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Mécanismes du potentiel d'action neuronal

Le potentiel d'action est une variation brusque de la dépolarisation d'un axone, déclenchée lorsque la dépolarisation atteint un seuil de -50 mV. La propagation de l'influx nerveux se fait par des mécanismes différents selon que les fibres sont myélinisées ou non, avec une propagation saltatoire dans les fibres myélinisées. La transmission synaptique implique la conversion d'un signal électrique en un signal chimique, permettant la communication entre neurones via des neurotransmetteurs.
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Mécanismes du potentiel d'action neuronal

Le potentiel d'action est une variation brusque de la dépolarisation d'un axone, déclenchée lorsque la dépolarisation atteint un seuil de -50 mV. La propagation de l'influx nerveux se fait par des mécanismes différents selon que les fibres sont myélinisées ou non, avec une propagation saltatoire dans les fibres myélinisées. La transmission synaptique implique la conversion d'un signal électrique en un signal chimique, permettant la communication entre neurones via des neurotransmetteurs.
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Le Potentiel d'action

Toute stimulation éfficace appliquée sur l'axone (fibre nerveuse)


déclenche la naissance d'un potentiel d'action: Une variation brusque de la
ddp d'amplitude constante égale à 100 mv et d'une durée de 1ms

La naissance du potentiel d'action

Si on applique sur l'axone des stimulations successives d'intensités


croissantes, on constate que:

Le potentiel d'action est née que lorsque la dépolarisation locale


atteint le seuil de potentiel égal à -50 mv

Les stimulations qui ne déclenchent pas la naissance d'un


potentiel d'action sont des stimulations inéfficaces (1, 2 et 3)
capables de donner des potentiels locaux codés en modulation
d'amplitude: L'amplitude augmente progressivement avec
l'augmentation de l'intensité de la stimulation jusqu'à atteindre le
potentiel seuil: Les potentiels locaux n'obéissent pas à la loi
de "Tout ou Rien"

Les stimulations éfficaces (4, 5 et 6) délenchent la naissance des


potentiels d'actions identiques (durée et amplitude) malgré
l'augmentation de l'intensité de stimulation:le potentiel d'action
obéit à la loi de "Tout ou Rien"

L'origine du potentiel d'action

La perméabilité de la membrane aux ions Na + et K+ est modifiée au cours


d'un potentiel d'action,

Pendant la phase de dépolarisation: La perméabilité aux


ions Na+ augmente brutalement lorsque la ddp atteind la valeur seuil de -
50 mv par contre la perméabilité aux ions K+ reste constante: On a une
entrée brutale et massive des ions Na+ à travers des canaux protéines qui
dépendent de la ddp: Canaux voltage-dépendants de Na+. L'entrée des
ions Na+ provoque une diminution de la négativité interne.

Pendant la phase de repolarisation: Lorsque la ddp atteid une valeur


de +30 mv, la perméabilité aux ions Na+ diminue et la perméabilité aux
ions K+ augmente lentement: On a la fermuture des CVD des ions Na+ et
une sortie lente et progressive des ions K+ à travers des canaux protéines
voltage-dépendants (CVD des ions K+). La sortie des ions K+ provoque une
augmentation de la négativité interne et le rétablissement de la ddp
initiale de -70 mv.
Pendant la phase d'hyperpolarisation: Les CVD des ions K+ restent
ouverts d'ou la poursuite de la sortie des ions K+ provoquant
l'augmentation de la négativité interne: La ddp dépasse la valeur de -70
mv. Les CVD des ions K+ se ferment par la suite et la pompe Na+/
K+ rétablit l'inégalité de la répartition ionique de part et d'autre de la
membrane axonique.

La naissance du message nerveux au niveau d'un récepteur sensoriel

Exemple: Le corpuscule de Pacini

Au niveau de la terminaison nerveuse, on obtient des potentiels


locaux appelés des potentiels de récepteurs dont l'amplitude
augmente avec l'augmentation de l'intensité de la stimulation. ces
potentiels dépassent le seuil de potentiel (-50 mv) sans délencher
un potentiels d'action.

Les potentiels de récepteurs se propagent vers le premier


noeud de Ranvier en diminuant d'aplitude pour donner
des potentiels générateurs moins amples. Si le potentiel
générateur atteind le seuil de potentiel (-50 mv) un ou plusieurs
potentiels d'action sont nées. Ces potentiels d'action se
propagent au niveau de la fibre nerveuse et constituent le
message nerveux afférent.

Au niveau de la terminaison nerveuse se produit


la transduction: la transformation de la stimulation mécanique en
potentiel de récepteur: la conversion de l'énergie mécanique en
énergie électrique: la terminaison nerveuse s'appelle un site
transducteur

Au niveau du premier noeud de Ranvier est née le potentiel


d'action à partir d'un potentiel générateur qui atteind le seuil de
potentiel: Le premier noeud de Ranvier s'appelle un site
générateur.

Les potentiels de récepteurs sont de potentiels locaux, qui


n'obéissent pas à la loi de Tout ou Rien, propagéables à une
courte distance (vers le premier noeud de Ranvier), non
propagéables au niveau de la fibre nerveuse et qui sont des
réponses amorties et graduables.

Exemple: Le fuseau neuromusculaire (FNM)

Au moyen d’un oscilloscope (O2), on enregistre le message


nerveux dans l’une des fibres sensitives (Ia) issues d’un
récepteur sensoriel: le fuseau neuromusculaire (FNM) du muscle
M lorsqu’on charge le tendon de ce muscle avec des masses
croissantes de 4, 20, 30 grammes
La fréquence de potentiels d'action augmente avec
l'augmentation de l'intensité l'étirement donc l'intensité de la
stimulation est codée en modulation de la fréquence de
potentiels d'action.

La propagation de l'influx nerveux

Au niveau des fibres amyélinisées:

les CVD des ions Na+ sont localisés tout au log de la membrane axonique,
l'arrivée d'un potentiel d'action provoque l'ouverture des CVD des
ions Na+ d'ou l'entrée massive des ions Na+ et la dépolaristion de la
membrane: inversion des charges. les courants locaux (attraction des
charges + par les charges -) s'etablissent entre la zone dépolarisée et les
zones voisines. La zone qui a déclenché la naissance d'un potentiel
d'action entre en période réfractaire au cours de laquelle l'axone
devient inéxcitable puisque les CVD des ions Na+ ne peuvent pas s'ouvrir
de nouveau qu'après la fin du potentiel d'action. La présence de la période
réfractaire impose un sens unidirectinnel de propagation de l'influx
nerveux qui se propage en passant par tous les points: On a une
propagation de proche en proche

Au niveau des fibres myélinisées

La gaine de myéline joue un rôle d'isolant, les CVD des ions Na+ sont
localisés uniquement au niveau des noeuds de Ranvien: L'arrivée d'un
potentiel d'action provoque l'ouverture des CVD des ions Na+ d'ou l'entrée
des ions des ions Na+ et la dépolarisation du Noeud de Ranvier.
Les courants locaux s'établissent entre le noeud dépolarisé et les noeuds
voisins. Le noeud qui a délenché la naissance d'un potentiel d'action entre
en période réfractaire. Le message nerveux se propage dans un seul
sens, en sautant d'un noeud de Ranvier à un autre. c'est
propagation saltatoire et unidirectionnelle.

La propagation saltatoire de l'influx nerveux au niveau d'une fibre


myélinisée et sa transmission d'un neurone présynaptique à un
neurone postsynaptique.

La vitesse de l'influx nerveux


On peut calculer la vitesse de propagation de l'influx nerveux au
niveau des fibres nerveuses de deux méthodes différentes.

D'après le potentiel d'action enregistré par l'électrode de


réception R1

Vitesse (V) = X/ T1 Si X = 2 cm et T1 = 1 mS V= 2 10-2/10-3 = 20


mS-1

d'après les deux potentiels d'actions enregistrés par R1 et R2

Vitesse (V) = ΔD/ΔT = D/T2-T1 D= 2 cm et T2- T1 = 1 mS V= 2 10-


2
/10-3 = 20 mS-1

La transmission synaptique
Les milliards de neurones qui constituent notre système nerveux
sont capables de communiquer les
uns avec les autres au niveau de régions spécialisées que l'on
nommes des synapses. La synapse neuro-neuronique est une
jonction ou une zone de contact entre deux neurones: un neurone
présynaptique qui se trouve avant la synapse et un neurone
postsynaptique qui se trouve après la synapse. le neurone
présynaptyque transmet le message nerveux vers le neurone
postsynaptique.

Chaque synapse est constituée de trois éléments :


• L'élément présynaptique. Il s’agit de la terminaison axonique.
Cet élément possède de
nombreuses vésicules synaptiques
• la fente synaptique ou l'espace intersynaptique de quelques
nanomètres
• L'élément postsynaptique
Photographies en microscopie électronique d'une synapse
pendant deux états physiologiques différents: au repos -1- et en
activité -2-.

-1-Synapse au Repos -2- Synapse en activité

1:Fente synaptique, 2: Membrane postsynaptique, 3:Membrane


présynaptique, 4: Vésicule synaptique, 5: Vésicule synaptique en
exocytose.

La présence de la fente synaptique confirme la présence d'un


intermédiaire chimique appelé neurotransmetteur contenu dans
les vésicules synaptiques et qui assure la transmission du
message nerveux de l'élément présynaptique à l'élément
postsynaptique. La transmission synaptique nécessite donc la
conversion d'un signal électrique en un signal chimique puis la
reconversion du signal chimique en un signal électrique.

Les potentiels postsynaptiques (PPS) et la nature des synapses


La stimulation de l'élément présynaptique A déclenche la
naissance d'une légère dépolarisation au niveau de la membrane
postsynaptique (O1) appelé potentiel postsynaptique excitateur
(PPSE). Au niveau du cône axonique on enregistre un PPSE moins
ample alors que au niveaux des oscilloscopes O2 et 04 on
enregistre un PR

La synapse Sy1 est une synapse excitatrice, l'élément


présynaptique A a un rôle excitateur et le PPSE est une réponse
locale propagéable à une courte distance jusqu'à le cône axonique
en diminuant d'amplitude: Le PPSE est une réponse amortie.

La stimulation de l'élément présynaptique B déclenche la


naissance d'une légère hyperpolarisation au niveau de la
membrane postsynaptique (O2) appelé potentiel postsynaptique
inhibiteur (PPSI). Au niveau du cône axonique on enregistre un
PPSI moins ample alors que au niveaux des oscilloscopes 01 et
04 on enregistre un PR

La synapse Sy2 est une synapse inhibitrice, l'élement


présynaptique B a un rôle inhibiteur et le PPSI est une réponse
locale propagéable à une courte distance jusqu'à le cône axonique
en diminuant d'amplitute: Le PPSI est une réponse amortie

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