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Histoire et techniques de biologie moléculaire

Le document présente un module de biologie moléculaire, abordant l'histoire de la discipline, l'expression de l'information génétique, et les techniques associées. Il détaille les processus de réplication, transcription et traduction de l'ADN, ainsi que les différences entre ADN et ARN. Des expériences historiques, telles que celles de Griffith et Avery, sont citées pour illustrer la découverte du rôle de l'ADN dans la transmission des caractéristiques héréditaires.

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Histoire et techniques de biologie moléculaire

Le document présente un module de biologie moléculaire, abordant l'histoire de la discipline, l'expression de l'information génétique, et les techniques associées. Il détaille les processus de réplication, transcription et traduction de l'ADN, ainsi que les différences entre ADN et ARN. Des expériences historiques, telles que celles de Griffith et Avery, sont citées pour illustrer la découverte du rôle de l'ADN dans la transmission des caractéristiques héréditaires.

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Formation continue

2020 - 2021

Taalim pro
Module de la biologie moléculaire
Plan de travail :
HISTOIRE DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
 L’ÉXPRÉSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
 La réplication
 La transcription
 La traduction
 Les mutations génétiques
 LES TECHNIQUES DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
 Réaction en chaine par polymérase (PCR)
 Clonage
 Electrophorèse
 Southern blot
 Northen blot
 Western blot
HISTOIRE DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE

La biologie moléculaire est apparue au XXe siècle, à la suite de l'élaboration des lois de la
génétique, la découverte des chromosomes et l'identification de l'ADN comme support
chimique de l'information génétique.

Après la découverte de la structure en double


hélice de l'ADN en 1953 par James Watson
(1928-), Francis Crick (1916-2004), Maurice
Wilkins (1916-2004) et Rosalind Franklin
(1920-1958), la biologie moléculaire a connu
d'importants développements pour devenir un
outil incontournable de la biologie moderne à
partir des années 1970.
HISTOIRE DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
Depuis la fin des années 1950 et le début des années 1960, les biologistes moléculaires ont
appris à caractériser, isoler et manipuler les composants moléculaires des cellules et des
organismes. Ces composants incluent l'ADN, support de l'information génétique, l'ARN, et les
protéines, molécules structurelles et enzymatiques les plus importantes des cellules.

LA BIOLOGIE
MOLÉCULAIRES : Branche de
Biologie qui étudie la structure et la
fonction des gènes au niveau
moléculaire
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Chacune de nos cellules contient toute l'information génétique nécessaire au fonctionnement, et au développement de
notre corps, sous la forme de chromosomes, eux-mêmes constitués d'ADN. Les gènes sont des segments de ces
chromosomes. Chaque gène code un caractère héréditaire déterminé

le noyau renferme
l’information
génétique, qui permet
à la partie
nucléée de
régénérer la
totalité de la
plante après son
sectionnement.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Les expériences de Griffith (1928)
La souche S (lisse) est pathogène parce que sa capsule la La souche R (rugueuse) est non pathogène car elle est
protège du système immunitaire de ses victimes. dépourvue de capsule. Le système immunitaire la
reconnaît et la détruit.

Conclusions :
Une substance chimique contenue dans les bactéries S est capable
de « transformer » les bactéries R en bactéries S
 Les bactéries vivantes, non pathogènes, ont capté une
substance provenant des bactéries pathogènes et se sont
transformées en bactéries pathogènes ce qui a fait mourir
l’animal.
 L'agent de transformation est héréditaire puisque les
bactéries transformées en pathogènes se reproduisent en
d'autres bactéries pathogènes.
 L'agent de transformation n'est probablement pas constitué
de protéines car les protéines sont dénaturées par la chaleur.
Or, Griffith a utilisé la chaleur pour tuer les bactéries.
On peut penser que l'agent de transformation est l’ADN.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Expérience de Avery (1944)

question : quel composant chimique


des bactéries S confère la virulence aux
bactéries R?
Méthode :Traitements détruisant
spécifiquement différents composants des
bactéries S
Résultat: La destruction des protéines ou de
l’ARN par des enzymes n’empêche pas la
transformation des bactéries R en S.
Par contre, la transformation n’a pas lieu si l’ADN
est détruit.

l’information permettant la
Conclusion
transformation des bactéries R en S est
médiée par l’ADN.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Composition et structure moléculaire de l'ADN

Il y a quatre sortes de bases azotées:


Base azotée DONC quatre sortes de nucléotides : A, T, C et G

Sucre :
désoxyribose

Groupement pyrimidines
Purines
phosphate Les nucléotides peuvent se lier les uns aux autres par
leur sucre (désoxyribose) et leur groupement phosphate

NUCLÉOTIDE: BASE + SUCRE + PHOSPHATE


NUCLÉOSIDE: BASE + SUCRE
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

L’ADN est constitué de deux chaînes (ou


brins) enroulées l’une autour de l’autre en
une double hélice de 2 nm (10-9m) de
diamètre. Chaque chaîne est composée
d’une succession de nucléotides qui sont
un assemblage de trois molécules : un
groupement phosphate, un sucre
(désoxyribose) et une base azotée. Les
bases azotées sont au nombre de quatre :
adénine (notée A), thymine (T), guanine
(G), cytosine (C). La complémentarité de
ces bases, deux à deux, permet
l’association des deux brins d’ADN :
l’adénine est toujours appariée à une
thymine et la guanine à une cytosine
le rapport A+T/C+G est variable selon les
espèces mais constant entre les membres
d'une même espèce.
les rapports A/T et G/C sont toujours
égaux à 1
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

ADN des procaryotes vs ADN des eucaryotes

ADN des procaryotes est circulaire double brin. ADN des eucaryotes est double brin. Selon sa localisation il peut
Certaines molécules sont obligatoires et d’autres être linéaire ou circulaire
sont facultatives
Fonction Structure Taille
Présence Fonction Taille

ADN génomique Information Linéaire


nucléaire génétique de 107 à 1011 𝑝𝑏
ADN obligatoire Information (chromosomes) la cellule
génomique génétique de
la bactérie 105 à 107
𝑝𝑏

ADN Information Circulaire


mitochondrial génétique de 15.103 à 30.103
la mitochondrie 𝑝𝑏

ADN Facultative Exemple:


103 à 105
plasmidique résistance aux
𝑝𝑏
antibiotiques ADN Information Circulaire
chloroplastique génétique du 120.103 à 220.103
chloroplaste pb
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Propriétés physico-chimiques de l’ADN


Dénaturation d’ADN:
- Température (> 80) et pH (11
- Modulée par taille du fragment, %GC, force ionique du
milieu
Renaturation: Reappariement spontané des 2 brins
complémentaires d’ADN (hybridation)
 Si on abaisse brutalement la T° d’une solution d’ADN
double brin qui a été dénaturée par chauffage, l’ADN
restera sous forme simple brin.
 Si on abaisse graduellement la T° d’une solution d’ADN
double brin qui a été dénaturée par chauffage, les 2
brins d’ADN simple brin se réassocient par
complémentarité de bases. Ce phénomène s’appelle:
Hybridation
la température de fusion ou de Tm : est le point de
transition où la moitié des brins sont dissociés. Comme il y
a 3 liaisons H entre G et C et seulement 2entre A et T, plus
le taux en GC est élevé plus Tm est Élevée.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

COMPOSITION ET STRUCTURE MOLÉCULAIRE DE L’ARN

Pour former un acide ribonucléique les nucléotides Extimité 5’ phosphate libre


(GMP, AMP, UMP, CMP), sont condensés les uns sur début d’un ARN
les autres avec des liaisons phosphodiester entre le
carbone 3’ d’un premier nucléotide et le carbone
5’ du nucléotide suivant

CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES

– Bases : A, U, C, et G (la thymine (T) de l’ADN est


remplacée par l’uracile (U) dans l’ARN.
– Ose : ribose (Désoxyribose dans l’ADN)
– Généralement simple brin
Types d’ARN:
ARN ribosomiques 83%
ARNm 2%
ARNt (plus petit ARN) 15%
Extimité 3’ OH libre
fin d’un ARN
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

ARN vs ADN

L’ADN et l’ARN sont chargés négativement en raison


des groupes phosphates. Placées dans un champ électrique
(électrophorèse), ces molécules migreront vers le pole +
(anode).
Les bases A,T,G,C, U ont une absorption maximales à ~ 260
nm (concentration en ADN)
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Expression d’un gène

ADN
Réplication Information centrale

Transcription

ARN messager

Traduction

PROTEINES
Acides aminés décodés
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

La réplication d’ADN (duplication)


Définition: Synthèse de plusieurs molécules d’ADN à partir
d’une molécule parentale initiale
Lieu: La synthèse de l’ADN a lieu durant la phase S du cycle
cellulaire.
But: Assure que chaque cellule fille aura un ensemble
complet de molécules d’ADN.
Eléments nécessaires:
* ADN matrice
* Désoxyribonucléotides (A, T, G,C)
* Enzymes (ADN polymérase et d’autres)
Caractéristiques générales:
* Semi-conservative:
les brins se séparent et chaque brin sert de modèle pour la
synthèse d’un brin complémentaire: Réplication Semi-
conservative
* Bidirectionnelle et Semi-discontinue
* Complémentaire et dans le sens 5’---3’
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Activation/initiation
La réplication commence quand les enzymes se lient à une
séquence de nucléotides spécifique sur l’ADN s’appelle l’origine
de réplication bulle des enzymes séparent les deux brins pour
ouvrir une réplication.
Les endroits où l’hélice est déroulée et où les nouveaux
brins se développent s’appellent les fourches de réplication.
Il y a une fourche de réplication à chaque coté d’une bulle de
réplication.
Les enzymes s’appellent les hélicases coupent et déroulent
de courts segments d’ADN juste avant chaque fourche de
réplication.
Les enzymes s’appellent les protéines fixatrices d’ADN
(single-strand binding protéines) se lient aux brins exposées
et les gardent séparés en bloquant la formation des
liaisons hydrogènes.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Elongation
Un enzyme s’appelle primase synthétise une amorce de 10 à 60
paires de nucléotides avec une séquence de bases
complémentaire à la matrice d’ADN.
L’ADN polymérase utilise l’amorce comme un point de départ pour
l’élongation d’un brin fils. Elle ajoute les nucléotides à l’amorce.
Une enzyme s’appelle ADN polymérase est responsable
de fabriquer les nouvelles molécules d’ADN
ADN polymérase commence à l’extrémité 3’ du brin
parental. Par conséquent, elle synthétise le nouveau brin
d'ADN dans le sens 5’ à 3’.
La réplication d’ADN continue vers la direction de la
fourchette sur un brin et loin de la fourchette sur l'autre
brin.
Parce-que les amorces sont composé d’ARN au lieu
d’ADN, ADN polymérase doit leurs enlever et leurs
remplacer avec les bases d’ADN.
Finalement, un enzyme s’appelle ligase vient pour lier les
fragments d’Okazaki ensemble.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Achèvement

- La phase de vérification et correction


Après qu’un brin d'ADN est construit,
l’ADN polymérase le relise et l’édite.
-Si l’ADN polymérase trouve une erreur,
un enzyme s’appelle nucléase l’enlève
- ADN polymérase remplace l’erreur
avec le/les nucléotide(s) correct(s)
Si une erreur dans un nouveau brin n’est
pas détectée ou réparée avant la division
cellulaire, l’erreur devient une mutation.
Le processus de réplication est terminé et
les 2 nouvelles molécules d’ADN composées
chacune d’un brin d’ADN et d’un brin d’ADN
fils, se reforment en hélice et s’enroulent
automatiquement .
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
La transcription
la transcription est la première étape de l'expression génétique
basée sur l'ADN, au cours de laquelle un segment particulier
d'ADN est « copié » en ARN par une enzyme appelée ARN
polymérase
Eléments nécessaires:
- ADN double brin (matrice)
- Des précurseurs (ribonucléotides triphosphates:
ATP, GTP, UTP et CTP)
- Pas d’amorce
- Formation des liaisons phosphodiester entre les
ribonucléotides dans la direction 5’ – 3’
- Un seul brin servira à la synthèse d’ARN
- La séquence de l’ARN synthétise est identique a celle du
brin sens
- (brin codant), avec U a la place de T et orientée dans le
même sens.
- Cet ARN est complémentaire et antiparallèle au brin ADN
matrice.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Structure Générale d’un gène

Promoteur: Le promoteur correspond à une région non


transcrite de l’ADN, généralement juste en amont du début de
la région transcrite, dont la séquence permet le recrutement de
l’ARNpol II
Région transcrite: matrice à partir de laquelle l’ARNm est
synthétisé.
Terminateur: Séquences signalant la libération de l’ARN
polymérase du gène.
ADN 5’-…..G T A G T C A G C…..-3’ Brin codant
3’-…..C A T C A G T C G…..-5’ Brin matrice Brin à partir
duquel est réalisé la transcription
ARN 5’-…..G U A G U C A G C…..-3’
Brin codant = Brin Sens
Brin non-codant = Brin antisens = Brin matrice
 La synthèse de l’ARN se fait dans le sens 5’---3’.
 Le brin ADN matrice est lu dans le sens 3’---5’.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Transcription Chez les Procaryotes:
Deux séquences principales sont retrouvées dans les
promoteurs bactériens:
* La boîte TATA (boîte Pribnow):
- Centrée à -10 bp en 5’ du site d’initiation de la
transcription
- Permet à l’ARN pol d’identifier le site d’initiation de la
transcription
* Boîte -35:
- Centrée à 35 bp en 5’ du site d’initiation de la
transcription
- Aide à stabiliser la liaison de l’ARN pol au promoteur
ARN polymérase ADN dépendante de E. Coli comporte 4
sous unité α2ββ’ω. Une 5ème sous unité ou facteur est
nécessaire à l’initiation de la transcription = σ
Sigma, lorsqu’elle est associée avec le core enzyme on
obtient l’Holoenzyme.
Le cœur de l’enzyme ARN polymérase = α2ββ’ω
Holoenzyme = α2ββ’ωσ
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Initiation
La reconnaissance du promoteur d’un gène se fait par association entre les boites TATA et -35 de l’ADN et le facteur σ
Sigma (σ70= 70kDa).
Le facteur σ Sigma va permettre de reconnaitre les séquences -35 et -10 spécifiques du promoteur .
- Le double brin d’ADN va s’ouvrir au niveau de la boite TATA pour permettre la synthèse de l’ARN.
- Une fois que la transcription est déclenchée, le facteur σ Sigma est décrocher pour permettre l’élongation de l’ARN.

Elongation = Synthèse des ribonucléotides.


Le double brin va s’ouvrir en suivant le
déplacement de l’ARN polymérase puis se
referme en double brin lorsque l’ARN est
synthétisé.
Erreurs de transcription: il peut y avoir des
erreurs d’insertion des nucléotides dans l’ARN
(= mauvaise complémentarité avec les
nucléotides de la matrice d’ARN) / une erreur
/ 104nucléotides
Terminaison: Dissociation de l’ADN, l’ARN, et
la polymérase.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

La zone de dissociation est appelée: Terminateur de transcription Deux types de terminaison chez les procaryotes:
●La terminaison ρ(rho) indépendante: ●La terminaison ρ(rho) dépendante:

Dans certains cas, le site de terminaison ne comporte pas de


séquence capable de former une structure en "épingle à
cheveux"
Une protéine : le facteur Rho est alors nécessaire pour
augmenter l'efficacité du site de terminaison
Le facteur ρ est une protéine hexamèrique
Le facteur ρ est une enzyme qui catalyse la séparation des
duplex DNA/RNA et RNA/RNA = Hélicase
Le facteur Rho se fixe sur un site spécifique de la chaîne
d'ARN nouvellement synthétisée.
Le facteur Rho migre alors sur le brin d'ARN dans la direction 5'
--- 3' jusqu'à ce qu'il rencontre une molécule de RNA
polymérase stoppée ou ralentie.
• - Le facteur Rho déroule et dissocie le duplex RNA/DNA
libérant la molécule d'ARN.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Transcription Chez les Eucaryotes:
Chez les eucaryotes, plusieurs facteurs d'initiation sont nécessaires pour une initiation
efficace, alors que les procaryotes besoin d'un seul (σ).

Le promoteur des Eucaryotes est composé de plusieurs


séquences permettant de définir entre autre : le début de
transcription, la fréquence, le type cellulaire ou le type
d’environnement nécessitant cette transcription…
1- la boite TATA ressemblent beaucoup à celle des
procaryotes, fonctionnellement apparenté et situé en –25
du +1 de transcription.
2- D’autres séquences, tel que les boites GC et CAAT, en
amont définissent la fréquence de transcription.
Il existe une troisième classe de séquences régulant la
transcription : élément activateurs ou répresseurs ils
peuvent être situés en amont ou en aval du gène, même
très loin.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Initiation
Contrairement à ce qui se passe chez les procaryotes, l’ARN pol II des eucaryotes ne reconnaît pas seule le
promoteur proximal. Elle effectue ce travail en compagnie de nombreux co-facteurs protéiques qui se recrutent
les uns les autres et qui forment avec elle un complexe d’initiation. Ces facteurs sont notés TFIIA, TFIIB, etc.
La TBP est la première protéine qui reconnaît
une séquence spécifique de l'ADN initiatrice de
la transcription (la boite TATA).
Le facteur TFIIB semble impliqué dans la
sélection précise du site d'initiation (nucléotide
à partir duquel se déroule la transcription).
Le facteur TFIIH comporte plusieurs activités
enzymatiques dont une activité hélicase
permettant l'ouverture de la double hélice
d'ADN au niveau du promoteur, et une activité
kinase responsable de la phosphorylation de la
queue C-terminale de l'ARN polymérase II.
Cette phosphorylation provoque une
modification de la structure tridimensionnelle
de l'ARN polymérase qui entraîne la
dissociation du complexe d'initiation et le début
de la transcription.
TFII = Transcription Factor for RNApolymerase II (facteurs généraux de la transcription pour l'ARN
polymérase II).
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

L’élongation

L'élongation fait intervenir :


- Des facteurs protéiques d’élongation, qui permettent le maintien le plus
longtemps possible de l’ARN polymérase II sur l’ADN matrice : ils augmentent la
processivité( la processivité est la capacité d'une enzyme à catalyser
des réactions successives sur une même molécule, sans la relâcher).
- Des topoisomérases, qui permettent l’élimination des surenroulements
positifs créés pars l’avancée de l’ARN Pol II.
- Des facteurs protéiques de correction , qui stimulent la fonction de
correction hydrolytique de l'ARN Pol II.

La polymérase lit le brin antisens en allant dans le sens 3’ →5’.


Elle poursuit la synthèse du transcrit primaire en condensant
les ribonucléotides jusqu’à ce qu’elle rencontre les signaux
de terminaison.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
TERMINISON
Vers la fin du gène des facteurs liés à la RNA-polymérase
reconnaissent sur le brin antisens une séquence 3’-TTATTT-
5’ suivie dans la plupart des gènes d’un autre signal 3’-
ATACAAAC-5’ qui libèrent la RNA polymérase. La
transcription s’arrête en effet peu après le premier signal
et la fin du transcrit s’écrit 5’-AAUAAAUGCUGAAUGAAUCC-
3’OH.
Chez les bactéries: l’ARNm est prêt à être décodé en
protéine (à être traduit) dès que sa synthèse est terminée;
Chez les eucaryotes: l’ARNm doit être modifié de plusieurs
façon avant de pouvoir être traduit en protéine: covalentes
des extrémités en 3’ et en 5’ tell que:
 Ajout de la coiffe en 5’ :caping
 La queue poly(A) en 3’: polyadénylation
 Epissage: Élimination des introns.
 L’ARNm doit enfin être exporté hors du noyau et vers le
cytoplasme pour y être traduit.
Introns = séquence non codantes situées à l'intérieur des
gènes, transcrite mais qui ne se retrouve pas dans l’ARNm
Exons = Parties codantes
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

• Ajout de la coiffe en 5’ (= cap)


La coiffe est présente sur tous les ARNm
eucaryotes (qui proviennent de la
transcription par l’ARN POL II uniquement).
Il s’agit d’une modification covalente qui se
fait dans le noyau au cours de l’élongation
par l’ARN pol II. Cette coiffe se met en
place dès le début de la transcription,
après 20 à 30 ribonucléotides incorporés
dans l’ARN en cours de synthèse, en 5’ du
transcrit primaire.
La coiffe a pour rôle de permettre :
- La distinction (au niveau de la cellule) entre
les ARNm et les autres ARN
- L'export dans le cytoplasme de l'ARNm
pour traduction
- Le recrutement de la petite sous-unité
du ribosome à l'extrémité 5' permettant
l’initiation de la traduction
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

La queue poly(A) :
Pour arrêter la transcription chez les eucaryotes, il existe
une séquence signal de terminaison de transcription aussi
appelée séquence signal de polyadénylation. C’est une
séquence conservée au cours de
l’évolution, qui se trouve à la fin de la séquence génique.
Sur ces queues poly(A) peuvent aussi se fixer des
protéines : les poly(A)-Binding proteins.
Elles jouent plusieurs rôles :
- Dans la reconnaissance des ARNm,
- Dans l’exportation hors du noyau.
- Et probablement un rôle de protection de l’ARNm lors de la
traduction.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Epissage alternatif
Il s’agit d’un mécanisme qui aboutit à l’excision des
introns et à la ligation des exons, pour aboutir à un
ARN fonctionnel et mature.
En fonction des sites d’épissage utilisés par la cellule,
on peut avoir plusieurs ARNm matures différents de
par leur séquence. Ils peuvent être générés à partir
d’un seul ARN pré messager.
Les ARNm matures donnent naissance à des
protéines différentes : les variants d’épissage. Bien
que générés par le même gène (par le même pré
ARNm), ces protéines possèdent des fonctions
différentes au sein de la cellule.
Polycistronique vs Monocistronique ADN codant vs non-codant
Unité de transcription = zone ou la transcription * Chez les procaryotes : presque tout l'ADN code pour des
s’initie et se termine. protéines.
- Polycistronique = Codant plusieurs protéines * Chez les eucaryotes, seulement 3%-5% de l'ADN code pour des
(Opérons, Procaryotes). protéines ou des ARN r ou [Link] codant vs. non-codant
- Monocistronique = Codant une seule protéine Le 95%-97% restant = ADN non codant
(Eucaryotes).
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Comparaison de la synthèse des ARNm chez les eucaryotes et les procaryotes


PROCARYOTES EUCARYOTES

Lieu Transcription et Transcription et


traduction dans le maturation des
cytoplasme : la ARNm dans le noyau
traduction peut Traduction dans le
donc commencer cytoplasme
avant la fin de la à transcription et
transcription traduction non
couplées

Maturation des Pas de coiffe Coiffe en 5’


ARNm
Pas de queue poly A Coiffe en 3’

Pas d’épissage Epissage (introns)


(pas d’intron)
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
La traduction
La traduction est un processus permettant la synthèse
d'une chaîne polypeptidique (protéine) à partir d'un brin
d'ARN messager par respect du code génétique. Elle
s’effectue dans le cytoplasme de la cellule.
Quatre composants principaux sont impliqués dans la
traduction:
ARNm: Cette macromolécule fournit l'information qui
doit être interprétée par la machinerie de la traduction et
constitue la matrice pour la traduction.
ARNt: Ils fournissent l'interface entre les acides aminés
ajoutés à la chaine peptidique en croissance et les codons
dans l'ARNm
Aminoacyl-ARNt synthétase: Ces enzymes couples des
acides aminés avec des ARNt spécifiques qui
reconnaissent le codon approprié.
Ribosomes: Le ribosome coordonne la reconnaissance de
l'ARNm par chaque ARNt et catalyse la formation de la
liaison peptidique entre la chaîne polypeptidique en
croissance et l'acide aminé chargé sur l'ARNt sélectionné.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Code génétique
Une étape clé dans l’expression de l’information génétique
est donc la traduction de l’information sous forme
nucléotidique en une forme protéique. Cette traduction est
réalisée par triplets de nucléotides : trois nucléotides
codent pour un des vingt acides aminés protéinogènes.
Cette correspondance triplet de nucléotides (ou codon) –
acide aminé est le code génétique.
Ce code génétique est :
 universel : tous les êtres vivants (sauf quelques
exceptions) possèdent le même ;
 non ambiguë : à un codon correspond un seul et unique
acide aminé ;
 dégénéré : à un acide aminé peuvent correspondre
plusieurs codons (il existe en effet 64 possibilités de
codons, et seulement 20 acides aminés).
 3 triplets de nucléotides ne codent pour aucun acide
aminé. Ces triplets « non-sens » indiquent, lors de la
traduction, la fin de la protéine. Ils sont ainsi nommés
« codons STOP ».
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Structure du ribosome
Les ribosomes sont des machines de synthèse de
protéines présentes dans tous les types de cellules.
Les ribosomes sont des complexes de
ribonucléoprotéines (ARN + protéine) et ils sont
constitués de deux sous-unités, une sous-unité
plus grande et une sous-unité plus petite.
P : site peptidique qui est occupé par un ARNt porteur d'un acide
aminé en attente d'être lié à la chaîne polypeptidique
A : site de l’acide aminé qui est occupé par un ARNt
porteur d'un acide aminé lié à la chaîne polypeptidique
résultante
E : qui permet la libération de l'ARNt désacétylé qui a
livré son acide aminé.
Fonction du ribosome
• Synthèse protéique
«S» est l'unité de Svedberg utilisée comme unité de
• Lecture du code génétique sur les ARNm
mesure de la vitesse de sédimentation qui est liée à la
• Synthèse de la chaine protéique à partir d’acides
taille, la forme et la densité de la particule)
aminés chargés sur les ARNt
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Les étapes de la traduction
1. Phase d’initiation:
C’est le début de la traduction :nécessite 3 facteurs
d'initiation (IF = Initiation Factor), du GTP et du MG2+.
 Fixation de la petite sous unité ribosomique sur la
région leader 5' de l'ARNm
 Positionnement du 1er ARNt sur la petite sous unité
ribosomique
 Déplacement du complexe sur le codon AUG. Fixation
de la grosse sous unité et positionnement de l'ARNt au
site P.
2. La phase d'élongation
Nécessite 3 facteurs d'élongation
(EF = Elongation Factor), du GTP et du MG2+.
 Fixation de l'ARNt chargé sur le site A du
ribosome
3. Phase de terminaison :  Formation de la liaison peptidique et libération
C’est la fin de la traduction qui Nécessite un codon STOP du site P
(UAA; ou UAG; ou UGA), des facteurs de terminaison =
Facteur R (Release Factor)
• Il y a dissociation des deux sous-unités ribosomales et
libération du polypeptide dans le cytoplasme.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Les mutation génétiques
Une mutation génétique est une modification aléatoire, rare et spontané de la séquence d’ADN d’un gène
lors de la réplication.
Les causes des mutations génétiques sont généralement mal connues. Les mutations génétiques peuvent être
causées par des facteurs environnementaux, comme la pollution atmosphérique ou les radiations, mais peuvent
également survenir spontanément d’une génération à l’autre sans cause apparente.
Lorsque la mutation ne concerne qu'une
modification d'une paire de nucléotides (ou limitée
à quelques nucléotides), on parle de
mutations ponctuelles parmi lesquelles on peut
distinguer :
•Mutation par substitution : remplacement d'un
nucléotide par un autre. Cela arrive la plupart du
temps à cause d'une erreur de lecture lorsque l'ADN
est recopié(silencieuses, non-sens, faux-sens).
•Mutation par addition / insertion : gain d'un ou
plusieurs nucléotide(s) au niveau de la séquence
initiale.
•Mutation par délétion : perte d'un ou de plusieurs
nucléotide(s) au niveau de la séquence initiale.
L’ÉXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE

Les mutation génétiques

• Les mutations chromosomiques impliquent le


remaniement (modification) de la structure d’un
ou de plusieurs chromosomes. Il peut s’agir d’une
•Délétion: Perte d’un segment chromosomique.
•Duplication: Présence de deux copies d’une
région chromosomique.
•Inversion: Un segment chromosomique peut
subir une rotation de 180 degrés et se réassocier
au chromosome.
•Insertion: d’un échange de matériel génétique
entre deux chromosomes
•Translocation: deux chromosomes non
homologues peuvent échanger des parties pour
produire une mutation chromosomique.
LES TECHNIQUES DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
Les techniques de la biologie moléculaire
Réaction en chaine par polymérase (PCR) Le Clonage
La PCR, (Polymerase Chain Reaction )ou réaction de
polymérisation en chaîne, est une technique d'amplification
enzymatique permettant d'obtenir un grand nombre de copies
identiques d'un fragment d’ADN. Elle permet ainsi d'obtenir
plusieurs centaines de microgrammes d'ADN à partir de moins de 1
pictogramme d’un gène, soit une amplification de l'ordre du milliard

Le terme « clone » désigne un objet ou un organisme


considéré comme identique à un autre. En
biotechnologie, le clonage désigne la reproduction
en laboratoire de gènes, cellules ou organismes à
partir d'une même entité originale. Par conséquent,
il est possible de produire des copies génétiques
exactes du gène, de la cellule ou de l'organisme
original.
LES TECHNIQUES DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE

Electrophorèse
L’électrophorèse est une technique
séparative. Elle est utilisée le plus souvent
dans un but analytique mais également
parfois pour purifier des molécules
solubles. Elle n’est donc pas adaptée à la
séparation des lipides. Le principe
consiste à soumettre un mélange de
molécules à un champ électrique ce qui
entraîne la migration des molécules
chargées. En fonction de différents
paramètres (charge, masse, forme, nature
du support, conditions physico-
chimiques) la vitesse de migration va être
variable, ce qui permet la séparation des
différentes molécules.
LES TECHNIQUES DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE

Les techniques de la biologie moléculaire


Nommé ainsi d'après le nom de son inventeur, le Le principe est le même que pour le Southern Blot mais
biologiste Edwin Southern, le southern blot est une ici Le Northern blot est utilisé pour étudier les modèles
méthode pour sonder la présence d'une séquence précise d'expression d'un type spécifique de molécule d'ARN en
d'ADN à l'intérieur d'un échantillon d'ADN. comparaison relative avec un ensemble de différents
échantillons d'ARN.
Southern blot Northen blot

LES TECHNIQUES DE
LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE

Western blot Séparation des protéines par électrophorèse SDS-PAGE


uniquement en fonction de leur taille (le SDS, ou sodium
dodécylsulfate, dénature les structures tertiaire et quaternaire des
protéines et les charge toutes négativement), puis transfert des
protéines séparées sur membrane pour les rendre accessibles à
divers marquages immunologiques ou autres.
THANKS
Thank you for your attention!

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