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Guide d'élevage des dindes pondeuses

Le document présente des directives de biosécurité pour la ferme SUDINDE, visant à protéger la santé des dindes contre les maladies infectieuses. Il souligne l'importance du nettoyage, de la désinfection, et des procédures d'hygiène strictes pour maintenir un environnement sécurisé. Des mesures spécifiques pour le personnel, les visiteurs et les équipements sont également détaillées pour garantir la traçabilité et la prévention des risques de contamination.

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Guide d'élevage des dindes pondeuses

Le document présente des directives de biosécurité pour la ferme SUDINDE, visant à protéger la santé des dindes contre les maladies infectieuses. Il souligne l'importance du nettoyage, de la désinfection, et des procédures d'hygiène strictes pour maintenir un environnement sécurisé. Des mesures spécifiques pour le personnel, les visiteurs et les équipements sont également détaillées pour garantir la traçabilité et la prévention des risques de contamination.

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Publication Number:

REPRODUCTEURS
BR28/FR Version 4

REPRODUCTEURS
Imprimé sur du papier recyclé

Aviagen Turkeys Limited


Chowley Five, Chowley Oak Business Park,
Tattenhall, Cheshire CH3 9GA
Tél: +44 (0)1829 772020
Fax: +44 (0)1829 772059
Email: [email protected]

Aviagen Turkeys France


Tél: +33 (0)2.96.30.06.00
Fax: +33 (0)2.96.30.42.77

GUIDED'ÉLEVAGE
Email: [email protected]

www.aviagenturkeys.com

DINDES
REPRODUCTRICES

Innovation,rechercheetperformance Innovation,rechercheetperformance
0623
Contenu Page Contenu Page

INTRODUCTION . .. .. .. .... .. .. .. .. .. . 4 Pondoirsàramassagemanuel . . . . . . . . 42


BIOSÉCURITÉ ... ... ... ..... ...........5 Conceptiondespondoirs . . . . . . . . . . . .43
Employéset visiteurs . . . . . . . . . . .......5 Gestiondespondoirs à
Maintien d’une installation sécurisée . . . 6 ramassage manuel . . . . . . .. . . . .. . . .. . 44
Procéduresd'hygiène . . . . . . . . . . . . . . . . .6 Pondoirsautomatiques . . . . . . . . . . . . . . 44
Véhicules,matériel et installations . . . . . 7 Gestiondespondoirs automatiques .. 45
NETTOYAGEETDÉSINFECTION . . . . . . 8 CONDITIONS D’ÉLEVAGE
SOINSPRÉVENTIFS. . . .. . . . . . . . . . . . . 10 DESMÂLES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Sélection des mâles . . .. . . . . . . .. . . . .. 49
VACCINATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
Techniquesde gestion du poids
LUTTECONTRELESNUISIBLES. . . . . . 13
desmâlesreproducteurs . . . .. . . . . . . . .50
GESTIONDUDÉMARRAGE. . . . . . .. . . .15
Litière . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 GESTIONDESMÂLES
ENPRODUCTION.. .. .. .. .. .. .. . ... ..52
Eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Conception des parcs de
Alimentation . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 en production . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
Chauffage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Gestion de l’alimentation
Éclairage . . .. . . .. . .. .. . .. . . .. . . .. . .. . 17 en production . .. ... .. .. ... .. .. ... .. .. 53
Démarrage en cercle . .. . .. . . . . . ... . .18 INSÉMINATION ARTIFICIELLE . . . . . . . . . 54
Température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Récolte dusperme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
GESTIONDELACROISSANCE .. .....21 Évaluation de la qualité du
Abreuvoirs . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . .. . 21 sperme et conservation . . . . . . . . . . . . . . 56
Mangeoires . . . . . . .. . . . . . . . . . .. . . . . . . 21 INSÉMINATIONDESFEMELLES . . . . . . 57
Litière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Insémination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .57
Pesée. . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . .. . 23 Premièreinsémination .. . . . . . .. . . . . . . 59
PROGRAMME LUMINEUX DES Fréquence des inséminations .... .... .60
FEMELLESETDESMÂLES. . . . . . . . . . . .26 Organisation du processus
Sourcede lumièreet spectre d’insémination. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
delumière ............... .............26 Concentration du sperme . . . . . . . .. . . . 61
Intensité de la lumièreet durée ALIMENTATIONETNUTRITION.. ......61
pour les femelles ... ..... .. .. ..... ... .27
Alimentation des femelles ... .... ... ..62
Intensité de la lumière
et durée pour lesmâles . . . . . . . . . . . . . .28 Alimentation des mâles . . . .. . . . . . . . . . 65
Présentation de l’aliment . . . . . . . . . . . . . 65
ÉCLAIRAGEENPRODUCTION . . . . . . .29
Gestion de l’aliment . . . . . . . . . . . . . . . . .69
Production en bâtiment à
Composition de l’aliment . .. . .. . .. . .. .69
environnement contrôlé . .. . . .. .. . . .. . 29
Qualitéet traitement de l’aliment . . . . .70
Productionenbâtiment clair . . . . . . . .. .30
CONDITIONS D’ÉLEVAGE EAU. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
DESFEMELLES. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Fonction biologique . . . .. . . . . . . . . . . . . 71
PRODUCTIONDESFEMELLES. . . .. . . .32 Nettoyage des lignes d'eau
GESTIONDESDINDES entre chaque lot . .. .. . . . .. . . . . . .. . . .71
COUVEUSES .........................34 Gestion de la qualité de l'eau
Techniques de contrôle des pendant le lot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
dindescouveuses . ... ... .. ... .. .. ... .36 Suividu traitement de l’eau . . . . . . . . . . 72
Technique 1 –Méthode d’inspection . . 37 Désinfection de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . 75
Technique2 –Méthode par spray VENTILATION . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
demarquage . . . .. . .. . . . .. . .. . . .. . .. . 37 Dansun bâtiment ventilé
Traitement des parcs de naturellement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
dindescouveuses .. ..... ... ... ..... .. 38 Dansun bâtiment fermé . . ... . .. . .. ... 77
SOINETSTOCKAGEDESŒUFS . ... . 40 Ventilationminimale . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
Nettoyage et hygiène des œufs . ...... 40 Ventilationtemporaire .... .... .... .... 79
Stockage desœufs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Ventilationtunnel ...... .......... .....79
PONDOIRSAUTOMATIQUES ET Systèmesde refroidissement . . . . . . . . . 79
PONDOIRSMANUELS. . . . . . . . . . . . . . . 42 ANNEXES .............................81
Définition . . .. . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . .42 SÉRIED’AFFICHES .....................82

Page 3
BIOSÉCURITÉ

La ferme SUDINDE met en place un programme strict


de biosécurité pour garantir la santé des dindes et les
protéger des maladies infectieuses. Le programme inclut le
nettoyage et la désinfection réguliers des équipements,
l'identification des risques potentiels d'infection, et la
formation du personnel aux mesures de prévention. La
ferme offre également un environnement confortable et
sécurisé pour les oiseaux, ce qui aide à améliorer leur bien-
être, à augmenter la productivité et à garantir la qualité des
dindes.

Page 4 Page 5
Employés et visiteurs

• Visiteurs essentiels uniquement.

• Toute personne entrant dans l’élevage doit éviter tout contact avec
d’autres volailles, oiseaux de compagnie ou autres animaux qui
présentent un risque potentiel pour la santé des dindes. Ces
personnes ne doivent pas fréquenter de marchés d’oiseaux vivants,
de laboratoires, d’abattoirs ou d’installations similaires.

• Ne pas faire circuler le personnel entre les fermes d’élevage de


différentes espèces.

• Aucune personne ne doit entrer dans une ferme si elle souffre de la


grippe, de diarrhée ou d’un trouble quelconque.
Maintien d’une installation sécurisée • Une fois entré dans la ferme, il ne doit y avoir
aucun contact avec la zone sale une fois dans
• Sécuriserla ferme en installant une clôture. la zonepropre.
• Maintenir les portes et les bâtiments fermés • Avant d’entrer et de quitter les bâtiments de
à clef en permanence. la ferme, selaverles mains,laver et désinfecter
les bottes.
• Placarder des pancartes interdisant l’accès
aux visiteurs non autorisés. • Selaverles mains avant et après les pauses et les repas.
• Ne pas autoriser les visiteurs à pénétrer
dansla zone sécuriséesansl’approbation Véhicules, matériel et installations
du responsablede la ferme ou de l’entreprise • Placer les silos,les citernes de gaz, les groupes
responsable de l’élevage. électrogènes et l’équipement approprié de
• Toute personne entrant dans l’établissement façon à pouvoir lesremplir et lesentretenir
doit respecter toutes les procédures de depuis l’extérieur de la clôture du périmètre.
biosécurité et signer le livre des visiteursou • Permettre l’accès uniquement aux véhicules
le registre des visiteurs en indiquant la date, indispensables et s’assurerde leur propreté.
le lieu du dernier contact avec le troupeau et
ses coordonnées.Ceci permet la traçabilité des • Tousles véhicules de livraison et le personnel
mouvements en cas d’apparition d’une maladie. de service, indépendamment du fait qu’ils
entrent ou n’entrent pas dans les bâtiments
• Des couloirs de communication entre les doivent se conformer aux procédures de
bâtiments peuvent améliorer la biosécurité. biosécurité et signer le registre des visiteurs.
Procédures d’hygiène • Choisir des fournisseurs fiables pour l’aliment,
• Lazone avant le début desprocédures la litière et les autres consommables.
d’hygiène à la ferme est considérée comme • Prévoir une zone de désinfection du véhicule
sale.Une fois les procédures d’hygiène à la porte d’entrée de l’installation. Désinfecter
terminées, la zone est considérée comme soigneusement tout le matériel et les outils
propre. entrant dans la ferme.
• Éviter d’utiliser tout équipement qui a déjà servi dans d’autres
• Il doit y avoir une distinction claire entre les
fermes pour prévenir le risque de contamination croisée.
zones sales et propres lors de l’entrée dans la
ferme, afin que le personnel puisse facilement • Utiliser des installations protégées d’un point de vue biologique
identifier cette limite. pour le stockage et l’élimination des cadavres, par exemple un
congélateur ou un incinérateur.
• Désinfecter tout le matériel avant d’entrer
dans la ferme.

• Une douche doit être mise à disposition.


Entrerdans la salle de douche et se doucher,
en accordant une attention particulière au
lavagedes cheveux,des mains et des ongles.

• Toute personne entrant dans la ferme doit porter des vêtements


et des chaussuresdédiés à la ferme et se laverles mains.
• Entrer dans la zone propre et mettre les vêtements mis à
disposition par la ferme. Illustration 1. Silos

Page 6 Page 7
Nettoyage et désinfection :
Le nettoyage et la désinfection entre les lots de volailles sont essentiels pour
préserver la santé de la ferme et rompre le cycle des maladies. Les périodes vides
entre les lots doivent être prolongées autant que possible.

Étapes de nettoyage :
- Vider les mangeoires, les silos et nettoyer les lignes d’eau.
- Retirer la litière, la poussière et les déchets du bâtiment.
- Utiliser un compresseur pour souffler la poussière, en insistant sur les
équipements électroniques et les ouvertures d’air.
- Balayer le sol et nettoyer soigneusement les pondoirs.
- Pulvériser le bâtiment avec de la mousse ou un gel détergent, laisser agir, puis
laver à l’eau chaude avec un nettoyeur haute pression.
- Laver l’intérieur et l’extérieur des silos, démonter et nettoyer les équipements tels
que les abreuvoirs et les mangeoires.
- Nettoyer les lignes d’eau et les abreuvoirs après chaque lot.

Illustration 2. Bâtiment nettoyé


Page 8 Page 9
- Le choix des désinfectants dans la ferme dépend de l'état de santé et des mesures de
biosécurité mises en place dans la ferme.
- La ferme doit désinfecter tous les équipements, y compris les silos, les mangeoires, les trémies,
les ventilateurs et les lignes d'eau.
- Les lignes d'eau et les abreuvoirs doivent être désinfectés avec de l'eau douce chlorée après la
désinfection du système.

Désinfection secondaire :
- Pour améliorer la désinfection, il est recommandé de procéder à une désinfection par
vaporisation après l'installation des équipements, et cela doit être fait 2 à 3 jours avant leur
utilisation.
- Les insectes tels que les mouches et les coléoptères doivent être traités de manière appropriée,
en changeant régulièrement les produits insecticides pour éviter le développement de résistances.
- Personne ne doit entrer dans un bâtiment propre sans respecter les mesures de biosécurité
appropriées. Les portes doivent être fermées et verrouillées pour empêcher l'entrée de visiteurs ou
d'animaux non autorisés.
- Les copeaux de bois doivent être introduits dans le bâtiment lorsqu'ils sont complètement secs,
car les répandre sur un sol humide pourrait favoriser la croissance de moisissures.
- Les examens sanitaires sont un outil efficace pour s'assurer de l'efficacité du nettoyage et de la
désinfection dans la ferme.
Soins préventifs
La mauvaise santé des oiseaux affecte négativement leur
bien-être et leur productivité, notamment :
- Les taux de croissance ;
- La qualité des œufs ;
- La fertilité ;
- Le taux d’éclosion ;
- La santé et la qualité des poussins.

Programme de lutte contre les maladies à la ferme


La ferme met en œuvre des mesures de prévention et de surveillance
régulières pour détecter rapidement les maladies, telles que la vaccination, la
biosécurité et les contrôles de routine. Elle traite les problèmes de santé dès
leur identification, tout en garantissant la propreté de la ferme et le traitement
approprié des aliments. Le suivi quotidien de la consommation d'aliments et
d'eau contribue à une intervention rapide et à la protection des autres lots.

Enregistrer les informations de production comme suit :


• consommation d’eau ;
• consommation d’aliment ;
• mortalité ;
• production d’œufs ;
• poids des oiseaux ;

Page 10 Page 11
Ces critères doivent être surveillés
attentivement et comparés aux objectifs de
l'entreprise. Si les objectifs de production
ne sont pas atteints selon les standards
définis, une enquête approfondie doit être
réalisée par une personne qualifiée.
**La vaccination**
L'entreprise considère que la biosécurité et la vaccination
sont des éléments essentiels pour une gestion sanitaire réussie.
La vaccination protège les oiseaux contre les maladies
endémiques en leur administrant des antigènes qui stimulent
une réponse immunitaire. L'entreprise se concentre sur la
fourniture uniquement des vaccins nécessaires pour réduire les
coûts et le stress des oiseaux.
L'entreprise prend en compte des maladies telles que la maladie
de Newcastle et la choléra aviaire lors de la mise en place des
programmes de vaccination. Les vaccins sont choisis en
fonction des critères locaux, et des vétérinaires spécialisés sont
consultés pour garantir l'efficacité du programme. L'entreprise
veille également à utiliser des vaccins provenant de sources
fiables et à suivre des procédures appropriées de stockage et
d'application pour assurer le succès de la vaccination.
Tableau principal : Programme de vaccination

Âge Maladie Vaccin Méthode

Rhinotrachéite POULVAC TRT / AVIFFA


5 jours Nébulisation
infectieuse + colibacillose RTI + POULVAC E.COLI

5 jours Influenza aviaire CEVAC FLU H9 K Injection

7 jours Newcastle ND C2 / CEVAC VITAPEST Nébulisation

Rhinotrachéite POULVAC TRT / AVIFFA


15 jours Nébulisation
infectieuse RTI
25 jours Newcastle CLONE 30 Nébulisation
28 jours Entérite hémorragique DINDORAL / ORALVAX Eau de boisson
Newcastle + Influenza
35 jours CEVAC FLU H9 K Injection
aviaire
7 semaines Newcastle CLONE 30 Nébulisation

Encéphalomyélite + NOBILIS AE POX + CEVAC


11 semaines Transfixion de l’aile
variole + Influenza aviaire FLU H9 K

11 semaines Colibacillose POULVAC E.COLI Nébulisation


Rhinotrachéite POULVAC TRT / AVIFFA
12 semaines Nébulisation
infectieuse RTI
16 semaines Colibacillose POULVAC E.COLI Nébulisation
Rhinotrachéite
17 semaines infectieuse + Newcastle + TUR3 Injection
Paramyxovirus
Rhinotrachéite POULVAC TRT / AVIFFA
20 semaines Nébulisation
infectieuse RTI
CEVAC FLU H9 K /
24 semaines Influenza aviaire Injection
GALLIMUNE FLU H9
25 semaines Colibacillose POULVAC E.COLI Nébulisation
Analyses

La ferme effectue des analyses de manière périodique tout au long de


l'année, en déterminant les dates des analyses en fonction des semaines
spécifiées, à savoir la semaine 28, la semaine 36, la semaine 46 et la
semaine 56. Ces analyses sont réalisées régulièrement afin de suivre le bon
déroulement des activités et d'assurer les meilleurs résultats

La vaccination doit être effectuée par un personnel qualifié et expérimenté


afin de garantir une manipulation correcte et calme des oiseaux. Il est
préférable de réaliser la vaccination pendant les heures fraîches des journées
chaudes et d’éviter de vacciner les troupeaux malades. Toutes les informations,
y compris le numéro de lot du vaccin, doivent être documentées pour une
consultation ultérieure.

L’efficacité des vaccins est évaluée à l’aide de colorants, des taux


d’anticorps et de l’élimination des symptômes cliniques, bien que les taux
d’anticorps ne soient pas toujours un indicateur direct de la protection.

Une vaccination excessive ou des programmes trop intensifs peuvent


stresser les oiseaux et entraîner une diminution des taux d’anticorps. Il est donc
crucial de minimiser le stress lors de la vaccination et d’évaluer les programmes
en tenant compte des réalités du terrain.

Une hygiène stricte et un entretien rigoureux des équipements de


vaccination sont essentiels. Le respect des instructions des fabricants est
indispensable pour garantir les meilleurs résultats.
Chauffage

Dans la ferme, ils utilisent un système de chauffage basé sur une


chaudière à biomasse, en utilisant comme combustible principal la
poudre de noyaux d’olives pour fournir le chauffage nécessaire à
l’élevage des dindes.

Comment fonctionne le système :


1. Alimentation de la chaudière : La chaudière à biomasse est
alimentée avec de la poudre de noyaux d’olives comme combustible,
qui est ensuite brûlé à l’intérieur.
2. Chauffage de l’eau : La combustion permet de chauffer l’eau dans
la chaudière.
3. Distribution de la chaleur : Une fois l’eau chauffée, elle est pompée
>

à travers des tuyaux reliés à des murs équipés de dispositifs de


< >

distribution de chaleur tels que des radiateurs thermiques


(radiateurs), qui diffusent la chaleur de manière uniforme dans les
hangars.

Ce système garantit un chauffage efficace et sécurisé, améliorant


ainsi l’environnement de croissance des dindes, tout en utilisant une
énergie durable et à faible coût.

Page 16 Page 17
🗸Température correcte
Dindonneauxrépartis 🗴Températuretropélevée
Dindonneauxéloignésdu radiant
uniformément Niveaudebruit
indiquant Dindonneauxsilencieux
lecontentement Dindonneauxhaletants,
têtesetailesbaissées

🗴Températuretropbasse 🗴Courants d’air


Dindonneauxentasséssous
leradiant Déplacementdesdindonneaux
pouréviterlescourantsd’air
Dindonneauxbruyants,
appeldedétresse Dindonneauxbruyants,
appeldedétresse

Illustration9. Répartition des dindonneaux dans les bâtiments


sous les radiants

Éclairage
Pendant les deux premiers jours, les dindonneaux doivent rester dans
l'obscurité pendant seulement 2 heures. Après ces deux jours, la période
d'obscurité doit être augmentée quotidiennement à 4 heures jusqu'à la fin
de la semaine, puis progressivement allongée jusqu'à atteindre 10 heures
par nuit.
Éclairage

Pendant les deux premiers jours, les dindonneaux doivent rester dans
l'obscurité pendant seulement 2 heures. Après ces deux jours, la période
d'obscurité doit être augmentée quotidiennement à 4 heures jusqu'à la fin de la
semaine, puis progressivement allongée jusqu'à atteindre 10 heures par nuit.
Diamètrecercle Puissanceduradiant Nombrededindonneaux
(m) (kW) recommandé

3.0–3.5 2.6/3.8 200–220

3.5–4.0 3.8/4.7 270–290

RÈGLEGÉNÉRALE:MOINSD’OISEAUX= MOINSDECONCURRENCE
Température
Il est nécessaire de mettre en place un préchauffage approprié du bâtiment avant l’arrivée
des dindonneaux, en fonction de la saison. Dans les climats froids, un préchauffage de 48
à 72 heures peut être nécessaire. La température de la litière est un bon indicateur d’un
préchauffage adéquat. Le comportement du dindonneau est un indicateur clé pour savoir
si l’environnement à l’intérieur du bâtiment est correct. La température doit être mesurée
au niveau du dindonneau. Les températures cibles de l’environnement pour le démarrage
sont détaillées dans le Tableau 3.

Âge Sexe Sousradiant Températureambiante


oC o
C

Jour1 M+F 36–40

Jour2 M+F 36–40

Jour3 M+F 35–36

Jour 4 à7 M+F 34–35

Semaine2 M+F 27–28

Semaine3 M+F 25–26

Semaine4 M+F 23–24

Semaine5 M+F 21–22

Semaine6 M+F 20–21

Semaine7 M+F 19–20

Semaine8 M+F 18–19

Semaine9 M+F 17–18

Semaine10 jusqu’àla
fin M+F 16–17

Tableau 3. Objectif de température de l’environnement

Page 20 Page 21
GESTION DE LA CROISSANCE

Abreuvoirs

• Fournir un abreuvoir cloche pour 80-100 oiseaux.

• Pour les autres types d’abreuvoirs, suivre les recommandations du


fabricant.

• Pour les abreuvoirs cloche, maintenir une profondeur d’eau minimum


de 2-2.5 cm, selon le modèle d’abreuvoir, l’activité, la température
ambiante et les conditions de litière.

• Ajuster les abreuvoirs de façon à ce que le rebord de l’abreuvoir soit


environ à la hauteur du dos de l’animal.

• Nettoyer les abreuvoirs quotidiennement.

Illustration 10. Hauteur d’abreuvoir

Page 20 Page 21
Mangeoire
La ferme où l'utilisateur travaille fournit de la nourriture de haute
qualité dès la naissance des dindonneaux. Elle met à disposition des
mangeoires suffisantes pour au moins 40–60 mâles ou 60–80
femelles, garantissant un accès de 3 cm par mâle et 2 cm par
femelle. Les mangeoires ont été ajustées de manière à ce que le
rebord soit à peu près à la hauteur du dos de l'animal. Les silos, les
mangeoires et les plateaux sont régulièrement vérifiés pour détecter
tout aliment moisi
Litière

Les dindes passent leur vie en contact direct avec la litière. L'objectif est d'établir
et de maintenir de bonnes conditions de litière sèche et un environnement exempt
de poussière pour réduire les pododermatites et les troubles respiratoires.

La litière doit être sèche, absorbante et friable. Elle doit assurer l'isolation et
être exempte de contaminants. La ferme utilise de la paille hachée comme litière
dans les élevages de dindes reproductrices.

Il faut utiliser une nouvelle litière pour chaque troupeau après le nettoyage et la
désinfection du bâtiment pour prévenir la réinfection par des agents pathogènes.
La litière doit être stockée à l'abri des intempéries, sans accès pour les nuisibles,
les oiseaux ou autres animaux.

L'épaisseur de la litière doit être d'au moins 7 cm en été et de 10 cm en hiver.


La litière doit être répartie uniformément dans tout le bâtiment.

Page 22 Page 23
Pesée

Les oiseaux doivent être pesés pour mesurer leur croissance et leur
homogénéité et les comparer aux standards. La ferme effectue la pesée des
oiseaux toutes les deux semaines pour identifier les éventuels problèmes et
mettre en place rapidement des actions correctives. Ces connaissances et
les actions précises qui en découlent ne peuvent être obtenues que si la
mesure de la croissance est exacte.
La pesée des oiseaux la semaine avant chaque transition alimentaire permet
d’adapter le programme alimentaire en fonction de la courbe de croissance.
La comparaison des lots au standard est un outil essentiel pour évaluer
l’élevage, l’état sanitaire et le programme d’alimentation.

Page 22 Page 23
CONDITIONS D’ÉLEVAGE DES
FEMELLES

La ferme suit ces directives pour assurer une surveillance adéquate du


développement du poids corporel des femelles, en appliquant une gestion qualitative
de l'alimentation. Le processus est établi dès les premières étapes et un plan de
poids et d'ajustement du programme alimentaire est mis en place dès les premières
semaines.

Atteindre le poids cible à la fin de la période de croissance est essentiel pour garantir
de bonnes performances en ponte.

Conséquences du surpoids au moment du transfert :


• - Faible activité des femelles pendant la période de croissance
tardive avant le transfert vers la ferme de ponte.

• - La gestion des femelles en surpoids pour l'insémination à la


ferme de ponte est plus exigeante physiquement.

• - Risque de réduction de la consommation alimentaire pendant la


photostimulation, ce qui augmente le risque de couvaison.

• - Augmentation du coût de l'alimentation par œuf.

Page 30 Page 31
Conséquences de l'insuffisance pondérale au moment du transfert :

• - Réserves corporelles insuffisantes au début de la ponte, en particulier lorsque la


consommation alimentaire et le poids corporel diminuent, surtout dans les climats
chauds.
• - Risque accru d'une mauvaise homogénéité du troupeau, ce qui peut entraîner un
début de ponte irrégulier, rendant la gestion des inséminations précoces et du
contrôle de la couvaison plus difficile à coordonner.
PRODUCTION DES FEMELLES

- La ferme cherche à optimiser les performances de ponte en tenant


compte de facteurs tels que les maladies, la nutrition, le climat et les
pratiques d'élevage qui ont une grande influence sur le pic et la
persistance de la ponte.
- Les femelles sont photostimulées à 29 semaines lorsqu'elles sont
transférées dans le bâtiment de ponte. Il est important de s'assurer que
la ferme est prête, avec tous les pondoirs et la litière en place, ainsi que
les panneaux et les barrières installés. Les abreuvoirs et les mangeoires
doivent être vérifiés et opérationnels.
- Les femelles sont encouragées à utiliser les pondoirs (manuellement)
dès le début de la ponte afin d'éviter les pertes économiques dues à la
ponte au sol.

Page 32 Page 33
Les nids contiennent de la paille propre et sont ouverts à l'arrivée des
oiseaux à la ferme de ponte. Il est conseillé de ne pas renouveler la litière au
sol avant le pic de ponte afin d'éviter de stimuler les oiseaux à pondre leurs
œufs au sol. Il faut éviter toute action qui pourrait empêcher les oiseaux
d'utiliser les nids, tout en activant 25 % des trappes chaque jour après le début
de la ponte jusqu'à ce que toutes soient opérationnelles.

Le ratio approprié est de cinq femelles par nid, car une surpopulation peut
retarder le pic de ponte et pousser les femelles moins dominantes à pondre au
sol. La continuité de la ponte dépend de l'uniformité du troupeau, de la bonne
préparation des femelles pendant l'élevage et d'une gestion adéquate du
comportement de couvaison.

Page 32 Page 33
Il est possible de réduire la ponte au sol en facilitant l'accès aux nids, en
habituant les oiseaux à les utiliser, en garantissant un espace suffisant autour
des nids et en ramassant régulièrement les œufs au sol. Les œufs doivent
être ramassés toutes les 60 minutes, et toutes les 45 minutes pendant les
pics de ponte afin d'éviter la surcharge des nids.

Une observation attentive du troupeau, un enregistrement précis des


données et des actions rapides en cas de problèmes permettent d'améliorer
les performances du troupeau. La paille des nids est renouvelée chaque
semaine.
GESTION DES DINDES
COUVEUSES

Dans la nature, la femelle de dinde commence à pondre au printemps,


stimulée par l'allongement des jours. Après avoir pondu une première couvée de
10 à 15 œufs, elle cesse de pondre et commence à les couver.

Dans la production commerciale, ce comportement est indésirable car on souhaite


que la femelle continue à pondre. Bien que la sélection ait réduit la tendance des
races modernes à couver, le contrôle de la couvaison reste essentiel pour
maintenir la production d'œufs.

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Facteurs favorisant la couvaison :
- Temps chaud ;
- Mauvaise uniformité du troupeau ;
- Collecte insuffisante des œufs dans les pondoirs ou sur le sol ;
- Permettre aux femelles de rester dans les nids pendant la nuit ;
- Retarder la mise en place du contrôle de la couvaison ;
- Mauvaise maintenance et fonctionnement des pondoirs ;
- Présence de coins sombres, entraînement insuffisant à l'utilisation des pondoirs,
ou un mauvais ratio de femelles par nid.

Il est crucial d'identifier rapidement les femelles qui montrent un comportement de


couvaison afin de les traiter efficacement et préserver la production d'œufs.
Signes de la couvaison :
- Retard de la ponte en fin de journée.
- Augmentation des femelles dans les nids avec une baisse de production.
- Diminution de la consommation d’aliment et de l’activité du troupeau.
- Ponte des œufs au sol et comportement agressif en cas de dérangement (ex. :
piqûres ou sifflements).
- Déplacement lent des oiseaux lorsqu’ils sont perturbés.

Signe précoce :
Excréments avec une odeur caractéristique lorsque la femelle est attrapée et
l’oviducte retourné.

Signes évidents :
- Sécheresse de l’oviducte et difficulté à le retourner.
- Rapprochement des os pelviens et tension de la peau entre eux.
- Impossible d’insérer trois doigts entre les os pelviens (par palpation).

Illustration 13. Palpation des os pelviens

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llustration 14. Retournement de l’oviducte d’une femelle normale (à gauche)et d’une couveuse (à droite)

L’illustration 14 montre une femelle normale et une couveuse lors du retournement de


l’oviducte. L’oviducte d’une femelle couveuse est plus difficile à retourner et plus sec.

Techniques de contrôle des dindes couveuses :


Dans la ferme, le système utilisé consiste à isoler les dindes couveuses dans un
espace spécial, uniquement sur une surface sans litière ni nids, afin de les empêcher
de s’asseoir. La surface est froide et est parfois aspergée d’eau comme mesure
supplémentaire pour contrôler leur comportement de couvaison.

Points importants :
- Il est essentiel d’éviter de stresser les oiseaux afin de ne pas perturber les bonnes
pondeuses.
- Un suivi quotidien des oiseaux est nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats.
- Les pondoirs doivent être fermés la nuit pour empêcher les oiseaux d’y entrer.
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Technique de identification des femelles couveuses

Lors du premier ramassage des œufs, les femelles présentes


dans le nid et celles assises près du mur ou des nids sont
inspectées manuellement (palpation) pour vérifier la tendance à
la couvaison. Ensuite, elles sont marquées avec une couleur
spécifique. Après cela, les femelles marquées sont isolées.

Illustration 15. Méthode par marquage au spray

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Illustration 16. Cages des femelles désirant couver

Lors du ramassage des œufs, il est nécessaire de passer par les parcs des
couveuses pour déplacer les femelles. La technique de retournement de l'oviducte
est utilisée pour vérifier si les oiseaux sont encore en couvaison. Tout oiseau non
en couvaison doit être remis dans l'enclos principal.
Les femelles restantes sont déplacées vers le parc suivant chaque jour. Dans le
dernier parc, on vérifie l'efficacité du traitement en contrôlant l'oviducte (il doit être
humide et élargi) et la distance entre les os du bassin (qui doit être d’au moins trois
doigts). Si l'oviducte est difficile à ouvrir, l'oiseau doit être réintégré dans le cycle ou
retiré du troupeau.
Le traitement des femelles couveuses dure généralement de trois à quatre
jours, après quoi les femelles recommencent à pondre, si elles ont été identifiées
suffisamment tôt.

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SOIN ET STOCKAGE DES ŒUFS
Les principaux objectifs d’un système de manipulation des œufs sont les suivants :

• réduire ou éliminer les organismes nuisibles qui peuvent se trouver à la surface de la coquille
de l’œuf ;

• empêcher les œufs d’entrer en contact avec des contaminants microbiens ;

• assurer un contrôle approprié de l’humidité et de la température pour préserver l’éclosion.

Avant d’arriver dans le couvoir, les œufs peuvent entrer en contact avec de nombreuses
sources de contamination, telles que l’interaction humaine, les matières fécales, la litière
au sol et la poussière en suspension dans l’air. Lorsque les œufs refroidissent, les organismes
sont absorbés par les pores de la coquille. C’est pourquoi il est si important de nettoyer et
d’assainir la surface de la coquille d’œuf avant qu’elle ne refroidisse.

Les œufs doivent être transférés dans la salle de classement des œufs le plus rapidement
possible. Les œufs du sol doivent être ramassés et manipulés séparément des œufs du nid
pour éviter toute contamination croisée.

DANGER !
Décès de l’embryon

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Nettoyage et désinfection des œufs
Lors de la collecte des œufs, il faut délicatement enlever les résidus légers de paille,
de copeaux ou de litière qui restent sur la surface de la coquille. Les œufs sales sont
nettoyés avec de l'eau et de l'écorce de bois.

Les œufs sont désinfectés par fumigation, en utilisant la réaction entre le


permanganate et le formol dilué dans l'eau.
Stockage des œufs

Après le nettoyage et l’assainissement, les œufs sont déplacés vers la salle de


stockage des œufs. L’objectif principal est de maintenir les œufs dans un
environnement optimal pour stopper le développement embryonnaire et minimiser
les pertes à l’éclosion. Pour ce faire, l’environnement de la salle de stockage des
œufs doit être entièrement contrôlé.
PONDOIRS MANUELS

Définition
Les pondoirs constituent un endroit sûr, calme et sombre où les femelles vont
instinctivement aller pondre leurs œufs. La ferme utilise un système de ramassage
manuel des œufs.

Pondoirs à ramassage manuel

Les systèmes de pondoirs dans la ferme sont conçus en tenant


compte des besoins des oiseaux et du bien-être des travailleurs. La
ferme utilise un système de collecte manuelle des œufs, ce qui
améliore l'efficacité du ramassage et garantit que toutes les femelles
sont expulsées des pondoirs, facilitant ainsi le contrôle de la
couvaison. Des pondoirs en bois sont utilisés, car ils sont plus
faciles à nettoyer par rapport aux autres types.

Page 42 Page 43
Conception des pondoirs
• Le pondoir doit être assez large pour laisser suffisamment d’espace à la femelle
pour tourner autour du nid et s’installer facilement.

• Les dimensions classiques sont de 45–60 cm de large sur 60 cm de profondeur et 60 cm


de haut. L’ouverture à l’avant doit faire au moins 35 cm de haut et ne doit pas être réduite
par la trappe (voir Illustration 18).

• Il est essentiel que le mécanisme de la trappe

ne blesse pas la femelle lorsqu’elle entre ou sort

du pondoir.

• La marche pour accéder au nid fait


généralement entre 12 et 18 cm de haut,
selon la souche. Les sujets de souche plus
lourde préfèrent une marche moins élevée.

• L’entrée du pondoir est munie d’une trappe


(voir Illustration 18). Il s’agit d’une porte Illustration 18. Exemple de conception classique d’un pondoir à
ramassage manuel avec trappe
mobile qui permet à la femelle d’entrer et de
sortir facilement du pondoir, mais qui
empêche toute autre femelle d’y entrer en
même temps.

Page 42 Page 43
CONDITIONS D’ÉLEVAGE DES MÂLES
Pour assurer une croissance optimale des mâles, l'accent est mis sur la gestion de
leur régime alimentaire dès l'âge de 15 semaines environ, après la sélection des
mâles forts et sains pour la période de reproduction.

Sélection des mâles

• Avant la sélection, les mâles doivent être élevés pour atteindre le profil de poids
corporel cible.

• Les sélections doivent avoir lieu entre 14 et 18 semaines.

• Faire marcher les oiseaux afin d’identifier (et d’éliminer) ceux qui présentent une
quelconque anomalie (mauvaise démarche, mauvaise posture, problèmes
respiratoires, ampoules de bréchet, gros jabots, doigt tordus, petite taille ou tout autre
défaut).

Page 48 Page 49
Avantages de la gestion du poids des mâles :

• La gestion du poids des mâles améliore leur forme physique et leur résistance.

• Les mâles sont plus légers et plus faciles à manipuler au moment de la vaccination ou
de la récolte de sperme.

• La production de sperme est à la fois meilleure et dure plus longtemps, ce qui


contribue à favoriser une fertilité tardive.

• Cela réduit le risque que les mâles entrent en mue après 40 semaines.

• Le coût de l’aliment par dose de sperme produite est réduit.


Techniques de gestion du poids des mâles reproducteurs

Deux techniques sont applicables : La gestion qualitative de l’alimentation et la gestion


quantitative de l’alimentation.

La gestion qualitative de l’alimentation consiste à ajuster le programme d’alimentation,


sur la base de la tendance de croissance réelle.

• Les troupeaux de mâles dont le poids est supérieur au poids cible doivent passer à la
ration suivante plus tôt.

• Les troupeaux mâles plus légers que le poids cible doivent être maintenus plus
longtemps à la ration à haute teneur en protéines.

• En période de température ambiante élevée, si la prise de poids stagne, les mâles


doivent repasser à des rations plus riches en protéines pour maintenir la croissance
souhaitée.
La gestion quantitative de l’alimentation La gestion qualitative de l’alimentation
n’est utilisée que pendant la phase de croissance de l’oiseau, pas en phase de
production.

onsiste à distribuer une quantité définie d’aliment pour gérer le taux de croissance des
oiseaux. Des ajustements sont apportés à la quantité d’aliment pour garantir que les
dindons atteignent le profil de poids cible. Il s’agit de la méthode privilégiée pour la
gestion du poids des mâles reproducteurs.

• La gestion quantitative de l’alimentation peut être utilisée lorsque les oiseaux


atteignent 20 kg et ont au moins 20 semaines.

• Fournir l’espace d’accès à l’aliment adéquat pour chaque mâle. Il faut au moins 22–25
cm d’espace de mangeoire par oiseau pour les mangeoires rondes ou 30 cm par
oiseau pour les mangeoires de type linéaire . Par exemple, mangeoire ronde de 50
cm de diamètre pourrait fournir un espace d’alimentation à 6–7 oiseaux.

• Un seul repas par jour et tous les mâles doivent manger en même temps.

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• Au début de la gestion quantitative de l’alimentation, fournir 450 –500 g
d’aliment par sujet et par jour (selon la saison). Les rations d’aliment sont
ensuite augmentées ou réduites par incréments de 5 %, en fonction de leur
poids par rapport à l’objectif.

• De l’eau doit toujours être à disposition.

• Le poids moyen du troupeau doit augmenter chaque semaine de 500–600 g par


mâle.

Avertissement : les mâles ne doivent JAMAIS perdre de poids (suivre le profil de


poids corporel qualitatif ou quantitatif).

Il est nécessaire de leur fournir les


soins appropriés pour garantir des
performances efficaces pour cette
catégorie de volaille destinée à la
reproduction.

Illustration 22. Espace de mangeoire adéquat


GESTION DES MÂLES EN
PRODUCTION

La gestion quantitative de l’alimentation doit être poursuivie en production.


La situation idéale consiste à placer les mâles dans de petits enclos, avec
12–24 oiseaux par enclos. La densité de peuplement doit être au
maximum de 1 mâle par m2.

Gestion de l’alimentation dans la ferme pendant la phase de


production

• - Un échantillon de mâles dans chaque enclos est pesé chaque semaine et


identifié par une marque. Le pesage se fait toujours à la même heure de la
journée pour garantir la précision.
• - Les mâles prennent un poids hebdomadaire de 200 à 250 grammes. Si ce n’est
pas le cas, la quantité d’aliment est ajustée à la hausse.
• - L’alimentation est effectuée après la collecte du sperme pour garantir la propreté
du sperme utilisé pour l’insémination.
• - La distribution des aliments se fait quotidiennement à la même heure, avec
l’utilisation de granulés de haute qualité pour réduire la concurrence et les
problèmes de santé.

Page 52 Page 53
- Les mâles ne sont pas déplacés d’un enclos à un autre afin d’éviter les
comportements agressifs et la réorganisation de la hiérarchie sociale.
- Le nombre de mâles dans chaque enclos est compté avant l’alimentation, et
les quantités d’aliments sont ajustées en conséquence.
- Les mâles faibles ou présentant des problèmes de santé sont déplacés vers
des enclos de récupération où ils sont nourris librement pour retrouver leur
condition.

INSÉMINATION ARTIFICIELLE
L’insémination artificielle (IA) est le processus par lequel le sperme d’un mâle est
collecté puis introduit dans une femelle dans le but de féconder des ovules.
L’objectif consiste alors à placer la dose de sperme requise dans l’oviducte de la
femelle et de le déposer près des glandes de stockage des spermatozoïdes.
Récolte du sperme
Ce processus est réalisé à l'aide d'équipements et de techniques spéciales pour
garantir la qualité du sperme et éviter toute contamination. Les opérateurs se lavent
les mains avant et après chaque session afin de prévenir la transmission de
maladies vénériennes telles que les mycoplasmes. Les mâles sont stimulés deux
ou trois fois avant la première insémination pour vérifier la qualité du sperme. Les
mâles sont manipulés avec douceur et précision pendant l'opération, qui est
effectuée par deux opérateurs. L'un tient le mâle tandis que l'autre utilise des
techniques et des machines spéciales pour collecter le sperme. Les opérateurs sont
formés à l'utilisation correcte de l'équipement pour assurer le bon déroulement du
processus.

Illustration 25. Récolte du sperme


Il est recommandé de ne pas utiliser plus de 50-50 % de dilution de
sperme dans le diluant, car l'ajout de plus de 50 % de diluant entraînera
l'épuisement des spermatozoïdes.
Note : Une fois le sperme collecté et dilué, il doit être utilisé dans les
30 minutes .

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INSÉMINATION DES FEMELLES
Différentes techniques et équipements sont utilisés, mais les procédures de base
sont communes à toutes les approches. À tout moment, il faut veiller au bien-être
de l’oiseau, à la sécurité de l’opérateur et respecter des normes d’hygiène élevées.

Insémination

La personne qui manipule l’oiseau présente la femelle avec l’oviducte retourné vers
l’inséminateur (voir Illustration 27).

Illustration 27. Présentation de la femelle oviducte


retourné

Pendant l’insémination, l’opérateur qui manipule l’oiseau le maintient tête en


bas, les deux pattes dans la main droite et la poitrine entre les genoux et
l’intérieur des pattes. La main gauche retourne l’oviducte autour de la zone du
cloaque et serre doucement avec les genoux pour présenter l’oviducte ouvert vers
l’inséminateur. L’inséminateur insère doucement la paillette d’IA dans l’oviducte le
long de l’axe horizontal jusqu’à ce qu’il ressente une très légère résistance due à
une flexion du vagin (voir Illustration 28).

Page 56 Page 57
Illustration 28. Insertion de la paillette d’IA dans l’oviducte

Il faut ensuite exercer un léger mouvement circulaire avec la sonde d’IA afin de
la faire pénétrer davantage. Une fois la sonde d’IA insérée dans l’oviducte, l’opérateur
qui maintient l’oiseau doit relâcher la pression et laisser l’oviducte revenir à sa position
normale (voir Illustration 29). En même temps, l’inséminateur doit expulser le sperme
(ne pas appuyer trop fort lors de l’expulsion du sperme) et retirer la sonde d’IA.

Illustration 29. L’oviducte revient à sa position normale

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Première insémination artificielle
Les femelles atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de 29 semaines, lorsqu’elles
commencent à pondre.

Le moment de la première insémination artificielle est crucial pour garantir une fertilité
initiale élevée et une bonne persistance. La première insémination est réalisée dès
que les premiers œufs sont pondus. Si l’insémination est effectuée avant ce moment,
le risque de dommages à l’oviducte augmente, ce qui peut entraîner des infections,
une péritonite, ainsi qu’une perte de production et de fertilité.

Indicateurs clés de l’aptitude à la première insémination artificielle :


1. Presque toutes les femelles adoptent la position accroupie. La position
accroupie est un signe de maturité sexuelle, en particulier lorsqu’elles sont
approchées (voir Illustration 30).

Illustration 30. Position accroupie

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2. Plus de 95 % des femelles sont prêtes pour le retournement de l’oviducte. Si cela
n’est pas possible, il est conseillé d’arrêter l’opération et d’attendre un autre jour
avant de recommencer.

Fréquence des inséminations :


Les premières inséminations doivent être effectuées avec soin pour éviter le
stress des femelles. Une insémination suffit à fertiliser les ovules pendant plusieurs
semaines, mais pour une fertilité optimale, 3 inséminations sont recommandées
dans les 7 à 8 premiers jours. Ensuite, les inséminations doivent être faites tous les
7 jours pendant toute la période de production. Une insémination infructueuse
n’affectera pas la fertilité avant la suivante. Il est préférable de ne pas inséminer
pendant la période de pic de ponte (entre 10h et 14h) afin de ne pas réduire la ponte
et la fertilité.

L’enclos doit être organisé pour l’insémination en utilisant des barrières pour
séparer les oiseaux qui ont été inséminés du reste du troupeau.

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Concentration du sperme

Un minimum de 0,025 ml de sperme doit être inséminé par femelle pour garantir les
taux de fertilité visés. 1 ml de sperme pur sera suffisant pour inséminer 40 femelles.
Pour les premières inséminations, le rapport sperme-diluant est de 50:50. Ce
rapport doit être augmenté à 60:40 au milieu de la période de production. Un ratio
de sperme plus élevé est nécessaire, car la capacité de stockage du sperme par
les femelles diminue avec l’âge.

Présentation de l’aliment

La présentation de l’aliment à la ferme doit être adaptée pour favoriser une


consommation efficace de l’aliment par les dindes. L’aliment doit répondre aux
normes indiquées dans le Tableau 13, afin que les miettes ou les granulés qui
aboutissent finalement dans la mangeoire puissent être consommés facilement par
les dindes.

Profil granulométrique : face aux dindonneaux


Taille des
particules (mm) <1 1–2 2–3 >3

Proportion (%) <10 40–50 30–40 5–10

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Taille des granulés
Âge(semaines) 0–2 2–4 4–8 8–12 12+

Miettes à partir
Diamètre en mm d’un granulé de 3 2–3mm 3–3.5mm 3–3.5mm 3–4.5mm
mm

Tableau 13. Spécifications relatives aux miettes et aux granulés

Au cours de la période de démarrage, il est essentiel de donner une alimentation de


bonne qualité présentée sous forme de miettes tamisées, ce qui stimule l’appétit des
oiseaux. Les miettes doivent être de forme régulière et les particules doivent faire
entre 1–3 mm (voir Illustration 33), avec une proportion minimale de particules fines (<
10 % de particules < 1 mm).

Illustration 33. Exemple de miettes pour le démarrage

L’aliment doit être suffisamment structuré pour permettre aux jeunes oiseaux de
saisir les particules. Si l’aliment est trop fin ou trop poussiéreux, les oiseaux ne
pourront pas saisir les particules. Si les particules sont trop grosses, les oiseaux
ne pourront pas les avaler.

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À mesure que les dindonneaux grandissent, la taille des particules de l’aliment peut être
augmentée (voir Illustration 34) et des granulés de petit diamètre peuvent être introduits après 21
jours. Le régime de démarrage doit être administré aux mâles pendant au moins 4 semaines.

Illustration 34. Miettes plus grossières

En général, les mini-granulés de bonne qualité (jusqu’à 2 mm de diamètre)


représentent une forme d’aliment supérieure si la qualité des miettes est médiocre.
Cependant, la longueur des granulés ne doit pas être supérieure à leur diamètre.

La transition de l’aliment en miettes vers les granulés doit être progressive, afin de
préserver les avantages du début de la période de croissance. Les oiseaux peuvent
rejeter l’aliment si les granulés sont trop grands ou trop longs, car ils ne sont peut-être
pas prêts à ingérer la taille supérieure. Il est donc recommandé de mélanger les deux
aliments pendant une période pour permettre aux oiseaux de s’y adapter. Les premiers
granulés introduits après l’aliment en miettes ou en mini-granulés doivent être courts,
d’une longueur de 4–5 mm (voir Illustration 35),

Illustration 35. Granulés courts


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Les oiseaux sont très sensibles aux variations de la qualité physique de l’aliment. La
consommation d’aliment sera constante si la qualité des granulés est constante
d’une livraison à l’autre. L’indice de durabilité de l’aliment en granulés doit rester
constant (90–95 %, Holmen, 30 secondes) afin de garantir une consommation
efficace de l’aliment. Les particules fines (< 1 mm) doivent être maintenues à un
minimum, moins de 10 % (voir Illustration 36).

Illustration 36. Aliment en granulés

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Les mangeoires doivent être maintenues propres et exemptes d’agents
contaminants, en veillant à ne pas laisser s’accumuler les particules fines
(voir Illustrations 38 et 39). En guise d’aide à la gestion de l’aliment, il peut
s’avérer utile de couper la ligne d’alimentation pendant une courte période,
deux fois par semaine, pour encourager les dindons à nettoyer les
mangeoires et ainsi stimuler leur appétit. Ne pas laisser les dindes sans
nourriture à disposition pendant plus d’une heure.

Afin de limiter les bouleversements nutritionnels dus aux changements


d’aliment (matières premières ou présentation), une transition progressive
entre deux aliments différents peut être réalisée en mélangeant les deux
rations pendant 1–2 jours, si la ferme dispose de l’équipement adéquat.

🗵 ☑

Illustration 38. Exemple d’aliment inadéquat Illustration 39. Exemple d’aliment


(poussières) adéquat

Page 68 Page 69
Pointsclés :
VENTILATION
• Colmater les fissures et les zones où l’air peut s’infiltrer, provoquant
La ventilation est un aspect clé de la réussite d’un élevage de dindes. des courants d’air et des pertes de chaleur. Prêter une attention
Une ventilation insuffisante génère de l’ammoniac et favorise particulière aux portes, entrées d’air,sortiesd’air ou rideaux.
l’humidification de la litière, tandis qu’une ventilation trop importante
entraîne des courants d’air, génère des particules de poussière issues • Vérifier le bon fonctionnement du ventilateur entre chaque lot
de l’aliment, des plumes, des fientes séchées, et augmente les coûts après la désinfection finale.
de chauffage. • Calibrer touslesthermostats pour permettredesréglagesprécis.
Cinq raisonsde ventiler les bâtimentsd’élevage de dindes : • Réglerlaventilationpour assurer le renouvellementminimalde l’air.
1 Fournir de l’oxygène pour la respiration. • En cas de ventilation dynamique, régler les thermostats des
ventilateurs en fonction de la température cible. Les thermostats
2 Évacuer l’excès de chaleur.
doivent démarrer à 1 °C au-dessusde la température cible.
3 Évacuer l’excédent d’humidité. • Une combinaison de brasseurs peut être utilisée pour réduire
4 Réduire les poussières en suspension dans l’air. la stratification thermique et améliorer l’efficacité du chauffage.
Ils doivent être suspendus au plus près du plafond, tous les 15–18
5 Minimiser l’accumulation de gaz nocifs tels que l’ammoniac, mètres environ.
le dioxyde de carbone ou le monoxyde de carbone en phase
de démarrage. • Utiliser le chauffage si nécessaire pour réduire l’humidité de la
litière en augmentant la ventilation.
Les principales recommandations en matière de qualité de l’air
pour les bâtiments d’élevage de dindes sont présentées dans le • Ne PAS compromettre la qualité de l’air pour économiser
Tableau 16. de l’énergie.

Recommandationsrelativesàla qualitédel’air Dansun bâtiment ventilé naturellement


%d’oxygène >19.6% • Les rideaux doivent être ajustés en permanence en fonction des
changements intérieurs et extérieurs.
Dioxydedecarbone (CO2) <2500ppm
• Lorsque les conditions extérieures sont froides, des ventilateurs de
Monoxydedecarbone <10ppm circulation (ou brasseurs) peuvent être utilisés pour brasser l’air
chaud qui est monté et s’estaccumulé sousle toit du bâtiment.
Ammoniac <20ppm
• Par temps chaud, les ventilateurs de circulation peuvent également
Humiditérelative 50–70% être utiles en créant un effet de refroidissement sur les dindes
grâce au brassage de l’air. Les ventilateurs de circulation doivent
Poussière respirable <5mg/m3 être suspendus au plafond à 1 m de hauteur, à un angle de
80° par rapport au sol. La distance entre eux doit être de 12 m
Tableau16. Qualité de l’air au maximum.
Dansunbâtiment fermé
Une bonne gestion de la qualité de l’air nécessite des systèmes
de chauffage et de ventilation qui assurent un environnement Afin d’offrir le meilleur environnement possible aux dindes tout au
équilibré. La méthode utilisée pour ventiler un bâtiment dépend long du cycle de production, un programme de ventilation en trois
fondamentalement de la conception de la structure du bâtiment étapes est recommandé :
d’élevage (bâtiment ouvert ou fermé), du choix de la ventilation et du
climat local. Lors de l’installation de systèmes de ventilation, leur • Ventilation minimale.
capacité doit être surestimée de 20 %pour tenir compte de l’usureet • Ventilation temporaire.
de l’encrassementdu système.
• Ventilation tunnel.

Page 76 Page 77
Ventilation minimale Ventilation temporaire
Le taux de ventilation minimum est le plus petit volume d’air La ventilation temporaire (ou intermédiaire) fonctionne selon deux
nécessaire pour garantir que les oiseaux disposent de suffisamment principes de ventilation relatifs à la température extérieure et
d’oxygène, que les polluants tels que la poussière et l’ammoniac sont à l’âge des oiseaux. Elle est utilisée à la fois en cas de périodes
éliminés et que la qualité de la litière est maintenue grâce à chaudes et froides. Alors que la ventilation minimale est gérée par
l’évacuation de l’humidité. minuterie, la ventilation temporaire, elle, est commandée par la
température. La ventilation temporaire commence lorsqu’un taux
La clé d’une ventilation minimale réussie est la création d’un vide
de renouvellement d’air supérieur au minimum est nécessaire.
partiel (pression négative) de sorte que l’air passe par les bouches
C’est-à-dire chaque fois que les capteurs de température ou les
d’aération et soit dirigé vers le plafond. Cela permet de s’assurer que
thermostats prennent le relais de la minuterie de la ventilation
l’air entrant est mélangé à l’air chaud de l’intérieur au-dessus des
minimale pour maintenir les ventilateurs en marche.
oiseaux, plutôt que de tomber directement sur les oiseaux et de les
refroidir (voir Illustration 41). Ce type de ventilation est de préférence La ventilation temporaire fonctionne de la même manière que la
géré par minuterie. ventilation minimale, mais sa capacité est supérieure en termes de
volume d’air échangé. Une ventilation temporaire réussie nécessite
Une machine à fumée ou une cartouche fumigène peut être utilisée
des bouches d’aération reliées à un contrôleur de pression statique
pour indiquer la vitesse et la direction de l’air. Cela permet de gérer
afin de pouvoir évacuerla chaleursanspasseren ventilation tunnel.
le nombre d’ouvertures et la distanceentrelesentréesd’air.
Ventilation tunnel
La ventilation tunnel permet de maintenir le confort des oiseaux
par temps chaud et dans les environnements où les oiseaux plus
Indésirable gros sont élevés en utilisant l’effet de refroidissement du flux d’air à
grande vitesse. Le mouvement de l’air est l’une des méthodes les
plus efficaces pour rafraîchir les oiseaux par temps chaud. Lorsque
l’air se déplace sur le corps chaud d’un oiseau, la chaleur est évacuée
de l’oiseau qui ressent plus de fraîcheur. Plus le mouvement de l’air
est important, plus l’effet de refroidissement produit est important.
Les oiseaux ressentent mieux la fraîcheur lorsqu’ils sont exposés au
Faible flux d'air - Fuites a u n i v e au d e s rideaux flux d’air pendant les périodes de chaleur, et ils continuent à manger
Mauvaise circulation de l’air - Fuite d’air au niveau et àsedévelopper.
des rideaux latéraux
Systèmesde refroidissement
La température intérieure du bâtiment ne peut pas être inférieure à
la température extérieure, sauf si un système de refroidissement est
installé, en raison de la chaleur produite par les oiseaux. En été,
Optimal
il est recommandé d’utiliser le tunnel de ventilation afin d’obtenir
un effet de refroidissement par l’effet de la vitesse de l’air et/ou
d’utiliser un système de « pad cooling » ou un système de
vaporisation d’eau (voir Figure 42). Dans le cas du « pad cooling »,
l’air chaud extérieur est aspiré dans le bâtiment à traversles panneaux
évaporatifs de cellulose humides. L’air se charge alors d’humidité
et abaissela températurede l’air.
B o n n e circulation d'air - Veine d'air orientée
Bonne circulationvde
e r sl’air
l e - pCirculation
l a f o n d de l’air entrant
vers le plafond

Illustration 41. Circulation de l’air

Page 78 Page 79
6
ANNEXES
5
Refroidissement par l’air

Pages52 –53
4
Chapitre sur la gestion des mâles en production
3
BURROWS,W.H.& QUINN,J.P.(1937).The collection of spermatozoa from the
2
domestic fowl and turkey.Poult. Sci. 16,19-24.
1
(°C)

0
Pages71 –75
0 0.5 1 1.5 2 2.5
Chapitre sur l’eau
Vitesse de l’air sur les oiseaux (m/s)
Aviagen Turkeys tient à remercier la Dre Susan Watkins de l’Université de
l’Arkansas pour sacontribution àce chapitre et pour sontravail dans le secteur
de l’élevage des dindes et en particulier sur le développement de
programmes de désinfection de l’eau.

Fluxd’air

Eau Panneaux
évaporatifs
Airrefroidi
entrant
dansle
bâtiment Airchaud

Eaupourla
recirculation

Illustration 42. Système de «pad cooling»avec ventilation tunnel

En règle générale, il faut ventiler un bâtiment d’élevage de dindes


en assurant un rapport constant de ventilation de 1 m3/kg de poids
vif/heure. Ceci est applicable tout au long du cycle de production
et permettra un flux d’air suffisant dans le bâtiment afin de
pouvoir contrôler le taux de CO2 (< 2 500 ppm), l’humidité,
l’ammoniac et la poussière. Ce rapport peut être ajusté en
surveillant le comportement des oiseaux, la température interne du
bâtimentet l’humidité.

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SÉRIE D’AFFICHES Succès d'undémarragededindonneaux
Préparation et mise en place Invariable Mise en place

Aviagen Turkeys dispose d’une vaste série de posters illustrant des S'assurer que le bâtiment et l'équipement Regrouper les animaux par tranche

connaissancesdanstous les domaines du secteurde la dinde.


sont propres et désinfectés Un bon éclairage d'âge et par parquet
- Durantles premières24heures,lesanimauxdoiventrecevoir
1heureminimumd'obscurité
- M inimum80luxd'intensité lumineuseauplacement
Assurez-vous que l'équipement fonctionne
correctement: pondoirs, ventilateurs, Déposer les animaux près des points
générateurs, lumières d'eau et des points d'alimentation
Vérifier les dindonneaux toutes
les 2 heures en s'assurant que

Voustrouverez des affichessurles thèmes suivants: S'assurer d'une ventillation suffisante


pour maintenir la bonne qualité de l'air
la répartition est correcte
Placer rapidement les dindonneaux
en silence

Rafraîchir les points d'alimentation


3 fois par jour minimum, pour stimuler
Laisser les dindonneaux s'habituer au
Niveler la litière (7cm  – 10cm ) la consommation

• Biosécurité d'un élevage de dinde.


nouvel environnement

x2
S'assurer d'avoir 2 points d'alimentation et 2 Nettoyer et remplir les abreuvoirs
x2
abreuvoirs pour 100 animaux, ce qui représente 3 fois par jour et éviter le gaspillage
50% d'équipement supplémentaire C'est un exemple de mise en place

• Succès d'un démarrage de dindonneaux. Placez l'équipement de manière appropriée,


pas immédiatement sous le radian et
uniformément répartie
Retirer et remplacer la litière humide Bien
Trop
chaud
Trop
froid
Trop de
courants
d'air

• À quoi ressembleun œuf à couver de bonne qualité ?


Températur
en bordure
e
Adapter le préchauffage en fonction
< >
de la saison

>
Les facteurs clés d'un bon démarrage
Vérifier l'absence de courants d'air

• Gestion du bien-être des oiseaux. Juste avant la mise en place


-
Accessibilité des points d'alimentation
et des abreuvoirs
- Lespoints d'alimentation etles abreuvoirscomplémentaires
Retirer l'équipement supplémentaire
progressivement, après 48 heures

Remplirles abreuvoirs d'eau debonne qualité Vérifier les dindonneaux toutes les 2 heures
-
sontimportants
- Unnettoyagerégulier etunajustementapproprié de Une attention immédiate aux changements
Remplirles points d'alimentation avecunemiettede qualité
de comportement chez les dindonneaux avec

Tout ce qui précède et bien d’autres ressources encore sont


l'équipement est essentiel
un réglage approprié de l'environnement

téléchargeables depuis notre site web www.aviagenturkeys.com www.aviagenturkeys.com CL13 Version 2

B R25 Version 1. A ugus t 2012

Aquoiressembleunœufàcouverdebonnequalité?
Oeufs d'incubation de Augmentation du risque Rejet
bonne qualité de contamination

Bon Sang sur Cassés Déformés


coquille

Bon 1 Forme allo ngée/ Fêlés Coquille fragile


longue

Dépôt sur Perforés/


Bon 2 coquille Frottés percés

Souillures Gros/Double Ridés


légères Jaune

Coquille Petits Souillures


blanche fécales

Oeuf sans Jaune d’œuf


coquille sur coquille

N o u s s u p p o r t o n s l ’ i n d u s t r i e e t n o u s v o u s soutenons www.aviagenturkeys.com

GESTION D U BIEN- ALIMENT ET EAU

ÊTRE DES OISEAUX • Disponibilité


• Qualité

OBSERVATION MANAGEMENT
• Enregistrement des données • Formation du personnel
• Vérifications régulières • Plans d'urgence
des troupeaux
• Qualification
• Comportement des oiseaux • Densité
• Niveau de bruit

BIOSÉCURITÉ SANTÉ
• Contrôle d'accèsdes • Dindonneaux d'un jour sains
véhicules, des employés • Programme de vaccination
et desvisiteurs • Sitesen âge unique
• Procédures d'hygiène • Euthanasiedu tri de
• Gestion de la vermine manière humaine
• Gestion des déchets • Surveillance

ÉQUIPEMENT VENTILATION
• Alarmes • Température
• Fonctionnalité • Humidité
• Entretien • Qualité de l'air
ÉCLAIRAGE LITIÈRE
• Qualité de l'éclairage • Quantité
• Périodesde sommeil • Qualité
quotidien
• Management
Il est essentiel de seconformer à la législation locale.
HE05 Version 1 Veuillez contacter l'équipe de soutien à la clientèle d'Aviagen Turkeys pour plus d'informations.

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