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170 Formes Quadratiques Sur Un Espace Vectoriel de Dimension Finie. Orthogonalité, Isotropie. Appli-Cations

Le document traite des formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension finie, en introduisant des concepts tels que les formes bilinéaires, les matrices associées, ainsi que des notions d'orthogonalité et d'isotropie. Il présente des définitions, des propriétés, des exemples et des propositions concernant les formes quadratiques, y compris des résultats sur leur représentation matricielle et leur classification. Enfin, il aborde la notion de bases orthogonales et la méthode de Gauss pour exprimer les formes quadratiques.

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170 Formes Quadratiques Sur Un Espace Vectoriel de Dimension Finie. Orthogonalité, Isotropie. Appli-Cations

Le document traite des formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension finie, en introduisant des concepts tels que les formes bilinéaires, les matrices associées, ainsi que des notions d'orthogonalité et d'isotropie. Il présente des définitions, des propriétés, des exemples et des propositions concernant les formes quadratiques, y compris des résultats sur leur représentation matricielle et leur classification. Enfin, il aborde la notion de bases orthogonales et la méthode de Gauss pour exprimer les formes quadratiques.

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1 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

170 Formes quadratiques sur un espace vectoriel de


dimension finie. Orthogonalité, isotropie. Appli-
cations.
Soit 𝐸 un espace vectoriel sur un corps 𝕂 et de dimension finie 𝑛.

I - Généralités
1. Définitions

[GOU21]
Définition 1. Soit 𝜑 ∶ 𝐸 × 𝐸 → 𝕂 une application. p. 239

— On dit que 𝜑 est une forme bilinéaire sur 𝐸 si pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑦) et pour
tout 𝑦 ∈ 𝐸, 𝑥 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑦) sont linéaires.
— Si de plus 𝜑(𝑥, 𝑦) = 𝜑(𝑦, 𝑥) pour tout 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, on dit que 𝜑 est symétrique.

Définition 2. On appelle forme quadratique sur 𝐸 toute application 𝑞 de la forme

𝑞 ∶ 𝑥 ↦ 𝜑(𝑥, 𝑥)

où 𝜑 est une forme bilinéaire sur 𝐸.

Exemple 3. Sur ℝ3 , (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ 3𝑥2 + 𝑦2 + 2𝑥𝑦 − 3𝑥𝑧 définit une forme quadratique.

Proposition 4. Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸. Il existe une unique forme bilinéaire
symétrique 𝜑 telle que 𝑞(𝑥) = 𝜑(𝑥, 𝑥) pour tout 𝑥 ∈ 𝐸. 𝜑 est la forme polaire de 𝑞, et on a

1 1
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝜑(𝑥, 𝑦) = (𝑞(𝑥 + 𝑦) − 𝑞(𝑥) − 𝑞(𝑦)) = (𝑞(𝑥 + 𝑦) − 𝑞(𝑥 − 𝑦))
2 4

p. 248
Exemple 5. Sur ℳ𝑛 (ℝ), 𝐴 ↦ trace(𝐴)2 est une forme quadratique, dont la forme polaire
est (𝐴, 𝐵) ↦ trace(𝐴) trace(𝐵).

[Link]
2 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

2. Représentation matricielle

p. 229
Définition 6. Soient 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸 et ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) une base de 𝐸. On
appelle matrice de 𝑞 dans ℬ la matrice Mat(𝑞, ℬ) définie par

Mat(𝑞, ℬ) = (𝜑(𝑒𝑖 , 𝑒𝑗 ))𝑖,𝑗∈J1,𝑛K

où 𝜑 est la forme polaire de 𝑞. Le rang de 𝑞 désigne le rang de cette matrice.

Exemple 7. La matrice de la forme quadratique de l’Exemple 3 est

3 1 − 32

⎜1 1 0⎞ ⎟
3
⎝− 2 0 0 ⎠

Proposition 8. Soient ℬ et ℬ′ deux bases de 𝐸 dont on note 𝑃 la matrice de passage entre


ces bases. Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸. Alors,

Mat(𝑞, ℬ) = 𝑡 𝑃 Mat(𝑞, ℬ′ )𝑃

Remarque 9. En particulier, en reprenant les notations précédentes, Mat(𝑞, ℬ) et Mat(𝑞, ℬ′ )


sont équivalentes : le rang de 𝑞 est bien défini et ne dépend pas de la base considérée.

II - Orthogonalité et isotropie
Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸 de forme polaire 𝜑.

1. Définitions et propriétés

Définition 10. — On appelle cône isotrope de 𝑞 l’ensemble

𝐶𝑞 = {𝑥 ∈ 𝐸 ∣ 𝑞(𝑥) = 0}

— 𝑞 est dite définie si 𝐶𝑞 = {0}.


— Les vecteurs de 𝐶𝑞 sont dits isotropes pour 𝑞.

[GRI]
Exemple 11. La forme quadratique définie sur ℝ3 par (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ 4𝑥2 +3𝑦2 +5𝑥𝑦−3𝑥𝑧+8𝑦𝑧 p. 303
n’est pas définie car (0, 0, 1) est un vecteur isotrope non nul.

[GOU21]
p. 242

[Link]
3 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

Définition 12. — Deux vecteurs 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸 sont dits 𝑞-orthogonaux si 𝜑(𝑥, 𝑦) = 0. On note


cela 𝑥 ⟂ 𝑦.
— Si 𝐴 ⊆ 𝐸, on appelle orthogonal de 𝐴 l’ensemble 𝐴 ⟂ = {𝑦 ∈ 𝐸 ∣ ∀𝑥 ∈ 𝐴, 𝑥 ⟂ 𝑦}.

Proposition 13. (i) Si 𝐴 ⊆ 𝐸, 𝐴 ⟂ = (Vect(𝐴))⟂ .


(ii) Si 𝐴 ⊆ 𝐸, 𝐴 ⊆ 𝐴 ⟂⟂ .
(iii) Si 𝐴 ⊆ 𝐵 ⊆ 𝐸, 𝐵 ⟂ ⊆ 𝐴 ⟂ .

Définition 14. — On appelle noyau de 𝑞 le sous-espace vectoriel

Ker(𝑞) = 𝐸 ⟂

— On dit que 𝑞 est non-dégénérée si Ker(𝑞) = {0} et dégénérée si Ker(𝑞) ≠ {0}.

Proposition 15. On a Ker(𝑞) ⊆ 𝐶𝑞 . En particulier, si 𝑞 est définie, alors 𝑞 est non dégénérée.

Exemple 16. Sur ℝ2 , (𝑥, 𝑦) ↦ 𝑥2 − 𝑦2 est une forme quadratique non dégénérée mais non
définie non plus.

Proposition 17. Soit 𝐹 un sous-espace vectoriel de 𝐸.


(i) dim(𝐸) = dim(𝐹) + dim(𝐹 ⟂ ) − dim(𝐹 ∩ Ker(𝑞)).
(ii) 𝐹 ⟂⟂ = 𝐹 + Ker(𝑞).
(iii) Si la restriction de 𝑞 à 𝐹 𝑞|𝐹 est définie, alors 𝐸 = 𝐹 ⊕ 𝐹 ⟂ .
(iv) Si 𝑞 est définie, 𝐹 = 𝐹 ⟂⟂ .

Proposition 18. Soit 𝐴 la matrice de 𝑞 dans une base ℬ. Alors,

Ker(𝐴) = Ker(𝑞)

[GRI]
Corollaire 19. 𝑞 est non dégénérée si et seulement si det(Mat(𝑞, ℬ)) ≠ 0 pour une base p. 296
quelconque ℬ de 𝐸.

Exemple 20. Sur ℝ4 , (𝑥, 𝑦) ↦ 𝑥2 + 𝑦2 + 𝑧2 − 𝑡 2 est non dégénérée (car de déterminant −1).

[Link]
4 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

2. Bases 𝑞-orthogonales

[GOU21]
Définition 21. Une base de 𝐸 est dite 𝑞-orthogonale si ses vecteurs sont deux à deux p. 243
𝑞-orthogonaux.

Remarque 22. Si (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) est une base 𝑞-orthogonale, alors


𝑛 𝑛
∀(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) ∈ 𝕂𝑛 , 𝑞 ( ∑ 𝑥𝑖 𝑒𝑖 ) = ∑ 𝑥𝑖2 𝑞(𝑒𝑖 )
𝑖=1 𝑖=1

Théorème 23. Il existe une base 𝑞-orthogonale de 𝐸.

Remarque 24. Si ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) est une base 𝑞-orthogonale, en posant 𝜆𝑖 = 𝑞(𝑒𝑖 ) pour tout
𝑖 ∈ J1, 𝑛K, on a
𝑛 𝑛
∀𝑥 ∈ 𝐸, 𝑞(𝑥) = 𝑞 ( ∑ 𝑒𝑖∗ (𝑥)𝑒𝑖 ) = ∑ 𝜆𝑖 (𝑒𝑖∗ (𝑥))2
𝑖=1 𝑖=1

où (𝑒1∗ , … , 𝑒𝑛∗ ) est la base duale de ℬ.

Théorème 25 (Méthode de Gauss). On écrit


𝑛
𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = ∑ 𝑎𝑖,𝑖 𝑥𝑖2 + ∑ 𝑎𝑖,𝑗 𝑥𝑖 𝑥𝑗
𝑖=1 1≤𝑖<𝑗≤𝑛

et on cherche à écrire 𝑞 comme combinaison linéaire de carrés de formes linéaires indépen-


dantes. On a deux cas :
(i) Il existe 𝑖 ∈ J1, 𝑛K tel que 𝑎𝑖,𝑖 ≠ 0. On peut suppose 𝑖 = 1, on pose alors 𝑎 = 𝑎1,1 . On
réécrit 𝑞 sous la forme :

𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = 𝑎𝑥12 + 𝑥1 𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝐶(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 )


𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) 2 𝐵(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 )2
= 𝑎 (𝑥1 + ) + (𝐶(𝑥2 , … , 𝑥𝑛 ) − )
2𝑎 4𝑎

où 𝐵 est une forme linéaire et 𝐶 une forme quadratique. On itère alors le procédé avec
2
𝐶 − 𝐵4𝑎 .
(ii) Sinon. Si 𝑞 = 0, c’est terminé. Sinon, il existe un 𝑎𝑖,𝑗 non nul. On peut suppose (𝑖, 𝑗) =
(1, 2), on pose alors 𝑎 = 𝑎1,2 . On réécrit 𝑞 sous la forme :

𝑞(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) = 𝑎𝑥1 𝑥2 + 𝑥1 𝐵(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝑥2 𝐶(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 ) + 𝐷(𝑥3 , … , 𝑥𝑛 )

où 𝐵 et 𝐶 sont des formes linéaires et 𝐷 une forme quadratique. En utilisant une

[Link]
5 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

identité remarquable :

𝐶 𝐵 𝐵𝐴
𝑞 = 𝑎 (𝑥1 + ) (𝑥2 + ) + (𝐷 − )
𝑎 𝑎 𝑎
𝑎 𝐵+𝐶 2 𝐶 −𝐵 2 𝐵𝐶
= ((𝑥1 + 𝑥2 + ) − (𝑥1 − 𝑥2 + ) ) + (𝐷 − )
4 𝑎 𝑎 𝑎

On itère alors le procédé avec 𝐷 − 𝐵𝐶


𝑎
.

Exemple 26. Sur ℝ3 ,

𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥2 − 2𝑦2 + 𝑥𝑧 + 𝑦𝑧
𝑧 2 𝑧2
= (𝑥 + ) − − 2𝑦2 + 𝑦𝑧
2 4
𝑧 2 𝑧 2 𝑧2 𝑧2
= (𝑥 + ) − 2 (𝑦 − ) + −
2 4 8 4
𝑧 2 𝑧 2 𝑧2
= (𝑥 + ) − 2 (𝑦 − ) −
2 4 8

III - Classification des formes quadratiques


Soit 𝑞 une forme quadratique sur 𝐸.

1. Si 𝕂 = ℂ
On suppose 𝕂 = ℂ.
[GRI]
Théorème 27. Il existe une base ℬ = (𝑒1 , … , 𝑒𝑛 ) de 𝐸 telle que, si 𝑥 = ∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝑒𝑖 ∈ 𝐸, on a p. 308

𝑛
𝑞(𝑥) = ∑ 𝑥𝑖2
𝑖=1

Remarque 28. En reprenant les notations précédentes,

𝐼𝑟 0
Mat(𝑞, ℬ) = ( )
0 0

où 𝑟 est le rang de 𝑞 et 𝐼𝑟 la matrice identité de taille 𝑟.

Corollaire 29. Il existe une base 𝑞-orthonormée (ie. 𝑞(𝑒𝑖 ) = 1 pour tout 𝑖 ∈ J1, 𝑛K) si et
seulement si rang(𝑞) = 𝑛 (ie. 𝑞 est non dégénérée).

[Link]
6 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

2. Si 𝕂 = ℝ
On suppose 𝕂 = ℝ.
[GOU21]
Définition 30. 𝑞 est dite positive (resp. négative) si pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑞(𝑥) ≥ 0 (resp. 𝑞(𝑥) ≤ p. 246
0).

[DEV]
Théorème 31 (Loi d’inertie de Sylvester).
𝑝 𝑞
∃𝑝, 𝑞 ∈ ℕ et ∃𝑓1 , … , 𝑓𝑝+𝑞 ∈ 𝐸 tels que 𝑞 = ∑ |𝑓𝑖 | − ∑ |𝑓𝑖 |2
∗ 2
𝑖=1 𝑖=𝑝+1

où les formes linéaires 𝑓𝑖 sont linéairement indépendantes et où 𝑝 + 𝑞 ≤ 𝑛. De plus, ces


entiers ne dépendent que de 𝑞 et pas de la décomposition choisie.
Le couple (𝑝, 𝑞) est la signature de 𝑞 et le rang 𝑞 est égal à 𝑝 + 𝑞.

Remarque 32. En reprenant les notations précédentes, il existe donc une base ℬ telle que

𝐼𝑝 0 0
Mat(𝑞, ℬ) = ⎜ 0 −𝐼𝑞 0⎞
⎛ ⎟
⎝0 0 0⎠

où 𝑟 est le rang de 𝑞 et 𝐼𝑟 la matrice identité de taille 𝑟.

[GRI]
Corollaire 33. On note sign(𝑞) la signature de 𝑞. p. 310

(i) 𝑞 est définie positive si et seulement si sign(𝑞) = (𝑛, 0) si et seulement s’il existe des
bases 𝑞-orthonormées.
(ii) 𝑞 est définie négative si et seulement si sign(𝑞) = (0, 𝑛).
(iii) 𝑞 est non dégénérée si et seulement si sign(𝑞) = (𝑝, 𝑛 − 𝑝).

[GOU21]
Exemple 34. En reprenant l’Exemple 26, on a sign(𝑞) = (1, 2) : 𝑞 est de rang 3. p. 247

Proposition 35. Si 𝑞 est définie, alors ou bien 𝑞 est positive, ou bien 𝑞 est négative.

[Link]
7 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

3. Si 𝕂 = 𝔽𝑝𝑛
On suppose 𝕂 = 𝔽𝑝𝑛 où 𝑝, 𝑛 ∈ ℕ avec 𝑝 premier.
[PER]
Définition 36. On appelle discriminant de 𝑞 le déterminant de sa matrice dans une base p. 130
de 𝐸.

Théorème 37. Soit 𝛼 ∈ 𝔽𝑝𝑛 un non-résidu quadratique modulo 𝑝𝑛 . Alors, on a deux classes
d’équivalence de formes quadratiques non dégénérées sur 𝐸, de matrices congrues à :

1 0 0 … 0 1 0 0 … 0
⎛0 1 0 … 0⎞ ⎛0 1 0 … 0⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟ ou ⎜⋮ ⋱ ⋱ ⋱ ⋮⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0 … ⋱ 1 0⎟ ⎜0 … ⋱ 1 0⎟
⎝ 0 … … 0 𝛼⎠ ⎝0 … … 0 1⎠

𝑞 est de l’un ou l’autre type suivant que son discriminant est, ou non, un carré de 𝔽𝑝𝑛 .

IV - Applications
1. Produit scalaire
On suppose de nouveau 𝕂 = ℝ.
[GOU21]
Définition 38. On appelle produit scalaire sur 𝐸 la forme polaire d’une forme quadratique p. 252
définie positive.

p. 246
Proposition 39 (Inégalité de Cauchy-Schwarz). Soit 𝑞 une forme quadratique positive sur
𝐸 de forme polaire 𝜑. Alors,

∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝜑(𝑥, 𝑦)2 ≤ 𝑞(𝑥)𝑞(𝑦)

Si de plus 𝑞 est définie, il y a égalité si et seulement si 𝑥 et 𝑦 sont colinéaires.

Proposition 40 (Inégalité de Minkowski). Soit 𝑞 une forme quadratique positive sur 𝐸.


Alors,
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, √𝑞(𝑥 + 𝑦) ≤ √𝑞(𝑥)√𝑞(𝑦)

Corollaire 41. Soit 𝜑 un produit scalaire sur 𝐸. Alors,

‖.‖𝜑 ∶ 𝑥 ↦ √𝜑(𝑥, 𝑥)

[Link]
8 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

est une norme sur 𝐸.

[LI]
Proposition 42 (Identité du parallélogramme). En reprenant les notations précédentes, p. 62

∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, ‖𝑥 + 𝑦‖2𝜑 + ‖𝑥 − 𝑦‖2𝜑 = 2(‖𝑥‖2𝜑 ‖𝑦‖2𝜑 )

et cette identité caractérise les normes issues d’un produit scalaire.

2. Racines de polynômes
Soit 𝑃 ∈ ℝ[𝑋] un polynôme de degré 𝑛. [C-G]
p. 356
Notation 43. On note :
— 𝑥1 , … , 𝑥𝑡 les racines complexes de 𝑃 de multiplicités respectives 𝑚1 , … , 𝑚𝑡 .
— 𝑠0 = 𝑛 et ∀𝑘 ≥ 1, 𝑠𝑘 = ∑𝑡𝑖=1 𝑚𝑖 𝑥𝑖𝑘 .

Proposition 44. 𝜎 = ∑𝑖,𝑗∈J0,𝑛−1K 𝑠𝑖+𝑗 𝑋𝑖 𝑋𝑗 définit une forme quadratique sur ℂ𝑛 ainsi qu’une
forme quadratique 𝜎ℝ sur ℝ𝑛 .

[DEV]
Théorème 45 (Formes de Hankel). On note (𝑝, 𝑞) la signature de 𝜎ℝ , on a :
— 𝑡 = 𝑝 + 𝑞.
— Le nombre de racines réelles distinctes de 𝑃 est 𝑝 − 𝑞.

3. En analyse
Soit 𝑈 ⊆ ℝ𝑛 un ouvert.
[ROU]
Lemme 46. Soit 𝐴0 ∈ 𝒮𝑛 (ℝ) inversible. Alors il existe un voisinage 𝑉 de 𝐴0 dans 𝒮𝑛 (ℝ) et p. 209
une application 𝜓 ∶ 𝑉 → GL𝑛 (ℝ) de classe 𝒞1 telle que

∀𝐴 ∈ 𝑉, 𝐴 = 𝑡 𝜓(𝐴)𝐴0 𝜓(𝐴)

p. 354
Lemme 47 (Morse). Soit 𝑓 ∶ 𝑈 → ℝ une fonction de classe 𝒞3 (où 𝑈 désigne un ouvert de
ℝ𝑛 contenant l’origine). On suppose :
— d𝑓0 = 0.
— La matrice symétrique Hess(𝑓)0 est inversible.
— La signature de Hess(𝑓)0 est (𝑝, 𝑛 − 𝑝).
Alors il existe un difféomorphisme 𝜙 = (𝜙1 , … , 𝜙𝑛 ) de classe 𝒞1 entre deux voisinage de

[Link]
9 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension …

l’origine de ℝ𝑛 𝑉 ⊆ 𝑈 et 𝑊 tel que 𝜑(0) = 0 et


𝑝 𝑛
∀𝑥 ∈ 𝑈, 𝑓(𝑥) − 𝑓(0) = ∑ 𝜙𝑘2 (𝑥) − ∑ 𝜙𝑘2 (𝑥)
𝑘=1 𝑘=𝑝+1

p. 341
Application 48. Soit 𝑆 la surface d’équation 𝑧 = 𝑓(𝑥, 𝑦) où 𝑓 est de classe 𝒞3 au voisinage
de l’origine. On suppose la forme quadratique d2 𝑓0 non dégénérée. Alors, en notant 𝑃 le plan
tangent à 𝑆 en 0 :
(i) Si d2 𝑓0 est de signature (2, 0), alors 𝑆 est au-dessus de 𝑃 au voisinage de 0.
(ii) Si d2 𝑓0 est de signature (0, 2), alors 𝑆 est en-dessous de 𝑃 au voisinage de 0.
(iii) Si d2 𝑓0 est de signature (1, 1), alors 𝑆 traverse 𝑃 selon une courbe admettant un point
double en (0, 𝑓(0)).

[Link]
Bibliographie
Nouvelles histoires hédonistes de groupes et de géométries [C-G]

Philippe CALDERO et Jérôme GERMONI. Nouvelles histoires hédonistes de groupes et de géométries.


Tome 1. Calvage & Mounet, 13 mai 2017.
[Link]
geometrie/.

Les maths en tête [GOU21]

Xavier GOURDON. Les maths en tête. Algèbre et probabilités. 3e éd. Ellipses, 13 juill. 2021.
https : / / www . editions - ellipses . fr / accueil / 13722 - 25266 - les - maths - en - tete - algebre - et -
[Link].

Algèbre Linéaire [GRI]

Joseph GRIFONE. Algèbre Linéaire. 6e éd. Cépaduès, 9 jan. 2019.


[Link]

Cours d’analyse fonctionnelle [LI]

Daniel LI. Cours d’analyse fonctionnelle. avec 200 exercices corrigés. Ellipses, 3 déc. 2013.
https : / / www . editions - ellipses . fr / accueil / 6558 - cours - danalyse - fonctionnelle - avec - 200 -
[Link].

Cours d’algèbre [PER]

Daniel PERRIN. Cours d’algèbre. pour l’agrégation. Ellipses, 15 fév. 1996.


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html.

Petit guide de calcul différentiel [ROU]

François ROUVIÈRE. Petit guide de calcul différentiel. à l’usage de la licence et de l’agrégation. 4e éd.
Cassini, 27 fév. 2015.
https : / / store . cassini . fr / fr / enseignement - des - mathematiques / 94 - petit - guide - de - calcul -
[Link].

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