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Élaboration d'un Plan Sectoriel d'Éducation

Le document présente un guide pour la préparation d'un plan sectoriel d'éducation (PSE), soulignant l'importance d'un processus stratégique, participatif et bien organisé. Il décrit les étapes clés de l'élaboration d'un PSE, y compris l'analyse sectorielle, la formulation de politiques, la conception de programmes, et les modalités de mise en œuvre. Le guide insiste sur la nécessité d'un suivi et d'une évaluation efficaces pour garantir l'atteinte des objectifs éducatifs fixés.

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Élaboration d'un Plan Sectoriel d'Éducation

Le document présente un guide pour la préparation d'un plan sectoriel d'éducation (PSE), soulignant l'importance d'un processus stratégique, participatif et bien organisé. Il décrit les étapes clés de l'élaboration d'un PSE, y compris l'analyse sectorielle, la formulation de politiques, la conception de programmes, et les modalités de mise en œuvre. Le guide insiste sur la nécessité d'un suivi et d'une évaluation efficaces pour garantir l'atteinte des objectifs éducatifs fixés.

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Plan du Travail

Introduction
I. Principes pour la préparation efficace d’un plan sectoriel d’éducation
1. les caractéristiques essentielles d’un plan sectoriel d’éducation crédible
2. les principaux éléments inhérents à la préparation d’un plan
II. La préparation d’un plan sectoriel d’éducation
[Link] sectorielle de l’éducation
2. Formulation des politiques : fixer des priorités et des stratégies clés
3. Conception des programmes
[Link]ût et financement du plan
[Link] d’action
[Link]és et capacités de mise en œuvre
[Link] de suivi et d’évaluation
Conclusion
Bibliographie
Introduction
• Lors du Forum mondial sur l’éducation, qui s’est tenu à Dakar, en 2000, la
communauté internationale a proclamé qu’« aucun pays disposant d’un plan
crédible pour atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous ne verrait ses
efforts contrariés par un manque de ressources ». Depuis, l’élaboration d’un
plan sectoriel d’éducation (PSE) est devenue une priorité dans de nombreux
pays. Parce qu’ils présentent les politiques et les stratégies visant à réformer
le système éducatif d’un pays, les PSE constituent un formidable outil de
coordination des partenaires et de mobilisation de ressources
supplémentaires, nationales comme extérieures. Ils sont aujourd’hui un
instrument indispensable aux gouvernements pour faire savoir à tous les
investisseurs potentiels que leurs politiques éducatives sont crédibles, viables,
et dignes d’investissements. A ce niveau la question qui se pose est la
suivante :
• Quels sont les critères qui déterminent la crédibilité d’un plan ?
I. Principes pour la préparation efficace d’un plan sectoriel
d’éducation
1. Les caractéristiques essentielles d’un plan sectoriel
d’éducation crédible
Un PSE crédible se caractérise par les propriétés suivantes :
a. Un PSE est stratégique. Il indique les stratégies permettant de concrétiser cette
vision, notamment les capacités humaines, techniques et financières nécessaires. Il
fixe en outre les priorités.
b. Un PSE se fonde sur des données empiriques. Il part d’une analyse sectorielle de
l’éducation qui fournit les données et les analyses formant la base d’informations sur
laquelle s’appuient les stratégies et les programmes.
c. Un PSE tient compte des disparités. Un plan sectoriel doit reconnaître qu’au sein
d’un pays, il peut y avoir des disparités entre le traitement réservé aux filles et celui
dont bénéficient les garçons, ainsi que des inégalités entre divers groupes d’élèves
en ce qui concerne leur participation à l’éducation et la qualité de l’enseignement
reçu. Ces groupes peuvent être définis par leur situation géographique, leurs
caractéristiques ethniques ou socio-économiques, ainsi que par leurs aptitudes. Un
plan sectoriel crédible doit définir et prendre en compte les questions liées au genre
tout au long du plan, notamment lorsque les disparités entre les sexes se mêlent à
d’autres sources de discrimination ; il doit aussi traiter les besoins et opportunités
propres aux différents groupes.

• 2. les principaux éléments inhérents à la préparation


d’un plan
Les principales caractéristiques du processus de préparation d’un plan sont les
suivantes :
a. Un processus encadré par le gouvernement. En tant qu’instrument de politique
nationale, le PSE relève avant tout de la responsabilité du gouvernement : c’est lui
qui doit prendre la décision finale et la responsabilité d’investir les ressources
nécessaires, ainsi que celle de le mettre en œuvre. Toutefois, l’éducation est une
question d’intérêt national et un PSE doit par conséquent bénéficier d’une procédure
de préparation participative. Les PSE ont davantage de chances de réussir lorsqu’ils
résultent d’un processus encadré par le gouvernement et bien assimilé par tous les
acteurs nationaux.
b. Un processus participatif. Le processus de planification doit être accompagné d’un
dialogue sur les politiques à appliquer, ce qui permettra de construire un consensus
sur le développement du système éducatif. Il doit être participatif et conçu de
manière à réaliser les objectifs suivants :
• permettre aux décideurs et aux experts techniques de trouver un équilibre entre
ambitions et contraintes ;
• sensibiliser un large éventail d’acteurs du secteur de l’éducation et obtenir leur
engagement.
c. Un processus bien organisé. Pour qu’un processus participatif se déroule de façon
harmonieuse, tout en impliquant un large éventail d’acteurs, il est nécessaire qu’il
soit bien organisé et définisse clairement les rôles et les responsabilités de chacun,
particulièrement ceux des personnes qui dirigent et coordonnent. Voici une liste des
structures qui peuvent se révéler utiles :
• Un comité directeur pour superviser et encadrer la procédure. Il peut être composé,
pour l’essentiel, de hauts fonctionnaires du ministère de l’Éducation, avec la
participation d’autres ministères compétents (Finances et Planification, par exemple)
et éventuellement celle de partenaires du développement.
• Un comité de planification pour coordonner les tâches techniques, réunissant tous
les départements et les directions du ministère. Ce comité peut être dirigé par un
coordonnateur technique principal, rôle en général endossé par le directeur de la
planification. Le secrétariat du comité peut être constitué de l’équipe de planification
stratégique, chargée de la préparation du projet de plan sectoriel d’éducation.

II. La préparation d’un plan sectoriel d’éducation


1. Analyse sectorielle de l’éducation
a. Analyse du contexte. L’analyse du contexte couvre des domaines ayant un impact
particulier sur l’éducation, qui peuvent être classés dans les grandes catégories
thématiques suivantes :
• contexte macro-économique : données économiques générales, ressources
publiques et leur répartition par secteur ;
• contexte démographique : taux de croissance démographique, données
démographiques ventilées par sexe, groupe de population de moins de 15 ans,
exode rural ;
• contexte politique et institutionnel : stabilité politique, efficacité de
l’administration publique ;
b. Analyse des capacités du système. Il s’agit d’analyser l’adéquation entre le
système et son objectif. Cette analyse examine l’efficacité de l’administration du
secteur de l’éducation aux niveaux central et local, ainsi que les capacités des autres
parties prenantes. Elle couvre :
• les aspects organisationnels : le fonctionnement système éducatif aux niveaux
central, du district et de l’école, ainsi que les responsabilités et rôles de chacun ;
• la gestion des finances publiques ;
• les compétences et les qualifications du personnel en poste dans les départements
clés ;
• la capacité à faire face aux crises, à les prévenir et à y réagir ;
• la capacité à examiner et traiter les questions de genre, à tous les niveaux et au
sein de chaque groupe. Dans certains cas, des capacités supplémentaires visant à
identifier et traiter des questions sensibles, comme les violences sexistes dans les
milieux scolaires, doivent être renforcées ;
• analyse des acteurs. L’objectif est d’identifier tous les intervenants du secteur de
l’éducation, mais aussi du secteur privé, de la société civile, des ONG nationales et
internationales, et des organismes multilatéraux et bilatéraux, ainsi que leurs points
forts et expérience respectifs.

2. Formulation des politiques : fixer des priorités et des


stratégies clés
L’élaboration de solutions adaptées à ces problématiques du secteur procède de
divers éléments :
• une chaîne de causalité explicite, qui prend sa source au niveau des problèmes et
des faiblesses, ainsi que de la compréhension des facteurs sous-jacents, pour aller
vers la détermination des actions à éventuellement mettre en place et vers les choix
de politiques retenues ;
• les discussions ultérieures au sein des groupes de travail constitués en vue de la
préparation du plan, qui doivent se pencher sur cette chaîne de causalité pour
l’expliciter et concevoir des réponses. Les débats publics sur les politiques sont
également susceptibles de clarifier certaines questions critiques ;
• un dialogue entre décideurs et techniciens, menant à des compromis politiques en
matière de priorités.

• 3. Conception des programmes


La structure globale d’un PSE comprend généralement les trois niveaux suivants :
1. Un but ou objectif général qui vise un défi particulier et est associé à une cible, qui
est le résultat attendu. Par exemple, le but peut être d’accroître le taux de
scolarisation dans l’enseignement préscolaire, la cible correspondante étant
d’augmenter les effectifs dans les établissements d’éducation préscolaire pour que le
taux de scolarisation passe de 25 à 40 % pour les garçons, et de 22 à 40 % pour les
filles, d’ici à 2020.
2. Des programmes ou des objectifs spécifiques qui se penchent sur les causes
sous-jacentes du défi, et qui sont également liés à des cibles, qui sont les résultats
intermédiaires attendus. Par exemple, si l’analyse sectorielle a révélé que le faible
taux de scolarisation dans l’enseignement préscolaire 20 était dû à un nombre
insuffisant d’établissements, à un coût trop élevé pour les familles et à un manque
d’enseignants qualifiés pour ce niveau, alors les programmes suivants pourraient
être mis en place :
• (a) étendre le réseau d’établissements publics d’éducation préscolaire ;
• (b) augmenter le nombre d’établissements d’éducation préscolaire et de
maternelles gérés par les communautés et leur apporter du soutien ;
• (c) supprimer les frais de scolarité et fournir aux élèves de familles pauvres
des trousses de fournitures scolaires ;
• (d) mettre en place un organisme pour former les enseignants du niveau
préscolaire.
3. Des activités et leurs cibles ou résultats correspondants. Par exemple, les activités
mises sur pied pour le programme destiné à étendre le réseau d’établissements
publics d’éducation préscolaire pourraient comprendre : (a) un travail de cartographie
pour déterminer les lieux susceptibles d’accueillir de nouvelles salles de classe pour
l’enseignement préscolaire ; (b) la construction et l’équipement de 250 salles de
classe pour l’enseignement préscolaire chaque année.

[Link]ût et financement du plan


Un PSE crédible doit être élaboré sur la base d’un scénario de référence quantitatif
qui prévoit l’ampleur des besoins et des ressources nécessaires au système
éducatif, en fonction des hypothèses stratégiques et des cibles :
• Les taux de scolarisation sont prévus à chaque niveau, ventilés par sexe, le cas
échéant, en utilisant les indicateurs d’accès et de flux d’élèves.
• Les ressources humaines et matérielles nécessaires. Le recours aux indicateurs
d’objectifs et aux normes sur les conditions de scolarisation (en formulant des
hypothèses sur l’utilisation des ressources : ratio manuel/élève, taille des classes,
ratio élève/enseignant, etc.) permet au PSE de simuler les besoins en ressources
humaines, en équipements et en infrastructures.
• Les estimations de coût. Les exigences sont ensuite chiffrées en utilisant des
coûts unitaires ; on obtient ainsi un récapitulatif des incidences financières des
programmes et des activités. Les estimations de coût doivent être exhaustives et
fournir une bonne estimation des dépenses publiques prévues au niveau du secteur
dans les scénarios du PSE retenus.
• Ressources financières. Pour estimer les futures ressources nationales
disponibles pour l’éducation, il faut utiliser un cadre macro-économique pour
examiner la croissance économique, la pression fiscale et les allocations aux
différents secteurs dans le budget public. Ce cadre macro-économique doit par
ailleurs être étudié et validé par le ministère des Finances.

[Link] d’action
Parfois appelé « plan de mise en œuvre » ou « plan opérationnel », le plan d’action
doit être cohérent avec les priorités politiques et les programmes du PSE. Le
processus d’élaboration du plan d’action facilite la hiérarchisation entre les activités
et suppose des compromis. Toutefois, la quantité d’informations et de détails dépend
du contexte spécifique à chaque pays :
• Une description claire de l’activité : Elle servira de point de référence pour
l’élaboration d’un plan de travail.
• Calendrier : Il indique dans quelle mesure les coûts annuels de la mise en place de
l’activité correspondent aux financements disponibles.
• La quantité d’intrants. Les intrants sont les ressources financières, humaines et
matérielles nécessaires à la mise en œuvre du plan. Cette information est un point
de référence pour le rapport annuel d’exécution ; elle peut contribuer à déterminer si
les stratégies de mise en œuvre ont été efficaces.
• La quantité d’extrants et les coûts unitaires. Les extrants sont les produits, biens
et services qui résultent des activités du programme. Cette information est cruciale
pour le rapport annuel de mise en œuvre ; elle confirme l’objectif pour une certaine
activité sur une période donnée.

[Link]és et capacités de mise en œuvre


L’étape suivante de la préparation du PSE consiste à définir les modalités de mise
en œuvre et à veiller à la disponibilité des capacités nécessaires. Capacités de mise
en œuvre. La capacité du ministère à mettre en œuvre ses plans dépend d’un certain
nombre de facteurs, qui ne relèvent pas tous de sa responsabilité : certains sont le
résultat de politiques gouvernementales plus larges.
Une analyse des capacités de mise en œuvre du plan doit examiner les points
suivants :
• le profil (et notamment les compétences) des fonctionnaires : qualifications,
aptitudes et formation, motivation, sexe ;
• les institutions et la gestion du secteur public : qualité de la gestion budgétaire
et financière, efficacité de la mobilisation de recettes, qualité de l’administration
publique et de la gestion de la fonction publique, transparence et responsabilité dans
le secteur public ;
• l’efficacité de l’administration du système éducatif : définition claire des rôles
et des responsabilités, lien entre les fonctions et les structures, communication et
coordination, plans d’intervention en cas de crise ou de catastrophe, suivi et
évaluation ;
• l’analyse des principes d’efficacité de l’aide : dans quelle mesure les ressources
extérieures (et les modalités de leur mise en œuvre) appuient-elles le renforcement
des systèmes nationaux et de leurs capacités ?

7. Dispositifs de suivi et d’évaluation


Les dispositifs de S&E sont essentiels pour s’assurer que le plan est en passe
d’atteindre ses objectifs. Ainsi, un système efficace de S&E doit vérifier que les
activités convenues se déroulent comme prévu et que les cibles du plan sont bien
atteintes et, dans le cas contraire, en expliquer les raisons.
Les principales activités de suivi sont les suivantes :
• Suivi régulier au sein des services de mise en œuvre du plan : par le biais de
réunions structurées au sein des différents services, sur la base des cibles et des
indicateurs figurant dans les plans de travail issus du plan d’action approuvé. Des
procédures de suivi semblables doivent être mises en place aux niveaux
décentralisés de la gestion.
• Examens périodiques réalisés par l’équipe ou l’unité de suivi : de courts
rapports de performance normalisés doivent être produits par les mêmes
services à intervalles réguliers, en utilisant les orientations et les outils fournis
par l’unité de suivi. Soumis à un organe de pilotage, ces rapports permettent
d’évaluer l’état d’avancement du plan, d’en étudier les contraintes, et de
recommander des mesures correctives. Les niveaux décentralisés de la
gestion peuvent aussi être amenés à produire des rapports réguliers.
• Présentation de rapports sur les plans et les budgets annuels, afin de
vérifier que la mise en œuvre correspond bien aux hypothèses formulées
dans le PSE. La présentation de rapports sur le plan et le budget doit
contribuer au suivi et à l’évaluation de la mise en œuvre du PSE.
• Examens annuels en collaboration avec les acteurs concernés : l’équipe
ou l’unité de suivi doit préparer un rapport annuel consolidé sur les
performances, qui servira de document de base à l’examen sectoriel conjoint,
destiné à évaluer les réalisations et les insuffisances et à convenir des
améliorations à apporter. Chaque examen sectoriel conjoint doit servir
d’intrant au plan d’action de l’année à venir (budget compris) ou de mise à jour
du plan d’action pluriannuel.
Conclusion
En somme le guide d’un plan sectoriel d’éducation est un outil crucial (très important)
pour orienter les politique éducative et les actions dans le domaine éducatif. Pour le
bon fonctionnement de ce guide voici les points à ne pas négliger :
Vision globale : un bon plan sectoriel doit établir une vision claire et cohérente pour
l’éducation à long terme, en tenant compte des besoins socio-économique et
culturels d’un pays.
Participation des parties prenantes : l’engagement des acteurs concernés
gouvernement, enseignants, élèves, et communautés sont essentiels pour garantir
une approche inclusive et adaptés.
Planification et mise en œuvre : un plan bien conçu doit inclure des objectifs
précis, des stratégies d’action et un cadre de suivi et évaluation pour mesurer les
progrès et ajuster les actions en fonctions des résultats.
Ressources et financement : la disponibilité des ressources humaines et
financières sont importants pour assurer un financement adéquat pour le
développement, la maintenance des infrastructures et la formation continue des
enseignants.
Réponses aux Défis : un plan sectoriel doit être flexible t capable de s’adapter aux
défis émergents, tels que la numérisation de l’éducation, les inégalités d’accès ou les
impacts des crises (sanitaires, climatiques, etc.).
Bibliographie

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