Cours RDM 1GEI 2021
Cours RDM 1GEI 2021
SUP
Cours
Résistance des Matériaux
1ème année
Génie Industriel et Electrique
ENSA d’Agadir
2020/2021
RDM
Préambule
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SOMMAIRE
Chapitre 1. Introduction à la résistance des matériaux
1.1. Objet de la RDM
1.2. Notion de sollicitations
1.3. Théories de la mécanique des solides
1.4. Modélisations en RDM
Chapitre 5. Cisaillement
5.1. Etat de cisaillement
4.2. Cisaillement pur
5.3. Principe de cisaillement
5.4. Etude expérimentale
5.5. Etude déformation élastique
5.6. Etude des contraintes
5.5. Condition de résistance
Chapitre 6. Flexion
6.1. Introduction générale à la flexion
6.2. Contrainte normale en flexion pure
6.3. Contrainte tangentielle
6.4. Condition de résistance
6.5. Flexion déviée
6.6. Flexion composée
Chapitre 7. Torsion
7.1. Définition et hypothèses
7.2. Théorie élémentaire sur les sections circulaires
7.3. Condition de résistance à la torsion
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Chapitre 1
Tout solide se déforme sous l’action des forces extérieures qui le sollicitent.
La sécurité d’une structure est assurée si les forces extérieures :
✓ ne provoquent pas des déformations trop importantes
✓ ne provoquent pas de ruptures
La RDM est une science qui permet à l’ingénieur d’étudier la résistance et la déformation des
solides (arbres de transmission, bâtiments, fusées, . .) dans le but de déterminer ou de vérifier
leurs dimensions afin qu'ils supportent les charges dans des conditions de sécurité
satisfaisantes et au meilleur coût (optimisation des formes, des dimensions, des matériaux. . .).
Son but revient donc à :
✓ Dimensionner, qui consiste à déterminer les dimensions de la construction telle que
celle-ci supporte les charges appliquées c’est à dire que les critères (de résistance, de
déformabilité) soient vérifiés
✓ Vérifier une construction, qui consiste à s’assurer que certains critères sont respectés
par exemple « la résistance du corps reste en tout point inférieure à une certaine limite
imposée ».
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forme et ses démentions initiales après avoir été déformé. Un ressort chargé
initiales après avoir été déformé est dit plastique. La pâte à modeler a un
comportement plastique.
La différence entre ces théories réside essentiellement dans la formulation des lois de
comportement : = f (). (Exemple : dans le cas élastique cette loi se traduit par la loi linéaire
de Hooke reliant la contrainte à la déformation via le module d’Young E, soit = E)
La RDM et la théorie de l’élasticité supposent les corps étudiés élastique ; la différence entre
les deux théories c’est que la première utilise des hypothèses simplificatrices en plus de la
théorie d’élasticité.
Géométrie de la structure
La RDM étude des pièces dont les formes sont relativement simples. Ses pièces sont
désignées sous le vocable de poutres.
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Poutre
Une poutre est un solide dont le volume est engendré par une section plane (S) dont le centre
de gravité (G) décrit une courbe (C) dans l’espace, tout en respectant les conditions
suivantes :
✓ Le plan de (S) reste toujours normal à la tangente à la courbe (C), au point G.
✓ La trajectoire décrite par un point P quelconque de (S) soit toujours parallèle à la
courbe (C).
De plus, le solide doit satisfaire certaines propriétés pour pouvoir être étudié en utilisant la
théorie des poutres.
Les dimensions de la section droite doivent être petites par rapport à la longueur de la poutre.
- Notion de fibre moyenne
On appelle fibre moyenne, la courbe (C) décrite par le centre de gravité G de la section droite.
Cette courbe est appelée également ligne moyenne. Sa forme peut être :
✓ Droite, on parlera alors de poutre droite,
✓ Gauche, on parlera alors de poutre gauche ou courbe,
✓ En arc.
On appelle également fibre, le volume engendré par l’aire élémentaire (dS) entourant le point
P.
Hypothèse de Navier Bernoulli
Au cours des déformations d’une poutre, les sections droites restent planes, normales à la
fibre moyenne et invariables de forme.
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Dans une section droite (S) proche de la zone où les charges sont appliquées, la répartition des
déformations et des contraintes dépend de la répartition des charges appliquées.
Domaine de validation
La théorie des poutres sera applicable si :
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On admet également que les matériaux sont isotropes et ont donc, en un point, les mêmes
propriétés mécaniques dans toutes les directions. L’isotropie est vérifiée pour les aciers non
fibrés (les aciers laminés et forgés ne sont pas isotropes). Elle n’est pas vérifiée pour les
matériaux fibrés (bois, matériaux composites).
Pour déterminer les caractéristiques mécaniques d’un matériau, des essais de traction en
statique sont souvent utilisés. A cet effet, on utilise une éprouvette en traction normalisée.
L’éprouvette est montée sur une machine de traction pour réaliser l’essai. L’éprouvette est
déformée à vitesse constante. Pendant l’essai, on mesure l’effort de déformation et
l’allongement de l’éprouvette. Cela se traduit par la courbe ci-dessous.
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Appui simple
• Appui double (articulation)
Cet appui est matérialisé par ne rotule qui autorise les rotations d’une extrémité de la poutre
ou d’un des éléments constituants la structure. La direction de la réaction R est inconnue,
mais la ligne d’action passe par le centre de l’articulation. Cette articulation introduit 2
inconnues, par exemple les projections sur deux directions du plan moyen.
Appui double
• Encastrement
L’encastrement interdit tout déplacement de la section droite de l’appui. Sa réaction est une
force de densité variable répartie sur toute l’étendue de la section. En vertu du principe de
Saint Venant, ces forces peuvent être remplacées par leur résultante générale R, et leur
moment M rapporté au centre de gravité G. ce type d’appui introduit donc 3 inconnues, les
deux projections de R sur deux axes du plan moyen et l’intensité du moment M qui est
perpendiculaire au plan moyen.
Encastrement
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Chapitre 2
2.1 Introduction
Les différentes caractéristiques que nous allons voir (moment statique, inertie…) sont
représentatives de la résistance d'une section à l'effort. Ces caractéristiques seront ensuite
indispensables lorsqu'il s'agira de dimensionner un élément en contrainte admissible par
exemple.
2.2. Moment statique d’une surface plane par rapport à un axe
2.2.1 Moments statiques – Centres de gravité
• Calcul de l’aire d’une section
Le calcul d’une aire S d’une section quelconque s’effectue à l’aide de la formule : S =∫f(z) dz
F(z) étant l’équation mathématique qui définit la forme de la section.
Pour une section rectangulaire de largeur b et de hauteur h, bien que l’aire se calcule de façon
évidente S = b*h, on peut utiliser la formule générale : avec f(z)=h entre z=0 et z=b.
• Moment statique
Considérons dans un plan, un contour fermé (C) qui délimite une aire que nous désignerons
par S et un axe quelconque :
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Ms = ∑dS
On notera que la quantité ".dS" est le produit d’une longueur par une surface dS. Du point
de vue des unités, il en résulte qu’un moment statique s’exprime en unité de longueur au cube,
par exemple m3 ou cm3.
En adoptant les notations du calcul intégral, ces moments statiques s’écrivent sous la forme:
Ms = ∫∫ dS
S
Msy = ∫∫[Link]
S
Msz= ∫∫[Link]
S
Exemple d’application : En reprenant notre section rectangulaire, nous trouvons les valeurs de
Msy et Msz de la façon suivante :
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D'après cette définition, on peut dire que le moment statique d'une section par rapport à l'axe
des z, noté Msz, est égal au produit de l'aire de la section par la distance de l'axe des y au
centre de gravité de cette section et pour Msy que le moment statique d'une section par
rapport à l'axe des y, noté Msz, est égal au produit de l'aire de la section par la distance de
l'axe des z au centre de gravité de cette section.
Unités : Longueur en mètres, surface en mètres carrés, Msy, Msz en mètres cubes.
Nota : Le moment statique peut être positif, négatif ou nul. Cela dépend de la position de la
surface par rapport à l’axe du calcul du moment.
• Centre de gravité
On appelle centre de gravité de l’aire S le point G par rapport à O tel que quelque soit M de S
on a :
OM .ds = OG.S
S
yds = y
S
G .S = Msz Msz
soit yG = S
zds = z .S = Ms y Ms y
G soit zG =
S S
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On a donc
Inversement si le moment statique par rapport à un axe est nul, cet axe passe par le centre
de gravité de l’aire.
Démonstration : Prenons l’axe confondu avec Oz, on a alors par hypothèse : Msz = ∫∫[Link] =
0⇒y=0
En conséquence, le centre de gravité G de l’aire est situé sur l’axe Oz, c’est à dire .
B- Le moment statique d’une aire plane par rapport à un axe est égal au produit de la
grandeur S de cette aire par la distance de son centre de gravité G à l’axe
C- Si une aire présente un axe de symétrie ZZ, son centre de gravité se trouve
obligatoirement sur cet axe.
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Conséquence : Si une aire présente deux axes de symétrie, son centre de gravité est à
l’intersection de ces deux axes.
D- Pour calculer le moment statique d’une aire plane par rapport à un axe , on pourra
décomposer l’aire S en aires élémentaires S1, S2, S3 … puis calculer les moments statiques
Ms1, Ms2, Ms3 plus aisément.
Le moment statique Ms de la section sera alors la somme des moments statiques des aires
élémentaires.
Le Moment quadratique I Oy de la surface plane (S) par rapport à l’axe (O, y ) s’écrit :
I Oy = z ² ds
S
D’une manière générale, on appelle moment d’inertie de l’aire S par rapport à l’axe la
quantité :
La quantité ².dS est le produit du carré d’une longueur par une surface. Il en résulte qu’au
point de vue des unités, un moment d’inertie s’exprime en unité de longueur à la puissance 4
soit des m4, des cm4, etc. On remarquera également qu’un moment d’inertie est toujours
positif.
2.3.2 Produit d’inertie
On appelle produit d’inertie de l’aire S par rapport aux axes de coordonnées, la quantité :
Le produit d’inertie est une grandeur algébrique qui peut être positive ou négative.
2.3.3 Propriétés
Théorème de Huyghens : Le Moment quadratique I Oz de la surface plane (S) par rapport à
l’axe (O, z ) de son plan est égal au Moment quadratique I Gz de la surface plane (S) par
rapport à l’axe (G , z ) augmenté du produit de l’aire de la surface par le carré de la distance
des axes.
I Oz = I Gz + Sd ²
De même, on peut écrire :
I Oy = I Gy + Sd '²
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Démonstration:
Considérons en effet l’aire S et les axes et G dont la distance est 0. Considérons un point
A de la surface et un petit élément d’aire d entourant le point A.
Par définition le moment d’inertie I a pour grandeur :
Or :
➢ I= ∫∫G2dS correspond au moment d’inertie de l’aire S par rapport à l’axe G
➢ ∫∫GdS = 0 car le moment statique de l’aire S par rapport à l’axe G passant par le
centre de gravité G de l’aire est nul.
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On voit que le moment d’inertie IG dépend de l’angle θ, c’est à dire de l’angle que fait G
avec l’axe Oz. Bien sur, si θ varie, IG varie ;
Si maintenant, on fait subir à l’axe G une rotation de 2 autour du point G à partir de sa
position initiale confondue avec l’axe Gz, le moment d’inertie variera de façon continue sans
valeurs infinies puisque sin2 θ, cos2θ et sin2θ sont toujours compris entre –1 et +1.
2.3.5 Axes principaux d’inertie
Au cours de cette variation, IG passera donc par deux valeurs l’une plus grande que toutes
les autres, l’autre plus petite que toutes les autres.
C’est ce que confirme l’étude de variation de IG définie par la formule ci dessus. Il existe
deux valeurs de θ différent de /2, c’est à dire deux positions rectangulaires de l’axe G qui
correspondent l’une à un maximum de IG et l’autre à un minimum.
Ces positions de l’axe G s’appellent les axes principaux d’inertie et les moments d’inertie
correspondants, les moments d’inertie principaux.
On démontre que le produit d’inertie est nul par rapport à ces axes principaux.
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Les valeurs des inerties principales, notées I1 et I2, se calculent donc à partir de la formule
plus haut en injectant la valeur de θ, définie par :
En résumé : Si l’on considère tous les axes passant par G et les moments d’inertie
correspondants, il existe deux axes perpendiculaires l’un à l’autre appelés axes principaux
d’inertie pour lesquels les moments d’inertie sont pour l’un maximum et pour l’autre
minimum.
2.3.6 Propriétés des axes principaux d’inertie
A- Si une aire plane présente un axe de symétrie, cet axe est un axe principal d’inertie
En vertu de ce qui a été dit précédemment, le second axe principal d’inertie passe par le point
G et est perpendiculaire à l’axe de symétrie.
B- Si une aire plane présente deux axes de symétrie. Ceux ci sont les axes principaux
d’inertie.
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C- Si une aire plane présente plus de deux axes de symétrie, tous les axes de symétrie
passant par le centre de gravité G sont des axes principaux d’inertie et tous les moments
d’inertie par rapport à ces axes sont égaux.
ds
S M(y,z)
O z
Le Moment quadratique de la surface plane (S) par rapport à un axe (O, x) perpendiculaire à
son plan est égal au moment quadratique polaire de (S) par rapport au point O où l’axe coupe
le plan.
4.2.2 Propriétés
Le moment quadratique polaire d’une surface (S) par rapport au point O de son plan est égal à
la somme des moments quadratiques de (S) par rapport à deux axes rectangulaires de son plan
passant par ce point :
I O = I Oy + I Oz
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Les autres sections peuvent être considérées comme des regroupements de sections dont les
caractéristiques sont connues dans leurs axes principaux d'inertie.
La position du centre de gravité de la section étudiée est déterminée en calculant par rapport à
deux axes quelconques les moments statiques et en divisant les valeurs obtenues par l'aire
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totale de la section. Par rapport à ces mêmes axes on peut calculer les moments d'inertie. En
utilisant les formules de Huyghens, on détermine les moments d'inertie dans un repère
parallèle au précédent et centré au centre de gravité. On peut ensuite déterminer les directions
des axes principaux d'inertie, puis les inerties par rapport à ces axes.
Une fois la position du centre de gravité connue, on peut aussi déterminer directement les
moments d'inertie dans ce repère. Cette deuxième méthode est plus longue et comporte des
risques d'erreur plus importants. Elle est vivement déconseillée.
Lorsque la section comporte un axe de symétrie, les directions des axes principaux d'inertie
sont connues et l'on sait que le centre de gravité est situé sur l'axe de symétrie. Les calculs
sont simplifiés.
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Chapitre 3
Torseur de cohésion
Et effectuons par la pensée une coupure fictive à l’abscisse x par le plan (P) qui partage la
Si on isole le tronçon (E1) situé à gauche de la section fictive. Ce tronçon est en équilibre
sous l’action :
- des forces extérieures qui lui sont appliquées ;
- des éventuelles actions de liaison ;
- des forces que le tronçon de droite (E2) exerce sur (E1) (ces forces se
développent à l’intérieure de la matière).
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Ces « forces intérieures » exprimées sous la forme d’un torseur, écrit au centre de gravité de
la section définissent le torseur de cohésion.
3.2 Torseur de cohésion
Pour connaître le comportement mécanique d’un tronçon de poutre, il faut connaître les
actions qui le sollicitent. Pour pouvoir calculer les actions qui s’exercent sur chaque tronçon,
il faut isoler. D’où le pourquoi de la coupure.
Le torseur de cohésion GS
Tcoh R
0
est le torseur associé à l'ensemble des actions mécaniques
exercées par le tronçon (E2) sur le tronçon (E1) de la poutre dont les éléments de réduction
sont exprimés au point G centre de la surface (S)
E2 →E1
R R
G
Tcoh = =
M G M G
G → 1
G E 2 E
Ces actions sont internes au matériau et lui permettent de garder son intégrité physique d'où le
nom de cohésion.
Le torseur de cohésion est défini comme étant le torseur des actions mécaniques exercées par
le tronçon de droite (E2) sur le tronçon de gauche (E1)
R et MG sont fonctions de l’abscisse x du centre de surface G de (S)
Pour simplifier les écritures, il n’y aura pas d’indices sur les éléments de réduction.
En utilisant la coupure, les actions mécaniques extérieures peuvent êtres séparées en deux
groupes :
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• action de E2 →E1 : GTcoh=
R
G
M G
Le principe de l’action et de la réaction appliqué à (E1) permet d’écrire :
R + R
TE → E1
+ T =
coh
E → E1
= 0
G
M GE → E1
+ M G
Les éléments de réduction en G du torseur des actions de cohésion peuvent donc s’exprimer
de deux façons. Suivant le cas (simplicité), nous utiliserons l’une ou l’autre des relations.
R = −RE →E1 R = RE →E2
GTcoh= GTcoh=
G
M G −M GE →E1 G
M G GM GE →E2
G
Effort normal N : projection de R sur l’axe x
Effort tranchant T : projection de R sur la section droite (y,z)
Moment de torsion Mt : projection de MG sur l’axe x
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Moment de flexion Mf : projection de MG sur la section droite (y,z)
T et Mf n’ayant pas de direction privilégiée dans (y,z) , il est préférable d’utiliser les
composantes algébriques de ces vecteurs.
N : composante algébrique de N sur x
R Ty : composante algébrique de T sur y
N Mt Tz : composante algébrique de T sur z
Tcoh= M G =
R
Ty Mfy
G Tz MfzR
G Mt : composante algébrique de Mt sur x
M G Mfy : composante algébrique de M f sur y
Mfz : composante algébrique de Mf sur z
Les composantes algébriques N , Ty, Tz, Mt, Mfy, Mfz varient en fonction de la position du
centre de surface G de la section droite fictive (S). La représentation graphique des
fonctions N(x);Ty(x);Tz(x);Mt(x);Mfy(x);Mfz(x) donne les diagrammes des composantes des
éléments de réduction en G du torseur de cohésion.
3.5 Nature des Sollicitations
La nature des sollicitations est déterminée par le contenu du torseur de cohésion. En
fonction de son allure, une typologie des sollicitations est établie.
On appelle sollicitation simple l'état de contrainte d’une poutre dont le torseur de cohésion
ne comporte qu'un élément.
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Chapitre 4
Traction - Compression
(0) yo () y
A N
A (1→E) G
(S) x xo
R
→ →
coh = → x
= N
G
M G =0
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avec : N 0
Par conséquent :
N 0 M t =0
Ty =0 ; Mf y =0
Tz =0 Mf z =0
Equilibre de la section en G : N = dS
S
D’après l’hypothèse de Navier et Bernoulli la contrainte est constante dans une section S.
soit donc :
N = dS = dS = S
S S
En extension : N 0, 0.
Unités : N en newton, S en mm2, en MPa.(N/mm²)
Déformations
Selon l’hypothèse de Navier et Bernoulli, es sections planes, normales aux fibres avant
déformation, demeurent planes et normales aux fibres après.
Si l’allongement x est le même pour tous les points d’une section droite (S), il s’ensuit que
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D’après la loi de Hooke, x= E. x. Les contraintes normales x sont les mêmes en tout point
de la section droite (S).
Nous avons vu que la déformation unitaire d’extension x n’est pas la seule et que dans le plan
d’une section droite il existe une contraction notée y telle que :
y =- x
Le coefficient est appelé coefficient de poisson. Sa valeur est comprise ou égale entre 0 et ½
Lorsque = on dit que le matériau est incompressible. Autrement, le matériau est
compressible.
Condition de résistance
Compte tenu de l’existence éventuelle d’un coefficient de concentration de contrainte k et si
on adopte un coefficient de sécurité s, la condition de résistance pour une contrainte normale
peut s’écrire :
max pr
e
avec : max = k N et pr =
S s
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Nota : l’écriture x = L suppose que l’allongement est également réparti sur toute la
L
longueur de la poutre.
4.2. Compression simple
On dit qu’une poutre (E) travaille en compression simple quand les torseurs associés aux
actions mécaniques de liaison, auxquelles sont soumise chacune de ses extrémités, se
réduisent au centre de surface de ses sections extrême à une résultante axiale qui tend à la
raccourcir.
C’est la même démarche que pour le cas de l’extension. En compression : N 0, 0 et L
0.
Nota : l’écriture x = L suppose que le raccourcissement est également réparti sur toute la
L
longueur de la poutre.
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Chapitre 5
Cisaillement simple
Dans une section (S) de normale n l’état de cisaillement pur est caractérisé en tout point de
cette section par une contrainte normale nulle et une réparation uniforme de la contrainte
tangentielle.
t n
M (S) : nt
==Cte0
nt
n
S
→
→
R =T
coh = R→ est telle que M→ = →0
G
M G G
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Remarque : La définition du cisaillement simple s’applique à une section droite donnée (S) de
la poutre et non à l’ensemble de cette poutre. La ligne moyenne de la poutre peut ne pas être
rectiligne. La section droite (S) peut avoir une forme quelconque.
La sollicitation de cisaillement simple est pratiquement irréalisable
F E2
A
S
B
E1 -F
F F
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RDM
yo (Ro) x
B
A (E1) G (E2)
(S’) (S) xo
F = F
yo (Ro) x y ( R)
B
A (E1) G
(S’) (S) x xo
F = F
R →
= −
→
coh = → →
F →
G
M G =−GB F
N=0 Mt = 0
Ty = F Mfy = 0
Tz = 0 Mfz = - F.x
x
y
B
A (E1) G (E2)
(S’) (S) xo
Eprouvette
F = F
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F(N) B
Fmax C
Fe
A
O y (mm)
F = k.y
On constate qu’avec :
• en abscisse, le rapport (y/x) appelé glissement relatif ou déviation en un point de
la section droite (sans unité) ;
• en ordonnées, le rapport ( F /S) appelé effort unitaire de cisaillement (en MPa).
Nous obtenons des courbes identiques qui ne dépendent que du matériau de l’éprouvette.
On note :
→
F
y
=G.
S x
Avec :
G est le module d’élasticité transversale ou module de Coulomb.
= y /x est le glissement relatif ou déviation.
Unités : F (en newton); S (en millimètre carré); y et x (en millimètre) ; G (en mégapascal).
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yo y
0 F df
M dS
G x
zo z
x
N=0 Mt = 0
Ty = F Mfy = 0
Tz = 0 Mfz = - F.x
Soit df l’effort de cohésion que (E2) exerce sur (E1) en un point M de la section (S). Si on
admet que x est très petit et qu’en conséquence Mfz = 0 on se trouve alors dans les conditions
du cisaillement simple. Dans ce cas théorique nous admettrons que les efforts de cohésion df
sont uniformément répartis dans la section (S) et parallèles à T.
On en déduit que :
→
→ → df →
x = 0 ; c (M , x ) = = xy . y
dS
Si df est uniformément réparti dans (S) il en résulte que xy est uniformément répartie dans la
section droite (S). Cette hypothèse n’étant qu’approximative et pour éviter toute confusion
avec la vraie valeur de la contrainte tangentielle en un point M de (S), nous noterons :
→
T
moy =
S
→
d’où : T = T² y +T² z
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Chapitre 6
Flexion
Pour introduire expérimentalement la notion de flexion d’une poutre, considérons une poutre
reposant sur deux appuis soumise à une charge quelconque.
Après déformation, cette poutre accuse un flèche (déplacement vertical des différents points,
d’où le nom de flexion) et que les fibres situées en partie supérieure sont sollicitées en
compression tandis que celles situées en partie inférieure sont sollicitées en traction.
Autrement dit, sous l’effet du moment fléchissant et dans chaque section de la poutre, les
fibres supérieures se rétrécissent alors que celles inférieures s’allongent.
Entre ces deux régions, il existe une fibre qui n’est ni tendue ni comprimée : c’est la fibre
neutre. Sous l’effet de la flexion, la fibre neutre a une courbure dont le rayon est appelé
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Hypothèses générales
On considèrera les hypothèses suivantes :
Après flexion, une fibre quelconque GH située à une distance y au dessus de la fibre neutre IJ
devient G’H’. Sa déformation normale x est donc égale à la différence (G’H’–GH) divisé par
GH.
D’où
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et
N = 0 Mt = 0
coh = Ty = 0 M fy = 0
T = 0 M 0
G z fz ( x, y,z )
Dans le cas de la flexion simple, les composantes des éléments de réduction du torseur
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RDM
N = 0 Mt = 0
coh = T y 0 M fy = 0
T = 0 M 0
G z fz ( x, y,z )
Or ∫y2.d est par définition le moment d’inertie de la section par rapport à l’axe neutre ;
Si nous le représentons par le symbole I, nous obtenons :
Soit encore :
Pour obtenir la contrainte, on combine cette équation avec celle reliant les contraintes aux
déformations :
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Ty .MsGz
xy = −
b.I Gz
Avec
b : épaisseur de la poutre.
MsGz : Moment statique par rapport à l’axe (G, z) de la section droite.
xmax p = e /s
avec :
p : limite pratique de la contrainte tangentielle admissible.
s : coefficient de sécurité.
6.5 Flexion déviée
Dans ce cas, deux moments fléchissant My et Mz caractérisant les efforts de gauche
s’appliquent au centre de gravité de la section droite.
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RDM
Dans le repère (G, x, y, z) les composantes des éléments de réduction du torseur des forces de
cohésion ont pour valeurs :
N = 0 Mt = 0
coh = T y 0 M fy 0
T 0 M 0
G z fz ( x, y, z )
Ce sera par exemple le cas pour une poutre dont la charge est inclinée par rapport à son axe :
Nous allons déterminer la distribution des contraintes normales produites par le moment
fléchissant M et l’effort normal N et ce en tout point de la section droite.
Nous savons que sous l’effet du seul moment fléchissant la contrainte normale en un point
d’ordonnée y a pour grandeur :
On s’aperçoit que la contrainte est maximum sur la fibre supérieure ou inférieure suivant les
signes des sollicitations. Par contre, on constate qu’au niveau de la fibre neutre, la contrainte
n’est plus nulle. Celle ci est égale à la contrainte due à l’effort normal.
Cependant, il existe une fibre (appelée axe neutre) qui n’est ni comprimée ni tendue en
flexion composée. Il est aisé de calculer son ordonnée y0 en écrivant que la contrainte de
flexion composée est nulle :
D’où :
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Si l’effort normal N est très important comparativement au moment fléchissant, il est possible
de trouver un point de contrainte nulle se situant en dehors de la section :
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Chapitre 7
Torsion simple
→ →
→ R = 0 →
coh = M G = M t . x
G
Hypothèse
- La poutre est un cylindre de révolution.
- Le poids est négligeable.
- Les déformations sont faibles.
- La variation de longueur des génératrices est négligeable.
7.2 Théorie élémentaire sur les sections circulaires
Sections circulaires pleines ou creuses
Considérons la section suivante. Il s'agit d'une barre circulaire encastrée à une extrémité et
libre à l'autre. Cette poutre est soumise à un moment de torsion noté Mx, agissant autour
de l'axe Gx.
Sous l'action de ce moment, la section de départ subit une rotation d'un angle d.
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Suite à cette distorsion, il apparaît une contrainte de cisaillement définie par la relation:
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Pour une section circulaire creuse, de diamètre intérieur di et de diamètre extérieur de, le
moment d’inertie polaire a pour valeur :
La formule = M x
r
, nous permet de voir que les contraintes de cisaillement liées au
J
moment de torsion ont une variation linéaire en fonction du rayon.
Nota : cette théorie n'est valable que dans le cas où les sections restent circulaires et ne sont
donc pas soumise au gauchissement. Les effets dus au gauchissement des sections ne seront
pas étudiés dans ce cour.
Sections creuses à parois minces
Dans ce cas, du fait de la faible épaisseur de la paroi, on considère que la répartition des
contraintes est constante sur l'épaisseur de la paroi.
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max p = e/s
50