Dissertation :
La citation de Victor Hugo, « Le poète ne doit avoir qu’un modèle : la nature ; qu’un guide : la
vérité », met en lumière l’importance de la nature comme source d’inspiration poétique. Cette
citation fait écho à celle de Hölderlin, qui évoque la nécessité « d’habiter poétiquement le
monde », c’est-à-dire de percevoir la réalité d’une manière poétique. Cette vision poétique de la
vie est au cœur du romantisme. Le poète allemand Hölderlin appartient à la période classico-
romantique, un mouvement qui prône la musicalité, l’expression des émotions, l’imagination et la
dominance de la sensibilité. En effet, ces deux mouvements s’opposent, car le romantisme
rejette le rationalisme des Lumières et prône le « moi » comme une valeur majeure. Hölderlin,
auteur et philosophe allemand, a marqué la littérature et occupe une place importante dans
l’idéalisme allemand. Une autre écrivaine, Colette, a joué un rôle important plus tard, à l’époque
du mouvement du réalisme. Tous deux mettent en avant la description poétique de la nature.
Colette a particulièrement touché les lecteurs avec une influence poétique dans Sido et Les
Vrilles de la vigne. Dans Sido, paru en 1930, elle décrit la passion pour la nature que porte sa
mère, ainsi que la relation mère-fille à travers un héritage transmis par la nature. Les Vrilles de la
vigne est un recueil qui évoque divers thèmes comme l’amour, la nature et la solitude.
Parler de son independance et de son influence
Nous allons nous interroger sur la manière dont Colette nous transmet une vision poétique du
monde selon la conception de Hölderlin, en marquant le monde réel dans ses œuvres. Dans une
première partie, nous allons étudier la présence de la poésie dans les descriptions de la nature
de Colette ; ensuite, la place centrale qu’elle occupe dans ses œuvres ; et enfin, le contraste
entre le regard poétique de Colette et la réalité.
Sauter 3ligne
Première partie
a) Le genre poétique est présent dans plusieurs livres qu’elle a écrits au cours de sa vie. La
poésie est un genre littéraire qui utilise le langage pour créer des images, des sonorités, des
rythmes, des émotions et une sorte de musicalité. Dans le livre Les Vrilles de la vigne, les
sonorités sont présentes, par exemple dans le premier chapitre, lignes 30, 32 et 44 avec les
mots « mordorée », « azurée » et « safranée ». Cela nous renvoie également à l’ekphrasis, qui
est l’art de décrire une peinture en littérature, une figure de style de la poésie. Cette figure est
présente dans des expressions comme « les ruisseaux froids, des sources perdues » (ligne 42)
ou « les petites bergères des fermes environnantes » (ligne 52). Ces exemples nous donnent
une description d’un tableau bucolique idéalisé de manière poétique. De plus, dans le chapitre
« Les Sauvages » de Sido, on trouve une assonance en « ait » à la ligne 23, ainsi qu’une
allitération en « m » à la ligne 46, ce qui crée une certaine musicalité, comme avec les sonorités.
Ainsi que l’émotion présente dans ses œuvres, dans Les Vrilles de la vigne, à travers des
perceptions olfactives : « le parfum », « respirant » et « narines » (lignes 34-35), ce qui nous
donne une dimension romantique et en invitant le lecteur a participer. Tout ceci montre la
musicalité et l’expression des émotions utilisées par l’autrice, qui sont des points communs avec
le genre poétique et touche particulièrement le lecteur qui peut s’identifier à travers les
personnages . Nous allons poursuivre ce cheminement avec l’utilisation de ce genre poétique.
b) Les descriptions de l’environnement par Colette est faite de manière poétique. Tout d’abord,
cette nature est importante, comme dans le chapitre « Les Vrilles de la vigne » avec l’anaphore
du mot « violette », qui fait référence à Missy, la compagne de Colette, ce qui nous donne une
personnification de la nature par cette métaphore. Aux lignes 55 à 59, on trouve également une
énumération qui fait le portrait des violettes, ce qui souligne l’importance de cette petite fleur.
Ensuite, dans le chapitre « Partie de pêche » des Vrilles de la vigne, lignes 224 à 227, des
expressions comme « le vent d’ouest mou et brûlant » et « la dune glacée d’ombre bleue »
rendent la nature vivante, avec une sorte de personnification. Le champ lexical des couleurs
illustrent aussi ce tableau du milieu naturel idyllique par exemple dans le chapitre 1 de Sido, aux
lignes 270 à 300, avec les mots « rose », « rouge », « mauve », « jaune » et « violet ». Ce
champ lexical et ces perceptions olfactives nous renvoient à cette description ekphrasis. Tout
ceci montre l’importance du thème de la nature avec une représentation différente de celle
d’origine. Mais cette illustration est faite de manière poétique, comme nous allons le voir.
c) À travers ce texte, on relève un genre qui appartient à celui de la poésie : le lyrisme,
caractérisé par l’expression exaltée des sentiments et des passions. Ce genre explore quatre
thèmes principaux : l’amour, la nature, la mort et le temps qui passe. Dans Les Vrilles de la vigne,
les sujets sont la nature et la liberté, tandis que dans Sido, ce sont la passion, la nature et la
relation maternelle. Ces thèmes montrent le lien avec le lyrisme. Le lexique des sentiments se
manifestent dans les deux œuvres, avec des termes comme « exédé » (ligne 50), « patient »
(ligne 46), « ravi » (ligne 80) et « indifférent » (ligne 102) dans Les Vrilles de la vigne. Dans
Sido, chapitre « Le Capitaine », on retrouve aussi le lexique des sentiments avec « apitoyée »
(ligne 631), « jalouse » (ligne 633) et « consoler » (ligne 638), qui jouent un rôle dans le sujet
des sentiments. Les sentiments qui est un des thèmes majeur du lyrisme .Ce qui nous renvoie a
cette description qui nous fait écho d’une certaines façon d’habiter la poésie d’après
Hoderlïn .Certes, la poésie est présente dans les descriptions, mais comment joue-t-elle un rôle
dans ses œuvres.
2eme partie
a) Apres avoir analyser la présence de la poésie nous allons étudier l’importance qu’elle a dans
les oeuvres de Colette.Le procédé «Megen Agan» qui signifie rien de trop en grec .Ce procédé
est utilise par exemple dans La Faute de L’Abbé Mouret de Zola,livre deuxième,VII avec le locus
amoenus d’un jardin comparé à «un coin de paradis» qui est une hyperbole de ce lieu.Ce
procedé dans Sido se manifeste avec un champs lexical laudatif, «un trésor»,« la gemme »ligne
535 et 537 chapitre 1,puis dans les Vrilles de la Vigne ligne 47 ,le dernier feu «bonheur
sauvage».Ces mots relevé détiennent une sorte d’éloge a travers le texte qui met en avant cette
beauté de façon poétique mais aussi il y a le merveilleux .Le mirifique s’inscrit avec «par magie»
«le philtre qui abolit les années»,«mystérieuse joie» chapitre le dernier feu de ligne 45-48,ces
groupes nominales nous permettent de mieux visualiser ce monde poétisé avec le style «Megen
Agan».Cela fait une fusion entre la description et la nature.Cette fusion fait écho avec «la nuit
étoilée» de Van Gogh ou le ciel est comme personnifié par la maniéré de peindre de Van Gogh
avec un ciel imposant qui fais refléte une sorte de lyrisme par la beauté de la nature.Mais ce ciel
imposant nous emmène a etudié la grandeur de cette passion pour la nature pour des auteurs
connus dont Colette .
b)
Nous allons observer cette passion qui se manifeste dans ses oeuvres. Pour commencer une
peinture qui fait un parallèle avec le jardin de Colette decrit dans Sido .Cette peinture se nomme
«un coin de Montgeron» de Monet qui avec cette nature sauvages et une floraisons abondantes
et un sentiment de sérénité dû aux couleurs vives montre cette liberté comme celle de Colette a
fait me portrait.Je cite «ficelle d’or »ligne 85,«jeune lézard»ligne 94,«d’un éclair beautés»ligne
95 chapitre 1 de Sido qui prouve ce parallèle .Cette passion qui se dit «pathon» en grec qui
signifie un état affectif et intellectuelle assez intense pour dominer la vie mental .Cette passion
se voit avec la réflexion pascalienne sur l’immensité du monde donc infiniment petit et
infiniment grand qui a été influencé par Blaise Pascale .Le macrocosme du milieu naturel est
utilise dans ses écritures de Colette mais aussi dans d’autres oeuvres.Une peinture de Claude
Monet «Impression,soleil levant» nous donne une impression de macrocosme avec la nature qui
est imposante et microcosme avec un petit bateau au loin.Ce qui est dans le cas dans les livres
de Colette a travers de longue description par exemple dans Les Vrilles de la Vigne une
énumération ligne 50 dans le dernier feu «des violettes des bois,noués d’un fil de coton
rouge..environnantes». Tout cela nous montre cette passion de la nature .
c) Parmi les figures de styles exploitées par Colette nous retrouvons une sorte de mise en abîme
avec un héritage
de la nature par sa mere et retransmis aux lecteurs de ce panthéisme .Or,une mise en abime est
un procédé consistant à placer à l'intérieur de l'œuvre principale une œuvre qui reprend de façon
plus ou moins fidèle des actions ou des thèmes de l'œuvre principale .De plus dans Sido la mère
de Colette met la nature au dessus de toute préoccupations c’est a dire dans un extrait du livre,
Sido va refuser de vendre des fleurs pour un enterrement car il ne faut pas «gâcher» les
fleurs .Cette mentalité prouve une sorte de panthéisme en communion avec la nature.Le
panthéisme est un culte de la nature divinisée.Ceci s’inscrit avec la capacité a communiquer avec
les éléments du monde notamment dans Sido de lignes 414 à 428,des compléments
circonstanciels de temps mis en épiphore «au jour»/«le jour» ce qui souligne l’importance de la
naissance de ce jour nouveau .Ainsi que les points cardinaux sont personnifiés à l’aide d’une
comparaison qui emploie l’antithèse «dons comme méfaits» ce qui permet d’envisager un rôle
d’interprète.Donc le genre poétique nous donne une impression d’imaginaire mais aussi met en
avant la nature et la relation de sa mere avec ce milieu naturel.Cette influence de l’imaginaire va
avoir de répercussion sur la réalité de son époque.
a)