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Tac Les Procedes D'execution Des Missions

Le document présente les procédés d'exécution des missions militaires pour la section BQ2, incluant des missions de sûreté, offensives et défensives. Il décrit en détail les différentes tactiques telles que la patrouille, l'assaut, l'infiltration et le coup de main, ainsi que les étapes de préparation, d'exécution et de retour. Les instructions sont basées sur des références militaires et visent à assurer l'efficacité et la sécurité des opérations sur le terrain.

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Le document présente les procédés d'exécution des missions militaires pour la section BQ2, incluant des missions de sûreté, offensives et défensives. Il décrit en détail les différentes tactiques telles que la patrouille, l'assaut, l'infiltration et le coup de main, ainsi que les étapes de préparation, d'exécution et de retour. Les instructions sont basées sur des références militaires et visent à assurer l'efficacité et la sécurité des opérations sur le terrain.

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TITRE: LES PROCEDES D’EXECUTION DES MISSIONS DE LA SECTION

NIVEAU: SECTION BQ2

DUREE: 08 HEURES

LIEU: SALLE + TRN

REFERENCES : INF 202 éd 2004 ; memento tactique du CDS d’infanterie motorisée


(EFOFAT) éd 2002, carnet d’instruction (EMIA)

INTRUCTEUR : CNE OKOURIN MATHIAS BOKINI


DUREE PHASES DEROULEMENT

I Plan :
N
I- Les procédés d’exécution des missions de sûreté
A. Le poste de surveillance.
T
B. La patrouille
R
II- Les procédés d’exécution des missions offensives.
O A. L’assaut
D B. L’infiltration
U C. Le coup de main
C III- Les procédés d’exécution des missions défensives.

T
A. Le poste de combat
B. L’embuscade
I

L
E
Ç I- Les procédés d’exécution des missions de SURETE
O Réf : INF 202 éd 2004 P176
N
A. Le poste de surveillance
P
R (confère cours sur SURVEILLER)
O
P B. La patrouille
R 1. Définition
E
M Action de combat d’un élément isolé de faible effectif qui se porte dans une
E zone donnée en vue d’exécuter une mission donnée (recherche du contact :
N reconnaissance, observation, liaison, embuscade, capture de prisonnier)
T
2. Principes :
D Selon la situation et les dimensions de la zone d’action dans laquelle la
I section est appelée à patrouiller, la patrouille est effectuée soit en VHL soit à
T pied.
E Le succès de la patrouille est assuré par le soin apporté à la préparation, la
discrétion de l’exécution, les soucis permanents, en déplacement comme à
l’arrêt, d’adopter un dispositif en garde et par la rapidité des réactions en cas de
surprise.
Tableau des mécanismes
Composantes EXECUTION
PREPARER Le CDS étudie sa mission en appliquant la MRT
 Il étudie avec un soin particulier le terrain et l’ennemi
 Il prévoit un équipement adapté et sélectionne
éventuellement ses personnels, en fonction de l’effet à
produire.
 Il informe tous les participants de la situation et donne son
OI aux CDG en précisant en particulier : l’itinéraire, la
formation, le premier point à atteindre, l’attitude en cas de
rencontre avec l’ennemi

SE DEPLACER Initialement, la section se déplace d’un bloc (approche lointaine)


et en sûreté, de PO en PO ou de poste d’écoute en poste
d’écoute.
Le CDS fait assurer sa flangarde face à la direction dangereuse
par un groupe.

EXECUTER LA MISSION Arrivé au dernier point d’observation, le CDS :


- Vérifie par l’observation les renseignements reçus,
- Répartit les missions entre ses groupes (exécution, appui,
couverture),
- Accompagne l’élément chargé de l’action principale.

EXERCUTER LE Après l’exécution de la mission, la section regagne ses positions


DEPLACEMENT RETOUR par un itinéraire différent de celui de l’aller et avec les mêmes
précautions.
Elle se fait reconnaitre en abordant les positions amies (mot de
passe, signale…..etc.)

RENDRE COMPTE Le CDS rend compte à son CDU de l’exécution de la mission dès
son retour.
Il rédige éventuellement un CR de patrouille

II- Les procédés d’exécution des missions OFFENSIVES


Réf : INF 202 éd 2004 P.177 à 185
A. L’ASSAUT :
1. Définition :
Bond final de l’attaque ayant pour but l’irruption dans la position ennemie et
l’abordage au corps à corps.

2. Principes :
Il s’agit de réduire, neutraliser ou détruire l’ennemi par une action brutale de choc
et de feu, de portée limitée (50 m au maximum).
L’assaut peut être donné :
 Pour faire irruption dans une position tenue par l’ennemi, en vue de le réduire,
de le neutraliser ou le détruire si nécessaire par un combat au corps à corps (cas de l’attaque, du
coup de main)
 Pour exploiter une situation favorable acquise en cours d’action (détruire un
élément ennemi isolé ou neutralisé dans une embuscade …..etc.)
 Pour reprendre l’initiative, lorsque la section est surprise à courte portée par
l’ennemi (cas du débarquement assaut…..etc.)
Dans le 1er cas, il s’agit de la phase ultime de l’action menée dans le cadre de la
compagnie ou de la réduction d’une résistance. Dans les autres cas, il s’agit d’une réaction réflexe
où la rapidité d’exécution et l’effet de surprise sont les facteurs essentiels de succès.

3. Exécution :
L’assaut est une action de choc. Il est donné en général à l’initiative du CDS, le plus
souvent par la section toute entière.
La section progresse en bloc rapidement vers la position ennemie. Les groupes en
ligne tirent en marchant, réservant les grenades à main pour l’abordage et le nettoyage de l’objectif.
La base d’appui feu est aux ordres du SOA. Il rejoint sur ordre sitôt l’objectif conquis.
L’assaut est toujours suivi d’un nettoyage de l’objectif, mené sans ménagement pour
détruire l’adversaire avant qu’il ne réagisse.

4. Erreurs à éviter pendant l’assaut :


- Lancer des grenades en étant trop loin
- Sauter sur ses propres grenades
- Ne pas rester en ligne (par groupes accolés)
- Courir
- S’arrêter
- Arriver sur le même point de l’objectif sans le couvrir entièrement

Composantes EXECUTION
PREPARER
 Aborder l’objectif Parvenu à la limite de sécurité des tirs d’artillerie, le CDS rend
compte. Il met à profit les tirs d’appui internes à la compagnie pour
s’approcher au plus près de l’objectif, si possible sur un flanc ou les
arrières de celui-ci.
Arrivé à distance d’assaut, il fait resserrer son dispositif, en évitant
toutefois l’entassement, met les groupes en ligne, fixe une direction
et un objectif à chacun d’eux.
DETRUIRE
 Donner l’assaut Dès la levée des tirs d’appui, le CDS enlève ses hommes au cri de
"A L’ASSAUT" repris par toute la section.
La section débouche en ligne en tirant (par rafales limitées)
Elle s’élance, appuyée par les amis, qui reportent leurs tirs dans la
profondeur ou sur les flancs.
Le CDS maintient la formation et la direction.
Tomber en garde au-delà de l’objectif;
 Nettoyer Sitôt que les groupes ont atteint leur objectif, ils nettoient la position
ennemie à la grenade à main et par le feu. Si celle-ci a une certaine
profondeur, son nettoyage peut prendre la forme de réductions
successives d’îlots de résistance menées par les groupes, à
l’initiative de leur chef.
La position est entièrement fouillée.
TOMBER EN GARDE
 Rendre compte A l’issu du nettoyage de la position, le CDS :
 Réorganise sa section et adopte un dispositif en garde pour
parer aux contre-attaques de l’ennemi
 Vérifie le dispositif,
 Fait soigner et relever les blessés,
 Regroupe les prisonniers, les matériels et les doc-saisis,
 Rend compte au CDU des résultats de son action.

B. L’INFILTRATION
Réf : INF 202 éd 2004 P.180
1. Principes :
Il s’agit de déceler les intervalles existants dans le dispositif ennemi, puis de progresser en
sûreté dans ses intervalles en utilisant le terrain ou en profitant des conditions de visibilité réduite
(nuit, brouillard), vers une zone déterminée pour se saisir d’un objectif par surprise, mener une
action de force ou de renseignement.
En général l’infiltration est conduite à pied. Mais elle peut aussi être amorcée ou menée de
bout en bout en engins.

2. Tableau de mécanismes
Composantes EXECUTION
SE RENSEIGNER Etudier
 Le terrain, choix des cheminements, des repères,
évaluation des distances, des délais,
 L’implantation ennemie, détection des zones non vues et
non battues-possibilités d’intervention de l’ennemi.
DONNER L’ORDRE DE Insister sur la discrétion, les liaisons à conserver, les signaux de
DEPLACEMENT (initial) reconnaissance, les points de regroupement.
Préciser de nuit l’emploi des appareils de vision nocturne.
CONDUIRE LE La section progresse en deux échelons, en utilisant le terrain :
DEPLACEMENT  Un élément d’éclairage et de guidage
 Avec discrétion,  Le reste de la section,
 En sûreté, Le 2ème groupe est prêt à soutenir et recueillir l’élément
 En évitant l’ennemi d’éclairage et guidage.
La localisation de l’ennemi est effectuée par l’observation et
l’écoute.
En cas de rencontre S’esquiver, le contourner et poursuivre la mission
avec l’ennemi :

ROMPRE LE CONTACT. Un élément léger stoppe l’avancé ennemie afin de faciliter


l’esquive, puis rejoint la section en un point de regroupement.

Si la rupture du contact L’esquive est facilitée par l’emploi d’artifices fumigènes


n’est pas possible :
 Tomber en garde
 Rompre le
dispositif ennemi
par assaut,
 Ou fixer l’ennemi,
suivant les ordres
reçus.

Rendre compte  De l’évolution de la progression,


 De tout ennemi décelé,
 Des observations en cours de déplacement et en fin de
progression sur l’objectif fixé

C. LE COUP DE MAIN
Réf : INF 202 éd 2004 P. 182
1. Définition
Action brève et violente effectuée par surprise sur un objectif nettement déterminé et de
dimensions restreintes

Obj obj

CDM
Prendre et tenir effectuer un coup de main et se replier
But : mener une action offensive à objectif limité exécuté :
 Par surprise
 A l’intérieur du dispositif ennemi
 Contre un adversaire en station pour mettre des personnels hors de combat ou des
matériels hors d’usage.

2. Principes d’action :
Le CDM : opération préparée ou conduite dans la foulée, montée sur un renseignement
sûr et récent.
Dans le 1er cas, les délais permettent de concevoir et préparer minutieusement la
manœuvre.
Dans le 2è cas il s’agit de saisir une opportunité.
Facteurs déterminants : surprise et rapidité.
 Surprise obtenue par secret de la préparation, discrétion MEP et brutalité de
l’exécution.
 Rapidité obtenue par minutie de la préparation et précision de l’exécution.

3. Modes d’action ennemie


a. L’ennemi statique, identifié et localisé a de plus pris des habitudes (relèves à
heure fixe, patrouille, rondes……)
b. L’ennemi en mouvement ou dans la profondeur de son dispositif s’est arrêté et
a relâché sa vigilance (convoi, patrouille)
c. L’ennemi peut changer d’attitude (rencontre fortuite possible)

4. Modalités d’exécution
Le CDM s’effectue en 5 temps :
1. Préparation
 Tactique : étude de la mission
 Technique
2. MEP et approche de l’objectif
3. Observation de l’objectif et réajustement de dernières minutes
4. Action
5. Occupation de l’objectif ou esquive.
Le CDM peut être précédé d’une phase de reconnaissance destinée à recueillir toutes
les données tactiques et techniques nécessaires à l’exécution de la mission.
5. Composantes
 PREPARER
Se renseigner : le CDS effectue toute reconnaissance préalable utile pour :
o Déterminer la nature de l’objectif (PC, dépôts, logistique) : description physique
o Connaitre N V, équipement de l’adversaire.
o Connaitre l’organisation du service : garde = effectifs, horaires, postes, relève,
renforts éventuels.
o Connaitre le terrain : localisation de l’objectif, défenses, axes d’approche
o Etudier la mission, préparer les moyens, donner les ordres.

 MANŒUVRER
Après mouvement en véhicules :
- Rejoint en sûreté une zone d’attente (qui peut devenir un point de
regroupement)
- Articule la section :

 Un élément d’assaut et destruction (un groupe+) chargé de


l’exécution de la mission principale.
 Un élément d’appui interception (2 binômes feu) destiné à neutraliser
et interdire la fuite.
 Un élément de couverture (un groupe) chargé de protéger l’élément
d’assaut contre une éventuelle intervention de renfort.
 Un élément de recueil (éventuellement) (1/2 groupe) chargé
d’appuyer le décrochage et de couvrir le regroupement.

- Met en place le dispositif en sûreté :


 Fixe la CAT en cas de rencontre avec l’ennemi pendant
la MEP
 Observe l’objectif et effectue les dernières vérifications
avant de s’infiltrer
- Détruit : dès que l’objectif est atteint.
 Neutralise par le feu ou mieux sans bruit, les éléments
de sûreté de l’objectif (sentinelles, postes de garde)
 Donne l’assaut pour détruire le personnel, mettre en
œuvre les moyens de destruction.
 Eventuellement, occupe et tient l’objectif :
a. Pour le nettoyer
b. Pour rechercher le renseignement
c. Pour parachever les destructions
Se replier et combattre
 S’esquiver vers l’élément RCL dès que l’effet majeur est obtenu dans l’ordre : élément assaut-
destruction ; élément d’appui-couverture
 Combat éventuellement pour couvrir l’élément d’assaut et destruction pendant la phase assaut
et repli.
REORGANISER ET RENDRE COMPTE :
Après passage au point de RCL, il rejoint la base de départ, reprend l’articulation organique,
rejoint les vehicules; CR des résultats du CDM

III-Les procédés d’exécution des missions DEFENSIVES


Réf : INF 202 éd 2004 P. 186 à 193
A. Le poste de combat (cf cours sur défendre)

B. L’EMBUSCADE AP-AC
1. Généralités
1. 1. Définitions
INTERCEPTER : intervenir rapidement et par surprise à la suite d’un renseignement, généralement
d’observation contre un ennemi en mouvement, à pied, mécanisé ou blindé en vue de le détruire ou
au maximum de l’arrêter après l’avoir devancé sur un point favorable du terrain.

EMBUSCADE : Action brutale déclenchée par une section installée à l’avance sur un terrain
favorable, pour surprendre un élément ennemi en déplacement, à pied, mécanisé ou blindé pour le
détruire ou le capturer.

1. 2. Principes :
L’embuscade consiste à devancer l’ennemi sur une position favorable afin de le détruire, de
le neutraliser ou de lui interdire de poursuivre sa progression.
Son efficacité repose notamment sur :

 La préparation de l’action (reconnaissance, valorisation du terrain, discrétion du


dispositif……)
 La surprise et la brutalité de l’exécution
 Les délais préalables à l’engagement de l’ennemi
 L’aptitude à rompre le contact sans se laisser fixer par la réaction adverse.

NB : L’embuscade permet à un élément de faible effectif de détruire, presque sans


perte, un élément sup en nombre et en puissance. Lorsqu’elle est tendue sur un
itinéraire, tous les éléments sont mis du même côté, afin d’éviter des tirs fratricides.

2. Préliminaires
2.1. Choix de l’emplacement
L’embuscade est une action menée sur la base de renseignements sûrs. Ces
renseignements précisent la N,V, A de l’ennemi ainsi que ses objectifs, ses modes d’action,
ses itinéraires et la vitesse de son déplacement.
Ces éléments permettent au CDS de choisir des emplacements pour l’exécution de sa
mission. Cet emplacement doit permettre :
 De ne pas être décelé
 D’observer au loin, l’arrivée de l’ennemi
 D’avoir des champs de tirs profonds afin que l’ennemi ne puisse se dégager.
 De s’opposer à toute manœuvre de l’ennemi (choix d’une position dominante celle de
l’ennemi)
 De s’esquiver rapidement hors des tirs terrestres et aériens de l’ennemi
.
2.2. Articulation de la section

a. Elément de guet et d’alerte


Mission : surveiller
Son emplacement doit lui permettre d’avoir des vues dans le compartiment de
terrain précédant. Il donne des renseignements sur le dispositif de l’ennemi, son fractionnement,
son étalement, sa vitesse de déplacement et son attitude générale, de façon à permettre les
adaptations ultimes.
b. Elément d’arrêt
Mission : Détruire
Cet élément, formant butoir, doit pouvoir s’appuyer sur un obstacle (mine,
abattis etc…)
c. Elément de destruction et d’assaut :
Mission : Détruire
Doté d’une bonne puissance de feu, cet élément recherche des tirs en
caponnière, double les coups sur chaque cible.

d. Elément de recueil
Mission : Appuyer, couvrir
Son emplacement doit être connu de tous. Il assure le repli en sûreté des
éléments avancés, en détruisant tout poursuivant.

e. Eventuellement un élément de couverture :


Mission : Couvrir
Cet élément peut être cumulé avec le guet et l’alerte.

2.3. Donner les consignes


Le CDS fixe les modalités de l’action (bien répartir les responsabilités et les missions,
préciser les signaux : alertes ouverture de feu, ordres de repli, itinéraires de repli et point de
regroupement). Il prépare le matériel et les équipements en fonction de la mission (PATRACDR).
Les hommes sont allégés et l’accent est mis sur le matériel dont la section aura besoin pour
l’exécution de sa mission. Il fait prendre les outils, les mines AP, des bobines de fil pièges, des
grenades, des moyens d’observation (jumelles etc….) et communication (radio etc…..). Il renforce
sa dotation en munition pour accroitre sa puissance de feu et pouvoir contenir la réaction de
l’ennemi au moment du contact.
Dans le cadre de l’embuscade AC, il fait prendre les mines AC avec les fils pièges ou
une bobine de fil piège pour les grenades, de façon à fermer tout couloir de fuite possible.

NB : * Pour l’embuscade de nuit, faire prendre des mines éclairantes et des appareils de
vision nocturne (AVN), prendre deux postes de plus pour l’élément de guet et d’alerte et pour
l’élément d’arrêt.
* L’embuscade est levée lorsque l’ennemi fait de larges reconnaissances.
Le CDS détermine sur la carte, l’emplacement apparemment favorable pour son action
et l’itinéraire praticable pour l’infiltration après la mise en place en VHL.

3. Exécution

3.1. Préparer
Le CDS effectue l’approche de sa zone en formation de patrouille. Il indique au passage
à chaque élément le point de regroupement et le point de recueil et les installe si possible.
A proximité du lieu de l’embuscade, la section tombe en garde, le CDS jette un dispositif
provisoire, il fait la reconnaissance pour déterminer :
 Les positions de tir des armes AP
 L’emplacement d’un obstacle en fond d’embuscade (buttoir)
 L’emplacement d’un élément de guet et d’alerte
 L’emplacement d’un élément de couverture
 Le point de regroupement (point caractéristique du terrain situé entre 200 et 300 m
si possible en arrière du dispositif de l’embuscade), le cheminement de repli et
l’emplacement de l’élément de recueil.
 La mise en place se fait ensuite élément par élément avec la plus grande
discrétion. Il donne à chaque élément les limites et les repères de la portion de
terrain à l’intérieur de laquelle il devra agir par le feu ou le choc et l’élément
ennemi à détruire.
Le camouflage et l’aménagement du terrain sont entrepris sans délai. Dans la
mesure du possible, un obstacle est préparé pour stopper l’élément de tête. Des
pièges sont placés pour maintenir l’ennemi dans le champ de tir ou ralentir la
poursuite.

3.2. Acquérir :
Le CDS contrôle lui-même l’installation. Il rappelle à chaque élément sa mission, ses
consignes de tir, le signal de déclenchement et de repli, les itinéraires d’esquive et de
point de regroupement, l’emplacement des éléments voisins.

3.3. Manœuvrer et détruire


L’élément d’alerte rend compte au CDS de le NVA et de l’échelonnement de l’ennemi et
le renseigne en permanence sur leur évolution. En fonction des renseignements fournis par
l’élément alerte, le CDS devra confirmer ou aménager les conditions de déclenchement de
l’embuscade.
Quand l’ennemi s’engouffre dans le dispositif, les différents éléments ouvrent le feu sur
les objectifs qui leur sont fixés soit à l’initiative du CDS ou en exécution des consignes reçues.
Toutes les armes déclenchent des tirs précis. La section exploite les résultats de tir, si la mission le
prévoit, par un assaut permettant d’achever les destructions, de capturer les prisonniers, de
récupérer du matériel et des documents. Durant cette action brutale et de courte durée, les armes
d’appui FLG et FM doivent engager la zone battue.

 Pour une embuscade AP, le feu est déclenché :


 Si l’itinéraire est obstrué ; sur le blindé de tête avant qu’il ne décèle l’obstacle.
 Si l’itinéraire est libre, sur les blindés prioritaires (chars)
 Si un élément ennemi amorce un débordement, la couverture renseigne le
CDS et recherche la destruction pour l’arrêt de cet élément.
 L’ordre de rompre le contact doit suivre rapidement le signal de lever de tir ou
le cas échéance l’assaut et la fouille du terrain si l’embuscade a fonctionné.
L’ordre de décrocher peut être aussi donné, si l’embuscade a été détectée ou
si la manœuvre de débordement d’un élément ennemi compromet la sûreté de la section.
Le repli s’effectue sous la protection, soit de l’élément de recueil, soit de
l’élément de couverture (selon le dispositif). Des tirs d’appui peuvent être prévus (artillerie, mortier)
pour faciliter la destruction de l’ennemi et le repli.

3.4. Réorganiser et rendre compte :


Au point de regroupement, le CDS réorganise sa section, effectue le contrôle personnel,
armement, munition (PAM) et rend compte au CDU :
 Des résultats de l’embuscade
 Des pertes
 Des besoins
Les prisonniers et les documents saisis sont acheminés vers le PC compagnie. Le
CDS rend compte s’il est en mesure de reprendre immédiatement la mission.

NB :
De nuit, l’embuscade suit les mêmes règles que de jour ; toutefois, à cause
de la réduction de visibilité, il faut :
 Resserrer le dispositif pour éviter les méprises
 Eviter de monter à l’assaut,
 Choisir un point de regroupement assez proche du lieu d’embuscade
 Choisir un itinéraire d’esquive particulièrement net.

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