1 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …
170 Formes quadratiques sur un espace vectoriel de
dimension finie. Orthogonalité, isotropie. Appli-
cations.
Soit 𝐸 un espace vectoriel sur un corps 𝕂 et de dimension finie 𝑛.
I - Généralités
1. Définitions
[GOU21]
Définition 1. Soit 𝜑 ∶ 𝐸 × 𝐸 → 𝕂 une application. p. 239
— On dit que 𝜑 est une forme bilinéaire sur 𝐸 si pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑦) et pour
tout 𝑦 ∈ 𝐸, 𝑥 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑦) sont linéaires.
— Si de plus 𝜑(𝑥, 𝑦) = 𝜑(𝑦, 𝑥) pour tout 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, on dit que 𝜑 est symétrique.
Définition 2. On appelle forme quadratique sur 𝐸 toute application 𝑞 de la forme
𝑞 ∶ 𝑥 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑥)
où 𝜑 est une forme bilinéaire sur 𝐸.
Exemple 3. Sur ℝ3 , (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ 3𝑥2 + 𝑦2 + 2𝑥𝑦 − 3𝑥𝑧 définit une forme quadratique.
Proposition 4. Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸. Il existe une unique forme bilinéaire
symétrique 𝜑 telle que 𝑞(𝑥) = 𝜑(𝑥, 𝑥) pour tout 𝑥 ∈ 𝐸. 𝜑 est la forme polaire de 𝑞, et on a
1 1
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝜑(𝑥, 𝑦) = (𝑞(𝑥 + 𝑦) − 𝑞(𝑥) − 𝑞(𝑦)) = (𝑞(𝑥 + 𝑦) − 𝑞(𝑥 − 𝑦))
2 4
p. 248
Exemple 5. Sur ℳ𝑛 (ℝ), 𝐴 ↦ trace(𝐴)2 est une forme quadratique, dont la forme polaire
est (𝐴, 𝐵) ↦ trace(𝐴) trace(𝐵).
[Link]
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2. Représentation matricielle
p. 229
Définition 6. Soient 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸 et ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) une base de 𝐸. On
appelle matrice de 𝑞 dans ℬ la matrice Mat(𝑞, ℬ) définie par
Mat(𝑞, ℬ) = (𝜑(𝑒𝑖 , 𝑒𝑗 ))𝑖,𝑗∈J1,𝑛K
où 𝜑 est la forme polaire de 𝑞. Le rang de 𝑞 désigne le rang de cette matrice.
Exemple 7. La matrice de la forme quadratique de l’Exemple 3 est
3 1 − 32
⎛
⎜1 1 0⎞ ⎟
3
⎝− 2 0 0 ⎠
Proposition 8. Soient ℬ et ℬ′ deux bases de 𝐸 dont on note 𝑃 la matrice de passage entre
ces bases. Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸. Alors,
Mat(𝑞, ℬ) = 𝑡 𝑃 Mat(𝑞, ℬ′ )𝑃
Remarque 9. En particulier, en reprenant les notations précédentes, Mat(𝑞, ℬ) et Mat(𝑞, ℬ′ )
sont équivalentes : le rang de 𝑞 est bien défini et ne dépend pas de la base considérée.
II - Orthogonalité et isotropie
Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸 de forme polaire 𝜑.
1. Définitions et propriétés
Définition 10. — On appelle cône isotrope de 𝑞 l’ensemble
𝐶𝑞 = {𝑥 ∈ 𝐸 ∣ 𝑞(𝑥) = 0}
— 𝑞 est dite définie si 𝐶𝑞 = {0}.
— Les vecteurs de 𝐶𝑞 sont dits isotropes pour 𝑞.
[GRI]
Exemple 11. La forme quadratique définie sur ℝ3 par (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ 4𝑥2 +3𝑦2 +5𝑥𝑦−3𝑥𝑧+8𝑦𝑧 p. 303
n’est pas définie car (0, 0, 1) est un vecteur isotrope non nul.
[GOU21]
p. 242
[Link]
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Définition 12. — Deux vecteurs 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸 sont dits 𝑞-orthogonaux si 𝜑(𝑥, 𝑦) = 0. On note
cela 𝑥 ⟂ 𝑦.
— Si 𝐴 ⊆ 𝐸, on appelle orthogonal de 𝐴 l’ensemble 𝐴 ⟂ = {𝑦 ∈ 𝐸 ∣ ∀𝑥 ∈ 𝐴, 𝑥 ⟂ 𝑦}.
Proposition 13. (i) Si 𝐴 ⊆ 𝐸, 𝐴 ⟂ = (Vect(𝐴))⟂ .
(ii) Si 𝐴 ⊆ 𝐸, 𝐴 ⊆ 𝐴 ⟂⟂ .
(iii) Si 𝐴 ⊆ 𝐵 ⊆ 𝐸, 𝐵 ⟂ ⊆ 𝐴 ⟂ .
Définition 14. — On appelle noyau de 𝑞 le sous-espace vectoriel
Ker(𝑞) = 𝐸 ⟂
— On dit que 𝑞 est non-dégénérée si Ker(𝑞) = {0} et dégénérée si Ker(𝑞) ≠ {0}.
Proposition 15. On a Ker(𝑞) ⊆ 𝐶𝑞 . En particulier, si 𝑞 est définie, alors 𝑞 est non dégénérée.
Exemple 16. Sur ℝ2 , (𝑥, 𝑦) ↦ 𝑥2 − 𝑦2 est une forme quadratique non dégénérée mais non
définie non plus.
Proposition 17. Soit 𝐹 un sous-espace vectoriel de 𝐸.
(i) dim(𝐸) = dim(𝐹) + dim(𝐹 ⟂ ) − dim(𝐹 ∩ Ker(𝑞)).
(ii) 𝐹 ⟂⟂ = 𝐹 + Ker(𝑞).
(iii) Si la restriction de 𝑞 à 𝐹 𝑞|𝐹 est définie, alors 𝐸 = 𝐹 ⊕ 𝐹 ⟂ .
(iv) Si 𝑞 est définie, 𝐹 = 𝐹 ⟂⟂ .
Proposition 18. Soit 𝐴 la matrice de 𝑞 dans une base ℬ. Alors,
Ker(𝐴) = Ker(𝑞)
[GRI]
Corollaire 19. 𝑞 est non dégénérée si et seulement si det(Mat(𝑞, ℬ)) ≠ 0 pour une base p. 296
quelconque ℬ de 𝐸.
Exemple 20. Sur ℝ4 , (𝑥, 𝑦) ↦ 𝑥2 + 𝑦2 + 𝑧2 − 𝑡 2 est non dégénérée (car de déterminant −1).
[Link]
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2. Bases 𝑞-orthogonales
[GOU21]
Définition 21. Une base de 𝐸 est dite 𝑞-orthogonale si ses vecteurs sont deux à deux p. 243
𝑞-orthogonaux.
Remarque 22. Si (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) est une base 𝑞-orthogonale, alors
𝑛 𝑛
∀(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) ∈ 𝕂𝑛 , 𝑞 ( ∑ 𝑥𝑖 𝑒𝑖 ) = ∑ 𝑥𝑖2 𝑞(𝑒𝑖 )
𝑖=1 𝑖=1
Théorème 23. Il existe une base 𝑞-orthogonale de 𝐸.
Remarque 24. Si ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) est une base 𝑞-orthogonale, en posant 𝜆𝑖 = 𝑞(𝑒𝑖 ) pour tout
𝑖 ∈ J1, 𝑛K, on a
𝑛 𝑛
∀𝑥 ∈ 𝐸, 𝑞(𝑥) = 𝑞 ( ∑ 𝑒𝑖∗ (𝑥)𝑒𝑖 ) = ∑ 𝜆𝑖 (𝑒𝑖∗ (𝑥))2
𝑖=1 𝑖=1
où (𝑒1∗ , … , 𝑒𝑛∗ ) est la base duale de ℬ.
Théorème 25 (Méthode de Gauss). On écrit
𝑛
𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = ∑ 𝑎𝑖,𝑖 𝑥𝑖2 + ∑ 𝑎𝑖,𝑗 𝑥𝑖 𝑥𝑗
𝑖=1 1≤𝑖<𝑗≤𝑛
et on cherche à écrire 𝑞 comme combinaison linéaire de carrés de formes linéaires indépen-
dantes. On a deux cas :
(i) Il existe 𝑖 ∈ J1, 𝑛K tel que 𝑎𝑖,𝑖 ≠ 0. On peut suppose 𝑖 = 1, on pose alors 𝑎 = 𝑎1,1 . On
réécrit 𝑞 sous la forme :
𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = 𝑎𝑥12 + 𝑥1 𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝐶(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 )
𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) 2 𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 )2
= 𝑎 (𝑥1 + ) + (𝐶(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) − )
2𝑎 4𝑎
où 𝐵 est une forme linéaire et 𝐶 une forme quadratique. On itère alors le procédé avec
2
𝐶 − 𝐵4𝑎 .
(ii) Sinon. Si 𝑞 = 0, c’est terminé. Sinon, il existe un 𝑎𝑖,𝑗 non nul. On peut suppose (𝑖, 𝑗) =
(1, 2), on pose alors 𝑎 = 𝑎1,2 . On réécrit 𝑞 sous la forme :
𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = 𝑎𝑥1 𝑥2 + 𝑥1 𝐵(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝑥2 𝐶(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝐷(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 )
où 𝐵 et 𝐶 sont des formes linéaires et 𝐷 une forme quadratique. En utilisant une
[Link]
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identité remarquable :
𝐶 𝐵 𝐵𝐴
𝑞 = 𝑎 (𝑥1 + ) (𝑥2 + ) + (𝐷 − )
𝑎 𝑎 𝑎
𝑎 𝐵+𝐶 2 𝐶 −𝐵 2 𝐵𝐶
= ((𝑥1 + 𝑥2 + ) − (𝑥1 − 𝑥2 + ) ) + (𝐷 − )
4 𝑎 𝑎 𝑎
On itère alors le procédé avec 𝐷 − 𝐵𝐶
𝑎
.
Exemple 26. Sur ℝ3 ,
𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥2 − 2𝑦2 + 𝑥𝑧 + 𝑦𝑧
𝑧 2 𝑧2
= (𝑥 + ) − − 2𝑦2 + 𝑦𝑧
2 4
𝑧 2 𝑧 2 𝑧2 𝑧2
= (𝑥 + ) − 2 (𝑦 − ) + −
2 4 8 4
𝑧 2 𝑧 2 𝑧2
= (𝑥 + ) − 2 (𝑦 − ) −
2 4 8
III - Classification des formes quadratiques
Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸.
1. Si 𝕂 = ℂ
On suppose 𝕂 = ℂ.
[GRI]
Théorème 27. Il existe une base ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) de 𝐸 telle que, si 𝑥 = ∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝑒𝑖 ∈ 𝐸, on a p. 308
𝑛
𝑞(𝑥) = ∑ 𝑥𝑖2
𝑖=1
Remarque 28. En reprenant les notations précédentes,
𝐼𝑟 0
Mat(𝑞, ℬ) = ( )
0 0
où 𝑟 est le rang de 𝑞 et 𝐼𝑟 la matrice identité de taille 𝑟.
Corollaire 29. Il existe une base 𝑞-orthonormée (ie. 𝑞(𝑒𝑖 ) = 1 pour tout 𝑖 ∈ J1, 𝑛K) si et
seulement si rang(𝑞) = 𝑛 (ie. 𝑞 est non dégénérée).
[Link]
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2. Si 𝕂 = ℝ
On suppose 𝕂 = ℝ.
[GOU21]
Définition 30. 𝑞 est dite positive (resp. négative) si pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑞(𝑥) ≥ 0 (resp. 𝑞(𝑥) ≤ p. 246
0).
[DEV]
Théorème 31 (Loi d’inertie de Sylvester).
𝑝 𝑞
∃𝑝, 𝑞 ∈ ℕ et ∃𝑓1 , … , 𝑓𝑝+𝑞 ∈ 𝐸 tels que 𝑞 = ∑ |𝑓𝑖 | − ∑ |𝑓𝑖 |2
∗ 2
𝑖=1 𝑖=𝑝+1
où les formes linéaires 𝑓𝑖 sont linéairement indépendantes et où 𝑝 + 𝑞 ≤ 𝑛. De plus, ces
entiers ne dépendent que de 𝑞 et pas de la décomposition choisie.
Le couple (𝑝, 𝑞) est la signature de 𝑞 et le rang 𝑞 est égal à 𝑝 + 𝑞.
Remarque 32. En reprenant les notations précédentes, il existe donc une base ℬ telle que
𝐼𝑝 0 0
Mat(𝑞, ℬ) = ⎜ 0 −𝐼𝑞 0⎞
⎛ ⎟
⎝0 0 0⎠
où 𝑟 est le rang de 𝑞 et 𝐼𝑟 la matrice identité de taille 𝑟.
[GRI]
Corollaire 33. On note sign(𝑞) la signature de 𝑞. p. 310
(i) 𝑞 est définie positive si et seulement si sign(𝑞) = (𝑛, 0) si et seulement s’il existe des
bases 𝑞-orthonormées.
(ii) 𝑞 est définie négative si et seulement si sign(𝑞) = (0, 𝑛).
(iii) 𝑞 est non dégénérée si et seulement si sign(𝑞) = (𝑝, 𝑛 − 𝑝).
[GOU21]
Exemple 34. En reprenant l’Exemple 26, on a sign(𝑞) = (1, 2) : 𝑞 est de rang 3. p. 247
Proposition 35. Si 𝑞 est définie, alors ou bien 𝑞 est positive, ou bien 𝑞 est négative.
[Link]
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3. Si 𝕂 = 𝔽𝑝𝑛
On suppose 𝕂 = 𝔽𝑝𝑛 où 𝑝, 𝑛 ∈ ℕ avec 𝑝 premier.
[PER]
Définition 36. On appelle discriminant de 𝑞 le déterminant de sa matrice dans une base p. 130
de 𝐸.
Théorème 37. Soit 𝛼 ∈ 𝔽𝑝𝑛 un non-résidu quadratique modulo 𝑝𝑛 . Alors, on a deux classes
d’équivalence de formes quadratiques non dégénérées sur 𝐸, de matrices congrues à :
1 0 0 … 0 1 0 0 … 0
⎛0 1 0 … 0⎞ ⎛0 1 0 … 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟ ou ⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 … ⋱ 1 0⎟ ⎜0 … ⋱ 1 0⎟
⎝ 0 … … 0 𝛼⎠ ⎝0 … … 0 1⎠
𝑞 est de l’un ou l’autre type suivant que son discriminant est, ou non, un carré de 𝔽𝑝𝑛 .
IV - Applications
1. Produit scalaire
On suppose de nouveau 𝕂 = ℝ.
[GOU21]
Définition 38. On appelle produit scalaire sur 𝐸 la forme polaire d’une forme quadratique p. 252
définie positive.
p. 246
Proposition 39 (Inégalité de Cauchy-Schwarz). Soit 𝑞 une forme quadratique positive sur
𝐸 de forme polaire 𝜑. Alors,
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝜑(𝑥, 𝑦)2 ≤ 𝑞(𝑥)𝑞(𝑦)
Si de plus 𝑞 est définie, il y a égalité si et seulement si 𝑥 et 𝑦 sont colinéaires.
Proposition 40 (Inégalité de Minkowski). Soit 𝑞 une forme quadratique positive sur 𝐸.
Alors,
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, √𝑞(𝑥 + 𝑦) ≤ √𝑞(𝑥)√𝑞(𝑦)
Corollaire 41. Soit 𝜑 un produit scalaire sur 𝐸. Alors,
‖.‖𝜑 ∶ 𝑥 ↦ √𝜑(𝑥, 𝑥)
[Link]
8 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …
est une norme sur 𝐸.
[LI]
Proposition 42 (Identité du parallélogramme). En reprenant les notations précédentes, p. 62
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, ‖𝑥 + 𝑦‖2𝜑 + ‖𝑥 − 𝑦‖2𝜑 = 2(‖𝑥‖2𝜑 ‖𝑦‖2𝜑 )
et cette identité caractérise les normes issues d’un produit scalaire.
2. Racines de polynômes
Soit 𝑃 ∈ ℝ[𝑋] un polynôme de degré 𝑛. [C-G]
p. 356
Notation 43. On note :
— 𝑥1 , … , 𝑥𝑡 les racines complexes de 𝑃 de multiplicités respectives 𝑚1 , … , 𝑚𝑡 .
— 𝑠0 = 𝑛 et ∀𝑘 ≥ 1, 𝑠𝑘 = ∑𝑡𝑖=1 𝑚𝑖 𝑥𝑖𝑘 .
Proposition 44. 𝜎 = ∑𝑖,𝑗∈J0,𝑛−1K 𝑠𝑖+𝑗 𝑋𝑖 𝑋𝑗 définit une forme quadratique sur ℂ𝑛 ainsi qu’une
forme quadratique 𝜎ℝ sur ℝ𝑛 .
[DEV]
Théorème 45 (Formes de Hankel). On note (𝑝, 𝑞) la signature de 𝜎ℝ , on a :
— 𝑡 = 𝑝 + 𝑞.
— Le nombre de racines réelles distinctes de 𝑃 est 𝑝 − 𝑞.
3. En analyse
Soit 𝑈 ⊆ ℝ𝑛 un ouvert.
[ROU]
Lemme 46. Soit 𝐴0 ∈ 𝒮𝑛 (ℝ) inversible. Alors il existe un voisinage 𝑉 de 𝐴0 dans 𝒮𝑛 (ℝ) et p. 209
une application 𝜓 ∶ 𝑉 → GL𝑛 (ℝ) de classe 𝒞1 telle que
∀𝐴 ∈ 𝑉, 𝐴 = 𝑡 𝜓(𝐴)𝐴0 𝜓(𝐴)
p. 354
Lemme 47 (Morse). Soit 𝑓 ∶ 𝑈 → ℝ une fonction de classe 𝒞3 (où 𝑈 désigne un ouvert de
ℝ𝑛 contenant l’origine). On suppose :
— d𝑓0 = 0.
— La matrice symétrique Hess(𝑓)0 est inversible.
— La signature de Hess(𝑓)0 est (𝑝, 𝑛 − 𝑝).
Alors il existe un difféomorphisme 𝜙 = (𝜙1 , … , 𝜙𝑛 ) de classe 𝒞1 entre deux voisinage de
[Link]
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l’origine de ℝ𝑛 𝑉 ⊆ 𝑈 et 𝑊 tel que 𝜑(0) = 0 et
𝑝 𝑛
∀𝑥 ∈ 𝑈, 𝑓(𝑥) − 𝑓(0) = ∑ 𝜙𝑘2 (𝑥) − ∑ 𝜙𝑘2 (𝑥)
𝑘=1 𝑘=𝑝+1
p. 341
Application 48. Soit 𝑆 la surface d’équation 𝑧 = 𝑓(𝑥, 𝑦) où 𝑓 est de classe 𝒞3 au voisinage
de l’origine. On suppose la forme quadratique d2 𝑓0 non dégénérée. Alors, en notant 𝑃 le plan
tangent à 𝑆 en 0 :
(i) Si d2 𝑓0 est de signature (2, 0), alors 𝑆 est au-dessus de 𝑃 au voisinage de 0.
(ii) Si d2 𝑓0 est de signature (0, 2), alors 𝑆 est en-dessous de 𝑃 au voisinage de 0.
(iii) Si d2 𝑓0 est de signature (1, 1), alors 𝑆 traverse 𝑃 selon une courbe admettant un point
double en (0, 𝑓(0)).
[Link]
Bibliographie
Nouvelles histoires hédonistes de groupes et de géométries [C-G]
Philippe CALDERO et Jérôme GERMONI. Nouvelles histoires hédonistes de groupes et de géométries.
Tome 1. Calvage & Mounet, 13 mai 2017.
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geometrie/.
Les maths en tête [GOU21]
Xavier GOURDON. Les maths en tête. Algèbre et probabilités. 3e éd. Ellipses, 13 juill. 2021.
https : / / www . editions - ellipses . fr / accueil / 13722 - 25266 - les - maths - en - tete - algebre - et -
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Algèbre Linéaire [GRI]
Joseph GRIFONE. Algèbre Linéaire. 6e éd. Cépaduès, 9 jan. 2019.
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Cours d’analyse fonctionnelle [LI]
Daniel LI. Cours d’analyse fonctionnelle. avec 200 exercices corrigés. Ellipses, 3 déc. 2013.
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Cours d’algèbre [PER]
Daniel PERRIN. Cours d’algèbre. pour l’agrégation. Ellipses, 15 fév. 1996.
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Petit guide de calcul différentiel [ROU]
François ROUVIÈRE. Petit guide de calcul différentiel. à l’usage de la licence et de l’agrégation. 4e éd.
Cassini, 27 fév. 2015.
https : / / store . cassini . fr / fr / enseignement - des - mathematiques / 94 - petit - guide - de - calcul -
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