l’architecture ne sont pas quatre études, mais une seule étude dans laquelle, structure, volume, mur, ouverture,
sont les quatre thèmes d’une même recherche.

Mais vous devrez faire quatre maisons en une seule maison : la maison pro grammée, la maison poétique, la
maison réglementaire et la maison scientifique. Donc…

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