AVC : L’accident
vasculaire cérébral
Présenté par : Abdelhamid Bouchelta
Définition
L’accident vasculaire cérébral (AVC) s’exprime par la perte soudaine d’une ou de
plusieurs fonctions cérébrales qui est provoquée par l’interruption de la circulation
sanguine dans une ou plusieurs aires du cerveau.
Tout accident vasculaire significatif qui se produit dans le cerveau entraîne une
perte de fonction dans la région cérébrale affectée et a pour conséquence une perte
de capacités chez la personne atteinte.
Définition
Chacune des régions cérébrales a une fonction précise et est vascularisée par une artère
spécifique. Une embolie (AVC ischémique) ou une hémorragie (AVC hémorragique) dans
une artère cérébrale causera le plus souvent une perte de la fonction dans la région
vascularisée par cette artère, dans les régions limitrophes et ailleurs s’il y a compression
cérébrale.
Définition
Le terme d’AVC regroupe l’ensemble des pathologies vasculaires cérébrales
d’origine artérielle ou veineuse, à savoir:
Les ischémies:
1 ➢ transitoires
➢ constituées
2 les hémorragies cérébrales ou intra-parenchymateuses
3 les thrombophlébites cérébrales (rares).
1- AVC ischémique
L’AVC ischémique est causé par la réduction drastique
ou l'arrêt du débit sanguin vers le cerveau par un
blocage dans une artère cérébrale. Ce blocage est le
plus souvent provoqué par l’occlusion thrombotique
ou embolique d’une artère, soit le blocage de l’artère
par un caillot sanguin. Les plus petites artères ou les
artères où il y a accumulation de plaque athéromateuse
(athérosclérose) sont plus sujettes à l’occlusion.
1- AVC ischémique
L’athérosclérose est un processus au cours duquel des
dépôts graisseux (la plaque d’athérome) envahissent
l’intérieur des vaisseaux sanguins, le plus souvent les
artères majeures et les zones vasculaires de plus
grande turbulence. La plaque athéromateuse réduit
graduellement la zone disponible à la circulation
sanguine, rendant le vaisseau plus susceptible à la
thrombose ou à l’embolie. Le circuit carotidien et les
petites artères cérébrales profondes sont des zones de
prédilection pour la thrombose et l’embolie
1- AVC ischémique
Le blocage du débit sanguin provoque une anoxie dans la région vascularisée par
l’artère et la mort des neurones de cette région. Il en résulte la perte des fonctions
cérébrales localisées dans la région habituellement vascularisée par le vaisseau
bloqué. Il sera dit que les signes focaux de lésion cérébrale seront un indicateur du
site du blocage artériel cérébral. La personne vivra en conséquence un déficit
neurologique, soit une perturbation des fonctions motrices, sensorielles,
perceptuelles, cognitives, affectives, sociales ou toute autre fonction sous contrôle de
l’aire cérébrale atteinte.
2- AVC hémorragique
L’accident vasculaire cérébral hémorragique est causé
par un saignement dans le cerveau (une hémorragie
intracérébrale) ou un saignement autour du cerveau (une
hémorragie sous-arachnoïdienne) consécutif à la rupture
d’un vaisseau sanguin. Les hémorragies cérébrales sont
le plus souvent imputables à une pression artérielle
élevée non maîtrisée et, dans certains cas, à des
anomalies qui relèvent de la structure des vaisseaux
sanguins (par ex. des anévrismes ou des malformations
vasculaires). On retrouve habituellement l’AVC
hémorragique dans les petites artères cérébrales
athérosclérotiques fragilisées par une hypertension
chronique.
2- AVC hémorragique
L’hémorragie fait en sorte que la région cérébrale vascularisée habituellement par
le vaisseau est privée de l’apport sanguin et le sang qui s’accumule hors du
vaisseau cause une pression supplémentaire sur les structures cérébrales, pouvant
causer une anoxie pour les neurones des régions environnantes. La personne qui
vit un AVC hémorragique éprouvera un mal de tête soudain, brutal et très intense,
pourra avoir des nausées et des vomissements, perdra les fonctions cérébrales de
la région atteinte, mais pourra aussi présenter des signes d’atteintes d’autres
régions cérébrales comprimées. Les signes pourront donc s’avérer plus diffus. Un
AVC hémorragique important peut provoquer, dès sa survenue, un coma.
Signes et symptômes
Les déficits neurologiques qui seront observés et mesurés seront le reflet assez exact de
la région du cerveau qui est atteinte, à tout le moins une indication d’une atteinte de la
circulation antérieure ou postérieure. L’atteinte à la circulation antérieure provoquera le
plus souvent un syndrome unilatéral, alors qu’une atteinte de la circulation postérieure
pourra provoquer un syndrome unilatéral ou bilatéral. Voici un tableau sommaire qui
explique les différents syndromes possibles à la suite d’atteintes à la circulation
antérieure et à la circulation postérieure cérébrales.
Signes et symptômes
Artère ophtalmique Cécité monoculaire
•Hémiparésie ou hémiplégie
controlatérale à prédominance crurale
Artère cérébrale antérieure (atteinte plus
•Syndrome frontal (confusion, apathie,
rare)
agitation, altération du jugement,
mutisme)
Circulation antérieure •Hémiparésie ou hémiplégie
controlatérale à prédominance
brachiofaciale
Artère cérébrale moyenne (plus
•Dysarthrie
fréquent)
•Hémianopsie controlatérale
•Aphasie, apraxie
•Négligence
•Hémianopsie latérale homonyme
controlatérale, cécité corticale
Artère cérébrale postérieure
•Hémianesthésie
Circulation postérieure •Problèmes mnésiques
•Atteinte des nerfs crâniens
Territoire vertébrobasilaire •Déficits sensitifs et moteurs croisés
•Troubles de la conscience, coma, décès
2- Facteurs de risque
➢ Âge avancé : le risque d’AVC augmente rapidement après 55 ans et seul un quart
surviennent chez les moins de 65 ans
➢ Antécédents personnels d’AVC ou d’AIT : environ 20 % des personnes ayant vécu
un premier AVC en feront un deuxième dans les deux ans qui suivent le premier
accident
➢ Antécédents familiaux d’AVC
➢ Origine ethnique : les gens d’origine autochtone, africaine, hispanique et sud-
asiatique sont plus susceptibles de faire de l’hypertension artérielle et d’être atteints
de diabète, qui sont eux-mêmes des facteurs de risque
➢ Sexe : les hommes sont plus à risque d’AVC que les femmes
2- Facteurs de risque
D’autres facteurs de risque sont modifiables dans une certaine mesure :
Certaines conditions médicales :
➢ Athérosclérose
➢ Hypertension artérielle
➢ Cholestérol élevé
➢ Diabète
➢ Apnée du sommeil
➢ Fibrillation auriculaire
➢ Déficit cognitif d’origine vasculaire
➢ Thrombophilie (AVC ischémique seulement)
➢ Hémophilie (AVC hémorragique seulement)
➢ Consommation de tabac, d’alcool ou de drogues illicites comme la cocaïne ou les amphétamines
➢ Prise de certains médicaments, tels le tamoxifène, la phénylpropanolamine et les thrombolytiques
➢ Obésité
➢ Manque d’exercice
➢ Mauvaise alimentation
➢ Stress
2- Facteurs de risque
Finalement, certains facteurs de risque sont spécifiques aux femmes :
➢ Utilisation de contraceptifs oraux, lorsque vous fumez et êtes âgée de plus
de 35 ans
➢ Hormonothérapie substitutive
➢ Grossesse :
• Prééclampsie
• Diabète de grossesse
• Cardiomyopathie du péri partum
Les accidents vasculaires cérébraux, affectant le système
nerveux central peuvent provoquer :
Définition de l’hémiplégie
L’hémiplégie est une paralysie du côté droit ou gauche du
corps en raison d’une atteinte du système nerveux central,
c’est-à-dire du cerveau et de la moelle épinière. Elle est
généralement causée par un problème circulatoire comme
un AVC, une tumeur ou un traumatisme du cerveau.
La transmission de messages nerveux impliqués dans le mouvement des membres
est interrompue : la paralysie qui s’ensuit diminue ou abolit entièrement la capacité
à bouger le bras et la jambe touchés. Soit bras et jambe sont atteints, ou seulement
l’un ou l’autre, et parfois le visage. On parle d’hémicorps quand la paralysie touche
la moitié gauche ou droite du corps. Enfants et adultes peuvent en être victimes.
Causes de l’hémiplégie
C’est l’AVC qui est la principale cause de l’hémiplégie. Touchant le système nerveux
central, donc le cerveau et la moelle épinière, c’est aussi la première cause
de handicap acquis. En bloquant l’irrigation du cerveau ou en conduisant à une
hémorragie cérébrale en raison d’une rupture artérielle, l’AVC conduit à un défaut
d’alimentation en oxygène de la partie touchée. Les cellules nerveuses meurent,
provoquant des symptômes plus ou moins prononcés. L’hémiplégie est donc une
conséquence de cet accident circulatoire. Les séquelles qui en résultent peuvent être
permanentes ou régresser grâce à une rééducation.
D’ autres Causes de l’hémiplégie
D’autres facteurs peuvent provoquer une hémiplégie, même s’ils sont moins
fréquents : un traumatisme cérébral avec hématome par exemple, une tumeur, ou
encore une infection comme une encéphalite, une méningite ou le VIH. Certaines
maladies du système nerveux peuvent également provoquer une hémiplégie,
comme la sclérose en plaques
Le kinésithérapeute se focalise sur la récupération de la motricité
des membres.
Définition :
Définition de paraplégie
Paralysie par la perte de la motricité volontaire et
de la sensibilité dans les territoires situés au-
dessous de la lésion médullaire (lésion de la moelle
épinière).
Causes de la paraplégie
❖ AVC
❖ Maladies (sclérose en plaques, tumeurs spinales).
❖ Infections (myélite transverse).
❖ Malformations congénitales (spina bifida).
Conséquences fonctionnelles :
❖Mobilité : Perte de contrôle volontaire des membres inférieurs.
❖Fonction vésicale et intestinale : Incontinence ou rétention.
❖Complications associées :
➢ Escarres dues à une pression prolongée.
➢ Atrophie musculaire.
➢ Problèmes respiratoires en cas de lésions hautes.
➢ Ostéoporose par déséquilibre calcique.
Rôle du kinésithérapeute dans la paraplégie :
➢ Prévention des complications secondaires :
❑ Mobilisations passives pour maintenir la souplesse des articulations.
❑ Utilisation de coussins et matelas anti-escarres.
➢ Renforcement musculaire et endurance :
❑ Programme de musculation des membres supérieurs pour compenser
les déficits.
❑ Amélioration de l’endurance respiratoire par des exercices ciblés.
➢ Techniques de transfert :
❑ Formation aux transferts autonomes (lit, fauteuil, voiture).
❑ Utilisation de planches de transfert ou de lèves-personnes.
➢ Entraînement fonctionnel :
❑ Apprentissage de l’utilisation du fauteuil roulant.
❑ Mise en place de stratégies pour la gestion des activités quotidiennes.
➢ Rééducation de la posture et de l’équilibre assis :
❑ Exercices pour améliorer la stabilité troncale.
❑ Prévention des déformations (scoliose secondaire).
➢ Thérapies complémentaires : Hydrothérapie, ergothérapie.
Merci pour votre
attention