Pour toute étude de carte à l’échelle mondiale en géographie, vous devez
implicitement les comparer à cette typologie
la limite « Nords – Suds »
1. La croissance urbaine est
désormais modérée dans les
pays à fort taux d’urbanisation
qui sont les pays les plus
développés, dits aussi de « la
Triade ».
C’est aussi bien vrai en
Amérique du Nord, en Europe
occidentale ou au Japon.
On note juste une croissance
plus forte des agglomérations
des noyaux de la « Sun Belt »
des États-Unis (Texas et vieux
Sud redynamisé), liée à la forte
croissance économique et
démographique de cette partie
des États-Unis.
2. La croissance urbaine est
très élevée au point que l’on
peut parler d’« explosion
urbaine » dans les pays peu
urbanisés qui connaissent un
important exode rural et un
accroissement naturel plus
élevé.
À l’échelle du planisphère, une
opposition Nord-Sud est donc
identifiable (en mettant à part
le cas de l’Amérique latine,
précocement urbanisée).
C’est en effet au Sud que la
croissance des villes a été la plus
forte entre 2000 et 2016, avec
des augmentations supérieures
à 60%, voire des doublements
(+100%).
Vu leur poids démographique
(1ere et 2eme position) et leur
urbanisation encore moyenne
ou faible, la Chine et l’Inde se
caractérisent par l’ampleur de
la croissance de leurs grandes
métropoles.
3. En 2035, plus que jamais,
la gestion des grandes
mégapoles sera un enjeu
des pays des Sud.
Les Nords n’abriteront que 3
des 30 plus grandes
mégapoles du monde :
Tokyo, New York et Los
Angeles-Long Beach.
La comparaison avec la carte
actuelle montre le décalage
entre l’explosion urbaine à
laquelle vont devoir faire
face les pays du Sud, alors
que l’Europe n’aura toujours
que Londres, Paris, Moscou
et l’ensemble allemand Rhin-
Ruhr au-dessus de la barre
des 7 millions d’habitants.
4. L’Asie regroupera
60 % des métropoles
de plus de 7 millions
d’habitants.
La Chine à elle seule
en abritera 18 et
l’Inde 9, alors que le
Japon restera à 3 (et
les États-Unis à 5).
S’ajouteront les
capitales de 7 autres
pays d’Asie, Dacca,
Karachi et Manille en
tête.
5. En 2050, plus des deux-
tiers de la population
mondiale sera urbaine.
Le continent américain
sera le plus urbanisé et le
plus homogène, les quatre
pays du cône sud du
Mercosur représentant le
plus vaste espace le plus
urbanisé du monde.
Les différenciations infra-
continentales resteront
cependant marquées :
- en Afrique (Le Maghreb
et l’Afrique australe restant
nettement plus urbanisés
que le centre et l’est du
continent)
- et en Asie : 81 % en Asie
orientale contre seulement
54 % en Asie du Sud (alors
même qu’elle comprend
l’Inde, dont on a vu qu’elle
compterait 9 villes de plus
de 7 millions d’habitants).
6. En dehors de l’Afrique
subsaharienne orientale,
les pays où la population
urbaine sera encore
minoritaire feront figure
d’exception sur les autres
continents :
Guyana en Amérique,
Afghanistan, Tadjikistan en
Asie occidentale,
Népal, Sri Lanka en Asie du
Sud,
Cambodge en Asie
orientale.
À l’échelle du monde, 25
pays seulement seront
encore majoritairement
ruraux, les plus peuplés
étant africains : l’Éthiopie,
le Kenya, le Soudan,
l’Ouganda.
I- VERS UNE URBANISATION GÉNÉRALISÉE DE LA PLANÈTE
1°) Une urbanisation grandissante mais contrastée
• Depuis 2007, la population mondiale vit majoritairement en ville. Pour la première fois de
l’histoire, la population urbaine dépasse la population des campagnes.
En 2018, 55% de citadins sont comptabilisés et ce chiffre devrait atteindre 68 % en 2050.
• Cette évolution s’explique par la transition urbaine.
Ce processus est étroitement lié au niveau de développement économique et social des pays. Les
taux d’urbanisation sont donc inégaux entre pays des Nords et pays des Suds.
• Cette évolution s’explique par la transition urbaine.
Ce processus est étroitement lié au niveau de développement économique et social des pays. Les
taux d’urbanisation sont donc inégaux entre pays des Nords et pays des Suds.
• À l’échelle de la planète,
de très forts contrastes
apparaissent selon les
pays, entre les taux
d’urbanisation et les taux
de la croissance urbaine.
La transition urbaine est
achevée en Amérique, en
Europe et dans certains
pays d’Asie.
Dans les pays des Suds,
principalement en Asie et
en Afrique, les
populations rurales sont
encore souvent
majoritaires, même si
l’exode rural et la
croissance naturelle font
augmenter rapidement la
population urbaine.
2°) Des villes qui croissent et s’étalent
1. De 1900 à 2014, la population de Los Angeles est
passée de 0 à 18 millions d’habitants.
- La population du centre ville est passée de 0 à 3
millions d’habitants.
- La population des banlieues est passée de 0 à 15
millions d’habitants
- La population des banlieues a commencé à
dépasser la population du centre-ville dès la fin
des années 1940.
2. La ville de Los Angeles est une ville initialement
dédiée à l’élevage : c’était un marché aux bovins.
Elle est située au pied de la Sierra San Gabriel et de la
Sierra Santa Monica.
Elle a connu un essor rapide dans les années 1920 avec
la découverte de pétrole (alors que San Francisco s’est
développée après la Ruée vers l’Or de 1849) et du
développement de l’industrie du cinéma.
L’étalement urbain s’est d’abord fait en suivant les voies
de communication
- vers l’est et le sud (vers les plages de Santa Monica et
Long Beach)
- vers le nord, au pied de la Sierra San Gabriel
Dans les années 1950, avec l’augmentation de la
population, tous les espaces entre le centre et ces
premières banlieues s’est urbanisé.
Depuis les années 1950, l’étalement urbain a repris
partout où les constructions étaient possibles, toujours
en suivant les axes de communications.
Cet étalement s’explique par le fait que Los Angeles est
située sur une zone sismique, qui empêche les
constructions en hauteur,
et par le « rêve américain » de posséder une maison
individuelle, avec un jardin.
Mesurez l’extension urbaine de Los Angeles :
- Du nord au sud : (52 cm / 17 cm x 20) = 60 km
- Du nord-ouest au sud-est : (113 cm / 17 cm x 20) =
133 km
- D’ouest en est : (118 cm / 17 cm x 20) = 139 km
Comment les habitants des banlieues :
- Se rendent-ils au travail ?
- Où font-ils leur courses ?
Quel est théoriquement l’intérêt de résider dans une
ville ?
En quoi l’étalement urbain est-il paradoxal ?
Afin de réduire les temps de trajets, de nouveaux centre
se sont développés le long des axes de communication.
On les appelle edge cities.
2°) Des villes qui croissent et s’étalent
• Aux Nords comme aux Suds, la croissance urbaine
s’accompagne le plus souvent d’un étalement urbain.
Des dynamiques de périurbanisation se généralisent.
Apparue aux États-Unis au début du XXe siècle, celle-ci
concerne un siècle plus tard tous les pays du monde : une
majorité de citadins vit dans des espaces périurbains.
• Grâce à l’automobile, les citadins peuvent habiter de plus
en plus loin des centres-villes. L’espace périurbain se
diversifie et accueille aussi bien des logements que des
activités industrielles, de commerces et de loisirs.
• La périurbanisation est dénoncée en raison de son impact
sur l’environnement : consommation excessive de terres
agricoles, d’espaces naturels, d’énergie, pollution et temps
perdu dans les déplacements.
Elle pose aussi des difficultés dans la gestion et
l’aménagement d’agglomérations de plus en plus éclatées, au
point de laisser apparaître des centres secondaires, ou edge
cities.
3°) Des mégapoles spectaculaires mais minoritaires
• Les mégapoles sont le résultat
de l’accélération de
l’urbanisation dans les pays des
Suds : en 2018, 26 des 33
mégapoles y sont situées, dont
7 en Chine et 5 en Inde.
Pourtant, à l’échelle mondiale,
les mégapoles sont minoritaires :
elles ne concentrent que 12%
des citadins (en 2016), contre
50% dans des villes de moins de
500.000 habitants.
Parmi les mégapoles, seules
certaines sont des métropoles
qui concentrent des activités et
des fonctions de rayonnement
international.
• La concentration d’une très forte
population urbaine représente de
lourdes contraintes. Les mégapoles
font face à des défis très
importants en termes de
logements, de ravitaillements, de
transports, d’infrastructures et
d’emplois.
La gestion de ces défis diffère
fortement entre pays riches et
pays pauvres :
- Au 1er rang des mégapoles avec
37 millions d’habitants,
l’agglomération de Tokyo est très
étendue, mais structurée par un
réseau de transports très efficace.
Elle s’impose comme le principal
moteur de l’économie japonaise.
- À l’inverse, les déplacements à
Dacca, au Bangladesh, sont
caractérisés par la pollution, les
embouteillages, la saturation et la
faiblesse des transports en
commun.
II- LA MÉTROPOLISATION, UNE DYNAMIQUE MONDIALE
1°) La métropolisation : un processus sélectif
La métropolisation est l’une des conséquences spatiales de la mondialisation*.
Si les activités de production se diffusent à l’ensemble des pays de la planète, les activités de
conception et de décision sont polarisées par les grandes villes d’un petit nombre de pays
caractérisés par leur haut niveau de développement.
EXEMPLE D’UN PRODUIT MONDIALISÉ = L’iPHONE
Les acteurs de la conception à la commercialisation
Distinguez les différentes étapes
depuis la conception jusqu’à la
commercialisation du produit et
reliez-y chacun des acteurs impliqués.
Distinguez les différentes étapes depuis la
conception jusqu’à la commercialisation du
produit et reliez-y chacun des acteurs impliqués.
Conception Design, Marketing, Financement : les
FTN implantées dans les pays du Nord,
Commandes, systèmes d’exploitation : les FTN
implantées dans les pays du Nord,
Fabrication des composants : Sous-traitants
localisés dans des pays à bas coût de main
d’œuvre mais avec des compétences,
Usines d’assemblage : Sous-traitants localisés
dans des pays à bas coût de main d’œuvre mais
avec des compétences,
Transports, Conditionnement : repasse sous
l’autorité des FTN du Nord,
Vente : Rôle des distributeurs (le plus souvent les
opérateurs des réseaux de téléphonie)
Étape 1 : Concevoir l’iPhone
Siège d'Apple.Inc à Cupertino, au sein de la Silicon Valley,
Californie (Etats-Unis).
Source: Wikimedia Commons Joe Ravi
Dès la conception, entretenir l’« Applemania »
De jeunes vendeurs d’Apple saluent les
consommateurs venus attendre l’ouverture du
magasin de Toronto lors de la sortie du nouvel iPhone
5 le 21 septembre 2012.
Steve Jobs lors de la présentation d’un
« téléphone révolutionnaire » : l’iPhone
ÉTAPE 2 : Une fabrication fondée sur la sous-traitance
Usine de sous-traitance Foxconn à Shenzhen (Chine), lieu d'assemblage des composants électroniques pour Apple.
Source: Wikimedia Commons Steve Jurvetson
Quels sont les intérêts de la sous-traitance pour les grandes FTN ?
- Profiter des bas coûts de main d’œuvre,
- Ne pas posséder d’usines en propre, mais mettre en concurrence les sous-traitants entre eux pour qu’ils
soient à l’initiative des nouvelles performances,
- Celles-ci, en réalité, consistent essentiellement à maintenir au maximum le faible coût de cette main d’œuvre.
Quel est le coût de fabrication d’un iPhone ?
Le coût strict de fabrication d’un iPhone est de :
(Composants + Batteries + Main d’œuvre) =
36,25% de 620 US $
224,75 US $
Quelle est la part du coût de la main d’œuvre ?
La part du coût de la main d’œuvre, avec ses
3,25% ne représente que 20,15 US $ sur les 620
US $.
Comment se répartissent les marges
bénéficiaires de la marque ?
Les bénéfices de la marque se répartissent entre
les actionnaires de la firme et l’autofinancement
de l’entreprise (chiffres inconnus).
Mais si l’on prend en compte l’ensemble des
marges, une grande partie sert à assurer le
marketing et la commercialisation, et donc la
pérennité de l’image de marque de la firme.
Vous êtes-vous déjà demandé quelle était réellement la marge que se fait Apple sur
la vente de chaque iPhone 15 ?
De manière assez surprenante, l’entreprise à la Pomme a décidé de ne pas augmenter le
prix de ses smartphones cette année. Des technologies de meilleure qualité donc,
souvent plus chères, mais pour lesquelles Apple semble avoir accepté de rogner ses
bénéfices.
Nikkei Asia a ainsi estimé ce que coûtait réellement chaque modèle d’iPhone 15 à Apple.
Vendu 969€, l’iPhone 15 de base coûte un tout petit peu plus de 400€ à fabriquer, soit une
augmentation de 16% par rapport à l’iPhone 14. Apple enregistre donc 568€ de bénéfices
sur chaque iPhone 15 vendu. C’est moins que l’année passée.
L’iPhone 15 Plus est, pour sa part, un peu plus coûteux. Apple doit débourser 419€ pour
les pièces et la conception de ce modèle, qui est 10% plus cher à produire que l’iPhone
14 Plus. Le bénéfice sur chaque appareil est ici de 700€, puisqu’il coûte 1.119€ dans le
commerce.
Sans surprise, ce sont les iPhone 15 Pro et 15 Pro Max qui sont les plus chers à fabriquer.
Pour le plus grand de ces deux iPhone, le rapport entre le coût des pièces et le prix du
téléphone est de 47%. Quant à l’iPhone 15 Pro, il est de 52%. C’est toutefois sur l’iPhone
15 Pro Max qu’Apple réalise les plus gros bénéfices. Vendu 1.479€, cet iPhone ne coûte
“que” 529€ à produire. Apple se fait 950€ de bénéfice sur chaque modèle.
https://belgium-iphone.lesoir.be/iphone/voici-combien-coute-reellement-la-fabrication-des-iphone-15
Étape 3 : Vendre un produit mondialisé
Apple Store à Tokyo (Japon), l'un des 527
magasins Apple dans le monde (2012)
Source: Wikipedia TakuyaMurata
Apple Store Opéra, Paris
Source : wikipedia et site apple.com
(10 décembre 2023)
Liste des Apple
Stores sur les autres
territoires que les
Etats-Unis :
Il n’y a des Apples
Stores que dans 25
États en dehors des
Etats-Unis
Liste des 272 Apple
Stores sur 42 États
du territoire
américain
Expliquez la
répartition
géographique
des Apple Store
dans le monde
Expliquez la répartition géographique des
Apple Store dans le monde
Apple a développé d’abord massivement ses
propres boutiques sur son territoire d’origine, les
Etats-Unis.
C’est là qu’il connaît le mieux le marché, avec des
consommateurs solvables.
Apple a ensuite étendu son implantation dans
d’autres pays à travers le monde :
Mais il n’y a des Apple Stores que dans 25 États
autres que les Etats-Unis.
Entre 2003 et 2012, Apple a implanté ses
boutiques dans les territoires de la Triade (Japon,
Europe occidentale),
Il s’est toutefois implanté en Chine dès 2008.
Apple a ensuite étendu l’implantation de ses
boutiques dans des pays du Sud : mais il s’agit soit
d’État où la richesse est importante (EAU), soit de
pays émergents (BRICS, Mexique, Turquie).
Ce document ne présente que les Apple Stores.
Dans le reste du monde, et sur le reste du
territoire de ces mêmes pays, les téléphones sont
vendus par les opérateurs téléphoniques ou des
distributeurs.
Montrez que la FTN Apple est représentative de la NDIT (Nouvelle Division
Internationale du Travail).
Croquis à réaliser
Synthèse explicative du croquis : Apple, une FTN inscrite dans la NDIT
1 – Un produit conçu dans la Silicon Valley
Le siège social d'Apple se situe aux Etats-Unis, première puissance économique mondiale,
dans l'Etat de Californie localisée dans la Sun Belt.
Apple est implanté à Cupertino, dans la ville où a grandi son fondateur Steve Jobs, dans la
Silicon Valley, au sud de San Francisco. Environ 6000 entreprises de hautes technologies
sont localisées dans la Silicon Valley, notamment liées à l'informatique (Logitech, Intel...)
et l'Internet (Google, Mozilla, Yahoo...).
C'est à Cupertino, au siège social d'Apple, que les décisions sont prises, dans le plus grand
secret, concernant la conception de l'iPhone : design, fonctionnalités, etc.
2 – Un produit fabriqué en Asie de l'Est
Les composants de l’iPhone sont produits par des entreprises sous-traitantes d’Apple qui
sont localisées dans les grandes métropoles du Japon (Sony, Toshiba à Tokyo), ou de
Corée du Sud (Samsung, LG à Séoul) ou encore des Etats-Unis (Qualcomm), des pays où
l’on trouve les niveaux de compétence les plus élevés et les moyens financiers les plus
importants.
Ces entreprises font fabriquer les composants au Japon, en Corée du Sud et aux Etats-
Unis, mais aussi à Taiwan ou en Chine, le plus grands des pays dits « émergents ».
L'iPhone est ensuite assemblé à Shenzhen en Chine. Plusieurs raisons président à ce
choix :
des raisons économiques : la main d'œuvre chinoise est moins chère que celle des pays
développés,
des raisons stratégiques : la main d’œuvre chinoise est bien formée (par le système
scolaire et universitaire) et plutôt docile (l’absence de démocratie favorise cet aspect).
Le plus gros sous-traitant d’Apple est l’entreprise taïwanaise Foxconn, qui emploie 1,4
million d’ouvriers en Chine continentale, en faisant le plus gros employeur privé du pays.
Les conditions de travail déplorables (horaires extensibles, dortoirs collectifs et
insalubres, insultes, etc.) dans les usines de montage y sont régulièrement dénoncées.
3 – La distribution de l’iPhone
Les Apple Stores sont implantés dans les pays les plus riches et développés de la planète
ou dans les principaux pays émergents : Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie de
l'Est, Australie, Mexique, Turquie, EAU.
Apple s’implante donc là où se trouvent d’importants marchés de consommation.
Les produits Apple sont plutôt chers, et ne sont pas accessibles à tous : cela explique la
faible consommation d’iPhone sur le continent africain par exemple.
Les iPhones sont acheminés depuis le port de Shenzhen (qui est le lieu d’assemblage)
vers les lieux de commercialisation par des routes maritimes. Pour rallier les grands ports
des pays consommateurs, le trajet dure entre 15 et 20 jours.
Les iPhones, qui ne sont pas une denrée périssable, sont donc transportés dans des
conteneurs standardisés qui peuvent être déchargés dans la quasi totalité des ports du
monde qui ont accédé à ce niveau de développement.
Broadcom APPLE
(Wifi, Bluetooth) Cupertino Samsung (écrans plats) Séoul
Sony – Toshiba
Qualcomm Tokyo OCEAN
(puces, processeurs) PACIFIQUE
OCEAN
PACIFIQUE
Infineon (puces) Francfort FOXCONN Shenzhen
OCEAN
ATLANTIQUE
OCEAN
1) Conception
INDIEN
Siège social, Centre de R&D
2) Fabrication et lignes d’assemblage
Principaux centre de fabrication de composants
Principales lignes d’assemblage
Sous-traitance
Usine
Flux de d’assemblage
composants de l’iPad
3) Commercialisation
Principales routes commerciales
Broadcom APPLE
(Wifi, Bluetooth) Cupertino Samsung (écrans plats) Séoul
Sony – Toshiba
Qualcomm Tokyo OCEAN
(puces, processeurs) PACIFIQUE
CANADA
ETATS- JAPON
UNIS
MEXIQUE
OCEAN
PACIFIQUE
Infineon (puces) Francfort FOXCONN Shenzhen
CHINE HONG KONG
SUEDE
ROYAUME MACAO
UNI THAÏLANDE
ALLEMAGNE
OCEAN FRANCE AUSTRALIE
ATLANTIQUE
ITALIE TURQUIE INDE
SINGAPOUR
E.A.U.
BRESIL OCEAN
1) Conception
INDIEN
Siège social, Centre de R&D
2) Fabrication et lignes d’assemblage
Principaux centre de fabrication de composants
Principales lignes d’assemblage
Sous-traitance
Usine
Flux de d’assemblage
composants de l’iPad
3) Commercialisation
Principales routes commerciales
Ventes (Apple Stores)
Broadcom APPLE
(Wifi, Bluetooth) Cupertino
Samsung (écrans plats) Séoul
Sony – Toshiba
Qualcomm Tokyo OCEAN
(puces, processeurs) PACIFIQUE
CANADA
ETATS- JAPON
UNIS
MEXIQUE
OCEAN
PACIFIQUE
Infineon (puces) Francfort FOXCONN Shenzhen
CHINE HONG KONG
SUEDE
ROYAUME MACAO
UNI THAÏLANDE
ALLEMAGNE
OCEAN FRANCE AUSTRALIE
ATLANTIQUE
ITALIE TURQUIE INDE
SINGAPOUR
E.A.U.
BRESIL OCEAN
1) Conception
INDIEN
Siège social, Centre de R&D
2) Fabrication et lignes d’assemblage
Principaux centre de fabrication de composants
Principales lignes d’assemblage
Sous-traitance
Usine
Flux de d’assemblage
composants de l’iPad
3) Commercialisation
Principales routes commerciales
Ventes (Apple Stores)
II- LA MÉTROPOLISATION, UNE DYNAMIQUE MONDIALE
A. La métropolisation : un processus sélectif
La métropolisation est l’une des conséquences spatiales de la mondialisation*.
Si les activités de production se diffusent à l’ensemble des pays de la planète, les activités de
conception et de décision sont polarisées par les grandes villes d’un petit nombre de pays
caractérisés par leur haut niveau de développement.
Les acteurs économiques y bénéficient d’une main-d’œuvre qualifiée, d’infrastructures
performantes, des avantages de la proximité spatiale d’autres acteurs et de l’effet de taille.
• La métropolisation est un processus très inégalitaire.
Elle renforce la concentration de fonctions de commandement dans les centres de l’économie
mondiale : l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et l’Asie orientale.
À l’inverse, les pays et les villes les moins intégrés à la mondialisation, en Afrique notamment, sont
encore davantage mis à l’écart des dynamiques métropolitaines à l’échelle mondiale.
• Les métropoles se multiplient toutefois dans les pays des Suds grâce à l’affirmation économique
des BRICS.
Shanghai est ainsi devenu le premier port mondial et la 5e place boursière du monde.
2°) La diversité des fonctions de commandement
• Les fonctions de commandement sont réparties dans l’ensemble des secteurs d’activité.
p.41
• Les métropoles concentrent les lieux de pouvoir politiques, économiques, financiers, culturels...
3°) La métropole : un rayonnement international
• Il n’existe pas de critères reconnus par tous pour mesurer le rayonnement métropolitain :
certains chercheurs ne prennent en compte que le secteur économique.
D’autres y ajoutent le poids politique, le capital humain, la culture, la qualité de vie.
• Les métropoles sont au centre des mobilités internationales.
Elles attirent, par le dynamisme et les opportunités économiques, aussi bien les travailleurs qualifiés
que non qualifiés.
De même, elles sont des destinations majeures du tourisme international grâce à leur patrimoine
historique et architectural, et grâce à l’ampleur de leurs événements culturels.
III- DES MÉTROPOLES EN CONCURRENCE
1°) Les métropoles au sommet de la hiérarchie urbaine
• Des rapports de force s’exercent entre les métropoles puisqu’elles n’ont pas toute la même capacité
d’influence et de domination économique, politique, ou culturelle.
• À l’échelle nationale, les métropoles sont toujours des moteurs économiques, même si capitale
économique et capitale politique ne correspondent pas.
Par exemple, Istanbul ou São Paulo sont des métropoles de rayonnement international grâce à leur
concentration des fonctions économiques, même si les capitales politiques sont Ankara et Brasilia.
• La concentration de fonctions de commandement ne dépend pas du nombre d’habitants. Ce n’est
pas parce qu’une ville est très peuplée qu’elle comptera forcément des fonctions de commandement
nombreuses et diversifiées.
Plusieurs mégapoles des Suds ne rayonnent pas au-delà de leurs frontières : Dacca, Kinshasa...
À l’inverse, Genève peut être qualifiée de métropole grâce à ses activités de décision dans le domaine
de la diplomatie et de la coopération internationale, et à l’importance de son secteur bancaire.
2°) Des métropoles qui cherchent à attirer
Le musée Guggenheim de Bilbao
Le projet de musée Guggenheim d’Abu Dhabi (2025)
1. Les symboles les plus spectaculaires utilisés pour
mettre en valeur Dubaï et Abu Dhabi sont des bâtiments
qui battent des records
Þ le plus haut gratte-ciel « Burj Khalifa »,
Þ la plus haute structure « Dubaï Creek tower »,
Þ le plus grand mall du monde « Dubaï mall », etc.
et des institutions prestigieuses qui s’installent : le
Louvre, Guggenheim, l’Exposition universelle…
La starchitecture (avec des architectes de renom comme
Jean Nouvel ou Santiago Calatrava) et les prouesses
techniques choisies permettent de mettre en avant ces
métropoles sur la scène mondiale.
2. Les atouts qui font de Dubaï une métropole
mondiale sont de nature :
- économique : hub portuaire et aéroportuaire de
niveau mondial, quartier des affaires ultramoderne,
centre d’innovation, centre financier, infrastructures
touristiques haut de gamme,
- culturelle et touristique : des architectes de renom
comme Calatrava et Nouvel, des musées comme le
Louvre et Guggenheim, des centres de savoir comme
l’université Sorbonne à Abu Dhabi, des infrastructures
de loisirs comme les parcs aquatiques, des restaurants
d’origine diverse, étoilés, avec des chefs célèbres.
3. Les acteurs mobilisés sont essentiellement publics.
- le gouvernement des EAU, le cheik et son
administration dans chaque émirat à l’initiative de
nombreux projets, « visit Dubaï » appartenant à
l’agence d’État chargée de la promotion de la ville, le
musée du Louvre,
- le promoteur immobilier Emaar (Burj Khalifa et
Dubaï Creek tower) détenu en majorité par le
gouvernement de Dubaï.
Ces acteurs publics font aussi appel à des acteurs
privés comme les architectes, les investisseurs, les
chaînes hôtelières… ou des institutions ou des
personnalités connues afin d’assurer leur promotion…
4. Ce fort volontarisme étatique a des limites :
- de grandes inégalités sociales et juridiques,
- une population de passage (seule 15 % de la
population de Dubaï est émiratie),
- un investissement sans limite dans l’urbanisation
au détriment d’autres secteurs (et notamment… le
développement durable pour des économies
rentières du patrole).
Les documents ne renseignent pas sur le taux de
remplissage des nombreuses tours et résidences
pour expatriés, ni sur l’évolution récente des prix de
l’immobilier.
• Le marketing territorial est utilisé
pour renforcer l’attractivité et
l’image de marque des métropoles.
Des campagnes de publicité
vantent la ville innovante où il fait
bon vivre.
La modernité de la métropole est
symbolisée par les projets
architecturaux des
« starchitectes* ».
L’organisation d’événements
culturels ou sportifs (Jeux
Olympiques, Coupe du monde de
football) au rayonnement mondial
permet aussi de revendiquer le
statut de métropole.
3°) Des métropoles incomplètes ou secondaires
• Peu de villes cumulent l’ensemble des fonctions de commandement.
Une métropole est dite
incomplète quand elle
concentre des fonctions de
commandement dans un
seul domaine d’activité.
Ottawa, capitale politique du
Canada, centralise les
fonctions administratives et
diplomatiques, mais ne
dispose que d’un très faible
secteur économique.
• Certains géographes appellent villes mondiales* un
autre type de métropole incomplète :
telles Venise, elles rayonnent grâce à leur patrimoine
culturel et historique, mais détiennent peu de
fonctions économiques ou politiques à l’importance
internationale.
• Les métropoles dites secondaires
ne rayonnent qu’à une échelle
nationale ou régionale.
En France, des villes comme Nantes,
Bordeaux, Toulouse ou Lille sont
qualifiées de métropoles
régionales*.
Les métropoles secondaires se
situent notamment dans les pays
centralisés, où la capitale polarise
toutes les fonctions de
commandement.