II.
Le roman comme miroir du réel et critique de la société
ais le roman ne se limite pas à distraire : il est aussi un outil puissant pour observer et
M
critiquer le monde. De nombreux romanciers se sont inspirés de leur époque pour en
montrer les travers.Balzac, avecLa Comédie humaine,dresse un vaste tableau de la
société française du XIXe siècle, révélant ses inégalités et ses hypocrisies.Victor Hugo,
dansLes Misérables, dénonce la misère sociale, l’injusticeet l’exclusion.
e roman devient ainsi un témoin du réel, un outil d’analyse critique. Parfois même, il
L
devance l’histoire ou alerte sur des dangers futurs, comme dans les romans dystopiques
(1984de George Orwell,Le Meilleur des mondesd’AldousHuxley). Le roman peut donc
être un vecteur d’engagement et de réflexion.
III. Le roman comme exploration de l’âme humaine
u-delà de la société, le roman explore les profondeurs de l’individu. Il permet de pénétrer
A
l’intimité des personnages, leurs pensées, leurs doutes, leurs désirs. Grâce au récit à la
première personne, comme dansL’Étrangerd’AlbertCamus ouLa Nauséede Sartre, le
lecteur est plongé dans une conscience parfois troublante, mais toujours révélatrice de la
complexité humaine.
e roman devient alors un laboratoire de l’âme, une manière de comprendre l’autre, mais
L
aussi soi-même. Il pose des questions existentielles : qui suis-je ? que vaut ma liberté ?
comment vivre dans un monde absurde ? Ainsi, le roman dépasse le cadre de l’histoire pour
toucher